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L’affaire Claude Bartolone

L’affaire Claude Bartolone

Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête préliminaire sur l’embauche entre 2008 et 2012 d’un élu de Seine-Saint-Denis, Didier Segal-Saurel. La justice soupçonne ce proche de Claude Bartolone d’avoir bénéficié d’un emploi fictif, à l’époque où l’actuel président de l’Assemblée nationale était à la tête du Conseil général de Seine-Saint-Denis. Selon une information du Monde, Didier Segal-Saurel, un élu de Pantin, aurait été embauché par le Conseil général « pour le récompenser d’avoir cédé une place élective à Claude Bartolone » Le 30 juin 2015, la chambre régionale des comptes (CRC) d’Île-de-France a rendu public un rapport sur la gestion du département de Seine-Saint-Denis pour une période allant de 2010 à 2014. Malgré des améliorations notables, La CRC estime que « les efforts de gestion engagés par le département doivent être poursuivis et accentués. Le département doit encore progresser dans sa gestion budgétaire et financière et conduire une gestion plus économe de ses ressources humaines » et appelle à « une revue approfondie de l’ensemble des politiques publiques de la collectivité (qui) est nécessaire et des choix devront être arbitrés en matière d’investissements ». Dans leurs conclusions, rendues publiques début juillet, les magistrats s’étonnent du nombre « pléthorique » de collaborateurs affectés à la présidence sous le mandat de Claude Bartolone, relève Le Monde. « Toutes les personnes qui occupent ces emplois ont vu leur recrutement décidé et leur niveau de rémunération fixé directement par le président ou son directeur de cabinet« , peut-on lire dans le rapport. Plus loin, sous le titre « Le cas particulier d’un ancien vice-président du Conseil général », les magistrats évoquent un certain « Monsieur S., conseiller municipal de Pantin, titulaire d’un Bac, fut vice-président du conseil général entre 2001 et 2008″. Selon le quotidien, « Monsieur S. » serait Didier Segal-Saurel, qui n’est pas mentionné dans le rapport. Cette année 2008, quand ce Monsieur S. a été « recruté par le département en qualité de chargé de mission au cabinet de la présidence », Didier Segal-Saurel était l’élu sortant du canton de Pantin-Est, alors que Claude Bartolone lui succédait. Jusqu’en 2012, Didier Ségal-Saurel conseille le président de Seine-Saint-Denis Avenir, organisme satellite du Conseil général. Une solution de reclassement au sein des services de la collectivité lui est proposée à la disparition du pôle. Il est alors recruté en qualité de chargé de projet à la direction de la Culture, du Patrimoine, du Sport et des Loisirs. Le rapport révèle que « si la lettre de mission de ce collaborateur le chargeait de ‘contribuer à redonner à la Seine-Saint-Denis une place dans l’histoire métropolitaine et valoriser particulièrement son passé industriel et ouvrier’ par l’édition ‘d’un ouvrage historique faisant référence sur le sujet’, à la fin de l’année 2014, soit plus de deux ans après son recrutement, aucun ouvrage de cette nature n’avait encore été publié« .
 

Affaire Bettencourt : « Dallas » à la française avec subordination de témoins

Affaire Bettencourt : « Dallas » à la française avec subordination de témoins

L’affaire de gros sous continue ( plus de 30 milliards d’héritage en jeu!). François-Marie Banier a décidé de contre-attaquer. Le photographe a été condamné à trois ans de prison (dont six avec sursis), 350.000 euros d’amende et surtout 158 millions d’euros de dommages et intérêts pour avoir abusé de la faiblesse de Liliane Bettencourt. Mais il a fait appel et a porté plainte contre la fille de Liliane Bettencourt, François Bettencourt-Meyers. Il l’accuse d’avoir recueilli de faux témoignages contre lui. Le parquet de Paris vient d’ouvrir une information judiciaire pour subornation de témoin. La première instruction, conduite à Bordeaux, avait conclu à la crédibilité des témoignages accablants de Claire Thibout, l’ancienne comptable des Bettencourt, et avait abouti à la condamnation en juin dernier de ceux qui avaient abusé la milliardaire. François-Marie Banier, le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, l’avocat Pascal Wilhelm… Mais depuis 2012, une seconde enquête est ouverte à Paris. Elle remet en cause le scénario retenu à Bordeaux. Pour le juge Le Loire, Claire Thibout aurait menti et il l’a d’ailleurs mis en examen pour faux témoignage aggravé.  Maintenant, le juge soupçonne Françoise Meyers-Bettencourt d’avoir versé, à la comptable, 400.000 euros de dons ainsi que 300.000 euros sous forme de prêt pour la remercier d’avoir fourni ce faux témoignage. Les juges de Bordeaux connaissaient l’existence de ces versements, mais avaient écarté la thèse de la subornation de témoin. Le juge parisien lui considère l’inverse, il devrait donc logiquement engagé des poursuites contre François Meyers-Bettencourt. Dans cet imbroglio judiciaire, on finit par se demander si la justice n’est pas en train de juger deux fois la même affaire.

Affaire Bygmalion : « les fausses factures servaient financement illégal à la campagne de Sarkozy, (Guy Alvès)

Affaire Bygmalion : « les  fausses factures servaient  financement illégal à la campagne de Nicolas Sarkozy, (Guy Alvès)

C’est l’ancien chef de cabinet de Copé qui l’ affirme :  le système des fausses factures de Bygmalion n’a été mis en place que pour permettre un financement illégal de la campagne électorale de Sarkozy en 2012. On constate donc que les relations entre Sarkozy et Copé sont en train de se radicaliser. Sarkozy récemment interrogé par la justice sur ce point avait complètement enfoncé Copé. C’est maintenant un proche collaborateur de Copé qui à son tour mouille clairement Sarkozy ; lequel pour sa défense affirme qu’il n’était au courant de rien et qu’il ignorait même que Pygmalion organisait sa campagne ! . »Le système de fausses factures a servi de financement illégal à la campagne de Nicolas Sarkozy et uniquement de financement illégal à la campagne de Nicolas Sarkozy », c’est ce qu’affirme Guy Alvès ce mercredi 30 septembre au micro de RTL;  Guys Alvès a été mis en examen avec douze autres personnes qui reconnaissent avoir eu connaissance de la fraude, sauf pour Bastien Millot, l’un des cofondateurs de la société. En avril dernier, il déclarait dans Vanity Fair : « L’UMP m’a mis un pistolet sur la tempe ». Il revient sur les accusations et sa relation avec Jean-François Copé. « On nous accuse d’avoir pris des millions sans rien faire, juste parce que nous serions des proches de Copé – je l’ai été et même, j’en suis fier, mais comme un collaborateur, pas comme un amis. J’ai mis dix ans à l’appeler Jean-François et je l’ai toujours vouvoyé. On nous a ciblés pour l’abattre, rien de tout cela n’était vrai », déclarait-t-il. L’affaire Bygmalion a été marquée par les déclarations de Jérôme Lavrilleux, au bord des larmes, à la télévision. « Lavrilleux m’a téléphoné quelques heures avant de passer aux aveux à la télévision, précise-t-il. Mais je n’ai pas décroché ». Le 23 septembre dernier, Nicolas Sarkozy a été entendu par les policiers anti-corruption. L’ancien président de la République aurait attaqué Jean-Fraçois Copé, selon les informations de L’Obs. Dans des extraits d’audition, le président des Républicains se serait montré très virulent et nierait son implication dans le système de fausses factures découvert entre l’UMP et la société Bygmalion.

