Archive pour le Tag 'Airbus'

Un Airbus à hydrogène ?

Un Airbus à hydrogène ?

Guillaume Faury, le président exécutif de l’avionneur européen dans un entretien au journal Le Parisien/Aujourd’hui en France daté de lundi confirme le projet d’Airbus de lancer un programme de recherche afin que l’avion à hydrogène puisse être commercialisé d’ici 2035. La plus grande difficulté technologique semble être celle du stockage de l’hydrogène. Un article de http://psk.blog.24heures.ch/éclaire la question.

« L’avionneur européen Airbus considère l’hydrogène comme la voie vers son objectif de commercialiser un avion de ligne zéro émission au cours de la prochaine décennie. Mais les défis sont nombreux, car il ne s’agit pas d’embarquer à bord des avions des réservoirs sous 700 bars de pression, pour des questions de sécurité, mais aussi de capacité énergétique.

Pourquoi l’hydrogène ?

Si aujourd’hui, l’utilisation de batteries semble la norme, l’hydrogène apparait plus adapté aux activités aéronautiques que la batterie. En dehors des avantages techniques liées à la densité énergétique et aux délais d’avitaillement, l’hydrogène est plus facile à intégrer dans l’écosystème actuel. La batterie pose de nombreux problèmes, l’extraction des minerais est particulièrement néfaste pour l’environnement, de plus les réserve ne sont pas infinies. De plus, la batterie court-circuite le taxateur qui ne sait pas comment taxer l’électricité que l’on met dans la batterie. L’hydrogène par contre peut être fabriqué par une industrie avec des normes spécifique pour la protection du climat et pourra être taxée comme n’importe quelle énergie.

L’hydrogène peut être produit par l’énergie solaire ou éolienne, et peut être transportée à bord via des piles à combustible pour entraîner des turbines à gaz ou une combinaison hybride électrique des deux. Cela permettrait une réduction significative de l’effet de l’aviation sur le changement climatique.

De grands changements en perspectives :

De tels progrès impliqueront d’aller au-delà des frontières aériennes vers les secteurs de l’automobile et de l’espace, qui ont tous deux une expérience de l’utilisation de l’énergie hydrogène. En outre, Airbus estime que la communauté aéroportuaire doit également se préparer aux avions à hydrogène dans les années 2030. Cela signifie apporter de l’hydrogène sur un aéroport pour alimenter les véhicules terrestres menant à ce point. Airbus a déjà commencé les travaux initiaux et a contacté les entreprises énergétiques pour qu’elles évoluent vers l’utilisation de l’hydrogène.

Cette idée de faire voler des avions de ligne à l’hydrogène est à l’étude depuis une dizaine d’années chez les constructeurs d’avions. Tous sont convaincus que l’hydrogène est une des alternatives énergétiques la plus prometteuse du futur. Le principal avantage de l’hydrogène, outre le fait qu’il s’agit d’un carburant sans émission de carbone, « c’est sa densité énergétique massique », ce qui explique son utilisation dans l’industrie des lanceurs.

Mais un avion de transport de passager de type A320 aura besoin de grande quantité d’hydrogène liquéfiés pour limiter son volume, car la masse volumique de l’hydrogène à basse pression est très faible. Dans tous les cas, de « très grands réservoirs à haute pression et très légers à réaliser avec des matériaux qui puissent supporter ces contraintes avec un poids très faible seront nécessaires ». L’architecture des avions sera à repenser complètement, car les « réservoirs actuels ne sont pas adaptés pour embarquer de l’hydrogène ». Leur taille et leur forme sont à revoir tout comme leur nombre et leur position dans l’avion.  Plus que les moteurs, ces réservoirs d’hydrogène sont le principal verrou technologique. »

 

Plusieurs hypothèses sont envisagées Le premier concept est un avion de configuration classique pouvant aller jusqu’à 200 places avec un rayon d’action permettant de faire plus de 3.500 km, explique-t-il.

Le deuxième concept sera un avion à hélice, pouvant embarquer environ 100 passagers, pour des trajets plus courts tandis que le troisième concept repose sur le principe d’une aile volante d’environ 200 places qui permet d’étudier une configuration complètement différente pour le stockage de l’hydrogène et la propulsion.

“Nous pensons que ces trois concepts préfigurent ce à quoi pourrait ressembler le premier Airbus zéro émission”, explique-t-il.

“Il nous faut encore cinq ans pour mettre en compétition plusieurs technologies, les maturer et choisir la meilleure pour l’avion. Il nous faudra ensuite deux ans pour trouver les fournisseurs, les sites industriels, etc. Donc, la mise en programme est prévue aux environs de 2028”, indique le dirigeant.

“Notre ambition est d’être le premier constructeur à mettre en service un tel appareil en 2035”, ajoute-t-il.

Pour une fin de la guerre entre Airbus et Boeing (Bruno Lemaire)

Pour une fin de la guerre entre Airbus et Boeing (Bruno Lemaire)

 

Bruno Lemaire, ministre de l’économie, s’est dit satisfait que les États-Unis n’envisagent pas de nouveaux tarifs douaniers suite au litige sur les conditions de concurrence entre Airbus et Boeing. Un conflit qui dure depuis une bonne quinzaine d’années. Chacun considère que les conditions de concurrence sont faussées du fait du soutien implicite des Etats  au constructeur . Un soutien technique, économique et financier.

