Archive pour le Tag 'alerte'

La sécheresse, alerte dans 64 départements : du pipeau

La sécheresse, alerte dans 64 départements : du pipeau

64 départements sont visés par des mesures de restrictions d’eau.  21 sont en situation de crise entraînant l’arrêt des prélèvements d’eau non prioritaires, y compris des prélèvements à des fins agricoles. Sur le terrain, en plein midi cela n’empêche pas d’arroser les maïs et même les prés. Par exemple dans le Maine et Loire, départements classé en zone rouge où le Louet bras de la Loire est pratiquement à sec. Par ailleurs, 16 départements sont placés en alerte renforcée (orange) et 27 en alerte jaune, et 121 arrêtés préfectoraux incitent à faire des économies d’eau.  Face à la sécheresse la France a mis en place un plan sophistiqué de lutte pour économiser l’eau. Il existe quatre niveaux de vigilance. Mais même dans les zones concernées par la plus haute vigilance zone dite rouge le plan de lutte contre la sécheresse apparaît à la fois dérisoire et non respectée. Dans ces zones dites rouges on peut toujours voir de nuit comme de jour des canons à eau arrosée des cultures souvent d’ailleurs en pure perte. En effet de jour 80% de cette eau s’évaporent aussitôt. Dans nombre de ces régions la culture de maïs très gourmande en eau est complètement inappropriée au climat. Des millions de tonnes d’eau sont ainsi gaspillés et l’interdiction de laver des voitures en comparaison paraît particulièrement désuète. La canicule fait encore des ravages.

Les départements du sud et de la Loire sont particulièrement touchés par cette période de sécheresse. Mais la sécheresse s’étend globalement sur l’ensemble du territoire. « Depuis juillet 2018, la pluviométrie sur la France est marquée par un déficit qui perdure notamment sur les régions du Grand-Est, de la Bourgogne-Franche-Comté ainsi qu’en Auvergne », indique Météo-France dans un bulletin. Si l’humidité des sols superficiels était proche de la normale jusqu’à juin, la canicule fin juin a contribué à assécher les sols. Depuis, « on reste dans des températures relativement élevées avec du vent, ce qui favorise l’évapo-transpiration », explique le Météo-France. Selon l’indicateur de sécheresse de Météo-France, calculé depuis 1958, « on est en septième position des années les plus sèches », après des années de sécheresse historiques comme 1976 et 2003.

 

Croissance zone euro : alerte

Croissance zone euro : alerte

La croissance allemande dans le rouge au troisième trimestre et qui s’affaisse en zone euro. (La plus faible en 4 ans) Pour les pays de la zone euro, les perspectives économiques s’assombrissent à quelques mois des élections européennes. L’incapacité de l’union à réduire les déséquilibres macroéconomiques entre les pays pourrait encore menacer l’avenir politique et économique du Vieux Continent déjà affaibli par la montée des populismes et des divisions toujours plus visibles. . Selon les enquêtes menées par le cabinet Markit, le secteur manufacturier affiche ses plus faibles performances depuis près de quatre ans. Et ces difficultés pourraient s’amplifier durant le dernier trimestre 2018. « Au vu des dernières données de l’enquête, le secteur manufacturier pourrait glisser en zone de contraction d’ici la fin de l’année, à moins d’un regain de croissance au cours des prochains mois. La tendance est toutefois fermement orientée à la baisse pour la fin du trimestre, le volume du travail en cours diminuant pour le deuxième mois consécutif et les perspectives d’activité se repliant à un plus bas de près de six ans, » expliquait Chris Williamson le 2 novembre.  Du côté des services, les chiffres ne sont guère rassurants. Les résultats dévoilés dans le communiqué signalent que l’indice composite, qui mesure l’activité des services, est en repli par rapport à son niveau de septembre (53,7 contre 54,7 au mois dernier). Conclusion, au repli des exportations notamment allemandes, il faut ajouter le net tassement de l’industrie et aussi l’atonie des services. Bref un quatrième trimestre sans doute décevant qui aura du mal à faire atteindre 2% de croissance en zone euro en 2018 et fait douter des 1.8% prévis en 2019.

 

Alerte sur le pétrole ?

Alerte sur le pétrole ?

Ce n’est pas encore la crise et rien n’indique que le pétrole va s’envoler vers les 100 $ le baril. Par contre forcé constaté que les conséquences sont importantes pour le consommateur qui utilise du carburant ou du fioul. Le pétrole qui il y a quelques mois se situer à 50 $ le baril tourne autour aujourd’hui de 75 $ avec des mouvements de yo-yo. Le contrat septembre sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a perdu hier 2,36 dollars, soit 3,41%, à 66,81 dollars le baril. Au moment de la clôture du Nymex, le Brent cédait 2,39 dollars (-3,2%) à 72,26 dollars. Pour les mois à venir, les cours devraient se maintenir autour de 75 $ et en tout cas ne pas dépasser 80 $ compte tenu de l’état de la demande caractérisée par un certain tassement de la croissance au plan mondial. Reste qu’en France les automobilistes ont subi une double punition. Une punition qui s’est traduite par une augmentation de 0,10 € le litre de carburant en raison de la hausse du pétrole auxquels il faut ajouter encore 0,10 € du fait de la hausse de la fiscalité. Une augmentation très conséquente qui a amputé le pouvoir d’achat des ménages et par répercussion a pratiquement tué la consommation des ménages. Pas étonnant que la croissance soit pratiquement nulle au cours du premier semestre.

Alerte sur internet (Tim Berners-Lee)

Alerte sur internet (Tim Berners-Lee)

 

 L’informaticien, inventeur internet a lancé à plusieurs reprises de véritables cris d’alerte sur les dérives du Web qui d’outil d’émancipation est en train de devenir un instrument d’aliénation  du fait des grandes plate-formes marchandes.  

 

« Le Web auquel beaucoup se connectaient il y a des années n’est plus celui que les nouveaux utilisateurs trouveront aujourd’hui. Ce qui était autrefois une riche sélection de blogs et de sites Internet a été comprimé sous le lourd poids de quelques plateformes dominantes. Ces plateformes sont capables de verrouiller leur position en créant des barrières pour les concurrents, […] achètent de nouvelles innovations et embauchent les meilleurs talents de l’industrie. »En cause les Gafam et autres,

Google, Facebook et Amazon etc. c’est bien de vous qu’on parle : votre obsession du monopole est en train de tuer Internet et sa sacro-sainte hétérogénéité au profit d’une autre entité, bien plus lugubre et dominatrice. Berners-Lee préconise la mise en place d’un cadre de régulation, « tenant compte des objectifs sociaux », impulsé par les gouvernements. En d’autres termes, que les pouvoirs publics trouvent des moyens pour obliger les géants du Web à se concentrer un peu plus sur le bien-être de leurs utilisateurs, alors qu’ils « ont été conçus pour maximiser les profits plus que pour maximiser le bien social ». Dans l’Union européenne, par exemple, des mesures comme le droit à l’oubli numérique, la nouvelle directive RGPD qui réglemente les libertés individuelles en ligne, ou les mesures coercitives de modération des contenus offensants, sont des initiatives à pérenniser pour garder un semblant de contrôle sur ces conglomérats, quand l’impact de leurs algorithmes opaques est de plus en plus important dans nos sociétés tant pour la marchandisation des biens et services  que pour la formation des idées et des comportements.

Alerte dans l’industrie automobile américaine

Alerte dans l’industrie automobile américaine

 

Suite aux mesures Trump une organisation de constructeurs américain estime que les mesures Trump de relèvement des droits de douane sur les importations seront une  catastrophe économique. Pour eux, cela entrainera une hausse de 6000 dollars des prix de véhicules importés en moyenne mais aussi une hausse de 2000 dollars des véhicules fabriqués et vendus aux Etats-Unis. Fabriqués en partie car on sait que le processus de production est largemenet internationalisé et que nombre de composants viennent de l’étrangers.

