Archive pour le Tag 'agriculteurs'

Produits alimentaires plus chers : pour les agriculteurs ?

Produits alimentaires plus chers : pour les agriculteurs ?

La nouvelle loi alimentation applicable à partir du 1er février contraint les distributeurs à vendre plus chers. Certains  produits alimentaires  avec une marge minimale de 10 % minimum. Sur l’ensemble des produits la hausse pourrait être de 6 %. La logique de la loi est la suivante : en contraignant à vendre plus chers certains produits, les distributeurs auront les moyens de mieux rémunérer les agriculteurs. Première observation on se demande quel est le lien entre les agriculteurs français  et des produits comme le Ricard ou les aliments à base de chocolat ! En outre les augmentations vont peser sur des produits de base. Bref une loi assez confuse sur la question de savoir si distributeurs vont redistribuer la totalité de la nouvelle marge aux producteurs agricoles. Il aurait dans  doute plus efficace de réguler directement les prix de vente des agriculteurs par exemple par le biais de contrats types et de tarifs de référence. Dans la loi alimentation on demande aux distributeurs de faire de la régulation économique, ce qui n’est pas leur  rôle. Une loi qui demeure très théorique sur la formation des prix où les agriculteurs seront seulement encouragés à pratiquer la réalité des couts. Le texte permet notamment d’inverser la construction du prix des produits pour permettre une meilleure rémunération des agriculteurs. Il rend ainsi aux exploitants la possibilité de proposer leurs tarifs aux acheteurs et de ne plus se laisser imposer des prix trop bas par rapport aux coûts de production. Mais il s’agit d’une incitation sans contrainte. Enfin on peut se demander s’il est bien opportun de procéder à de fortes augmentations sur les produits alimentaires dans les conditions économiques et sociales actuelles.

Colère des agriculteurs: Blocage de raffineries

Colère des agriculteurs:  Blocage de raffineries

Pour manifester leur mécontentement vis-à-vis des incohérences de la politique agricole le syndicat majoritaire à décider de procéder au blocage de certaines raffineries des dimanches soir.

Le déclencheur de ce mouvement est l’autorisation donnée au groupe pétrolier Total d’importer de l’huile de palme pour faire tourner sa raffinerie de biocarburants de La Mède, dans les Bouches-du-Rhône. “Mais la réalité, c’est depuis six mois la signature d’accords commerciaux scélérats qui laissent venir des produits (…) qui ne respectent pas les mêmes conditions de production que les produits français”, a expliqué dimanche la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, à franceinfo. Elle a notamment cité la viande, le sucre et l’éthanol. “La discussion sur le Mercosur, les pays d’Amérique du Sud, est en cours et nous ne voulons pas que de nouveaux accords soient signés”, a-t-elle ajouté. “Et puis, pour La Mède, c’est 30.000 emplois qui sont en jeu, je pense que ça vaut le coup de se mobiliser.” Christiane Lambert a rappelé que la France avait développé depuis des années une filière colza pour contribuer à la fois aux carburants verts et à l’alimentation des animaux. “En faisant venir de l’huile de palme, on porte un coup très dur à la filière colza”, a-t-elle fait valoir. “C’est une incohérence que le gouvernement doit résoudre.”

“Notre cible, c’est l’Etat”, a expliqué Christiane Lambert. “Nous avons alerté à plusieurs reprises. Nous avons rencontré des préfets, des parlementaires. Malgré tout, le rouleau compresseur continue sans vraiment d’écoute.”“Nous voulons taper fort (…) pour dire : ‘Stop, vous êtes en train de mettre à mal (…) l’agriculture française.”

La logique de ce mouvement n’est pas de bloquer le pays mais d’obtenir de l’Etat des discussions sur quatre revendications, souligne-t-on à la FNSEA.

Les agriculteurs en colère menacent de bloquer des raffineries

Les agriculteurs en colère menacent de bloquer des raffineries

 

Il fallait évidemment s’attendre à une réaction des agriculteurs compte tenu des nuages qui accumulent sur le secteur. La très récente loi sur alimentation et l’agriculture constitue en fait une escroquerie concernant le relèvement des prix. Pour résumer, on incite les producteurs à partir des couts pour bâtir leurs prix  sans autre dispositif de contrôle ou de régulation. Bref du blabla car les acheteurs sont et seront toujours en positon de force dans une négociation commerciale. La dessus s’ajoutent les conséquences des accords commerciaux internationaux avec le Mercosur (Union Européenne-Amérique du Sud) et CETA (UE-Canada), qui prévoient de faciliter l’exportation de produits en provenance de ces régions sur le marché européen.  En fait des accords commerciaux destinés  à faciliter  les ventes  de produits industriels ou manufacturés contre l’ouverture à des produits agricoles à destination de l’Europe. Notons qu’on vient aussi d’autoriser Total à importer de huile palme…pour produire du carburant ; Un double pied de nez à l’agriculture et aussi à Hulot. Les agriculteurs menacent de bloquer des raffineries dans tout le pays. «Nous lançons un mouvement de protestation très fort et dans toute la France qui commencera la semaine prochaine», à partir du 10 juin, a annoncé jeudi Christiane Lambert, président de la FNSEA, le principal syndicat agricole français dans les colonnes du quotidien l’Union de Reims. Ce blocage va concerner «l’ensemble de nos régions (…) des sites stratégiques, symboles des distorsions de concurrence que nous subissons», précise l’organisation dans un communiqué. Les motifs de mécontentements sont pluriels. Les agriculteurs entendent manifester leur «incompréhension», face à la loi agriculture et alimentation adoptée en première lecture mercredi par les députés, qui, selon le syndicat, «instaure de nouvelles charges», et émet «plusieurs signaux» en faveur «d’une concurrence toujours déséquilibrée avec des produits importés».

