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Air France : 5000 pertes d’emplois supplémentaires

Air France : 5000 pertes d’emplois supplémentaires

Officiellement la direction d’Air France fait état  d’un plan prévoyant environ 3000 suppressions d’emplois d’ici 2017. Mais d’après le Canard enchaîné il y aurait d’autres vagues notamment une vague de 5000 emplois supplémentaires supprimés à partir de 2018. Cette information démentie par la direction a par contre été confirmée par les syndicats. C’est perspective de suppression de postes à moyen terme ne devrait cependant pas surprendre quand on sait qu’Air France souffre d’un manque chronique de compétitivité de l’ordre de 20 à 25 % par rapport à des compagnies concurrentes. Ce qui est en cause au-delà de la suppression évidemment très regrettable de ces  emplois c’est l’avenir même d’Air France qui pourrait dans les conditions actuelles d’exploitation être contraint de réduire en permanence son offre pour compenser son manque de productivité. Un cercle non vertueux qui pourrait un jour conduire à la disparition de la compagnie. La compagnie française a toutefois indiqué qu’à ce stade elle n’avait pas prévu davantage que les 2.900 suppressions de postes d’ici 2017 annoncées lundi au cours d’un comité central d’entreprise (CCE) interrompu par des violences. « Il n’existe aucun plan caché concernant les évolutions d’effectifs en 2018, 2019 et au-delà », précise Air France dans une réaction transmise à Reuters. « Air France rappelle sa stratégie qui consiste à reprendre sa croissance grâce à la négociation de mesures de productivité », ajoute la compagnie. La filiale d’Air France-KLM a en outre annoncé lundi le retrait de 14 avions d’ici 2017 dans le cadre d’une diminution de 10% de son activité long-courrier, avec des réductions de fréquences à partir de 2016 et la fermeture de cinq lignes vers l’Asie l’année suivante.  Chaque ligne supprimée représente 100 hôtesses et stewards, 50 pilotes et 200 postes au sol, et permet aussi des économies liées à l’amélioration de la productivité, ont expliqué les deux sources syndicales. La compagnie a d’ores et déjà prévenu les syndicats que ses réductions d’effectifs prévues pourraient comporter des départs contraints, pour la première fois depuis les années 1990, en fonction de l’issue des négociations.

Air France : s’inspirer de British Airways et de Lufthansa

Air France : s’inspirer de British Airways et de  Lufthansa

 

+ 8% de taux de rentabilité pour British Airways, 3 % pour   Lufthansa à et -1,2 % pour le groupe Air France, une différence qui milite pour qu’Air France s’inspire sérieusement des compagnies concurrentes. Des compagnies qui sont assez voisines et qui sont affrontés au même environnement concurrentiel. Bref s’il faut reconnaître qu’Air France a fait quelques efforts ils sont loin encore d’être à la hauteur de l’enjeu pour assurer l’avenir de la compagnie. En cause peut-être d’abord la responsabilité de l’État qui a  protégé en sous-estimant l’ampleur des évolutions structurelles au plan mondial. Aussi la responsabilité de l’entreprise dont la stratégie a manqué de précision et de détermination. Enfin les syndicats corpo notamment de pilotes qui s’accrochent désespérément à des conditions sociales dépassées qui à terme condamneront l’entreprise. . « Les majors, c’est-à-dire les compagnies traditionnelles comme Air France, Lufthansa et British Airways, sont prises en sandwich entre, d’un côté, les compagnies low cost qui sont les seules à gagner de l’argent sur les court et moyen-courrier en Europe, et, de l’autre côté, les compagnies du Golfe qui imposent une forte concurrence sur le long-courrier », rappelle Pierre Bergeron, analyste automobile et aérien chez Société Générale CIB.  Dans ce contexte, « elles doivent à tout prix devenir concurrentielles et trouver la bonne structure de coût avant que les low cost ne se lancent sur le long-courrier », ajoute-t-il.  Et sur ce dernier point Air France n’est pas encore à la page face à ses concurrents. Elle a notamment tardé à serrer la vis. « Air France a trop longtemps fait de la cogestion avec son personnel sans lui demander de faire les efforts structurels nécessaires pour s’adapter à un environnement concurrentiel qui se révolutionnait », relève Loïc Sabatier, analyste secteur aérien chez Mainfirst.   »Tout ce qui a été mis en place jusqu’au plan Transform 15 de 2012 ne demandait pas de gros sacrifices aux personnels. D’autres compagnies, y compris British Airways, opérant sur des pays à coût élevés comme la Grande Bretagne ont demandé des efforts en terme de salaires, d’heures de vol et d’avantages annexes », détaille-t-il. Ensuite, Air France a certes pris le train du low cost en Europe avec la compagnie sœur Transavia, mais il lui reste encore à progresser sur ce point. « Air France a monté Transavia et doit désormais augmenter son nombre d’avions pour être concurrentielle face au low cost », juge Pierre Bergeron. De plus, « Air France réagit (face à la concurrence des low cost, ndlr) avec les contraintes françaises, alors qu’ils n’ont pas encore les résultats financiers de leurs concurrents tout en ayant leur taille ».  Ce retard par rapport à ses rivales est assez net quand on regarde un chiffre très suivi par les analystes: la marge opérationnelle (résultat d’exploitation/ chiffre d’affaires). British Airways affichait un taux de 8,4% en 2014, Lufthansa 2,9% et Air France (avec KLM)…-1,2%.  Pierre Bergeron ajoute que la Lufthansa « a été en avance sur la mise en place du low cost avec deux compagnies à bas coûts, à savoir Eurowings et Germanwings ». L’analyste de Société Générale met également en avant la stratégie de « hub » de la Lufthansa. « Ces aéroports « hubs » vont servir de liens entre des vols court et moyen-courriers et des vols long-courriers, plus rentables. Les compagnies vont ainsi acheminer du trafic vers ces vols plus longs où les marges sont plus élevées. Et elles utilisent alors les low-cost pour amener les passagers vers les long-courriers », décrypte Pierre Bergeron. La Lufthansa possède trois aéroports « hubs: Munich, Francfort et Zürich. Air France, elle, n’en a que deux (Roissy et Schiphol, via KLM).  Mais l’exemple à suivre reste British Airways pour Loïc Sabatier. « IAG (la maison-mère de Iberia et British Airways) a restructuré ses deux compagnies très tôt ».

Air France : les corpos envahissent le CCE !

Air France : les corpos envahissent le CCE !

