Archive pour le Tag 'affaires'

Gilets jaunes: perte de 25% de chiffre d’affaires dans le commerce ?

Gilets jaunes: perte de 25% de chiffre d’affaires dans le commerce ?

Le mouvement des gilets jaunes aura  moins été l’occasion pour la secrétaire d’État à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, de rappeler qu’elle existe. D’après elle, après un calcul de coin de table sûrement effectuée dans un bistrot, elle considère que le commerce a perdu un quart de son site d’affaires ! L’objectif est clair faire endosser la baisse de croissance observée depuis le début de l’année parler gilets jaunes.  En matière de chiffre d’affaires »  On est plutôt sur une moyenne de moins 25 %, mais avec de très grands écarts », a-t-elle indiqué. Selon Agnès Pannier-Runacher, certains commerçants ont subi des baisses de ventes de – 40 % à – 70 %, notamment « ceux qui ont été amenés à fermer le rideau certains samedis de ces dernières semaines ». Les plus touchés seraient les commerçants dont les biens sont périssables. On ne peut nier que le mouvement des gilets jaunes a eu  un impact négatif sur certains commerces près desquels se déroulaient des manifestations. Mais contrairement à ce qu’affirme la sous ministre de l’économie, ce ne sont pas les commerces de bien périssables ont été le plus touchés  mais surtout les autres. Les déclarations de la ministre qui cherche à exister sont évidemment excessives et ridicules. Pour preuve les évaluations de l’institut Nielsen qui indique que  les perturbations liées au mouvement des « Gilets jaunes » ont coûté 1% de chiffre d’affaires à la grande distribution au cours des cinq dernières semaines, la forte baisse des ventes dans le non alimentaire ayant été compensée par la bonne tenue de l’alimentaire,  Les blocages des manifestants ayant rendu difficile l’accès aux magasins, les consommateurs se sont adaptés, choisissant de faire leurs courses durant la semaine, privilégiant les magasins de proximité, plus accessibles, ou le “drive”, ces points de retrait des courses effectuées sur internet. Au total, hors essence, les ventes du secteur ont reculé de 160 millions d’euros sur cinq semaines par rapport à la même période 2017. “Les consommateurs ont privilégié l’essentiel, à savoir l’alimentaire et les produits d’hygiène beauté”, souligne Emmanuel Fournet, directeur “Insight distribution” chez Nielsen. A l’inverse, le non alimentaire – surtout présent dans les grands hypermarchés – n’a pas bénéficié du report vers d’autres jours de la semaine, ajoute-t-il. Les grands hypermarchés sont donc les principales victimes des perturbations liées au mouvement de protestation. Parmi les distributeurs, ce sont Carrefour, Leclerc, Auchan et Intermarché qui sont les plus exposés à ce modèle de magasins, qui pèse moins dans le chiffre d’affaires de Casino en France ou de Système U. Au total, sur cinq semaines, les ventes de produits alimentaires ont progressé de 0,3%, tandis qu’elles ont chuté de 7,3% dans le non alimentaire (multimédia, bazar ou textile).

 

Justice-Procureurs : Macron veut les choisir pour étouffer les affaires

Justice-Procureurs : Macron veut les choisir pour étouffer les affaires

 

Le monarque républicain n’accepte pas les critiques à propos de la nomination des procureurs. Des critiques qu’il qualifie d’esprits chagrins. Encore une expression approximative pour qualifier la dérive démocratique. En effet, Macron veut surtout cadenasser la justice en vue des nombreuses affaires déjà révélées et de celles qui ne manqueront pas d’émerger compte tenu de l’entourage sulfureux du président. Dernière affaire en date, celle du député LREM Jean-Jacques Bridey, président de la commission de la Défense à l’Assemblée soupçonné d’avoir indûment touché 100 000 euros par mois, en cumulant les indemnités de ses différents mandats (député, maire et président d’agglomération) au-delà des plafonds autorisés par la loi, précise le site d’information. Une affaire qui s’ajoute aux autres et qui explique que Macron tienne absolument. à choisir le procureur de Paris. Macron  veut verrouiller la justice dans la perspective d’un éventuel traitement judiciaire des affaires en cours et de toutes celles qui émergeront compte tenu du caractère sulfureux de son entourage. . Ces affaires sont déjà relativement graves et nombreuses, ce qui n’est guère étonnant compte tenu de l’entourage du président de la république. Macron avait promis de moraliser la vie publique mais depuis son élection les affaires succèdent aux affaires et les révélations ne sont sans doute pas terminées. Notons d’ailleurs que certaines affaires ont été enterrées ou classées sans suite. C’est le cas notamment de l’affaire Ferrand qui a permis à sa campagne compagne d’acquérir une belle fortune (500 000 euros) à bon compte. Une affaire qui pourrait d’ailleurs rebondir depuis que si le sulfureux Ferrand l’Assemblée nationale. Dernière affaire en cours celle  de la ministre des Sports, Laura Flessel, démissionnaire  pour “raisons personnelles”, qui seraient en réalité liées, selon Le Canard Enchaîné, à l’intérêt porté par l’administration fiscale à son ancienne société, Flessel & Co, en cours de dissolution depuis un an. Récemment c’est la ministre de la culture qui a encore été mise en cause pour  s’être affranchie des règles d’urbanisme lors de l’agrandissement des locaux parisiens de la maison d’édition Actes Sud, qu’elle a dirigée avec son mari, Jean-Paul Capitani. Epinglée par l’hebdomadaire satirique, qui avait évoqué des irrégularités lors de travaux effectués au siège d’Actes Sud, dans le centre classé d’Arles (Bouches-du-Rhône). La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’est vu privée, à son arrivée au gouvernement, de la tutelle sur l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dirigé par son mari, Yves Lévy, depuis juin 2014.En juin dernier, la perspective que ce dernier brigue un nouveau mandat avait suscité des remous dans la communauté scientifique et la revue médicale britannique The Lancet avait dénoncé l’”opacité” entourant la nomination du PDG de l’Inserm. Yves Lévy a finalement annoncé le 30 juillet qu’il renonçait à briguer la direction de l’organisme de recherche. Il continue d’occuper ce poste par intérim. L’affaire la plus médiatique est sans doute celle de Benalla d’autant plus que l’Élysée s’est beaucoup contredit  dans son argumentation. La crise politique la plus grave de ce début de quinquennat du chef de l’Etat, jusqu’à la démission de Nicolas Hulot. Une autre affaire qui témoigne des liens entre la sphère financière et la politique : celle concernant le secrétaire général de l’Élysée. Le parquet national financier (PNF) a ouvert début juin 2018 une enquête sur les conditions dans lesquelles le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a pu exercer certaines fonctions publiques malgré des liens familiaux avec l’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC). La ministre du Travail, elle, a été entendue comme témoin assisté le 22 mai 2018 au pôle financier du tribunal de Paris en tant qu’ex-patronne de Business France, dans le cadre d’une information judiciaire sur des soupçons de favoritisme. La justice enquête sur les conditions dans lesquelles cet organisme de promotion de la France auprès des investisseurs étrangers a confié au publicitaire Havas l’organisation d’une coûteuse soirée autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, en janvier 2016 à Las Vegas. Le statut de témoin assisté a évité à Muriel Pénicaud une mise en examen synonyme de départ du gouvernement. Richard Ferrand, l’un des soutiens de la première heure d’Emmanuel Macron, a dû renoncer en juin 2017 à son portefeuille au gouvernement à la suite de l’ouverture par le parquet de Brest d’une enquête préliminaire sur ses activités passées à la tête des Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012.Le parquet souhaitait alors établir s’il y avait lieu de le poursuivre pour avoir permis en 2011 à la société immobilière de sa compagne, Sandrine Doucen, d’emporter un marché lors de la location d’un local commercial par les Mutuelles de Bretagne. Richard Ferrand avait finalement bénéficié d’un classement sans suite, en octobre 2017.L’affaire pourraiat reprendre puisque transférée à Lille suite à la plainte d’Anticor.  A noter que le quinquennat de Macron avait mal débuté puisque Les éphémères ministres MoDem François Bayrou (Justice), Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Sylvie Goulard (Armées), ont renoncé à rester au gouvernement après les élections législatives de juin 2017 sur fond de soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, accusé de viol et d’abus de faiblesse par deux femmes dans la foulée de l’affaire Weinstein aux Etats-Unis a bénéficié de classements sans suite en février et mai 2018.Il a été définitivement blanchi des accusations de viol de la première plaignante en août 2018.Le journal Ebdo – disparu après quelques numéros – a pour sa part exhumé une plainte pour viol remontant à 2008 visant Nicolas Hulot, elle aussi classée sans suite la même année. Bien sûr dans le cadre des enquêtes les intéressés bénéficient du statut de présumé innocent. Pour autant cela fait beaucoup d’affaires en un peu plus d’un an seulementtance les « esprits chagrins » sur la nomination des procureurs