L’AAM (Alliance of Automobile Manufacturers), qui représente General Motors, Ford, Daimler, Toyota <7203.T > et d’autres, dira au Département du Commerce lors d’une audition publique jeudi que “des taxes douanières plus élevées sur les automobiles pénaliseront les familles et les travailleurs américains ainsi que l’économie” L’administration Trump a lancé en mai une enquête pour déterminer si les véhicules et les pièces détachées importés constituaient une menace pour la sécurité nationale et le président américain a menacé à plusieurs reprises d’imposer rapidement des taxes de 20 ou 25%.

Alerte sur l’endettement des entreprises (Bercy)

Alerte sur l’endettement des entreprises (Bercy)

Environ 1000 milliards d’encours d’endettement des entreprises, c’est beaucoup s’alerte la Banque de France et le rythme de croissance des crédits à l’équipement des entreprises a de nouveau accéléré le mois dernier en France, atteignant son plus haut niveau depuis mars 2009, selon des données publiées mardi par la Banque de France. A fin octobre, leur encours affichait une hausse de 8,3% sur les douze derniers mois, contre 7,7% à fin septembre et 7,4% à fin août. Pour l’ensemble des crédits à l’investissement des entreprises, en incluant les crédits immobiliers, le rythme de croissance des encours a également accéléré en octobre, s’élevant à 6,6%, contre 6,1% fin septembre. La progression de l’encours des crédits de trésorerie a aussi accéléré sur la période, avec une hausse de 5,1%, après +4,4% en septembre). Au total, les encours de crédits aux entreprises affichent une progression de 6,0% sur un an à fin octobre, après + 5,5% un mois plus tôt. Fin octobre, l’encours total des crédits bancaires aux entreprises s’élevait à 954 milliards d’euros – dont 670 milliards pour l’investissement et 226 milliards pour la trésorerie – contre 904 milliards un an plus tôt. Pour Bercy,   « La dynamique d’endettement est préoccupante, mais il n’y a pas de risque de crédit à brève échéance » insiste-ton au ministère. « Il s’agit d’éviter que des banques déjà exposées à des entreprises endettées le soient davantage demain. ».  La dette brute des grandes entreprises françaises a augmenté de 7% par an en moyenne entre 2011 et 2016 contre 1% seulement pour les PME. Dans son communiqué, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) souligne :

« S’agissant des sociétés non financières, leur endettement rapporté au PIB est caractérisé par une hausse presque continue depuis 2005. Cette évolution contraste avec celles des autres grands pays européens. Sur la période la plus récente, la dynamique de l’endettement des sociétés non financières repose aussi bien sur la progression des crédits bancaires que sur celle des titres de dette. »

Il y a deux mois, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau pointait dans une interview au Figaro : « Nous devons nous soucier de la croissance rapide de l’endettement des ménages et surtout des grandes entreprises, à près de 8 % de hausse.» Il prévenait déjà que « Si nécessaire, nous prendrons des mesures macro-prudentielles. Le crédit va bien en France, et c’est une bonne nouvelle, mais il ne doit pas être durablement hors de proportion avec la situation économique. Le redémarrage des investissements est très encourageant. Mais on observe aussi un fort rebond des acquisitions des grandes entreprises, financé par l’endettement : c’est un des points à surveiller. » Dans sa lettre introductive au rapport annuel 2016, publiée en juillet dernier, la Banque de France expliquait ainsi : « Les crédits accordés à l’économie sont abondants. Ce dynamisme est même un sujet de vigilance aujourd’hui : les crédits progressent en France (+ 5,6 % en rythme annuel en avril 2017), plus de deux fois plus vite que la moyenne de la zone euro, beaucoup plus vite que le PIB nominal. La dette privée, des ménages et des entreprises, dépasse désormais en France celle de la zone euro. Nous devons veiller, comme vient de le marquer le Haut Conseil de stabilité financière, à ce que n’apparaissent pas de nouvelles bulles, sur l’immobilier ou sur les acquisitions d’entreprise. »

 

Départements : alerte financière au président Macron

Départements : alerte financière  au président Macron

 

 

Le président socialiste du Conseil départemental du Lot-et-Garonne, Pierre Camani, a écrit une « lettre ouverte » au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, pour l’alerter sur les difficultés budgétaires rencontrées par les Départements.  Doucement mais sûrement on va vers la faillite des collectivités locales, en cause des coûts de fonctionnement incontrôlés aussi des dépenses sociales qui dérapent Si les collectivités avaient le statut d’une entreprise, elles devraient déposer leur bilan en raison de dettes abyssales. En cause, surtout la dérive à la fois des frais de fonctionnement (notamment dus à des embauches inconsidérées) , des investissements excessifs (dont beaucoup inutiles et couteux) et la dérives des dépenses sociales notamment du RSA. Jusqu’à la moitié des départements pourraient se trouver en difficulté d’ici à 2017 si rien n’est fait pour corriger une dérive de leurs finances qui sera accentuée par la baisse des dotations de l’Etat. Les compensations financières récentes sont loin de rééquilibrer les comptes départementaux. La trajectoire des finances des collectivités locales se dégradait depuis plusieurs années, avec des dépenses de fonctionnement en hausse de près de 3% depuis 2011 pendant que la progression des recettes était comprise entre 1,5% et 2% l’an. En parallèle, la dynamique des investissements locaux a repris après un ralentissement en 2010, avec pour conséquence que le recours à l’emprunt a connu une progression continue, l’épargne brute des collectivités diminuant de 5% par an. Résultat, entre 10% et 15% des communes de plus de 10.000 habitants et des départements affichaient en 2013 « un encours de dette représentant plus de quinze années d’épargne brute », ce qui signifie qu’elles étaient techniquement en situation d’insolvabilité, la proportion pourrait atteindre entre un tiers et la moitié à l’horizon 2017 si rien n’est fait, en tenant compte de la baisse des dotations de l’Etat. Pour y remédier, il faudrait le  retour d’une évolution des dépenses de fonctionnement au rythme de l’inflation, Dès lors, ils soulignent que la question d’une baisse de l’investissement des collectivités se pose, d’autant plus que c’est un levier plus facilement mobilisable à court terme que les dépenses de fonctionnement.  Pour son département du Lot-et-Garonne, Pierre Camani dont le « potentiel fiscal est très faible », avec « 63% des foyers non-imposables », « la baisse des dotations de l’Etat, à hauteur de 15,8 millions d’euros en 2017 par rapport à 2014, rend la situation explosive », alors que « depuis 2008 nous avons considérablement réduit le train de vie de la collectivité », écrit-il. Pierre Camani en appelle donc au président de la République pour qu’une « solution pérenne soit enfin trouvée ».   »Si aucune initiative n’était prise la fracture territoriale qui déchire notre pays en serait gravement accentuée », conclut l’élu.