 

 

Les jeunes agriculteurs dubitatifs vis-à-vis de Macron

Les jeunes agriculteurs dubitatifs vis-à-vis de Macron

 

 

Il n’est pas certain que les jeunes agriculteurs aient été convaincus par le discours très général du président de la république lors de la réception à l’Elysée. Cette “réception”, perçue comme “un coup de com.’” par certains agriculteurs, s‘est tenue au lendemain d‘une journée de mobilisation nationale organisée à l‘appel de la FNSEA, premier syndicat agricole, et des Jeunes Agriculteurs (JA) qui s‘inquiètent du traité de libre échange entre l‘Union européenne et le Mercosur, actuellement en négociation. Les éleveurs redoutent l‘arrivée massive de produits sud-américains sur le marché européen qui constituerait selon eux une concurrence déloyale. “Il y a beaucoup de contre-vérités sur ce sujet”, a estimé Emmanuel Macron. “Il n‘y aura aucune réduction de nos standards de qualité, sociaux, environnementaux, sanitaires à travers cette négociation. Il n‘y aura jamais de bœufs aux hormones en France.”Peu- être pas mais du bœuf aux hormones mais  nourri avec du fourrage bourré de pesticides, protéines douteuses et soja génétiquement modifié. Bref de la viande encore davantage dopée aux cocktails chimiques.  Et encore plus productive que des poulets prêts à consommer en cinquante jours au lieu de cent cinquante dans les années 50, des vaches qui produisent 8 000 litres de lait par an au lieu de 2 000, des poules qui pondent 250 œufs par an contre 130 dans les années 20. Au cœur de cette évolution, les progrès de la génétique, mais aussi une alimentation dopée en protéines. Pour atteindre les meilleurs rendements, on fait consommer aux bœufs, en plus des céréales et du fourrage, 5 à 15 % de tourteaux, ces résidus solides riches en protéines obtenus après l’extraction de l’huile contenues dans les graines de soja, de tournesol ou de colza aux OGM. On voit ma Dans les systèmes intensifs de l’ouest de la France, ce taux atteint 25 % pour les vaches laitières.  Des performances déjà obtenue en France et qui seront dépassées avec les importations du Mercosur qui bénéficie en outre de conditions de concurrence inégales en matière sociales et fiscale. , le chef de l‘Etat a assuré que la “clause de sauvegarde”, qui permet de suspendre l‘application de l‘accord si un “marché est déstabilisé” et si “des prix sont bousculés”, restait une ligne rouge. le chef de l‘Etat a également annoncé l‘instauration de “verrous réglementaires” pour l’achat de terres par des étrangers comme les chinois.  Le chef de l‘Etat a une nouvelle fois assuré que les agriculteurs exclus  seraient accompagnés financièrement le temps de la transition. Bref les jeunes agriculteurs restent septiques quant aux intentions de Macron qui a fait un discours très littéraires pratiquement sans chiffre.  Selon le ministère de l’Agriculture, le revenu moyen d’un agriculteur a chuté de 29 % pour s’établir à 18.300 euros par an en 2016 en France

Agriculteurs : mécontentement justifié

agriculteurs : mécontentement justifié

Des manifs d’agriculteurs se sont déroulées pour protester notamment  contre la modification de la carte des zones défavorisées, une carte très technocratique (par commune et non par type de terre)  et qui va  priver de leurs faibles revenus nombre de petites exploitations. Les protestations visent  aussi les conséquences du libre échange  dans le cadre d’uen part du Mercosur (Amérique du sud) et du futur accord CETA (Amérique du nord) qui vont ouvrir les frontière à des produits hors normes européennes et françaises. Le mécontentement est par ailleurs toujours récurrent sur les conditions des prix négociés avec a grande distribution et l’industrie alimentaire.  Le ministre de l‘Agriculture a de nouveau modifié la carte des zones agricoles défavorisées mardi et proposé un dispositif d‘accompagnement pour les communes sortantes, sans parvenir à satisfaire le monde agricole.“Il s‘agit d‘exprimer l‘inquiétude forte des agriculteurs sur le sujet des zones défavorisées et également sur la question des accords commerciaux”, a déclaré la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, sur BFM TV. Certes, ”M. Macron tient ses promesses sur la question des prix payés aux producteurs (…), ça c‘est un point positif“, a-t-elle souligné. ”Mais on ne peut pas en même temps dire ‘montez en gamme, faites des bons produits“ (…) et ouvrir à tout vent les frontières européennes en laissant rentrer des produits qui viennent nous concurrencer avec des qualités très différentes. C‘est cette incohérence que nous voulons pointer”. “Je pense qu’’Emmanuel Macron) va leur dire qu‘il les aime mais ils attendent un peu autre chose quand même”, a abondé Christiane Lambert. Quant au plan d‘action du gouvernement visant à réduire l‘utilisation des pesticides dans l‘agriculture, il reste encore à être détaillé- il sera finalisé fin mars à l‘issue d‘une période de concertation – tout comme le plan d‘investissement de cinq milliards d‘euros sur cinq ans promis pendant la campagne présidentielle.

 

Réveil des agriculteurs ?

Réveil  des agriculteurs ?

Il se pourrait bien qu’on assiste à un réveil des les agriculteurs au moment où se déroulent  les négociations commerciales entre les industriels de l’agroalimentaire et les grandes surfaces ; en cause ; le prix de la viande notamment du port mais aussi du lait. Pour la viande,  les producteurs français sont toujours concurrencés par des pays à faible coût non soumis aux mêmes règles de concurrence, de prévention de l’environnement et de santé. Du coup, les prix de ventes sont  extrêmement bas pour les éleveurs tout juste au-dessus d’un euro le kilo, mais des prix encore plus bas de l’ordre de 15 % dans les pays concurrents. L’ouest grand producteur de porc s’est  donc réveillé. Des opérations coups de poing à l‘encontre de magasins de la grande distribution se sont multipliées ces derniers jours en Bretagne, où les agriculteurs espèrent peser sur les négociations commerciales en cours entre les industriels de l‘agroalimentaire et les grandes surfaces. Une soixantaine d’éleveurs sont intervenus mardi dans une grande surface de la périphérie de Rennes pour contrôler l’étiquetage des produits laitiers et de la viande de porc, distribuer des tracts et “dénoncer les promotions abusives” et la “pression insupportable sur les prix payés aux producteurs”. “Nous voulons simplement que les enseignes appliquent les engagements de la charte qu‘elles ont signée lors des états généraux de l‘alimentation et qui ne sont pas respectés”, a dit à Reuters Loïc Guines, président de la FDSEA d‘Ille et Vilaine, qui réclame des prix tenant compte des coûts de production. Les représentants régionaux et nationaux de la FNSEA et des JA (Jeunes Agriculteurs) craignent une baisse des prix globale sur les produits agricoles et notamment sur le lait au cours des prochains mois à la suite des négociations en cours, prévues jusqu‘au 28 février. En effet  la crise de la poudre de lait va container le lait liquide. . Les stocks sont pleins, on ne sait plus quoi en faire et l’union européenne a décidé d’arrêter le mécanisme de rachat de la poudre. Les stocks atteignent en effet de leur de 400 000 t  Les 28, réunis à Bruxelles, hier, pour un conseil des ministres de l’Agriculture, ont décidé de neutraliser un système annuel de plafond automatique de rachat, conçu comme un « filet de sécurité » pour le marché. Selon ce mécanisme, le 1e r mars de chaque année s’ouvre une période dite « d’intervention » où les opérateurs peuvent vendre du lait écrémé en poudre à la Commission à un prix fixe et connu à l’avance (« le prix d’intervention »), jusqu’à un certain plafond. La Commission est alors obligée d’acheter. Au-delà de ce seuil, les ventes se font aux enchères. L’UE a décidé, d’abaisser ce seuil de 109.000 tonnes à zéro. La crise du lait en poudre risque de contaminer  les prix  du lait liquide.