Procureurs : Macron veut les choisir pour étouffer les affaires

Procureurs : Macron veut les choisir pour étouffer les affaires

 

Le monarque républicain n’accepte pas les critiques à propos de la nomination des procureurs. Des critiques qu’il qualifie d’esprits chagrins. Encore une expression approximative pour qualifier la dérive démocratique. En effet, Macron veut surtout cadenasser la justice en vue des nombreuses affaires déjà révélées et de celles qui ne manqueront pas d’émerger compte tenu de l’entourage sulfureux du président. Dernière affaire en date, celle du député LREM Jean-Jacques Bridey, président de la commission de la Défense à l’Assemblée soupçonné d’avoir indûment touché 100 000 euros par mois, en cumulant les indemnités de ses différents mandats (député, maire et président d’agglomération) au-delà des plafonds autorisés par la loi, précise le site d’information. Une affaire qui s’ajoute aux autres et qui explique que Macron tienne absolument. à choisir le procureur de Paris. Macron  veut verrouiller la justice dans la perspective d’un éventuel traitement judiciaire des affaires en cours et de toutes celles qui émergeront compte tenu du caractère sulfureux de son entourage. . Ces affaires sont déjà relativement graves et nombreuses, ce qui n’est guère étonnant compte tenu de l’entourage du président de la république. Macron avait promis de moraliser la vie publique mais depuis son élection les affaires succèdent aux affaires et les révélations ne sont sans doute pas terminées. Notons d’ailleurs que certaines affaires ont été enterrées ou classées sans suite. C’est le cas notamment de l’affaire Ferrand qui a permis à sa campagne compagne d’acquérir une belle fortune (500 000 euros) à bon compte. Une affaire qui pourrait d’ailleurs rebondir depuis que si le sulfureux Ferrand l’Assemblée nationale. Dernière affaire en cours celle  de la ministre des Sports, Laura Flessel, démissionnaire  pour “raisons personnelles”, qui seraient en réalité liées, selon Le Canard Enchaîné, à l’intérêt porté par l’administration fiscale à son ancienne société, Flessel & Co, en cours de dissolution depuis un an. Récemment c’est la ministre de la culture qui a encore été mise en cause pour  s’être affranchie des règles d’urbanisme lors de l’agrandissement des locaux parisiens de la maison d’édition Actes Sud, qu’elle a dirigée avec son mari, Jean-Paul Capitani. Epinglée par l’hebdomadaire satirique, qui avait évoqué des irrégularités lors de travaux effectués au siège d’Actes Sud, dans le centre classé d’Arles (Bouches-du-Rhône). La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’est vu privée, à son arrivée au gouvernement, de la tutelle sur l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dirigé par son mari, Yves Lévy, depuis juin 2014.En juin dernier, la perspective que ce dernier brigue un nouveau mandat avait suscité des remous dans la communauté scientifique et la revue médicale britannique The Lancet avait dénoncé l’”opacité” entourant la nomination du PDG de l’Inserm. Yves Lévy a finalement annoncé le 30 juillet qu’il renonçait à briguer la direction de l’organisme de recherche. Il continue d’occuper ce poste par intérim. L’affaire la plus médiatique est sans doute celle de Benalla d’autant plus que l’Élysée s’est beaucoup contredit  dans son argumentation. La crise politique la plus grave de ce début de quinquennat du chef de l’Etat, jusqu’à la démission de Nicolas Hulot. Une autre affaire qui témoigne des liens entre la sphère financière et la politique : celle concernant le secrétaire général de l’Élysée. Le parquet national financier (PNF) a ouvert début juin 2018 une enquête sur les conditions dans lesquelles le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a pu exercer certaines fonctions publiques malgré des liens familiaux avec l’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC). La ministre du Travail, elle, a été entendue comme témoin assisté le 22 mai 2018 au pôle financier du tribunal de Paris en tant qu’ex-patronne de Business France, dans le cadre d’une information judiciaire sur des soupçons de favoritisme. La justice enquête sur les conditions dans lesquelles cet organisme de promotion de la France auprès des investisseurs étrangers a confié au publicitaire Havas l’organisation d’une coûteuse soirée autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, en janvier 2016 à Las Vegas. Le statut de témoin assisté a évité à Muriel Pénicaud une mise en examen synonyme de départ du gouvernement. Richard Ferrand, l’un des soutiens de la première heure d’Emmanuel Macron, a dû renoncer en juin 2017 à son portefeuille au gouvernement à la suite de l’ouverture par le parquet de Brest d’une enquête préliminaire sur ses activités passées à la tête des Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012.Le parquet souhaitait alors établir s’il y avait lieu de le poursuivre pour avoir permis en 2011 à la société immobilière de sa compagne, Sandrine Doucen, d’emporter un marché lors de la location d’un local commercial par les Mutuelles de Bretagne. Richard Ferrand avait finalement bénéficié d’un classement sans suite, en octobre 2017.L’affaire pourraiat reprendre puisque transférée à Lille suite à la plainte d’Anticor.  A noter que le quinquennat de Macron avait mal débuté puisque Les éphémères ministres MoDem François Bayrou (Justice), Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Sylvie Goulard (Armées), ont renoncé à rester au gouvernement après les élections législatives de juin 2017 sur fond de soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, accusé de viol et d’abus de faiblesse par deux femmes dans la foulée de l’affaire Weinstein aux Etats-Unis a bénéficié de classements sans suite en février et mai 2018.Il a été définitivement blanchi des accusations de viol de la première plaignante en août 2018.Le journal Ebdo – disparu après quelques numéros – a pour sa part exhumé une plainte pour viol remontant à 2008 visant Nicolas Hulot, elle aussi classée sans suite la même année. Bien sûr dans le cadre des enquêtes les intéressés bénéficient du statut de présumé innocent. Pour autant cela fait beaucoup d’affaires en un peu plus d’un an seulementtance les « esprits chagrins » sur la nomination des procureurs

Affaires : Macron veut choisir le procureur de Paris

Affaires : Macron veut choisir le procureur de Paris

 