S’il voulait tuer Air France certains notamment les pilotes ne s’y prendraient pas autrement. Aujourd’hui à 10h30 le CCE a été interrompu car envahi par plusieurs centaines de manifestants. La preuve s’il en était qu’on refuse chez certains toute négociation, ce qui à terme aboutira à une décision unilatérale de la direction de supprimer services et emplois. Des sources syndicales ont d’ores et déjà annoncé qu’Air France compte bien supprimer 2.900 postes d’ici 2017 c’est-à-dire 1.700 emplois au sol, 900 chez les hôtesses et stewards et 300 chez les pilotes. Air France compte supprimer 14 avions de sa flotte long-courrier (5 en 2016 et 9 en 20174). La compagnie va également annuler sa commande de Boeing 787. A 10h30, le CCE a été interrompu. Plusieurs centaines de salariés ont envahi lundi le siège d’Air France. Selon une journaliste de l’AFP, les manifestants, au nombre de « plusieurs centaines », sont entrés aux cris de « De Juniac démission » et « On est chez nous ». Deux représentants au CCE ont indiqué que le PDG d’Air France Frédéric Gagey était sorti précipitamment, et l’un deux précise que le CCE reprendra à 14H30. « Il y a un plan et j’en appelle à tout le monde, en particulier les pilotes. Il faut que tout le monde fasse un effort, dans les discussions et les négociations », a expliquait ce lundi matin Stéphane Le Foll sur France Inter.  »Ou on laisse cette entreprise disparaître ou on se met autour d’une table pour trouver une solution », a-t-il prévenu, réclamant le retour du dialogue pour préserver une compagnie « qui est une image de la France ». Trois syndicats (CGT, FO et Unsa) au niveau national, et la CFDT, dans le Sud, ont appelé à la mobilisation, mais le taux de grévistes demeure inconnu, certains agents optant pour quelques heures de grève, d’autres pour la journée, a expliqué samedi la compagnie. Air France a estimé que « l’ensemble de ses vols serait assuré », sans exclure « quelques retards », notamment à l’enregistrement.  Vendredi, la direction avait déjà esquissé en conseil d’administration les grandes lignes de ce projet, amené à remplacer l’initial « Perform 2020″, après « l’échec des négociations » avec les pilotes sur de nouvelles mesures de productivité. « Perform 2020″ prévoyait notamment de demander au personnel navigant de voler une centaine d’heures de plus par an, à rémunération constante, un plan unanimement rejeté par les syndicats. Les dirigeants d’Air France n’ont « jamais eu deux plans » et ont organisé « une parodie de négociation », s’est défendu le président du Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL) d’Air France, Philippe Evain, dont le syndicat a été désigné comme coresponsable de la situation par la CFE-CGC et la CFDT.  Si les réductions de coûts grâce au précédent plan « Transform » devraient lui permettre de renouer avec les bénéfices en 2015, la compagnie tricolore reste prise en tenaille entre la concurrence des compagnies à bas coûts (« low cost ») en Europe et celle des compagnies du Golfe sur le long-courrier. Avec ce « plan B », elle espère retrouver des marges d’investissements.

L’existence d’Air France mise en danger (Sapin)

L’existence d’Air France mise en danger (Sapin)

Sapin pour une fois n’a pas tort  quand il prédit que l’entreprise risque d’être menacée dans son existence même si les pilotes persistent dans leur opposition à toute évolution en matière de compétitivité de l’entreprise. Une entreprise menacée d’une part sur les relations long-courriers classiques par les compagnies du Moyen-Orient et asiatiques, sur les autres relations par les compagnies Low Cost. Par rapport aux compagnies concurrentes équivalentes les coûts d’Air France sont supérieurs d’environ 25 %. Sans parler de la qualité qui n’est pas toujours à la hauteur des prix excessifs. Air France est menacée par une minorité et tout son personnel doit être conscient que si rien n’est fait la compagnie sera en très grande difficulté, a déclaré dimanche le ministre des Finances, Michel Sapin. La compagnie doit présenter lundi à ses organisations représentatives la restructuration qu’elle compte engager après l’échec des négociations avec ses syndicats de pilotes, pointés du doigt pour ne pas avoir accepté le plan de compétitivité proposé par la direction. « Quand le dialogue est bloqué par une minorité sur des visions purement individuelles et corporatistes, oui ça peut mettre en danger l’ensemble », a déclaré Michel Sapin dans l’émission « Le Grand Rendez-vous » sur Europe 1, i-Télé et Le Monde. « J’espère que tout le monde est bien conscient, y compris tout le monde dans le personnel d’Air France, que si rien n’est fait, Air France est en très grande difficulté », a-t-il ajouté, disant soutenir les « réformes nécessaires ». « On vit sur cette image d’une compagnie belle, conquérante, grande référence mondiale, elle l’est toujours, mais tout a bougé autour », a poursuivi le ministre des Finances, citant le développement du low-cost et des compagnies de très grande qualité, notamment orientales et dans les pays du Golfe.   »Air France s’est fait écraser, pris en tenaille entre deux évolutions (…) il faut donc regagner sur les deux bouts. » Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a appelé vendredi direction et syndicats à mettre à profit le comité central d’entreprise (CCE) de lundi matin pour renouer le dialogue, et estimé qu’il appartenait aux syndicats de faire des contre-propositions pour améliorer le plan.  Avant lui, le Premier ministre, Manuel Valls, avait demandé aux pilotes de « faire un effort ». Le maire LR de Bordeaux, Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017, a également appelé les pilotes à prendre leurs responsabilités.

« Air France va-t-elle rester française ? (Bruno Leroux)

« Air France va-t-elle rester française ? (Bruno Leroux)

 

Invité ce vendredi de France Info, le président du groupe socialiste à l’Assemblée à raison de se poser la question : la compagnie va-t-elle rester française. Face au blocage des pilotes il se pourrait qu’on envisage un scénario de délocalisation de l’entreprise avec à la clé une modification du statut des personnels. Rien n’est envisagé officiellement actuellement mais il faut quand même signaler que les salariés de KLM ont accepté de faire des efforts importants pour améliorer la productivité. En outre une délocalisation pour régler en partie la question de la forte fiscalité qui pèse sur les salaires en France. Dans ces conditions Bruno Le Roux A appelé les pilotes d’Air France à se remettre autour de la table. Et il s’inquiète pour l’avenir de la compagnie.  « Je suis très inquiet de la situation de la compagnie Air France. Et surtout du manque de lucidité dans ce moment pour faire des réformes qui sont essentielles, essentielles à la survie de l’entreprise. J’ai peur pour les salariés. Quand on annonce pour la première fois dans l’histoire de la compagnie des licenciements, j’y vois les effets d’une compétition internationale qui s’est musclée fortement ces dernières années », a déclaré Bruno Le Roux. « Il y a un risque de disparition du pavillon français. La compagnie Air France existera très certainement toujours. Est-ce qu’elle sera française ou pas ? Il y a des compagnies du Golfe qui regarde de notre côté. C’est pour ça que je demande que les négociations puissent se poursuivre, que les pilotes se mettent autour de la table ».