 

30 % des agriculteurs menacés de disparition

30 % des agriculteurs menacés de disparition

 

 

Conséquence de la crise conjoncturelle mais surtout structurelle affectant notamment la production de viande de lait aussi de blé cette année. La Mutualité sociale agricole (MSA), sécurité sociale des agriculteurs, en attendait 60.000 demandes pour la prime d’activité, nouveau dispositif pour les travailleurs à revenus modestes qui a remplacé le RSA activité pour l’ensemble de 2016. Or, elle a déjà reçu 200.000 demandes depuis le début de l’année, a-t-elle souligné lors d’une conférence de presse mardi 11 octobre, une semaine après la présentation par le gouvernement de son plan d’aide. Ces requêtes concernent pour un tiers les chefs d’exploitations, et pour deux tiers les salariés agricoles. Cette explosion de la demande est un indicateur incontestable de l’aggravation de la crise agricole: alors qu’en 2014 18% des agriculteurs imposés au régime réel avaient eu des revenus équivalents à 354 euros par mois, en 2015 30% d’entre eux se sont retrouvés dans cette situation, notamment parmi les exploitants laitiers et les éleveurs bovins, relève la MSA. En 2016, la situation risque d’ailleurs encore d’empirer, avec la chute de 32% de la production de blé tendre en raison de la mauvaise météo., même s’il est à prendre avec plus de prudence: le nombre d’appels auprès de la permanence de prévention du suicide chez les agriculteurs, Agri’écoutes. Au premier semestre, ils ont été 1.700, soit une moyenne de 285 appels par mois, contre une centaine par mois sur la même période un an plus tôt. Si la nouveauté du dispositif, lancé en octobre 2014, et qui n’a commencé à être connu qu’à compter des mois de mars/avril 2015, compte sans doute, la MSA souligne également un changement dans la nature des appels. Ce sont en effet désormais de plus en plus souvent les épouses qui contactent Agri’écoutes, « par rapport au désarroi de leur mari ». Michel Brault, directeur général de la MSA, l’explique ainsi: « Lorsqu’il n’y a plus de revenus qui rentrent, un fort endettement, l’homme n’ose plus appeler. Il se réfugie dans le travail, ne s’occupe plus des papiers, des échéances. C’est le conjoint qui est confronté à cela ». Pourtant, le risque de suicide est concret: selon des chiffres publiés la semaine passée par Santé Publique France et la MSA, près de 300 agriculteurs se sont suicidés en 2010 et 2011, sur une population de 480.000 personnes, avec une surmortalité particulièrement marquée chez les éleveurs bovins (lait et viande) âgés de 45 à 54 ans. La MSA souhaite donc passer à la prise de contact directe et à l’accompagnement personnalisé, en s’appuyant sur ses 900 travailleurs sociaux présents sur tout le territoire.

(Avec AFP)

 

Agriculteurs: « pour une régulation européenne »

Agriculteurs: « pour une régulation européenne »

 

Même si le milieu agricole est  satisfait de la baisse des charges sociales voire des discussions entamées avec la grande distribution, il n’empêche que seule une régulation européenne sera de nature à apporter une réponse pérenne à la question récurrente des prix. Or pour l’instant l’Europe a privilégié  la régulation du secteur par le seul marché, marché complètement ouvert au plan mondial ;  du coup compte tenu des conditions de concurrence, les producteurs français sont condamnés à vendre à perte et progressivement à disparaître. Faute de régulation concernant les conditions de production (fiscale, sociale, environnementale et qualitative),  c’est le modèle de production industrielle à bas coût qui triomphe. À ce jeu truqué de la concurrence ce sont les pays aux contraintes concurrentielles allégées qui gagnent. Conséquence les viandes  importées de mauvaise qualité et dangereuses pour la santé inondent le marché d’autant que concrètement il est pratiquement impossible de connaître l’origine et les conditions de production. Même les productions françaises peuvent être complètement affectées par l’utilisation d’alimentation importée ne respectant aucune règle sans parler de l’utilisation excessive des engrais, des pesticides ou des herbicides. La régulation doit donc concerner aussi bien des productions importées que les productions nationales. Ce que réclament  notamment les représentants de deux mouvements d’agriculteurs, la Confédération paysanne et la Coordination rurale, qui  ont rencontré le président de la République à l’Elysée ce vendredi. Les agriculteurs dénoncent la chute des prix de leurs produits et les lourdes charges sociales. Jeudi, François Hollande a promis hier une nouvelle baisse « immédiate » des cotisations sociales.  Bernard Lannes, président de la Coordination rurale s’est dit satisfait sur France Info de sa rencontre avec François Hollande, qu’il a trouvé « attentif ».  Ils ont évoqué une régulation de la production pour éviter de vendre à perte. « Sans régulation européenne, sans organisation de marché – ce qu’on appelle du protectionnisme éclairé [...] pour ne pas nous laisser au libre vent du marché mondial – alors il n’y aura plus d’agriculture », explique Bernard Lannes.   »Réguler, c’est-à-dire donner des autorisations de production et, quand il y a surproduction, ralentir [...] pour avoir des prix rémunérateurs » vis-à-vis des enseignes de grande distribution, selon le président de la Coordination rurale.

