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La privatisation de l’aéroport de Toulouse condamné

La privatisation de l’aéroport de Toulouse condamné

La cour administrative d’appel, saisie par trois syndicats, a annulé ce mardi les décisions portant sur la sélection des candidats pour l’achat des parts de l’Etat en 2014. Opposés à la privatisation, la CGT, FSU et Solidaires arguaient que « l’offre indicative » (initiale) avait été déposée par le chinois Casil associé à la SNC Lavalin, mais que l’offre finale n’avait été présentée que par le groupe chinois Casil. La cour leur a donné raison mardi sur ce point et « a annulé la décision de céder à la société Casil Europe » les parts du capital, « l’autorisation du ministre chargé de l’Economie du 7 avril 2015 et l’arrêté ministériel du 15 avril 2015″.

« C’est la procédure de sélection du candidat qui a été annulée, pas la vente en soi. Pour la vente, c’est le tribunal du commerce de Paris qui est habilité à se prononcer. Je vais le saisir dans les semaines à venir », a-t-il ajouté.

Pour le conseiller départemental Pascal Boureau qui représente le département de la Haute-Garonne au conseil d’administration de Casil, « cela gèle le projet présumé de vente «des parts de l’actionnaire chinois. « Les acheteurs potentiels vont y regarder à deux fois ».

, Casil avait sélectionné deux finalistes, Eiffage et Ardian en partenariat avec des banques locales et vu la tournure du dossier, « ce serait de la folie furieuse s’ils continuaient » explique un banquier d’affaires, en espérant « pour eux qu’ils disposent de clauses de sortie face à ce type d’événements ».Notons que  l’ASI, a annoncé la semaine dernière qu’elle imposait à l’aéroport de Nice  une baisse des redevances aéroportuaires facturées aux compagnies aériennes de 33% et que cette décision est susceptible de refroidir sérieusement l’enthousiasme de possibles acquéreurs d’autres aéroports comme celui de Toulouse.

Vente de l’aéroport de Paris : un énorme cadeau de Macron à Vinci, pourquoi ?

Vente de l’aéroport de Paris : un énorme cadeau de Macron à Vinci, pourquoi ?