Dernière affaire en date, celle du député LREM Jean-Jacques Bridey, président de la commission de la Défense à l’Assemblée soupçonné d’avoir indûment touché 100 000 euros par mois, en cumulant les indemnités de ses différents mandats (député, maire et président d’agglomération) au-delà des plafonds autorisés par la loi, précise le site d’information. Une affaire qui s’ajoute aux autres et qui explique que Macron tienne absolument. à choisir le procureur de Paris. Macron  veut verrouiller la justice dans la perspective d’un éventuel traitement judiciaire des affaires en cours et de toutes celles qui émergeront compte tenu du caractère sulfureux de son entourage. . Ces affaires sont déjà relativement graves et nombreuses, ce qui n’est guère étonnant compte tenu de l’entourage du président de la république. Macron avait promis de moraliser la vie publique mais depuis son élection les affaires succèdent aux affaires et les révélations ne sont sans doute pas terminées. Notons d’ailleurs que certaines affaires ont été enterrées ou classées sans suite. C’est le cas notamment de l’affaire Ferrand qui a permis à sa campagne compagne d’acquérir une belle fortune (500 000 euros) à bon compte. Une affaire qui pourrait d’ailleurs rebondir depuis que si le sulfureux Ferrand l’Assemblée nationale. Dernière affaire en cours celle  de la ministre des Sports, Laura Flessel, démissionnaire  pour “raisons personnelles”, qui seraient en réalité liées, selon Le Canard Enchaîné, à l’intérêt porté par l’administration fiscale à son ancienne société, Flessel & Co, en cours de dissolution depuis un an. Récemment c’est la ministre de la culture qui a encore été mise en cause pour  s’être affranchie des règles d’urbanisme lors de l’agrandissement des locaux parisiens de la maison d’édition Actes Sud, qu’elle a dirigée avec son mari, Jean-Paul Capitani. Epinglée par l’hebdomadaire satirique, qui avait évoqué des irrégularités lors de travaux effectués au siège d’Actes Sud, dans le centre classé d’Arles (Bouches-du-Rhône). La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’est vu privée, à son arrivée au gouvernement, de la tutelle sur l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dirigé par son mari, Yves Lévy, depuis juin 2014.En juin dernier, la perspective que ce dernier brigue un nouveau mandat avait suscité des remous dans la communauté scientifique et la revue médicale britannique The Lancet avait dénoncé l’”opacité” entourant la nomination du PDG de l’Inserm. Yves Lévy a finalement annoncé le 30 juillet qu’il renonçait à briguer la direction de l’organisme de recherche. Il continue d’occuper ce poste par intérim. L’affaire la plus médiatique est sans doute celle de Benalla d’autant plus que l’Élysée s’est beaucoup contredit  dans son argumentation. La crise politique la plus grave de ce début de quinquennat du chef de l’Etat, jusqu’à la démission de Nicolas Hulot. Une autre affaire qui témoigne des liens entre la sphère financière et la politique : celle concernant le secrétaire général de l’Élysée. Le parquet national financier (PNF) a ouvert début juin 2018 une enquête sur les conditions dans lesquelles le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a pu exercer certaines fonctions publiques malgré des liens familiaux avec l’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC). La ministre du Travail, elle, a été entendue comme témoin assisté le 22 mai 2018 au pôle financier du tribunal de Paris en tant qu’ex-patronne de Business France, dans le cadre d’une information judiciaire sur des soupçons de favoritisme. La justice enquête sur les conditions dans lesquelles cet organisme de promotion de la France auprès des investisseurs étrangers a confié au publicitaire Havas l’organisation d’une coûteuse soirée autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, en janvier 2016 à Las Vegas. Le statut de témoin assisté a évité à Muriel Pénicaud une mise en examen synonyme de départ du gouvernement. Richard Ferrand, l’un des soutiens de la première heure d’Emmanuel Macron, a dû renoncer en juin 2017 à son portefeuille au gouvernement à la suite de l’ouverture par le parquet de Brest d’une enquête préliminaire sur ses activités passées à la tête des Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012.Le parquet souhaitait alors établir s’il y avait lieu de le poursuivre pour avoir permis en 2011 à la société immobilière de sa compagne, Sandrine Doucen, d’emporter un marché lors de la location d’un local commercial par les Mutuelles de Bretagne. Richard Ferrand avait finalement bénéficié d’un classement sans suite, en octobre 2017.L’affaire pourraiat reprendre puisque transférée à Lille suite à la plainte d’Anticor.  A noter que le quinquennat de Macron avait mal débuté puisque Les éphémères ministres MoDem François Bayrou (Justice), Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Sylvie Goulard (Armées), ont renoncé à rester au gouvernement après les élections législatives de juin 2017 sur fond de soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, accusé de viol et d’abus de faiblesse par deux femmes dans la foulée de l’affaire Weinstein aux Etats-Unis a bénéficié de classements sans suite en février et mai 2018.Il a été définitivement blanchi des accusations de viol de la première plaignante en août 2018.Le journal Ebdo – disparu après quelques numéros – a pour sa part exhumé une plainte pour viol remontant à 2008 visant Nicolas Hulot, elle aussi classée sans suite la même année. Bien sûr dans le cadre des enquêtes les intéressés bénéficient du statut de présumé innocent. Pour autant cela fait beaucoup d’affaires en un peu plus d’un an seulement

 

 

 

Englué dans les affaires, Macron veut choisir le procureur de Paris

Englué dans les affaires,  Macron veut choisir le procureur de Paris

 

Macon veut choisir le procureur de Paris pour une raison bien simple : il veut verrouiller la justice dans la perspective d’un éventuel traitement judiciaire des affaires en cours. Ces affaires sont relativement graves et nombreuses, ce qui n’est guère étonnant compte tenu de l’entourage du président de la république. Macron avait promis de moraliser la vie publique mais depuis son élection les affaires succèdent aux affaires et les révélations ne sont sans doute pas terminées. Notons d’ailleurs que certaines affaires ont été enterrées ou classées sans suite. C’est le cas notamment de l’affaire Ferrand qui a permis à sa campagne compagne d’acquérir une belle fortune (500 000 euros) à bon compte. Une affaire qui pourrait d’ailleurs rebondir depuis que si le sulfureux Ferrand l’Assemblée nationale. Dernière affaire en cours celle  de la ministre des Sports, Laura Flessel, démissionnaire  pour “raisons personnelles”, qui seraient en réalité liées, selon Le Canard Enchaîné, à l’intérêt porté par l’administration fiscale à son ancienne société, Flessel & Co, en cours de dissolution depuis un an. Récemment c’est la ministre de la culture qui a encore été mise en cause pour  s’être affranchie des règles d’urbanisme lors de l’agrandissement des locaux parisiens de la maison d’édition Actes Sud, qu’elle a dirigée avec son mari, Jean-Paul Capitani. Epinglée par l’hebdomadaire satirique, qui avait évoqué des irrégularités lors de travaux effectués au siège d’Actes Sud, dans le centre classé d’Arles (Bouches-du-Rhône). La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’est vu privée, à son arrivée au gouvernement, de la tutelle sur l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dirigé par son mari, Yves Lévy, depuis juin 2014.En juin dernier, la perspective que ce dernier brigue un nouveau mandat avait suscité des remous dans la communauté scientifique et la revue médicale britannique The Lancet avait dénoncé l’”opacité” entourant la nomination du PDG de l’Inserm. Yves Lévy a finalement annoncé le 30 juillet qu’il renonçait à briguer la direction de l’organisme de recherche. Il continue d’occuper ce poste par intérim. L’affaire la plus médiatique est sans doute celle de Benalla d’autant plus que l’Élysée s’est beaucoup contredit  dans son argumentation. La crise politique la plus grave de ce début de quinquennat du chef de l’Etat, jusqu’à la démission de Nicolas Hulot. Une autre affaire qui témoigne des liens entre la sphère financière et la politique : celle concernant le secrétaire général de l’Élysée. Le parquet national financier (PNF) a ouvert début juin 2018 une enquête sur les conditions dans lesquelles le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a pu exercer certaines fonctions publiques malgré des liens familiaux avec l’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC). La ministre du Travail, elle, a été entendue comme témoin assisté le 22 mai 2018 au pôle financier du tribunal de Paris en tant qu’ex-patronne de Business France, dans le cadre d’une information judiciaire sur des soupçons de favoritisme. La justice enquête sur les conditions dans lesquelles cet organisme de promotion de la France auprès des investisseurs étrangers a confié au publicitaire Havas l’organisation d’une coûteuse soirée autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, en janvier 2016 à Las Vegas. Le statut de témoin assisté a évité à Muriel Pénicaud une mise en examen synonyme de départ du gouvernement. Richard Ferrand, l’un des soutiens de la première heure d’Emmanuel Macron, a dû renoncer en juin 2017 à son portefeuille au gouvernement à la suite de l’ouverture par le parquet de Brest d’une enquête préliminaire sur ses activités passées à la tête des Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012.Le parquet souhaitait alors établir s’il y avait lieu de le poursuivre pour avoir permis en 2011 à la société immobilière de sa compagne, Sandrine Doucen, d’emporter un marché lors de la location d’un local commercial par les Mutuelles de Bretagne. Richard Ferrand avait finalement bénéficié d’un classement sans suite, en octobre 2017.L’affaire pourraiat reprendre puisque transférée à Lille suite à la plainte d’Anticor.  A noter que le quinquennat de Macron avait mal débuté puisque Les éphémères ministres MoDem François Bayrou (Justice), Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Sylvie Goulard (Armées), ont renoncé à rester au gouvernement après les élections législatives de juin 2017 sur fond de soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, accusé de viol et d’abus de faiblesse par deux femmes dans la foulée de l’affaire Weinstein aux Etats-Unis a bénéficié de classements sans suite en février et mai 2018.Il a été définitivement blanchi des accusations de viol de la première plaignante en août 2018.Le journal Ebdo – disparu après quelques numéros – a pour sa part exhumé une plainte pour viol remontant à 2008 visant Nicolas Hulot, elle aussi classée sans suite la même année. Bien sûr dans le cadre des enquêtes les intéressés bénéficient du statut de présumé innocent. Pour autant cela fait beaucoup d’affaires en un peu plus d’un an seulement

 

Climat des affaires : méfiance des ménages et la confiance des chefs d’entreprise !

