Archive pour le Tag 'Affaire'

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Mondial foot 2014: aussi une affaire de gros sous !

Mondial 2014: aussi une affaire de gros sous !

 

Le Mondial est bien sûr un événement sportif incontournable car le foot est le sport le plus populaire mais c’est auusi une affaire de gros sous notamment pour la FIFA. Difficile de critiquer le foot, c’est une activité qui passionne ; on aime le foot mais il fait l’aimer à tous les niveaux y compris au plan des petits clubs amateurs qui forment les joueurs et cela au prix de grands sacrifices de la part des dirigeants non seulement bénévoles mais qui sont souvent contraints de mettre la main à la poche. Rien à voir avec l’élite aux salaires démentiels. Rien à voir non plus avec les dirigeants corrompus de la FIFA.  L’organe dirigeant du football mondial est en effet la cible de critiques régulières: au Brésil, où le peuple conteste une forme de diktat de l’institution et le coût exorbitant du Mondial, mais également un peu partout dans le monde, notamment pour avoir attribué l’édition 2022 dans des conditions que l’on pourrait qualifier de floues. Pourtant, la Fifa ne s’est jamais aussi bien portée. Mercredi 11 juin, à quelques heures de la cérémonie d’ouverture du Mondial, se tenait son congrès annuel à Sao Paulo. L’occasion de dévoiler son rapport financier pour 2013, qui fait état d’un bénéfice net de 72 millions de dollars. En 2012, celui-ci était de 89 millions.  Dans le détail, la Fifa a dépensé 1,314 milliard de dollars l’an passé, en engrangeant 1,386 milliard. Les recettes proviennent en grande partie des droits TV: 630 millions de dollars pour la seule année 2013, dont 601 pour le Mondial 2014. En 2012, ils avaient déjà rapporté 553 millions à la fédération internationale. Par ailleurs, les droits marketing représentent 413 millions de dollars, dont 404 millions pour la Coupe du monde. Au rayon des dépenses, 560 millions de dollars ont été affectés à l’organisation de la Coupe du monde, 161 millions aux autres compétitions (Coupe des confédérations, Coupe du monde U20, etc.) et 36 millions pour dédommager les clubs qui laissent partir leurs joueurs en sélection. Parmi les autres postes de dépenses importants, 216 millions de dollars ont servi à faire fonctionner la Fifa. Avec le fric que brasse le foot, on pourrait au moins permettre la diffusion gratuite de tous les matchs du Mondial et peut-être même aider les petits clubs qui font tourner les écoles de foot où les clubs pros viennent piocher dès que les gamins ont une dizaine  d’années.

Affaire : Un proche conseiller de Hollande visé par une enquête

Affaire : Un proche conseiller de Hollande visé par une enquête

 

Après « l’affaire Aquilino Morelle », encore une mauvaise nouvelle pour François Hollande. Alors qu’il vient d’opérer un vaste remaniement de ses conseillers, le chef de l’Etat voit un de ses proches collaborateurs inquiétés par la justice. Une enquête préliminaire ouverte en janvier 2013 par le parquet de Paris vise en effet Faouzi Lamdaoui, son conseiller chargé des questions d’égalité et de diversité. « Recel d’abus de biens sociaux » et de « fraude fiscale ».Selon L’Express, l’enquête a été confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales et Faouzi Lamdaoui « pourrait être entendu prochainement ». Les enquêteurs soupçonnent l’existence d’irrégularités dans deux sociétés dont ce conseiller du président aurait été « le gérant de fait », explique l’hebdomadaire. Ces faits pourraient être qualifiés de « recel d’abus de biens sociaux » et de « fraude fiscale ».

 

Affaire Tapie : Guéant toujours en garde à vue, ça chauffe !

Affaire Tapie : Guéant toujours en garde à vue, ça chauffe !

 

Troisième jour de garde à vue pour Guéant dans l’affaire Tapie.ça chauffe et certains pourraient bien finir par se déboutonner d’autant que Sarko paraît maintenant mal embarqué pour se représenter en 2017 .  Guéant à nouveau entendu mercredi matin. La garde à vue de l’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant dans l’enquête sur l’arbitrage controversé dont a bénéficié Bernard Tapie dans son litige avec le Crédit Lyonnais, a été suspendue mardi soir et reprendra mercredi, a indiqué à l’AFP son avocat. « La garde à vue a été suspendue à 21h et doit reprendre mercredi vers 8h30″, a dit Me Philippe Bouchez El Ghozi. Quel rôle dans la décision de recourir à l’arbitrage ? L’ancien secrétaire général de l’Elysée, bras droit de Nicolas Sarkozy dans sa conquête du pouvoir comme dans son exercice, est entendu depuis lundi matin dans les locaux de la brigade financière à Paris. Sa garde à vue avait déjà été levée lundi soir avant de reprendre le lendemain à 8h30. Les enquêteurs de la brigade financière de la PJ parisienne devaient interroger leur ancien patron à l’Intérieur sur son rôle dans la décision de recourir à l’arbitrage, dans celle de ne pas contester la sentence, et dans la fiscalité jugée avantageuse appliquée à l’indemnité de plus de 400 millions d’euros octroyée en 2008 à Bernard Tapie.