Ainsi dernièrement les États-Unis ont passé des dizaines de milliards de commandes militaires à Boeing pour compenser la baisse du carnet de commandes notamment des 737. De son côté, Airbus essaie aussi de se repositionner sur le matériel militaire. Le ministre français de l’Economie et des Finances espère cependant un règlement définitif sur ce dossier avec les États-Unis.  Plusieurs productions françaises ont subi la hausse de fiscalité imposée par les États-Unis notamment le vin.

Les Etats-Unis ont annoncé, mercredi 12 août, la levée de taxes imposées sur des produits importés de Grèce et du Royaume-Uni dans le cadre du litige sur les subventions à Airbus et Boeing. Ces modifications entreront en vigueur le 1er septembre, a déclaré le bureau du Représentant au Commerce, Robert Lighthizer, tout en annonçant sa volonté d’entamer une nouvelle procédure diplomatique avec l’UE pour parvenir à une solution. En juillet, en guise de signe d’apaisement, Airbus a accepté un relèvement des taux d’intérêt sur des prêts obtenus auprès de la France et de l’Espagne.

Washington avait reçu en octobre dernier le feu vert de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour appliquer des taxes douanières sur 7,5 milliards de dollars d’importations de l’UE dans le cadre de cette querelle sur l’aéronautique qui dure depuis plus de 15 ans.

 

Le niveau des taxes américaines est de 15% pour l’aéronautique et de 25% pour tous les autres produits.

 

Airbus : baisse des livraisons

Airbus : baisse des livraisons

 

Comme c’était prévisible les livraisons d’Airbus continue de diminuer.- Airbus a annoncé mercredi avoir livré 36 appareils de plus au mois de juin, pour un total de 196 livraisons depuis le début de l’année. Plus inquiétant encore est l’évolution des commandes elle aussi en régression. l’activité en 2020 pourrait diminuer de 40 % au moins environ. En cause évidemment la situation financière catastrophique de nombre de compagnies aériennes contraintes soit de disparaître soit de mettre en œuvre des plans drastiques d’ajustement des effectifs.

L’avionneur européen, qui a annoncé un plan de 15.000 suppressions de postes pour faire face aux conséquences de la crise économique déclenchée par la pandémie de coronavirus, a précisé avoir livré 36 avions commerciaux le mois dernier, contre 24 en mai et 14 en avril.

Airbus a enregistré 298 commandes nettes (après annulations) d’avions de ligne au premier semestre, contre 389 au premier semestre 2019. Cette diminution reflète la crise liée au COVID-19, explique le groupe dans un communiqué.

Airbus Toulouse : 3.500 suppressions de postes et 50 000 dans la sous-traitance ?

Airbus Toulouse : 3.500 suppressions de postes et 50 000 dans la sous-traitance ?

Un coup de massue pour Toulouse où l’entreprise Airbus prévoit 3500 suppressions de postes sur les 5000 prévues en France. Une conséquence terrible évidemment pour les salariés d’Airbus mais aussi pour les intérimaire et toute la sous-traitance. On considère en général qu’environ 90 000 emplois sont liés à l’industrie aérienne autour de Toulouse. Au moins 50 000 emplois dans la sous-traitance pourrait être impactés. Une véritable catastrophe économique pour la région car  Airbus va procéder à 3.500 suppressions de postes sur les 5.000 prévues en France dans le cadre du plan de restructuration prévu par l’avionneur européen, a-t-on appris jeudi auprès de la CFE-CGC du groupe.

“Toulouse paie un lourd tribut avec 3.500 postes supprimés mais c’est proportionnel au nombre de salariés. Nantes paie aussi un lourd tribut avec près de 20% de suppressions. Personne n’est épargné”, a déclaré Françoise Vallin, représentante CFE-CGC Airbus.

Airbus a annoncé mardi son intention de supprimer environ 15.000 postes d’ici l’été 2021, dont un tiers en France, dans le cadre de ce plan de restructuration mis en place pour faire face à la crise du secteur aérien provoquée par la pandémie liée au nouveau coronavirus.

Airbus : 1 500 emplois sauvés sur les 5 000 postes menacés en France ?

Airbus 1 500 emplois sauvés sur les 5 000 postes menacés en France ?

Visiblement le gouvernement a fortement fait pression sur Airbus pour que l’entreprise relativise les 5000 suppressions d’emplois prématurément annoncés. Le gouvernement fait savoir qu’on pourrait sauver 1500 emplois sur ces 5000 prévus. Rien de certain évidemment car on se situe aujourd’hui dans une bataille de communication pour faire porter le chapeau des ajustements soit au gouvernement, soit à l’entreprise. Au lendemain de la présentation du plan social le plus lourd de l’histoire d’Airbus, son DRH, Thierry Baril, a tenu à préciser que les licenciements secs n’étaient pas « dans la culture » de l’avionneur européen et que les dispositifs gouvernementaux pourraient réduire l’ampleur des suppressions d’emplois. Une réponse aux syndicats qui étaient montés au créneau dès l’annonce du plan. L’impact détaillé en France, et notamment à Toulouse, sera connu jeudi.

