Archive pour le Tag 'agences'

Des bistrots-épiceries ou de agences locales de services ?

Des bistrots-épiceries  ou desagences locales de services ?

 

Chaque année environ 7000 bistrots souvent multiservices disparaissent des villages ou même des quartiers éloignés. Pourtant,  ces commerces rendent d’énormes services certains sont de nature publique, d’autres de nature privée ; la distinction est souvent difficile à faire. La disparition de ce commerce, souvent le dernier du village, signifie la fin de l’agglomération. Il serait sans doute temps de définir un nouveau cadre juridique à type de commerce. Des commerces qui emploient le plus souvent une seule personne mais présente 12 à 15 heures par jour, tous les jours de la semaine ( sauf le dimanche après-midi et encore) donc sans repos hebdomadaire, souvent sans congés annuels. Si l’on voulait donner un statut public classique  à ce type de commerce il faudrait sans doute employer cinq fonctionnaires. Deux fonctionnaires pour assurer l’amplitude de travail chaque jour. Deux ou trois  fonctionnaires pour assurer les repos hebdomadaires, les congés annuels, les congés pour maladie et autre absences. Et tout cela souvent pour des revenus de misère. Il serait temps de définir un nouveau statut juridique avec notamment des exonérations fiscales qui tiennent compte du caractère public de certaines activités assurées par ces commerces. Il y avait 600 000 bistrots en France en 1960, il n’en reste que 34 669 en 2016, regroupés dans un peu plus de 10 000 communes (baromètre France boissons/CREDOC, «comprendre et répondre à la fragilisation de la filière CHR en France»).

Pourtant, la demande de cafés de proximité n’a jamais été aussi forte. La volonté de renouer avec un lien social distendu, le dynamisme du tissu associatif, le développement du télétravail, la recherche de naturalité et de local, la raréfaction des services publics, tout concourt à réinstaller les cafés au cœur de nos villes et de nos villages. À l’heure des réseaux sociaux, le café peut redevenir le premier réseau social de proximité.

. Mais nous pouvons collectivement faire plus pour la reconquête de nos territoires perdus: alléger normes et fiscalité pesant sur les débits de boissons, instaurer des zones franches dans les bourgs en déclin, élaborer une réflexion sur les livraisons du dernier kilomètre en intégrant les distributeurs dans les instances de concertation, promouvoir la transformation des cafés en Maison de Services au Public, .

Avertissement des agences de notation à Macron

Avertissement des agences de notation à Macron

 

Après un accueil plutôt enthousiaste de Macron comme président de la république, les agences de notation se montrent désormais plutôt circonspectes pour ne pas dire critiques vis-à-vis des perspectives économiques et financières de la France. Elles constatent  notamment un net tassement de la croissance depuis le début de l’année. Un tassement qui mécaniquement ampute les recettes fiscales et fait dériver les déficits. Des réformes structurelles devraient s’imposer d’après les agences de notation mais ces réformes risquent d’être hypothéquées par un climat de popularité relativement détériorée depuis l’été. Une sorte de d’avertissement sans frais mais si les mauvais résultats devaient être confirmés à la fin de l’année la possibilité d’une dégradation de la France ne serait plus alors à écarter. DBRS, l’agence de notation canadienne,  porte un regard plutôt positif sur la première année d’Emmanuel Macron. «Les modifications de la politique fiscale, les réformes du Code du travail et les mesures visant à remédier à certaines inefficiences – notamment la réforme du secteur ferroviaire et la réduction des charges administratives – sont essentielles pour améliorer les perspectives de croissance à long terme de l’économie française», note la moins connue des agences de notation. Non sans mettre en garde le président Macron sur la suite. «De difficiles réformes restent à faire, en particulier des changements cruciaux concernant la politique budgétaire», estime DBRS.  Et la concurrente de S&P, Moody’s et Fitch de rappeler que «l’économie française a ralenti depuis le début de l’année et la popularité du président Macron est au plus bas». Des données qui pourraient «compliquer la mise en œuvre complète du programme de réformes promis, en particulier les réformes destinées à réduire les dépenses publiques», juge DBRS pour qui «le chemin législatif du gouvernement pourrait se heurter au cours des prochains mois à de nombreuses difficultés».