 

Affaire « pique millions » -UMP : Copé le tricheur viré

Affaire « pique millions » -UMP : Copé le tricheur viré

Copé viré sans ménagement ; il était temps car l’UMP était prête à imploser. Depuis les tricheries sur son élection à la présidence de l’UMP, le parti de droite ne s’est jamais remis. Copé a donc été viré sans ménagement. Copé aura du mal à faire admettre qu’il n’était pas au courant des fausses factures. Invité du 20h00 de TF1, Copé a demandé aux Français de « ne pas douter » de son « intégrité », affirmant que « des collaborateurs » avaient « abusé de (sa) confiance ». « Une page se tourne, je ferai de la politique autrement », a-t-il dit. « Quand il y a une extrême droite qui peut tout se permettre, toute faiblesse devient une faute », a déclaré Hollande à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles. « Si tous les partis ne sont pas intraitables par rapport à ces questions là, c’est la démocratie qui peut s’en trouver affectée, infectée même », a-t-il ajouté. Jean-François Copé, a tout tenté pour se maintenir à la présidence de l’UMP, poste conquis de très haute lutte en 2012, ferraillant pendant plus de deux heures devant ses pairs réunis en bureau politique depuis 8H30 à l’Assemblée nationale. Mais les ténors comme François Fillon, Xavier Bertrand, NKM ou François Baroin faisaient de son départ la condition sine qua non de la survie du mouvement créé en 2002 par  Jacques Chirac.  Fillon en particulier lui avait demandé de « se mettre en réserve » du parti, faute de quoi il se retirerait de la direction. « Nous n’avons que quelques semaines pour sauver l’UMP du désastre », avait prévenu l’ancien Premier ministre. Un congrès extraordinaire devrait se tenir à Paris le 12 octobre, un an avant la date prévue -une proposition soutenue notamment par la chef de l’opposition à Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet. En attendant ce congrès, trois anciens Premiers ministres – l’actuel favori des sondages, Alain Juppé, le sénateur Jean-Pierre Raffarin et François Fillon – prennent la barre du parti.  Nécessaire pour permettre au mouvement de retrouver sa « sérénité »Alain Juppé Le maire de Bordeaux a salué mardi soir la décision « courageuse » de Copé, nécessaire pour permettre au mouvement de retrouver sa « sérénité », annonçant au passage qu’il ne briguerait pas lui-même la présidence du mouvement lors du congrès. L’UMP a été devancée de quatre points par le Front national aux élections européennes de dimanche et son siège parisien a été perquisitionné toute la nuit de lundi à mardi, dans le cadre de l’enquête Bygmalion.  L’atmosphère du Bureau politique été, selon plusieurs grands élus, « extrêmement violente ».  »Tu as servi tes amis, ça se retourne contre toi ! », a cinglé NKM, tandis que Baroin avertissait : « Nous ne nous serrons plus la main ». L’accusé n’a guère trouvé de soutien, à la rare exception de Nadine Morano ou Renaud Muselier.  J’ai compris, je démissionneJean-François Copé « J’ai compris, je démissionne », a fini par lâcher Copé. « Donnez-moi quinze jours pour régler les affaires courantes », a-t-il demandé, selon un participant au Bureau politique. Le député-maire de Meaux avait convoqué le bureau politique la semaine dernière, afin de faire la lumière sur les relations de l’UMP avec la société de communication Bygmalion, fondée par deux de ses proches, et dont une filiale fait l’objet d’une enquête préliminaire pour faux, abus de biens sociaux et abus de confiance, en raison des montants astronomiques qu’elle a facturés à l’UMP et à Nicolas Sarkozy en 2012.  Selon un grand élu, le nom de Nicolas Sarkozy n’a pas été cité lors du bureau politique. Pourtant « l’affaire Bygmalion, c’est l’affaire des comptes de campagne de Sarkozy », avait accusé la veille l’avocat de cette agence de communication, Patrick Maisonneuve. Lundi 26 mai, le trésorier de campagne de Sarkozy, Philippe Briand, a contesté cette version et Brice Hortefeux, l’un des plus proches de Nicolas Sarkozy, a assuré mardi que l’ex-chef de l’Etat était « très mécontent de voir son nom associé » à la « curieuse actualité » autour de Bygmalion. Auréolée de sa victoire aux Européennes, Marine Le Pen s’est elle réjouie que Nicolas Sarkozy soit désormais « totalement disqualifié ». 

 

Affaire Tapie : Guéant en garde à vue

Affaire Tapie :  Guéant en garde à vue

La justice cherche à savoir si l’ancien secrétaire général de l’Elysée a favorisé, lorsqu’il était le plus proche collaborateur de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, l’arbitrage controversé qui a soldé le litige opposant Bernard Tapie au Crédit lyonnais sur la revente d’Adidas. Gilles August et Jean-Pierre Martel, deux anciens avocats du Consortium de réalisation (CDR), structure créée en 1995 pour gérer le passif du Crédit Lyonnais après sa quasi-faillite, ont également été placés en garde à vue lundi et doivent être confrontés mardi, a-t-on indiqué de même source. Selon une enquête publiée en septembre dernier par Libération, Claude Guéant « a été le destinataire de nombreuses demandes d’intervention de Bernard Tapie depuis 2005″, lorsqu’il officiait sous les ordres du ministre de l’Intérieur puis du président Sarkozy. Les juges estiment que « les investigations ont confirmé son implication personnelle dans le suivi du dossier », toujours selon le quotidien. Mais Claude Guéant avait auparavant clamé son innocence, affirmant: « L’Elysée était au courant mais c’est le ministère des Finances qui a décidé. » Pour Bernard Tapie, il a joué un simple rôle de facteur. En avril dernier, deux des juges-arbitres qui ont tranché en faveur de l’homme d’affaires, l’ex-président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud et l’avocat Jean-Denis Bredin, ont été placés sous le statut de témoin assisté. Le troisième, Pierre Estoup, a été mis en examen en mai 2013 pour escroquerie en bande organisée. Bernard Tapie, son avocat Maurice Lantourne, Stéphane Richard, PDG d’Orange ORAN.PA et ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère de l’Economie, et Jean-François Rocchi, ancien président du CDR, ont également été mis en examen du même chef. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a pour sa part été placée sous le statut de témoin assisté dans le volet de l’affaire porté devant la Cour de justice de la République, seule compétente pour juger les délits commis par des membres de gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions. Un tribunal arbitral a condamné en juillet 2008 le CDR à verser à Bernard Tapie 285 millions d’euros d’indemnités, dont 45 millions à titre de préjudice moral (403 millions d’euros avec les intérêts).

 

Jérôme Kerviel en prison, affaire Société Générale classée !

Jérôme Kerviel en prison, affaire Société gGnérale classée !