Climat des affaires : méfiance des ménages et la confiance des chefs d’entreprise !

Curieusement les grands médias n’ont pratiquement pas parlé de la baisse du moral des ménages constatée en septembre, il ne faut sans doute pas désespérer les  acteurs économiques aussi les annonceurs source importante de revenus pour la plupart des supports d’information. Paradoxalement, on annonce une très légère reprise du moral des deux entreprises dans une enquête de l’INSEE. Une contradiction évidente quand on sait que l’économie française mesurée par le PIB est alimentée à hauteur de 60 % par la consommation des ménages. On voit mal dans ces conditions comment la conjoncture économique pourrait s’améliorer. On sait  que la consommation des ménages était déjà atone en raison de la baisse pouvoir d’achat du premier trimestre semestre. Visiblement les Français ne croient pas à une amélioration de ce pouvoir d’achat puisque le niveau de confiance baisse encore en cette rentrée. Le moral des ménages, différence entre la proportion de réponses positives et négatives, s’est établi à 94 points, soit deux points en deçà de son niveau du mois d’août.  De façon un peu contradictoire,  La conjoncture française s’améliorerait  légèrement. Selon la dernière publication de l’Insee, le climat des affaires au mois de septembre a gagné un point à 106, mais les commentaires sont plutôt pessimistes et contradictoires.  L’indicateur qui le synthétise reste à un niveau supérieur à sa moyenne de long terme. Après plusieurs mois de chute, la confiance des chefs d’entreprise gagnerait  du terrain. Les prévisionnistes restent cependant très prudents. L’Insee, la Banque de France et dernièrement l’OCDE ont révisé à la baisse leurs prévisions de croissance pour l’année 2018 autour de 1,6%. De son côté, la banque Natixis prévoit 1,5%.Dans la plupart des secteurs interrogés, l’opinion des patrons reste bien orientée. L’indicateur des services a progressé passant de 104 à 105. Dans le détail, les chefs d’entreprise restent confiants sauf dans le transport routier de marchandises. L’indicateur du commerce de détail est en recul de deux points et celui du commerce de gros, publié tous les deux mois, gagne au contraire deux points, à 104. Dans le bâtiment, l’indice de confiance reste stable à 108. En revanche, le solde d’opinion chez les entrepreneurs du secteur de l’industrie manufacturière se dégrade. L’indicateur qui synthétise le niveau de confiance perd trois points. À 107, il se situe bien au dessus de sa moyenne de longue période. Cette érosion est liée à une chute du solde d’opinion des chefs d’entreprise du secteur sur leurs perspectives personnelles de production, qui chute à un plus bas depuis fin 2016. L’indicateur qui mesure le climat de l’emploi dans l’ensemble du secteur privé s’améliore légèrement au mois de septembre, en passant de 107 à 108. Les résultats de l’Insee font écho à la dernière enquête de conjoncture de l’institut Markit publiée le 21 septembre dernier. Selon les derniers résultats, l’indice qui mesure l’activité du secteur privé en France s’inscrit à son plus bas niveau depuis 21 mois. « La croissance ralentit tant dans le secteur manufacturier que dans celui des services. »  Les prestataires de services signalent notamment que le taux d’expansion du volume des nouvelles affaires « se replie à son plus faible niveau depuis presque deux ans. » Du côté des industriels, les économistes soulignent une hausse marginale de la production, « la plus faible depuis deux ans ». Ce ralentissement serait particulièrement visible dans l’industrie automobile. Pour Sam Teague, économiste à l’institut : « L’inflation des prix payés s’est accélérée en septembre, portée par une augmentation des salaires et du prix des carburants. Cette hausse des coûts n’a toutefois pas entamé l’optimisme des entreprises, la confiance se redressant au contraire en septembre. » En dépit du ralentissement de l’activité, les patrons interrogés signalent de fortes hausses d’embauche au cours du mois.« Bien que se repliant par rapport à août, le taux de croissance de l’emploi reste élevé au regard des données historiques de l’enquête. »

Le gouvernement englué dans les affaires

Le gouvernement englué dans les affaires

 

Macron avait promis de moraliser la vie publique mais depuis son élection les affaires succèdent aux affaires et les révélations ne sont sans doute pas terminées. Notons d’ailleurs que certaines affaires ont été enterrées ou classées sans suite. C’est le cas notamment de l’affaire Ferrand qui a permis à sa campagne compagne d’acquérir une belle fortune à bon compte. Une affaire qui pourrait d’ailleurs rebondir si le sulfureux Ferrand devient président de l’Assemblée nationale. Dernière affaire en cours celle  de la ministre des Sports, Laura Flessel, démissionnaire  pour “raisons personnelles”, qui seraient en réalité liées, selon Le Canard Enchaîné, à l’intérêt porté par l’administration fiscale à son ancienne société, Flessel & Co, en cours de dissolution depuis un an. Récemment c’est la ministre de la culture qui a encore été mise en cause pour  s’être affranchie des règles d’urbanisme lors de l’agrandissement des locaux parisiens de la maison d’édition Actes Sud, qu’elle a dirigée avec son mari, Jean-Paul Capitani. Epinglée par l’hebdomadaire satirique, qui avait évoqué des irrégularités lors de travaux effectués au siège d’Actes Sud, dans le centre classé d’Arles (Bouches-du-Rhône). La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’est vu privée, à son arrivée au gouvernement, de la tutelle sur l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dirigé par son mari, Yves Lévy, depuis juin 2014.En juin dernier, la perspective que ce dernier brigue un nouveau mandat avait suscité des remous dans la communauté scientifique et la revue médicale britannique The Lancet avait dénoncé l’”opacité” entourant la nomination du PDG de l’Inserm. Yves Lévy a finalement annoncé le 30 juillet qu’il renonçait à briguer la direction de l’organisme de recherche. Il continue d’occuper ce poste par intérim. L’affaire la plus médiatique est sans doute celle de Benalla d’autant plus que l’Élysée s’est beaucoup contredit  dans son argumentation. La crise politique la plus grave de ce début de quinquennat du chef de l’Etat, jusqu’à la démission de Nicolas Hulot. Une autre affaire qui témoigne des liens entre la sphère financière et la politique celle concernant le secrétaire général de l’Élysée. Le parquet national financier (PNF) a ouvert début juin 2018 une enquête sur les conditions dans lesquelles le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a pu exercer certaines fonctions publiques malgré des liens familiaux avec l’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC). La ministre du Travail, elle, a été entendue comme témoin assisté le 22 mai 2018 au pôle financier du tribunal de Paris en tant qu’ex-patronne de Business France, dans le cadre d’une information judiciaire sur des soupçons de favoritisme. La justice enquête sur les conditions dans lesquelles cet organisme de promotion de la France auprès des investisseurs étrangers a confié au publicitaire Havas l’organisation d’une coûteuse soirée autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, en janvier 2016 à Las Vegas. Le statut de témoin assisté a évité à Muriel Pénicaud une mise en examen synonyme de départ du gouvernement. Richard Ferrand, l’un des soutiens de la première heure d’Emmanuel Macron, a dû renoncer en juin 2017 à son portefeuille au gouvernement à la suite de l’ouverture par le parquet de Brest d’une enquête préliminaire sur ses activités passées à la tête des Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012.Le parquet souhaitait alors établir s’il y avait lieu de le poursuivre pour avoir permis en 2011 à la société immobilière de sa compagne, Sandrine Doucen, d’emporter un marché lors de la location d’un local commercial par les Mutuelles de Bretagne. Richard Ferrand avait finalement bénéficié d’un classement sans suite, en octobre 2017.  A noter que le quinquennat de Macron avait mal débuté puisque Les éphémères ministres MoDem François Bayrou (Justice), Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Sylvie Goulard (Armées), ont renoncé à rester au gouvernement après les élections législatives de juin 2017 sur fond de soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, accusé de viol et d’abus de faiblesse par deux femmes dans la foulée de l’affaire Weinstein aux Etats-Unis a bénéficié de classements sans suite en février et mai 2018.Il a été définitivement blanchi des accusations de viol de la première plaignante en août 2018.Le journal Ebdo – disparu après quelques numéros – a pour sa part exhumé une plainte pour viol remontant à 2008 visant Nicolas Hulot, elle aussi classée sans suite la même année. Bien sûr dans le cadre des enquêtes les intéressés bénéficient du statut de présumé innocent. Pour autant cela fait beaucoup d’affaires en un peu plus d’un an seulement

