Archive pour le Tag 'Air-France'

Air France: suppression de 7.580 emplois d’ici fin 2022

Air France:  suppression de 7.580 emplois d’ici fin 2022

Le groupe Air France ne prévoit pas de retour à la normale avant 2024 concernant son niveau d’activité. Conséquence, des résultats économiques catastrophiques jusqu’à cette date et qui vont justifier la suppression de 7580 emplois à Air France et dans sa filiale régionale hop.

Soit une suppression globale inférieure à celle de British Airways qui prévoit de diminuer de 30 % de personnel et à peu près du même ordre que celle de la Lufthansa prévoit qui des suppressions d’au moins 15 %. Compte tenu des pertes de trafic colossal en 2020 et de la remontée très progressive de l’activité jusqu’en 2025 les suppressions d’effectif total dans le secteur aérien mondial devraient se situer dans une fourchette de 15 à 20 %.

“Pour Air France, les projections des besoins d’effectifs font apparaître une baisse de 6.560 emplois à l’horizon fin 2022 sur un total actuel de 41.000”, précise le groupe dans un communiqué.

“Les nombreux départs naturels prévus sur la période (plus de 3.500) permettront de compenser plus de la moitié de cette réduction d’emplois grâce à une pyramide des âges favorable”, ajoute-t-elle.

“Pour Hop!, le redimensionnement de l’activité et la restructuration de la compagnie, liée notamment à la simplification de la flotte, entraînent à l’horizon des trois ans une réduction de 1.020 emplois sur un effectif actuel de 2.420. En prenant en compte les départs naturels estimés, le sureffectif reste d’environ 820 à fin 2022”, indique Air France.

Le groupe souligne que la pandémie de coronavirus a eu pour effet de faire chuter l’activité et le chiffre d’affaires d’Air France de 95% pendant trois mois.

“Au plus fort de la crise, la compagnie a perdu 15 millions d’euros par jour”, ajoute-t-il, notant que “la reprise s’annonce très lente en raison des nombreuses incertitudes qui persistent sur la situation sanitaire, la levée des restrictions de voyage et l’évolution de la demande commerciale”.

“Sur la base d’hypothèses de reprise ambitieuses”, Air France prévoit que le niveau d’activité de 2019 ne reviendra pas avant 2024.

Un groupe d’une centaine de salariés s’est réuni dans la matinée devant le siège d’Air France à Roissy-en-France pour dénoncer les suppressions de postes alors que le gouvernement a annoncé en mai qu’il allait débloquer sept milliards d’euros pour aider l’entreprise.

La secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, a estimé vendredi matin sur Sud Radio que la compagnie était “au bord du gouffre” et que les aides étaient justifiées. Elle a toutefois exhorté la direction à favoriser les départs volontaires.

“Un plan social réussi est effectivement un plan social où il n’y a pas de départs contraints”, a-t-elle dit.

Ce plan dit “de reconstruction” sera présenté fin juillet, avec celui du groupe Air France-KLM.

Air France et Hop! “mèneront l’ensemble de ces processus dans le respect du dialogue et avec responsabilité et transparence sur les enjeux de reconstruction du groupe Air France”.

Air France 7.600 postes supprimés ( ministre)

Air France 7.600 postes supprimés ( ministre)

 

Jean-Baptiste Djebbari a déclaré qu’il s’agissait effectivement des “chiffres qui ont été évoqués hier en comité d’entreprise extraordinaire

A propos des sept milliards d’euros de la part de l’Etat français pour faire face à la quasi-paralysie du trafic aérien mondial provoquée par la pandémie liée au nouveau coronavirus:

“Ce n’est pas sept milliards, comme je l’ai entendu, pour payer des plans sociaux, c’est sept milliards pour pouvoir survivre, pour pouvoir payer les salaires à la fin du mois (…) parce que c’est nécessaire”, a déclaré Jean-Baptiste Djebbari en réponse aux critiques, en soulignant que “chaque mois, Air France perd des centaines de millions d’euros actuellement”.