Pollution Chine: une alerte grave

Pollution Chine: une alerte grave

 

Alerte rouge décrété en Chine dans 24 grandes villes depuis le 1er janvier et qui pourrait durer plusieurs jours. Une alerte qui implique des fermetures d’écoles, l’arrêt de la production industrielle, une circulation alternée ou encore l’interruption des chantiers. Vingt-et-une autres villes, dont Pékin et Tianjin, ont été placées en alerte orange, niveau qui entraîne l’interdiction des véhicules les plus polluants et une réduction de l’activité de certaines usines. Selon une étude menée par Berkeley Earth, une ONG américaine spécialisée dans l’analyse des phénomènes climatiques, la pollution atmosphérique aurait atteint des niveaux record dans l’Empire du milieu. L’organisation estime par exemple que les particules fines seraient responsables d’1,6 millions de décès par an dans le pays, soit 4.000 par jour. Un chiffre effrayant qui lie la pollution à près d’une mort sur cinq dans le pays. Principale ville du pays avec plus de 11 millions d’habitants, le centre névralgique qu’est Pékin est évidemment l’un des lieux les plus touchés du pays par cette pollution. Berkeley Earth estime par exemple que le fait de passer une journée dans la capitale chinoise équivaut à fumer 40 cigarettes sur la même période. La pollution en Chine est la plus importante au monde, elle est responsable de 12 % des décès pour une moyenne de 6 % concernant le reste du monde Une situation extrêmement préoccupante pour l’un des chercheurs à l’origine de l’étude. « Lors de ma dernière visite à Pékin, la pollution était à un tel niveau qu’à chaque heure passée, mon espérance de vie diminuait de 20 minutes« , note-il dans un communiqué de presse. Pour réaliser cette étude, les scientifiques de l’Université de Berkeley ont notamment relevé des mesures de qualité de l’air en environ 1.500 endroits du pays pendant 4 mois.  Sur la période, la quasi-totalité de la population chinoise (92%) a respiré un air « malsain » continue l’étude, avant d’ajouter que 38% des habitants vivent, eux, constamment avec cet air vicié. La pollution atmosphérique est un sujet de préoccupation majeur pour les Chinois. Dans la capitale chinoise, la concentration de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), très dangereuses car pénétrant profondément dans les poumons, a dépassé dimanche matin 500 microgrammes par mètre cube d’air : un taux bien au-dessus du seuil maximal de 25 recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour une exposition de 24 heures. L e nouveau nuage enveloppe le Nord-Est de la Chine juste quelques semaines après l’épisode de forte pollution atmosphérique intervenu à la mi-décembre, et qui avait contraint les autorités à fermer plusieurs centaines d’usines et à limiter la circulation routière. Étendu sur une surface totale de 1,88 million de kilomètres carrés (soit plus de trois fois la superficie de la France), il avait affecté, selon Greenpeace, quelque 460 millions de personnes, à savoir presque l’équivalent de la population de l’Union européenne. A Shijiazhuang, capitale de la province très industrielle du Hebei, la concentration de particules 2.5 avait dépassé les 1.000 microgrammes/m3.

L’État voyou du Luxembourg veut cogner plus fort sur les lanceurs d’alerte de LuxLeaks

L’État voyou du Luxembourg veut cogner plus fort sur les lanceurs d’alerte de LuxLeaks

 

 

C’est l’été (enfin !), du coup les médias parlent surtout des les activités festives et joyeuses (JO, Pokémon, transferts  du foot etc.). Peu de place pour le scandale que constitue la décision du parquet luxembourgeois de faire appel des sanctions prises contre les lanceurs d’alerte concernant le scandale LuxLeaks. Pourtant l’affaire est grave puisque le Luxembourg a négocié des privilèges fiscaux pour 350 sociétés lorsque Jean-Claude Juncker était Premier ministre de son pays. Un pays en faite qui est un véritable État voyou ou les grandes entreprises peuvent s’implanter même de manière fictive (une simple boîte aux lettres suffit) pour s’exonérer de la fiscalité en vigueur dans les autres pays de l’union européenne. Le pire dans tout cela c’est que l’union européenne a choisi le sulfureux Jean-Claude Juncker comme président de la commission économique européenne. Pas étonnant si l’harmonisation fiscale n’avance pratiquement pas en Europe. Fin juin, deux lanceurs d’alerte à l’origine du scandale LuxLeaks avaient été condamnés par la justice luxembourgeoise à 12 et 9 mois de prison avec sursis. Le journaliste, 3e homme à l’origine du scandale, avait été acquitté.  Le parquet luxembourgeois a décidé de faire appel des décisions rendues fin juin contre deux lanceurs d’alerte et un journaliste à l’origine du scandale LuxLeaks sur les pratiques fiscales de grandes multinationales établies au Grand-Duché, a-t-on appris mardi 2 août auprès de l’administration judiciaire du Luxembourg.  »Le parquet a fait un appel général en fin de semaine dernière », a déclaré à l’AFP Henri Eippers, porte-parole de la justice luxembourgeoise. Deux « lanceurs d’alerte » français, Antoine Deltour et Raphaël Halet, employés par la firme d’audit PricewaterhouseCoopers, avaient déjà fait appel de leur condamnation respectivement à 12 et 9 mois de prison avec sursis. Selon M. Eippers, l’appel du parquet « vaut donc surtout pour » le troisième prévenu, Edouard Perrin, 45 ans, journaliste de France 2 qui sera lui aussi rejugé alors qu’il avait été acquitté. C’est lui qui avait révélé dans l’émission « Cash Investigation » les pratiques fiscales décriées du Grand-Duché grâce aux documents transmis par Antoine Deltour.  »On ne veut pas saucissonner l’affaire », s’est justifié M. Eippers. A l’issue d’un procès qui s’est déroulé en avril et mai, le parquet avait requis 18 mois de prison, éventuellement avec sursis, contre Antoine Deltour, 31 ans, et Raphaël Halet, 40 ans. Ces deux anciens employés au Luxembourg de PwC avait fait fuiter près de 30.000 pages éclairant les pratiques fiscales de grandes multinationales établies au Grand-Duché. Le cabinet d’audit PwC, qui s’était constitué partie civile dans ce procès, a obtenu un euro symbolique de dommage et intérêt. Lors des plaidoiries, la défense avait demandé l’acquittement pur et simple des prévenus, qui avaient affirmé avoir servi l’intérêt général. Les milliers de pages confidentielles sur les pratiques d’optimisation fiscale rendues publiques par les deux lanceurs d’alerte et le journaliste de France 2 détaillaient 548 « rescrits fiscaux » – concernant plus de 350 sociétés – généreusement accordés par l’administration et négociés par PwC pour le compte de ses clients. En utilisant certaines niches, les rescrits permettent aux multinationales d’échapper en partie ou totalement à l’impôt dans les pays européens où elles sont installées. Les faits datent de l’époque où Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, était Premier ministre du Luxembourg (1995-2013).

(Avec Reuters)

 

« Panama papers » : pour le lanceur d’alerte la prochaine révolution sera digitale

« Panama papers » : pour le lanceur d’alerte la prochaine révolution sera digitale

 

 

Le lanceur d’alerte à l’origine de la fuite de plusieurs millions de documents mettant en lumière les pratiques d’évasion fiscale favorisées par le cabinet de conseil Mossack Fonseca s’est expliqué pour la première fois sur les motivations de son geste, vendredi. Sous le pseudonyme de « John Doe », le lanceur d’alerte a adressé au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung un manifeste de 1.800 mots que le journal a publié sur son site. « John Doe » affirme avoir agi en raison de « l’ampleur des injustices » commises et se dit prêt à coopérer avec les instances judiciaires. Il lance un appel à la Commission européenne, à la Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et à d’autres pays afin qu’ils prennent des mesures de protection des lanceurs d’alerte comme lui ou comme Edward Snowden. « Pour ses révélations sur l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA), il (Snowden) mérite d’être accueilli comme un héros et une récompense substantielle et non un bannissement », écrit « John Doe ». « Les lanceurs d’alerte qui mettent au jour des infractions incontestables, qu’ils soient parties prenantes ou extérieurs, méritent l’immunité face au châtiment gouvernemental, point », poursuit-il. Le lanceur d’alerte précise qu’il ne travaille pas et n’a jamais travaillé pour aucun gouvernement, ni aucune agence de renseignement, directement ou en tant que consultant. Il dénonce également « l’érosion totale des critères éthiques qui conduit à un nouveau système que nous continuons d’appeler capitalisme mais qui revient à un esclavage économique ». John Doe termine son manifeste en estimant que la prochaine révolution sera digitale afin de lutter contre les inégalités de revenus.