Le climat des affaires: baisse de la confiance

Le climat des affaires: baisse de la confiance 

Le climat des affaires a légèrement fléchi en août en France, en raison notamment d’une dégradation des perspectives dans le commerce de détail, a annoncé jeudi l’Insee dans un communiqué. L’indicateur, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprises des principaux secteurs d’activité marchande, a perdu un point par rapport au mois précédent, pour s’établir à 105 points. Ce niveau reste néanmoins « au-dessus de sa moyenne de longue période », qui est de 100 points, rappelle l’organisme public de statistiques. Le climat de l’emploi est quant à lui resté stable (108 points), l’amélioration des perspectives dans le secteur des services ayant compensé la dégradation constatée dans celui du commerce. Dans le détail, le climat des affaires a perdu trois points dans le commerce et la réparation automobile, les chefs d’entreprise étant moins nombreux à anticiper une hausse de leurs ventes et de leurs commandes. Le climat des affaires a également perdu un point dans le secteur du bâtiment, même si les carnets de commande sont encore jugés « bien garnis » par les personnes interrogées par l’Insee. Il a reculé de un point dans le secteur des services, en raison principalement d’une dégradation des perspectives pour le transport routier, où l’indicateur de climat des affaires perd quatre points. La bonne nouvelle est venue du secteur de l’industrie manufacturière, où le climat s’est légèrement amélioré, porté notamment par de meilleures perspectives dans le secteur agroalimentaire.

Société Générale : encore des affaires d’ex traders

Société Générale : encore des affaires d’ex traders

On se souvient que la Société générale et d’autres banques ont été lourdement condamnées pour trafic de taux Libor. Pour effacer l’ardoise la société générale avait accepté de payer plus d’un milliard d’amandes aux autorités américaines.  Le problème c’est que certains traders sont poursuivis à titre personnel alors qu’évidemment en réalité ils ont agi sur ordre pour manipuler les taux. Du coup, La banque est attaquée aux prud’hommes par un ancien trader, Stéphane Esper, lui-même poursuivi par la justice britannique pour des soupçons de manipulations du taux interbancaire européen Euribor, afin d’obtenir le remboursement de ses frais et la réparation du préjudice moral et professionnel.  Stéphane Esper, 43 ans, dont 8 ans comme trader dans l’équipe de produits dérivés de la SG à Paris entre 2001 et 2009, réclame un peu plus de 8 millions d’euros à la banque, principalement en dommages et intérêts pour le préjudice professionnel et moral subi par sa mise en cause dans cette affaire. Il demande également le remboursement des frais de justice engagés au titre de l’obligation de protection juridique de l’employeur. En cause le fait que la société générale après avoir était condamnée à payer son amant peut faire porter le chapeau à trader-la déclaration de la banque. : « Ces agissements répréhensibles sont pour la quasi-totalité le fait d’un opérateur » de marché qui a « quitté Société Générale en 2009 », agissements réalisés « à l’insu de sa hiérarchie et du management » de la banque. En faite la même stratégie que pour la faire Kerviel tant que certaines dérives rapportent, la banque encaisse les bénéfices mais dès leur que certaines fraudes sont débusquées elle met en cause la responsabilité d’un bouc émissaire. Pas très brillant comme attitude qui devient un peu récurrente. Un autre front s’est ouvert pour la Société Générale dans ces affaires Libor/Euribor : l’ancienne responsable de la trésorerie de la banque à Paris, Muriel Bescond, inculpé par la justice américaine a récemment attaqué la banque aux prud’hommes et réclamerait elle aussi que ses frais de justice soient assumés par cette dernière. Bref de nouvelles affaires Kerviel !

 

Le Conseil constitutionnel valide le « secret des affaires »

Le Conseil constitutionnel valide le « secret des affaires »

Pour empêcher la fuite à l’extérieur de certaines sandales dans les entreprises, le gouvernemenet a pondu un texte sur le secret des affaires. Cela interdira de diffuser des manquements par exemples aux normes sanitaires, sociales, ou environnement sans parler de l’évasion fiscale. Le conseil constitutionnel a donné son accord à cette loi restrictive du droit à l’information.  Le Conseil constitutionnel a débouté les  recours contre la proposition de loi relative à la protection du secret des affaires adoptée le mois dernier par le Parlement. loi tirée d’une directive européenne qui fixe des règles pour harmoniser les législations nationales dans le but de “protéger les entreprises contre le pillage d’innovations” était dénoncée par les trois groupes comme portant atteinte aux libertés de s’exprimer, d’informer et aux droits des syndicalistes. Le Conseil constitutionnel “écarte les critiques adressées au regard de la liberté d’expression et de communication” avec des arguties, en citant les exceptions prévues pour les “personnes physiques exerçant le droit d’alerte défini à l’article 6 de la loi du 9 décembre 2016 (…), mais aussi à toute autre personne révélant, dans le but de protéger l’intérêt général et de bonne foi, une activité illégale, une faute ou un comportement répréhensible”. Sont également écartées par le Conseil constitutionnel des critiques (…) au regard de l’exigence constitutionnelle de participation des travailleurs à la détermination collective des conditions de travail et à la gestion de l’entreprise”. Les Sages estiment que l’information obtenue légalement au titre des droits des salariés ou de leurs représentants “peut être utilisée aux mêmes fins, à la condition, prévue au dernier alinéa de l’article L. 151-9, qu’elle demeure toutefois protégée au titre du secret des affaires à l’égard des autres personnes”.

Rajoy viré par les affaires et la crise catalane

Rajoy viré par les affaires et la crise catalane

 

Rajoy n’aura pas brillé par son intelligence en se faisant virer un peu par surprise de son poste de chef de gouvernement ; Miné par les  affaires et la crise catalane, il est remplacé par un socialiste modéré qui va respecter l’orthodoxie financière européenne.   Pedro Sanchez. En fait Rajoy a surtout été victime de lui-même et de son entêtement à masquer les affaires dont était coupable son parti. Ensuite il s’est enfoncé dans la crise catalane. En fait il a instrumentalisé la crise de la province catalane pour tenter de mieux réunir les espagnols autour d’un gouvernemenet fragilisé. On sait que les socialistes sont tout aussi opposés à l’indépendance de la catalogne mais on peut supposer qu’ils développeront davantage de diplomatie pour régler cette affaire cruciale pour l’Espagne au  lieu d’imposer l’emprisonnement des anciens responsables pour des dizaines d’années. Le Parti socialiste (PSOE) avait entamé cette procédure parlementaire après la condamnation de plusieurs dirigeants du Parti populaire pour corruption. Pedro Sanchez était quasi certain de devenir le septième président du gouvernement espagnol depuis le retour de la démocratie dans les années 1970, le PSOE étant assuré du soutien de six partis totalisant 180 voix à la chambre basse du Parlement, soit plus que la majorité absolue (176 voix). Le soutien décisif est venu jeudi du Parti nationaliste basque (PNV) et de ses cinq élus. Deux partis indépendantistes catalans ainsi que Podemos (gauche), un autre petit groupe basque et un parti des îles Canaries ont également voté contre Mariano Rajoy. Le parti centriste Ciudadanos (Citoyens), devenu la deuxième force politique derrière le PP et devant le PSOE dans les sondages, lui a en revanche apporté son soutien. Avec seulement 84 sièges sur un total de 350 au Congrès des députés, les socialistes devraient avoir des difficultés à gouverner, ce qui signifie que des élections anticipées ne sont pas à exclure. Les prochaines élections législatives sont prévues normalement en 2020. Rajoy avait pris les rênes d’un pays en pleine récession en décembre 2011 et son mandat a été celui du redressement économique mais aussi d’une sévère politique d’austérité à l’origine de la formation de Podemos.

« Secret des affaires » : toujours bien gardé ?

« Secret des affaires » : toujours bien gardé ?