Air France : les pilotes provoquent un plan suicidaire

Air France : les pilotes provoquent  un plan suicidaire

 

Compte tenu du refus du syndicat corpo d’accepter des efforts de productivité (l’heure de vol d’Aur France est supérieure de 25% à celle de ses concurrents), les administrateurs d’Air France ont décidé d’uen plan B qui verra la suppression d’une dizaine de lignes et de nombreux licenciements y compris secs de l’odore d’au moins 3000 dont 300 pilotes.   »Face à l’impossibilité de signer des accords permettant au sein d’Air France la mise en œuvre de mesures de productivité conduisant à un retour à la profitabilité pérenne, les administrateurs considèrent indispensable de mettre en place ce plan alternatif », a indiqué la direction dans un communiqué. Celle-ci avait toujours prévenu que l’échec des négociations aboutirait à un plan « B », estimant nécessaire de réduire ses coûts de personnel. Les administrateurs l’ont voté à « l’unanimité ».  Ce plan alternatif, dont la direction agitait la menace depuis plusieurs semaines, prévoit une réduction de 10% de l’offre long courrier, de nombreux départs contraints et le report des commandes de Boeing 787, un avion de dernière génération très prisé par les pilotes. Ces gains doivent permettre de réinvestir dans la croissance et réduire l’écart accumulé face à la concurrence.  Selon les syndicats, entre 3000 et 8000 emplois sont menacés, avec des départs contraints pour la première fois dans l’histoire l’ex-compagnie nationale dont l’Etat détient toujours 17,6%. 1000 personnes pourraient notamment être licenciées en raison de la suppression de 5 vols long courrier, le segment le moins rentable de la compagnie, selon les informations de L’Express. Des chiffres que ne veulent pas commenter la direction.  Pour Julien Duboz, porte-parole du SPAF (21% voix pilotes), la décision du conseil d’administration est « sans surprise ». Réduire l’activité au sein d’Air France « serait une grave erreur de management dans un secteur en croissance. Ce serait catastrophique, suicidaire », a-t-il ajouté. Les syndicats sont dans l’attente de précisions sur le contenu du « plan B » dont les contours devraient être précisés en comité central d’entreprise lundi.  En attendant, les employés d’Air France oscillent entre dépit et frustration. Ronald Noirot pour la CFE-CGC a évoqué un « gâchis », alors que la compagnie avait « toutes les chances de s’en sortir » avec « Perform 2020″. « Dépité », le délégué syndical a dénoncé le corps des pilotes, « une coterie qui protège ses privilèges » et qui est « en train de faire disparaître une entreprise ». Pour Christophe Malloggi de Force ouvrière, « on va devoir attendre de voir comment la direction va gérer la baisse d’activité », notamment en matière d’emplois.  Face à une concurrence de plus en plus vive des low-cost, de Lufthansa et de British Airways-Iberia (IAG) en Europe, et du Golfe sur le long courrier, le groupe Air France (la compagnie et ses filiales) s’est fixé pour objectif une économie d’1,13 milliard d’euros d’ici 2017. Selon une étude d’APDC -une association regroupant 34 compagnies aériennes- en long-courrier, il y a « 25% d’écart de coût de l’heure de vol entre Air France et la concurrence ».

Air France licenciements en vue

Air  France licenciements en vue  

« Face à l’impossibilité de signer des accords permettant, au sein d’Air France, la mise en œuvre de mesures de productivité conduisant à un retour à la profitabilité pérenne, les administrateurs considèrent indispensable de mettre en place un plan alternatif », écrit le groupe qui précise que les membres du conseil, qui comprend des représentants du gouvernement français et du personnel, ont voté à l’unanimité. Ce plan, dont les détails seront présentés lors d’un Comité central d’entreprise lundi prochain, prévoit une réduction de l’activité de la compagnie française en 2016 et 2017.  Air France avait déjà annoncé le 4 septembre qu’elle risquait de devoir réduire de 10% son réseau long-courrier d’ici 2017, entraînant des suppressions de postes, dont des licenciements secs, si elle ne parvenait pas à mettre en œuvre le plan Perform 2020, qui vise à améliorer sa compétitivité.

Air France : les pilotes irresponsables

Air France : les pilotes irresponsables

Il n’y a sans doute pas d’autres mots pour qualifier l’attitude du syndicat corpo des pilotes d’une compagnie en grand danger. En clair sur le moyen et long terme en l’état actuel de sa compétitivité mais aussi de sa qualité de service Air France pourrait progressivement disparaître. Le refus des pilotes devrait rapidement se concrétiser par la suppression de 10 % de son réseau long-courrier elle environ 1000 postes. Air France a annoncé mercredi soir l’échec des négociations avec les syndicats de pilotes sur son plan « Perform 2020″ qui vise à améliorer sa compétitivité face à la concurrence à la fois des compagnies à bas coûts et du Golfe. . Le conseil d’administration d’Air France-KLM prévu jeudi, ainsi que celui d’Air France, vendredi, pourraient ainsi en toute logique décider de mettre en œuvre ce « plan B » de réduction des capacités de la compagnie.  « Air France regrette l’échec des négociations autour de Perform 2020 avec les syndicats représentatifs de ses pilotes », souligne la direction de la compagnie dans un communiqué. « Les nombreuses heures de discussion et de négociation, suivies de près par le président-directeur général d’Air France, n’ont pas pu aboutir, dans des délais raisonnables, à un accord permettant d’assurer la croissance et la compétitivité de la Compagnie », ajoute-t-elle.  La direction estime que les navigants (pilotes, hôtesses et stewards) travaillent en moyenne 15% à 20% de moins à salaire équivalent que ceux de KLM, Lufthansa, British Airways et Iberia (ces deux dernières compagnies appartenant au groupe IAG). Actuellement, seulement la moitié des lignes long-courrier d’Air France sont rentables, un taux que la compagnie voudrait porter à terme à 80%. Un terrain d’entente a en revanche été trouvé cet été avec les pilotes de la compagnie néerlandaise KLM, qui ont accepté de travailler plus longtemps et de voir leur départ à la retraite repoussé de deux ans.