Affaire Tapie : le montant de l’indemnité aux enchères

Affaire Tapie : le montant de l’indemnité aux enchères

 

400 millions,  c’est ce qu’avait  touché Tapie de manière illégale après un arbitrage mafieux cautionné par parenthèse par l’exemplaire Christine Lagarde alors ministre de l’économie et des finances. Cette fois Tapie demande encore davantage : plus de 500 millions et même plus d’un milliard  sans compter  le préjudice moral estimé à 50 millions. Bref une sorte de d’indemnisation soumise aux enchères. On part de 500 millions et en fonction des offres d’achat ont fait progressivement monter la somme. Sarkozy par exemple pourrait  accorder une somme encore supérieure à 1 milliard. En effet si l arrangement a été conclu avec Tapie à la suite d’une quinzaine de réunions à l Élysée, c’est  précisément parce que Tapie avait apporté son soutien à Sarkozy en 2012. Mais la gauche actuellement en délicatesse dans l’opinion pourrait aussi surenchérir, le soutien de Tapie aux présidentielles n’a pas de prix. D’ailleurs Tapie n’est-il pas un homme de gauche, il a été (comme beaucoup d’autres d’ailleurs)  un bien inutile ministre de la ville sous Mitterrand. Il est tout autant de droite puisqu’il a appelé à voter pour Sarkozy en 2012. Il est aussi au centre, comme ancien radical ;  bref surtout au centre des affaires, du côté du manche et du fric. L’avocat de Bernard Tapie a demandé mardi à la cour d’appel de Paris d’accorder à l’homme d’affaires entre 516 millions et 1,174 milliard d’euros en réparation du préjudice financier qu’il estime avoir subi dans la revente d’Adidas au Crédit Lyonnais, ainsi que 50 millions d’euros au titre du préjudice moral.  Ben voyons ! Un chiffre à la hauteur du personnage. La défense de Bernard Tapie a demandé ce mardi à la cour d’appel de Paris une somme entre 516 millions et 1,174 milliard d’euros, pour dédommager l’homme d’affaires après la revente d’Adidas par le Crédit Lyonnais au début des années 1990. En février dernier, la cour d’appel avait annulé l’arbitrage de 2008 qui octroyait 400 millions d’euros à Bernard Tapie. Ellen doit donc revoir l’affaire.

Affaire Foot-Fifa : Platini mouillé ?

Affaire Foot-Fifa : Platini mouillé ?

L’affaire de la FIFA n’a pas fini d’éclabousser même peut être Platini qui il est vrai à « grandi » dans les pas de Blatter  à la FIFA puis à l’UEFA. Le scandale c’est surtout celui du statut d’une  simple association, type loi 1901, la FIFA, sans contrôle et qui brassait des millions que se partageaient les oligarques du foot. Il seraiat sans doute temps de supprimer purement et simplement la FIFA et de la remplacer par une institution officielle ( donc contrôlée).  La justice suisse reproche maintenant  à Blatter « un paiement déloyal » de 2 millions de francs suisses à Michel Platini, actuel président de l’UEFA, entré à la Fifa en 2002 et candidat à la succession de Blatter. Selon la justice, ce paiement au bénéfice de Michel Platini effectué en février 2011, a été fait « au préjudice de la Fifa, prétendument pour des travaux effectués entre janvier 1999 et juin 2002. Vendredi, des enquêteurs ont « auditionné Joseph Blatter en qualité de prévenu » et « en parallèle, Michel Platini a été entendu en qualité de personne appelée à donner des renseignements », a précisé le communiqué de la justice suisse. Blatter, président de la Fifa, depuis 1998, avait annoncé le 2 juin, cinq jours après sa réélection pour un 5e mandat, qu’il quitterait son poste lors d’un congrès électif convoqué le 26 février prochain. Michel Platini, membre du comité exécutif de la Fifa, fait figure de favoris pour lui succéder. Vendredi, la Fifa a annulé au dernier moment une conférence de presse de Sepp Blatter, où le président était attendu pour s’expliquer sur les soupçons pesant sur son secrétaire général, Jérôme Valcke, écarté la semaine dernière pour avoir selon la presse, bénéficié de la revente de billets au marché noir.  Une « procédure pénale » a été ouverte contre le président de la Fifa, Sepp Blatter pour « soupçon de gestion déloyale » et « abus de confiance », avec notamment un versement suspect de 2 millions de francs suisses à Michel Platini, a annoncé vendredi le ministère public suisse. Le Ministère suisse de la justice (MPC) soupçonne d’une part Blatter d’avoir signé « un contrat défavorable à la Fifa » avec l’Union caribéenne de football, dont Jack Warner était le président. D’autre part, selon le procureur suisse, il existe « un soupçon que, dans l’exécution de ce contrat, Joseph Blatter ait également agi de manière contraire aux intérêts de la Fifa, « en violation de ses devoirs de gestion ». Le bureau du président de la Fifa a été perquisitionné.

 

Affaire Tapie : non lieu pour Lagarde mais alors quel couillon comme bouc émissaire ? Le concierge de Bercy ?

Affaire Tapie : non lieu pour Lagarde mais alors quel couillon comme bouc émissaire ? Le concierge de Bercy ?

