Archive pour le Tag 'Air-France'

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Air France : nouvelle grève

Air France : nouvelle grève

Une nouvelle grève à l’occasion de la réunion du CCE qui doit annoncer le plan de restructuration d’Air France.   C’est le premier CCE à Air France depuis l’épisode de la chemise déchirée, il y a maintenant plus de deux semaines. Première réunion entre tous les syndicats et la direction de la compagnie aérienne tricolore depuis ce comité central d’entreprise émaillé par des violences après l’annonce de 2.900 suppressions de postes sur deux ans. Mais les syndicats dans leur ensemble n’attendent pas grand-chose de ce comité central d’entreprise. L’intersyndicale (toutes les organisations sauf la CFE-CGC et la CFDT) a d’ailleurs donné rendez-vous aux salariés pour une grande manifestation devant l’Assemblée nationale en début d’après-midi et demande à l’état d’intervenir dans le dossier. Ils auraient voulu avoir la primeur de l’information. Près d’un millier d’emplois seront supprimés dès l’an prochain, sauf que les syndicats d’Air France l’ont appris par la presse après une déclaration de leur patron Alexandre de Juniac. Fatigués aussi du chantage à l’emploi exercé, disent-ils, par une direction pressée de conclure un accord avant la fin de l’année et même par l’Etat qui martèle que les licenciements peuvent encore être évités. « Ca n’est pas propice à avoir un dialogue serein » explique Christophe Pillet est le secrétaire général du SNPNC, qui représente hôtesses et stewards. « Je suis étonnée [...] qu’on aborde les négociations avec un chantage à l’emploi » Christophe Pillet, SNPNC, au micro de Isabelle Raymond Surtout qu’ils ne croient plus aux promesses de la direction qui leur répète que s’ils produisent effectivement les nouveaux efforts de productivité réclamés, ils éviteront vraiment le pire. Alors ce jeudi c’est à chacun de prendre ses responsabilités, selon les syndicats d’Air France. Un message que les salariés de la compagnie iront porter devant l’assemblée nationale dans l’après-midi.

 

Air France violences : il y a d’autres méthodes pour interpeller (Hollande)

Air France violences : il y a d’autres méthodes pour interpeller (Hollande)

 

Invité sur RTL, le président français a réfuté tout risque d’explosion en réponse au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dont l’organisation boycotte la conférence sociale qui s’est ouverte lundi à Paris.   »Le conflit à Air France ne résume pas l’état de la France », a dit le président, deux semaines après les violences commises contre des dirigeants de la compagnie aérienne par des syndicalistes en colère, dont certains ont été mis en examen. « Ce serait se tromper gravement de prendre un sujet Air France pour en faire un cas général », a-t-il ajouté. François Hollande s’est refusé à commenter la décision du procureur d’interpeller à l’aube, à leur domicile, des syndicalistes d’Air France soupçonnés de violences. « Ensuite, je pense qu’il y a d’autres méthodes pour interpeller, mais ce n’est pas à moi de le dire. »

Air France : 1000 suppressions de postes en 2016

Air France : 1000 suppressions de postes en 2016

 

 

Pour 2016, « c’est moins d’un tiers du total » des 2.900 suppressions d’emplois prévues dans le plan (1.200 chez les navigants, 1.700 au sol) qui est proposé a indiqué le patron d’Air France.Air France appliquera la première partie de son plan de restructuration l’an prochain, avec près d’un millier de suppressions de postes, mais la phase la plus « douloureuse » peut être évitée en 2017 si des négociations aboutissent d’ici à début 2016, a déclaré dimanche son PDG. La direction de la compagnie, ébranlée par les violences survenues le 5 octobre en marge d’un comité central d’entreprise consacré à ce plan « B », présentera jeudi prochain lors d’un nouveau CCE sa « gestion prévisionnelle des emplois » sur la base de ce même plan, qui n’est pas suspendu, a dit Alexandre de Juniac au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Le plan « B », qui a conduit des salariés à molester le directeur des ressources humaines et un haut responsable de l’activité long-courrier à Air France, fait suite à l’échec des négociations avec les personnels navigants auxquels la direction demandait notamment de travailler une centaine d’heures supplémentaires par an à salaire égal. « Le plan B se déroule sur deux années, 2016 et 2017. 2016 est lancé, les lignes long-courrier que nous mettons à la vente à partir d’avril 2016 doivent être mises en machine en gros en octobre-novembre. Pour 2017, ce n’est pas le cas », a souligné Alexandre de Juniac. « Le chiffre sera donné et discuté au sein du comité central d’entreprise et lorsqu’il y aura des accords – il y aura partout des accords, moi je suis très optimiste -, il y aura des mesures de départs volontaires », a expliqué le PDG. « 2017 concentre l’essentiel des mesures du plan B, notamment les mesures douloureuses qu’on veut tous éviter », a poursuivi Alexandre de Juniac. « Si les négociations sont réussies d’ici le début de l’année prochaine, nous pouvons éviter de mettre en œuvre le plan B 2017, c’est-à-dire revenir au plan A, au plan Perform », a-t-il assuré.

Lufthansa, modèle pour Air France ?

Lufthansa, modèle pour Air France ?