La restructuration prévue du réseau court-courrier en contrepartie de ce soutien gouvernemental, avec l’abandon des vols intérieurs pour lesquels il existe une solution alternative ferroviaire de moins de 2h30 afin de réduire les émissions de CO2, va par ailleurs automatiquement se solder par la fermeture de sites de maintenance régionaux, a-t-il concédé.

Avec la “contraction de 40% du réseau domestique” programmée, “il y aura trop de sites pour faire la maintenance de façon rationnelle sur le plan économique”, a dit Jean-Baptiste Djebbari.

Effectif Air France : moins 7.500 postes d’ici 2022

Effectif Air France : moins 7.500 postes d’ici 2022

On  se rapproche de la ligne rouge indiquée par le ministre de l’économie Bruno Lemaire : pas plus de 8000 suppressions d’emplois dans le groupe Air France. Progressivement l’addition des suppressions de postes ce précise Sur les 6.500 postes supprimés au sein d’Air France, 3.500 le seront via des départs à la retraite non remplacés et le solde via des plans sociaux, ont précisé ces sources à Reuters.

L’essentiel des postes supprimés chez Air France et Hop! concerneront des fonctions support et de maintenance au sol.

La direction n’a pas souhaité pour l’instant commenter ces informations. Elle devrait présenter officiellement ces chiffres aux organisations syndicales lors d’une réunion vendredi.

En mai, le directeur général du groupe franco-néerlandais Air France-KLM, Ben Smith, avait dit à Reuters que l’entreprise souhaitait surtout recourir à des départs volontaires plutôt que des départs forcés.

Le gouvernement français, qui a débloqué une aide de sept milliards d’euros pour la compagnie face à la crise du coronavirus, avait dit espérer le 18 juin par la voix du ministre de l’Economie Bruno Le Maire qu’il y aurait moins de 8.000 suppressions d’emplois chez Air France.

Après, British Airways, Lufthansa, 30% en moins chez Air France

Après, British Airways, Lufthansa, 30% en moins chez Air France

 

Le séisme dans l’activité aérienne continue. Le premier séisme est celui de la demande qui devrait être réduite d’environ 50 % en moyenne d’ici la fin de l’année, le second c’est la situation financière des entreprises;  situation, qui conduira certaines (les plus petites à disparaître complètement et des grosses à résister  grâce au soutien de leurs états respectifs et aux plans de licenciement . La troisième dimension est évidemment sociale et elle découle des deux autres à savoir la suppression de 25 à 30 % des effectifs. Après l’annonce de British Airways de supprimer 27 % de ses effectifs , c’était au tour de la Lufthansa d’annoncer la suppression de 22 000 postes dans le monde soit 16 % de ses effectifs (135 000 personnes.) .) Une manière aussi de peser sur les compagnies concurrentes bénéficiaires elles aussi de prêts ou d’aides des gouvernements afin les contraindre aussi à réduire la voilure car sinon cela serait considéré comme une distorsion  de concurrence.

 

 La pression sera terrible aussi sur toutes les compagnies et notamment Air France. Il est d’ailleurs probable que des recours auront lieu  devant l’union européenne. La situation du transport aérien est un effet dramatique on ne compte pas une reprise normale du trafic avant 2023 2025 et d’ici là nombre de compagnies seront contraintes de se débarrasser d’appareils, d’annuler ou de retarder des commandes. D’une façon générale, l’offre de transport aérienne devrait être inférieure à 50 % de ce qu’elle était précédemment ici la fin de l’année. De son coté la facture sociale à Air France serait de 30 % des effectifs

 

Air France : 8000 à 10 000 départs

Air France : 8000 à 10 000 départs

 

La direction travaille sur un scénario prévoyant entre 8.000 et 10.000 suppressions de postes pour la compagnie Air France et sa filiale HOP. L’hypothèse haute table sur près de 8.500 suppressions de postes au sein de la compagnie Air France (-19% des effectifs), réparties entre les personnels au sol (6.000), les hôtesses et stewards (2.000), et les pilotes (421). S’ajouteront également les suppressions de postes chez HOP, estimées par des syndicalistes à plus de 1.000. Le plan de restructuration sera dévoilé fin juin-début juillet.