La question est de savoir si cette loi sur le secret des affaires est destinée à protéger les entreprisses du piratage ou à freiner la dénonciation des scandales de la part des lanceurs d’alerte et des journalistes. La loi de ce point de vue demeure assez floue et fait objet de critiques.  La proposition de loi transpose une directive européenne relative à “la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulguées (secrets d’affaires)”, entrée en vigueur en juillet 2016 et appelée à être transposée par les Etats membres avant le 9 juin. Mardi et mercredi dans l’hémicycle, l’opposition de gauche s’est fait l’écho des inquiétudes exprimées par des journalistes, des syndicats et des associations, qui jugent le “flou” entourant la définition du secret des affaires dangereux pour la liberté d’informer. “Ce que nous craignons avec cette loi, c’est qu’il y ait encore des champs flous qui vont donner une arme supplémentaire à des multinationales pour attaquer la presse mais pas seulement, les chercheurs aussi, les ONG qui défendent l’environnement entre autres, mais également les salariés qui pourraient changer d’entreprise, les syndicats, etc.”, argumentait mardi sur franceinfo le journaliste Jean-Pierre Canet, co-fondateur de l’émission de France 2 “Cash investigations”.

Croissance : climat des affaires en nette hausse

Croissance : climat des affaires en nette hausse

L’INSEE constate une nette hausse du climat des affaires qui pourraient se traduire par une croissance assez forte au quatrième trimestre et permettrait à la croissance de 2017 d’approcher les 2%.  D’après les résultats obtenus par l’organisme public, tous les secteurs économiques sont concernés par cette embellie. Selon l’Insee, le climat des affaires a profité en novembre d’une légère amélioration conjoncturelle dans le secteur industriel, où l’indice a atteint 112 points, son plus haut niveau là aussi depuis début 2008. « Les industriels sont de plus en plus optimistes sur les perspectives générales de production du secteur », détaille l’institut, qui fait état d’une nouvelle hausse des carnets de commande. Le climat des affaires s’est également amélioré dans le secteur des services, passant de 107 à 109 points, avec des perspectives particulièrement encourageantes dans le transport de marchandises et l’hébergement-restauration. Le climat des affaires s’améliore et se situe bien au-dessus de sa moyenne de long terme dans presque tous les sous-secteurs des services. Seules font exceptions les activités immobilières, où le climat continue de se dégrader. Il retombe à son plus bas niveau depuis juin 2013. Le secteur de la location de logement serait particulièrement touché par une baisse d’activité. Il a enfin gagné deux points dans le secteur du bâtiment, à 107 points.  »Compte tenu de leurs effectifs, les entrepreneurs estiment que les commandes assurent 7,4 mois de travail, un niveau légèrement inférieur à celui du mois dernier mais nettement supérieur à sa moyenne de long terme (5,5 mois) », souligne l’Insee. Du côté de l’emploi, les indicateurs sont au vert. Le climat de l’emploi continue de s’améliorer. Cette tendance s’explique particulièrement essentiellement du fait de la hausse des soldes d’opinion sur les effectifs dans le commerce de détail et l’industrie. L’indicateur qui le synthétise gagne un point, à 109, bien au-dessus de sa moyenne de long terme (100), et au plus haut depuis l’été 2011.

 

Le climat des affaires : en hausse

Le climat des affaires : en hausse

C’est sans doute la meilleure nouvelle économique depuis longtemps. Le climat des affaires connaît une hausse très sensible qui témoigne sans doute d’une amélioration du contexte international (croissance, prix du pétrole encore sages,  faible inflation, taux bas). Mais cela tient aussi à la dynamique Macron,  c’est-à-dire à l’espérance qu’entretiennent les chefs d’entreprise en matière de modernisation économique. Certes les résultats sont encore difficilement perceptibles. La croissance qui pourrait approcher les 2 % en 2017. Il faut aussi noter les intentions en nette hausse en matière d’investissement. Reste cependant le point noir à savoir l’emploi. Un emploi qui conjoncturellement pourrait s’améliorer à partir de 2018 mais dans l’évolution structurelle dépendra à la fois des réformes sociales engagées et de l’adaptation par la formation aux nouvelles conditions de production (notamment du fait  du développement du numérique. Le climat des affaires s’est donc amélioré en août pour le quatrième mois consécutif, atteignant un niveau sans précédent depuis plus de six ans, a annoncé l’Insee. L’indicateur, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprises des principaux secteurs d’activité, s’est établi à 109 contre 108 en juillet, bien au-dessus de la moyenne de long terme, comme le note l’institut national des statistiques dans un communiqué. L’Insee précise que ce niveau est sans précédent depuis avril 2011, l’indice ayant gagné cinq points depuis le début 2017.    L’amélioration est la plus notable dans l’industrie, où l’indice gagne trois points à 111 points, son plus haut niveau depuis décembre 2007. L’Insee a, au passage, révisé en baisse d’un point son estimation de juillet sur le secteur, à 108 points contre 109 précédemment. Le climat s’améliore aussi dans les services, avec un gain de deux points à 106 points.      En revanche, il baisse franchement dans le commerce de détail, avec un recul de quatre points à 108 points, même s’il reste « encore nettement au-dessus de sa moyenne de long terme ». L’indice accuse un léger repli dans le bâtiment, reculant d’un point à 104 points. Malgré l’amélioration globale du climat des affaires, le climat de l’emploi poursuit son recul, entamé le mois précédent, « essentiellement du fait des services hors intérim ». L’indicateur qui le synthétise recule de deux points, à 105 points, revenant à son niveau de février, mais restant « nettement supérieur à sa moyenne », comme le souligne l’Insee.

Climat des affaires : nouvelles améliorations en juillet

Climat des affaires : nouvelles améliorations en juillet

 

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Nouvelle amélioration du climat des affaires en juillet après celle de juin, un signe encourageant pour l’économie française. Certes pour l’instant la hausse du moral ne se traduit pas encore par une amélioration significative du chômage. En cause, le fait  qu’il faudra pour cela une croissance plus importante des carnets de commandes. Pour l’instant,  les perspectives dans ce domaine paraissent meilleures. Par ailleurs quelques indicateurs macro-économiques s’améliorent. Reste que la croissance espérée de 1,6, 7 % est encore insuffisante pour justifier une réelle inversion sur le terrain de l’emploi. On attend aussi le contenu des réformes économiques mais ce moral témoigne d’une meilleure confiance en l’avenir et constitue un indicateur avancé de la conjoncture future. L’indicateur global du climat des affaires, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise interrogés dans le cadre de cette enquête mensuelle, progresse d’un point à 108, un plus haut depuis juin 2011 et huit points au-dessus de sa moyenne de long terme, qui s’établit à 100. La marque du mois de juin a dans le même temps été revue en hausse d’un point, à 107.Par secteur, l’indicateur de l’industrie manufacturière est stable à 109 mais sa marque de juin a également été relevée d’un point. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient qu’il se maintienne à 108. Celui des services progresse d’un point à 104, un plus haut depuis juin 2011, et l’indicateur du bâtiment gagne lui aussi un point à 105, atteignant un meilleur niveau depuis septembre 2008 alors que sa marque de juin a été révisée en hausse d’un point. L’indicateur du commerce de détail a quant à lui encore gagné un point, à 108, et celui du commerce de gros, publié tous les deux mois, bondit de quatre points, à 109. L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie reste dans la zone indiquant un climat conjoncturel favorable, souligne l’Insee. Le nouvel indicateur de l’Insee du climat de l’emploi, inauguré en avril, perd en revanche deux points, à 107, retrouvant son niveau du mois de mai.

 

Affaires politico financières : la fin de la tolérance (Daniel Boy, professeur de sciences politiques)

Affaires politico financières : la fin de la tolérance (Daniel Boy, professeur de sciences politiques)

 

L’affaire Fillon, maintenant les affaires Ferrand et du Modem semblent marquer  la fin de la tolérance de l’opinion publique à l’égard des affaires politico- financières. Le professeur de sciences politiques Daniel Boy explique pourquoi. Ceci étant, ce n’est pas forcément la fin de la tolérance de la justice car on peut s’étonner du nombre considérable d’affaires encore non jugées ou simplement enterrées.

