Archive pour le Tag 'aide'

AUTOMOBILE: Une aide jusqu’à 7000 € pour les voitures électriques (Macron)

AUTOMOBILE: Une aide jusqu’à 7000 € pour les voitures électriques (Macron)

Sans doute pour satisfaire à la demande écologique, le président a annoncé une hausse jusqu’à 7000 € pour l’achat de véhicules électriques.

Le seul problème c’est que nombre d’automobilistes s’interrogent encore sur l’avenir de la filière électrique, de sa pertinence écologique et surtout de son coût. Un coût en général équivalent au double de celui d’une voiture à moteur thermique. En outre, l’électricité pour l’instant ne subit pas les taxes qui pèsent sur les produits pétroliers. Des taxes qui représentent 60 % pour le carburant. Or un jour ou l’autre une fiscalité spécifique sera décidée pour les voitures électriques. Le bonus écologique va être porté de 6000 à 7000 euros pour la moitié des ménages les plus modestes achetant une voiture électrique, a annoncé Emmanuel Macron dans une interview au quotidien Les Echos de ce lundi.

« Parce que nous voulons rendre la voiture électrique accessible à tous, nous allons même porter le bonus écologique de 6000 à 7000 euros pour la moitié des ménages, les plus modestes », a déclaré le chef de l’Etat qui se rendra lundi à l’ouverture du Mondial de l’Auto à Paris.

Ces bonus ont permis de faire décoller le marché des électriques dans de nombreux pays, alors qu’elles restent bien plus chères à l’achat que leurs équivalents à essence ou diesel. Mais plusieurs gouvernements ont déjà baissé les montants des aides.

Ce bonus est valable pour les véhicules vendus moins de 47.000 euros, soit des électriques compactes ou des SUV, comme la Renault Mégane ou la Peugeot 2008, mais pas une Tesla.

Soutien énergétique en Europe : Une aide peut-être dangereuse

Soutien énergétique en Europe : Une aide peut-être dangereuse

Les Etats européens annoncent des mesures d’ampleur pour limiter l’impact de la crise énergétique. Avec deux risques à souligner : rendre plus durable l’inflation (hors énergie) à court terme et rencontrer des difficultés pour financer ces mesures à moyen terme. Par Clémentine Gallès, Cheffe Économiste et Stratégiste de Société Générale Private Banking ( la Tribune)

 

Une crise qui fait grimper les prix du pétrole, puis du gaz et de l’électricité. Les tensions sur les prix de l’énergie ont commencé avec la reprise post-covid, soutenus par des demandes fortes et simultanées dans les principales économies. Elles se sont ensuite accélérées très nettement avec le début de la Guerre en Ukraine, avec une focalisation de ces tensions sur les prix du gaz européens, déstabilisant enfin les marchés de l’électricité.

Au total, les prix du pétrole en euros ont progressé de près de 40% par rapport à leur moyenne de 2019 (année de référence avant Covid), les prix du gaz de plus de 1000% et les prix de l’électricité de 700% sur le marché de gros à terme.

Un coût déjà bien visible sur le pouvoir d’achat des ménages

L’énergie représente environ 8% du panier de consommation moyen des ménages en Zone euro. Si son coût pour les ménages se stabilisait à celui observé en août, sa progression par rapport à 2019 pourrait représenter au total une perte de leur revenu disponible de l’ordre de 3,3%[1] pour 2022. Ce coût observé varie d’un pays à l’autre, selon les spécificités des marchés de l’énergie ou du fait de limites de prix mises en place par certains gouvernements. En France, par exemple, la hausse des prix de l’énergie a été contenue, permettant à la hausse des prix de l’énergie de représenter une ponction de « seulement » 2,2% du revenu disponible des ménages en 2022 par rapport à 2019.

Un coût déjà bien visible sur la balance commerciale

Une autre façon d’évaluer le coût de la crise énergétique à l’échelle d’un pays ou d’une région est de constater l’alourdissement de la facture de ses importations. Ainsi, au total de la Zone euro, la balance commerciale s’est rapidement dégradée en 2022 pour s’afficher déficitaire pour la première fois de son histoire (cf graphique 1). Si le déficit énergétique se stabilise au niveau de fin juillet, la facture additionnelle, par rapport à 2019, représenterait 450 milliards d’euros, soit près de 4% du PIB de la Zone euro.

Des aides substantielles annoncées par les Etats

L’institut Bruegel (cf.graphique2) évalue à 450 milliards d’euros l’ensemble des aides annoncées depuis un an au niveau national par les pays européens (près de 3% du PIB pour l’ensemble de Europe, en y intégrant le Royaume-Uni). Ces aides incluent les dépenses liées aux nationalisations, aux renflouements ou à l’octroi de prêt, alors qu’elles excluent les mesures supranationales, par ailleurs en cours de discussion au niveau de l’Europe. Ces mesures paraissent d’ampleurs nécessaires pour limiter l’impact de la crise énergétique pour les mois à venir.