 

Pas le bol pour kerviel il a toute l’oligarchie administrative, juridique et politique contre lui. C’est un escroc a dit notamment Sapin qui comme l’ oligarchie ne souhaite pour rouvrir le dossier Société générale afin de ne pas mettre en cause ses petits copains de l’ENA (ou de polytechnique) ; kerviel est la victime idéale, le profil type du »pauvre type » auquel on va faire porter le chapeau de toutes les dérives bancaires ; certes il est aussi responsable, mais le principal coupable c’est la spéculation effrénée des banques qui a abouti au krach financier. Kerviel n’a pas le bol, il n’appartient à aucune confrérie, aucune mafia, aucun parti. Il faut donc vite mettre en prison celui qui serait de faire émerger le procès des excès de la financiarisation de l’économie et les erreurs de gestion des patrons de banques. Avec l’accord de l’oligarchie politique, économie, juridique et même médiatique. Après deux jours de suspense, l’ex-trader de la Société générale est finalement rentré en France pour se rendre à la police. Il devrait être incarcéré pour purger sa peine de trois ans de prison. En deux jours, Jérôme Kerviel aura bien entretenu le suspense. Dimanche soir avant minuit – soit juste avant la limite fixée par la justice française – il a finalement franchi la distance qui sépare l’Italie de la France, avant d’être discrètement et rapidement interpellé par deux policiers en civil. Il s’est engouffré dans un véhicule qui l’a probablement emmené vers le commissariat de Menton. « Je suis libre car la liberté, c’est dans la tête », a-t-il déclaré peu de temps avant cette interpellation, annonçant que sa marche se poursuivrait sans lui, par l’intermédiaire de son compagnon de marche le Père Patrice Gourrier. Ce dernier était très ému au moment de l’arrestation de l’ex-trader. Avec la désormais célèbre veste rouge sur le dos, il a annoncé la tenue d’un sit-in devant le commissariat de Menton.

Affaire Tapie: Guéant devant la justice

Affaire Tapie: Guéant convoqué par la justice

En perquisitionnant dans les mémoires informatiques de l’ancien cabinet d’avocats de Maurice Lantourne, le défenseur de Bernard Tapie, les enquêteurs ont en effet découvert une vieille correspondance entre le camp Tapie et le bras droit de Nicolas Sarkozy. Selon les « scellés Lantourne » dès le 2 septembre 2004, Bernard Tapie écrit à Claude Guéant. Il lui rappelle son souhait « d’une médiation, d’un arbitrage ou toute autre formule préférable à la venue publique du procès en appel ». Le ton est déjà à la proximité puisque le courrier commence ainsi : « Vous m’avez gentiment indiqué… » Le 3 juin précédent, Bernard Tapie avait déjà envoyé une « note » sur son affaire à Brice Hortefeux. Le 22 octobre 2004, Maurice Lantourne, d’après un autre courrier retrouvé dans ses archives, écrit à un autre proche de Nicolas Sarkozy, Patrick Ouart, et lui adresse différents documents « pour faire suite à votre entretien avec Monsieur Bernard Tapie », écrit-il. Ainsi le camp Tapie abreuve dès 2004 l’entourage de Sarkozy de plusieurs « notes » sur le « préjudice » dont l’ancien patron d’Adidas estime avoir été victime de la part du Crédit lyonnais. Claude Guéant reçoit un deuxième mémorandum le 23 mars 2005, cette fois-ci au conseil général des Hauts-de-Seine. Le 6 octobre 2005, Tapie lui écrit de nouveau, cette fois-ci comme directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur : « Je vous prie de trouver ci-joint copie de la synthèse qui m’a été adressée par mon conseil Me Maurice Lantourne. Je vous remercie de penser à mon rendez-vous avec Monsieur Bot et que Nicolas parle à son collègue de Bercy afin que leurs directeurs de cabinet respectifs se parlent », dit Tapie, direct dans ses demandes. Yves Bot est alors procureur général de Paris… Le 20 janvier 2006, Bernard Tapie contacte encore Guéant et lui adresse copie d’une nouvelle note qu’il vient d’envoyer à Laurent Le Mesle, alors directeur de cabinet du garde des Sceaux Pascal Clément. Autant de courriers et d’interventions étranges sur lesquels Claude Guéant devrait être auditionné. Pourquoi ces contacts anciens et répétés avec Tapie au sujet de son affaire? L’arbitrage aujourd’hui contesté ne sera lancé qu’à l’automne 2007, après l’élection de Nicolas Sarkozy, et se soldera par une victoire totale de Tapie qui empoche 403 millions d’euros, dont 45 millions au titre du préjudice moral. Les dés étaient-ils pipés depuis longtemps, comme semblent le penser les juges? Devant eux, Stéphane Richard, directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, a avoué sa surprise d’être tombé sur Bernard Tapie à l’Élysée en juillet 2007, plaidant sa cause dans le bureau de Claude Guéant… Quel rôle a donc joué ce dernier dans ce que les juges considèrent comme étant « une mascarade d’arbitrage »? A-t-il agi d’initiative ou sur consigne du président? L’ex-secrétaire général de l’Élysée va être amené à s’expliquer. Tant pour l’année 2007… que pour la période antérieure. « . Au-delà du volet pénal et de l’escroquerie présumée en bande organisée, une date vient d’être fixée pour la demande d’annulation de l’arbitrage : le 25 novembre devant la cour d’appel. D’ici à la fin de l’année, Tapie saura donc si son arbitrage tient ou non. Et s’il gardera ou devra rendre les millions.

Affaire Kerviel : La Société Générale n’a pas honte !

Affaire Kerviel : La Société Générale n’a pas honte !