 

Agriculteurs : encore une aide conjoncturelle qui ne règle rien sur le fond

Agriculteurs : encore une aide conjoncturelle qui ne règle rien sur le fond

 

On peut comprendre que des mesures puissent être prises afin de compenser les conséquences liées à la crise sanitaire (fièvre et grippe aviaire notamment). Pour autant l’enveloppe financière n’est pas à la hauteur des dans son montant, ni surtout dans son principe. Au-delà des questions sanitaires se posent de manière récurrente la question des prix d’achat aux éleveurs, des prix qui ne couvrent plus les coûts de production en raison notamment de la concurrence internationale. De ce point de vue la responsabilité est triple, celle de l’Europe, celle du gouvernement celle de la filière. Lesquels ont encouragé une production industrielle à caractère intensif pour faire baisser les prix mais en même temps la qualité C’est la grande crise pour les producteurs dont 10% sont menacés de faillite. En même temps c’est la malbouffe pour les consommateurs. Une agriculture industrialisée gavée d’endettement, d’engrais, d’OGM (le soja du Brésil qui nourrit par exemple les animaux), de pesticides et autres produits chimiques ; un secteur qui parvient plus à vivre confrontée à une  concurrence sauvage sur les prix. La crise du productivisme et d’une  concurrence complètement dérégulée (impossible le plus souvent de connaitre vraiment la véritable origine des produits). Avec en plus des intermédiaires qui se gavent (la grande distribution, les traders, les banques qui spéculent sur les denrées alimentaires, les transformateurs). Et dans l’assiette du consommateur des cotes de porcs caoutchoutées qui « moussent », du poulet spongieux ou du steak semelle. . Le secteur de l’agriculture ne se porte pas mieux. Chiffres collectés « département par département » à l’appui, Stéphane Le Foll affirmait cet été qu’entre « 22.000 et 25.000″ exploitations d’élevage, soit 10% du total, « sont été au bord du dépôt de bilan ».  Le ministre insistait  sur « l’urgence » à traiter « trois crises, bovine, porcine et laitière, se conjuguent » avec au moins 40.000 emplois directs concernés. Dans la crise actuelle, chacun est responsable, du consommateur à l’élu local, qui doit privilégier les produits français dans la restauration collective », insistait-t-il.  Et Stéphane Le Foll de rappeler aussi qu’en juin, « tous les acteurs se sont engagés à augmenter les tarifs et à répercuter cette hausse sur les producteurs ». Depuis l’été malheureusement rien n’a changé d’où cette montée du mécontentement des éleveurs. Du coup on mettra encore du sparadrap sur la plaie profonde de l’élevage et Les agriculteurs et éleveurs français recevront 290 millions d’euros d’aides pour faire face aux crises sanitaires et difficultés économiques qui frappent notamment les filières ovine, porcine, laitière et des palmipèdes, a annoncé mardi le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll.

Agriculture en Europe : de moins en moins d’agriculteurs

Agriculture en Europe : de moins en moins d’agriculteurs

 

25% de paysans en moins en 10 ans ou encore 60% en 35 ans, à ce rythme la population de paysans est très menacée. Officiellement la surface des exploitations n’a augmenté que de 4 ha en 10 ans  pour passer de 12 à 16 ha . Mais des chiffres qui n’ont pas beaucoup de signification parce qu’ils intègrent le maraichage,  des exploitations de pays de l’Est constituées  de quelques hectares et des exploitations de 1000 ha ou davantage. L’évolution du nombre d’agriculteurs traduit l’évolution du secteur vers un mode de production industrielle voire capitaliste. Il est probable qu’à l’ horizon d’une trentaine d’années ne subsisteront que des exploitations  de plusieurs milliers d’hectares pour des productions très spécialisées et forcément industrialisées. Exploitations qui appartiendront à des fonds de pension et autre groupes d’investissements qui comme dans l’industrie ou la grande distribution imposeront des taux de rentabilité qui ne pourront être atteints qu’au prix d’une dégradation de la qualité des productions. Une problématique qui malheureusement ne sera pas traitée dans le cadre de COP 21 alors  que les conséquences de ce mode de production aura de graves conséquences sur l’environnement (notamment sur la santé, les paysages ou la bio-diversité)).

 

L’Europe compte aujourd’hui 10,8 millions exploitations agricoles travaillant sur 174,6 millions d’hectares de terres, soit l’équivalent de la superficie exploitée il y a dix ans. Logiquement la superficie moyenne par exploitation (SAU ou surface agricole utilisée) a augmenté de 38 % pour passer de 11,7 hectares en 2003 à 16,1 hectares en 2013. Ce chiffre est une moyenne qui cache de forts contrastes. Il regroupe des réalités très différentes à l’intérieur d’un pays même, comme par exemple entre les exploitations du blé de la Beauce de quelques centaines d’hectares et les cultures maraîchères autour des villes de seulement quelques hectares. Entre deux pays membres, comme par exemple le Danemark avec ses grandes exploitations industrielles et la Roumanie et ses petites fermes d’élevages avec seulement quelques vaches.

- Les plus grandes exploitations agricoles se situent en République tchèque et au Royaume-Uni. Les moyennes les plus élevées des superficies agricoles utilisées par exploitation ont été enregistrées en République tchèque (avec 133,0 hectares), au Royaume-Uni (93,6 ha), en Slovaquie (80,7 ha) et au Danemark (67,5 ha). En France la superficie moyenne atteint 58,7 hectares tout juste au dessus de l’Allemagne (58,6 ha). À l’inverse, des moyennes inférieures à 10 hectares par exploitation ont été enregistrées à Malte (1,2 ha), Chypre (3,1 ha), en Roumanie (3,6 ha), Grèce (6,8 ha) et en Hongrie (9,5 ha).