Air France : des sièges à 100 euros pour 30 euros pour Ryanair

Air France : des sièges à 100 euros pour 30 euros pour Ryanair

La comparaison entre le coût des sièges entre Ryanair compagnie, low-cost  et Air France est sans doute discutable ; pour autant le différentiel de compétitivité entre les deux compagnies montrent à l’évidence les progrès de productivité- très contestés par les syndicats corpos-  que doit effectuer la compagnie française. Le patron de Raynair, légèrement provocateur, propose d’ailleurs à Air France de vendre les prestations de la compagnie à bas coût à la place de celle d’Air France. De quoi faire bondir les syndicats corpos d’Air France qui bloquent  actuellement la négociation sur le plan de productivité proposée par la direction. Un refus qui pourrait d’ailleurs aboutir à la suppression d’une dizaine de lignes chez France et d’environ 1000 emplois. Michael O’Leary n’est jamais à court d’idées. Le patron de Ryanair a plaidé en faveur d’un nouveau modèle qui permettrait aux compagnies à bas coûts d’ »alimenter » les grandes compagnies européennes en sièges sur les lignes moyen-courriers.  Les grandes compagnies européennes « doivent trouver un moyen de travailler avec Ryanair, Easy Jet, c’est la solution pour elles de réduire leurs coûts sur les vols moyen-courriers », a estimé Michael O’Leary lors d’une conférence de presse à Paris consacrée au programme d’été 2016. « Je pense que ce qui va se passer dans les 5 années à venir en Europe, pour (la compagnie française) Air France, (allemande) Lufthansa, IAG (British Airways-Iberia), c’est qu’elles (…) vont être présentes sur le long courrier et de plus en plus s’éloigner du moyen-courrier », a-t-il ajouté. Pour le patron de Ryanair, il n’est pas question d’ »alliances », une façon de « penser qui date d’il y a 15 ans », mais simplement d’ »alimenter » les grandes compagnies en sièges à bas coûts. « Pour Air France, le coût d’un siège moyen-courrier doit tourner autour de 100 à 120 euros, mes sièges sont à 30 euros », a expliqué Michael O’Leary. « Ils peuvent donc acheter des sièges à un prix bien moins élevé que ce que leur coûtent leurs propres sièges » a-t-il ajouté.  Ryanair proposera 43 lignes au départ de l’aéroport de Beauvais dans le cadre de son programme d’été 2016. « Nous aurions voulu croître plus fortement en France mais (…) nous sommes davantage encouragés à nous développer par des aéroports en Italie, en Allemagne et en Espagne », a commenté Michael O’Leary, estimant que le « système » en France « n’encourage pas à la réforme et n’encourage pas à la compétitivité ».

Air France : le suicide des pilotes

Air France : le suicide des pilotes

Les syndicats corpos  d’Air France ont décidé depuis longtemps de tuer leur compagnie en refusant toute évolution significative de leurs conditions sociales. Il y a même maintenant convergence avec les syndicats corpos des hôtesses et stewards alors que ces derniers avaient montrés davantage d’ouverture. Air France est malade sur le plan économique, sur le plan financier et sur le plan social que gangrènent  les différents syndicats corpos qui ne veulent pas prendre en compte l’évolution de l’environnement concurrentiel. D’une manière générale Air France et trop chère nettement trop chère et même la qualité laisse à désirer.  En tenant compte uniquement des rémunérations et des prestations sociales, l’heure de vol d’un pilote d’Air France est 27 % plus chère que celle de son homologue de chez Transavia. Si les salaires de base des pilotes d’Air France et de Transavia sont similaires (autour de 75 000 € brut annuels), avec l’ancienneté et le grade, les écarts se creusent. Un commandant de bord moyen-courrier touchera entre 139 000 et 160 000 € brut annuels chez la low-cost contre 155 000 € à 196 000 € chez Air France. Des différences de traitements d’autant plus importantes qu’elles se doublent d’un temps de travail nettement moins avantageux pour les 155 pilotes de Transavia. Là où ceux-ci effectuent en moyenne 700 heures de vol par an, ceux d’Air France, en fonction de leurs qualifications sur les différents types d’avions de la flotte, naviguent entre 630 et 678 heures de vol. L’un des plus bas d’Europe. A cela, il faut ajouter divers avantages — mutuelle, caisse de retraite, comité d’entreprise, billets à prix préférentiels pour les proches —, souvent plus favorables chez Air France que chez Transavia. faute d’avancer des syndicats corpo la direction est désormais acculée à mettre en place un plan de réduction de la voilure qui pourrait se traduire par la suppression d’une dizaine de lignes est d’environ 1000 emplois Les lundi 5 octobre, le PDG d’Air France, Frédéric Gagey, annoncera au Comité central d’entreprise (CCE) de la compagnie française le scénario retenu. Sur le papier il n’y en a que deux options. Elles ont été présentées le 4 septembre  au CCE: l’application du Plan Perform, en cas de négociation avec les syndicats, ou à défaut, un plan B d’attrition de l’activité accompagné d’un plan de suppressions de postes (massif), réparti entre licenciements secs et plans de départs volontaires. Vu l’état des négociations avec les navigants, l’annonce de ce dernier scénario tient la corde.