 

Décidemment la Société générale ne brille pas par sa compétence en matière de communication. Au lieu de faire le dos rond, elle réplique à kerviel, « le couillon de la farce spéculative) ; pourtant si kerviel est effectivement coupable, la justice a reconnu que la Société générale avait auusi des responsabilités. (Comme toutes les autres banques et qui continuent aujourd’hui comme hier à spéculer avec l’argent des dépôts au mépris de la fameuse loi bancaire promise par Hollande mais avortée°) ; C’est sans doute ce que craint la banque habituée aux tourmentes médiation-financières. Alors que l’ex-trader était attendu en France ce samedi, avant d’annoncer son intention de rester en Italie, son ancien employeur, la Société Générale a tenu à montrer une nouvelle fois qu’elle n’entendait pas se joindre à son comité de soutien. C’est par un communiqué adressé ce samedi matin que la banque a voulu faire ce qu’elle qualifie de «mise au point nécessaire» contre «la violence du tapage médiatique orchestré ces derniers jours par Jérôme Kerviel et son entourage», et qui «mêle mensonges, amalgames et approximations». En ligne de mire, le courrier de Mgr Di Falco à François Hollande, la lettre ouverte de l’avocat du trader dans L’Humanité ou encore la tribune de Kerviel intitulée «Ma renaissance italienne» publiée ce samedi dans Nice Matin . Autant d’initiatives perçues par la banque comme une entreprise de victimisation, à laquelle elle répond de façon catégorique. La banque souligne ainsi «qu’après une instruction minutieuse et approfondie», l’affaire a été jugée successivement par trois juridictions de la République (Tribunal de grande instance, Cour d’appel et Cour de cassation), qui toutes trois ont confirmé «la responsabilité pénale exclusive de Jérôme Kerviel, dont les agissements délictuels – multiples faux, nombreuses introductions frauduleuses en informatique, et abus de confiance – ont gravement mis en péril la banque et donc l’emploi de tous ses collaborateurs.» La Société Générale relève également que «les centaines de pages de ces décisions judiciaires, toutes disponibles en ligne, méritent d’être lues avec attention». Elles expliquent clairement, selon le communiqué, que la fraude a été «commise a l’insu de la banque, notamment à l’aide de faux en écritures et de centaines de falsifications de données par introductions informatiques frauduleuses». Enfin la banque dénonce les trois plaintes à son encontre récemment déposées par Jérôme Kerviel, qui sont d’après elle abusives, et relèvent de la dénonciation calomnieuse. La banque ne fait pas mention de la position de Kerviel qui est désormais d’en appeler à François Hollande pour protéger «des gens de l’appareil judiciaire» qui eux évoqueraient «un dossier truqué». Une nouvelle ligne de défense de Kerviel lancée samedi aux caméras présentes sur la route entre Vintimille et Menton.

Affaire Morelle ; un copain énarque remplace le copain viré

Affaire Morelle ; un copain énarque remplace le copain viré

Gaspard Gantzer, 34 ans, un énarque qui a travaillé aux côtés de Bertrand Delanoë puis Laurent Fabius, a été nommé conseiller chargé des relations avec la presse et chef du pôle communication à l’Elysée, a annoncé mercredi la présidence.  Il devait seconder le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll mais la démission d’Aquilino Morelle, soupçonné de conflit d’intérêts, lui a offert une promotion. Gaspard Gantzer a été nommé mercredi soir « conseiller chargé des relations avec la presse, chef du pôle communication, à la Présidence de la République », a indiqué l’Elysée dans un communiqué. Il reprend ainsi en partie les attributions d’Aquilino Morelle. Issu comme Emmanuel Macron, secrétaire général adjoint de l’Elysée, de la promotion de l’Ena Léopold Sédar Senghor (2004), Gaspard Gantzer a notamment été conseiller pour la communication (2010-2012) puis porte-parole de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris de mai 2012 à janvier 2013. Il était depuis janvier 2013 le conseiller communication et presse de Laurent Fabius au Quai d’Orsay. Un autre conseiller de l’Elysée va également quitter le Chateau quelques jours après Aquilino Morelle. Il s’agit de son ancien adjoint, Christian Gravel. Mais ce dernier explique selon le Lab, qui cite un SMS envoyé à ses amis, que son « départ n’a rien à voir avec la dernière petite affaire elyséenne… C’est un choix personnel. »

Affaire Morelle and Co : Les cireurs de pompes de l’Elysée

Affaire Morelle and Co : Les cireurs de pompes de l’Elysée

 

Morelle accusé de conflits d’intérêt a été viré sans ménagement par Hollande. Du coup Morelle a traité Hollande de salaud ; Il a raison d’ê ter vexé Morelle, c’est lui l’ auteur du célèbre discours du Bourget de Hollande sur la morale républicaine, l’ennemi c’est la finances etc. Le monarque républicain est ingrat. Cerise sur le Gâteau, Morelle est auusi accusé d’avoir eu recours à un cireur de chaussures pour entretenir sa trentaine de paires de chaussures de luxe. Vraiment pas de quoi fouetter un chat ; les conseiller de l’Elysée ou des cabinets ministériels ont pour objet social essentiel le cirage de pompes de leurs ministres ou de Hollande. De leur dire qu’ils sont grands, beaux, géniaux. Une sorte de cour républicaine où les plus flatteurs espèrent de leur maître en récompense une petite place dans une grande entreprise ou une grande société publique  (dernier exemple aujourd’hui l’ancien directeur du trésor, ancien conseiller politique lui-auusi vient d’être nommé directeur financier chez Orange, bonjour les dégâts sur la gestion de l’opérateur télécom. ! ) . Morelle n’a rien fait de plus que les autres, il a flatté. (Avec en plus peut –être une petit business au noir quand il était haut fonctionnaire). Les conseillers ne sont pas là pour faire œuvre de créativité ou montrer une quelconque compétence, ils sont là pour conforter leur patrons dans leurs pires délires. Dernier en date :  le gel des pensions alors que des millions de pensionnés touchent moins de 1000 euros (en moyenne 1250 euros environ). la suppresion de l’APL auusi. Hier c’était l’ennemi, c’était  la finance maintenant c’est le français moyen très moyen même et même en dessous de la moyenne. Aucun de ces conseillers n’osera dire à Hollande et aux ministres que c’est économiquement et socialement dément, injuste, contreproductif pour la consommation, la croissance et l’emploi. C’est tout juste si le nouveau «  machin » le haut conseil aux finances publiques  aborde le sujet avec timidité. Bah oui il se pourrait que la fameux plan de 50 milliards (toujours très fumeux sauf pour les couches moyennes et populaires) risque de plomber une peu plus l’activité. De toute manière les petits marquis cireurs de pompes n’ont pas d’Etat d’âme, d’ailleurs ils n’y connaissent rien. Elevés au lait de l’administration, ils ignorent tout des réalités économiques et sociales et sont prêts à soutenir n’importe quelle idée délirante de leurs maîtres. Résulat nos dirigeants sont dans le cirage !