 

 La plus grosse compagnie d’Europe, avec 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires, connaît les mêmes maux qu’Air France : des coûts trop élevés face à la concurrence des compagnies du Golfe et des low cost. Chez elle aussi, l’affrontement avec les pilotes a été brutal : 13 mouvements de grève en dix-huit mois pour une perte sèche de 300 millions d’euros. Côté Lufthansa, le plan de restructuration s’est déployé à la vitesse d’une attaque de la Mannschaft. La direction a d’ailleurs baptisé son plan « 7-1″, en référence à la victoire historique de son équipe nationale de football contre le Brésil lors de la dernière Coupe du monde. Plus inspirant que les petits noms choisis par Air France pour ses plans de restructuration : Transform 2015 et Perform 2020.   Pilotes et direction d’Air France se sont enfin assis autour de la même table, vendredi, pour renouer le dialogue. Les premiers semblent disposés à faire des efforts, les autres à apaiser les tensions. Le résultat reste une perte de temps considérable face au grand concurrent historique du ciel européen, l’allemand Lufthansa. Pour Lufthansa  l’ offensive commerciale est programmée début novembre : les premiers appareils aux couleurs d’Eurowings, la filiale low cost, se déploieront dans toute l’Europe. Dans la foulée décolleront des vols à prix cassés vers Bangkok, Dubai ou les Caraïbes. La nouvelle compagnie sera même implantée en France, dans pas moins de huit aéroports, d’où elle proposera 24 destinations. Lufthansa va-t-elle réussir là où Air France a échoué : bâtir, rapidement, un géant européen des airs susceptible de rivaliser avec Ryanair et Easyjet sur un marché du low cost qu’elle regardait de haut? Il y a un an, Air France renonçait à ses ambitions pour Transavia Europe face à la colère de ses pilotes, et ferraille toujours avec eux pour réduire ses coûts d’exploitation. Comme en France, le conflit entre pilotes et direction s’est envenimé autour d’une question moins technique et plus stratégique : le développement d’une filiale low cost au sein du groupe. Lufthansa n’a eu aucun état d’âme pour lancer Eurowings. Face à la fronde de ses navigants, la direction a porté l’affaire devant les tribunaux. Résultat : les pilotes sont interdits de grève depuis le 8 septembre. « Nous étudions actuellement la façon de réagir au verdict de la cour de Francfort », explique au JDD Markus Wahl, porte-parole du Vereinigung Cockpit, principal syndicat de pilotes. En attendant, Eurowings va lancer les 100 avions de sa flotte en recrutant de nouveaux pilotes. « Nous avons déjà reçu 1.900 candidatures », assure la compagnie qui, au 1er novembre, va déménager à Vienne, en Autriche, loin de l’état-major de Francfort. Deux filiales du groupe vont aussi prendre leur indépendance et lui être rattachées : le fret et la restauration à bord. Des activités qu’Air France a bien du mal à mettre à l’équilibre. « Etre géré de façon autonome devrait permettre à Eurowings de se développer plus vite », a justifié Carsten Spohr, le patron du groupe, qui s’est aussi attelé à réduire les échelons hiérarchiques, pour gagner en « agilité », et à faire 500 millions d’euros d’économies par an. L’autre grand projet de Lufthansa consiste à aller décrocher le label « cinq étoiles » dont se targue une poignée seulement de compagnies dans le monde, dont Qatar Airways ou Singapore Airlines, mais aucune européenne. Elle a déjà investi 1,5 milliard d’euros dans sa montée en gamme avec, depuis trois ans, la rénovation de sa classe éco, la création de sièges premium éco et surtout une nouvelle classe affaires. À la fin de l’automne, ses 106 appareils long-courriers auront été relookés. Là encore, l’allemand a pris une longueur d’avance.

Air France : la justice condamne le SNPL

Air France : la justice condamne  le SNPL

Non seulement les plotes vont voir reculer sur les négociations du programme de 2020 mais en outre la justice les condamne pour ne pas avoir appliqué le programme de 2015 négocié en 2012. Certes la bataille juridique n’est pas terminée mais l’enjeu est ailleurs, il s’agit surtout de savoir si les syndicats corpos notamment ceux des pilotes sont prêts à faire les efforts nécessaires pour sauver une entreprise condamnées  disparaître à moyen terme en l’état de la compétitivité de la compagnie. Air France l’a donc emporté en justice contre le syndicat de pilote majoritaire SNPL. Le tribunal de grande instance de Bobigny a contraint les pilotes à appliquer pleinement le plan de restructuration « Transform 2015″, signé en 2012. Cette action en justice avait limité les négociations sur le nouveau plan « Perform 2020″.  La justice vient de trancher sur un point de blocage important dans les négociations engagées entre le syndicat majoritaire des pilotes, le SNPL, et la direction d’Air France. Le tribunal de grande instance de Bobigny contraint les pilotes à appliquer pleinement les dernières mesures du plan de restructuration « Transform 2015″.   Dans les faits, la direction de la compagnie aérienne reprochait au syndicat la non-application de certains engagements du plan, notamment la baisse de la majoration des heures de nuit et l’augmentation de la productivité. Selon elle, les pilotes ont réalisé 13% de gains de productivité, alors que l’objectif fixé était de 20%. Les autres catégories de personnel l’ont atteint. Le SNPL estime de son côté que la direction n’a pas respecté les contreparties promises lors de la signature de l’accord en 2012. Le syndicat pourrait d’ailleurs faire appel de la décision du tribunal de grande instance de Bobigny.  Cette action en justice engagée par la direction avait conduit le SNPL à refuser tout l’été les négociations sur le nouveau plan de restructuration « Perform 2020″.