Deux risques semblent cependant importants à souligner : (i) si le choc est temporaire, les mesures permettront aux économies de résister mais encourageraient les pressions inflationnistes en permettant les effets de second tour sur les prix hors énergie. Les banques centrales seraient alors incitées à renforcer le resserrement de leur politique ; (ii) si le choc dure, les Etats Européens rencontreront des difficultés à financer leurs mesures, surtout dans un contexte où les banques centrales commenceraient à réduire le soutien qu’elles leur apportent.

 

 

 

Aide alimentaire : comment orienter vers ceux qui en ont le plus besoin

Aide alimentaire : comment orienter  vers ceux qui en ont le plus besoin

Pierre-Emmanuel Arduin et Doudja Saïdi-Kabeche, chercheurs en sciences de gestion, montrent, dans une tribune au « Monde », comment certaines épiceries solidaires et cantines sociales arrivent à mieux aider les étudiants et travailleurs pauvres qui ont faim en France, tout en préservant leur dignité, grâce à des outils numériques.

 

Avec la hausse incessante des prix, de plus en plus de Français éprouvent des difficultés pour s’acheter à manger en quantité et en qualité suffisantes. Le gouvernement versera courant septembre une aide d’urgence aux bénéficiaires des minima sociaux, de 100 euros par foyer, avec 50 euros supplémentaires par enfant. Mais cela ne réglera pas la question.

Les épiceries solidaires, centres de distribution et autres cantines sociales font face à une vague montante de demandeurs. Jusqu’à 4 millions de familles, selon l’Insee, se nourrissent aujourd’hui en partie d’aliments récupérés gratuitement.

Comment agir pour rendre cette aide alimentaire plus socialement acceptable ? C’est l’objet de nos recherches. Les Nations unies définissent, en effet, la sécurité alimentaire comme une situation de disponibilité des denrées nécessaires, mais aussi d’acceptabilité sociale de cette offre de nourriture. Or le système d’aide alimentaire actuel, qui s’appuie surtout sur des distributions gratuites, met parfois à mal la dignité des personnes.

Des étudiants et travailleurs pauvres, qui, jusqu’à il y a peu, faisaient leurs courses normalement, se mêlent désormais dans les files d’attente à des personnes en situation de très grande précarité (difficultés sociales, de santé, réfugiés, etc.).

Les quelque 200 000 bénévoles qui assurent les distributions alimentaires sont tenus, par les textes français et européens, d’assurer en même temps un accompagnement humain des personnes. Or, face à l’augmentation du nombre des bénéficiaires, ils n’ont souvent pas le temps aujourd’hui d’apporter ce soutien social et psychologique à ceux qui en ont réellement besoin.

Carburants : une aide très floue pour les gros rouleurs !

Carburants : une aide très floue pour les gros rouleurs !  

 

 

Il est clair que la remise de 15 à 0,18 € octroyée par le gouvernement depuis le 1er avril manquait sérieusement de ciblage et n’était par ailleurs guère cohérentes avec une politique environnementale.

Du coup ,le gouvernement envisage désormais un nouveau dispositif d’aide en direction des » gros rouleurs ». Mais d’une certaine manière, cette perspective sera également très contradictoire avec une préoccupation environnementale. Pour schématiser à outrance, c’est un peu comme si pour lutter contre l’alcoolisme, on encourageait les gros buveurs à boire !

Aider financièrement les gros rouleurs n’a pas de sens environnemental, social ou économique. Il faut en effet distinguer sans doute d’abord les professionnels dont le carburant représente une part importante de leur coût. Ensuite distinguer les particuliers contraints d’effectuer de longs voyages en automobile entre le domicile et le lieu de travail. Bref, définir une politique fine bien ciblée cohérente économiquement et écologiquement.

L’idée étant que cette mesure soit votée «vers le mois de juillet». Pour l’heure, les contours de celle-ci restent flous. Contacté, Bercy renvoie la responsabilité au prochain gouvernement – dont le chef, successeur de Jean Castex, pourrait être connu la semaine prochaine.

Premièrement, la forme de ce soutien n’est pas arrêtée. Quant aux publics ciblés, deux catégories semblent être privilégiées, comme l’avait expliqué Jean Castex sur TF1 le mois dernier. Le premier ministre avait dit préparer «un dispositif plus intensif pour deux catégories de nos concitoyens» : «ceux qui ne gagnent pas beaucoup» et «ceux qui roulent beaucoup».

Techniquement voit mal comment l’État pourrait distinguer et croiser les données des populations visées à moins d’une ristourne rétroactive accordée dans le cadre d’une procédure qui cathédrale administrative. La mesure la plus simple et AF est immédiat est évidemment la ristourne à la pompe pour tout le monde avec le défaut qu’elle est en contradiction avec la redistribution et la prise en compte environnementale.
Notons par parenthèse que la martingale des écolos politisés qui visent à augmenter de carburant ( via la taxe carbone ou autre) vient de démontrer encore son inefficacité. En effet, en dépit du très haut niveau des prix du carburant, la mobilité par automobile n’a guère évolué.

Une prolongation de la remise carburant ne semble donc pas écartée, malgré les propos de la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili en mars sur RTL, qui avait assuré qu’elle n’avait pas vocation à «durer».