Affaire Morelle « la gauche caviar » (Hervé Mariton)

Affaire Morelle « la gauche caviar » (Hervé Mariton)

Morelle l’inspirateur du fameux discours moralisateur du Bourget, de quoi sourire si ce n’était pathétique. « Cette affaire est ahurissante et la moindre des choses est qu’il démissionne », a affirmé le député de la Drôme, Hervé Mariton, ce dimanche 20 avril sur RCJ ajoutant qu’ »on ne fait pas ce qu’il a fait. C’est sans doute une question de droit, c’est au minimum une question de décence et de morale publique. Ce n’est pas décent ». Le conseiller politique de François Hollande a démissionné vendredi après les révélations de Mediapart. Il est soupçonné d’avoir touché 12.500 euros du laboratoire danois, Lundbeck, en 2007 alors qu’il était en poste à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas). L’enquête du site dirigé par Edwy Plenel l’accuse également d’avoir eu recours aux services d’un cireur de chaussures à l’intérieur de l’Élysée. « Quant à l’affaire des chaussures, c’est grotesque, c’est invraisemblable, c’est le moment où on a l’impression qu’on n’est pas sur la même planète! Il y a cet aspect gauche caviar qui ressort. Qu’on soit à droite ou à gauche, il faut éviter de donner trop de leçons à tout le monde. Aquilino Morelle a donné beaucoup de leçons », a-t-il ajouté. Aquilino Morelle avait été l’inspirateur du discours du Bourget de janvier 2012, dans lequel François Hollande avait clamé que son « principal adversaire » était « le monde de la finance » et promis de ramener l’argent au rang de « serviteur et non d’un maître ».

 

Encore une affaire pour Hollande après le vidage de Morelle

Encore une affaire pour Hollande après le vidage de Morelle

Cette affaire « affaiblit François Hollande », a réagi après coup Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de l’aile gauche du PS. Elle « traduit la faillite (…) morale de cette présidence de la République » pour le député UMP Eric Ciotti.  Cette nouvelle affaire intervient au mauvais moment pour François Hollande, qui a choisi de renouveler quasi-intégralement le dispositif de sa majorité après la déroute de la gauche lors des élections municipales.  A l’Elysée, M. Morelle avait été épargné par cette grande lessiveuse qui a en revanche coûté sa place au secrétaire général, Pierre-René Lemas.  Le départ d’Aquilino Morelle met à mal la nouvelle organisation entre les deux têtes de l’exécutif souhaitée par le chef de l’Etat. M. Morelle devait assurer un lien plus étroit entre l’Elysée et Matignon, après le remplacement de Jean-Marc Ayrault par Manuel Valls.  Un an après la démission du ministre du Budget Jérôme Cahuzac (19 mars 2013) pour détention de comptes bancaires à l’étranger, cette affaire sème de nouveau le trouble dans la majorité.   »Je me demande si on a appris de l’affaire Cahuzac », s’est lamentée Emmanuelle Cosse, la patronne d’EELV. « Quand on travaille à l’Igas, même si on respecte les règles, aller faire des ménages dans l’industrie pharmaceutique, c’est pas bien », a appuyé la secrétaire nationale du parti. Plus symbolique mais tout aussi embarrassante est la scène, rapportée par Mediapart, d’un M. Morelle se faisant cirer ses nombreuses et luxueuses chaussures dans un salon de l’hôtel Marigny, tout proche de l’Elysée.  Une image assassine pour celui qui inspira très largement le fameux discours du Bourget de janvier 2012 dans lequel François Hollande clamait que son « principal adversaire » était « le monde de la finance » et promettait de ramener l’argent au rang de « serviteur et non d’un maître ».   »Des conseillers comme ça, c’est une plaie », fulminait vendredi un ministre proche du président.  L’affaire intervient surtout alors que le Premier ministre a engagé le fer avec une partie de sa majorité, peu désireuse d’endosser les 50 milliards d’euros d’économies dont le gel jusqu’en octobre 2015 d’une partie des prestations sociales. « Les députés PS sont déjà assez remontés, ils n’ont pas envie de la moindre concession » face à ce type de comportement, selon un parlementaire socialiste.

 

Transparence : Nouvelle affaire Cahuzac à Elysée ?

Transparence : Nouvelle affaire Cahuzac à Elysée ?

Hollande est transparente, c’est évident (sur le plan politique) mais pas forcément ses copains énarques conseillers à l’Elysée. Accusé jeudi par Mediapart d’avoir « travaillé en cachette pour des laboratoires pharmaceutiques » quand il était inspecteur général des affaires sociales, Aquilino Morelle, proche conseiller de François Hollande, s’est défendu hier de tout « conflit d’intérêt ». Il assure qu’il a « respecté toutes les règles et toutes les procédures ». En juin 2011, sur France Info, il avait insisté sur l’importance de la transparence dans ce domaine. « Que chacun soit au clair avec lui-même et avec les autres. Il n’y a pas d’interdiction d’avoir un rapport avec l’industrie pharmaceutique pour un médecin (…) En revanche, ce qui est obligatoire, c’est de rendre public cela (…) Ce que l’on souhaite, c’est que ces contacts soient publics. Quand vous publiez vos relations, vous êtes transparent. Chacun pourra regarder si les décisions que vous prenez sont conformes à ces déclarations et s’il n’y a pas quelque chose qui peut poser un problème en termes de perte d’indépendance. C’est juste ça, et pourtant c’est énorme. Certaines de ces règles de transparence ont été posées en 1993 (…) Mais c’est difficile de faire des révolutions qui sont d’ordre culturel. Il faut apprendre aux gens – et ce n’est pas dans la culture française – à objectiver les rapports : ‘j’ai un rapport avec l’industrie pharmaceutique. Ce n’est pas un problème en soi mais il faut que tout le monde le sache’ (…) Des experts qui sont juges et parties, ce n’est plus possible. Il faut en finir avec ça » avait assuré Aquilino Morelle sur France Info en 2011.