Air France : pas de plan B si négociation

Air France : pas de plan B si négociation

 

Le plan B qui prévoit près de 2900 suppressions de postes pourrait ne pas être appliqué si es syndicats acceptent de négocier sur la productivité en particulier des pilotes. En fait on revient au point de départ avant que la direction ne décide du plan B en raison du refus des syndicats corpos de négocier sur la productivité. Si des négociations avec les syndicats aboutissent rapidement, a fait donc savoir jeudi sa maison-mère, Air France-KLM.  Le conseil d’administration du groupe franco-néerlandais fait ainsi écho aux propos de plusieurs membres du gouvernement, dont le Premier ministre Manuel Valls, qui ont estimé mercredi que réduire les effectifs n’était pas forcément nécessaire pour redresser la compagnie. Il reste possible de revenir au plan de restructuration « Perform 2020″, négocié en vain jusqu’à fin septembre pour éviter des suppressions de postes, poursuit le groupe dans une déclaration transmise à Reuters, dans laquelle il réaffirme son soutien au PDG Alexandre de Juniac et à son équipe dirigeante.   »Le plan de réduction de l’activité en 2017 peut encore être évité si la négociation aboutit rapidement », précise Air France-KLM, ajoutant que le conseil d’administration a encouragé la direction et les syndicats à poursuivre les négociations dans cet esprit. « La direction (et) les organisations syndicales préfèrent un plan de croissance de l’activité dont la mise en œuvre est conditionnée à des économies de coûts négociées plutôt qu’un plan de restructuration aux conséquences sociales plus lourdes », ajoute le groupe. Pour Didier Dague, administrateur salarié FO d’Air France, ces déclarations sont de nature à calmer les esprits.   »Qu’on annonce officiellement que le plan B peut être réajusté, c’est une chose, après il faut voir dans les détails ce que ça va donner », a-t-il toutefois prévenu.

 

Air France : un conseiller de Valls aux ressources humaines ou l’étatisation des relations sociales

Air France : un conseiller de Valls aux ressources humaines ou l’étatisation des relations sociales

 

 

 

Il est évident que la nomination d’un conseiller politique de Valls à Air France comme futur DRH constitue une preuve de l’étatisation des relations sociales dans cette entreprise. Le conflit d’Air France très médiatisé et donc repris en main par l’État qui souhaite mettre la pédale douce sur les restructurations nécessaires surtout à la veille d’élections politiques qui s’avèrent particulièrement délicates pour le parti socialiste. Certes l’intéressé n’est sans doute pas sans qualités mais le principe qui consiste pour un conseiller ministériel à pantoufler dans une grande entreprise à la demande du gouvernement d’une certaine manière remet en cause l’indépendance de gestion. Un proche collaborateur du premier ministre Manuel Valls va donc rejoindre Air France et succéder à la direction des ressources humaines à l’un des dirigeants de la compagnie agressés début octobre lors de l’annonce d’une nouvelle restructuration, a annoncé Air France ce mercredi. Gilles Gateau, directeur de cabinet adjoint et conseiller social de Manuel Valls, rejoindra Air France à compter du 1er novembre, a indiqué la compagnie. Son arrivée a été négociée avant les violences de la semaine passée. Depuis l’élection de François Hollande en 2012, M. Gateau était un rouage important de la politique sociale du gouvernement, d’abord en tant que directeur de cabinet de Michel Sapin au ministère du Travail (2012-2014), puis auprès du Premier ministre (2013-2015). Cet habitué des cabinets ministériels était déjà passé par la rue de Grenelle et Matignon dans les années 1990, en tant que conseiller de Martine Aubry (1991-1993) puis de Lionel Jospin (1997-2001). Il a également occupé plusieurs postes à l’ex-Agence nationale pour l’emploi (ANPE). Xavier Broseta est l’un des deux dirigeants d’Air France violemment pris à partie par des manifestants le 5 octobre lors de l’annonce d’un nouveau plan de restructuration de la compagnie prévoyant notamment la suppression de 2900 postes sur les deux ans à venir. Les images des deux hommes, vêtements en lambeaux, fuyant la vindicte de salariés en colère en escaladant des grillages, avaient fait le tour du monde, suscitant l’inquiétude des pouvoirs publics et des milieux économiques sur leur impact pour l’image de la France. L’Etat français est actionnaire à 17,6% d’Air France-KLM. Le gouvernement socialiste a apporté son soutien à la direction d’Air France mais surveille de près les démarches engagées pour renouer le dialogue avec les syndicats. La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, qui a la tutelle sur les Transports, a notamment estimé mercredi que la direction devrait suspendre son dernier projet de réduction d’effectifs pour permettre la reprise des discussions sur des efforts de productivité.