Toulouse sera fixée sur son sort ce jeudi 2 juillet. Airbus doit présenter dans la matinée aux syndicats la répartition site par site en France des 5 000 suppressions de postes annoncées mardi par l’avionneur européen lors d’un comité de groupe européen.

A la veille de cette journée cruciale, le DRH du groupe, Thierry Baril, a pris la parole : « Nous tenons à être transparent, honnête et simplement faire face à la réalité. Il était important de présenter le chiffre qui ne sera peut-être pas le volume définitif parce que des solutions seront à trouver pour éviter le type de départ que nous ne souhaitons pas ».

Airbus : 6000 départs en retraite par an

Airbus : 6000 départs en retraite par an

Le trafic mondial va perdre à peu près la moitié de sa clientèle en 2020 il ne pourra retrouver son niveau de 2019 qu’autour des années 2025. Autant dire que pendant ce temps-là nombre de commandes ‘risquent d’être décalées et sans doute aussi annulées même si on peut espérer des modifications des conditions de financement car  certaines flottes  vont forcément commencer à vieillir. Le trafic aérien mondial ne retrouvera pas son niveau de 2019, avant 2023 «au mieux», «voire 2025», écrit Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus, dans une lettre adressée aux 140.000 salariés du géant européen, dont 80.985 dans la division aviation commerciale. Conséquence, la demande en avions neufs devrait se réduire de 40 à 60 % dans les cinq ans à venir par rapport à 2019, selon une étude du cabinet Archery Consulting. D’où la nécessité de prendre de nouvelles mesures, après la baisse d’un tiers en moyenne des cadences de production, annoncée en avril dernier. Pour les années à venir il n’est même pas certain qu’on parvienne à des taux de renouvellement d’avions neufs de leurs deux 50 % par rapport à l’année de référence de 2019.

 

 

Airbus : 10 % de suppression des effectifs ?

Airbus : 10 % de suppression des effectifs ?

 

Un langage technocratique une suppression d’effectifs est considérée comme un redimensionnement,; en langage social , c’est une vague de licenciements. Pour l’instant ,aucun chiffre précis n’est annoncé officiellement mais certains évoquent la possibilité de supprimer jusqu’à 50 000 emplois dans le monde sur un effectif total d’environ 135 000 salariés. Le plan de redimensionnement pourrait commencer par environ une vague de licenciements de l’ordre de 10 000 avec montée en puissance en fonction de l’évolution du marché. Un marché caractérisé par une situation catastrophique des compagnies aériennes dans la plupart décalent ou annulent  des commandes d’avions. Au-delà ,va surtout se poser une rude bataille entre pays  pour savoir exactement où seront localisés ces licenciements. Notons aussi l’impact considérable sur la sous-traitance La direction d’Airbus a déjà informé les principaux cadres que le groupe devait être “redimensionné” dans le cadre d’un plan qui sera prêt d’ici la fin du mois de juin et elle se dit prête à réduire encore la production en cas de reprise de l’épidémie due au coronavirus, a-t-on appris jeudi de plusieurs sources.

Lors d’un point sur la crise, le président exécutif, Guillaume Faury, a invité les dirigeants du groupe à “affronter la réalité ». Airbus ne pourra pas survivre sans une adaptation, a-t-il averti, insistant sur la nécessité de prendre des mesures “radicales”, “proactives” et urgentes, selon plusieurs personnes informées de la présentation.

Un porte-parole d’Airbus a déclaré qu’”aucune décision n’a été prise sur les prochaines étapes” et qu’il serait prématuré de spéculer sur l’évolution des effectifs.

 

Airbus : jusqu’à 10 % de suppression des effectifs ?

Airbus : jusqu’à 10 % de suppression des effectifs ?

 

Un langage technocratique une suppression d’effectifs est considérée comme un redimensionnement, en langage social c’est une vague de licenciements. Pour l’instant ,aucun chiffre précis n’est annoncé officiellement mais certains évoquent la possibilité de supprimer jusqu’à 50 000 emplois dans le monde sur un effectif total d’environ 135 000 salariés. Le plan de redimensionnement pourrait commencer par environ une vague de licenciements de l’ordre de 10 000 avec montée en puissance en fonction de l’évolution du marché. Un marché caractérisé par une situation catastrophique des compagnies aériennes dans la plupart décalent ou annulent  des commandes d’avions. Au-delà ,va surtout se poser une rude bataille entre pays  pour savoir exactement où seront localisés ces licenciements. Notons aussi l’impact considérable sur la sous-traitance La direction d’Airbus a déjà informé les principaux cadres que le groupe devait être “redimensionné” dans le cadre d’un plan qui sera prêt d’ici la fin du mois de juin et elle se dit prête à réduire encore la production en cas de reprise de l’épidémie due au coronavirus, a-t-on appris jeudi de plusieurs sources.

Lors d’un point sur la crise, le président exécutif, Guillaume Faury, a invité les dirigeants du groupe à “affronter la réalité ». Airbus ne pourra pas survivre sans une adaptation, a-t-il averti, insistant sur la nécessité de prendre des mesures “radicales”, “proactives” et urgentes, selon plusieurs personnes informées de la présentation.