 

Turquie : les agences de notation baissent la note

Turquie : les agences de notation baissent la note

 

Conséquence de la crise financière (la monnaie a perdu 40 % de sa valeur en quelques mois) les agences de notation baissent la note de la Turquie. En clair cela signifie que la Turquie devra emprunter à des taux plus élevés ce que précisément Erdogan refusaient de faire. À cela s’ajoute évidemment les sanctions prises récemment par les États-Unis suite à l’emprisonnement d’un pasteur américain. S&P a rétrogradé la Turquie de B+ contre BB-, tout en maintenant une perspective stable, tandis que Moody’s a abaissé sa note de Ba2 à Ba3 et l’a assortie d’une perspective négative. S&P précise dans un communiqué qu’elle anticipe désormais une contraction de l’économie du pays en 2019 et que les risques économiques sont “aggravés par l’absence de réaction politique rapide et efficace” des autorités turques. Elle n’ajoute que le nouveau modèle récemment présenté par le gouvernement turque manque de propositions précises. S&P, dont les notes sont en territoire spéculatif à partir de BB, souligne en outre les risques de sanctions américaines et l’instabilité régionale du pays. Moody’s pointe de son côté la fragilisation des institutions publiques turques et le fait que cet affaiblissement rend plus imprévisible la politique économique et monétaire du pays et de moins en moins probable un “atterrissage en douceur” de l’économie dans un contexte de tensions avec les Etats-Unis.

L’agence souligne que l’effondrement de la livre turque, qui a perdu 40% de sa valeur par rapport au dollar depuis le début de l’année, et plus généralement des conditions financières moins favorables, sont susceptibles d’alimenter l’inflation et de mettre un frein à la croissance de la Turquie. Moody’s rappelle enfin les inquiétudes pour l’indépendance de la Banque centrale turque et juge que l’écart entre ses objectifs en matière d’inflation et le “manque de volonté” politique pour les atteindre porte atteinte à sa crédibilité.

CAP 22 : activités des ministères transformés en agences

CAP 22 : activités des ministères transformés en agences

 

Il  n’est pas surprenait que le rapport CAP 22 n’ait pas été rendu public car il propose notamment une réorganisation totale de plusieurs ministères avec des transferts d’activités aux agences.  Extrait :

 

 

« ►Pour aller encore plus loin, nous avons identifié cinq ministères clés où la grande majorité des missions n’ait pas été publié par le gouvernement car il indique les secteurs qui pourraient être confiés à des agences ou au privé. Extrait

 

«  Par défaut, seule la conception des politiques publiques continuerait à relever des administrations centrales dans ces ministères et les autres activités seraient assurées par des agences.

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Dans les ministères économiques et financiers, la politique règlementaire de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (CCRF), la législation fiscale, la politique industrielle, la politique économique et financière, le budget, continueraient à être exercés dans une administration centrale.

Toutes les autres missions pourraient être conduites dans des agences : par exemple, le recouvrement de l’impôt et le contrôle, aujourd’hui exercés par la direction générale des finances publiques, le conseil aux entreprises exercé par la direction générale des entreprises, les statistiques ou les études économiques de l’Insee, l es missions de la direction générale des douanes et des droits indirects…;

 

 

 

; concernant le ministère de la transition écologique et solidaire, la politique de l’énergie et de la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution atmosphérique, les politiques de l’urbanisme, de la construction, du logement, des paysages, de la biodiversité, de l’eau, des substances minérales

non énergétiques, seraient exercées par l’administration centrale. Toutes les autres missions pourraient être prises en charge par une agence et par exemple, la régulation du trafic aérien, la mise en œuvre des mesures de contrôle et de répartition

des produits et matières premières énergétiques ; la mise en œuvre de la politique d’aménagement sur le territoire…

 

;pour le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, la politique des formations supérieures, la stratégie nationale de recherche et la tutelle des organismes de recherche continueraient à être assurés par l’administration centrale alors que l’ensemble des autres missions seraient prises en charge par des agences ;