Air France : retour à la rentabilité ou obsolescence programmée

Air France : retour à la rentabilité ou obsolescence programmée

Il est clair que la compagnie Air France n’a plus beaucoup le choix : oo elle retrouve la rentabilité ou elle réduit progressivement son offre jusqu’à extinction. L’écart de compétitivité est en effet trop grand pour que cette compagnie puisse subsister pendant des années. De ce point de vue les responsabilités sont multiples. D’abord peut être l’Etat qui a longtemps protégé la position de quasi monopole d’Air France, ensuite une gestion approximative de la direction aussi certains  syndicats très corpos notamment le syndicat majoritaire chez les pilotes, le SNPL. Sous l’effet la libéralisation du secteur Air France n’a pu soutenir la comparaison avec la concurrence. D’autant que l’Etat préoccupé également de vendre Airbus a largement ouverte la brèche de cette libéralisation ( aux pays de Golfe par exemple). Il y a aussi une très lourde responsabilité des syndicats corpos surtout des pilotes qui ne veulent rien lâcher de leurs avantages. Dans les conditions d’  exploitation actuelles Air France n’a pas d’avenir et va s’inscrire dans un lent processus d’agonie. Le personnel au sol comme les hôtesses et les stewards sont de plus en plus conscients de cette situation même s’ils contestent l’ ampleur des efforts à effectuer. Mais pas les pilotes dont l’attitude suicidaire  irrite de plus en plus le reste du personnel. La direction d’Air France réclame à ses pilotes de réduire leurs coûts de 17% et leurs effectifs de 8% d’ici 2017, en échange de la promesse de ne pas licencier, a-t-on appris lundi de sources syndicales. Les deux syndicats de pilotes représentatifs SNPL et SPAF ont entamé vendredi les négociations sur les mesures de productivité du futur plan « Perform 2020″, après plusieurs semaines de blocage. La prochaine séance se tiendra mercredi. Après six années de pertes d’exploitation, Air France a lancé « Perform » dans le but de renouer avec la croissance et rattraper son retard sur ses concurrents — les low cost en Europe, les compagnies asiatiques et du Golfe sur le long-courrier. La direction a posé un ultimatum à fin septembre: parvenir à un accord (plan A), ou bien la compagnie réduira son offre long-courrier de 10% d’ici 2017 et procèdera à de nombreux départs contraints (plan B). Mais « que ce soit dans le premier comme le deuxième, l’effectif pilotes finit exactement au même nombre en 2017″, soit 3.400 pilotes contre 3.700 actuellement, a dit à l’AFP Emmanuel Mistrali, porte-parole du SNPL Air France (65% des voix). C’est un « signal difficilement audible » pour les syndicats qui sont « là pour défendre l’emploi », a-t-il ajouté, dénonçant « l’absence de projet » industriel de la direction. L’accord prévoit l’augmentation de la productivité des pilotes, ce qui entraînera un sureffectif, selon Julien Duboz, porte-parole du SPAF (21%).  En cas d’accord, « ils promettent zéro licenciement (chez les pilotes, NDLR) jusqu’à 2017″, grâce à des départs naturels non remplacés, a-t-il dit. Dans le cas contraire, la direction menace de « licencier 300 à 350 pilotes ». La compagnie « demande de monter en cadence en termes d’heures de vol sur le long et le moyen-courrier », des objectifs que permettent déjà les règles de carrière en vigueur chez les pilotes d’Air France, selon le SPAF.  Alors que les syndicats « entendent depuis des mois » que l’entreprise « demande 10% de réductions de coûts aux pilotes », elle a évoqué vendredi un effort de « 17% », selon M. Duboz. Au-delà de cette proposition qui suscite « beaucoup d’étonnement », la méthode employée par la direction est jugée « inadmissible » par les syndicats.

 

Air France : la grogne interne contre les pilotes

Air France : la grogne interne  contre les pilotes

 

La grogne contre les pilotes qui ne veulent rien lâcher de leurs avantages ne cesse  de se développer au sein  même du personnel d’Air France aussi bien de la part du personnel au sol que des hôtesses ou des stewards. En effet, les personnels ne digèrent pas que les pilotes soient les seuls à ne pas avoir rendu la copie sur les mesures de productivité du plan précédent. Solder ce plan Transform constituait un préalable pour la direction et les autres syndicats pour passer aux négociations du prochain plan Perform. La négociation a échoué et le règlement du différend se retrouve dans les mains de la justice. Le verdict est attendu le 16 octobre.   Dans un courrier adressé aux salariés de la compagnie, le président du SNPL Air France, Philippe Evain, charge la direction pour expliquer la position du syndicat qu’il dirige. Il appelle tous les salariés à faire bloc. Un courrier qui semble ignorer le très fort ressentiment du personnel au sol à l’égard des pilotes accusés d’être responsables du blocage actuel et des menaces de licenciements.  De nombreux salariés au sol d’Air France risquent de tomber de la chaise. Dans un courrier mis en ligne sur le site du SNPL (mais pas en accès libre), le président du syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), Philippe Evain, s’adresse à tous les salariés de la compagnie en leur expliquant la position du syndicat qu’il dirige et, dans une sorte « d’appel du 18 juin », les invite à combattre ensemble les projets de cette direction dont il semble « que son ambition première soit de nous diviser, de nous montrer les uns contre les autres et de désigner des boucs-émissaires ». Concernant l’avenir le président du SNPL manifeste son opposition au projet  de la compagnie et a appelé « tous les salariés, sans exception (…) à faire bloc face aux menaces de la direction » car « nos destins sont liés », ce qui « rassure quant à notre avenir commun ». « Si demain nous devons nous retrouver dos à dos, que ce soit pour nous défendre mutuellement, tous salariés d’Air France et non parce que nous aurons été manipulés par une direction en mal de véritables projets ». « Quand on est responsable de l’incendie et qu’on essaye de jouer les pompiers, on est un pompier-pyromane. Le SNPL met en péril l’emploi et appelle à la raison », déplore un syndicaliste. . Selon des sources syndicales (toutes catégories de personnels confondues), le ressentiment à l’égard des pilotes est fort parmi de nombreux personnels au sol. Ces derniers les accusent d’être responsables du blocage des négociations sur de nouvelles mesures de productivité qui risque de déboucher sur un plan drastique de réduction de voilure avec des suppressions de postes massives à la clé. Un blocage dont les premières victimes seraient le personnel au sol.

Air France : négocier pour éviter le suicide ?

Air France : négocier pour éviter le suicide ?

 

Il aura sans doute fallu que la direction menace de fermer une dizaine de dessertes avec comme conséquence la suppression d’environ 1000 emplois pour que le SNPL accepte de revenir à la table des négociations dès le 18 septembre dans le cadre des discussions autour du plan de restructuration « Perform 2020″. Air France, qui a tenu vendredi dernier un comité central d’entreprise souhaite que ses navigants acceptent de voler plus longtemps pour ne pas être contrainte de réduire de 10% son réseau long-courrier d’ici 2017.  Finalement les pilotes du SNPL d’Air France semblent faire preuve d’un peu de réalisme mais la partie est loin d’être gagnée. Peut-être pourra-t-on éviter  suicide collectif largement provoqué depuis des années par un syndicat corpo à la stratégie mortifère. Les recettes unitaires d’Air France-KLM se sont en effet encore dégradées au deuxième trimestre, conduisant le groupe à annoncer de nouvelles économies et une hausse de ses capacités plus modérée que prévu sur l’année. Le groupe franco-néerlandais, qui déplore « une absence d’amélioration de (ses) résultats », va notamment réduire d’environ 300 millions d’euros ses frais généraux et administratifs, sur un total d’un peu plus 1,1 milliard. Ses capacités devraient croître de 0,6% cette année, contre une hausse de 1,1% prévue en février, notamment à la suite d’une réduction de la voilure au Japon, au Brésil et en Afrique de l’Est. Au deuxième trimestre, la recette unitaire au siège-kilomètre offert a reculé de 4,8% à données comparables. Sur le trimestre, Air France-KLM a vu son excédent brut d’exploitation (Ebitda) baisser de 72 millions d’euros en rythme annuel, à 569 millions d’euros, avec un chiffre d’affaires de 6,642 milliards, en hausse de 3,0% grâce à la hausse du dollar, mais en recul de 4,5% à données comparables.  Les analystes attendaient en moyenne un excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 575,50 millions d’euros et un chiffre d’affaires de 6,513 milliards, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S. Sur le semestre, Air France-KLM a creusé sa perte d’exploitation à 232 millions, l’appréciation du dollar ayant renchéri les coûts de carburant et de maintenance du groupe. Air France-KLM règle 42% de ses coûts en dollar, alors qu’il ne réalise que 25% de son chiffre d’affaires dans la monnaie américaine. Le groupe, qui s’abstient toujours dans son communiqué de tout objectif de résultat pour 2015, confirme viser une réduction de sa dette d’un milliard d’euros sur un an pour la ramener à environ 4,4 milliards fin 2015, à comparer à 4,55 milliards au 30 juin. Il réaffirme aussi prévoir pour cette année une réduction de 1% à 1,3% de ses coûts unitaires, soit 250 à 350 millions d’euros d’économies, qui passe notamment par les nouvelles mesures annoncées chez Air France à la mi-juin.