- La France et l’Espagne totalisent près de 30 % de la superficie agricole européenne. L’Hexagone première puissance agricole de l’UE regroupe 15,9 % du total des superficies agricoles de l’UE soit 27,76 millions d’hectares. L’Espagne où les rendements sont moins élevés à cause d’une terre plus aride (13,4 %), suivies par le Royaume-Uni (9,9 %), l’Allemagne (9,6 %), la Pologne (8,3 %), la Roumanie (7,5 %) et l’Italie (6,9 %). La plus forte diminution de la superficie agricole utilisée entre 2003 et 2013 a été enregistrée à Chypre (-30,1 %), suivie de l’Autriche (-16,3 %) et de la Slovaquie (-11,0 %), tandis que la hausse la plus importante a été enregistrée en Bulgarie (+60,1 %), suivie de la Lettonie (+26,1 %), de la Grèce (+22,4 %) et de l’Estonie (+20,3 %).

- Une population vieillissante: un tiers des agriculteurs âgé de 65 ans et plus. En 2013, environ un chef d’exploitation sur trois dans l’UE était âgé de 65 ans ou plus. Au Portugal les chefs d’exploitations de 65 ans ou plus représentaient la moitié des chefs d’exploitations (50,1 %), un peu moins en Roumanie (41,0 %), en Italie (39,7 %) ou en Espagne et en Croatie (33,3 % chacune). À l’autre extrémité de l’échelle, l’Allemagne (6,5 %), l’Autriche (8,6 %), la Pologne (9,6 %), la Finlande (10,2 %), la France (12,4 %) et le Luxembourg (14,4 %) ont enregistré les proportions les plus faibles d’exploitants âgés de 65 ans ou plus.

- La France parmi les pays où la proportion des jeunes agriculteurs est la plus forte. Dans l’Union européenne, seuls 6 % des agriculteurs ont moins de 35 ans. La Pologne est le pays avec le plus fort taux de jeunes agriculteurs (12,1 %), suivi de l’Autriche (10,9 %) et de la France (8,8 %). Des pays où les politiques d’installations de jeunes sont incitatives. Les pourcentages les plus faibles de jeunes agriculteurs ont été enregistrés à Chypre (où 1,7 % de la totalité des chefs d’exploitation), au Danemark et au Portugal (2,5 % chacun) ainsi qu’aux Pays-Bas (3,1 %)…

Agriculteurs : nouvelle manif à Bruxelles

Agriculteurs : nouvelle manif à Bruxelles

 

 

Une nouvelle fois les agriculteurs français vont manifester mais cette fois à Bruxelles avec leurs collègues européens. Cette manifestation se déroulera au moment de la rencontre des ministres de l’agriculture. En cause la question centrale de la faiblesse des prix qui ne parviennent plus à couvrir les coûts. Aux aspects  structurels concernant le fonctionnement du marché s’ajoutent des questions plus conjoncturelles comme l’embargo sur les exportations russes ou la diminution de la demande chinoise. Il est vraisemblable que comme la France l’union européenne va se limiter pour l’instant à quelques mesures conjoncturelles pour soulager les trésoreries. Il sera aussi envisagé de stocker certaines productions pour temporairement faire face à la baisse de certaines demandes. Restera sans doute en suspens la question structurelle des prix fortement affectés par une concurrence mondiale de plus en plus apre. Quant à la question du modèle économique et de la qualité des produits elle sera sans doute renvoyée aux calendes grecques. Quelque 5.000 agriculteurs européens en difficulté, avec des délégations principalement venues de Belgique, de France et d’Allemagne, devraient en effet donc er pendant plusieurs heures les artères bruxelloises entre la gare du Nord et le quartier Schuman, abritant les institutions européennes. Pour l’occasion, la zone sera placée sous haute protection policière. La police belge a d’ailleurs « demandé avec insistance d’éviter Bruxelles en voiture » lundi 7 septembre. Les transports publics desservant le quartier européen seront également fortement perturbés.  L’effondrement des cours du lait et des viandes bovines et porcines a provoqué tout l’été une fronde des agriculteurs européens, du Royaume-Uni à l’Allemagne, en passant par la France. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a demandé fin juillet une réunion extraordinaire avec ses homologues européens. Celle-ci débutera ce lundi à 14h30. L’embargo russe sur les produits agricoles, décrété par Moscou en rétorsion aux sanctions prises par les Européens à la suite de la crise ukrainienne, pèse lourd sur les marchés. Alors même que la Russie était la destination de 10% des exportations agricoles de l’UE. Malgré l’été, saison qui voit traditionnellement remonter les cours du porc, les prix ne sont pas repartis à la hausse cette année. De son côté, le marché du lait souffre d’une surproduction au niveau mondial. Outre l’absence de débouché en Russie, la faiblesse de la demande en Chine et l’augmentation de la production ont créé un déséquilibre.

Colère des agriculteurs : le même drame que celui de l’ensemble de l’économie

Colère des agriculteurs : le même drame que celui de l’ensemble de l’économie

En  fait ce qui justifie la colère des agriculteurs ce sont des raisons qui concernent l’ensemble de l’économie. Il s’agit d’abord d’une question de compétitivité,  compétitivité qui est plombée en France par la lourdeur des charges fiscales et sociales. S’y ajoutent le poids de normes européennes que la France se fait un plaisir de complexifier pour donner un sens au vide existentiel d’une armée de fonctionnaires. Du coup dans un environnement européen et même mondial libéralisé les conditions de concurrence sont particulièrement inégalitaires et en défaveur de producteurs français. Et de ce point de vue le plan d’urgence gouvernementale apparaît complètement dérisoire. Un plan d’urgence gouvernemental présenté à l’Élysée le 22 juillet dernier qui n’a pas été suffisant pour calmer la colère des éleveurs. L’État pourrait rallonger l’enveloppe des 100 millions d’euros prévue pour alléger les charges sociales et fiscales. Par ailleurs, les mesures de restructurations bancaires devraient être ouvertes à l’ensemble des agriculteurs dont les trésoreries sont les plus exsangues. Selon Xavier Beulin, l’endettement agricole des exploitations les plus fragiles atteint un milliard d’euros au total. La prise en charge des frais financiers par l’État représenterait une somme supplémentaire de 20 millions d’euros par an. Côté environnement, le gouvernement pourrait aussi décréter un moratoire d’un an sur toutes les nouvelles normes et réglementations. Un sujet extrêmement sensible pour les agriculteurs, dont certains passent désormais plus de temps à remplir des imprimés administratifs que sur leur tracteur. Tous dénoncent l’empilement bureaucratique, incompréhensible et souvent incohérent. «La France va au-delà des contraintes européennes dans sa transposition des textes communautaires», dénonce le secrétaire général de la FNSEA, Dominique Barrau. Enfin, sur le volet européen, les agriculteurs exigent un allégement de l’embargo russe, un étiquetage obligatoire de l’origine de l’ensemble des viandes et un relèvement du prix de dégagement des surplus laitiers. «On ne veut pas de paroles, mais du concret», prévient Jérôme Despey, secrétaire général adjoint de la FNSEA. Ce type de revendication pourrait être repris par presque tous les secteurs économiques soumis à une concurrence internationale. À cet égard la crise de l’industrie française est assez comparable à celle de l’agriculture. Le nombre, le niveau, la complexité de la fiscalité handicapent  complètement la production française. S’y ajoute une bureaucratie qui fabrique chaque jour un peu plus de normes, de procédure, et de contrôle, et qui d’une certaine manière justifie ainsi les effectifs…….et la fiscalité qui finance toute cette bureaucratie.