 

Aide au développement : l’union européenne premier donateur

Aide au développement : l’union européenne premier donateur

L’économiste Simone Tagliapietra explique, dans une tribune au « Monde », qu’en termes de financement des infrastructures mondiales l’effort fourni par l’Union européenne, avec le programme Global Gateway, surpasse nettement celui de la Chine.

 

Tribune.

L’Union européenne (UE) a dévoilé le 1er décembre son plan de soutien au développement des infrastructures dans le monde : le Global Gateway. Ce plan vise à mobiliser 300 milliards d’euros entre 2021 et 2027 dans des projets de connectivité à travers le monde, et notamment dans les domaines du numérique, du climat et de l’énergie, des transports, de la santé, de l’éducation et de la recherche.

La raison d’être de cette initiative est claire : le monde a besoin d’investissements majeurs dans les infrastructures. La Banque mondiale estime que, pour atteindre les principaux objectifs mondiaux (tels que la protection du climat et de l’environnement, l’accès universel à l’énergie, à l’eau et à l’assainissement, une plus grande mobilité, une meilleure sécurité alimentaire), le monde doit investir dans les infrastructures environ 1 300 milliards d’euros par an.

Lire aussi  Article réservé à nos abonnés L’Europe présente son projet à 300 milliards d’euros pour contrer les routes de la soie chinoises

La Chine a compris l’importance stratégique du développement des infrastructures mondiales il y a dix ans et a lancé en 2013 la célèbre initiative Belt and Road (« nouvelle route de la soie »). Afin d’offrir une alternative à l’approche chinoise du développement mondial des infrastructures, les dirigeants du G7 se sont engagés en juin 2021 à développer de nouveaux partenariats d’infrastructure « fondés sur des valeurs, des normes élevées et la transparence ».

Alors que les Etats-Unis ont lancé leur initiative Build Back Better World [« reconstruire un monde meilleur « ] et le Royaume-Uni son initiative Clean Green, l’UE a dévoilé son Global Gateway. La Commission européenne a présenté l’initiative comme « un modèle de la manière dont l’Europe peut établir des connexions plus résilientes avec le monde », mais les critiques l’ont rapidement rejetée, affirmant qu’elle représente un reconditionnement d’instruments existants plutôt que de l’argent frais de l’UE.

Ce point de vue passe toutefois à côté de l’essentiel. Les Etats membres de l’UE sont déjà les premiers donateurs mondiaux d’aide publique au développement (APD). En équivalent-subvention (une méthodologie dans laquelle seuls les éléments de subvention des prêts sont indiqués, au lieu de leur valeur nominale), l’UE a déboursé 66,8 milliards d’euros en 2020, soit 46 % du total mondial.

Aide à domicile: l’hypocrisie sur les salaires

Aide à domicile: l’hypocrisie sur les salaires

 

 

Les propositions d’embauche fleurissent partout concernant l’aide à domicile. Pourtant les candidats sont très insuffisants par rapport à la demande. En cause des conditions sociales particulièrement déplorables en général.

 

Les problèmes des salariés de l’aide à domicile sont de plusieurs ordres. Il y a d’abord l’amplitude concernant la durée journalière de travail : il faut commencer tôt et finir très tard. Ensuite il y a les heures d’attente et de trajets souvent non rémunérés. Ensuite il y a le faible salaire compte tenu d’une durée de travail hebdomadaire réduite. Au total certain ne gagnent pas plus de 1000 € pour un travail particulièrement ingrat qui exige compétence et dévouement.

 

certes, il  nous faut pas trop généraliser car certains organismes employant des aides à domicile ont  compris qu’il fallait faire travailler à plein temps les aides  à domicile, qu’il fallait aussi rémunérer temps d’attente et de déplacement. Mais c’est loin d’être le cas partout d’où ces difficultés de recrutement aussi bien dans le privé que dans le public.

Les entreprises ou institutions d’aide à domicile sont par ailleurs très composites avec des distorsions aussi de concurrence et des politiques sociales très différentes. Pourtant le projet de loi prévoit notamment d’instaurer au 1er janvier un «tarif plancher» national (et non variable selon les départements comme jusqu’alors) de 22 euros par heure de prestation pour les services d’aide à domicile, afin de sécuriser leur financement et de mieux rémunérer les salariés.

 

Mais ce tarif socle de 22 euros est «bien loin du coût de revient de l’heure d’intervention, évalué a minima à 25 euros avant revalorisation des salaires», ont expliqué vendredi les représentants des entreprises de services à la personne (FESP, Fédésap), qui affirment dans ces conditions ne pas être en mesure de revaloriser leurs 160.000 salariés. Du coup nombre de salariés préfère se diriger vers les maisons de retraite qui pour une qualification équivalente offre un statut et des salaires beaucoup plus intéressants.

 

À noter que dans le bouclage économique il faut prendre en compte le fait aussi que souvent les aides sont payées par le client. Un client qui a aussi tendance à réduire sa demande et donc à rendre encore plus complexe la réponse de l’offre.