 

dans le domaine de la culture, nous appelons à une refonte de l’organisation administrative des musées pour leur laisser davantage d’autonomie. Nous proposons de faciliter la gestion des établissements publics en leur confiant de nouvelles responsabilités (notamment en matière de gestion de leurs personnels), de donner de nouvelles perspectives aux musées nationaux constitués sous forme de service à compétence nationale (SCN), afin d’assurer leur autonomie et de centrer le rôle de l’administration centrale vers ses missions fondamentales de conception, de normalisation et de tutelle ;

 

dans le domaine des sports, nous proposons de créer une Agence nationale du sport, établissement public cogéré avec le mouvement sportif, en charge du sport de haut niveau et de la préparation sportive pour les grandes compétitions7. Le soutien au mouvement sportif serait redéfini à travers la remise en cause du soutien financier aux fédérations les mieux dotées, la mise en extinction progressive du corps des conseillers techniques sportifs (CTS) et l’attribution d’une subvention aux fédérations les moins dotées pour le recrutement de leurs cadres techniques. …. »

 

Agences de notation : l’Allemagne dans le vert, le Royaume-uni dans l’orange

Agences de notation : l’Allemagne dans le vert, le Royaume-uni dans l’orange

Triple A confirmé pour l’Allemagne par L’agence de notation financière S&P Global Ratings et félicitations pour sa gestion. La perspective attribuée à la note est stable, ce qui veut dire qu’elle ne devrait pas devoir être abaissée dans les deux prochaines années. La note « reflète notre opinion que les finances publiques allemandes restent en bonne position pour affronter des chocs économiques et financiers potentiels et que le consensus en faveur du maintien de politiques économiques prudentes va perdurer ». « Nous nous attendons à ce que ces facteurs contribuent à contenir le ratio de dette du gouvernement ainsi que la formidable position créditrice extérieure estimée à 63% du PIB ».A l’inverse, l’avertissement pour le Royaume Uni est aussi confirmé.   Les agences de notation Standard and Poor’s et Fitch ont confirmé vendredi la perspective négative de la note de la dette du Royaume Uni, au vu des incertitudes persistantes autour de ses relations avec l’Union européenne après le Brexit. La note de SP Global Ratings « AA/A-1+ » et la note « AA » de Fitch ont été confirmées, mais toutes deux sont susceptibles d’être abaissées. Cela « reflète les risques d’une faiblesse économique persistante si les exportations britanniques de marchandises et de services perdent accès aux marchés européens » ou bien si le financement extérieur du pays « devenait plus étroit en raison d’une perte de confiance dans les perspectives économiques », dit SP. L’agence avait privé le pays de son précieux « AAA » quelques jours à peine après le vote pour le Brexit en juin 2016. « Nous pourrions abaisser cette note si nous considérons que le risque d’un Brexit désordonné devient plus certain », ajoute l’agence de notation, qui prévoit que l’économie britannique va enregistrer « une sous-performance » par rapport aux pays comparables. SP prévoit une croissance du PIB à 1,3% cette année.

Fitch, pour sa part, justifie aussi le maintien de sa perspective négative par « les risques, toutefois réduits, d’une sortie acrimonieuse et perturbatrice de l’UE, qui pourrait avoir des conséquences négatives sur le commerce britannique, les investissements et les perspectives économiques à court et moyen terme ». Pour Fitch, la croissance britannique atteindra 1,4% du fait de la stagnation des investissements et des exportations plus faibles. L’expansion économique du Royaume-Uni a sévèrement freiné à 0,1% au premier trimestre 2018, sa pire performance depuis cinq ans et un signe inquiétant à onze mois du Brexit.

I

BNP : fermeture d’encore 200 agences

BNP : fermeture d’encore 200 agences

 