Air France: le plan de licenciement n’est plus suspendu !(Valls)

Air France: le plan de licenciement n’est plus suspendu !(Valls)

Ça branle sérieusement dans le manche gouvernement concernant Air France. Alors que Ségolène avait très récemment affirmé que ce plan devait être suspendu pour permettre la reprise des négociations, Valls lui affirmait ce matin le contraire sur BFM. Autre point de désaccord Ségolène royal souhaité un médiateur tandis que Valls entend privilégier le dialogue direct entre syndicats et direction. Une mise au point de Valls qui s’imposait car la direction d’Air France commençait  à être sérieusement agacée  par les interventions répétées des différents membres du gouvernement à propos du conflit. Valls estdonc  revenu ce jeudi sur le plan de restructuration chez Air France, réaffirmant que celui-ci n’était «pas suspendu», sur BFM TV. «La compagnie française fait face à la concurrence du low-cost et des grandes compagnies, en particulier celles du Golfe, qui ont su se réformer».  Après les violences qui se sont déroulées lundi dernier en marge du CCE d’Air France, à Roissy, le dialogue entre les différentes parties a repris en fin de semaine. «Il doit se poursuivre pour permettre à la compagnie d’affronter là aussi cette concurrence et pour que chacun assume pleinement ses responsabilités», a déclaré le Premier ministre au micro de Jean-Jacques Bourdin, qui a réaffirmé son soutien à la direction de la compagnie.  Il a ensuite justifié l’obligation de réforme de la compagnie, nécessaire à sa survie. «Air France doit faire des efforts, des réformes si nous voulons que la compagnie nationale qui porte nos couleurs survive. Alors que les pilotes ont appelé le gouvernement et la France à intervenir dans ce dossier, Manuel Valls a affirmé que «l’État est prêt à assumer ses responsabilités». «Le gouvernement soutient le plan de restructuration d’Air France et appelle au dialogue. Aujourd’hui il n’y a pas besoin de médiateur».

Valls : veut enterrer le dossier d’Air France jusqu’en 2017

Valls : veut enterrer le dossier d’Air France jusqu’en 2017

 

 

C’est en substance ce que souhaite Valls à savoir :  mettre en sourdine les questions de restructuration à Air France pour les reporter en 2017. Et d’affirmer avec l’assurance de l’incompétence que le plan d’Air France doit être remis en question. Sur quels critères, quelle argumentation économique ? « Les responsabilités ne sont pas toutes du même côté » à déclarer l’inénarrable Ségolène. De quoi parle-t-elle ? Elle n’en sait sans doute strictement rien. Comme les autres membres du gouvernement, elle souhaite mettre une sourdine à ce conflit très médiatisé pour ne pas s’hypothéquer davantage les chances du PS aux  prochaine élections. Certes il faut sans doute améliorer la qualité du dialogue mais de ce point de vue les syndicats corpos d’Air France et en particulier ceux des pilotes portent une lourde responsabilité Reste la question de fond à savoir améliorer la compétitivité d’Air France dont les coûts sont supérieurs de 20 à 25 % à ceux de la concurrence à moins de se résoudre à une disparition progressive de la compagnie. Le chef du gouvernement s’est donc  inscrit dans la suite des propos tenus par les ministres de l’Ecologie, Ségolène Royal, et du Travail, Myriam El Khomri, qui avaient toutes deux dit ne pas penser que ces suppressions de postes soient nécessaires. « Nous, nous pensons que ce plan peut être aujourd’hui évité si le dialogue social s’approfondit, c’est le cas depuis quelques jours et qu’on puisse avancer avec l’ensemble des professions qui travaillent à Air France », a dit Manuel Valls. « Le dialogue social est la meilleure solution pour permettre demain à la compagnie d’affronter les grands défis du monde », a-t-il ajouté lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

Air France : un plan c ?

Air France : un plan c ?

La direction d’Air France a sans doute commis une erreur en annonçant dans le cadre de son plan B des licenciements secs. Du coup il semblerait qu’on s’oriente désormais vers un plan sans licenciement sec mais qui exigerait de gros efforts de productivité de la part du personnel sur le modèle de ce qui a été effectué dans la compagnie KLM filiale du groupe. Selon Le Parisien, un plan consisterait « à s’inspirer de la réforme négociée avec les pilotes de KLM ». Il s’agit d’un accord de productivité sur trois ans qui prévoit le « gel des augmentations générales des salaires, une hausse progressive de l’âge de départ à la retraite, des mesures de productivité et un accord de participation aux résultats du groupe Air France-KLM », détaille le quotidien. Cet accord exige qu’en échange, la compagnie aérienne renonce à une partie des fermetures de lignes et des retraits d’avions programmés en 2016 et 2017. Un proche du dossier, cité par Le Parisien, estime que « si les pilotes font leur part du boulot et son disposés à faire des efforts, les économies seront suffisantes ». Cependant, certains experts dénoncent « la rigidité d’Alexandre de Juniac ». Un autre reconnait que « menacer de licenciements secs a été une grosse erreur ».