Elysée : nouvelle affaire d’un copain énarque de Hollande

Elysée : nouvelle affaire d’un copain énarque de Hollande

Le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a déclaré qu’Aquilino Morelle, le conseiller de François Hollande, ne pourrait pas rester à l’Elysée si les accusations de Mediapart sur un conflit d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique se révélaient fondées. « Si ce qui se dit est vérifié, je ne vois pas comment il peut rester. Mais si ce n’est pas vrai, il faut qu’il s’explique, il faut une grande explication pour que l’on puisse y voir clair. Il faut qu’il le fasse vite et qu’il s’explique, qu’on puisse le juger sur pièces », a déclaré Jean-Christophe Cambadélis ce vendredi 18 avril sur i-Télé.  Le site d’information Mediapart a publié un long article accusant le conseiller politique du président d’avoir « travaillé en cachette pour des laboratoires pharmaceutiques » quand il était inspecteur général des affaires sociales, et épinglant son train de vie à l’Elysée.  Aquilino Morelle, auteur du discours du Bourget de François Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012, s’est défendu de tout « conflit d’intérêts », sur sa page Facebook. Rappelant qu’il est « docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux de Paris et ancien élève de l’ENA » mais aussi « inspecteur général des affaires sociales », Aquilino Morelle assure avoir « respecté toutes les règles et toutes les procédures, en particulier le passage devant la Commission de déontologie » de la fonction publique d’Etat. Cette affaire entache-t-elle la présidence voulue exemplaire de François Hollande ? « Elle est exemplaire dans la manière dont fonctionne le président de la République, je peux le confirmer », a assuré ce vendredi Jean-Christophe Cambadélis.  »Aquilino Morelle va s’expliquer rapidement et à partir de là, le président prendra des décisions, ce n’est pas à moi de les annoncer à sa place », a également déclaré le nouveau patron du PS.

 

Affaire Karachi-Balladur : la justice avance

Affaire Karachi-Balladur : la justice avance

Balladur sera à nouveau à l’ordre du jour de la Cour de justice de la république. Le procureur général de la Cour de cassation a annoncé mercredi avoir demandé l’avis de la Cour de justice de la République (CJR) sur l’opportunité d’enquêter sur Édouard Balladur et François Léotard dans le volet financier de l’affaire Karachi.  Il a saisi lundi la Commission des requêtes de la CJR, seule habilitée à se prononcer sur l’opportunité de poursuites.  Celle-ci devrait se réunir dans les jours prochains et rendre son avis dans un délai d’environ un mois quant à une éventuelle saisine de la Commission d’instruction chargée des enquêtes, indique-t-on de source judiciaire.  Le parquet général de la Cour de cassation sollicite l’avis de la CJR concernant des faits de complicité d’abus de biens sociaux et complicité de détournement de fonds publics concernant Balladur, et complicité et recel d’abus de biens sociaux concernant Léotard, pour des faits commis entre 1993 et 1995.  Edouard Balladur était alors Premier ministre et François Léotard ministre de la Défense.  Les magistrats du Tribunal de grande instance de Paris qui enquêtent sur un éventuel financement illégal de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995 se sont dessaisis début février du cas des anciens ministres au profit de la CJR.  Le parquet avait auparavant donné un avis favorable à la saisine de cette Cour, demandée par les familles des victimes de l’attentat de Karachi, dans lequel 11 Français travaillant à la construction de sous-marins au Pakistan ont été tués en 2002. La CJR est la seule compétente pour juger les délits commis par des membres de gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions.  Les juges parisiens avaient par ailleurs estimé que les éléments de l’enquête rendaient nécessaire l’audition par cette Cour de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, comme témoin assisté.  Ils semblent convaincus qu’une partie des commissions perçues par l’intermédiaire en armement Ziad Takieddine à la faveur de contrats signés avec l’Arabie saoudite et le Pakistan ont servi à financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 via un système de rétrocommissions. L’une des hypothèses envisagées est que la fin du versement des commissions, ordonnée par Jacques Chirac élu président en 1995, aurait provoqué l’attentat de Karachi en guise de représailles contre la France. Lors de leur enquête, ils ont découvert que 20 millions de francs (3 millions d’euros) avaient été versés sur le compte de campagne de l’ex-Premier ministre, dont 10 millions au lendemain du premier tour. Un arrêt non définitif de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a annulé lundi le volet « fonds secrets » de l’affaire Karachi, relatif à une éventuelle utilisation des fonds secrets de Matignon.  Celui-ci pourrait avoir un impact sur une éventuelle saisine de la CJR, ce volet étant à l’origine des soupçons de détournement de fonds publics susceptibles de peser sur Edouard Balladur.