(Reuters)

 

 

LuxLeaks : le procès du fric des multinationales contre des lanceurs d’alerte

LuxLeaks : le procès du fric des multinationales contre des lanceurs d’alerte

Il est évidemment un peu surréaliste que les lanceurs d’alerte du scandale LuxLeaks se retrouvent sous la menace d’une sanction pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison. Le moins qu’on pouvait espérer après cette énorme affaire d’optimisation fiscale de multinationales au Luxembourg,  c’était la discrétion. Une discrétion qu’on peut d’ailleurs observer dans les grands médias qui rendent compte assez discrètement de cette immense opération de détournement fiscal. Opération fiscale qui se déroulait d’ailleurs notamment lorsque Jean-Claude Juncker dirigeait alors  le gouvernement et qu’alors qu’officiait  également l’actuel commissaire à la concurrence d’origine luxembourgeoise. Une telle inversion de culpabilité se comprend aussi avec le vote récent du Parlement européen pour protéger le secret des affaires. Et plomber aussi les velléités des lanceurs d’alerte. Les eurodéputés français, ont voté dans leur grande majorité la directive sur le secret des affaires.  (55 pour, 10 contre, 3 abstentions). Officiellement cette directive a pour objet de protéger contre l’espionnage industriel qui constitue évidemment un risque indéniable pour les entreprises. Mais le secret concernera tout le reste y compris notamment  les dimensions commerciales et financières. Après l’affaire Panama Papers le calendrier européen tombe bien mal dans la mesure où la directive ne participe guère de la transparence et constitue même un sérieux obstacle pour les lanceurs de d’alerte et les journalistes. Curieux que la plupart des députés européens français se soit retrouvée sur ce concept de secret qui montre sans doute une certaine consanguinité entre la finance et le système politique, sans parler de  certains parlementaires qui ne souhaitent pas particulièrement que les médias mettent le nez  dans la gestion de leur fortune.  Si elle vise à protéger les entreprises contre le vol, la directive définit aussi ce qu’est une divulgation « licite » d’un secret des affaires, telle qu’une découverte indépendante ou par étude ou démontage d’un produit obtenu légalement. « L’idée ce n’est pas de verrouiller et d’empêcher la circulation des connaissances », a assuré Constance Le Grip, eurodéputée Les Républicains et rapporteur du projet de directive, lors d’une conférence de presse. Deux anciens collaborateurs de PricewaterhouseCoopers (PwC) et un journaliste français seront jugés à partir du 26 avril au Luxembourg pour la divulgation des données à l’origine du LuxLeaks (révélation d’accords secrets privilégiés entre le fisc luxembourgeois et des multinationales). Ce procès ne serait, selon Constance Le Grip, plus possible sous le régime de la directive. Une pétition lancée par une cinquantaine d’associations et de syndicats de journalistes jugeant « trop large » la définition du secret des affaires et appelant au rejet de la directive, a recueilli 140.000 signatures mais la Fédération européenne des journalistes a jugé positivement les garanties apportées par la dernière version du texte. « Le vice originel de cette directive, c’est que le secret est la règle, la communication l’exception », a estimé Pascal Durand, eurodéputé Vert, lors d’un point de presse.

 

(Avec Reuters)

 

France : état d’alerte démocratique (Denis Jeambar)

France : état d’alerte démocratique (Denis Jeambar)

Dans Challenges Denis Jeambar  dénonce l’état de délabrement démocratique du pays. Il souligne en particulier l’effet néfaste de la réduction du mandat présidentiel à cinq ans et les primaires qui polluent la vie politique et la soumet à une obsession électoraliste permanente ; du coup ; les gouvernants naviguent à vue de manière opportuniste sans engager les réformes de fond qui seraient nécessaires. L’analyse de Denis Jeambar n’est pas complètement fausse mais elle est cependant un peu réductrice, on ne saurait en effet attribuer la responsabilité de l’immobilisme français dans tous les domaines à la seule question des institutions.  La problématique est en effet beaucoup plus large la crise française est le produit d’un phénomène systémique avec des interactions politiques économiques sociales, technologiques,  environnementales et même sociétales. Certes on ne saurait ignorer la responsabilité du monde politique, son fonctionnement et son mode de reproduction, mais bien d’autres éléments sont à prendre en compte comme par exemple l’inadaptation du système éducatif, la responsabilité des parents dans le choix des filières professionnelles, le poids de l’appareil bureaucratique français ou de l’ingénierie fiscale, l’overdose de collectivités locales, la condescendance voir le mépris des Français pour les filières professionnelles manuelles, la culture RTT, le manque de formation économique de beaucoup de responsables et d’une grande partie des Français, l’absence d’une véritable culture de concertation entre les partenaires sociaux enfin la trop grande sensibilité des Français aux promesses démagogiques qui ont conduit par exemple à voter pour trois présidents particulièrement incompétents et aussi primaires que  Chirac, Sarkozy ou Hollande.  bref la France ne pourra changer seulement par le haut il faudra une interaction entre la base et le sommet, admettre aussi la complexité de la crise.  La réflexion de Denis Jeambar dans challenges)

«  L’instauration du quinquennat et la procédure nouvelle des primaires y produisent même des effets pervers qui en aggravent la toxicité. Sur le papier, ces deux innovations semblaient constituer un progrès démocratique. Le mandat de cinq ans, a priori, était en phase avec un monde dominé par l’instantanéité. La limitation à deux mandats pouvait, en outre, accélérer le renouvellement du personnel politique et lui apporter un peu d’oxygène. Deuxième levier de modernisation, les primaires devaient à la fois faciliter ce rajeunissement en ouvrant le jeu des candidatures et casser le monopole étouffant des partis en donnant la parole aux électeurs. La réalité est bien différente. L’élection présidentielle est devenue plus que jamais une question obsessionnelle et la seule préoccupation des acteurs politiques. Les gestes de chacun d’entre eux, au pouvoir ou dans l’opposition, à gauche comme à droite, sont dictés par l’unique ambition personnelle, la construction d’image et le positionnement tactique. L’intérêt général passe au second plan dans une élection qui s’apparente de plus en plus à un concours de beauté. Séduire est l’essentiel, convaincre n’est plus de saison. L’urgence triomphe de la durée, donnée pourtant indispensable à l’action politique véritable. Le quinquennat s’est ainsi transformé en une présidence peau de chagrin: premier temps, on découvre le pouvoir et tient des promesses faites en l’air ; deuxième temps, la réalité triomphe, on change de cap, on improvise à toute vitesse et on perd toute crédibilité ; troisième temps, on fait des cadeaux électoraux pour se faire réélire.  Résultat, on ne construit rien de durable et de pérenne qui serve les intérêts du pays. La France a connu ce scénario du pire avec Jacques Chirac de 2002 à 2007, puis avec Nicolas Sarkozy et maintenant avec François Hollande. Près de quinze années d’improvisation politique et de cabotage sans vision ni cap qui éclairent la situation du pays et le retard qu’il a pris en tous domaines. Il est de bon ton de dire que les Français sont rétifs à la réforme. Peut-être, mais ce n’est pas en les gouvernant ainsi qu’on peut les exalter. Aucun de nos trois derniers présidents n’a démontré l’efficacité du quinquennat tant chacun a été obsédé par son propre destin électoral et a pataugé dans des difficultés qui exigeaient surtout l’ambition de faire en acceptant le risque de perdre. Cinq années ne sont pas suffisantes pour réformer le pays, surtout avec la durée de l’apprentissage élyséen et le temps consacré aux manœuvres pour une réélection.