Selon Le Monde, la BNP envisage de fermer 50 agences par an, soit 200 agences en tout sur les 1.964 points de vente qu’elle compte dans l’Hexagone à fin 2016, de l’ordre de 10% de son parc. Cela s’accompagnerait d’une baisse de 2% à 4% des effectifs du réseau, sans licenciements, grâce aux départs naturels. BNP Paribas ne confirme pas ce chiffre, qui serait issu d’une source syndicale. Ce serait pourtant conforme à l’évolution des dernières années et non une accélération de la réorganisation du réseau de détail. La banque avait déjà fermé 236 agences en France, entre 2012 et 2016, et au total près de 500 sur ses quatre marchés européens.une tendance générale dans le secteur bancaire. En effet plus de 30% des effectifs bancaires devraient disparaître en Europe d’ici 2025. Selon une étude de Citi, mais d’autres avancent le chiffre de 50%. En cause la révolution des moyens de paiement avec en particulier l’utilisation des Smartphones, la banalisation des banques en ligne et l’accentuation de la numérisation des opérations bancaires. Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que quatre %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Les réductions d’effectifs vont devoir encore s’accentuer et s’accélérer si le secteur bancaire européen veut améliorer sa rentabilité et se rapprocher des niveaux atteints par les banques américaines, estiment des investisseurs. « Nous interprétons les suppressions de postes comme le signe d’un changement structurel et pas seulement conjoncturel vers des banques de plus petite taille », a dit Jamie Clarke, qui codirige la recherche macroéconomique de la société de gestion Liontrust. Moins d’un tiers des banques de la zone euro présentaient une structure leur permettant d’espérer dégager une rentabilité satisfaisante sur la durée contre 80% des banques américaines, selon une étude sur 300 grandes banques internationales publiée l’année dernière par le Fonds monétaire international. « Les banques américaines ont presque toutes fait ce qu’il y avait à faire et sont sur une pente ascendante », dit Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities. La baisse des effectifs peut certes résulter de cessions d’activités en bloc sans se traduire nécessairement pas des destructions d’emploi. Mais les changements technologiques poussent les banques à fermer des agences ou à migrer vers des systèmes moins intensifs en main-d’œuvre. « Nous sommes dans un marché durablement baissier pour l’emploi dans le secteur bancaire parce que nous voyons que la technologie et l’automation détruisent finalement des postes dans la banque de détail », dit à Reuters Xavier VanHove, associé de la société de gestion THS Partners. De nombreuses banques européennes sont en pleine réflexion sur le sort de leurs activités de banque d’investissement avec des activités de marché particulièrement sur la sellette car gourmandes en fonds propres et aux marges comprimées par les évolutions technologiques. Et c’est évidemment la banque de détail qui serait la plus touchée. Les 37.000 agences qui font travailler 220.000 salariés sont aujourd’hui trop nombreuses. Avec 1 agence pour 1.720 habitants, la France (et l’Europe du sud en général) est trop bien pourvue. L’étude relève que dans les pays du nord de l’Europe ainsi qu’aux Pays-Bas, le nombre d’agences bancaires par habitant est trois fois moins important qu’en Espagne et en Italie. Et deux fois moins qu’en France. Les experts de Citi voient donc les banques françaises se mettre progressivement au niveau scandinave. Ce qui suppose de réduire de moitié leur réseau d’ici à 2025.

 

Banque : après la société générale, le crédit agricole, LCL ferme aussi des agences

Banque : après la société générale, le crédit agricole, LCL ferme aussi des agences

La tendance structurelle à la très nette baisse des effectifs dans les banques se confirme. 600 000 emplois ont déjà été supprimés dans le monde depuis la crise de 2009. Pour l’avenir on prévoit la suppression de 50 % des emplois dans les banques françaises. Cette fois il s’agit de LCL. L’objectif pour LCL est de passer de 1 887 agences actuellement à 1640 en 2020, soit 247 fermetures. En revanche, la banque dément les chiffres sur les éventuels suppressions d’emplois de près de 400 agents avancés par les syndicats. «Il n’y a encore aucune projection précise à ce stade», précise un porte parole de la banque. Quoiqu’il en soit, avec le développement d’internet et les nouvelles habitudes des clients pour aller consulter leurs comptes et effectuer les petites opérations directement avec leur ordinateur ou leur smartphone, la fréquentation des clients s’érode dans les agences. Ce sont donc les agences dites «secondaires», avec deux ou trois salariés, qui seraient dans le viseur. Selon une étude du cabinet Deloitte, 24% des Français ne vont plus rencontrer leur banquier, contre 14% en 2014. Ils seraient d’ailleurs 13% à n’utiliser que les services en ligne pour gérer leurs comptes. Selon une autre étude de Médiamétrie-NetRatings, chaque jour, 5,2 millions de clients se connectent au site Internet de leur banque.
Cependant le groupe qui sera dirigé à partir du 4 avril par Michel Mathieu, l’actuel directeur général adjoint de Crédit Agricole SA, LCL va poursuivre sa politique de recrutement dans d’autres activités. L’objectif est de recruter en moyenne 1 000 CDI par an jusqu’en 2018. En 2015, la banque a recruté 1 500 agents.
Par ailleurs, la banque va lancer une grande opération de lifting dans ses principales agences. Déjà 40 agences ont été rénovées et modernisées sur le modèle de sa nouvelle vitrine située au 19 boulevard des Italiens à Paris et inaugurée au mois de novembre. Les clients peuvent trouver notamment sur place un accès au Wifi et des tablettes informatiques. Près de 1 200 agences principales et 400 agences secondaires devraient bénéficier de ce coup de jeune. LCL va investir au total 600 millions d’euros dans cette opération.
LCL n’est pas la seule à s’adapter à cette nouvelle donne. La Société générale a annoncé un plan de réorganisation de ses plates-formes de traitements des opérations clients en France. L’activité sera progressivement concentrée sur 14 sites d’ici à 2020, au lieu de 20 actuellement. Là aussi cela se traduira par la suppression d’environ 550 postes sur cinq ans mais «sans licenciement économique ni départ contraint», selon la banque.