Un porte-parole d’Airbus a déclaré qu’”aucune décision n’a été prise sur les prochaines étapes” et qu’il serait prématuré de spéculer sur l’évolution des effectifs.

 

Airbus : catastrophe économique à venir

Airbus : catastrophe économique à venir

 

Le  coronavirus a évidemment plongé le secteur aérien dans une crise dramatique. Il faut y ajouter un environnement structurel assez défavorable du fait de la nette baisse de croissance internationale enregistrée déjà fin 2019. La crise sanitaire va plonger les compagnies aériennes dans des difficultés dont certaines seront insurmontables et qui vont se traduire par une vague sans précédent de défaillances.

Pour les autres mêmes aidées massivement par les pouvoirs publics, il y aura nécessairement des plans d’ajustement des effectifs, d’annulations et de report des investissements. Les constructeurs aériens seront donc très concernés. Boeing a déjà prévu un plan massif de licenciement. Ce sera bientôt le tour d’Airbus qui constate déjà un report de commandes et de livraisons.

 

Les appareils sont donc stockés. Airbus dispose de capacités de stockage sur ses sites, mais aussi sur d’autres aéroports européens.

 

« Des milliards aussi pour Airbus » (Guillaume Faury)

« Des milliards aussi pour Airbus » (Guillaume Faury)

 

Après Air France, après Renault, la liste des entreprises en difficulté risque de s’allonger. Cette fois, on parle d’Airbus qui évidemment va être fortement impactée par la crise du transport aérien. Là aussi des milliards seront nécessaires et des plans d’ajustement d’effectifs sont à craindre. Sans doute pas loin de 10 milliards seront nécessaires.

 

L’ensemble des grands groupes en France représente à peu près 20 % du PIB et 20 % des effectifs. Avec la crise , la perte de sites d’affaires pourrait atteindre 500 milliards. De quoi faire basculer dans le rouge une grande partie de ces groupes qui auront besoin d’aide de trésorerie soit sous forme de prêts, soit sous forme de subventions. Plusieurs centaines de milliards seront nécessaires pour les aider à survivre. On objectera que des facilités de prêts sont prévues avec notamment les prêts autorisés par la Banque centrale européenne. Le seul problème c’est que ces prêts considérables doivent t être remboursés en une ou deux années. Les entreprises seront structurellement atteintes dans leur rentabilité financière et pour les périodes pouvant atteindre une dizaine d’années voir l’avantage.

 

Pour Airbus « La survie est en jeu ». « Il s’agit d’une crise mondiale d’une magnitude jamais connue par notre génération. Malheureusement, l’industrie aéronautique se relèvera beaucoup plus faible et plus vulnérable qu’avant le début de la crise », a-t-il écrit aux salariés du groupe dans un courrier dévoilé par l’agence Reuters que La Tribune s’est également procuré.

 

Représentant le gros de son activité, sa branche de construction d’avions commerciaux est gravement menacée par la crise sans précédent qui frappe le transport aérien, aujourd’hui quasiment à l’arrêt à cause du Covid-19. À genoux, ne sachant pas si elles seront encore vivantes demain, les compagnies aériennes surveillent leur cash comme le lait sur le feu. L’heure est davantage aux reports de livraisons d’avions et aux annulations de commandes qu’à la réception des avions ou aux prises de commandes. Même quand le trafic reprendra, les compagnies devront se remettre de ce choc sans précédent et prendront du temps avant d’investir comme elles le faisaient…

 

Transport aérien : une crise durable pour Airbus aussi

Transport aérien : une crise durable pour Airbus aussi

Une crise pour les compagnies aériennes et par conséquence aussi des constructeurs. Boeing a complètement arrêté sa production d’avions commerciaux et Airbus va réduire la sienne de l’ordre r de 30 à 40 %. Le transport aérien pourrait bien connaître une crise économique comme il n’en a jamais connu. En effet, il y a la perte de recettes de l’ordre de 90 % depuis la crise sanitaire que nombre de compagnies ne pourront gérer. Les grandes compagnies seront sans doute sauvées éventuellement par la nationalisation provisoire par les Etats .  Nombre d’entreprises moyennes et petites vont disparaître avec l’assèchement total de leur trésorerie. Le problème c’est que la crise n’est pas temporaire. En effet il y a fort à parier que le Coronavirus aura des conséquences sur la mobilité des biens et des personnes dans l’avenir.

Certes le système de production et de distribution ne sera pas immédiatement et totalement chamboulé, l’évolution sera progressive, on pourra même connaître des pics temporaires de rattrapage pour certains produits. Reste que globalement le volume et la nature de la mobilité vont évoluer pour les biens comme pour les personnes. Le secteur le plus affecté concernant la mobilité des personnes sera le tourisme.

On peut déjà considérer que les congés d’été seront partiellement annulés.  Mais au-delà de 2020, de fortes interrogations vont naître sur la nécessité de cette mobilité débridée. Même les déplacements d’affaires pourraient être mis en cause une fois aura été vérifiée l’efficacité des relations sur Internet notamment par vidéoconférence. Lufthansa par exemple  »ne s’attend pas à un retour rapide du secteur du transport aérien au niveau d’avant la crise », déclare le groupe dans un communiqué. La « levée totale des restrictions de voyage durera des mois » et le retour de la demande à la normale « des années », précise-t-il.