Fret ferroviaire: une nouvelle aide publique

Fret ferroviaire: une nouvelle aide publique

 

Une nouvelle fois les pouvoirs publics promettent d’augmenter la part du fret ferroviaire. L’orientation n’est pas nouvelle; depuis 1988, chaque ministre annonce à peu près la même chose à savoir le doublement de la part du ferroviaire mais sans grand résultat. En cause surtout une inadaptation de l’offre ferroviaire par rapport à la demande. Une demande caractérisée par le changement de nature du fret et de la gestion logistique. L’objectif encore retenu est de  doubler la part modale du secteur, aujourd’hui tombée à 9 %, très loin derrière le transport routier. L’aide publique serait de plusieurs centaines de millions étalés sur plusieurs années.

 

Cette annonce s’est doublée de la signature d’un pacte pour le développement du secteur avec ses principaux acteurs, représentés par l’Alliance 4F « Fret ferroviaire français du futur », l’Association des utilisateurs de transport de fret (AUTF) et SNCF Réseau.

Aide d’urgence internationale : « un modèle obsolète »

Aide d’urgence internationale : « un modèle obsolète »

 

Pour Pierre Micheletti, le président d’Action contre la faim, l’échec partiel de la conférence des donateurs pour le Yémen qui s’est tenue le 1er mars est symptomatique d’un système à bout de souffle. Dans une tribune au « Monde », il défend l’instauration par l’ONU d’un système de contribution obligatoire des pays aux revenus élevés.

Tribune.

Le 1er mars, s’est tenue une nouvelle conférence des donateurs sur le Yémen, coorganisée par la Suède et la Suisse. Comme la précédente, en juin 2020 à Riyad, elle passe largement en deçà de l’objectif de réunir les sommes nécessaires pour faire face à l’une des crises contemporaines majeures (130 000 morts, plus de 3 millions de déplacés forcés).

Cette incurie est d’abord indécente. Après avoir fixé l’un des fronts militaires du conflit entre l’Iran, l’Arabie saoudite et leurs alliés respectifs, après avoir constitué un juteux marché pour la vente d’armement des grandes puissances, le sort des millions de personnes en détresse ne fait plus recette.

Cent pays parmi les plus riches de la planète n’ont pu réunir les 3,2 milliards d’euros nécessaires pour l’année 2021, là où certains auront été capables d’injecter des centaines de milliards pour relancer leurs économies abîmées par le Covid-19. Près de la moitié des fonds jugés nécessaires ne seront pas obtenus.

 « Le résultat de la réunion (…) est décevant », a déclaré le secrétaire général des Nations unies, M. Guterres, dont le long passé comme patron du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) fait de lui un observateur averti et respecté des questions humanitaires.

Le temps est venu de se rendre à l’évidence : le modèle financier en vigueur pour répondre aux besoins des populations en danger partout sur les terrains de crise est obsolète, et désormais inopérant. L’échec partiel de la conférence sur le Yémen en constitue le plus récent symptôme.

Tel qu’il se présente aujourd’hui, le financement de l’aide humanitaire internationale a trois inconvénients majeurs :

– il n’arrive pas à réunir les sommes nécessaires pour couvrir les besoins identifiés chaque année par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) ;

– il expose l’aide humanitaire à différentes formes de limitations, ou de subordination à la volonté politique des quelques pays qui dominent largement, via leurs contributions volontaires, l’enveloppe annuelle ;

– il transfère aux principales ONG internationales la responsabilité de trouver des financements complémentaires à ceux des Etats. Il entraîne, dès lors, ces ONG vers des formes de marchandisation de leur mission, vers une quête incessante de performance pour réduire leurs frais de fonctionnement. Et vers une dépendance à l’égard de la générosité de leurs donateurs individuels, au prix de pratiques marketing qu’on leur reproche parfois, mais qui sont la conséquence, pour essayer de faire plus à moindre coût, de la défaillance des Etats.

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SNCF: une aide de 4,05 milliards

SNCF: une aide de 4,05 milliards

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Une aide de 4 milliards d’euros de la part de l’État sous forme de renforcement du capital pour soutenir une entreprise durement touchée par le Coronavirus avec la quasi paralysie du réseau pendant une longue période. Cette  injection de capitaux frais “vise à soutenir les investissements de sa filiale SNCF Réseau en faveur de la régénération du réseau ferré national, du renforcement de la sécurité et du développement durable de ses activités”, expliquent dans un communiqué commun la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, celui de l’Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, et le ministre délégué en charge des transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Parmi les engagements pris par la SNCF en contrepartie d’un soutien public qualifié d’”exceptionnel” figure la promesse d’une réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre du groupe entre 2015 et 2030.

Interrogé la semaine dernière par France Info, Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF, avait expliqué que le chiffre d’affaires du groupe avait chuté de cinq milliards d’euros sur les neuf premiers mois de l’année, en rappelant que sa perte nette s’était élevée à 2,5 milliards sur le seul premier semestre.

Nucléaire : nouvelle aide à Areva

Nucléaire : nouvelle aide à Areva

 

Face aux difficultés chroniques d’Areva SA, l’ancien holding du champion du nucléaire devenu sa structure de défaisance chargée d’achever la construction du réacteur EPR vendu au finlandais TVO, l’Etat t a validé le principe du rachat d’une partie des titres qu’Areva SA détient au capital d’Orano pour lui éviter d’entrer en cessation de paiements dès le printemps prochain. L’État va apporter 600 à 800 millions.