Agences de notation : la France menacée avec la Turquie, la Russie, l’Arabie Saoudite et d’autres

Agences de notation : la France menacée avec la Turquie, la Russie, l’Arabie Saoudite et d’autres

Les  agences de notation considèrent que la France doit toujours être placée sous perspective négative avec des risques de dégradation en 2016. En réalité contrairement à ce qu’affirme le gouvernement l’endettement de la France ne pourra pas être diminué en 2015, en 2016 et en 2017. En cause surtout une insuffisance de rentrée fiscale, aussi des dépenses toujours aussi incontrôlées aussi bien pour le budget de l’État que pour celui des collectivités locales ou pour les comptes sociaux (sécu, retraite ASSEDIC etc.) c’est la conséquence notamment de l’insuffisance de croissance qui va se situer autour de 1 % par exemple en 2015 pour la France alors  que cette croissance sera de 1,5 % pour l’ensemble de la zone euro. Les mêmes décalages seront enregistrés les années suivant pour 2015 comme pour 2016 le déficit devrait être proche des 4 % du PIB. La perspective attachée à la note « AA » attribuée par Standard & Poor’s à la France est négative depuis plus d’un an, ce qui pourrait conduire l’agence à prendre une décision dans un sens ou dans l’autre lorsqu’elle se penchera sur cas français le 22 avril ou le 21 octobre. Depuis la crise de la dette de la zone euro, l’Union européenne a contraint S&P, Moody’s et Fitch et d’autres agences à publier à l’avance les dates auxquelles elles passent en revue les notes des pays européens. « Ce qui est au programme l’année prochaine ? La perspective négative de la France. La perspective négative de la Turquie, la perspective négative de la Russie, la perspective négative de la Grande-Bretagne », a déclaré Moritz Kraemer, chargé des notes souveraines de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique chez S&P. « Il serait intéressant de suivre l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, le Nigeria et bien sûr le Brésil (…) Je pourrais rajouter la Chine pour la forme (…) », a-t-il ajouté. Les électeurs britanniques devraient être appelés au cours du second semestre 2016 à se prononcer sur l’avenir de l’appartenance de leur pays à l’Union européenne. S&P, qui a réaffirmé il y a quelques jours le « triple A » qu’elle accorde à la Grande-Bretagne, a laissé entendre qu’elle pourrait abaisser sa note de deux crans en cas de « Brexit ». « Le ‘Brexit’ est probablement le plus gros risque auquel sera confronté l’Europe l’année prochaine », a dit Fergus McCormick, chargé des notes souveraines chez DBRS, une agence plus modeste que les trois principales. Les incertitudes politiques en Espagne et au Portugal pourraient également conduire les agences à modifier leur jugement sur la solvabilité de ces deux pays. Ailleurs en Europe, la Hongrie est tout près d’atteindre une note appartenant à la catégorie investissement. En revanche, après la Russie et le Brésil, l’Afrique du Sud pourrait être le prochain pays du group des « BRICS » à basculer dans la catégorie spéculative en 2016.