 

Dans cette affaire tapie qui dure maintenant depuis une vingtaine d’années personne n’est responsable. Pas Sarkozy alors que la question a été  très traitée directement plusieurs fois par l’Élysée, pas Lagarde alors ministre des finances qui a signé l’autorisation du dédommagement de 400 millions sans y prêter attention mais alors qui ? Sans doute un bouc émissaire. On a recherché par exemple la responsabilité de du directeur de cabinet de Lagarde,  Richard actuellement responsable patron d’Orange. Mais lui faire porter le chapeau pourrait déstabiliser une entreprise aussi importante qu’Orange. De toute manière si le traitement juridique de l’affaire continue de traîner il y a fort à parier que tout sera enterré après le changement de majorité prévisible en 2017. En attendant et pour amuser la galerie pourquoi ne pas accuser le concierge de Bercy. Finalement c’est bien lui qui a ouvert la porte des hauts fonctionnaires   qui allaient autoriser ce petit dédommagement de 400 millions. Un an après sa mise en examen, le ministère public a requis un non-lieu pour Christine Lagarde dans l’enquête sur l’arbitrage controversé à plus de 400 millions d’euros dont avait bénéficié Bernard Tapie en 2008.  Le ministère public a requis un non-lieu en faveur de la directrice générale du FMI Christine Lagarde, mise en examen il y a un an pour « négligence » dans l’enquête sur l’arbitrage entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais, selon une source proche du dossier. Les poursuites à l’encontre de l’ancienne ministre pourraient donc être abandonnées, si les magistrats instructeurs de la Cour de Justice de la république suivent cet avis. L’information, révélée par I-Télé, n’a pas été confirmée par la CJR. La directrice du FMI, d’abord placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté, avait été mise en examen le 27 août 2014, les juges lui reprochant notamment de ne pas avoir formellement contesté l’arbitrage une fois qu’il a été rendu. Christine Lagarde a défendu son choix de l’époque de préférer un arbitrage privé à la justice ordinaire dans cette affaire où Bernard Tapie a bénéficié de 400 millions en règlement de son litige avec le crédit lyonnais sur la vente d’Adidas en 1994.  »Je ne peux pas croire un seul instant qu’il y ait eu une volonté de quiconque d’orchestrer un arbitrage de complaisance« , a dit durant l’enquête celle qui affirme n’avoir jamais abordé le sujet avec Nicolas Sarkozy ou l’un de ses collaborateurs. Affirmant ne pas avoir été tenue au courant de la réunion du 30 juillet 2007 à l’Elysée, juste avant l’arbitrage, en présence de Bernard Tapie. La réunion a suscité son « étonnement » et la présence de l’homme d’affaires l’a « surprise« , a-t-elle dit. « A ma connaissance aucune instruction n’avait été donnée à mes collaborateurs. Cependant, je ne puis que constater que l’un de mes collaborateurs a parlé du contentieux Adidas avec ceux du président de la République« .  Les juges soupçonnent la sentence de n’être qu’un arbitrage simulé, avec l’aval du pouvoir politique. Les liens entre Pierre Estoup, un des trois juges arbitres, et le clan Tapie sont au cœur de l’enquête. La Cour d’appel de Paris a annulé l’arbitrage pour fraude et a décidé de le rejuger. Une audience doit se tenir le 29 septembre. Six personnes sont mises en examen dans l’affaire examinée par la CJR, dont Bernard Tapie, Pierre Estoup et Stéphane Richard. Claude Guéant, entendu début septembre, pourrait se voir prochainement mis également en examen.

Affaire Bygmalion : fausses signatures, fausses factures et fausses prestations

Affaire Bygmalion : fausses signatures, fausses factures et fausses prestations

Pour résumer tout était faux en tout cas en partie. Selon le JDD Une expertise graphologique notifiée vendredi aux 13 responsables mis en examen de l’affaire Bygmalion risque de semer encore un peu plus le trouble. Selon cette expertise, la signature de l’ancien trésorier de l’UMP, Dominique Dord, a été répliquée informatiquement. C’est une signature « scannée » du trésorier qui a été retrouvée sur 25 fausses factures de l’ex-UMP. L’expert a identifié deux systèmes différents de signatures contrefaites soit via « une imprimante laser », soit via « un système à encre bleue ». « C’est stupéfiant », indique au JDD un ancien haut cadre de l’UMP. Il y a surtout le dépassement des couts.  Guillaume Lambert soutient qu’il ignorait les dépassements de coûts, et qu’au contraire il avait cherché à diminuer les frais de campagne. Lambert accuse même les hommes de Bygmalion, proches de « MM. Copé et Lavrilleux », d’avoir surfacturé leurs prestations… Pour sa part, Éric Cesari n’était au courant de rien : ni des dépassements de campagne, ni des conventions bidon payées par l’UMP. « En trois ans de présidence Copé, je n’ai jamais eu de réunion en tête à tête avec lui », a-t-il dit au juge, se démarquant lui aussi de Lavrilleux. Fabienne Liadzé maintient n’avoir pas été informée du système. Quant à Franck Attal, il affirme que c’est Jérôme Lavrilleux, dès le mois de mars, qui lui a dit que « la solution envisagée [était] de déplacer la facturation des prestations sur les conventions programmées à l’UMP »… Franck Attal raconte avoir pris la décision, avec les responsables de Bygmalion, d’accepter ce système de fausses factures. Seul hic, Lavrilleux dément en bloc… et accuse les quatre autres. Sa déposition du 15 juin est un monument de défausse. Sur Lambert d’abord, sa cible principale, dont les affirmations, dit-il, « n’ont aucun sens ». Lavrilleux dément avoir imposé Event comme prestataire pour la campagne. « Cela s’est fait dans la précipitation et dans l’impréparation totale du côté de l’entourage proche du candidat », déclare-t-il.   Lavrilleux « conteste avec force ». Il soutient avoir été simplement « avisé » du système « postérieurement au second tour de la présidentielle ». La suite de sa phrase est un modèle d’accusation : « […] quand Éric Cesari et Fabienne Liadzé sont venus me voir dans mon bureau pour me faire part des conclusions auxquelles ils étaient arrivés suite à une réunion organisée précédemment dans le bureau d’Éric Cesari avec… Guillaume Lambert ». À l’évidence, le juge ne semble pas comprendre pourquoi, alors que le système avait été mis en place dès le mois de mars, ­Liadzé et Cesari seraient venus lui en parler si tard… « Je n’ai pas de réponse à apporter à cela », réplique Lavrilleux, qui en revanche assure « n’avoir jamais parlé à Jean-François Copé »… de cette « décision qui n’est pas la mienne mais à laquelle je ne me suis pas opposé ». À ce niveau de contradictions, le juge Tournaire va donc organiser cette confrontation à cinq. Qui assumera le fait têtu du dossier : l’UMP sous la présidence Copé a payé 18,5 millions de fausses factures.

Nouvelle affaire Balkany, la villa du Maroc saisi, le cabinet d’avocats de Sarkozy mouillé.

Nouvelle affaire Balkany, la villa du Maroc saisi, le cabinet d’avocats  de Sarkozy mouillé.