Air France : licenciements ou productivité

Air France : licenciements ou productivité

Confrontée à une concurrence intense Air France fait succéder les plans de restructuration aux plans de restructuration. En cause, son manque chronique de compétitivité qui pourrait même mettre en jeu l’existence de la compagnie. Du coup il n’y a plus que deux solutions, des licenciements ou l’amélioration de la productivité notamment des pilotes. Pour rentabiliser davantage une activité menacée par la concurrence, Air France envisage pour l’immédiat soit de supprimer 10 appareils (avec comme conséquences la suppression de 4000 emplois, soit d’allonger la durée de travail des pilotes et de reculer l’âge de la retraite de 2 ans.  L’activité long-courrier d’Air France gagne de l’argent dans l’ensemble, mais la compagnie veut porter à terme de 50% à 80% la proportion des lignes rentables et revenir ainsi à un « équilibre économique plus satisfaisant » sur ce segment, a expliqué la source proche du groupe. Les navigants (pilotes, hôtesses et stewards) travaillent en moyenne 15% à 20% de moins à salaire équivalent que ceux de KLM, leurs confrères au sein du groupe Air France-KLM, ou que les navigants des concurrents Lufthansa, British Airways et Iberia (ces deux dernières compagnies appartenant au groupe IAG), a aussi indiqué la source. Air France-KLM a trouvé cet été un terrain d’entente avec le personnel de KLM, dans le cadre duquel les pilotes devraient travailler plus longtemps et voir leur départ à la retraite repoussé de deux ans. La situation contraste avec le blocage chez Air France où le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), majoritaire, a refusé de se rendre aux dernières réunions organisées par la direction, les deux parties ne parvenant pas à s’entendre pour solder le plan de restructuration précédent, « Transform 2015″.  Des analystes estiment qu’Air France, qui a annoncé près de 9.000 suppressions de postes depuis 2012, joue une partie serrée dans un contexte concurrentiel tendu et ses navigants n’ont d’autre choix que d’accepter de voler plus longtemps. « (Sinon) la société est condamnée à petit à petit réduire la voilure parce qu’elle fait face à des concurrents dont les coûts sont bien inférieurs et qui peuvent donc pratiquer des prix inférieurs et gagner des parts de marché », prévient Loïc Sabatier, analyste chez MainFirst Bank. A défaut d’une restructuration vigoureuse, Air France pourrait connaître un destin semblable à Alitalia, ajoute-t-il. La compagnie italienne, dont Air France-KLM était le premier actionnaire avant de se désengager, a multiplié les plans de restructuration et a dû finalement appeler Etihad à la rescousse, la compagnie du Golfe prenant 49% de son capital. Concurrencée notamment par les compagnies du Golfe, Air France-KLM a annoncé le 15 juin l’abandon l’hiver prochain de quatre lignes déficitaires et la réduction de fréquences sur d’autres liaisons dans trois pays. Le PDG d’Air France Frédéric Gagey avait déclaré le 15 juillet que la compagnie pourrait devoir fermer d’autres lignes long-courriers si les négociations avec les personnels navigants ne permettaient pas de dégager les économies de coûts nécessaires pour s’aligner sur la concurrence.

Air France-KLM – Toujours la même maladie: les pilotes

Air France-KLM – Toujours la même maladie: les pilotes

 

Finalement les pilotes du SNPL d’Air France finiront bien par avoir la peau de leur compagnie qui régulièrement s’enfonce dans le rouge. Une sorte de suicide collectif largement provoqué depuis des années par un syndicat corpo à la stratégie mortifère. Les recettes unitaires d’Air France-KLM se sont en effet encore dégradées au deuxième trimestre, conduisant le groupe à annoncer vendredi de nouvelles économies et une hausse de ses capacités plus modérée que prévu sur l’année. Le groupe franco-néerlandais, qui déplore « une absence d’amélioration de (ses) résultats », va notamment réduire d’environ 300 millions d’euros ses frais généraux et administratifs, sur un total d’un peu plus 1,1 milliard, a précisé à des journalistes son PDG, Alexandre de Juniac. Ses capacités devraient croître de 0,6% cette année, contre une hausse de 1,1% prévue en février, notamment à la suite d’une réduction de la voilure au Japon, au Brésil et en Afrique de l’Est. Au deuxième trimestre, la recette unitaire au siège-kilomètre offert a reculé de 4,8% à données comparables. Sur le trimestre, Air France-KLM a vu son excédent brut d’exploitation (Ebitda) baisser de 72 millions d’euros en rythme annuel, à 569 millions d’euros, avec un chiffre d’affaires de 6,642 milliards, en hausse de 3,0% grâce à la hausse du dollar, mais en recul de 4,5% à données comparables.  Les analystes attendaient en moyenne un excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 575,50 millions d’euros et un chiffre d’affaires de 6,513 milliards, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S. Sur le semestre, Air France-KLM a creusé sa perte d’exploitation à 232 millions, l’appréciation du dollar ayant renchéri les coûts de carburant et de maintenance du groupe. Air France-KLM règle 42% de ses coûts en dollar, alors qu’il ne réalise que 25% de son chiffre d’affaires dans la monnaie américaine. Le groupe, qui s’abstient toujours dans son communiqué de tout objectif de résultat pour 2015, confirme viser une réduction de sa dette d’un milliard d’euros sur un an pour la ramener à environ 4,4 milliards fin 2015, à comparer à 4,55 milliards au 30 juin. Il réaffirme aussi prévoir pour cette année une réduction de 1% à 1,3% de ses coûts unitaires, soit 250 à 350 millions d’euros d’économies, qui passe notamment par les nouvelles mesures annoncées chez Air France à la mi-juin.