Une « nouvelle aide exceptionnelle » de 150 € pour les jeunes

Une « nouvelle aide exceptionnelle » de 150 € pour les jeunes

Dans le cadre de son intervention au média en ligne Brut, le président a annoncé une aide exceptionnelle supplémentaire aux jeunes..

 

Il s’agirait de nouveau d’une aide de 150 euros comme celles qui ont déjà été versées, a-t-il dit faisant référence aux aides à destination des jeunes bénéficiant des aides au logement ainsi qu’aux étudiants boursiers.

Souvent déprimés par les deux confinements, privés de petits boulots et de lien social ou en difficulté dans des études à distance, 53% des 18-30 ans se sentent « révoltés ou résignés » et seulement 22% « confiants ou enthousiastes »selon un sondage de l’IFOP pour La Tribune.

Aide financière au photovoltaïque : révision en baisse

Aide financière au photovoltaïque : révision en baisse

 

Certaines énergies nouvelles n’ont pas encore vraiment démontré leur pertinence technologique et surtout économique. C’est vrai pour les très coûteuses éoliennes dans le financement est porté à bout de bras par les pouvoirs publics. A un  moindre degré, c’est aussi vrai pour le photovoltaïque largement aidé puis progressivement un peu lâché. Le gouvernement français veut prendre encore du recul avec les aides financières du voltaïque en réduisant encore le soutien financier considéré comme beaucoup trop coûteux. En fait pour le voltaïque comme pour les éoliennes c’est EDF qui paye des tarifs exorbitants mais au final c’est le consommateur qui règle la facture.

Un mécanisme d’obligation d’achat par EDF au bénéfice de personnes installant des panneaux photovoltaïques a été instauré en 2000, via des contrats pouvant aller jusqu’à 20 ans, précise le journal économique. Or ces contrats ont été assortis de tarifs très élevés et certains, ceux passés avant l’imposition d’un moratoire fin 2010, sont toujours en vigueur aujourd’hui.

La mesure de renégociation, si elle était menée, pourrait permettre d’économiser jusqu’à 600 millions d’euros en régime de croisière étant entendus que les particuliers ne seraient pas concernés par cette mesure.

Plan de relance : aide aussi aux ménages (Olivier Dussopt )

Plan de relance : aide aussi aux ménages (Olivier Dussopt )

 

Olivier Dussopt, Ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Comptes publics, a tenté de rééquilibrer le discours sur BFM en indiquant que le plan de relance allait aussi concerner les ménages. Il faut dire que dernièrement le Medef et certains experts ont considéré que la priorité devait aller au soutien des entreprises et non aux ménages déjà largement aidés. Bref une stratégie de l’offre  et non pas de la demande comme par exemple en Allemagne qui vient de baisser son taux de TVA pour augmenter le pouvoir d’achat des consommateurs.

Olivier Dussopt, évoquant des dispositifs « au bénéfice des ménages », a affirmé qu’il ne s’agissait pas d’un plan de relance totalement pro-entreprises. « Je pense à la rénovation des logements, que nous allons élargir, aux dispositifs d’accompagnement sur la reconversion du parc automobile. Il y a aussi le financement du dispositif d’activité partielle de longue durée, qui est le meilleur outil pour préserver l’emploi », a poursuivi le ministre, invité du Grand Journal de l’Eco.

« Avec les dispositifs que nous avons mis en place pendant la crise – le chômage partiel dans des montants et des taux que nous n’avions jamais vu, la majoration de l’allocation de rentrée scolaire, la prise en charge à 100% les actes médicaux liés au Covid – la France est le pays qui a le mieux protégé ses salariés », a-t-il assuré. Une argumentation peut-être un peu excessive mais qui n’est pas cependant sans fondement. Il faut effectivement aider les entreprises on ne peut cependant négliger le ménages pour favoriser  une consommation qui demeure le ressort de  la croissance. L’équilibre à trouver entre ces deux objectifs n’est pas facile mais il est indispensable dans une dynamique offre-demande. Il est par ailleurs bien difficile de distinguer les deux types d’objectifs compte de leur interaction.

Liban : une aide de 250 millions sous conditions

Liban : une aide de 250 millions sous conditions

 

Une aide de 250 millions dont 30 millions d’euros sera fournie au Liban.  Ces aides seront suivies d’autres versements qui seront conditionnés à la mise en oeuvre de réformes institutionnelles, a-t-on précisé. Mais ces soutiens financiers seront obéiront  à des conditions strictes, ils devront atteindre directement la population, en clair sans passer par le gouvernement corrompu et dépendre des réformes structurelles politiques et économiques. Une sorte de nouvelle philosophie de l’aide internationale dont souvent une grande partie finie dans les sables des institutions ou dans la poche d’intermédiaires. Une philosophie qui pourrait être appliquée ailleurs !

Cinq jours après l’explosion sur le port de la capitale, qui a fait au moins 158 morts et 6.000 blessés et creusé le fossé entre une partie de la population et la classe politique, accusée de négligence, d’incurie et de corruption.

Cette Conférence internationale de soutien et d’appui à Beyrouth et au peuple libanais mobilisait les principaux partenaires internationaux du Liban et organiser et coordonner le soutien d’urgence de la communauté internationale.