Selon des analystes, Lufthansa a indiqué qu’il ne s’attendait pas à un retour de la demande au niveau de 2019 d’ici quatre à cinq ans.  Pensez que Boeing a décidé d’arrêter sa production d’avions commerciaux en raison de la crise sanitaire bien sûre mais aussi des problèmes récurrents de sécurité concernant le 737. Chez Airbus il n’est pas question de stopper la production mais de la ralentir de manière significative. Airbus a annoncé mercredi une réduction généralisée de sa production pour l’adapter aux perturbations provoquées par l’épidémie de nouveau coronavirus.

Après notamment le secteur automobile Airbus arrête sa production, la fausse excuse du Coronavirus

Après notamment le secteur automobile Airbus arrête sa production, la fausse excuse du Coronavirus

 

Comme d’autres secteurs notamment l’automobile, Airbus arrête sa production en raison du Coronavirus. Comme pour le secteur automobile, le virus chinois ne saurait cependant être responsable des difficultés d’Airbus. En effet, le secteur connaît des difficultés antérieures à la pandémie. Certes, Airbus s’en tire  beaucoup mieux que Boeing en plein marasme économique et financier suite aux déboires techniques du 737. Mais ce qui caractérise le secteur aérien, c’est la grande fragilité des sociétés de transport par exemple celle d’Air France financièrement très malade et qui devra sans doute être sauvée par l’État. Une autre compagnie italienne, Alitalia elle aussi reprise sans doute par l’État italien.

D’autres compagnies de moindre importance sont fortement secouées par l’insuffisance de leurs résultats. Il est clair cependant que le Coronavirus en clouant au sol nombre d’appareils et en supprimant ou en allégeant le nombre  de liaisons va faire plonger dans le rouge la plupart des compagnies. De ce fait,  les commandes d’appareils nouveaux vont ce réduire et ou-être notoirement décalées dans le temps. Ce ne sera donc pas seulement des consignes sanitaires qui imposent à Airbus de stopper sa production mais surtout des considérations économiques.

« Suite à la mise en œuvre de nouvelles mesures en France et en Espagne pour contenir la pandémie de Covid-19, Airbus a décidé d’interrompre temporairement les activités de production et d’assemblage sur ses sites français et espagnol de la société pour les quatre prochains jours », a annoncé l’avionneur via un communiqué mardi 17 mars en tout début de matinée.

Dans les faits, cette fermeture va impacter plusieurs dizaines de milliers de salariés. Si Airbus emploie pas loin de 3 000 personnes en Espagne, près de 49 000 travaillent pour l’avionneur en France, dont 24 000 rien qu’à Toulouse.

« Mais au quotidien, ce sont environ 40 000 salariés qui s’emploient chaque jour dans nos sites toulousains, en prenant en compte nos salariés, les apprentis, les sous-traitants, etc. », précise un représentant d’Airbus.

Ainsi, la réouverture des ateliers est programmée au lundi 23 mars. Elle doit permettre d’instaurer dans les ateliers  »les conditions de sécurité strictes en matière d’hygiène, de nettoyage et d’auto-distanciation, tout en améliorant l’efficacité des opérations dans ces nouvelles conditions de travail », promet le groupe qui dans le même temps encourage le télétravail dans ces deux pays.

« Nous sommes en train de travailler à l’instauration d’un protocole de santé pour toutes nos lignes d’assemblage afin que l’ensemble des postes soit protégé dès lundi quand les équipes reviendront. Cela passe par l’assurance du mètre de distance minimum entre chaque salarié, le port du masque ou encore le nettoyage des postes de travail . 

Les Etats-Unis taxent punitivement les avions Airbus

Les Etats-Unis taxent punitivement  les avions Airbus

 

Dans la perspective d’un accord commercial avec l’union européenne, Trump reprend la stratégie qui l’a conduit à signer une convention sur les échanges avec la Chine (première phase). Il commence donc par taxer des produits importés  de l’union européenne pour créer un climat d’instabilité et rendre les responsables européens plus sensibles à la nécessité d’accepter un accord commercial plus favorable aux américains. Avec la crise de Boeing ; trump a décidé relever à 15% les taxes douanières imposées aux avions Airbus importés d’Europe, à partir du 18 mars, d’après un communiqué du représentant américain au commerce (USTR). Ces taxes étaient de 10% depuis octobre dernier, quand le gouvernement américain avait décidé de frapper 7,5 milliards de dollars de produits européens de tarifs douaniers punitifs.

A l’origine, Washington avait pris cette mesure en représailles contre les subventions reçues par le constructeur aéronautique européen, jugées indues par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). D’autres produits – dont le vin, le fromage, le café et les olives – sont taxés à hauteur de 25% depuis octobre. En Europe et aux Etats-Unis, les différents secteurs concernés retiennent leur souffle à chaque nouvelle décision, dans l’espoir que leur catégorie soit retirée de la liste, et dans la crainte que les tarifs ne soient augmentés.