Le plan de restructuration d’Air France pour s’adapter la baisse de 20% des capacités prévue en 2021 se précise. Il sera présenté fin juin-début juillet aux représentants du personnel. Selon nos informations confirmant celles de Bloomberg et des Echos, la direction travaille sur un scénario prévoyant entre 8.000 et 10.000 suppressions de postes au sein du groupe incluant les compagnies Air France et sa filiale régionale HOP. Air France compte 45.000 salariés en CDI, HOP, 2.700. L’hypothèse haute table sur près de 8.500 suppressions de postes au sein de la compagnie Air France  (-19% des effectifs), réparties entre le personnels au sol (6.000), les hôtesses et stewards (2.000), et les pilotes (421). Soit plus de la moitié des 4.000 départs naturels environ d’ici à 2022 identifiés en février par la direction. S’ajouteront également les suppressions de postes  chez HOP, estimées par des syndicalistes à près de 1.200.

 

Air France : réduction de 50% des émissions ?

Air France : réduction de 50% des émissions ?

 

Première précision, il ne s’agit pas d’un objectif global pour l’ensemble de l’activité d’Air France mais d’une réduction des émissions de CO2 qui concerne les vols domestiques. On voit mal en effet par quel miracle Air France pourrait rapidement supprimer 50 % de ses émissions de CO2 sans suppression de service. Il faudra aussi prendre en compte les règles du marché car la France n’est pas la seule compagnie à desservir directement ou indirectement les lignes intérieures de l’Europe et même de la France. “En échange du prêt garanti par l’Etat, Air France a pris des engagements très forts de réduire de 50% les émissions de CO2 de ses vols domestiques d’ici 2024 avec notamment une réduction drastique sur les trajets où l’on a une alternative ferroviaire en moins de 2h30”, a dit la ministre sur France Inter.

Le syndicat des pilotes d’Air France (Spaf), très minoritaire, a mis en garde samedi la direction sur ses projets de restructuration de l’activité court-courrier.

Air France-KLM a obtenu une aide de 7 milliards d’euros de la part de la France pour faire face à la quasi-paralysie du trafic aérien mondial provoquée par la pandémie de nouveau coronavirus.

La compagnie allemande Lufthansa, qui discute de son côté avec le gouvernement d’un plan de sauvetage de neuf milliards d’euros, a annoncé dimanche qu’elle comptait reprendre ses vols vers 20 destinations à compter de la mi-juin, parmi lesquelles plusieurs destinations de vacances très courues.

Concernant les voyageurs français, Elisabeth Borne les appelle toujours à privilégier l’Hexagone pour leurs vacances cet été.

Air France : la fin définitive l’A380 avec le coronavirus

 

Air France : la fin définitive l’A380 avec le coronavirus

“Face à la crise de la COVID-19 et compte tenu de son impact sur les niveaux d’activité prévus, le groupe Air France-KLM annonce aujourd’hui l’arrêt définitif de l’exploitation des Airbus A380 d’Air France”, déclare le groupe dans un communiqué, en soulignant que cela répond aussi à la volonté de simplification de sa flotte et de réduction de ses émissions polluantes.

Air France est propriétaire de cinq A380 et en loue quatre autres.

“Les Airbus A380 seront remplacés par des appareils de nouvelle génération, comme l’Airbus A350 et le Boeing 787, dont les livraisons sont en cours”, ajoute Air France-KLM.

Air France : milliers de suppressions de postes à venir

Air France : milliers de suppressions de postes à venir

Depuis février l’environnement a bien changé à Air France. A ce moment là, il était envisagé de supprimer environ 1500 postes. Ce chiffre pourrait rapidement passer à 5000 voir au-delà. D’une manière générale, les compagnies s’apprêtent à se séparer de 10 à 20 % de leur personnel en moyenne sans parler des défaillances complètes. Faisant état de l’évolution des ressources et des besoins dans un contexte de croissance, l’ancien document qui prévoyait la suppression de 1500 postes est désormais obsolète avec la crise sans précédent qui frappe le transport aérien. Face à une demande en chute libre qui va mettre plusieurs années à retrouver son niveau d’avant-crise, l’activité d’Air France est appelée à diminuer fortement, créant de facto un sureffectif important.