Air France : après l’arrestation des militants CGT, le choix entre le réformisme ou la révolution stérile

Air France : après l’arrestation des militants CGT, le choix entre le réformisme ou la révolution stérile

 

Après l’arrestation de militant CGT impliqués dans les violences à Air France, on constate comme d’habitude deux  types de réaction très opposés. Les uns très sa gauche et même à l’extrême gauche soutiennent que la violence est à imputer  à la direction d’Air France avec l’annonce des licenciements. De l’autre certains se réjouissent de l’action de la justice réglant au passage des comptes avec le syndicalisme. D’une certaine manière cette opposition illustre bien le débat caricatural sur la situation du syndicalisme en France. Pour schématiser à outrance il y a d’un côté les partisans de la suppression du syndicat, de l’autre ce qui privilégie l’action systématiquement contestataire et même révolutionnaire. Il n’est pas étonnant dans ces conditions que le syndicalisme français soit aussi faible et ne joue  qu’un rôle marginal dans la négociation collective. Il est clair que l’attitude agressive de certains syndicalistes n’est pas tolérable dans une société démocratique moderne pas plus que leur stratégie d’opposition systématique à toute évolution. De ce point de vue on attend que le syndicalisme français fasse sa révolution interne. Cependant la médiocrité génère la médiocrité. En outre l’émergence du syndicat révolutionnaire SUD a grandement favorisé la radicalisation des syndicats concurrents. En fait un syndicat révolutionnaire mélange d’extrême gauche, d’anarchistes et de corporatistes. Dans cet environnement la modernité syndicale portée surtout par la CFDT, parfois par la CGC et l’UNSA a du mal à émerger. Et certains militants de base se laissent entraîner sur la voie d’une radicalité inutile et contre-productive. D’une certaine manière les militants impliqués dans la violence Air France sont aussi les victimes de la stratégie irresponsable de leur organisation. A cet égard il faut regretter que l’évolution de la CGT impulsée par son ancien secrétaire général Bernard Thibault ait été stoppée après son départ.   Au moins cinq militants appartiennent donc à la CGT. Des militants de base de la branche fret d’Air France (Air France Cargo) mais aussi un délégué CGT. Le sixième manifestant entendu par les enquêteurs dépend, lui, de la direction de la maintenance, mais on ne connaît pas son éventuelle appartenance syndicale. Ces six personnes sont gardées à vue dans les locaux de la Police de l’Air et des Frontières, à Roissy, depuis les premières heures de la matinée. Leur garde à vue peut théoriquement durer 48 heures. Mais ce lundi soir, l’un d’entre eux a été relâché, sans qu’il soit possible de savoir lequel. Elles sont sous le coup d’une mise en examen pour « violences volontaires en réunion » et « entrave au déroulement du comité d’entreprise ». Des faits passibles de 5 ans de prison. Au total, une dizaine de personnes seraient dans le viseur de la justice, après avoir été identifiées sur les vidéos tournées pendant les violences. Il pourrait donc y avoir d’autres interpellations dans les heures qui viennent. En fin d’après-midi, 200 à 300 personnes ont manifesté devant l’entrée d’Air France Cargo, à Roissy, pour dénoncer ces interpellations et marquer leur solidarité avec les gardés à vue. Quelques figures politiques de gauche sont venues accompagner les manifestants, comme Pierre Laurent et Olivier Besançenot.  »Ce qui s’est passé le 5 octobre, c’était un cri de colère, pas un lynchage« , a déclaré Marc Hoquet, mécanicien à Orly et délégué Sud.

Violences Air France: quatre hommes intrepellés

 

 

Quatre salariés d’Air France ont été interpellés lundi matin dans l’enquête judiciaire sur les violences qui ont perturbé il y a une semaine un Comité central d’entreprise (CEE) de la compagnie aérienne, a-t-on appris de sources policières et auprès du parquet de Bobigny. Il s’agit de quatre hommes qui travaillent pour la branche Cargo d’Air France mais ne sont pas élus syndicaux, selon une source policière confirmant une information d’Europe 1. Ils ont été arrêtés « sans incident » vers 06H00 (04H00 GMT) à leur domicile, dans le Val-d’Oise, en Seine-et-Marne, dans les Yvelines et dans l’Aisne. Plusieurs centaines de salariés avaient fait irruption lundi 5 octobre en CCE et deux dirigeants d’Air France avaient été physiquement molestés, leurs chemises arrachées, des images qui ont fait le tour du monde. Au moins dix plaintes ont été déposées : celles de six vigiles et trois cadres de l’entreprises pour des « violences » et celle d’Air France pour « entrave au CCE » et « dégradations ». Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête, confiée à la police aux frontières, compétente en zone aéroportuaire. Une enquête interne à la compagnie a également permis d’identifier une dizaine de salariés comme impliqués dans ces violences, assurait dès mercredi une source proche du dossier.(AFP)