 

Lagarde et ses contradictions dans l’affaire Tapie

Lagarde et ses contradictions dans l’affaire Tapie

Il s’agit de la troisième visite de Christine Lagarde à la Cour de justice de la République  (CJR)  habilitée à enquêter et à juger les faits commis par des ministres dans l’exercice de leur fonction. Elle l’avait placée sous le statut de témoin assisté en mai. Elle avait alors évité une mise en examen qui l’aurait sans doute contrainte à quitter ses fonctions au FMI. Depuis, l’institution internationale a toujours assuré Christine Lagarde de son soutien. Une « différence de traitement » que, selon son entourage, « n’a jamais compris » le patron d’Orange Stéphane Richard, qui fait partie des cinq mis en examen pour escroquerie en bande organisée dans le volet non ministériel du dossier. La commission d’instruction de la CJR entend comprendre le rôle qu’a pu jouer Christine Lagarde dans le choix pris à l’automne 2007 de préférer à la justice de droit commun, l’arbitrage, c’est-à-dire une justice privée, pour clore le long litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas. Ce tribunal composé de trois arbitres avait octroyé quelque 400 millions d’euros à Bernard Tapie, dont 45 millions d’euros au titre du préjudice moral. Les juges cherchent à déterminer si cette sentence est le fruit d’un « simulacre » d’arbitrage organisé avec l’aval du pouvoir. Autre interrogation : la décision en 2008 de Christine Lagarde de ne pas intenter de recours contre cette décision. Au cœur de la confrontation de mercredi, l’usage de la « griffe », cette signature pré-imprimée utilisée en l’absence de la ministre. Elle semble avoir été utilisée sur une lettre du 23 octobre 2007 que les enquêteurs pensent cruciale dans la décision d’aller à l’arbitrage. Un courrier qui est l’une des seules instructions écrites de la ministre figurant au dossier. Christine Lagarde a confirmé aux juges qu’il avait été signé en son absence et assuré qu’elle n’avait pas eu connaissance de son contenu. Mais en 2008, devant les parlementaires, elle avait confirmé « avoir donné des instructions » pour soutenir « la décision » d’aller à l’arbitrage et avait assumé « la responsabilité des instructions écrites » en ce sens. « C’est la première fois depuis sa mise en examen que Stéphane Richard va pouvoir mettre Christine Lagarde face à ses contradictions », relève-t-on dans l’entourage du patron d’Orange, qui se dit « très serein » avant le face-à-face. Si l’enjeu est important pour la présidente du FMI, il l’est tout autant pour son ancien directeur de cabinet : mercredi prochain, le conseil d’administration d’Orange se réunira pour renouveler ou non Stéphane Richard pour cinq ans.

 

Affaire Tapie: prochaine confrontation houleuse entre Lagarde et Richard

Affaire Tapie: prochaine confrontation houleuse  entre Lagarde et Richard

Ça risque d’être chaud entre Lagarde et Richard qui se renvoient la responsabilité de l’affaire Tapie. Christine Lagarde et Stéphane Richard sont en effet convoqués mercredi prochain devant la Cour de justice de la République (CJR) dans l’affaire de l’arbitrage controversé en faveur de Bernard Tapie, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) et le PDG d’Orange sont convoqués pour une confrontation, a-t-on précisé, confirmant une information de la chaîne i>TELE. Christine Lagarde, qui a accepté l’arbitrage dans le litige opposant l’homme d’affaires Bernard Tapie au Crédit lyonnais lorsqu’elle était ministre de l’Economie, a été placée fin mai sous le statut de témoin assisté par la CJR. Elle a de nouveau été entendue en toute discrétion fin janvier, a-t-on appris de source judiciaire. Stéphane Richard, qui était son directeur de cabinet à l’Economie, a été pour sa part mis en examen pour escroquerie en bande organisée, de même que Bernard Tapie et trois autres personnes dans l’enquête sur l’arbitrage qui a octroyé 403 millions d’euros à l’homme d’affaires en 2008. Selon le Monde, paru en juin dernier, Christine Lagarde aurait accusé devant les juges Stéphane Richard d’avoir utilisé sa signature sur un document rédigé en son absence. Le PDG d’Orange a de son côté déclaré que sa ministre de tutelle avait été « en permanence informée de toutes les évolutions de ce dossier », ajoutait le quotidien.

Affaire Cahuzac : nouveau compte bancaire découvert dans un paradis fiscal

Affaire  Cahuzac : nouveau compte bancaire découvert dans un paradis fiscal  

Patricia Cahuzac, l’épouse en instance de divorce de l’ancien ministre français du Budget, Jérôme Cahuzac (PS), a avoué l’existence d’un compte bancaire sur l’Ile de Man, révèle le journal Sud Ouest jeudi. Ce compte a été découvert lors « d’investigations sur la fraude fiscale commise par l’ancien ministre du Budget PS Jérôme Cahuzac », explique Sud Ouest. »La piste de l’argent a conduit à l’île de Man, où un compte crédité au total de l’équivalent de 2,5 millions d’euros aurait été ouvert entre 1997 et 2004, selon les déclarations de Patricia Cahuzac aux juges, » écrit le quotidien. « Les sommes auraient été placées en majeure partie dans l’immobilier au Royaume-Uni. Une commission rogatoire internationale, rédigée par les juges Van Ruymbeke et Le Loire, est en cours d’exécution à Londres pour vérifier ses déclarations », toujours de même source. « D’où provenait l’argent de Patricia Cahuzac ? S’agit-il encore de recettes commerciales non déclarées de la clinique ? Ce dispositif britannique était-il connu de Jérôme Cahuzac ? », s’interroge Sud Ouest.  Le journal a contacté l’avocat de Patricia Cahuzac, Me Sébastien Schapira, qui a dit « se refuser à tout commentaire au stade de l’instruction ». Tout comme celui de Jérôme Cahuzac, Me Jean Veil. Patricia Cahuzac, médecin dermatologue, a été mise en examen fin août 2013 pour « fraude fiscale » et « blanchiment de fraude fiscale » dans l’enquête sur le compte caché de son mari. Jérôme Cahuzac a quitté le gouvernement le 19 mars, dans la foulée de l’ouverture par le parquet de Paris d’une information judiciaire relative à son compte en Suisse. L’ex-ministre a été mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale » par les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire après avoir reconnu qu’il avait détenu un compte à l’étranger. Ses aveux ont provoqué un scandale politique.