Air France : vols réduits et remplacés par le train

Air France : vols réduits et remplacés  par le train

 

Les vols d’Air France risquent d’être fortement contingentés pour des motifs écologiques. Ils seront relacé  chaque fois que possible des transports ferroviaires pour les parcours de moins de 2h30. Air France-KLM a annoncé vendredi dernier obtenu une aide de 7 milliards d’euros de la part de la France pour faire face à la quasi-paralysie du trafic aérien mondial provoquée par la pandémie de nouveau coronavirus.

En contrepartie, Air France devra tenir des engagements en termes de rentabilité et d’impact environnemental, parmi lesquels “la réduction de 50% de ses émissions de CO2 par passager et par km entre 2005 et 2030”, a précisé Bruno Le Maire lors d’une audition mercredi devant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale.

“Nous voulons qu’Air France réduise de 50% son volume d’émission de CO2 sur ces vols en France métropolitaine d’ici la fin 2024. Cette condition est nouvelle, elle est drastique, elle va nous amener a revoir la mobilité sur le territoire francais”, a-t-il ajouté.

“Dès lors qu’il y a une alternative ferroviaire à des vols intérieurs avec une durée de moins de 2h30, ces vols vont devoir être drastiquement réduits, et pour tout dire être limités pour un transfert vers un hub”, a-t-il insisté.

L’objectif de 2% de carburants alternatifs durables incorporés dans les réservoirs des avions devra être tenu d’ici 2025, a-t-il par ailleurs indiqué, et les investissements dans les années à venir devront être fléchés sur le renouvellement de la flotte long et moyen courrier.

Air France : vers une nationalisation temporaire

Air France : vers une nationalisation temporaire

Il est clair que Air France ne pourra pas rembourser avant sans doute 10 ou 20 ans le prêt de 7 milliards qu’elle a sollicités. Du coup, la seule solution pour l’État qui garantit en dernier ressort ces prêts sera de les transformer en participations. Évidemment pour l’instant cela heurte  la doctrine libérale qui dans son projet initial avant la crise du Coron virus était plutôt de s’engager dans la vente des bijoux de famille. Le remboursement par Air France sera d’autant plus difficile que déjà structurellement avant la crise sanitaire la compagnie était déjà en situation très délicate sur le plan financier.

Avec l’apport de 4 milliards d’euros de prêts bancaires garantis à 90% par l’Etat français et un prêt de ce dernier de 3 milliards d’euros à Air France-KLM, sa maison-mère, Air France a désormais les liquidités suffisantes pour passer la crise du Covid-19, affronter la reprise et financer sa restructuration. Comme l’ont indiqué vendredi Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des finances, et Ben Smith, le directeur général d’Air France-KLM, ces prêts devront être remboursés.

« Ce n’est pas un chèque en blanc », ont-ils insisté vendredi, le premier au « 20 heures » de TF1, le second dans un message vidéo adressé aux salariés.

 

Ces prêts pourront-ils vraiment être remboursés ? La compagnie aérienne aura-t-elle les capacités de rembourser une dette qui va exploser à un niveau inédit, au moment où l’activité n’aura probablement pas retrouvé son niveau d’avant crise ? La question se pose. La maturité du prêt bancaire de 4 milliards d’euros est de 12 mois avec deux options d’extension d’un an consécutives. Des délais ridicules pour que Air France se faire face à ses obligations de remboursement ou alors la compagnie devra supporter des charges financières qui vont plomber pendant des années ses résultats

7 milliards pour Air France, 5 milliards pour Renault.. et les autres ?