Air France : Macron pour la clarté, Ségolène pour le bla-bla

Air France : Macron pour la clarté, Ségolène pour le bla-bla

Alors que Macron a condamné nettement la violence à Air France, Ségolène Royal, elle, privilégie le bla-bla. Ségolène souhaite en fait étatiser  le débat social avec un médiateur nommé par l’État pour déboucher sur compromis vraisemblablement bâtard ; compromis qui retardera encore un peu plus les restructurations indispensables pour que la compagnie retrouve la compétitivité nécessaire. Contrairement à ce que pense Ségolène il ne s’agit pas seulement d’un problème de pédagogie du dialogue mais d’une question économique aux réalités incontournables. Les images des dirigeants d’Air France torse nu, escaladant un grillage ont fait le tour du monde. Le lendemain, la presse internationale s’interroge sur l’impact de ces événements pour l’image de la France, tout en cultivant les clichés. A l’instar de l’agence de presse Associated Press qui décrit, dans sa dépêche, une France « où les syndicats » prennent « parfois les patrons en otage pour défendre leur point de vue ». Lors d’un entretien accordé à CNN jeudi 8 octobre, Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie, a confié que ces « violences » étaient l’oeuvre de « quelques personnes isolées, extrêmement violentes ». Tout en prenant le soin de préciser à la télévision américaine qu’ « il ne s’agit pas de la France, (qu’) il s’agit de personnes stupides » et qu’elles « seront condamnées pour cela« . Il a également rappelé au journaliste Jim Bittermann que « le gouvernement a soutenu la direction » et que « tous les syndicats, au fond, ont condamné ces actes« . Après ces déclarations, la ministre de l’Écologie et de l’Environnement, Ségolène Royal, appelle à davantage de réflexion, et à l’apaisement quatre jours après les débordements. Vendredi matin, sur le plateau de iTélé, elle demande  d’ »éviter maintenant tous les mots qui blessent et ne servent pas la reconstruction d’une solution ». Et lance une petite pique, directement adressée au ministre de l’Économie : « Chercher à opposer les salariés les uns aux autres, ça n’a jamais marché ». Dont acte. Ségolène Royal a de nouveau rappelé son souhait de nommer un médiateur pour trouver une issue au conflit social  : Si le dialogue est difficile à renouer compte tenu de ce qui s’est passé, les dirigeants de l’entreprise et les organisations syndicales peuvent très bien se mettre d’accord sur le nom d’un médiateur qui réunirait un accord de toutes les parties prenantes et qui pourrait contribuer à renouer le fil du dialogue ». Les discussions entre la direction d’Air France et les représentants des deux syndicats de pilotes ont finalement repris en fin de matinée, dans les locaux de la compagnie aux Invalides.

Air France: Royal favorable a un médiateur, pour quoi faire ?

Air France: Royal favorable a un médiateur, pour quoi faire ?

On se demande bien de quoi se mêle une nouvelle fois Ségolène Royale en proposant un médiateur à Air France ( ce que veulent  le SNPL et la CGT). C’est évidemment une manœuvre d’État pour trouver un compromis bâtard qui ne fera que retarder encore les restructurations indispensables. L’inénarrable Ségolène ,énarque de formation, ne peut s’empêcher d’étatiser  toute question économique et sociale. On connaît l’enjeu, apaiser provisoirement  les tensions, noyer les problèmes dans un compromis vaseux et reporter ainsi après 2017 l’examen des mutations à opérer pour sauver la compagnie aérienne. Une manière aussi de déresponsabiliser la direction de l’entreprise, de la discréditer aussi. Un médiateur peut être désigné pour favoriser la reprise du dialogue au sein d’Air France si celui-ci peine à se remettre en place après les violences commises lundi contre des membres de la direction de la compagnie aérienne, a estimé vendredi Ségolène Royal.   »Si c’est nécessaire, il faut le faire. Ce n’est pas la peine de traîner ou de laisser le dialogue se dégrader ou de rester dans un situation de blocage », a estimé la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, interrogée sur iTélé sur l’opportunité de désigner un médiateur dans le conflit social qui secoue Air France. La ministre, qui exerce la tutelle sur le secrétariat d’Etat aux Transports, avait déjà évoqué cette hypothèse mercredi, mais reste la seule membre du gouvernement sur cette position. « Si le dialogue est difficile à renouer compte tenu de ce qui s’est passé, les dirigeants de l’entreprise et les organisations syndicales peuvent très bien se mettre d’accord sur le nom d’un médiateur qui réunirait un accord de toutes les parties prenantes et qui pourrait contribuer à renouer le fil du dialogue », a précisé la ministre. « C’est quoi renouer le fil du dialogue? C’est déjà partager un accord sur l’évaluation de la situation. Et sans doute que cette étape-là a été trop précipitée », a-t-elle poursuivi.  « Il faut que les partenaires se mettent d’accord déjà sur le partage du diagnostic de la situation. (…) A partir de ce moment, on peut co-construire ensemble des solutions », a-t-elle ajouté. La confirmation d’un plan de restructuration menaçant à court terme 2.900 emplois avait donné lieu lundi à des débordements parfois violents. Air France a opté pour ce « plan B » alternatif au projet Perform prévu initialement, en raison de l’échec des négociations, acté le 30 septembre, avec les syndicats de pilotes sur de nouvelles mesures de productivité.