Les primaires ne font qu’ajouter à la confusion. Elles installent le scrutin présidentiel sur le devant de la scène deux ans avant qu’il n’ait lieu. On le voit, aujourd’hui, avec la droite. Tout n’est plus que rivalités d’hommes scandées par des sondages quasiment quotidiens. Chaque prise de position n’est dictée que par des calculs électoraux. Les combinaziones deviennent l’essentiel et le travail de fond l’accessoire.

Notre pays s’est ainsi installé dans un jeu de dupes. Sa modernisation politique est une illusion. Le quinquennat et les primaires sont surtout la source d’une hystérie permanente et épuisante qui éclaire les progrès de l’abstentionnisme et le vote désespéré et dangereux pour l’extrême droite. A bien des égards, la France est en état d’alerte démocratique. »

 

Pollution: l’alerte aux particules fines en France

Pollution: l’alerte aux particules fines en France

Ces derniers jours en France mais aussi dans plusieurs régions de province une alerte aux particules fines a été lancée, particules fines qui ont déjà fait 20 à 40 000 victimes en Europe. L’agence de surveillance de la qualité de l’air ATMO   précise que « cet épisode conjugue une pollution locale avec un épisode de pollution plus global touchant les deux tiers nord de la France. » En cause les émissions polluantes notamment d’oxydes d’azote favorisé par les conditions climatiques actuelles. Principale responsable, l’automobile (et plus généralement la circulation routière). Selon le communiqué, ces particules « sont principalement formées par réaction chimique entre des polluants gazeux (oxydes d’azote, ammoniac…) issus notamment des déplacements routiers et des travaux agricoles. Les personnes souffrant d’asthme, d’une maladie cardiovasculaire, d’une maladie respiratoire comme une broncho pneumopathie chronique, ainsi que les enfants et les personnes âgées sont les plus sensibles aux effets néfastes sur la santé des particules fines. On a établi que l’exposition au PM2,5 pouvait être néfaste à la fois lors d’une exposition sur journée ou sur une exposition se déroulant sur une longue période comme par exemple sur une année. Les particules fines sont classées dans la catégorie des « cancérogènes probables » (Groupe 2A) et des liens sont clairement identifiés entre la pollution atmosphérique et la survenue de problèmes respiratoires et cardiaques. Les particules fines ont été reconnues responsables de cancers du poumon par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2012. Elles sont aussi à l’origine d’autres pathologies pulmonaires, comme l’asthme et la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). En effet, plus elles sont fines, plus les particules en suspension dans l’air sont agressives et rentrent loin dans les bronches, créant une inflammation. Les bronches s’épaississent alors et sécrètent des glaires qui rendent difficile la circulation de l’air et provoquent l’essoufflement. Il existe également des risques cardio-vasculaires (angine de poitrine, infarctus, troubles du rythme cardiaque), qui s’expliquent par le passage des particules très fines à travers la paroi des bronches jusque dans la circulation sanguine. Cela épaissit le sang, qui a alors plus de risques de coaguler. Les personnes les plus à risques sont les enfants, parce qu’ils respirent plus vite, se trouvent plus près du sol et ont des alvéoles pulmonaires encore en développement, et les personnes âgées, qui ont une capacité ventilatoire diminuée. Certaines professions (chauffeurs routiers, employés de péage, mineurs de charbon) sont également surexposées. Les statistiques dont nous disposons actuellement sont des projections basées sur les effets sanitaires connus des particules fines et leur concentration atmosphérique. En revanche, elles ne distinguent pas la mortalité causée par la pollution des véhicules diesel (12% du total des particules émises en 2010, selon le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique) des autres sources de pollution (chauffage au fioul ou au bois, activité industrielle). Le Programme Air pur pour l’Europe évalue ainsi entre 19.000 et 42.000 les décès attribuables aux particules fines, sur la base des données de l’année 2000. Une autre étude baptisée Aphekom estimait que l’on pourrait sauver 2900 vies si l’on abaissait les concentrations en particules fines de 9 grandes villes françaises (soit 12 millions d’habitants) aux niveaux recommandés par l’OMS, inférieurs à ceux pratiqués en Union européenne.

 

Alerte sur le cours de la livre sterling

Alerte sur le cours de  la livre sterling

 

Conséquence sans doute inattendu pour Boris Johnson lui-même la livre plonge et pourrait se diriger rapidement vers la parité avec l’euro alors qu’en novembre2015 la livre valait  encore 1,42 euros. Le fantasque député conservateur Boris Johnson maire de Londres a sans doute sous-estimé nombre de conséquences économiques relatives au Brexit qu’il soutient. Notamment les conséquences sur la baisse de la monnaie. Une baisse inévitable si l’on s’en tient aux fondamentaux économiques. En effet le Royaume Uni a beaucoup plus à perdre que l’UE avec le Brexit. Les conséquences sur la croissance britannique pourraient être une perte de leur de 0,5 % du PIB par an. En outre il faut aussi prendre en compte que la balance des échanges du Royaume-Uni est très déséquilibrée alors qu’elle est excédentaire pour l’union économique. Du coup la livre pourrait être durablement orientée à la baisse jusqu’au référendum. « Quitter l’Europe menacerait notre sécurité économique et nationale », a pourtant  averti David Cameron, qui appelle les Britanniques à voter pour le maintien dans l’Union lors du référendum du 23 juin. Ceux n’ont à offrir que « des risques dans un temps d’incertitude, un saut dans l’inconnu », a-t-il ajouté. « Quand il s’agit des emplois des gens, on ne peut pas juste dire tout ira bien », a-t-il ajouté, soulignant qu’il fallait bien réfléchir aux conséquences d’un Brexit. À cet égard le fantasque Boris Johnson maire de Londres, une ville pourtant très heureux fils aveuglée par son souhait de remplacer David Cameron n’a sans doute pas bien mesuré tous les risques

 

 

 

 

(Sources Exchange rate UK FR)