SocGen : fermeture de 400 agences , avant suppression totale ?

SocGen : fermeture de 400 agences , avant suppression totale ?

 

 

Nouveau plan de dégraissage à la Société générale avec la perspective de fermetures de 400 agences. Plusieurs facteurs explicatifs, d’abord il faut s’adapter aux nouvelles pratiques des clients qui se rendent de moins en moins dans les agences et utilisent  de plus en plus Internet. Sans parler de la concurrence des banques en ligne qui n’ont aucune agence. La société générale comme la plupart des l autres banques doit aussi dégager une rentabilité encore supérieure pour renforcer ses fonds propres,  répondre ainsi aux normes dans ce domaine et mieux faire face aux risques. Dernier élément compte tenu de la concurrence actuelle, il convient aussi de récompenser les investisseurs. Ceci étend en dépit de tous les plans de dégraissage des différentes banques la révolution est encore loin d’être terminée puisque on risque de voir apparaître de nouveaux opérateurs sur le marché en particulier des opérateurs téléphoniques mais aussi les grands de l’Internet. À terme on peut même envisager la disparition quasi totale des banques traditionnelles de détail. Société Générale envisagerait de fermer d’ici à 2020 jusqu’à 20% de ses agences sur les 2.221 que la banque compte en France, écrit lundi Les Echos en citant plusieurs sources syndicales. Au total, 400 agences de la banque pourraient baisser le rideau, peut-on lire sur le site internet du quotidien. Celui-ci précise que la décision n’est pas prise mais que le groupe a engagé des négociations avec les représentants de ses salariés. Dans une réponse écrite adressée à Reuters, Société Générale mentionne son intention d’ »accélérer la transformation du modèle relationnel de la banque de détail en France (ce qui) va passer par l’accélération du rythme d’optimisation du réseau d’agences pour s’adapter à l’évolution rapide des comportements des clients ». La banque ne confirme pas pour autant les chiffres publiés par Les Echos mais indique que « la présentation du plan détaillé (…) à horizon 2020, avec les informations sur l’adaptation de notre dispositif d’agences, est prévue avant la fin de l’année ». « Nous avons déjà commencé progressivement à optimiser le maillage de notre réseau d’agences avec quelques dizaines de fermetures d’agences par an (environ 40 prévues en 2015) », rappelle la banque.  La semaine dernière, Société Générale a confirmé son projet de supprimer 420 postes en France d’ici 2017 dans le cadre du nouveau plan d’économies de 850 millions d’euros annoncé en août.

 

Europe 55 000 fonctionnaires, 52 agences, 9 milliards pour le fonctionnement administratif

Europe 55 000 fonctionnaires,    52 agences, 9 milliards pour le fonctionnement administratif

Inutile de chercher très loin les facteurs explicatifs de la bureaucratie européenne avec 55 000 fonctionnaires il y a de quoi tuer toute initiative, toute compétitivité et toute démocratie. Des fonctionnaires par ailleurs complètement incompétents en matière économique puisque ce sont tous des anciens fonctionnaires des Etats membres. En France, au nom des économies budgétaires, l’exécutif veut mettre à la diète les 500 opérateurs de l’Etat dont le coût de fonctionnement n’a cessé d’augmenter ces dernières années. En Europe, le problème est à peu près le même. Il existe aujourd’hui 52 agences européennes indépendantes de l’administration communautaire classique. En 35 ans, « 32 agences ont été créées au cas par cas en fonction des besoins mais sans vision globale stratégique de leur rôle dans l’Union », note l’annexe consacrée aux relations financières avec l’Union européenne de la loi de finances pour 2014.  Il s’agit aussi bien de l’Agence européenne de la sécurité aérienne, que de l’Autorité bancaire européenne, du Bureau européen d’appui en matière d’asile, de l’Agence pour les droits fondamentaux de l’Union européenne, ou encore de l’Office communautaire des variétés végétales. Ces agences sont volontairement implantées dans tous les pays de l’Union, y compris les plus petits.  L’annexe budgétaire, rédigée par le gouvernement français, constate « qu’entre 2000 et 2013, la contribution du budget de l’UE aux agences a été multiplié par plus de huit et les effectifs de ces agences ont quadruplé. »  Ces 52 agences emploient actuellement 8.000 agents (sur un total de 55.000 fonctionnaires européens) et leur budget global dépasse 800 millions d’euros par an (pour près de 9 milliards pour le budget administratif de l’UE). La Commission européenne a proposé de porter le budget des agences à 980 millions à l’horizon 2020.  En 2009, le sénateur centriste Denis Badré dans une proposition de résolution, rappelait que « les moyens alloués aux agences augmentent très sensiblement mais l’usage de ces ressources toujours croissantes ne semble faire l’objet d’aucun contrôle véritable, comme l’a montré le rapport spécial que la Cour des comptes européenne a consacré en juillet 2008 à l’évaluation des agences, qui a mis en évidence les lacunes de celles-ci ».  Le sénateur pointait en particulier du doigt « l’enchevêtrement des compétences entre les services entre les services de la Commission, les administrations nationales, les agences européennes et les agences nationales ».