Affaire Buisson : nouveaux enregistrements

Affaire Buisson : nouveaux enregistrements

 

« Le Canard enchaîné » publie, dans son édition du mercredi 12 mars, de nouveaux extraits des enregistrements effectués par l’homme de l’ombre et conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson. L’hebdomadaire satirique affirme d’ailleurs que Patrick Buisson avait compilé ses enregistrements sur « 60 DVD », « réunis dans un petite mallette longtemps conservé dans son appartement parisien ». « La durée totale des enregistrements dépasse 280 heures », assure « Le Canard enchaîné ». Cette semaine, l’hebdomadaire publie des extraits de la journée du 26 février 2011. La semaine dernière, « Le Canard enchaîné » s’était concentré sur la journée du 27 février, date du remaniement ministériel qui avait vu le départ de Michèle Alliot-Marie et Brice Hortefeux. On retrouve des mêmes personnage clés : Claude Guéant, encore secrétaire général de l’Elysée, Henri Guaino, conseiller spécial, Franck Louvrier, porte-parole, Pierre Giacometti, le sondeur, et, évidemment, Patrick Buisson. Dans ces nouveaux extraits, selon « Le Canard enchaîné », Nicolas Sarkozy précise pourquoi il a décidé de renvoyer  deux de ses ministres.

Sur le remaniement :

NICOLAS SARKOZY :  »Il faut jouer le professionnalisme sérieux. Lorsqu’il n’y a pas de résultats, je vire. Lorsqu’il y a un problème, je vire. Par ailleurs, il y a une situation historique. C’est l’occasion qui fait le larron. Ce n’est pas parce que Moubarak et Ben Ali sont destitués que je me sépare de MAM [Michèle Alliot-Marie; NDLR] et [Brice] Hortefeux. »

A propos de Brice Hortefeux :

NICOLAS SARKOZY affirme « se couper un bras avec Brice. Il était un bon collaborateur. Il s’est mis en tête, il y a quelques années, d’être sur le devant de la scène. Il n’a pas le physique. Il est notable de province. »

CARLA BRUNI-SARKOZY : « Ce n’est pas de sa faute ».

NICOLAS SARKOZY : « Il est loyal, c’est parfait. Mais il n’incarne pas la fonction. »

Sur les ennuis judiciaires de Brice Hortefeux :

NICOLAS SARKOZY : « Putain, il n’avait pas à déconner en disant qu’il y en trop [des Arabes, NDLR] ! Moi j’ai été ministre de l’Intérieur pendant quatre ans. Quand je disais ‘racaille’, ça avait un sens. On pouvait être d’accord ou pas, mais y avait un sens. Ou quand je dis ‘nettoyer au karcher’. »

Sur Claude Guéant, devenu ministre de l’Intérieur :

Un des participants suggère qu’un ministre délégué à l’Intégration soit rattaché à Claude Guéant.

NICOLAS SARKOZY : « C’est la grosse ficelle de com’. Je mets un gros salaud [à l'Intérieur] et un gros bonnasse [à l'Intégration, ]. Non, mais, attend… Comme ça, j’ai mon gros méchant, qui est méchant avant d’avoir commencé, et j’ai mon gros sympas, qui n’aura qu’une seule idée, c’est taper le gros méchant… »

A propos du départ de Michèle Alliot-Marie :

NICOLAS SARKOZY : « La remplacer par [Alain] Juppé, ça fait professionnel. Je ne dis pas que c’est extraordinaire. Mais c’est un type solide, carré, courageux pour un certain nombre de choses. »

PATRICK BUISSON : « Tu lui donnes un poids politique considérable. Es-tu certain que ce poids sera totalement investi sur sa fonction de ministre des Affaires étrangères et qu’il n’aura pas la tentation de déborder ce cadre ? Je te rappelle que Juppé est un excellent ministre [à la Défense, NDLR]. C’est aussi le symbole de la plus grande catastrophe électorale de la droite en 1997 [la dissolution de l'Assemblée nationale, NDLR]. La stratégie de Juppé n’est jamais victorieuse. Il a un certain autisme à l’égard de l’électorat populaire de France. Il ne le comprend pas.

Affaire Sarkozy : Taubira a menti

Affaire Sarkozy : Taubira a menti

 

Taubira avait affirmé n’avoir pas été informé des écoutes téléphoniques sur Sarkozy, en fait elle l’était depuis au moins le 26 février d’après Ayrault lui-même. La preuve que l’affaire judicaire en cause a de fortes connotations politiques. Il est clair que la justice pas plus hier qu’aujourd’hui n’est indépendante et qu’elle se soumet aux pressions politiques. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a reconnu mardi que la ministre de la Justice et lui-même avaient été informés du placement sur écoutes de Nicolas Sarkozy, sans en connaître le contenu, ce qui contredit les dires de Christiane Taubira. L’UMP demande à François Hollande de « s’expliquer devant les Français » sur une « affaire d’Etat qui s’apparente à un véritable espionnage politique ». Le chef de l’Etat, dans une lettre au président de l’Union syndicale de la magistrature (USM), Christophe Régnard, déclare qu’il ne lui appartient pas « en vertu du principe de la séparation des pouvoirs, de [s]‘immiscer d’une quelconque manière dans une affaire judiciaire en cours ». Tant le bâtonnier de Paris, qui proteste contre ces écoutes, que le président de l’USM, qui soutient les magistrats instructeurs, en avaient appelé au chef de l’Etat dans cette affaire. François Hollande se dit seulement prêt à les recevoir.  Le Premier ministre avait auparavant démenti toute « immixtion » de l’exécutif dans l’instruction contre Nicolas Sarkozy, sans convaincre la droite, qui dénonce une entreprise de déstabilisation à 15 jours des municipales. Il a toutefois reconnu mardi soir au journal de 20 heures de France 2 que lui-même et la ministre de la Justice avaient été informés du placement sur écoutes de l’ancien président et de son avocat Me Thierry Herzog à l’ouverture, le 26 février, par le parquet général d’une instruction judiciaire pour « trafic d’influence et violation du secret de l’instruction ». Le chef du gouvernement a souligné que ni lui ni Christiane Taubira, qui a affirmé lundi sur France Info et TF1 ne pas avoir été au courant des écoutes avant un article du Monde de vendredi dernier, n’étaient informés de leur contenu.

 

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