Récemment, l’ administration américaine a menacé de surtaxer «jusqu’à 100%» l’équivalent de 2,4 milliards de dollars de produits français. De quoi faire frémir les viticulteurs, mais aussi les importateurs américains de vin français, qui, dans une lettre à l’USTR ont chiffré de 11.200 à 78.600 les pertes d’emplois aux Etats-Unis si ces menaces étaient mises à exécution.

Dans une procédure parallèle , l’OMC devrait au printemps autoriser l’UE à imposer elle aussi des droits de douane en réaction à des subventions indues versées par le gouvernement américain à Boeing. L’OMC actuellement très bousculé par la multiplication d’accords commerciaux entre différents pays et différents zones et qui tente de sauver sa peau en donnant raison un jour par exemple aux États-Unis, un autre jour à l’union européenne ou à d’autres pays.

Le durcissement des règles et des sanctions a fait chuter ces passages obligatoires l’an dernier.

Aérien – rachat de Bombardier par Airbus

Aérien – rachat de  Bombardier par Airbus

Bombardier qui fut longtemps producteur important d’appareils risque de disparaître. Après sa collaboration avec Airbus,  il pourrait tout simplement accepter de vendre sa participation au conglomérat européen. Bombardier se recentre notamment sur le ferroviaire en se rapprochant éventuellement du constructeur français Alstom.

Bombardier entretient déjà une collaboration avec Alstom. Par exemple

le consortium Alstom et Bombardier a remporté le contrat de conception et de fabrication de la nouvelle génération de métros pour Île-de-France Mobilités et RATP . La partie confirmée du contrat porte sur la livraison de 44 trains pour un montant de plus de 530 millions d’euros. Ceci peut être complété par un exercice d’options pour un total de 410 trains. La part respective d’Alstom et de Bombardier s’élève à environ 265 millions d’euros, soit 50% du total.

Airbus va probablement racheter à Bombardier sa participation dans le programme A220, a-t-on appris vendredi de sources industrielles.

L’opération, qui porte sur le rachat des 33,58% détenus par le canadien, pourrait être annoncée dès la semaine prochaine, avant la publication des résultats des deux groupes aéronautiques, ont dit les deux sources.

Ni Airbus ni Bombardier, qui feront part de leurs résultats le 13 février, n’ont accepté de commenter ces informations.

Les contours de l’opération restent flous, mais si elle se concrétise, la vente marquerait la fin de la présence de Bombardier sur le secteur de l’aviation commerciale.

Le groupe basé à Montréal est confronté à d’importantes difficultés de maîtrise des coûts et s’est mis à la recherche de partenaires pour ses activités ferroviaires, approchant notamment le français Alstom.

Airbus: L’UE menace les Etas-Unis

Airbus: L’UE menace les Etas-Unis

Les États-Unis veulent profiter d’un récent arbitrage de l’organisation mondiale du commerce (OMC) qui a estimé cette fois qu’  Airbus avait bénéficié de davantage de soutiens publics que Boeing. Du coup, l’administration américaine veut taxer davantage les Airbus. Le problème c’est que l’organisation mondiale du commerce n’est guère crédible dans la mesure où elle a alternativement observé un plus grand soutien des pouvoirs publics pour Boeing et pour Airbus. Sans doute peut-être aussi pour ne pas trop déplaire aux États-Unis qui contestent l’existence même de cette organisation multilatérale. Toujours est-il que l’union européenne est décidée à répliquer si les États-Unis augmentent leurs droits de douane sur les Airbus prochainement

L’Union européenne étudie toutes les options possibles pour répliquer aux droits de douane supplémentaires que les Etats-Unis pourraient imposer ces prochaines semaines à Airbus, a déclaré mardi la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström .  “Nous explorons tous les domaines dans lesquels nous pourrions réagir mais, tant que les droits de douane américains ne sont pas entrés en vigueur, nous privilégions une solution négociée”, a déclaré Cecilia Malmström lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

Aucune mesure contraire aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ne sera prise, a-t-elle précisé. UE et Etats-Unis sont engagés depuis 15 ans dans un contentieux portant sur les aides publiques dont bénéficient Boeing et son concurrent européen pour leur recherche et développement.

Ces subventions illégales se chiffrent en milliards d’euros, selon l’OMC.

L’Organisation doit se prononcer dans les prochains jours sur le niveau des sanctions commerciales que Washington aura le droit d’imposer aux produits européens puis plus tard, début 2020, sur les mesures que l’UE pourra prendre.

En théorie, Bruxelles ne pourra donc pas riposter dans l’immédiat, comme elle l’avait fait après l’instauration de droits de douanes américains sur les produits sidérurgiques, l’an dernier. L’Union pourrait toutefois être tentée d’exhumer une vieille décision, qui l’autorise à imposer 4 milliards de dollars d’importations américaines dans le cadre d’un litige que les deux parties avaient fini par régler, en 2006.

Cecilia Malmström a refusé de donner son avis sur cette possibilité en particulier. L’Organe de règlement des différends, la juridiction de l’OMC, pourrait autoriser les Etats-Unis à frapper 7,5 milliards de dollars d’importations transatlantiques.