Livre Sterling Euro

mercredi 24 février 2016 1 GBP = 1,2647 EUR Taux GBP EUR du 24/02/2016
mardi 23 février 2016 1 GBP = 1,2708 EUR Taux GBP EUR du 23/02/2016
lundi 22 février 2016 1 GBP = 1,2832 EUR Taux GBP EUR du 22/02/2016
dimanche 21 février 2016 1 GBP = 1,2824 EUR Taux GBP EUR du 21/02/2016
samedi 20 février 2016 1 GBP = 1,2943 EUR Taux GBP EUR du 20/02/2016
vendredi 19 février 2016 1 GBP = 1,2943 EUR Taux GBP EUR du 19/02/2016
jeudi 18 février 2016 1 GBP = 1,29 EUR Taux GBP EUR du 18/02/2016
mercredi 17 février 2016 1 GBP = 1,2842 EUR Taux GBP EUR du 17/02/2016
mardi 16 février 2016 1 GBP = 1,2835 EUR Taux GBP EUR du 16/02/2016
lundi 15 février 2016 1 GBP = 1,293 EUR Taux GBP EUR du 15/02/2016
dimanche 14 février 2016 1 GBP = 1,2936 EUR Taux GBP EUR du 14/02/2016
samedi 13 février 2016 1 GBP = 1,2886 EUR Taux GBP EUR du 13/02/2016
vendredi 12 février 2016 1 GBP = 1,2886 EUR Taux GBP EUR du 12/02/2016
jeudi 11 février 2016 1 GBP = 1,2794 EUR Taux GBP EUR du 11/02/2016
mercredi 10 février 2016 1 GBP = 1,2873 EUR Taux GBP EUR du 10/02/2016
mardi 9 février 2016 1 GBP = 1,2813 EUR Taux GBP EUR du 09/02/2016
lundi 8 février 2016 1 GBP = 1,29 EUR Taux GBP EUR du 08/02/2016
dimanche 7 février 2016 1 GBP = 1,3019 EUR Taux GBP EUR du 07/02/2016
samedi 6 février 2016 1 GBP = 1,2999 EUR Taux GBP EUR du 06/02/2016
vendredi 5 février 2016 1 GBP = 1,2999 EUR Taux GBP EUR du 05/02/2016
jeudi 4 février 2016 1 GBP = 1,3018 EUR Taux GBP EUR du 04/02/2016
mercredi 3 février 2016 1 GBP = 1,3149 EUR Taux GBP EUR du 03/02/2016
mardi 2 février 2016 1 GBP = 1,3195 EUR Taux GBP EUR du 02/02/2016
lundi 1 février 2016 1 GBP = 1,3238 EUR Taux GBP EUR du 01/02/2016
dimanche 31 janvier 2016 1 GBP = 1,3158 EUR Taux GBP EUR du 31/01/2016
samedi 30 janvier 2016 1 GBP = 1,315 EUR Taux GBP EUR du 30/01/2016
vendredi 29 janvier 2016 1 GBP = 1,315 EUR Taux GBP EUR du 29/01/2016
jeudi 28 janvier 2016 1 GBP = 1,313 EUR Taux GBP EUR du 28/01/2016
mercredi 27 janvier 2016 1 GBP = 1,3063 EUR Taux GBP EUR du 27/01/2016
mardi 26 janvier 2016 1 GBP = 1,3204 EUR Taux GBP EUR du 26/01/2016
lundi 25 janvier 2016 1 GBP = 1,3123 EUR Taux GBP EUR du 25/01/2016
dimanche 24 janvier 2016 1 GBP = 1,3203 EUR Taux GBP EUR du 24/01/2016
samedi 23 janvier 2016 1 GBP = 1,321 EUR Taux GBP EUR du 23/01/2016
vendredi 22 janvier 2016 1 GBP = 1,321 EUR Taux GBP EUR du 22/01/2016
jeudi 21 janvier 2016 1 GBP = 1,3101 EUR Taux GBP EUR du 21/01/2016
mercredi 20 janvier 2016 1 GBP = 1,3058 EUR Taux GBP EUR du 20/01/2016
mardi 19 janvier 2016 1 GBP = 1,2995 EUR Taux GBP EUR du 19/01/2016
lundi 18 janvier 2016 1 GBP = 1,3082 EUR Taux GBP EUR du 18/01/2016
dimanche 17 janvier 2016 1 GBP = 1,3073 EUR Taux GBP EUR du 17/01/2016
samedi 16 janvier 2016 1 GBP = 1,306 EUR Taux GBP EUR du 16/01/2016
vendredi 15 janvier 2016 1 GBP = 1,306 EUR Taux GBP EUR du 15/01/2016
jeudi 14 janvier 2016 1 GBP = 1,3284 EUR Taux GBP EUR du 14/01/2016
mercredi 13 janvier 2016 1 GBP = 1,3237 EUR Taux GBP EUR du 13/01/2016
mardi 12 janvier 2016 1 GBP = 1,3314 EUR Taux GBP EUR du 12/01/2016
lundi 11 janvier 2016 1 GBP = 1,3396 EUR Taux GBP EUR du 11/01/2016
dimanche 10 janvier 2016 1 GBP = 1,3278 EUR Taux GBP EUR du 10/01/2016
samedi 9 janvier 2016 1 GBP = 1,3294 EUR Taux GBP EUR du 09/01/2016
vendredi 8 janvier 2016 1 GBP = 1,3294 EUR Taux GBP EUR du 08/01/2016
jeudi 7 janvier 2016 1 GBP = 1,3384 EUR Taux GBP EUR du 07/01/2016
mercredi 6 janvier 2016 1 GBP = 1,3574 EUR Taux GBP EUR du 06/01/2016
mardi 5 janvier 2016 1 GBP = 1,3649 EUR Taux GBP EUR du 05/01/2016
lundi 4 janvier 2016 1 GBP = 1,3592 EUR Taux GBP EUR du 04/01/2016
dimanche 3 janvier 2016 1 GBP = 1,3578 EUR Taux GBP EUR du 03/01/2016
samedi 2 janvier 2016 1 GBP = 1,356 EUR Taux GBP EUR du 02/01/2016
vendredi 1 janvier 2016 1 GBP = 1,356 EUR Taux GBP EUR du 01/01/2016
jeudi 31 décembre 2015 1 GBP = 1,356 EUR Taux GBP EUR du 31/12/2015
mercredi 30 décembre 2015 1 GBP = 1,3552 EUR Taux GBP EUR du 30/12/2015
mardi 29 décembre 2015 1 GBP = 1,3565 EUR Taux GBP EUR du 29/12/2015
lundi 28 décembre 2015 1 GBP = 1,3568 EUR Taux GBP EUR du 28/12/2015
dimanche 27 décembre 2015 1 GBP = 1,3612 EUR Taux GBP EUR du 27/12/2015
samedi 26 décembre 2015 1 GBP = 1,3625 EUR Taux GBP EUR du 26/12/2015
vendredi 25 décembre 2015 1 GBP = 1,3625 EUR Taux GBP EUR du 25/12/2015
jeudi 24 décembre 2015 1 GBP = 1,3625 EUR Taux GBP EUR du 24/12/2015
mercredi 23 décembre 2015 1 GBP = 1,3636 EUR Taux GBP EUR du 23/12/2015
mardi 22 décembre 2015 1 GBP = 1,3536 EUR Taux GBP EUR du 22/12/2015
lundi 21 décembre 2015 1 GBP = 1,3651 EUR Taux GBP EUR du 21/12/2015
dimanche 20 décembre 2015 1 GBP = 1,3715 EUR Taux GBP EUR du 20/12/2015
samedi 19 décembre 2015 1 GBP = 1,3703 EUR Taux GBP EUR du 19/12/2015
vendredi 18 décembre 2015 1 GBP = 1,3703 EUR Taux GBP EUR du 18/12/2015
jeudi 17 décembre 2015 1 GBP = 1,3768 EUR Taux GBP EUR du 17/12/2015
jeudi 17 décembre 2015 1 GBP = 1,3768 EUR Taux GBP EUR du 17/12/2015
mercredi 16 décembre 2015 1 GBP = 1,3772 EUR Taux GBP EUR du 16/12/2015
mardi 15 décembre 2015 1 GBP = 1,3758 EUR Taux GBP EUR du 15/12/2015
lundi 14 décembre 2015 1 GBP = 1,3791 EUR Taux GBP EUR du 14/12/2015
dimanche 13 décembre 2015 1 GBP = 1,384 EUR Taux GBP EUR du 13/12/2015
samedi 12 décembre 2015 1 GBP = 1,3843 EUR Taux GBP EUR du 12/12/2015
vendredi 11 décembre 2015 1 GBP = 1,3843 EUR Taux GBP EUR du 11/12/2015
jeudi 10 décembre 2015 1 GBP = 1,385 EUR Taux GBP EUR du 10/12/2015
mercredi 9 décembre 2015 1 GBP = 1,3783 EUR Taux GBP EUR du 09/12/2015
mardi 8 décembre 2015 1 GBP = 1,3778 EUR Taux GBP EUR du 08/12/2015
lundi 7 décembre 2015 1 GBP = 1,3891 EUR Taux GBP EUR du 07/12/2015
dimanche 6 décembre 2015 1 GBP = 1,3886 EUR Taux GBP EUR du 06/12/2015
samedi 5 décembre 2015 1 GBP = 1,3893 EUR Taux GBP EUR du 05/12/2015
vendredi 4 décembre 2015 1 GBP = 1,3893 EUR Taux GBP EUR du 04/12/2015
jeudi 3 décembre 2015 1 GBP = 1,3862 EUR Taux GBP EUR du 03/12/2015
mercredi 2 décembre 2015 1 GBP = 1,4087 EUR Taux GBP EUR du 02/12/2015
mardi 1 décembre 2015 1 GBP = 1,4189 EUR Taux GBP EUR du 01/12/2015
lundi 30 novembre 2015 1 GBP = 1,4245 EUR Taux GBP EUR du 30/11/2015
lundi 30 novembre 2015 1 GBP = 1,4245 EUR Taux GBP EUR du 30/11/2015
dimanche 29 novembre 2015 1 GBP = 1,4209 EUR Taux GBP EUR du 29/11/2015
samedi 28 novembre 2015 1 GBP = 1,4188 EUR Taux GBP EUR du 28/11/2015
vendredi 27 novembre 2015 1 GBP = 1,4188 EUR Taux GBP EUR du 27/11/2015
jeudi 26 novembre 2015 1 GBP = 1,4242 EUR Taux GBP EUR du 26/11/2015
mercredi 25 novembre 2015 1 GBP = 1,4236 EUR Taux GBP EUR du 25/11/2015
mardi 24 novembre 2015 1 GBP = 1,4169 EUR Taux GBP EUR du 24/11/2015
lundi 23 novembre 2015 1 GBP = 1,422 EUR Taux GBP EUR du 23/11/2015
dimanche 22 novembre 2015 1 GBP = 1,4277 EUR Taux GBP EUR du 22/11/2015
samedi 21 novembre 2015 1 GBP = 1,4269 EUR Taux GBP EUR du 21/11/2015
vendredi 20 novembre 2015 1 GBP = 1,4269 EUR Taux GBP EUR du 20/11/2015
jeudi 19 novembre 2015 1 GBP = 1,4251 EUR Taux GBP EUR du 19/11/2015