 

 

 

 

 

 

Air France : condamnée à disparaître ?

Air France : condamnée à disparaître ?

 

 

C’est sans doute prématuré mais force est de constater qu’Air France n’a jamais réussi  à assurer  sa rentabilité de manière durable coincée entre un management ringard et un syndicat hyper corpo des pilotes , le SNPL. Du coup qualité et compétitivité ne sont pas au rendez vous de la bataille des compagnies notamment low cost. Sur la tendance  Air France pourrait même disparaître d’ici avant 20 ans sans un vigoureux redressement. On objectera que des efforts ont été entrepris ( surtout chez les personnels au sol), certes mais pas au rythme de modernisation des  autres compagnies. D’une  manière générale la productivité comme la qualité sont notoirement insuffisantes pour assurer la pérennité de cette compagnie trop longtemps surprotégée par l’Etat français et la direction générale de l’aviation civile ( en fait sous la tutelle d’Air France). Le syndicat hyper corpo d’Air France, le SNPL,  aura largement contribué à couler la compagnie. D’une  certaine manière- à terme bien sûr- Air France pourraiat connaitre le sort de la SNCM avec une  lente agonie. C’est pourquoi la guerre est désormais déclarée entre le principal syndicat de pilotes d’Air France, le SNPL, et la direction de la compagnie. Air France vient en effet d’engager un recours en référé contre le syndicat majoritaire chez les pilotes pour non respect des engagements pris dans le cadre du plan Transform 2015.  En effet, le plan de restructuration de la compagnie déclenché en 2012 prévoyait que chaque catégorie de personnel (personnels au sol, personnels navigants commerciaux et pilotes) réalise 20% de gains de productivité en 2015. Un montant global d’économies avait ainsi été chiffré. Or, contrairement aux autres catégories de personnel, les pilotes auraient atteint seulement 12% de «gain économique», cumulant réductions de coûts et gains de productivité soit 130 millions d’euros sur les 200 prévus. Un niveau très inférieur aux personnels au sol qui ont dépassé les 20% prévus et aux hôtesses et stewards qui s’approchaient de l’objectif à la fin de l’année 2014 soit 200 millions sur les 224 millions visés. Les représentants des personnels avaient publiquement dénoncé le comportement des pilotes lors de leur grève en septembre dernier. Ces derniers avaient ruiné les efforts de leurs collègues et se montraient incapables de respecter leurs engagements… Depuis, le SNPL d’Air France a indiqué que si certaines mesures n’avaient pas été appliquées, la direction de la compagnie en était responsable. De son côté, Air France avait affirmé que la totalité du plan Transform serait respectée. «Les discussions avec le SNPL sont infructueuses, souligne aujourd’hui un cadre de la compagnie. Nous allons donc demander au tribunal de prendre une décision sur une clause de l’accord prévoyant qu’en cas de blocage, le président d’Air France tranche».  «Le dialogue ne sera pas rompu pour autant avec les pilotes, affirme pourtant un dirigeant de la compagnie. Mais nous avons besoin d’avancer vite». Mais le SNPL ne l’entend pas de cette oreille. «C’est la première fois qu’Air France fait le choix politique d’attaquer en justice le syndicat majoritairement représentatif au sein de pilotes, note le syndicat dans un communiqué. Dans l’incapacité de trouver une méthode contractuelle pour solder le précédent plan de restructuration, la direction retourne sur son terrain favori: celui de la communication, en délaissant à dessein celui de la négociation.» Le SNPL regrette qu’aucune information officielle ne lui ait été adressée. «Lorsque la procédure se substitue au dialogue, cela démontre la faiblesse de la relation sociale et de la capacité à porter une projet convaincant», tranche le syndicat majoritaire. Faute d’obtenir gain de cause en négociant avec les pilotes, la direction de la compagnie engage donc un bras de fer judiciaire qui pourrait réveiller les réflexes de certains d’entre eux.

 

Air France : en survie ?

Air France : en survie ?

 

C’est en substance ce qu’a déclaré le PDG devant les actionnaires de la compagnie. Survie parce que les résultats financiers sont mauvais, survie parce la compétitivité est absente,  survie parce que la qualité n’est pas à la hauteur des coûts et des tarifs . Survie parce que sur la tendance des compagnies comme Air France seront mangées par les compagnies à bas coûts et les compagnies du Golfe. Il est évident que si Air France continue de se comporter comme une sorte administration aérienne  ( avantages sociaux compris notamment en matière de productivité) cette entreprise coulera à terme.  Le PDG d’Air France-KLM a donc annoncé jeudi une période de « dure tourmente » aux actionnaires, qui l’ont très largement reconduit, et a appelé au soutien des pouvoirs publics pour assurer la survie des compagnies européennes en Europe. Les actionnaires du numéro deux européen du transport aérien ont reconduit Alexandre de Juniac au poste d’administrateur du groupe pour quatre ans avec un score de 94,21%, lui permettant sans surprise de demeurer à son poste de PDG. « Je ne vous ai pas promis aujourd’hui un avenir serein, je vous ai promis une dure tourmente et des mesures d’adaptation qui doivent être courageuses et vigoureuses », a-t-il dit aux actionnaires lors de l’assemblée générale annuelle du groupe franco-néerlandais. Le groupe, qui a supprimé quelque 8.000 emplois en trois ans, a démarré fin décembre 2014 les négociations avec le personnel de KLM et en mai avec celui d’Air France à la suite des élections syndicales. Au sein de la compagnie française, où 800 suppressions d’emplois supplémentaires ont d’ores et déjà été annoncées en février, la direction espère boucler les négociations en septembre-octobre et annoncer alors de nouvelles « décisions ». Les efforts « importants » à nouveau demandés aux salariés des deux compagnies ne produiront tous leurs effets qu’avec la mobilisation de l’ensemble des acteurs du secteur aérien, des pouvoirs publics aux aéroports en passant par les directions de l’aviation civile, a précisé Alexandre de Juniac. « En Europe, s’il n’y a pas une mobilisation de tous les acteurs concernés, la survie des compagnies aériennes sera un jour à moyen terme remise en cause », a-t-il ajouté. Air France-KLM et ses principales concurrentes, l’allemande Lufthansa et IAG regroupant British Airways et l’espagnole Iberia, sont prises en étau entre les ambitions des compagnies du Golfe sur le long-courrier et la compétitivité des « low cost » comme easyJet sur le court-courrier. 