“Cette assistance devra être coordonnée sous la conduite de l’Onu et livrée directement à la population libanaise avec la plus grande efficacité et en transparence”, dit cette déclaration.

“Les participants sont prêts à soutenir la reconstruction économique et financière du Liban, qui passe par la mise en oeuvre des réformes attendues par la population libanaise.”Dans l’immédiat, l’Office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha) estime à près de 120 millions de dollars les sommes nécessaires pour répondre à l’urgence en matière de santé, de relogement temporaire, de protection, d’hygiène, d’éducation, de sécurité alimentaire et de logistique (avec la mise en place d’installations temporaires pour relancer l’activité sur le port de Beyrouth).

Plus de 250.000 personnes sont “hautement vulnérables”, note l’Ocha.

Les dégâts matériels se chiffrent eux en milliards de dollars – une estimation de 15 milliards a été avancé par les autorités -, un montant que le Liban, qui ploie déjà sous une montagne de dette excédant 150% de son PIB, ne pourra financer seul.

Le communiqué diffusé dimanche ne précise pas les montants qui seront mobilisés pour soutenir le Liban, mais la Commission européenne a fait savoir de son côté qu’elle allait immédiatement mettre 30 millions d’euros supplémentaires sur la table.

Cette somme vient s’ajouter aux 33 millions d’euros que l’exécutif européen s’était déjà engagé à verser.

“Alors que les besoins augmentent, nous apportons une aide humanitaire à des centaines de milliers de personnes parmi les plus vulnérables. En ces heures critiques, l’UE fournit des abris, des soins de santé d’urgence, de l’eau et des installations sanitaires, ainsi qu’une aide alimentaire”, a déclaré le commissaire chargé de la gestion des crises, M. Janez Lenarčič qui représentait la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen à la visioconférence.

“Le nouveau financement humanitaire de l’UE sera acheminé à travers les agences des Nations unies, les ONG et les organisations internationales. Il fera l’objet d’un contrôle strict. Cette aide bénéficiera aux personnes les plus touchées afin de couvrir les besoins essentiels”, a précisé la Commission européenne.

Liban : initiative franco-américaine pour une aide d’urgence

Liban : initiative franco-américaine pour une aide d’urgence

 

Trump et Macron ont discuté vendredi d’un projet de coopération sur une aide d’urgence au Liban, à laquelle d’autres pays pourraient être associés, a déclaré le porte-parole de la Maison blanche dans un communiqué.

Judd Deere a déclaré également que les deux présidents avaient fait part de leur « profonde tristesse face aux victimes et aux destructions » à Beyrouth, à la suite de l’explosion qui a coûté la vie à 154 personnes au moins mardi dans la capitale libanaise.

Emmanuel Macron et Donald Trump ont échangé à ce sujet lors d’un entretien téléphonique portant principalement sur la question de la prolongation de l’embargo sur les armes à l’encontre de l’Iran.

Aide à domicile : « pas à temps partiel mais plutôt payés à temps partiel »

Aide à domicile : « pas à temps partiel mais plutôt payés à temps partiel »

 

Les deux économistes François-Xavier Devetter et Emmanuelle Puissant suggèrent au gouvernement, dans une tribune au « Monde », d’aller au-delà d’une prime exceptionnelle pour l’aide à domicile, mais aussi de repenser le décompte du temps de travail, ce qui conduirait à augmenter les revenus mensuels des aidants.

Tribune. Les aides à domicile appartiennent à la profession la plus dynamique de ce début de siècle, voyant ses effectifs quasiment doubler entre 2003 et 2018 : elles sont passées de moins de 350 000 à près de 600 000. La crise sanitaire a souligné leur rôle majeur dans l’accompagnement des personnes vulnérables, mais aussi la fragilité des conditions d’emplois qui caractérisent encore et toujours nombre d’entre elles.

Le manque de reconnaissance qu’elles continuent de subir est particulièrement visible lorsque le gouvernement invite les collectivités locales à verser à ces travailleuses et à ces travailleurs, dont on peine curieusement encore à reconnaître leur appartenance au monde du soin ou, au minimum du « prendre soin », une prime de 1 000 euros sans pour autant en prévoir le financement.

Appels inopérants

Malgré un effort constant et soutenu en termes de production de rapports, les pouvoirs publics continuent de promouvoir, par les modalités de solvabilisation des besoins d’accompagnement des personnes âgées, la fixation de salaires pour les aides à domicile à un niveau très faible.

En effet, la politique de lutte contre la perte d’autonomie repose essentiellement sur le versement d’une allocation aux personnes âgées (APA ou allocation personnalisée d’autonomie) calculée en fonction de leur degré d’autonomie et variable selon leur revenu.

Cette allocation consiste à attribuer une somme permettant « d’acheter » un certain nombre d’heures. La valorisation d’une heure obéit à des règles complexes et variables selon les départements mais, le dispositif aboutit de fait à un « tarif APA » par département, qui constitue en quelque sorte la référence au prix d’une heure d’aide à domicile.