 

7 milliards de prêts pourraient être accordés à Air France auquel il faudra ajouter au moins 3 milliards pour KLM. De son côté Renault,  pourrait recevoir un montant de 5 milliards. Il ne s’agit évidemment que des aides consentis aux entreprises les plus symboliques. Bien d’autres entreprises auront besoin de près pour faire face aux difficultés de trésorerie. L’addition risque d’être très salée. En effet la perte de richesse nationale pourrait atteindre 10 % du PIB soit environ 240 milliards.

Un chiffre énorme si l’on tient compte que souvent ce sont les 2 à 3 % de croissance qui permettent chaque année de dégager des profits et de ne pas tomber dans le rouge. À moins évidemment de dégraisser massivement les effectifs et de reporter à plus tard des investissements. Les deux méthodes ont sans doute utilisé puisque d’ores et déjà on envisage une évolution du chômage qui passerait de 8 % fins 2019 à 20 % fin 2020. Soit environ 2,5 millions de chômeurs en plus.

Une véritable catastrophe qui  se traduira par un affaiblissement général du salaire moyen est un développement de la misère. Non seulement,  il y aura perte de recettes de la richesse nationale (le PIB ) mais parallèlement une dérive considérable des dépenses et un affaiblissement notoire des recettes fiscales. Pour l es entreprises, la liste des défaillances risque d’être longue.

Elle va affecter en priorité les PME qui n’ont pas les reins assez solides pour faire face à leurs problèmes de trésorerie et qui seront bien incapables de rembourser d’éventuels prêts mêmes dont le remboursement seraient étalés dans le temps. Ce sont des milliers et des milliers d’entreprises qui risquent d’être menacées de liquidation. Cela d’autant plus que les perspectives d’avenir ne seront pas aussi dynamiques que le prévoit des instituts gouvernementaux complaisants.

En effet, après la crise de la liée à la paralysie des unités de production va se succéder une crise de la demande caractérisée par un attentisme des ménages et des investisseurs. cette  dimension semble avoir encore été sous-estimée aussi bien par le gouvernement que par les économistes qui se trompent en espérant une reprise très dynamique à partir du déconfinement et de 2021.

Air France : suppression de 1.500 postes

Air France : suppression de 1.500 postes

Air France est évidemment victime d’une conjoncture déjà peu favorable avec la baisse générale d’activité dans le monde. Une baisse qui sera accentuée avec la crise du virus  chinois. Mais c’est surtout la conjoncture interne de l’entreprise qui est à l’origine d’une baisse de 1500 postes. En cause,  un manque de productivité récurrent par rapport à la concurrence et des syndicats très corpos qui veulent  complètement ignorer l’environnement concurrentiel. Bref l’histoire classique des entreprises nationalisées ou qui l’ont été et dont  certains syndicats considèrent les salariés comme des fonctionnaires. Alors que les effectifs du transporteur français s’élevaient à 41.230 personnes fin décembre 2019, les besoins identifiés par la direction à fin 2022 sont estimés à 39.720 salariés. Soit 1.500 de moins. Ces baisses d’effectifs concernent uniquement les personnels au sol, et parmi eux essentiellement les « fonctions support » (finances, gestion, ressources humaines…).

Cette réduction d’effectifs intervient également en pleine crise du coronavirus, qui impacte désormais l’ensemble du réseau de la compagnie et non plus le seul axe chinois. De nombreuses entreprises ont en effet limité ou suspendu les voyages de leurs collaborateurs et les réservations des touristes pour l’été ont reçu un sérieux coup de frein. Air France entend donc serrer les boulons en faisant des économies, allant de la réduction de dépenses (réceptions, recours à des consultants, frais marketing…) au gel des embauches pour les fonctions non opérationnelles.

« Plusieurs de nos clients Entreprises et Grands Comptes prennent en effet des mesures qui visent à limiter, voire interdire, les voyages de leurs collaborateurs. Les conséquences de ces mesures vont nécessairement infléchir notre trajectoire financière et pourraient nous mettre dans une situation de trésorerie difficile, si nous ne réagissions pas immédiatement », a écrit ce mercredi dans un courrier interne dévoilé par les Echos, le directeur financier d’Air France, Steven Zaat.