 

Après la vente et la saisie de certains biens des Balkany c’est maintenant au tour de la luxueuse résidence marocaine d’être dans le collimateur de la justice. Cette affaire implique de très près le cabinet d’avocats auxquelles est associée Sarkozy. Ce cabinet est en effet mouillé dans le sulfureux montage juridique concernant la propriété de ce bien. L’origine des fonds destinés à financer le patrimoine des Balkany est aussi en cause ; en clair Balkany est accusée de corruption. On voit d’ailleurs mal comment les Balkany auraient pu acquérir un tel patrimoine sans rémunération occulte. Dès leur ont comprend mieux le soutien indéfectible de Sarkozy au Balkany et réciproquement. Après la vente de leur villa Pamplemousse sur l’île de Saint-Martin et la saisie de leur résidence du moulin de Giverny, c’est au tour de la villa « Dar Gyucy » d’être la cible des magistrats en charge de l’enquête. Selon les informations de Libération, la justice a saisi les titres porteurs de la société détenant le riad, dont le couple ne reconnait pas être propriétaire. Cette troisième saisie intervient à la fois en prévention avant une éventuelle confiscation, mais également afin d’empêcher tout transfert de propriété, car c’est bien sur ce point que les soupçons sont les plus forts. En effet, comme le révèle Libération, l’identification du réel propriétaire de la villa était sur le papier quasiment impossible.  Ces difficultés sont le résultat de montages financiers complexes menés pour le couple des Hauts-de-Seine. L’achat du riad aurait été effectué par une société offshore établie au Panama, dotée d’un mystérieux compte bancaire à Singapour. La situation aurait alors été éclaircie par Tracfin, la cellule du ministère des Finances et des Comptes publics chargée de la lutte contre le blanchiment d’argent. Le travail des enquêteurs de Bercy a ainsi abouti à la révélation d’un nom derrière ces structures opaques : Jean-Pierre Aubry. Cet homme de confiance des Balkany a notamment été nommé chef de cabinet de la mairie de Levallois-Perret, puis directeur général de la société d’aménagement urbain Semalrelp, dont le capital est majoritairement détenu par la ville. En 2009, Aubry aurait pris en charge le suivi des opérations visant à l’acquisition de la villa « Dar Gyucy », effectuant notamment un mystérieux déplacement à Genève qu’il justifiera par son goût pour « les cigares et les chocolats » suisses. La surprenante explication a laissé indifférents les juges d’instruction parisiens Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon, qui l’ont mis en examen pour « complicité de corruption passive » et « blanchiment de corruption », estimant qu’il n’était qu’un prête-nom pour le compte du couple. Si la villa Pamplemousse des Balkany avait été revendiquée, la situation est bien différente pour le lieu de villégiature marocain, dont Isabelle Balkany a nié avec conviction en être propriétaire devant les juges. « Cette maison ne nous appartient ni à moi ni à mon mari » aurait ainsi déclaré la première adjointe au maire de Levallois-Perret. L’acquisition suspectée du riad par le couple est en effet un « boulet », qui pourrait entraîner également Arnaud Claude, associé de Nicolas Sarkozy au sein du cabinet de l’ex-chef de l’État « Claude & Sarkozy ». L’avocat de la ville de Levallois, aurait ainsi conseillé Jean-Pierre Aubry dans l’élaboration du tortueux montage financier, moyennant de généreuses rétributions.

 

Affaire Balkany : biens saisis et vendus

Affaire Balkany : biens saisis  et vendus

 

 

Les taux se resserre autour des Balkany suite aux différentes inculpations qui les concernent. En fait,  il s’agit d’une sorte de course de vitesse entre la justice et les échéances politiques. Les Balkany comptent évidemment sur le retour de Sarkozy en 2017  pour échapper une nouvelle fois aux poursuites. La justice vient cependant de frapper un grand coup en confisquant la résidence des Balkany en France et en réalisant la vente de leurs propriétés de Saint-Martin aux Antilles. Les juges d’instruction en charge de l’enquête pour fraude fiscale visant Patrick et Isabelle Balkany ont ordonné la saisie du moulin de Giverny, où réside le couple, et mis en vente leur villa de Saint-Martin (Antilles). Le moulin de Cossy, une propriété de quatre hectares avec piscine, court de tennis et green de golf, évaluée à plusieurs millions d’euros et située à Giverny (Eure), « a été saisi », a indiqué à l’AFP une source proche du dossier, confirmant une information de Charlie Hebdo. Depuis qu’ils en ont fait donation à leurs enfants, dans les années 90, Patrick et Isabelle Balkany ne sont plus propriétaires de cette résidence, mais en gardent l’usufruit.  »Cette saisie est éminemment contestable », a réagi Me Grégoire Lafarge, avocat du couple. « Le juge d’instruction n’a pas qualité à révoquer une donation », a-t-il relevé. Le député-maire (LR) de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) et son épouse ont fait appel devant la chambre de l’instruction. Par ailleurs, la villa Pamplemousse, sur l’île de Saint-Martin aux Antilles, saisie par la justice il y a quelques mois, « vient d’être vendue », a indiqué la source proche du dossier, sans préciser le montant de la transaction. Cette résidence est estimée à « environ trois millions d’euros », d’après cette source. Les époux Balkany, poursuivis pour « blanchiment de fraude fiscale », « corruption » et « blanchiment de corruption », ont longtemps nié en être les propriétaires. Placée en garde à vue en mai 2014, Isabelle Balkany avait fait volte-face, reconnaissant posséder cette demeure. Elle avait ajouté que son mari n’était pas concerné et que le bien avait été financé par le fruit d’un héritage.  Les juges Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon, en charge du dossier, ont élargi leur enquête aux déclarations de patrimoine du couple, le suspectant notamment d’avoir sous-évalué ses biens. La justice vise notamment le moulin de Cossy et des villas à Marrakech et Saint-Martin.

Affaire Tapie : Guéant mouillé ?

Affaire Tapie : Guéant mouillé ?

 

Le parquet de Paris demande aux magistrats de convoquer Claude Guéant pour un interrogatoire et de le mettre en examen du chef de « complicité (par instructions) de détournements de fonds publics commis par un particulier », a-t-on précisé. La justice cherche à savoir si Claude Guéant a favorisé l’arbitrage qui a soldé le litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais, lorsqu’il était secrétaire général de l’Elysée, en 2008. « En guise de consignes d’instructions, ce réquisitoire se borne à dire que finalement ce qui est reproché à Claude Guéant, c’est la surveillance et le suivi des phases de l’arbitrage, on est très loin d’une instruction, d’une consigne particulière », a dit son avocat, Philippe Bouchez el Ghozi, à Reuters. « Claude Guéant a toujours dit qu’effectivement il s’était informé de ce qu’il se passait parce qu’il était légitime que l’Etat soit informé d’une procédure qui pouvait impacter les finances publiques », a-t-il ajouté. Six personnes ont pour l’heure été mises en examen par les juges qui soupçonnent un « simulacre d’arbitrage » et s’interrogent notamment sur les liens entre Bernard Tapie et l’un des ex-juges du tribunal ad hoc, Pierre Estoup. L’arbitrage, qui avait accordé 404 millions d’euros à Bernard Tapie, a été annulé en février par la cour d’appel de Paris. L’homme d’affaires entend réclamer un peu plus d’un milliard d’euros lors d’un nouveau procès qui s’ouvrira fin septembre.