Revenus agriculteurs : en moyenne 1700 euros mais pour 12 heures de travail au moins

  • Revenus agriculteurs : en moyenne 1700 euros mais pour 12 heures de travail au moins

 

Le revenu des agriculteurs ou éleveurs est déjà très moyen ( certains en fait n’ont que l’équivalent du RSA) mais si on rapporte cela au nombre d’heures  ( 12 heurs par jour minimum; 7 jours sur 7) ,c’est insignifiant. Et l’année 2014 est marquée par une baisse des prix à la production pour la plupart des productions animales et végétales. Les résultats seraient en baisse par rapport à 2013 dans une majorité de domaines, à l’exception de la viticulture, des élevages bovins lait et ovin/caprin.

Après une légère baisse en 2013, les récoltes de céréales ainsi que d’oléagineux et de protéagineux se redressent en 2014, mais ne permettraient pas de compenser la nette dépréciation des prix. Dans ces conditions, le résultat moyen des exploitations spécialisées en grandes cultures reculerait de 44 % pour s’établir à 17.500 euros par actif non salarié.

En arboriculture fruitière, la récolte des espèces à noyau (pêche, abricot) serait plus abondante en 2014 qu’en 2013, mais leurs prix ont enregistré une forte baisse. Le résultat moyen de l’ensemble des exploitations fruitières reculerait donc de 56 %, à 13.400 euros. Dans les exploitations maraîchères, les surfaces cultivées sont en léger recul et les prix sont également en baisse, entraînant une diminution de la production en valeur. Le résultat moyen des exploitations spécialisées en maraîchage et horticulture s’établirait à 21.300 euros (- 5,5 %).

Avec une récolte en forte hausse par rapport à celles exceptionnellement basses de 2012 et 2013 et des stocks réduits, la production viticole s’accroîtrait. Les prix resteraient bien orientés sur la campagne et permettraient au résultat moyen des exploitations viticoles d’atteindre 46.200 euros en 2014, soit une hausse de 27 % par rapport à 2013. Dans les exploitations d’élevage, le volume de la plupart des productions animales est en hausse, ou reste stable, à l’exception des volailles.

Dans les exploitations spécialisées dans les bovins lait, la valeur de la production augmenterait de façon soutenue sous l’effet conjugué de la hausse de la production et des prix. Le résultat par actif non salarié augmenterait de 28 % et s’établirait à 30.100 euros Avec le recul des prix, les élevages spécialisés en bovins viande verraient leur revenu reculer à 14.500 euros, un niveau inférieur d’environ 21% par rapport à 2013. En revanche, la situation s’améliorerait dans les élevages ovins et caprins grâce à une légère hausse des prix et une revalorisation des subventions ; le résultat moyen atteindrait 20.000 euros (+ 23 %).Dans les exploitations avicoles, la situation est contrastée. En volaille de chair, la baisse des prix conjuguée à des volumes en légère baisse conduirait à une diminution de la valeur de la production. En filière ponte, en revanche, la valeur de la production augmenterait grâce à la hausse des volumes. Sur l’ensemble des deux filières, le résultat moyen des exploitations resterait stable à 20.700 euros.Dans les exploitations porcines, compte tenu du recul des prix et de la valeur de la production, le revenu se replierait à 22.100 euros par actif non salarié (- 18 %).

* Une exploitation est considérée comme moyenne ou grande si sa production brute standard moyenne (PBS) dépasse 25.000 euros.

Les agriculteurs en colère

Les agriculteurs en  colère

 

Grosse manifestations un peu partout en France pour exprimer  le mal-être de l’agriculture. En cause la concurrence étrangère, la réglementation, des prix trop bas. Pas sûr que la déclaration de Valls « Les agriculteurs ont besoin de retrouver confiance dans l’avenir de leur profession »  Suffisent à les rassurer. Valls a en effet décidé de mettre en place « une mission » ( !) pour étudier les conditions de la simplification administrative.  Des débordements aussi qui du coup discréditent la critique de certains agriculteurs vis-à-vis des écologistes violents. Au-delà de cette opposition se pose la question de la reconversion d’une partie de l’agriculture vers des produits plus respectueux de l’environnement et moins intensive. D’une certaine manière c’est une question économique mais auusi sociétale, le consommateur moyen par ses choix étant lui auusi partie prenante du développement d’un processus industriel excessif de l’agriculture C’est évidemment une question également politique qui repose la question de conditions de production de la concurrence notamment en Europe. Come la plupart des secteurs économiques l’agriculture française vit malheureusement une crise durable.  Les agriculteurs ont donc manifesté un peu partout en France mercredi contre ce qu’ils estiment être un trop-plein de réglementation et pour la défense de la production française, qu’ils ont déversée et distribuée abondamment, à Paris notamment. FNSEA et JA (Jeunes agriculteurs) avaient choisi pour mot d’ordre de leur journée d’actions « le patriotisme alimentaire et la valorisation des produits français », sans oublier la dénonciation de règles sanitaires ou de la bureaucratie. Manuel Valls a jugé devant l’Assemblée nationale que le secteur vivait « une crise économique, sociale et morale » et que les agriculteurs avaient « besoin de retrouver confiance dans l’avenir de leur profession. » Rappelant que 3,5 milliards d’euros d’aides européennes avaient été versées en urgence, le Premier ministre a annoncé lors des questions au gouvernement la création d’une mission parlementaire ad hoc. Elle sera confiée à un agriculteur et à un fonctionnaire du ministère de l’Agriculture pour qu’ils proposent des améliorations et simplifications des dispositifs existants et fassent en sorte que les contrôles se passent mieux dans le respect de tous », a-t-il dit.