Air France : « agissements inacceptables » qui font honte au syndicalisme

Air France : « agissements inacceptables » qui font honte au syndicalisme

Le ministre des transports a fort logiquement condamné avec force les débordements inacceptables de certains lors du conflit d’Air France. Débordements d’autant plus inacceptables qu’il semble bien que des syndicalistes soient impliqués. D’une certaine manière c’est une honte pour le syndicalisme tout entier. Il faut dire que la situation d’Air France est un peu particulière avec une myriade de syndicats, de l’ordre d’une quinzaine qui ne cessent  de se faire concurrence en ajoutant du corporatisme au corporatisme. Certes tous les syndicats ne sauraient être mis dans le même sac mais d’une façon générale la France souffre d’une vision éculée de ce qu’est la défense constructive des intérêts des salariés. En gros d’un côté il y a la frange presque toujours contestataire de syndicats surtout préoccupés d’objectifs politiques et ou corpos, c’est le cas pour Sud, d’une partie de la CGT de FO parfois de l’UNSA, de l’autre il y a la version plus moderniste d’autres syndicats surtout de la CFDT aussi de la CGC. Le syndicalisme ne se grandit pas en n’adoptant des stratégies systématiquement contestataires qui tuent le dialogue social est finalement desservent  l’intérêt même de leurs mandants. À l’occasion du conflit d’Air France la France de ce point de vue s’est encore ridiculisée et a montré la ringardise de certains syndicats responsables aussi de la  dégradation économique et sociale du pays. C’est donc justement qu’Alain Vidalies condamne fermement ces débordements en évoquant des « agissements inacceptables ». « Je pense que l’on peut redresser la situation en ayant une condamnation tout à fait ferme et unanime », commente le secrétaire d’État aux Transports. Pour lui, une seule réponse existe : la répression pénale.  »Il s’agit de violences faites contre des personnes, il faut isoler ces événements en disant que ces agissements méritent une répression pénale« , conclut-il. La compagnie aérienne a d’ailleurs annoncé déposer plainte pour « violence aggravée » après ces violents événements. Mais le PDG d’Air France, Frédéric Gagey, espérait avant tout une reprise des discussions :  »À ce stade, la vraie question est de reprendre la négociation. 

Air France : de nouvelles réductions de voilure à envisager

Air France : de nouvelles réductions de voilure à envisager

Le plan B d’Air France visant à réduire de 10 % l’activité n’est sans doute pas le dernier plan de structuration à moins d’efforts très significatives notamment des pilotes il y a fort à parier que l’entreprise sera conduite a diminué encore son offre après 2017. Pour cela la compagnie pourrait reporter sur KLM des activités actuellement effectuées par Air France. En réduisant son réseau long-courrier, Air France risque donc d’affaiblir son « hub » de Paris au profit de concurrentes étrangères et devrait voir une partie de l’activité du groupe Air France-KLM glisser vers KLM à Amsterdam, estiment des sources industrielles, syndicales et gouvernementales. La compagnie nationale française, paralysée par son bras de fer avec ses pilotes, a lancé lundi un « plan B » radical visant à réduire de 10% d’ici 2017 son pôle long-courrier, dont la moitié des lignes perdent de l’argent, au cours d’un comité central d’entreprise (CCE) interrompu par des violences. La cure d’austérité imposée par Air France à son personnel après l’échec des négociations avec ses navigants pourrait s’accompagner de départs contraints, pour la première fois depuis les années 1990, parmi les 2.900 suppressions de postes prévues d’ici 2017. Air France s’inspire des réductions de réseaux et de coûts effectués par d’autres concurrentes européennes comme British Airways (groupe IAG), mais après la crise de 2008, quand les autres compagnies réduisaient elles aussi leurs capacités, ce qui n’est plus le cas actuellement. « On craint que l’attrition amène de l’attrition et que ce soit une spirale infernale vers la mort de notre compagnie », estime Flore Arrighi, présidente du syndicat d’hôtesses et stewards Unac d’Air France. Pour Gerald Khoo, analyste chez Liberum, la suppression de 35 fréquences hebdomadaires et la fermeture de cinq lignes seront loin d’être suffisantes et n’empêcheront pas une nouvelle réduction de voilure.

Violences Air France : des militants CGT et FO impliqués

Violences  Air France : des militants CGT et FO impliqués

Plusieurs personnes ayant pris part à ces violences ont été identifiées.  Deux enquêtes sont en cours. La première, judiciaire, est menée par la Police aux frontières (PAF). Cette dernière travaille essentiellement à partir de ces fameuses images qui ont tourné en boucle. Elle doit maintenant procéder à des auditions de témoins, mais aussi de victimes. A ce stade, pas d’identification formelle de ce côté-ci, selon nos informations. Mais les enquêteurs travaillent évidemment en étroite collaboration avec la direction d’Air France.  La compagnie mène en parallèle une enquête interne disciplinaire. Et, de source proche d’Air France, on confirme effectivement plusieurs identifications formelles, sans toutefois donner de chiffres. Une source syndicale en avance un : dix salariés de la compagnie identifiés au total, dont des militants de la CGT et de Force ouvrière. « Il y a des personnes que l’on reconnaît », confie une salariée jointe par France Info.   Selon des sources internes, les salariés identifiés travaillent au hub de Roissy. Il s’agit notamment d’agents de piste et du cargo. Mais deux pilotes et une hôtesse de l’air pourraient aussi faire partie des complices. Autant de salariés d’Air France qui risquent en interne des sanctions lourdes, voire d’être licenciées, en plus des poursuites pénales. Coté syndical, au sein de la CGT et de FO, la gêne est palpable, car des autocollants CGT et des chasubles Force ouvrière sont clairement visibles sur les images. Mais qui fait quoi ? Difficile à dire pour l’instant, d’autant qu’il est très clair que des membres de la CGT protègent Xavier Broseta, le DRH agressé, quand celui-ci tente de s’extraire entouré par des vigiles. FO et la CGT sont les deux syndicats « durs » de la compagnie aérienne. Ils appelaient d’ailleurs à la grève lundi à l’occasion du CCE. Au sein de leurs bases, le personnel au sol a été très durement touché par les différents plans de suppressions de postes ces dernières années. Et parmi les 3.000 emplois supprimés dans les deux prochaines années, c’est cette catégorie de personnels qui va en perdre le plus : 1.900 au total.