La proposition d’un « tarif socle national » à la suite du rapport Libault confirme cette vision. Or les montants actuellement en vigueur dans la plupart des départements (tout comme le tarif national envisagé) dépassent rarement 21 euros alors même que toutes les études de coûts l’évaluent autour d’un minimum de 26 euros… dans des conditions restrictives ! L’écart est alors souvent payé par les aides à domicile elles-mêmes. A ce niveau les appels à une montée en qualification ou une amélioration des conditions d’emplois des salariés sont inopérants.

Epuisement

Car quel est le nœud du problème ? La profession d’aide à domicile est portée par des emplois dont la durée moyenne est de 25 heures par semaine… mais où le travail commence bien souvent à 7 heures – ou plus tôt – et ne s’arrête qu’à 19 heures, 20 heures, voire au-delà ; où l’emprise du travail sur la semaine dépasse nettement les 35 heures, et où les inaptitudes, les accidents du travail, sont à un niveau plus élevé que la plupart des autres professions. La prévalence des situations d’épuisement des salariés montre combien la dite « ressource humaine » est consommée « à taux plein ».

1500 € aux entreprises : plus de 204.000 demandes pour une aide dérisoire

1500 € aux entreprises : plus de 204.000 demandes pour une aide dérisoire

 

Ce n’est sans doute pas une aide de 1500 € qui évitera la vague de défaillances qui va affecter nombre de petites et moyennes entreprises. Pour autant « c’est toujours ça de pris » estime beaucoup de demandeurs. La vérité c’est que cette aide ne changera pas grand-chose. Certaines entreprises n’en avaient d’ailleurs sans doute pas besoin quant aux autres la somme est trop dérisoire pour constituer le moindre ballon d’oxygène. Autant dire que cette mesure générale est complètement inefficace vis-à-vis du sauvetage de société en difficulté du fait de la pandémie. Pour certaines entreprises, il n’y aura pas de rattrapage du chiffre  d’affaires, les clients abandonnant purement et simplement leur demande. Pour d’autres, il sera possible d’en récupérer une partie  mais  se pose surtout un problème de trésorerie qui devrait être réglé non pas par une somme ridicule mais par des prêts sans intérêt au remboursement très étalé dans le temps. Finalement,  la mesure du gouvernement est une disposition à caractère très médiatique qui ne couvre même pas la charge salariale d’un employé ou du patron qu’il est seul pour un seul mois..

Le fonds de solidarité prévoit de compenser jusqu’à 1.500 euros la perte de chiffre d’affaires des très petites entreprises et indépendants réalisant moins d’un million d’euros de chiffre d’affaires et employant moins de dix salariés. Pour être éligibles, les entreprises doivent avoir perdu 50% de leur chiffre d’affaires du mois de mars par rapport au mois de mars de 2019, et ainsi de suite pour le mois suivant.

Dans un premier temps, le gouvernement avait fixé ce critère à 70% de perte d’activité, avant de l’abaisser mardi face aux critiques des entrepreneurs concernés. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a indiqué qu’1,7 milliards d’euros devraient être dépensés pour le seul mois de mars. Bercy considère qu’environ 600.000 entreprises pourraient en bénéficier. Pour cela, elles doivent s’adresser à l’administration fiscale, qui est chargée de verser cette aide.

 

Une aide urgente aux pays pauvres (FMI et la Banque mondiale)

Une aide urgente aux pays pauvres (FMI et la Banque mondiale)

 

 

L’épidémie du Coronavirus risque d’être encore plus dramatique pour les pays pauvres en raison d’une part des difficultés à faire respecter les règles du confinement mais surtout en raison de la faiblesse voire de l’insignifiance du système sanitaire. N’oublions pas que dans la plupart de ces pays, il n’existe pas de couverture sociale, l’accès aux hôpitaux est parfois gratuit mais les malades doivent régler tout le reste, médicaments compris. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont donc appelé mercredi les créanciers bilatéraux officiels à alléger immédiatement la dette des pays les plus pauvres du monde qui risquent de subir de plein fouet les effets de la crise sanitaire liée au coronavirus.

Dans un communiqué commun, les deux institutions demandent aux créanciers de suspendre les remboursements émis par les pays membres de l’Association internationale du développement (AID) qui représentent un quart de la population mondiale et les deux tiers des populations vivant dans un état d’extrême pauvreté.

“Cela aidera les pays de l’AID à résoudre leurs besoins immédiats en liquidités afin de surmonter les défis posés par l’épidémie de coronavirus et de prendre le temps d’évaluer l’impact de la crise et les besoins de financements de chaque pays”, disent le FMI et la Banque mondiale dans un communiqué.

Parmi les pays membres de l’AID, figurent de nombreux Etats africains jusque-là relativement épargnés par l’épidémie de coronavirus mais où les cas commencent à se multiplier.