Tom Enders-Airbus : nouveau scandale de retraite chapeau

Tom Enders-Airbus : nouveau scandale de retraite chapeau

Après avoir passé seulement sept ans chez Airbus, le patron Tom Ender pourrait partir en retraite avec une petite enveloppe d’une quarantaine de millions. Curieux qu’aucune déclaration du gouvernement ne soit intervenue sur les conditions particulièrement favorables au patron d’Airbus. Cela précisément au moment en plus où se discute l’avenir des retraites où  il s’agira de renier sur la date de départ et le montant des pensions. Au moment où le gouvernement maintient la désindexation des retraites par rapport à l’inflation et la CSG pour le plus grand nombre. Bref il y a de toute évidence 2 mondes. Certains objecteront qu’un grand patron mérite d’être payé. Sans doute mais on ne fera croire à personne qu’il n’existe pas parmi les managers français ou européens des candidats qui auraient géré Airbus avec efficacité en se contentant de la seule retraite prévue. En la circonstance, il ne s’agit plus d’inégalités mais de régime monarchique qui légalement accorde des privilèges à l’élite

Tom Enders pourrait notamment toucher 26,3 millions d’euros, somme provisionnée par Airbus pour ses années de retraite, des actions gratuites de performances évaluées à 7,3 millions d’euros et 3,2 millions pour une indemnité de non-concurrence d’un an. Airbus a confirmé à l’AFP la « cohérence » des « calculs théoriques » concernant la retraite, calculée sur 20 ans. Cela correspond à une rente annuelle de 1,31 million d’euros, selon des calculs du cabinet qu’avait dévoilés Le Monde ce mardi. Plusieurs éléments de ce scandale méritent d’être dénoncés. Il y a peut-être d’abord les stock-options qui sont attribués gratuitement au patron afin de faire en sorte qu’il soit plus près des intérêts des actionnaires que celui des salariés voire de l’entreprise. Ensuite ce concept de retraite chapeau qui vient s’ajouter au régime de retraite classique. Le pire c’est que dans certains cas ce principe de retraite chapeau vaut aussi pour des chefs d’entreprise qui ont échoué dans leur gestion.

Mettre fin à l’hypocrisie de l’Allemagne en matière de vente d’armes (Airbus)

  • Mettre fin à l’hypocrisie de l’Allemagne en matière de vente d’armes (Airbus)
  • L’Allemagne mène une politique commerciale particulièrement hypocrite en matière de vente d’armes. D’un côté elle veut apparaître très rigoureuse vis-à-vis de certains pays à risque comme par exemple l’Arabie Saoudite mais de l’autre ne se gêne pas pour écouler ses produits via des sociétés fantômes à l’étranger. En réalité ,l’Allemagne conduit désormais une politique très agressive dans ce domaine afin notamment de concurrencer la France. Mais les freins mis par l’Allemagne en matière de vente d’armes handicapent lourdement l’union économique. Ce que dénonce y compris le patron d’Airbus. – Tom Enders, président exécutif d’Airbus, reproche à l’Allemagne de bloquer certaines ventes d’armes au détriment de la France, du Royaume-Uni et de l’Espagne en raison d’une législation trop stricte.

“Cela nous rend fous, depuis des années à Airbus, que la partie allemande se donne le droit de bloquer la vente, disons, d’un hélicoptère français alors que seule une pièce allemande minuscule est entrée dans sa fabrication.”

L’Allemagne a décidé unilatéralement en octobre dernier, à la suite de l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à Istanbul, de suspendre ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite, son deuxième marché après l’Algérie.

Cette décision a bloqué l’émission d’une licence d’exportation pour la vente du missile air-air de longue portée Meteor, qui est censé équiper l’Eurofighter Typhoon de l’armée de l’air saoudienne.

Le Meteor est assemblé par MBDA, filiale d’Airbus, BAE Systems et Leonardo, mais son système de propulsion et ses ogives sont fabriqués en Allemagne. Le futur avion de combat lancé cette semaine par Paris et Berlin (voir) et un projet de char d’assaut franco-allemand pourraient être remis en cause si Berlin n’adapte pas sa politique, prévient-on de sources militaires et diplomatiques françaises. La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, a plaidé jeudi pour une politique européenne commune en matière d’exportations d’armes. “Nous Allemands ne devrions pas prétendre être plus moraux que la France”, a-t-elle dit lors de la conférence annuelle de Munich sur la sécurité. Français et Allemands ont échangé des courriers à ce sujet. “Sur les fondamentaux, nous avons exprimé notre désir de résoudre ce problème. Il nous reste du travail”, a souligné un responsable français. “C’est un test décisif pour mesurer le sérieux des Allemands vis-à-vis de la défense commune et d’une coopération étroite avec la France”, a estimé Tom Enders.