Air France : l’Etat monte en puissance

Air  France : l’Etat monte en puissance

 

Même stratégie que chez Renault, l’Etat monte en puissance à Air France pour imposer le double droit de vote aux actionnaires de plus de deux ans. Une manière sans doute de s’opposer à des stratégies de délocalisation éventuelle ( et donc aussi à une remise en cause de certains statuts des personnels).   Les ministres de l’Economie et des Finances ont annoncé ce vendredi 8 mai que l’Etat, qui détient 15,88% du capital d’Air France-KLM, achetait 5,1 millions actions supplémentaires, soit 1,7% du capital, pour pouvoir peser et faire adopter lors de la prochaine AG l’octroi de droits de vote double pour les actionnaires fidèles. Comme une résolution qui doit être débattue lors de l’Assemblée générale des actionnaires du 21 mai s’oppose à ces droits de vote double, et comme il l’avait fait pour Renault, l’Etat débourse « entre 33,15 millions d’euros et 45,9 millions d’euros » pour augmenter sa participation et donc pour faire barrage à cette résolution, selon un communiqué de Michel Sapin et Emmanuel Macron. Les ministres rappellent que la loi du 29 mars 2014, dite Loi Florange, prévoit que les actionnaires qui conservent leurs titres pendant au moins deux ans sont récompensés par l’octroi de droits de vote doubles, sauf si une décision contraire est adoptée par l’assemblée générale des actionnaires.

Air France: encore un plan d’économies

Air France toujours engluée dans les mauvais résultats et l’endettement devra réaliser 1,13 milliard d’euros d’économies sur la période 2015-2017, selon un communiqué diffusé jeudi à l’issue d’un comité central d’entreprise (CCE). Ce qui passera par des efforts de productivité (temps de traail, rémunération, heures de vol etc) et sans doute par la suppression de plusieurs centaines de postes.  Toutes les activités seront mises à contribution, en particulier les vols long-courrier, à travers une «réduction du nombre de lignes non rentables», alors qu’une «forte réduction des pertes» est visée sur les vols moyen-courrier desservant l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Les compagnies Hop! et Transavia devront, pour leur part, atteindre l’équilibre d’exploitation d’ici deux ans. La branche fret, largement déficitaire, devra également redresser ses résultats, tandis que les activités de restauration (Servair) et de maintenance devront accroître leur rentabilité. L’objectif affiché de la compagnie est d’arriver à un résultat d’exploitation positif de 740 millions d’euros dès 2017, un chiffre qui permet de rembourser la dette et d’investir, a expliqué Didier Fauverte, secrétaire général CGT du CCE d’Air France. «Cela va être difficile», a-t-il souligné. «Ils ont été très évasifs sur les leviers qu’ils utiliseront», a déclaré de son côté Jérôme Beaurain, élu SUD. De sources concordantes, la réduction des coûts passera par «l’augmentation de la productivité», «l’adaptation des effectifs» et le «développement du recours à la sous-traitance». Un changement des «règles d’utilisation et de rémunération des personnels navigants (pilotes,hôtesses et stewards)» est aussi envisagé, afin d’augmenter leur temps de travail et leurs heures de vol.
 Ces mesures s’inscrivent dans le cadre du plan « Perform 2020″ de la maison-mère Air-France-KLM. Ce plan a pris le relais en janvier du plan « Transform 2015″, marqué par la suppression de plus de 7.300 emplois de 2012 à 2014, dont 6.400 pour Air France et ses filiales, sans compter les 800 postes supplémentaires visés par le nouveau plan de départ volontaires annoncé fin janvier. Le groupe franco-néerlandais avait pourtant enregistré des progrès l’an dernier (perte nette ramenée à 198 millions d’euros contre 1,82 milliard d’euros en 2013). La rentabilité du groupe avait certes souffert de la grève de deux semaines des pilotes en septembre, le résultat d’exploitation replongeant alors dans le rouge ( -129 millions d’euros contre +130 millions d’euros en 2013). Mais la tendance positive s’est prolongée au premier trimestre 2015 (perte d’exploitation réduite de 6,3% à -417 millions d’euros), grâce aux bonnes performances d’Air France, KLM et Hop!, en dépit d’une dégradation de la rentabilité de Transavia et du fret. Air France-KLM a confirmé son objectif de diminution de 1% à 1,3% de ses coûts unitaires cette année, soit l’équivalent de 250 à 300 millions d’euros d’économies sur les 650 visés d’ici fin 2017. Malgré une baisse de 4,7% de sa facture de carburant sur les trois premiers mois de l’année, le groupe n’escompte pas de marge de manoeuvre complémentaire liée aux cours du pétrole et s’attend à ce que « la quasi-totalité des économies » liées à la baisse du prix du pétrole soit « absorbée par la pression (de la concurrence, ndlr) sur les recettes unitaires et l’effet change négatif », principalement du à la baisse de l’euro face au dollar. Confronté à « un contexte d’extrême concurrence », Air France entend par ailleurs « poursuivre la reconquête commerciale initiée avec Transform 2015″ et présentera un « point d’avancement » sur Perform au prochain CCE, en juin, selon son communiqué publié jeudi soir.

 

Air-France élections professionnelles- : baisse de la CGT

Air-France élections professionnelles- : baisse de la CGT

Effet sans doute de l’opposition aux réformes  d’Air France , la CGT  perd 4 points et le SNPL 6  (ce dernier restant majoritaire chez les pilotes).:la CFDT arrive en tête pour le personnel au sol.  Toutes catégories de personnel confondues, la CGT a atteint 14,26% des voix, ce qui représente un recul de près de 4 points par rapport au précédentes élections de 2011.  C’est la CFE-CGC, alliée à l’Unac, qui décroche la première place avec 18,11% des points. Arrive ensuite FO- SNPNC (15,94%) puis l’Unsa Aérien (15,18%). La CFDT occupe la quatrième place (13,19%).  «Tous ces syndicats réformateurs ont signé notre projet Transform», indique Air France qui souligne que le taux de participation a été exceptionnellement élevé à plus de 70%.  Dans chacune des catégories de personnels, les résultats sont plus nuancés: parmi les pilotes, le SNPL – à l’origine du mouvement de grève de deux semaines en septembre – reste largement en tête (65,37%) même s’il baisse de près de 6 points. Le Spaf en revanche progresse de près de 10 points (20,76%).  Chez les personnels au sol, la plus importante catégorie au sein de la compagnie, la CFDT arrive en tête. Parmi les hôtesses et les stewards, c’est l’Unsa qui occupe la première place.  La direction d’Air France ouvrira lundi une «conférence sociale» avec les différentes catégories de personnel et lancer les chantiers sociaux prévus ces prochaines mois dans le cadre du nouveau plan de restructuration, Perform 2020.

 

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