 

Bygmalion: Lavrilleux mis en examen

Lavrilleux mis en examen dans l’affaire Bygmalion

Lavrilleux lui aussi mis en examen dans l’affaire Bygmalion dont il était la cheville ouvrière. Curieux cependant sa défense qui prend soin d’épargner totalement Sarkozy et Juppé. Pas bête en fait car le retour de la droite au pouvoir en 2017 permettra d’enterrer cette faire….et les autres.  Le député européen Jérôme Lavrilleux, ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, a donc été mis en examen lundi, pour complicité d’escroquerie notamment, dans l’affaire Bygmalion, a-t-on appris de source judiciaire. L’élu, dont l’immunité a été levée le 19 mai par le Parlement européen, est mis en examen pour recel d’abus de confiance, complicité d’escroquerie, complicité de financement illégal de campagne électorale et usage de faux. Il a été placé sous contrôle judiciaire. « J’ai consacré tout le temps qu’il fallait à répondre à toutes les questions d’un juge d’instruction qui semble particulièrement au fait de son dossier », a déclaré Jérôme Lavrilleux à la presse à l’issue de son audition. « Le juge a estimé sans doute qu’au bout de six heures d’audition, on pouvait arrêter là et que maintenant la procédure va continuer à prospérer. Je suis à la disposition de la justice à chaque fois qu’elle l’estimera nécessaire », a-t-il ajouté. L’affaire Bygmalion porte sur un système présumé de fausses factures destiné à masquer des dépassements de dépenses durant la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Jérôme Lavrilleux, ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé quand celui-ci présidait l’ex-UMP, est à l’origine des révélations sur ce dossier. Il a affirmé que la décision de mettre en place une double comptabilité avait été prise par d’autres responsables de l’UMP – devenue Les Républicains – et la société Bygmalion. Il a dédouané Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy, qui nient avoir eu connaissance de ce système présumé.

 

Lavrilleux lui aussi mis en examen dans l’affaire Pygmalion dont il était la cheville ouvrière. Curieux cependant sa défense qui prend soin d’épargner totalement Sarkozy et Juppé. Pas bête en fait car le retour de la droite au pouvoir en 2017 permettra d’enterrer cette faire….et les autres.  Le député européen Jérôme Lavrilleux, ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, a donc été mis en examen lundi, pour complicité d’escroquerie notamment, dans l’affaire Bygmalion, a-t-on appris de source judiciaire. L’élu, dont l’immunité a été levée le 19 mai par le Parlement européen, est mis en examen pour recel d’abus de confiance, complicité d’escroquerie, complicité de financement illégal de campagne électorale et usage de faux. Il a été placé sous contrôle judiciaire. « J’ai consacré tout le temps qu’il fallait à répondre à toutes les questions d’un juge d’instruction qui semble particulièrement au fait de son dossier », a déclaré Jérôme Lavrilleux à la presse à l’issue de son audition. « Le juge a estimé sans doute qu’au bout de six heures d’audition, on pouvait arrêter là et que maintenant la procédure va continuer à prospérer. Je suis à la disposition de la justice à chaque fois qu’elle l’estimera nécessaire », a-t-il ajouté. L’affaire Bygmalion porte sur un système présumé de fausses factures destiné à masquer des dépassements de dépenses durant la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Jérôme Lavrilleux, ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé quand celui-ci présidait l’ex-UMP, est à l’origine des révélations sur ce dossier. Il a affirmé que la décision de mettre en place une double comptabilité avait été prise par d’autres responsables de l’UMP – devenue Les Républicains – et la société Bygmalion. Il a dédouané Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy, qui nient avoir eu connaissance de ce système présumé.

 

Gauchet affaire Valls : « Toujours le même scénario »

Gauchet affaire  Valls : « Toujours le même scénario »

Marcel Gauchet, philosophe et historien français, analyse l’affaire Valls du voyage en avion pour assister à la finale de la Ligue des Champions.

Comment réagissez-vous à l’affaire Valls?
Il y a deux choses qui se télescopent dans cette « affaire Valls », un fond général et un déclencheur imprévisible, le baril de poudre et l’étincelle. Le fond général, c’est cette hypersensibilité de l’opinion à toute question concernant la rigueur dont devrait faire preuve d’exécutif. Il y a une montée du sentiment de l’abus des politiques, présumés ne penser qu’à leur avantage personnel. Il suffit dans cette ambiance que le projecteur soit braqué sur un comportement somme toute assez anodin pour provoquer l’explosion.  Dans le contexte, il n’y a plus rien d’anodin dans la conduite du personnel dirigeant.

 Vous trouvez qu’il n’a pas bien pris la mesure de son erreur, et du coup que sa défense a finalement aggravé la crise….
Le scénario est toujours le même dans ces affaires : les responsables commencent par minimiser, par chercher des échappatoires, avant de prendre le problème de face, quand il est trop tard. Leur incompréhension au départ de ce qui choque leurs concitoyens est le plus grave.

 

lu dans le JDD

Affaire Bettencourt : un an de prison pour des dizaines de millions détournés

Affaire Bettencourt : un an de prison pour des dizaines de millions détournés

 

 Finalement mieux vaut être truand dans les milieux d’affaires que voleur de poules. Banier a détourné des dizaines de millions dans l’affaire Bettencourt, il fera au plus un an de prison. Ça va le coup d’escroquer uen vieille dame. Il a été condamné à 30 mois de prison dont un avec sursis, en fait il ne fera effectivement qu’autour d’un an. Le  gestionnaire de fortune Patric de Maistre qui a fait quadruplé son salaire par la vielle dame en un an et aussi condamné . Woerth lui est blanchi parce qu’on n’a pas les preuves que Bettencourt ait financé Sarkozy. Bref tout ce beau monde s’en tire pas mal. Il faut dire que la justice « indépendante » commence à sentir le venet du changement politique et entend ne pas se montrer trop sévère vis à vis des affaires financières surtout celles mêlées à la politique. . Alors que la relaxe avait été requise pour l’avocat Pascal Wilhelm, lui aussi poursuivi pour « abus de faiblesse », le tribunal l’a condamné à la même peine que Patrice de Maistre. Présents à Bordeaux pour l’énoncé du jugement, les deux hommes ont annoncé leur intention de faire appel de ces condamnations, à peine inférieures aux réquisitions prononcées en début d’année. au député UMP de l’Oise, Eric Woerth, il est relaxé des poursuites de « recel » dans le principal volet de l’affaire. Car s’il existe « une forte suspicion de remise d’argent » liquide de Patrice de Maistre au trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy, « la démonstration » n’a pu en être faite, a expliqué Denis Roucou. Ce dernier était poursuivi pour avoir conclu un arrangement selon lequel Éric Woerth, à l’époque ministre du Budget de Nicolas Sarkozy, aurait remis la Légion d’honneur à Patrice de Maistre. En échange, ce dernier était soupçonné d’avoir fait embaucher en 2007 l’épouse du ministre, Florence Woerth, dans sa société qui gérait les dividendes de Liliane Bettencourt, la richissime héritière du groupe de cosmétiques L’Oréal. Les juges ont finalement estimé que si Éric Woerth était bien intervenu « en tant que trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy » pour faire décorer Patrice de Maistre, dans des « conditions totalement atypiques« , « il n’était pas démontré l’existence d’un pacte de corruption dont la contrepartie serait l’emploi de son épouse ».