Oui à un « Airbus de l’IA »

Oui à un « Airbus de l’IA »

La proposition allemande de créer un AIRBUS de l’IA constitue une avancée certaine dans un paysage européen bien morne. Enfin la coopération prend des formes concrètes et constitue par ailleurs en soi une réponse au repli général tant sur le plan politique qu’économique. N’oublions pas qu’Airbus commencé par uen coopération sous forme de consortium pour se transformer en société avant de faire plus que jeu égal avec Boeing. Cet grâce à Airbus que la balance commerciale de la France ne s’écroule pas totalement.  Air Bus qui emploie 60 000 salariés et fait travailler ‘  3 fois plus de sous traitants dans le monde entier est devenu un géant industriel au plan mondial. Dans une interview publiée mercredi par le Figaro, le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, propose de créer “en étroite collaboration avec les acteurs existants, notamment les producteurs automobiles, un nouvel acteur sur le plan de l’intelligence artificielle, comme on l’a fait avec Airbus.” “Cet acteur unique et fort pourrait se lancer dans le développement de solutions concrètes et compétitives en matière d’intelligence artificielle”, a-t-il ajouté. A l’issue d’une rencontre avec Peter Altmaier, le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a souligné de son côté que le futur fonds pour l’innovation doté de dix milliards d’euros devait être un préalable à un fonds européen et que cela se ferait sans doute d’abord avec l’Allemagne.

Airbus 3.700 postes supprimés sous le prétexte de l’A380 et de l’A400M

Airbus 3.700 postes supprimés sous le prétexte de l’A380 et de l’A400M

Sous prétexte des réductions de commandes de l’A 380 et de l’A 400 M, Airbus annonce 3700 suppressions de postes. Airbus se justifie en prétextant la baisse sur  l’A380 et de l’A400M. Deux types de productions très marginales par rapport à l’énorme succès de l’A320 dont les commandes explosent.  En fait c’est une vaste opération de restructuration avec délocalisation.  Airbus a annoncé  aux syndicats lors d’un comité européen le 7 mars à Toulouse le lancement de négociations pour ce plan d’”adaptation des effectifs”, Les usines allemandes de Brême et Augsbourg, l’usine espagnole de Séville, et le site britannique de Filton sont particulièrement concernés. Deux autres sites allemands, Hambourg et Stade, pourraient être aussi touchés. “Tout impact sur les effectifs sera discuté en premier avec nos partenaires sociaux et nous nous efforçons toujours de trouver les meilleures solutions pour nos salariés”, a dit le porte-parole d’Airbus. “Et nous avons un bon bilan dans la gestion de ces questions.” Or on sait qu’  Airbus augmente actuellement les cadences de programmes comme l’A320 et le long-courrier A350, sur fond de forte croissance du trafic attendue, notamment en Asie. Airbus a précisé qu’il communiquerait ultérieurement de plus amples informations sur l’avancée des discussions avec les partenaires sociaux. « Une dizaine de sites seront impactés en Europe et ce sera majoritairement des redéploiements », a expliqué un porte-parole d’Airbus, sans préciser les sites concernés.  « Dans un premier temps, la direction va réduire le +flex+, c’est-à-dire les intérims et les sous-traitants », a expliqué le représentant de FO chez Airbus Jean-Marc Escourrou. Il a précisé que « la plus impactée sera l’Allemagne avec 1.900 postes supprimés et l’Espagne avec 850 postes supprimés »« Il va y avoir des redéploiements en France : 400 suppressions de postes sur les chaînes, 70 sur les programmes », a-t-il encore indiqué. Pour le Royaume-Uni, ce seront 450 postes qui seront supprimés sur l’usine de Filton dont l’A400M est la seule activité, a souligné Yvonnick Dreno, un autre représentant FO. « La baisse de charge sur l’A400M les impacte à 100% », a-t-il expliqué. Soit un total de 3.670.

Airbus : « déplacements » de 3.600 postes

Airbus : « déplacements » de 3.600 postes

Des déplacements qui seront en fait des suppressions de postes dans certains pays avec délocalisations dans d’autres. Airbus se justifie en prétextant la baisse sur  l’A380 et de l’A400M. Deux types de productions très marginales par rapport à l’énorme succès de l’A320. En fait c’est une vaste opération de restructuration avec délocalisation.  Airbus doit annoncer aux syndicats lors d’un comité européen le 7 mars à Toulouse le lancement de négociations pour ce plan d’”adaptation des effectifs”, selon Challenges. Les usines allemandes de Brême et Augsbourg, l’usine espagnole de Séville, et le site britannique de Filton sont particulièrement concernés. Deux autres sites allemands, Hambourg et Stade, pourraient être aussi touchés. “Les sites français, qui présentent l’avantage de travailler sur plusieurs programmes, ne devraient être touchés qu’à la marge”, ajoute le magazine économique. Un porte-parole d’Airbus a déclaré que le groupe ne faisait pas de commentaire sur cet article et ne se livrerait pas à des spéculations sur les chiffres qui y figurent, ajoutant que ces ajustements de cadences sur l’A380 et l’A400M ne sont pas nouveaux. “Tout impact sur les effectifs sera discuté en premier avec nos partenaires sociaux et nous nous efforçons toujours de trouver les meilleures solutions pour nos salariés”, a dit le porte-parole. “Et nous avons un bon bilan dans la gestion de ces questions.” “Il y a une réunion avec le comité d’entreprise européen prévue la semaine prochaine pour discuter de ce sujet et nous prévoyons de communiquer ensuite”, a-t-il ajouté.

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