 

Embargo russe : une aide en forme de goutte d’eau pour les agriculteurs

Embargo russe : une aide en forme de goutte d’eau pour les agriculteurs

C’est une goute d’eau cette aide européenne pour compenser l’embargo russe, un embargo qui par ailleurs va peser sur les cours en général. Cent vingt-cinq millions d’euros seront débloqués pour soutenir les producteurs européens de fruits et légumes qui font face à l’embargo russe sur la plupart des importations de biens alimentaires occidentaux, a annoncé lundi l’Union européenne. Des mesures d’urgence sont en train d’être déclenchées conformément à la politique agricole commune (PAC) pour permettre de subventionner des biens excédentaires périssables, a déclaré le commissaire européen à l’Agriculture.   »Je déclenche des mesures d’urgence de la PAC qui permettront de réduire l’excédent de production d’un certain nombre de fruits et légumes sur le marché européen quand et si la pression sur les prix devient trop importante au cours des prochains mois », a écrit Dacian Ciolos dans un communiqué. « Tous les agriculteurs produisant les biens concernés, qu’ils fassent partie de groupements de producteurs ou non, seront éligibles à ces mesures de soutien. »  Les tomates, choux-fleurs, champignons, concombres, le raisin et d’autres fruits et légumes de saison concernés par les mesures d’urgence pourront par exemple être distribués gratuitement tandis que les agriculteurs recevront des compensations, indique le communiqué. Les mesures entrent en vigueur dès à présent et seront appliquées jusqu’à la fin du mois de novembre, a précisé le commissaire européen. La situation des agriculteurs européens sera discutée lors d’une réunion d’experts des différents États membres vendredi et une réunion extraordinaire des ministres européens de l’agriculture est prévue le 5 septembre.

 

Agriculteurs : réduction de charges de 3%

Agriculteurs :  réduction de charges de 3%

 

Le Premier ministre Manuel Valls a promis au président de la FNSEA, Xavier Beulin, une réduction de 3% de leurs charges sociales dès 2015, représentant un gain de 700 millions d’euros par an pour le secteur. « Sur les bas salaires, en agriculture, il y avait déjà un certain nombres d’exonérations, donc il faut donner un coup de pouce supplémentaire. Il nous propose de prendre 3% de charges sociales à partir de 2015″, a expliqué le président du principal syndicat agricole français vendredi sur Europe 1.   »On a fait une estimation, sur une année, c’est à peu près 700 millions d’euros de réductions de charges », a-t-il ajouté.  Manuel Valls a poursuivi jeudi ses consultations syndicales sur le pacte de responsabilité, recevant notamment la FNSEA et Coop de France (coopératives agricoles).  Lors de cet entretien, la FNSEA s’est engagée à jouer le jeu de ce pacte, rappelant qu’il y avait 9.000 emplois non pourvus dans le secteur agricole et qu’elle ferait tout pour qu’ils soient pourvus.  Lors de son discours de politique générale devant les députés le 8 avril, le Premier ministre a promis une baisse du coût du travail de 30 milliards d’euros d’ici à 2016, qui passera notamment par une suppression des charges pour l’employeur d’un salarié payé au Smic au 1er janvier 2015.

 

Agriculteurs: climat de révolte

 

Agriculteurs: climat de révolte

 

« Ce n’est pas une initiative isolée, beaucoup de régions bougent en ce moment et organisent des rassemblements dans les jours qui viennent » a affirmé M. Beulin (Président de la FNSEA) à l’AFP.  La Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles d’Ile-de-France (FDSEA) et celle des Jeunes agriculteurs (JA) ont appelé leurs adhérents à organiser un « blocus de Paris » jeudi matin pour protester contre un « cumul » de taxes et de réglements.  La semaine dernière, M. Beulin avait indiqué lors d’une conférence de presse qu’il n’appellerait pas à de nouvelles mobilisations dans l’immédiat.  Mais, « la FNSEA est une fédération de fédérations, c’est un réseau qui compte beaucoup d’autonomie et d’indépendance. Ce que nous attendons nous, malgré tout, c’est que ces manifestations se fassent dans les règles et le respect des personnes et du matériel public » insiste le président national.   »Il y aura de la gêne » a-t-il convenu. « Mais pas de casse ni de débordements qui seraient mal compris par nos concitoyens ». « Les contraintes mises bout à bout finissent par faire exploser la colère sur le terrain. Le rôle de la FNSEA est aussi de faire en sorte qu’on puisse entendre ce message de la base et d’obtenir une réponse des pouvoirs publics », juge-t-il.  A ce stade, M. Beulin dit avoir obtenu « deux rendez-vous la semaine prochaine sur l’écotaxe en particulier et la fiscalité en général » avec les ministres de l’Agriculture et des Transports d’une part, et avec le Premier ministre dans le cadre de la remise à plat de la fiscalité d’autre part.   »Mais je vais demander d’aller plus loin » a-t-il affirmé, citant des questions réglementaires.