 

Affaire Tapie : Le PDG d’Orange encore mis en examen dans le dossier Tapie

Affaire Tapie : Le PDG d’Orange encore mis en examen dans le dossier Tapie

Parce  qu’il est considéré comme complice dans l’affaire Tapie- un petit cadeau de 400 millions-  Le PDG d’Orange, Stéphane Richard, a été mis en examen jeudi. Une affaire où les protagonistes se renvoient la patate chaude. Tapie bien sûr innocent qui n’a fait pression sur personne, pas même sur Sarkozy qu’il a rencontré une dizaine de fois notamment pour parler de ce sujet. Sarkozy, jamais en première ligne, et qui n’a pas monnayé le soutien de Tapie aux présidentielles. Lagarde, innocente aussi, qui a autorité le versement mais fait porter le chapeau à son ancien directeur de cabinet Stéphane Richard. Ce dernier qui affirme avoir agi sur ordre de sa ministre. Une affaire qui démontre les liens douteux entre politique, milieux  d’affaires et justice ; Et  Lagarde  personnalité « exemplaire » pour les Français devrait y laisser logiquement des plumes car on voit mal Sarkozy se scarifier. Stéphane Richard était directeur de cabinet de la ministre de l’Economie de l’époque, Christine Lagarde, lors de l’arbitrage controversé qui a octroyé 403 millions d’euros à l’homme d’affaires en 2008. Il avait déjà été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » dans ce même dossier en juin 2013. « Stéphane Richard réfute fermement les mises en cause dont il est l’objet », a dit son avocat, Jean-Etienne Giamarchi, dans une réaction transmise à Reuters par l’entourage du PDG. « Cette mise en examen supplétive est un non évènement. Elle ne change rien, n’apporte rien et ne modifie en rien la position de Stéphane Richard dans ce dossier », poursuit l’avocat. « Il n’y a aucun fait ni aucun élément nouveau à charge contre lui. » Selon l’entourage du PDG, Jean-François Rocchi, ex-président du Consortium de réalisation (CDR), structure publique créée en 1995 pour gérer le passif du Crédit Lyonnais après sa quasi-faillite, et Bernard Scemama, ex-directeur de l’Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR), qui assurait la tutelle du CDR, sont aussi en examen sous le même chef.

 

Kerviel : le début d’une autre affaire Société Générale

Kerviel : le début d’une autre affaire Société Générale

 

Dans une Interview à l’Express Kerviel régit aux révélations de la policière qui met en cause la Société Générale et considère que c’est une bombe.

Il y a un an, vous demandiez – en vain – à François Hollande de garantir la protection des personnes prêtes à témoigner des dysfonctionnements dans le traitement de votre dossier. L’une d’entre elles parle aujourd’hui à visage découvert. Est-ce la fin de l’affaire Kerviel?

La fin, je ne sais pas, je l’espère. C’est à tout le moins le début de l’affaire Société générale. C’est une bombe, car non seulement ce témoignage fait sauter la banque en démasquant sa version officielle, mais il provient de la personne la plus au fait de l’affaire. C’est elle qui a mené l’intégralité de l’enquête depuis 2008 et qui a rédigé le procès-verbal de synthèse qui concluait à ma seule responsabilité. Elle connaît le dossier comme personne, probablement mieux que tous les magistrats qui ont été amenés à me juger. Pour moi, ça a valeur de réhabilitation. Je suis stupéfait par le courage de cette personne qui aujourd’hui trouve la force d’assumer et de dire: j’ai été trompée. Je ne sais que trop ce que ça peut lui coûter. Je ne sais pas si, à sa place, j’aurais eu ce courage. J’espère que les magistrats prendront à sa juste valeur cet acte de bravoure.

S’il avait été protégé, ce témoin aurait pu vous épargner d’être incarcéré. Vous le saviez lorsque vous avez été interpellé. Qu’avez-vous ressenti alors?

Un mélange de peine, de dégoût, de rage aussi. Car j’avais acquis la certitude que des dysfonctionnements existaient. C’était ce qui ressortait de l’enquête de Mediapart publiée la veille de mon arrestation. Ça coûtait quoi à l’Etat d’assurer l’anonymat des témoins? On était alors en plein débat sur le statut des lanceurs d’alerte et la manière de les protéger. J’ai toujours été respectueux de la justice française en espérant qu’elle fonctionne, je n’ai jamais fui, je me suis rendu en temps et en heure, sur décision du parquet, qui avait pourtant cinq ans pour mettre à exécution ma peine. Mais ce qui s’est passé ce jour-là était à l’opposé de l’image de la France, de ses valeurs telles qu’on me les a inculquées. Il n’y a pas un jour en prison où je n’ai pas espéré que l’un d’entre eux ait le courage de parler.

Aujourd’hui, comment vous sentez-vous?

Libéré, en paix avec moi-même. Quelle que soit la décision que prendront les juges, au moins, la promesse faite à ma mère, rendre l’honneur au nom de ma famille, est confortée. Au-delà de ma réhabilitation, c’est aussi celle de tous ces gens qui m’ont soutenu, ceux qui ont accepté de témoigner pendant mon procès, qui ont pris le risque de mettre en jeu leur carrière au nom d’un certain idéal de justice et qui ont été successivement raillés, maltraités et sanctionnés. Ce que je ressens comme une réhabilitation leur revient en priorité, car ils ont eu raison avant tout le monde.

Votre avocat, David Koubbi, a déposé la semaine dernière un recours en révision. Qu’en attendez-vous?

La réouverture du dossier, la tenue d’une vraie enquête à charge et à décharge, une véritable expertise financière indépendante sur les pertes de la banque. Mais aussi l’espoir que la justice arrête de dérailler, que le parquet cesse cette énorme mascarade, que les magistrats, les hommes politiques et les citoyens saisissent l’enjeu de ce qui est train de se passer.