 

 

EDF : alerte sur la situation financière

EDF : alerte sur la situation financière

 

Témoin De la situation catastrophique d’EDF, la baisse de l’action en bourse. Une action qui lors  de son introduction en bourse en 2005 valait 32 € et qui est passée sous la barre des 10 € ;  en cause, la baisse mondiale du prix de l’électricité et la sous-estimation de nombre de dépenses par l’électricien.-Cette dégringolade s’explique notamment par la défiance des investisseurs vis-à-vis des capacités de l’électricien à résister à un contexte de baisse des prix du marché d’une part et à faire face aux investissements colossaux qui l’attendent d’autre part. « La visibilité est tellement faible sur le montant total des coûts et des investissements à supporter dans les années à venir, dans un contexte de baisse des prix de gros de l’électricité, qu’il est impossible d’avoir une vue précise de la faculté de résistance du bilan de l’électricien », écrit dans une note le courtier Aurel BGC. Face à la crise financière dramatique d’EDF n’a donc pas d’autre solution que le prolongement des centrales actuelles ;  ce que viendrait de décider, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal qui « accèderait » à la demande d’EDF visant à prolonger la durée de vie des centrales nucléaires françaises de 40 à 50 ans. Cette annonce fixée par un décret pluriannuel de l’énergie serait quasiment rédigée.   Du côté d’EDF, cette mesure était attendue alors que la société s’apprête à lancer un grand carénage. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. De toute manière la situation financière d’EDF est dramatique.  Récemment le patron d’EDF à ouvert la porte à de nouvelles modalités de financement du nucléaire. Et pour cause !  L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. Discrètement mais sûrement le patron d’EDF ouvre le débat pour un changement des modalités de financement des centrales nucléaires. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Ce que confirmait le patron d’EDF dans une interview du JDD.  « . En France, nos parts de marché reculent, donc on ne doit pas prendre de retard. Notre dette est élevée et nous devons faire des arbitrages sur nos activités futures. Nous n’avons plus les moyens de tout garder à l’étranger, ou de tout construire seuls »

 

Alerte sur les stocks de poisson en mer .

Alerte sur  stocks de poisson en mer

L’état des stocks de poissons en mer du Nord «ne s’améliore pas», notamment pour le cabillaud et le hareng, a annoncé samedi l’Ifremer, au vu des premiers résultats de la campagne annuelle d’évaluation. «La situation ne s’améliore pas pour la plupart des espèces principales (…) Il y a moins d’enthousiasme que l’an dernier», a expliqué à l’AFP Yves Vérin, chercheur à l’Ifremer et chef de mission de la campagne européenne IBTS d’évaluation des stocks de poissons en mer du Nord et en Manche. Ces indices, qui seront cumulés à d’autres observations, notamment les débarquements des pêcheurs professionnels, serviront de base aux décisions sur les mesures européennes de gestion des ressources halieutiques, en particulier les quotas de pêche définis chaque année en décembre. «Les indices sont inférieurs aux moyennes depuis plus de 20 ans», a-t-il ajouté, même si «les résultats doivent encore être affinés». Cette campagne est menée en parallèle par sept bateaux des pays riverains (France, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Allemagne, Danemark, Suède), dont le navire océanographique Thalassa vient de sillonner la mer du Nord et la Manche Orientale pendant un mois. Les échantillons prélevés permettent de calculer un indice d’abondance des principales espèces de poissons de cette zone: merlan, cabillaud, hareng et églefin. Les chercheurs calculent la proportion de juvéniles, les poissons de moins d’un an. «L’an dernier il y avait eu un petit sursaut sur le cabillaud. Mais cette année, la proportion de juvéniles est presque nulle. Le stock a du mal à se reconstituer en mer du Nord», explique le scientifique. Pour le hareng, première espèce pêchée en mer du Nord, l’indice est «très faible», alors que les résultats étaient très bons l’an dernier. Le score de l’églefin est «faible». Seul le merlan atteint un résultat «légèrement supérieur à l’an dernier, mais il reste dans la moyenne basse», selon M. Vérin.

Alerte sur l’économie mondiale (OCDE)

Alerte sur l’économie mondiale (OCDE)

Nouvelle alerte de l’OCDE sur l’économie mondiale avec une révision à la baisse des dernières prévisions. Pour preuve de cette baisse, la relative stagnation du commerce international qui traduit  le tassement de la demande mondiale partout. Un tassement constaté bien sûr en Chine et qui se manifeste par une diminution de la production industrielle mais un tassement constaté aussi dans les pays développés sans parler des pays  en développement privés d’une partie des ressources pétrolières et autres matières premières.  Pour résumer, le monde s’engage dans une croissance molle pour plusieurs années. C’est vrai partout en Chine, en Europe dans les pays en développement et même maintenant aux États-Unis et au Royaume-Uni. La crise sur les marchés financiers ne fait que rendre compte en anticipant cet affaiblissement économique général. On le sait pourtant les valeurs ne peuvent monter au ciel, or  ces dernières années surtout en 2015 les marchés financiers ont progressé bien au-delà des réalités économiques. Aujourd’hui on assiste donc un ajustement et à une énorme vague de prises de bénéfices. Les valeurs les plus touchées sont celles liées au pétrole, aux matières premières et aux industries liées. Mais les valeurs bancaires concernées dans le financement des activités évoquées précédemment sont forcément affectées compte tenu des risques liés à leur engagement (crédit et actifs douteux). Le commerce international est aussi grandement perturbé par la guerre des monnaies dans laquelle s’engagent les banques centrales. Du coup, les investisseurs ne savent plus dans quelle direction s’orienter : quitter le marché des actions et se rabattre sur des obligations qui ne rapportent pas grand-chose même rien du tout. Les regards convergent surtout vers la Chine, dont le ralentissement, avéré, inquiète. « L’hypothèse d’une fin de cycle se précise, augurant un risque croissant de chocs conjoncturels négatifs à moyen terme » prévient une note de Seeyond, une filiale de Natixis. Les valeurs bancaires font figure de victimes collatérales, parce qu’en première ligne en cas de crise économique. « Les investisseurs broient du noir, sans raison d’espérer à court terme », reconnaissent pour leur part les analystes de BCG. Du coup, c’est le « flight to quality », autrement dit… la débandade! Tout le monde quitte les  marchés actions pour se réfugier sur les obligations des pays considérés comme solides. Quitte, pour cela, à accepter une rémunération dérisoire. Au-delà des yo-yo boursiers l’OCDE s’inquiète surtout de la faiblesse du commerce,  faiblesse du commerce mondial, dont il a été prouvé à plusieurs reprises qu’il était corrélé à l’évolution de la croissance internationale. En 2015, les échanges internationaux n’ont progressé que de 2%, enregistrant de nombreux reculs dans les économies du G20. Au troisième trimestre 2015, aussi bien les importations (-0,8%) que les exportations (-0,9%) ont reculé dans les économies des 20 pays les plus riches de la planète, couronnant plusieurs mois de baisses successives. Les États-Unis comme l’Union Européenne à 28 ont enregistré un recul de leurs exportations et de leurs importations. Une baisse particulièrement prononcée pour les exportations américaines, en recul de 1% sur le troisième trimestre 2015. En Chine, si les exportations ont augmenté (+1,3%) pour la première fois en un an, les importations ont poursuivi leur tendance baissière (-1,2%) atteignant leur plus bas niveau depuis début 2011.