 

Air France : le SNPL dit oui au projet de Ben Smith

Air France : le SNPL dit oui  au  projet de Ben Smith

 

Changement de ton, changement de position chez les pilotes qui jusque là s’étaient  surtout illustré par leur gréviculture, u détrimenet parfois des autres catgorieés de personnel. Le SNPL, syndicat corpo d’Air France après avoir viré les gauchistes de sa direction se range enfin au projet de la direction.   Les pilotes d’Air France se sont prononcés à plus de 85% en faveur de la signature d’un accord catégoriel avec la Direction, lors d’une consultation lancée par le syndicat majoritaire SNPL d’Air France, a annoncé ce dernier mardi dans un communiqué. « Les pilotes d’Air France ont approuvé l’accord par 85,42% de votes positifs » et « le taux de participation a atteint 70,51% », selon le SNPL.

Après les hôtesses et stewards et le personnel au sol, la signature de cet accord clôt le cycle des négociations catégorielles menées par les équipes du directeur général d’Air France-KLM Benjamin Smith, arrivé à la tête du groupe en septembre, pour mettre un terme au conflit social au sein de la compagnie française. Le « taux de participation illustre, sans ambiguïté, la volonté des pilotes d’Air France de s’impliquer dans l’avenir de la compagnie », a souligné le syndicat, représentatif des pilotes à 65% mais qui avait choisi d’interroger tous les pilotes (environ 4.000) d’Air France lors de ce référendum lancé le 1er février.

Un accord enfin à Air France avec les pilotes

Un accord enfin à Air France avec les pilotes

 

 

Après les accords passés avec les autres catégories de personnel, un autre accord pourrait être trouvé avec les pilotes y compris le très corpo SNPL (syndicat nationale des pilotes de ligne) qui s’est débarrassé de ses gauchistes pour choisir désormais une direction réformiste. On peut ainsi espérer qu’Air France va enfin sortir de l’agitation sociale récurrente qui hypothéquait son avenir. L’accord porterait notamment sur les salaires Selon plusieurs sources, la hausse devrait être inférieure aux +4,7% revendiqués initialement par l’ancienne équipe du SNPL. Elle s’ajoutera à celle de 4% déjà obtenue en septembre dans le cadre des augmentations générales. En contrepartie, le SNPL a notamment accepté des mesures apportant davantage de souplesse dans l’organisation des plannings. En outre l’accord préciserait les conditions respectives de développement d’une part d’Air France d’autre part de KLM afin d’éviter qu’une compagnie ce développe au détriment de l’autre.

Air France : « les syndicalistes « modérés » prennent le pouvoir au SNPL

Air France : « les syndicalistes « modérés » prennent le pouvoir au SNPL

Déroute du SNPL, défaite sanglante pour le président  participation de 80%, et des « modérés » qui récoltent 34 élus sur 48 représentants au conseil du SNPL. Une véritable gifle  pour l’équipe sortante présidée par Philippe Evain (qui finit 41e sur 48) dont le mandat de 4 ans n’a été qu’une succession de conflits avec la direction – qu’il a le plus souvent gagnés. les membres du SNPL ont sanctionné cette façon de faire. Ils veulent au contraire, non pas un manque de fermeté, mais une façon de négocier qui s’inscrit davantage dans le cadre d’un dialogue social constructif. La nouvelle équipe reprendra les négociations catégorielles sur les salaires. Le SNPL demande 4,8% en plus des 4% déjà obtenus de manière collective avec les autres catégories du personnel. La direction recherche des contreparties à ces demandes qui lui permettraient de faire des économies de son côté. Surtout, la nouvelle majorité attend la présentation de la stratégie du nouveau directeur général d’Air France-KLM, Ben Smith, notamment sur la croissance envisagée par le groupe.