A votre sortie de prison, vous avez déclaré que vous aspiriez désormais à « une vie normale ». Cela semble plus compliqué que vous ne l’aviez imaginé…

Je n’avais pas anticipé à quel point on se sent en sécurité dans une cellule de 9 m2. En prison, votre agenda est réglé comme du papier à musique, vous n’avez pas besoin de vous projeter, vous ne réfléchissez pas à l’avenir, le temps ne compte plus. Surtout que je m’étais mis en tête que j’allais purger la totalité de ma peine, c’est-à-dire trois ans. Je me le répétais tous les jours. C’était compter sans la pugnacité de mon avocat et de ses collaborateurs du cabinet 28 octobre. Sans eux, on ne serait pas allé jusqu’au bout et je ne serais peut-être pas là aujourd’hui. Une fois dehors, ce processus psychologique, destiné à me protéger, m’a sauté à la figure. Pendant des semaines, je me suis levé avec la peur de sortir dans la rue. Le moindre bruit de clefs ou de portes me renvoyait à la prison. Je me posais un milliard de questions, je culpabilisais d’être dehors et de ne pas me sentir heureux. J’ai mis plusieurs mois pour reprendre conscience et accepter qu’il me fallait entamer un travail sérieux sur moi-même. Ce que j’ai fait. Je ne sais pas si vous mesurez tout ce que j’endure depuis 2008. Sept ans, c’est long, mais nous ne lâcherons pas.

Vous aviez entamé une « marche contre la tyrannie des marchés financiers ». Comment allez-vous poursuivre ce combat?

Ça chemine. Des gens nous rejoignent, des professeurs d’économie, des universitaires, d’anciens traders, des hommes politiques. On réfléchit à importer un concept qui a fait ses preuves aux Etats-Unis, qui consiste à racheter des prêts étudiants pour les financer par des dons. J’adorerais l’appliquer en France à des personnes surendettées. On envisage aussi de lancer un site Internet pour intéresser les citoyens au monde de la finance, donner des clefs, bref, éveiller les consciences.

Affaire Kerviel: la Société générale a menti

Affaire Kerviel:   la Société générale a menti

Comme on pouvait s’en douter la Société général a menti dans l’Affaire Kerviel. En fait elle était au courant des agissements de Kerviel et les couvrait. Comment en effet aurait-on  pu ignorer que 50 milliards avaient été engagés ( plus que les fonds propres de la banque) et qu’une perte de 5 milliards en résultait. Kerviel ( par ailleurs aussi irresponsable que sa banque) a joué le rôle de lampiste. Il a été condamné par l’oligarchie bancaire y compris par le gouverneur de la Banque de France ( « voleur, escroc, terroriste peut être »). Pas le moindre responsable de la société générale n’a été inquiété. Après les révélations d’une policière pas sûr que le procès de Kerviel soit à nouveau ouvert  car ce serait alors la mise en cause de la banque , du système bancaire et même des responsables politiques. Il y a fort à parier que compte tenu des enjeux, la justice « indépendante » va enterrer l’affaire sur recommandation politique. Selon Mediapart, la Société générale connaissait les agissements de son trader Jérôme Kerviel, coupable d’avoir fait perdre cinq milliards d’euros à son employeur. Le site publie ce lundi le témoignage d’une enquêtrice chargée de l’affaire.  L’affaire Kerviel pourrait rebondir. Jérôme Kerviel, l’ancien trader de la Société Générale, a été jugé coupable en appel d’avoir fait perdre cinq milliards d’euros à son employeur, la banque Société Générale, en 2008. Mais ce lundi Mediapart publie un témoignage : celui de l’enquêtrice en charge de cette affaire. Elle assure que la banque était au courant des agissements du trader. Et ce n’est pas le témoignage d’une simple policière. Nathalie est la commandante de police qui était en charge de l’enquête sur l’affaire Kerviel à deux reprises. C’est donc un témoin clef. Au début de l’affaire en 2008, son enquête accable d’abord Jérôme Kerviel, considéré comme le seul responsable de la perte de cinq milliards d’euros. Il est condamné en première instance mais porte plainte pour escroquerie au jugement.  Nathalie Le Roy écope à nouveau de l’enquête et elle commence à douter. « J’ai eu le sentiment puis la certitude« , dit-elle, « que la hiérarchie ne pouvait ignorer les positions prises par Jérôme Kerviel« . Ces mots, elle les prononce le mois dernier, début avril dans le bureau de Roger Le Loire, le juge qui mène l’instruction après la plainte de Kerviel. Selon Mediapart, Nathalie Le Roy y détaille par exemple le témoignage d’un ancien salarié qui explique que les risques pris par Jérôme Kerviel étaient connus. Il dit avoir envoyé un mail dès 2007 à plusieurs responsables avec une tête de mort pour les alerter. Nathalie Le Roy assure que la Société Générale a orienté l’enquête depuis le début. La justice va-t-elle rouvrir le dossier? La question s’était déjà posée au moment du procès et du procès en appel du trader. Cette nouvelle audition pourrait rabattre les cartes.

 

Sondage suspension Jean Marie Le Pen : une bonne affaire pour le FN

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Un sondage qui confirme que la mise  l’écart de Jean Marie Le Pen participe à la dédiabolisation idéologique du FN. Mais pour autant  ne contredit pas le manque de crédibilité économique du programme (approuvé seulement pas 18% Selon un sondage CSA pour Capital et M6, seuls 18% des Français ). Selon un sondage Odoxa pour I-Télé publié vendredi, la suspension de Jean-Marie Le Pen de sa qualité d’adhérent du Front national est une « bonne chose » pour le parti aux yeux de 3 Français sur  des sondés.   La suspension de l’adhérent Jean-Marie Le Pen fera-t-elle les affaires du Front national? C’est ce que pensent plus de trois Français sur quatre. 78% jugent en effet  que la suspension de Jean-Marie Le Pen de sa qualité d’adhérent du Front national est « plutôt une bonne chose » pour le parti, selon un sondage Odoxa pour I-Télé publié vendredi. »Le lundi 4 mai, le bureau exécutif du Front national a décidé la suspension du statut d’adhérent de Jean-Marie Le Pen. Diriez-vous que c’est plutôt une bonne chose ou plutôt une mauvaise chose pour le Front national? » A cette question 78% répondent que c’est « plutôt une bonne chose », 20% « plutôt une mauvaise chose ». 2% ne se prononcent pas. Les sympathisants de gauche sont 70% à voir cela sous un jour favorable pour le FN, contre 84% pour les sympathisants de droite, dont 84% aussi pour les sympathisants FN. Enfin, 51% des personnes interrogées estiment que « les partis politiques auront moins d’arguments pour attaquer le FN« , contre 48% qui pensent le contraire. 1% des sondés ne se prononce pas.