 

« L’affaire Fillon et bien d’autres analogues dans le passé récent – Urba Gracco en 1990, affaire Elf en 1994, emplois fictifs de la mairie de Paris en 2011, affaire Cahuzac en 2012, etc. – posent une question intrigante : pourquoi des responsables politiques ou des « puissants » (chefs d’entreprise, dirigeants syndicalistes, sportifs ou artistes renommés), que l’on doit supposer raisonnablement lucides, se laissent-ils prendre à enfreindre grossièrement des règles d’éthique qui, au jour de l’affaire, paraissent au public fondamentales? Bien souvent on a le sentiment que les responsables mis en cause pour des manquements graves à l’éthique plaident implicitement une sorte de bonne foi qui leur fait dire, ou au moins suggérer : pourquoi me condamner, moi, aujourd’hui, puisqu’ »on a toujours fait comme ça »? À quoi tient cette confusion entre le permis et l’interdit parmi des responsables que l’on pourrait imaginer attentifs aux exigences de la société? A deux raisons, sans doute complémentaires. La première tient à l’opacité des systèmes de pouvoir qui, jusqu’ici, garantissait une probable impunité à ceux qui en bénéficiaient. Rappelons ici que la notion de « transparence » trouve ses origines dans les mouvements d’idée du Siècle des Lumières (voir à ce sujet Sandrine Baume, « La transparence dans la conduite des affaires publiques. Origines et sens d’une exigence« ) et s’affirme comme une exigence de visibilité du pouvoir destinée à combattre l’arbitraire. Dans les sphères du pouvoir (quelle que soit sa nature), il est sans doute bien difficile d’échapper au sentiment d’être hors d’atteinte des regards du public. Pourtant, le développement d’une presse libre a, depuis longtemps, donné naissance à des investigations aboutissant souvent à des mises en cause convaincantes. Mais au-delà des vertus du Canard enchaîné ou, plus récemment, du succès de telle émission télévisée consacrée au dévoilement de « scandales » (Cash Investigation sur France 2), il apparaît que la technologie de la recherche d’informations a gagné une nouvelle puissance avec la naissance des Wikileaks et d’autres techniques utilisant de façon sophistiquée la quête d’information au sein des big data. Aujourd’hui, aussi puissant soit-il, nul ne devrait se croire à l’abri d’une investigation peut-être dommageable. La seconde raison qui explique la relative surdité des puissants quant aux exigences de l’éthique tient probablement à un décalage de plus en plus patent entre ce que les responsables estiment devoir à la société et ce que la société exige réellement d’eux. Sous l’effet de transformations structurelles, au premier chef, l’augmentation des niveaux d’éducation, la demande d’éthique de la société a considérablement changé au cours des vingt dernières années. Au-delà de ces transformations structurelles la répétition, ad nauseam, des mêmes affaires (prises d’intérêt illégales, conflits d’intérêts méconnus) lasse le public et le rend désormais hypersensible à toute annonce d’une nouvelle crise d’éthique. Il n’est pas sûr que les puissants aient pris la mesure de ces évolutions majeures. Puisqu’ »on a toujours fait comme ça » et que, en fin de compte, le public dans le passé s’est montré assez indulgent, pourquoi ne pas continuer comme nos prédécesseurs ? On l’affirme ici : parce que le degré de tolérance de la société a profondément changé. Les conséquences directes de ce hiatus entre conceptions de l’éthique se lisent dans l’image terriblement dégradée du monde politique dont témoigne, par exemple, le Baromètre de la Confiance politique du Cevipof. Comment remédier à cette situation ? Sans doute peut-on espérer que les puissants, d’eux-mêmes, prennent conscience des nouvelles exigences d’éthique de la société et, si nécessaire, modifient en conséquence leurs comportements. L’autre solution, sans doute plus lourde, mais infiniment plus sûre, consiste à modifier inlassablement les règles légales de la transparence. Elle passe par des procédures souvent jugées inquisitoriales par les puissants : transparence des revenus et du patrimoine, déclaration des intérêts, faisant l’objet, si nécessaire, de vérifications réelles, etc. Le remède est amer. Mais le mal est grave parce qu’il contribue au développement d’un populisme qui mine les fondements du système démocratique. »

Affaires : menaces de mort sur des journalistes et des magistrats

Affaires : menaces de mort sur des journalistes et des magistrats

 

Il fallait s’y attendre les propos outranciers du camp Fillon mettant en cause la police, la justice et les journalistes ont largement contribué à brûler la cervelle d’individus au cerveau déjà dérangé. Ainsi les attaques injustifiées de Fillon ont encouragé des extrémistes de droite à adresser directement des menaces de mort  à des journalistes et à des magistrats. Si cela devait prendre des tournures dramatiques, Fillon serait grandement responsable par ses accusations irresponsables. Ces accusations graves contre  la  police, la justice et les journalistes le discrédite pour être un président garant de l’unité, de la justice et de la sécurité du pays.une  enquête a donc été ouverte pour « menaces de mort » après la réception par des magistrats et des journalistes du Canard enchaîné et de Mediapart de lettres accompagnées d’une balle, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Paris. Selon Mediapart, les magistrats en question sont quatre membres du pôle financier chargés de l’affaire concernant le candidat de la droite à l’élection présidentielle, François Fillon, ce que le parquet n’a pas voulu confirmer. Une photo de la lettre diffusée par Mediapart montre une courte missive sur laquelle figurent le dessin d’un cercueil et celui d’une tête de mort, à en-tête d’un « Collectif d’Epuration 2J », avec la mention « Juges et Journalistes dans le même sac». Le texte de la lettre, partiellement caché par une balle sur la photo, est « La Vigilance et la Protection ne durent pas Ad Vitam… Ce jour-là Nous serons là pour Vous ou l’un de vos Proches », ajoute Mediapart, qui précise que la missive a été envoyée de Marseille. Le président de l’association de défense des journalistes Reporters sans frontières, Christophe Deloire, a déclaré dans un communiqué que « les menaces proférées à l’encontre des journalistes de Mediapart et du Canard enchaîné sont graves et doivent être prises très au sérieux ». D’une certaine façon pour ambitionner d’être comme président « Ces actes d’intimidation sont inacceptables dans une démocratie et surviennent dans une atmosphère déjà contaminée par les propos toxiques et dangereux de responsables politiques à l’encontre des journalistes », ajoute-t-il.

2017 : Pour 63% la campagne des affaires

2017 : Pour 63% la campagne des affaires

Certains observateurs protestent  contre le fait que les affaires  dominent la campagne électorale. Ce n’est pas l’avis  des Français si l’on en juge par les résultats d un sondage IFOP du JDD, 63% d’entre eux estiment qu’ »il est justifié que les affaires occupent une place très importante dans la campagne présidentielle », et ce, « car la question de l’honnêteté des dirigeants politiques constitue un critère majeur ». A l’inverse, ils sont 35% à estimer que ces sujets prennent trop de place dans le débat. . A l’inverse, les sondés proches des Républicains sont 68%… à estimer que « les affaires empêchent les débats sur les sujets de préoccupation des Français », ce qui peut se comprendre puisque leur champion est complètement englué dans les dérives politiques ou financières. Finalement les politologues mettent surtout l’accent sur l’intérêt des programmes. Pas sûr cependant que l’opinion attache autant d’importance que cela à  ces fameux programmes dont on sait bien qu’ils sont surtout élaborés pour plaire et non pour gérer forcément de manière efficace. Du coup,  il se pourrait bien que cette campagne soit caractérisée par des choix qui se fondent surtout sur la personnalité des candidats, leur honnêteté davantage que sur leur catalogue de promesses. Notons d’ailleurs que Macron aujourd’hui en tête et c’est pourtant celui qui a subi les plus fortes critiques pour insuffisance de programmes. . La critique la plus dure venait  du « rigoureux » Fillon : » macro, cas d’école de l’illusionnisme, cette nouvelle forme de populisme mondain qui a inventé la campagne présidentielle sans programme présidentiel ». La rigueur de Fillon est évidemment toute relative aussi bien concernant le détournement de fonds publics qu’en ce qui concerne sa gestion de premier ministre. Rappelons-nous, en 207Fillons avait déclaré qu’il était à la tête d’un État en faillite et qu’il entendait redresser la situation. Bilan de l’intéressé en 2012 : 600 000 chômeurs en plus (comme Hollande) et 600 milliards d’endettements supplémentaires. Ne parlons pas des promesses faites pour 2017 notamment de sa sulfureuse proposition de ne faire rembourser par la sécurité sociale que les maladies graves. Une proposition sans doute inspiré par le financement qu’il a reçu de l’assureur Axa. Autre proposition tout aussi hypothétique : la suppression de 500 000 fonctionnaires sans indiquer où et comment. Autre fumisterie celle de Benoît Hamon avec son fumeux revenu universel de 300 à 700 milliards par an dont on ne sait pas comment il serait financé. Dernier exemple les promesses de Marine Le Pen consistant à sortir de l’euro ou à engager 40 milliards de dépenses supplémentaires. Des dépenses supplémentaires financées par 60 milliards d’économies. Où,  comment ? On ne le saura jamais. Sans doute le programme le plus surréaliste qui s’il était appliqué conduirait le pays vers la catastrophe financière et l’appauvrissement généralisé. La seule sortie de l’euro coûterait immédiatement 20 % de pouvoir d’achat aux Français du fait du différentiel de taux de change. On se souvient de ce qu’il est advenu des promesses dans le passé de Sarkozy ou de François Hollande. Pour le bien de la démocratie il serait urgent d’interdire aux candidats d’élaborer des listes de promesses illusoires. Le premier objectif pour eux devrait être de définir les enjeux de la période actuelle, ensuite de donner une vision cohérente pour l’avenir du pays  et non de se répandre dans cinq programmes qui accumulent de façon précise les promesses d’augmentation du pouvoir d’achat de chacune des catégories socio professionnelles. La campagne électorale ce jour à vraisemblablement davantage sur cette vision est surtout sur la personnalité de l’homme qui sera chargé de présider le pays. Pour preuve le programme du front national est sans doute le plus beau puisqu’il promet tout à tout le monde pour autant il ne permettra pas à sa représentante de triompher. En cause le fait que Marine Le Pen ce caractérise par une personnalité au profil d’opposition davantage que par une personnalité de gouvernement. Sans parler aussi des les affaires qui la plombent.