Air France : les corpos du SNPL veulent tuer leur compagnie

Air France : les corpos du  SNPL veulent tuer leur compagnie

 

Pour des motifs dérisoires et surtout de concurrence interne  au SNPL, les pilotes corpos veulent porter un nouveau coup à leur compagnie en menaçant de faire grève.  Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a en effet envoyé un courrier au nouveau directeur général d’Air France-KLM dans lequel il menace de lancer une grève prochainement si les négociations salariales catégorielles ne débutaient pas « dans les plus brefs délais ». La direction les a fixées au 5 novembre. Le SNPL souhaitait la date du 29 octobre. La raison de cet activisme irresponsable : les prochaines élections du bureau du SNPL où il faut présenter des résultats alors qu’un  un accord salarial a été signé avec des syndicats représentant 76% des voix des salariés,  Non signataire de l’accord salarial au même titre que la CGT, le SNPL est furieux de la date d’ouverture officielle des négociations catégorielles, concernant chaque catégorie de personnels. La direction l’a fixée au 5 novembre, quand le SNPL souhaitait le 29 octobre. Mécontent de ce calendrier, le SNPL a adressé le 23 octobre un courrier au nouveau directeur général d’Air France-KLM, Ben Smith, pour le prévenir de « la potentialité d’un prochain conflit avec les pilotes », si les négociations n’étaient pas ouvertes « dans les plus brefs délais». Pour protester aussi contre le SPAF, deuxième syndicat des pilotes qui justement à fait repousser la négociation du 29 octobre au 6 novembre.

Air France : accord social, enfin !

Air France : accord social, enfin !

Le syndicat très corpo des pilotes excepté (SNPL), une majorité de syndicats ont approuvé l’accord social qui permet de mettre un terme au conflit permanent chez Air France. La compagnie aérienne confirme dans un communiqué avoir proposé des augmentations générales des salaires de 2% pour 2018 avec effet rétroactif au 1er janvier et une hausse de même ampleur au 1er janvier 2019.Sur un salaire mensuel brut de 3.000 euros (qui concerne près de la moitié des effectifs d’Air France), la proposition initiale de l’ancienne direction était une hausse de 228 euros en 2018 et rien en 2019, tandis que l’accord signé vendredi représente une augmentation annuelle de 780 euros cette année et de 795 euros l’an prochain.“C’est un bon exemple de réussite d’une intersyndicale”, a estimé Françoise Redolfi, faisant référence à l’alliance d’une dizaine d’organisations pour porter les revendications tout au long de cette année. Le Syndicat des pilotes d’Air France (Spaf), deuxième organisation de la compagnie, a lui aussi signé l’accord en attendant en échange l’ouverture de négociations avec la direction sur les conditions spécifiques des pilotes et la rémunération additionnelle qui va avec, a dit son président Grégoire Aplincourt.“A la direction de montrer sa bonne volonté puisque nous en avons fait preuve”, a-t-il déclaré, ajoutant que la compagnie avait d’ores et déjà demandé aux syndicats de pilotes de lui proposer des dates de réunion. Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL, majoritaire) n’a en revanche pas signé l’accord qu’il juge “ambigu” concernant les hausses de salaires pour 2019. Il attend pour se prononcer de voir la “photographie globale”, c’est-à-dire intégrant les négociations spécifiques avec les pilotes. La CGT a, elle, aussi refusé de signer l’accord, paraphé par les cinq autres organisations représentatives de la compagnie (CFDT, CFE-CGC/Unac, FO/SNPNC, Spaf et Unsa), qui ont représenté 76,4% des suffrages aux dernières élections. “Les mesures nous semblent aller dans le bon sens, tant pour 2018 que 2019”, a dit Bernard Garbiso, secrétaire général de la CFE-CGC, premier syndicat sur l’ensemble des personnels à Air France.