Affaire Bygmalion : mise en examen de proches de Sarkozy

Affaire Bygmalion : mise en examen de proches de  Sarkozy

 

Mise en examen de proches de Sarkozy pour fausse factures d’un montant de plus de 18 millions. Des fausses  factures via Pygmalion qui ont permis à Sarkozy de dépasser largement le plafond prévu des dépenses. Dans cette nouvelle affaire Sarkozy n’était bien évidemment au courant de rien comme dans l’affaire Bettencourt «  vous me voyez moi me rendre chez uen vielle dame et en ressortir avec uen valise de billets ? ». Là ce sera «  vous me voyez moi , avec toute mes responsabilités, aller contrôler les facture des tracts  ». Curieusement Sarkozy se tire pas mal des affaires dans lesquelles il est impliqué ; pas étonnant c’est un avocat «  d’affaires ». Et ce sont ses collaborateurs qui trinquent ! Trois anciens responsables de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, dont son directeur, Guillaume Lambert, ont donc  été mis en examen vendredi dans l’enquête sur un système de fausses factures lié à cette campagne, a appris l’AFP de source judiciaire. Outre Guillaume Lambert, actuel préfet de Lozère, ont été mis en examen le député UMP Philippe Briand, qui était trésorier de la campagne, et un avocat du parti, Philippe Blanchetier, lui aussi impliqué dans son suivi financier. Ils sont mis en examen pour usage de faux, escroquerie, recel d’abus de confiance et complicité de financement illégal de campagne électorale. Suite à cette mise en examen, le ministère de l’Intérieur a ensuite annoncé dans un communiqué que Bernard Cazeneuve va proposer au président de la République de mettre fin aux fonctions du préfet de Lozère Guillaume Lambert, fonctions qu’il exerce depuis le 8 juillet 2013. Ils sont maintenant dix à être mis en examen dans ce dossier, avec les quatre anciens cadres de Bygmalion et trois ex-cadres de l’UMP placés sous ce statut à l’automne dernier. Les enquêteurs ont la conviction qu’ils ont participé à la mise en place d’un système de fausses factures pour que l’UMP prenne en charge environ 18,5 millions d’euros de dépenses de la campagne de Nicolas Sarkozy. But de la fraude, empêcher que ces frais de meetings soient inscrits au budget de campagne et n’explosent le plafond autorisé de 22,5 millions d’euros, qui a finalement quand même été dépassé. Dans ce but, la filiale de Bygmalion, Event and Cie, a émis des fausses factures à l’UMP, pour des dizaines d’événements dont certains n’ont pas été organisés, tandis que les coûts des meetings auraient été systématiquement minorés dans les comptes de campagne présentés notamment au Conseil constitutionnel, d’où la qualification d’escroquerie.

 

Affaire Balkany: seulement maintenant ?

Affaire  Balkany:  seulement maintenant ?

 

EN fait il n’y rien de nouveau dans les chefs d’inculpation depuis les années 90 chez les Balkany mais jusque là les juges d’instruction avaient enterré les affaires les concernant. Au nom sans doute de l’indépendance de la justice. Cette fois les Balkany sont lâchés par leurs collègues politiques y compris de l’UMP et la justice pourra peut-être passer. Pas sûr cependant s’il y a réélection de Sarkozy car la procèdure va encore durer des années. Notons qi les Balkany menacent ceux qui diffusent cette information sans doute au nom de la transparence et de la démocratie.   Mis en examen depuis octobre pour corruption passive et blanchiment de fraude fiscale, Patrick Balkany a dénoncé sur twitter la levée de son immunité parlementaire, une « justice en place publique qui rappelle les plus sombres heures de notre histoire ».  A l’origine de cette décision, les juges Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon, qui voulaient  pouvoir mettre Patrick Balkany sous contrôle judiciaire et l’empêcher ainsi éventuellement de quitter le territoire français. La levée de son immunité parlementaire ne faisait l’objet d’aucun doute. Elle a été décidée, à l’unanimité, en une demi-heure, par le bureau de l’Assemblée nationale. Elle a donc été votée aussi par les élus UMP. Le député-maire de Levallois, et son épouse Isabelle, font l’objet de multiples accusations au sujet de leur patrimoine. Ils seraient notamment les propriétaires de deux somptueuses villas aux Antilles et à Marrakech. Des biens dont ils auraient caché l’existence au fisc. Dans un communiqué publié par Isabelle Balkany, le député-maire UMP dénonce un « déferlement insensé de mensonges » et juge « insupportable, voire douloureux, d’être ainsi jeté aux chiens et une sorte de justice en place publique qui rappelle les plus sombres heures de notre histoire » Il assure qu’avec son épouse, ils poursuivront « systématiquement tous les organes de presse qui relaieront les violations du secret de l’instruction ainsi que les auteurs de ce délit ». Il s’interroge aussi sur la levée de cette immunité parlementaire dans la semaine qui précède les élections départementales.

Tarifs autoroutes : affaire classée !!

Tarifs autoroutes : affaire classée !!

 

Encore un dossier qui finit en eu de boudin. On devait revoir les conventions pour les concessions autoroute, Ségolène avait même proposé des autoroutes gratuites le dimanche ( ?), d’autres encore avançaient la renationalisation. La rentabilité était apparue exorbitante, les tarifs beaucoup trop élevés . Finalement , il y aura quand même bien des augmentations de péages ( contre des travaux), pas de mise en cause des conditions de concession, encore moins de nationalisation. Refusant de cautionner une « parodie de consultation », l’ancien rapporteur PS de la mission d’information sur les autoroutes a claqué la porte du groupe de travail sur les tarifs des autoroutes, à la veille de la remise de ses conclusions à Manuel Valls. »Le groupe de travail a (…) servi au mieux de parodie de consultation, au pire de moyen d’instrumentaliser les parlementaires », affirme dans un communiqué Jean-Paul Chanteguet, qui avait préconisé fin 2014 dans son rapport une résiliation des concessions liant l’Etat et les sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA). Dans un autre rapport publié en septembre, l’Autorité de la concurrence avait mis en avant la « rentabilité exceptionnelle » des SCA depuis leur privatisation en 2006, de l’ordre de 20% ou plus, sur fond de péages augmentant plus vite que l’inflation. Mais les concessionnaires contestent ce calcul, jugeant que leur rentabilité doit se calculer sur l’ensemble de la durée des concessions, soit une trentaine d’années, et correspond à celle généralement observée dans le secteur des travaux publics. Le rapport de l’Autorité de la concurrence a provoqué un affrontement entre les SCA et le gouvernement, ce dernier ayant décidé de geler l’augmentation de 0,57% des péages prévue au 1er février. S’estimant victimes d’un « excès de pouvoir », les sociétés ont contre-attaqué en lançant un recours devant le Conseil d’Etat. Mais, regrette M. Chanteguet, « après un mois de travail », « le gouvernement (…) est pressé de conclure, sans se donner le temps nécessaire et sans recourir à de véritables expertises indépendantes de l’influence des SCA ». « Je refuse d’avaliser plus avant cette mise en scène et mets un terme à ma participation à ce groupe de travail, dont les travaux, consciencieusement organisés et orientés, ont eu pour objectif de montrer, que de rente il n’y avait pas et que l’idée de la résiliation était irréaliste, pour ne pas dire irresponsable », regrette encore le député, également président de la commission du Développement durable de l’Assemblée nationale.

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