Affaires Fillon: fuite des proches

Affaires Fillon: fuite des proches La fuite des proches de Fillon continue avec notamment

 

  • Sébastien Lecornu

Il a démissionné ce matin de son poste de directeur adjoint de la campagne du candidat. Le président LR du Département de l’Eure, Sébastien Lecornu, l’a annoncé dans un communiqué en indiquant qu’il ne serait « plus à même de remplir [ses] fonctions. »

 

Arthur Berdah 

✔@arthurberdah

Le directeur adjoint de campagne de François Fillon, Sébastien Lecornu, vient de remettre sa démission au candidat LR (communiqué)

 

  • Vincent Le Roux

Deuxième directeur adjoint de la campagne, le juppéiste Vincent Le Roux, ex-directeur de cabinet d’Alain Juppé, a lui aussi jeté l’éponge ce matin. « N’étant plus en capacité d’apporter mon plein engagement dans mes fonctions au sein de la direction de la campagne présidentielle, je présente ce jour ma démission de celle-ci à Patrick Stefanini, que je remercie pour sa confiance et pour son amitié. Je tiens à remercier toutes celles et ceux avec lesquels il m’a été donné de vivre cette campagne, qui pour ma part, s’est achevée hier », a-t-il déclaré.

 

  • Benoist Apparu

C’était un soutien de poids. L’ancien secrétaire d’État au logement Benoist Apparu quitte l’équipe. « La tournure que prend aujourd’hui la campagne me paraît incompatible avec notre façon d’envisager l’engagement politique » a annoncé le député-maire Les républicains (LR) dans un tweet ce matin. Ce juppéiste, porte-parole d’Alain Juppé pendant sa campagne pour la primaire, était ensuite devenu porte-parole de François Fillon. Il est suivi par le sénateur-maire Christophe Béchu et le député-maire Edouard Philippe.  La tournure que prend aujourd’hui la campagne me paraît incompatible avec la vision que j’ai de l’engagement politique.

 

  • Marc Laménie

Il est l’un des premiers à avoir parié sur le candidat. Il se disait convaincu par son programme pour la France. Aujourd’hui déçu, le sénateur des Ardennes (LR) a déclaré dans L’Union:  »[je] ne peux plus soutenir l’indéfendable. (…) J’estime que François Fillon doit arrêter et ne plus s’accrocher à sa candidature », ajoutant que « la raison doit l’emporter ».

  • Gilles Boyer

Juppéiste, le trésorier de la campagne de François Fillon part aussi.

 

Gilles Boyer @GillesBoyerJ’ai présenté aujourd’hui ma démission du poste de trésorier de la campagne présidentielle de François Fillon.

  • Gilles Bourdouleix

« J’en appelle à la candidature d’Alain Juppé », a écrit dans un tweet le député du Maine-et-Loire et maire de Cholet (ex-UDI). Proche du candidat, il s’était réjoui de la victoire de François Fillon à la primaire de la droite et du centre.

indispensable pour l’avenir de la France. J’appelle à la candidature d’@alainjuppe#Presidentielle2017

 

  • Gérald Darmanin

Le premier vice-président de la région Hauts-de-France, Gérald Darmanin, sarkozyste, a publié sur Twitter : « Jusqu’à présent ce sont les socialistes qui faisaient monter le Front national, maintenant c’est nous. J’ai honte de ma droite. »  Jusqu’à présent ce sont les socialistes qui faisaient monter le Front National, maintenant c’est nous. J’ai honte de ma droite.

 

  • Catherine Vautrin

La vice-présidente de l’Assemblée nationale Catherine Vautrin a déclaré dans L’Union : « Il est grand temps que nous puissions avoir un autre candidat ». Elle était porte-parole de Nicolas Sarkozy.

Des désistements qui commencent à peser dans la campagne. François Fillon a réagi en déclarant : «La base, elle tient ».

 

Affaires : les magistrats dénoncent l’outrance de Le Pen et Fillon

Affaires : les magistrats dénoncent l’outrance de Le Pen et Fillon

 

Fillon comme Le Pen  critiquent aujourd’hui  la justice quand hier ils se réjouissaient des actions judicaires de leurs adversaires. Fillon ne s’est pas privé  d’utiliser l’argument judicaire pour discréditer aussi bien Sarkozy que Juppé. Quant à Le Pen,  elle s’était réjouie de l’implication de Fillon en réclament  une accélération de la justice. Les deux candidats étant maintenant englués dans les affaires attaquent vigoureusement le système judiciaire revendiquant  conjointement une hypothétique trêve judiciaire.  Les deux plus hauts magistrats de France ont dénoncé mercredi l’ »atmosphère survoltée » qui s’est installée ces derniers jours dans la campagne présidentielle et les « reproches outranciers » adressés aux magistrats. Dans un communiqué, le premier président et le procureur général de la Cour de cassation (pas vraiment de gauche !) ne citent le nom d’aucun candidat mais l’allusion à François Fillon et Marine Le Pen est transparente. Le principal candidat de la droite et la présidente du Front national (FN), tous deux au coeur d’enquêtes distinctes, dénoncent vivement les procédures les visant, qu’ils présentent comme des manoeuvres politiques destinées à les déstabiliser. « Une atmosphère survoltée se développe dans le milieu politique depuis quelques jours autour du travail de la justice », déplorent Bertrand Louvel et Jean-Claude Marin dans leur communiqué. Ils estiment par ailleurs ne pas avoir besoin d’être défendus par l’exécutif. A la suite de déclarations de François Fillon, le président François Hollande s’est élevé « solennellement contre toute mise en cause des magistrats dans les enquêtes et les instructions qu’ils mènent dans le respect de l’Etat de droit. » « En réalité, la justice n’encourt pas plus les reproches outranciers qui lui sont faits qu’elle n’a besoin de soutiens d’où qu’ils viennent », ont réagi Bertrand Louvel et Jean-Claude Marin. « Les magistrats suivent leur rythme en toute indépendance sous le seul contrôle des juridictions supérieures, de même qu’ils ont le devoir de ne pas s’engager publiquement dans le débat électoral », ont-ils ajouté. Lors d’une conférence de presse, François Fillon a révélé mercredi qu’il était convoqué le 15 mars par les juges en vue d’une possible mise en examen dans l’affaire des emplois potentiellement fictifs de son épouse et de deux de ses enfants. L’ex-Premier ministre a fustigé par la même occasion une enquête menée « exclusivement à charge », parlé d’un « assassinat politique » et estimé que « l’Etat de droit (avait) été systématiquement violé » dans ce dossier. Marine Le Pen, dont le nom apparaît dans plusieurs enquêtes, dont celle concernant les emplois d’assistants du FN au Parlement européen, évoque pour sa part une « instrumentalisation de la justice ».

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