Fiscalité: blocage de Paris jeudi par les agriculteurs

 

Fiscalité: blocage de Paris jeudi par les agriculteurs

 

 

Une belle pagaille en perspective avec la menace des agriculteurs de bloquer Paris jeudi. Dans un communiqué, la fédération départementale des Syndicats d’exploitants agricoles d’Ile-de-France (FDSEA) et les Jeunes agriculteurs prévoient « des rassemblements sur tous les axes routiers menant à Paris pour faire entendre la voix d’une agriculture aujourd’hui sacrifiée ». Ils protestent contre « un matraquage tous azimuts, des réglementations environnementales toujours plus exigeantes, des contrôles toujours plus nombreux, des contraintes règlementaires de plus en plus fortes » ainsi que les augmentations de TVA et l’écotaxe – suspendue sine die mais que le gouvernement entend maintenir.   »La +FOLL+ journée du jeudi 21 novembre n’est plus un avertissement lancé au Ministre de l’agriculture, mais un ultimatum » préviennent-ils en jouant sur le patronyme du ministre Stéphane Le Foll dont ils demandent « la démission pour incompétence notoire ». « Ce n’est pas une action du type +bonnets rouges+, on reste vraiment sur des revendications agricoles », se défend Damien Greffin, président de la FDSEA Ile-de-France, joint par l’AFP. « On n’appelle pas à la révolution ni à la guerre civile. Pas question de fumer les portiques (de l’écotaxe), mais dans notre situation, on est obligé d’avoir une action dure et probablement impopulaire ».  Cette initiative est prise unilatéralement reconnaît-il encore: ainsi « le nord du bassin parisien mobilise le 29 et on recommencera avec eux, mais on ne peut pas ne pas réagir ».  Le président de la FNSEA Xavier Beulin avait assuré la semaine dernière qu’il ne comptait pas appeler à de nouvelles manifestations. Quant au président des JA, François Thabuis, contacté lundi, il a reconnu n’avoir pas été informé.  Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a prévenu lundi soir qu’il n’a « pas l’habitude de céder aux ultimatums ».   »On demande ma démission? Ils l’ont déjà demandée. On fixe des ultimatums? Je n’ai pas l’habitude de céder aux ultimatums », a averti le ministre, invité de l’émission Mots Croisés sur France 2.

Agriculteurs : rattrapage des retraites

Agriculteurs : rattrapage des retraites

 

« La situation des retraites agricoles n’est pas satisfaisante, il y aura donc un plan de rattrapage », a déclaré le chef de l’Etat.   »Nous préparons l’avenir des retraites, des petites pensions, et notamment dans le domaine de l’agriculture où il y a des femmes et des hommes, beaucoup de femmes, qui vivent avec des pensions qui sont très faibles. Et donc sera assurée une pension dans les trois prochaines années qui atteindra au moins 75% du SMIC. C’est une promesse que j’avais avancée dans la campagne et c’est maintenant une décision », a-t-il poursuivi.  Selon la FNSEA, le syndicat majoritaire, plus d’1,2 million de retraités de l’agriculture ont une retraite moyenne de 722 euros par mois après une carrière complète.  Les trois-quarts du SMIC brut représenteraient une somme de 1.072,66 euros selon les calculs de l’AFP. François Hollande avait proposé lors de la campagne présidentielle un plan sur cinq ans pour revaloriser les retraites des exploitants agricoles et de leurs conjoints. Une augmentation des retraites des non-salariés agricoles –les chefs d’exploitation, leurs conjoints (à 98% des femmes) et les aides familiaux, la plupart du temps les enfants qui travaillent dans les fermes–, est une des grandes revendications de la profession. Pour les syndicats, 75% de revalorisation constituent un « minima » comme ils l’ont rappelé jeudi lors de la réunion de concertation avec la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine et celui de l’Agriculture Stéphane Le Foll.  Les scénarios soumis à cette occasion aux partenaires sociaux, selon le ministère de l’Agriculture, comprennent la revalorisation à 75 % du Smic et l’attribution d’un revenu complémentaire obligatoire aux conjoints qui n’en ont aucun actuellement.  La FNSEA souhaiterait également que la retraite des agriculteurs soit calculée sur les 25 meilleures années et non sur la totalité de leur carrière.  Le président du syndicat agricole Xavier Beulin a salué cette mesure, sur BFM Business.   »C’est une promesse du candidat Hollande, il la met en oeuvre, nous en sommes satisfaits », a-t-il réagi. Mais il a insisté sur la question de la base de calcul des retraites   »Nous sommes loin de la parité, on calcule les retraites agricoles sur une carrière entière, c’est la seule profession pour laquelle ça se passe comme cela », a-t-il plaidé, espérant que le monde agricole allait finir par « rattraper le lot commun des professions ».  En outre, il a souligné la problématique du déséquilibre croissant du régime des retraites agricole, en raison de la baisse structurelle du nombre d’agriculteurs.   »Nous voyons bien que l’assiette de contributeurs diminue, (…) et du coup on a un déséquilibre structurel du régime des retraites agriciles, sans doute faudra-t-il revoir cette assiette », a-t-il prévenu.

 

Revenu des agriculteurs : hausse due à la demande et à la spéculation

Revenu des agriculteurs : hausse due à la demande et à la spéculation

 

18% de plus pour le prix des céréales ; en cause le déséquilibre offre-demande mais surtout la spéculation sur les denrées alimentaires. Du coup, le revenu moyen des agriculteurs français, surtout pour les plus gros,  a progressé en 2012 pour la troisième année consécutive, atteignant un pic historique pour les grandes cultures, annonce mercredi le service des statistiques du ministère de l’Agriculture. A 36.500 euros par actif et avant impôt, le revenu moyen agricole progresse de 4% par rapport à l’an dernier. La progression profite surtout aux exploitations de grandes cultures dont le résultat avant impôt dépasserait le précédent pic historique de 2007 pour atteindre 74.400 euros en moyenne. Pour les fermes spécialisées en céréales, oléagineux (colza et tournesol) et protéagineux (pois et féveroles), le revenu augmenterait presque de moitié en un an à 72.100 euros en raison de la flambée des prix des céréales. « Ces résultats me confortent dans l’idée que la répartition des crédits de la PAC doit être rééquilibrée en faveur des filières d’élevage », écrit dans un communiqué le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll. Il souligne aussi « la nécessité de mettre en place des dispositifs de lissage de la volatilité des cours des matières premières ». Les prix des céréales ont bondi en 2012 de 18% et ceux des oléagineux de 12%, poussés par la réduction des disponibilités sur le marché mondial. Le maraîchage, l’arboriculture et l’élevage hors-sol (avicole et porcin) ont aussi profité d’une bonne conjoncture des prix. A l’inverse, les éleveurs de bovins et d’ovins voient leurs revenus baisser, confrontés à la hausse des prix des aliments, des tourteaux en particulier.

 




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