EDF : alerte financière

EDF : alerte financière

Une alerte financière vient d’être lancée par le comité central d’entreprise en raison de différents dérives en particulier de  l’endettement qui dépasse 40 milliards d’euros. La dégradation de la situation globale d’EDF s’est notamment traduite par un écroulement de la valeur de son action et par un retrait du CAC 40.  EDF devra faire face à des investissements essentiels dans les prochaines années » (maintenance en vue de la prolongation du parc nucléaire, développement des énergies renouvelables, etc.), et dans ce contexte, «  la situation financière est délicate. Pour la régler au moins partiellement EDF va réclamer des hausses significatives du prix de l’électricité pour le consommateur. EDF va demander à l’État l’Etat, qui détient 84,5% du capital et fixe les tarifs réglementés de l’électricité, un « rattrapage tarifaire », qui permette au groupe de « couvrir ses coûts ». Mais dans un contexte de d’inflation quasiment nulle de telles hausses risquent  d’être politiquement difficiles à gérer par le gouvernement. Du coup, les élus du comité central d’entreprise (CCE) de l’électricien ont déclenché « pour la première fois » un droit d’alerte devant la situation « économique et sociale préoccupante », selon un communiqué consulté par l’AFP. « Au regard de nombreux faits récents de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique d’EDF SA », les élus du CCE, qui représentent les syndicats FNME-CGT, CFE-CGC, FCE-CFDT et FO Energie et Mines, ont décidé jeudi de déclencher cette procédure.  Ils « dénoncent unanimement et avec force toutes les manœuvres qui conduisent inéluctablement EDF dans une impasse industrielle, économique et sociale », et mandatent le secrétaire du CCE « pour mettre en œuvre par tous moyens, y compris judiciaires, le présent droit d’alerte économique et le poursuivre », selon le communiqué. Le CCE demande notamment à EDF de lui fournir des « explications circonstanciées » sur la baisse du cours de l’action - qui a chuté d’environ 40% depuis le début de l’année, et conduira EDF à sortir du CAC40 le 21 décembre -, les pertes de parts de marché dans le cadre de la disparition des tarifs réglementés pour les clients professionnels début 2016 et les pertes de clients sur le marché des particuliers (tarif bleu). Le CCE veut aussi des explications sur les conséquences de la mise en demeure de la Commission européenne relative aux concessions hydrauliques détenues par EDF, l’avancement du chantier du réacteur EPR de Flamanville, « les modalités de mise en œuvre du Grand Carénage » (maintenance lourde des centrales nucléaires françaises) ou les « modalités économiques » de la construction de deux EPR en Angleterre.  Les élus du CCE s’inquiètent de la « cohérence de la trajectoire financière d’EDF présentée avec l’ensemble des faits évoqués » mais aussi de leurs conséquences « sur la stratégie d’EDF.

(Avec Reuters)

Terrorisme : Alerte mondiale sur les déplacements (autorité américaines)

Terrorisme : Alerte mondiale sur les déplacements (autorité américaines)

 

 

 

L’avertissement des autorités américaines mérite d’être pris au sérieux. D’abord parce que les frappes de la coalition internationale en Syrie commencent à causer de sérieux dégâts à l’État islamique. Un État islamique qui pourrait être progressivement amené à se replier vers l’Irak. Pour se venger de ce recul , l’État islamique pourrait activer les cellules dormantes en Occident et provoquer des attentats de plus en plus spectaculaires. Les États-Unis ont donc lancé en début de semaine une alerte mondiale sur les risques de voyager pour leurs ressortissants partout sur le globe, en raison d’une hausse des « menaces terroristes ».  Le département d’Etat invoque dans un communiqué « des informations actuelles laissant penser que Daesh (le groupe État islamique), Al-Qaïda, Boko Haram et d’autres groupes terroristes continuent de planifier des attaques terroristes dans de multiples régions » et cite également de récents attentats perpétrés cette année « en France, au Nigeria, au Danemark, en Turquie et au Mali ». « Des autorités pensent qu’il existe toujours une probabilité pour qu’il y ait des attaques terroristes à mesure que des membres de l’EI/Daesh reviennent de Syrie et d’Irak« , met en garde la diplomatie américaine, en allusion aux combattants étrangers revenus dans leurs pays d’origine après s’être battus dans les rangs de l’organisation djihadiste. Le ministère américain des Affaires étrangères émet très fréquemment et très régulièrement des notices d’alertes, pays par pays, pour ses ressortissants installés ou voyageant à l’étranger, mais celle-ci est mondiale et revêt une dimension particulière compte tenu de la multiplication des attentats ces dernières semaines. D’éventuelles nouvelles « attaques pourraient survenir par un large éventail de tactiques, par le recours à des armes conventionnelles ou non conventionnelles et pouvant viser des intérêts publics ou privés », selon le département d’État. Washington ne rentre pas davantage dans les détails, tout en assurant « continuer de travailler étroitement avec nos alliés face à la menace que pose le terrorisme international« .

Un état d’alerte maximale est-t-il suffisant ?

 

 

10 000 personnes font l’objet d’une fiche S, comment les surveiller ? Sans parler de ceux qui n’ont pas été repérés. Pour l’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic, les moyens sont « largement sous-dimensionnés ». L’augmentation des moyens est « ridicule » pour le judiciaire, a-t-il estimé sur BFM TV. S’il y plus de moyens pour le renseignement, cela permet la surveillance mais pas les arrestations, qui nécessitent des juges pour prouver que les suspects sont allés en Syrie, a-t-il souligné.  « Il faudrait largement le double » de moyens, a-t-il ajouté. « C’est les moyens qu’on met qui permettent d’arrêter les gens ».  Cette fois, François Hollande a annoncé la mobilisation de 1.500 militaires supplémentaires en Ile-de-France et a décrété l’état d’urgence pour l’ensemble du territoire, une première depuis 1961 et la guerre d’Algérie. Cette mesure permet aux autorités de restreindre la circulation des personnes et des véhicules, d’instaurer un couvre-feu et d’interdire de séjour dans un département toute personne cherchant à entraver l’action des pouvoirs publics. L’état d’urgence permet également aux préfets d’ordonner la fermeture provisoire de salles de spectacles, débits de boisson ou d’interdire la tenue de manifestations. Dans ce contexte, les manifestations sur la voie publique à Paris, dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne sont interdites jusqu’à jeudi prochain et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a demandé à tous les préfets de faire de même en province.

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