Air France : des salariés de KLM demandent l’arrêt des grèves

Air France : des salariés de KLM demandent l’arrêt des grèves

 

De toute évidence il n’y a pas la même culture du dialogue social en France et en Hollande. Le responsable du syndicat néerlandais CNV se dit ,lui ,prèts à faire de nouveaux sacrifices pour améliorer la compétitivité de KLM ( filiale de Air France) et alors que l’entreprise a déjà mis en œuvre de plan de restructuration. Du coup des salariés néerlandais du groupe Air France-KLM ont lancé mercredi une pétition pour demander à leurs collègues français de ne pas déclencher de nouvelles grèves dans le groupe.  La pétition, qui réunit déjà plus d’un millier de signatures, illustre le mécontentement de la branche néerlandaise du groupe de transport aérien face à la montée des tensions sociales au sein de la branche française.  Joost Ruempol, porte-parole de KLM, a déclaré que la pétition des personnels de cabine de la compagnie n’était pas encouragée par l’entreprise et qu’elle appelait les salariés d’Air France à s’engager dans un dialogue « constructif » avec la direction plutôt que de s’aliéner l’opinion publique.   »Dégrader davantage notre situation de trésorerie n’est pas une solution et ne fera qu’accroître les difficultés », dit le texte de la pétition.  Dolf Polders, représentant des personnels de cabine et des personnels au sol de KLM au sein du syndicat CNV, a déclaré que la compagnie néerlandaise, qui a déjà subi un plan de restructuration ces deux dernières années, était prête à « faire de nouveaux sacrifices ». « Mais alors que le personnel de KLM se conduit de manière responsable, des salariés d’Air France se comportent comme des enfants gâtés », a-t-il ajouté à propos des incidents de lundi à Roissy, lors desquels deux cadres de la compagnie française ont été agressés.  Si KLM et Air France appartiennent au même groupe depuis 2004, chacune des deux compagnies a conservé sa propre structure et son identité nationale.  L’an dernier, après une grève des pilotes français qui avaient amputé de 330 millions d’euros le bénéfice d’exploitation d’Air France, les dirigeants de la branche néerlandaise avaient sèchement refusé de renflouer la trésorerie de la branche française.

 

Air France : les auteurs de l’agression identifiés

Air France : les auteurs de l’agression identifiés

La compagnie aérienne a ouvert une enquête interne qui selon les informations de RTL a déjà permis d’identifier une vingtaine de suspects. Parmi les salariés identifiés par la direction sur les vidéos et les photos, 10 ont un mandat syndical, souvent CGT ou parfois Force Ouvrière.  Il s’agit essentiellement de membres du personnel au sol, de la maintenance et de l’activité cargo notamment, mais également de deux pilotes et d’une hôtesse de l’air. Tous ne sont cependant pas impliqués de la même façon dans les incidents de lundi puisque seuls 3 salariés ont été reconnus s’en prenant directement aux membres de la direction et aux agents de sécurité.  Les autres sont plutôt des complices qui ont participé à créer ce climat de violences ; des agents qui ont renversé les grilles qui barraient l’accès au siège, les 2 pilotes qui avec leurs badges ont fait entrer des manifestants à l’intérieur, des salariés qui ont insulté et menacé les représentants de la direction ou encore l’hôtesse de l’air qui a recouvert d’un voile une caméra de surveillance.  Des procédures disciplinaires vont désormais être lancées et pourront aller jusqu’au licenciement pour les cas les plus graves. En attendant, les visionnages se poursuivent avec des recoupements et cette première liste devrait s’allonger au fil des jours.

Air France : la CGT ne condamne pas

Air France : la CGT ne condamne pas

 

Sur France info Philippe Martinez,  secrétaire général de la CGT, n’a ni cautionné ni condamné les violences pendant le CCE d’Air France. Et il regrette que Manuel Valls n’ait pas apporté son soutien aux salariés menacés de licenciement.  « Nous ne cautionnons pas ce genre d’incidents mais ça relève plusieurs paradoxes. Premièrement ça ne dessert pas la lutte des salariés mais en même temps, s’il n’y avait pas eu ça quel temps on aurait consacré à un plan de licenciement de 3000 salariés. Je pense que ce déchaînement politique et médiatique est démesuré » a déclaré Philippe Martinez. Le patron de la CGT qui ne condamne pas ces incidents, « non« .  Mais pour lui ce n’est pas le plus important : « Il y a 3000 salariés qui vont perdre leur boulot. Ça c’est violent. » Le secrétaire général de la CGT regrette le soutien apporté à la direction d’Air France par le Premier ministre :  »J’aurais préféré qu’il apporte son soutien aux salariés menacés de licenciement et que l’Etat prenne ses responsabilités. J’ai entendu aussi des membres du gouvernement et le Premier ministre certainement aussi dire ‘Air France ça nous regarde pas, c’est une entreprise privée. Et ça c’est un vrai problème. Le gouvernement  devrait intervenir ». « Il y a besoin de mobilisations, mais si elles ne sont pas entendues, l’exaspération elle monte. La colère elle monte. Et les syndicats ne sont pas là pour jouer les pompiers de service. Soit le gouvernement et le patronat écoutent, soit on s’expose à des gestes comme ceux qu’on a connus. C’est un signal d’alerte » a ajouté Philippe Martinez.

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