 

Montebourg veut supprimer agences de notation

Montebourg veut supprimer agences de notation

Supprimer le thermomètre pour ignorer la fièvre, la proposition de Montebourg. Une idée bien française puisque déjà le transparent commissaire européen français propose depuis longtemps que les agence ne puissent plus noter les Etats ; dans le même ordre d’idées, on pourrait aussi supprimer les statistiques sur le chômage qui même truquées donne quand même une idée de l’évolution de l’emploi ; Pour les déficits il serait aussi possible de se passer de chiffres, ce que voudrait bien la France en supprimant davantage les aléas conjoncturels. Bref, on pourrait évaluer la situation de l’économie française en termes uniquement littéraires et non chiffrées. Certes les agences de notation ne sont pas sans reproche, mais il faut quand même préciser qu’il y en a déjà des dizaines ( en plus des 3 plus importantes, (SP, Moody’s et Fitch)    Alors que l’agence de notation Moody’s s’interrogeait, vendredi dernier, sur les chances de succès des réformes proposées par le Président, Arnaud Montebourg réaffirme, lui, sa confiance dans l’avenir des réformes en France. « Sur les agences de notation, mon opinion ne varie pas: je suis pour leur démantèlement. Elles sont coupables de nous avoir entraînés dans la crise financière », martèle le ministre du Redressement productif dans une interview au Figaro ce lundi 27 janvier. Dans ce contexte, les réserves marquées trois jours auparavant par Moody’s, qui a maintenu la note de la France tout en lui conservant une « perspective négative », synonyme de possible abaissement à moyen terme, constituent pour lui « un non-événement ».   »La baisse des charges de 30 milliards d’euros à travers le pacte de responsabilité aura des effets importants », assure le ministre, en réaffirmant dans le même temps sa conviction de nécessaires contreparties de la part du patronat à l’ »effort historique » de l’État.

 

Crédit Agricole : 50 agences menacées

Crédit Agricole : 50 agences menacées

 

La révolution est engagée dans la banque de détail. Le Crédit Agricole d’Ile-de-France va, d’ici à 2015, fermer 50 agences sur les 325 présentes dans la région. Un mouvement de fond dans les banques, qui sont toutes en train de repenser leur réseau. Elles avaient déjà brisé le tabou en annonçant une rationalisation en douceur de leur réseau. Cette fois, elles passent à l’acte. BNP Paribas a prévu de transformer son réseau pour spécialiser une partie de ses agences. Le Crédit Agricole va donc, de son côté, en fermer une cinquantaine en Ile-de-France. Toutes les banques sont en réalité confrontées au même dilemme: montée en puissance de la banque en ligne, et baisse de la fréquentation des agences. Aujourd’hui, près de 5% des opérations bancaires basculent chaque année des réseaux vers internet ou les distributeurs. Le tout dans un contexte de baisse des crédits et de taux bas qui rognent les marges et les revenus. En bref, toutes les banques sont obligées de repenser en profondeur un modèle de banque de détail, qui est de moins en moins rentable. La fermeture de 50 agences au Crédit Agricole Ile-de-France prouve que le changement de braquet pourrait être un peu plus radical que ce qu’elles annonçaient.

 




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