Réfugiés Grèce : L’UE promet une aide hypothétique

Réfugiés Grèce  :  L’UE promet une aide hypothétique

Face à l’afflux de plus en plus considérable de réfugiés en provenance de Grèce, l’Union économique a promis une aide. Le problème c’est qu’on voit mal de quel aide il s’agit et même quoi faire. En effet l’arrivée de plus en plus massive résulte directement des situations conflictuelles de ces dernières années en Syrie et en Afghanistan notamment. l’intervention des États-Unis par exemple a abouti un véritable fiasco en Afghanistan. Ils ont décidé de passer un accord de retrait avec les talibans. Un accord assez lamentable dont même la moitié n’est pas respectée. Nombre de d’afghans quittent le pays. Même chose pour la Syrie ou à force de tergiverser, on a laissé le dictateur local massacrer sa population et qui continue. Des milliers et des milliers de Syriens qui tendent de s’échapper de cet enfer. On voit mal ce que l’union européenne pourrait faire pour  remonter l’histoire. C’est un grande partie sa faiblesse politique qui a livré la Syrie aux mains du dictateur mais aussi aux mains de la Russie et de la Turquie. L’autre solution serait évidemment d’empêcher les réfugiés d’atteindre les côtes et de les repousser, ce  qui serait totalement contraire au droit humanitaire. On peut aussi payer encore la Turquie pour qu’elle retienne ses réfugiés mais pour combien de temps car la situation dans les camps est intolérable en Turquie.

Face à l’intensification des combats dans la province syrienne d’Idlib, la Turquie, qui a accueilli 3,6 millions de réfugiés syriens et redoute un nouvel afflux, a cessé le 28 février d’empêcher ceux qui le souhaitent de passer en Europe, comme elle s’y était engagée en 2016, moyennant une aide de six milliards d’euros de la part de l’Union.

Des dizaines de milliers de personnes se pressent depuis à la frontière gréco-turque, où la police grecque a fait usage de grenades lacrymogènes pour les repousser. La crise se joue aussi en mer Egée où les gardes-côtes cherchent à tenir les bateaux de migrants à distance. Un jeune Syrien est mort noyé lundi après un naufrage au large de Lesbos.

“La situation à notre frontière n’est pas seulement l’affaire de la Grèce. La gestion est de la responsabilité de l’Europe dans son ensemble”, a déclaré Ursula von der Leyen lors d’une visite à la frontière avec d’autres dirigeants européens et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.

“Ceux qui semblent tester l’unité de l’Europe seront déçus. Nous tiendrons le coup et notre unité prévaudra (…) Les inquiétudes de la Grèce sont aussi celles de l’Europe”, a-t-elle poursuivi, annonçant une aide de 700 millions d’euros ainsi que l’envoi de matériel médical et humanitaire.

Logement Paris : une aide de 100.000 euros à l’achat, pour encore faire monter les prix !

Logement Paris :  une aide de 100.000 euros à l’achat, pour encore faire monter les prix !

Il est clair que la proposition de Benjamin Griveaux constitue une ineptie totale. D’abord la somme est énorme puisqu’il s’agit d’accorder une sorte de prime de 100 000 € à l’achat pour les candidats à l’accession à Paris ensuite parce qu’il y a un déséquilibre notoire entre l’offre  et la demande au profit de l’offre puisqu’il faut  dépenser de l’ordre de 1 million d’euros pour un appartement correct. La proposition de Griveaux ne fera que renchérir encore des prix déjà inaccessibles pour nombre de couches moyennes. « Voilà une excellente façon de faire monter encore un peu plus les prix de l’immobilier à Paris. » Sur Twitter, Laurent Vimont, le président de Century 21, a raillé la proposition de Benjamin Griveaux, le candidat En marche à la mairie de Paris, de créer une aide à l’achat d’un logement pouvant aller jusqu’à 100.000 euros. Sur Twitter, Manuel Domergue, directeur des études de la fondation Abbé Pierre, a quant à lui qualifié ce « truc » d’inflationniste, inégalitaire et infinancable ». Pourquoi ce soutien financier est-il une fausse bonne idée?

Contactés par le JDD, les présidents des réseaux Orpi et Laforêt sont catégoriques : la proposition de Benjamin Griveaux, qu’il a faite dimanche dans Le Parisien, est mauvaise car il s’appuie sur un « faux diagnostic ».

« La tension du marché immobilier n’est pas due au manque d’acquéreurs, mais à la faible offre« , explique Yann Jéhanno, président de la franchise Laforêt. « Offrir un dispositif pour les classes moyennes va mettre encore plus de personnes en recherche sur le marché alors qu’il n’y a pas assez de logements disponibles », complète Christine Fumagalli, présidente du réseau Orpi.

Avec un effet pervers : plus d’acheteurs seront sur le marché, plus les vendeurs joueront de cette concurrence et augmenteront les prix. « Cela créera un effet inflationniste qui poussera encore plus le prix au mètre carré, qui a déjà dépassé les 10.000 euros cette année », s’alarme Yann Jéhanno pour qui ce n’est pas dans l’intérêt des agents immobilier que Paris se vide de ses habitants.

Les professionnels de l’immobilier ne sont pas les seuls à pointer ce risque. « L’idée de Benjamin Griveaux peut paraître extrêmement alléchante, note ainsi Michel Fréchet, président de la Confédération général du logement (CGL), une association qui soutient notamment les locataires qui veulent accéder à la propriété. Mais il peut y avoir un effet contreproductif évident : donner une somme d’argent à des acheteurs ne va qu’inciter les vendeurs à augmenter en proportion leur prix de vente. »

 

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