Air France: un syndicat pour les propositions de la direction

Air France: un syndicat pour les propositions de la direction

Le SPAF, le deuxième syndicat représentatif des pilotes de la compagnie, a décidé d’accepter la proposition salariale de Ben Smith, un « compromis ». Samedi 6 octobre, lors d’une réunion avec tous les syndicats, le nouveau directeur général d’Air France-KLM et d’Air France, a proposé une hausse des salaires en deux temps : 2% en 2018 et 2% le 1er janvier 2019, avec la promesse d’un rendez-vous en octobre 2019 pour parler de la suite.Cette proposition faisait suite à l’annonce du départ du Franck Terner et de Gilles Gateau, respectivement directeur général et directeur des ressources humaines d’Air France.« Nous pensons que la sortie d’une équipe directoriale déconfite doit permettre de mettre la suivante au défi dès son arrivée, sans aucunement faire table rase du passé. Il ne faut pas chercher, auprès de certains dirigeants, une forme de vengeance pour des erreurs commises par d’autres. Le SPAF, syndicat revendicatif et combatif, cherche des solutions plutôt que des querelles. Entre l’inertie et le mouvement, nous avons choisi le second », a déclaré le syndicat dans un communiqué.Et d’ajouter : « 4%, c’est à la fois peu et beaucoup. C’est peu, si on envisage les huit années de disette sans augmentation des barèmes des pilotes, et beaucoup si on évalue les maigres résultats des négociations passées. (…) Il s’agit de défendre un schéma auquel nous croyons, non parce qu’il est le seul possible, le meilleur ou le moins pire, mais parce qu’il est juste et qu’il ouvre la porte au dialogue et au mouvement ». Le SNPL, syndicat le plus corpo, est en désaccord avec les propositions de la direction mais  certaines personnalités du SNPL ont demandé au bureau du syndicat de consulter les pilotes sur cette proposition.

 

Air France : redressement financier avant cession (Lemaire)

Air France : redressement financier avant cession (Lemaire)

  • Plusieurs raisons militent en faveur du statu quo concernant la présence de l’État au capital d’Air France (14.3%). La première raison est d’ordre financier ; en effet suite aux nombreuses actions de déstabilisation de l’entreprise depuis le début de l’année, l’action a perdu de l’ordre de 40 %. Pour le ministre des finances ce n’est donc pas le moment de vendre même si l’objectif est maintenu. Par ailleurs avec l’arrivée d’un nouveau président il n’est sans doute pas très opportun de déstabiliser le capital de la société. Pour Bruno Lemaire l’urgence est surtout au redressement financier. L’autre raison est sociale. Le climat dans l’entreprise et de ce point de vue détestable depuis des mois, les grèves et les menaces de grève se succèdent  un rythme infernal. La radicalisation est particulièrement sensible chez les pilotes mais le mécontentement s’étend aussi à l’ensemble du personnel avec cependant des contradictions entre les différentes catégories. l’enjeu central est donc de redresser la compagnie pour éviter un jour un éventuel éclatement et une éventuelle délocalisation. Une menace dont ne semble pas tout à fait conscients certains syndicats notamment ceux des pilotes.

Air France-KLM : la dernière chance

Air France-KLM : la dernière chance

Les syndicats d’Air France-KLM ont critiqué le choix d’un nouveau directeur général du groupe aérien, le Canadien Benjamin Smith. Certes on aurait pu peut-être trouver un responsable origine française mais la désignation du nouveau patron d’Air France est une garantie en termes d’expérience et de gestion. La première conséquence d’un échec du nouveau patron  serait sans doute d’abord d’opérer un divorce entre Air France et KLM, cette dernière compagnie appréciant de moins en moins les soubresauts de sa maison-mère et réclamant justement davantage d’autonomie voire une indépendance totale. Le fameux savoir-faire d’Air France est une illusion car tous ceux qui ont  voyagé sur d’autres compagnies ont pu mesurer la qualité de service et la compétitivité des sociétés concurrentes d’Air France. La spécificité d’Air France c’est surtout le cout de ses pilotes (les plus chers du monde) intégrant le temps réel de travail. Sans parler de la velléité permanente du SNPL de vouloir cogérer l’entreprise y comprise au détriment des autres catégories de personnel. Le transport aérien mondial présente la particularité de constituer un marché très concurrentiel où  les compagnies sont substituables sans dommage pour la qualité de service et sans dommage pour la compétitivité. Ce que n’ont jamais compris les corporatistes du syndicat national des pilotes de ligne d’Air France qui vivent encore sur le fantasme d’une entreprise nationale disposant d’un  monopole.

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