Difficile de comprendre pourquoi l’État se sépare d’un tel bijou de famille. Il y a sans nul doute des raisons politiques dans la mesure où Vinci comme d’autres grandes entreprises ont largement permis l’élection de Macron qui d’une certaine façon renvoie l’ascenseur. C’est aussi une grosse compensation de l’annulation du projet de Notre-Dame des Landes qui devait aussi être confié à Vinci. Pour parler simplement, on voit mal pourquoi l’État n’affecterait pas les dividendes importants de sa participation dans ADP au fonds de modernisation qu’il envisage notamment pour les nouvelles technologies. Au lieu de cela,  il va vendre ADP pour une dizaine de milliards, placer le fond en obligation et ce sont les intérêts de ce fonds qui seront affectés au développement des entreprises. L’argument du pouvoir est de dire que les dividendes d’ADP peuvent être fluctuants et ne rapporteront pas toujours une centaine de millions par an. Une erreur car les aéroports d’une façon générale sont d’extraordinaires machines à cash du fait de la taxation qui frappe les opérateurs aériens, aussi des recettes accessoires. Ce que ne dit pas le gouvernement c’est  que cette opération va permettre de manière assez artificielle de diminuer l’endettement de l’État qui sinon serait susceptible de franchir la barre des 100 % du PIB. Un seuil symbolique qui affecterait l’image de gestion publique de la France. Dernier détail : Vinci est un formidable réservoir de décideurs de l’administration. Vinci recrute sans arrêt les ingénieurs des ponts du ministère en les rémunérant 10 fois plus que ce qu’il touchait dans l’administration. La plupart des fonctionnaires espèrent être embauchés par  Vinci qui offrent des perspectives de carrière autrement plus généreuse que celle de l’État. Ces ingénieurs des ponts sont présents partout dans l’administration bien sûr, mais aussi dans les cabinets et en masse chez Vinci (qui recrutent aussi des énarques pour les mêmes raisons). Vinci est sans doute une très belle entreprise mais aussi un formidable lobby qui se nourrit pour partie des crédits publics (français et étrangers). Certes la vente de la participation de l’État n’est pas encore réalisée mais on voit mal comment elle pourrait échapper à Vinci pour les raisons évoquées. L’autre incongruité concerne la durée de la concession de 70 ans ! Pourquoi pas aussi deux siècles. Après avoir bradé des autoroutes à Vinci, autoroutes aujourd’hui particulièrement juteuses sur le plan financier, on va donc brader les aéroports  de Paris autant pour des motifs politiques que corporatistes. Une politique à court terme pour boucher le trou de la dette et renvoyer l’ascenseur à un lobby. Même la Cour des Comptes est critique. « Les aéroports métropolitains se sont révélés être des actifs profitables pour les court, moyen et long termes, et des investissements peu risqués, compte tenu de la conjoncture et des perspectives favorables du trafic aérien », estime la Cour des comptes. D’autant que le marché est porteur : selon l’Association internationale du transport aérien, le nombre de passagers dans le monde devrait doubler d’ici 2037. « On va céder les bijoux de famille », a également lancé Arnaud Viala, du parti Les Républicains. France Culture rappelle aussi les échanges lors l’audition d’Augustin de Romanet, le patron d’Aéroports de Paris : Lors de l’examen du texte devant la commission spéciale de l’Assemblée nationale sur la loi Pacte, les opposants de droite et de gauche ont dénoncé «un mauvais projet »« une faute stratégique »« une aberration économique », voire  »un abandon de souveraineté nationale », les aéroports représentant des frontières du pays. « Vous jouez les apprentis sorciers », a dénoncé le socialiste Boris Vallaud, évoquant  »un énorme gâchis »« Combien de fois Vinci a rendu visite au président Macron ? Combien de fois pour qu’on en soit aujourd’hui à décider la privatisation d’Aéroports de Paris ? », a interrogé le député de La France insoumise François Ruffin. « On s’apprête peut-être à faire un cadeau à des copains. Si c’est Vinci qui bénéficie d’ADP, ce sera un scandale d’Etat », a-t-il poursuivi. Le ministre de l’Economie,  Autre argument avancé en défaveur de la privatisation d’ADP, la perte de souveraineté pour gérer les enjeux liés à un aéroport international et au contrôle des frontières. « On s’aperçoit que l’Etat est le seul acteur capable de faire converger des intérêts sociaux, environnementaux et économiques. Pendant longtemps, on a pensé que ces intérêts contradictoires seraient régulés par le marché, par la magie de l’offre et de la demande », explique Franck Dedieu, professeur d’économie et de culture générale à l’Ipag Business School, à France Culture. Dans une tribune au Monde (article payant), d’autres experts s’inquiètent de la future gestion de Roissy et Orly, portes d’entrée en France métropolitaine et « première frontière de la France avec l’étranger, un enjeu vital et quotidien de sécurité nationale ».

 

Privatisation d’aéroport de Paris : un énorme cadeau de Macron à Vinci, pourquoi ?

Privatisation d’aéroport de Paris : un énorme cadeau de Macron à Vinci, pourquoi ? 

Difficile de comprendre pourquoi l’État se sépare d’un tel bijou de famille. Il y a sans nul doute des raisons politiques dans la mesure où Vinci comme d’autres grandes entreprises ont largement permis l’élection de Macron qui d’une certaine façon renvoie l’ascenseur. C’est aussi une grosse compensation de l’annulation du projet de Notre-Dame des Landes qui devait aussi être confiées à Vinci. Pour parler simplement, on voit mal pourquoi l’État n’affecterait pas les dividendes importants de sa participation dans ADP au fonds de modernisation qu’il envisage notamment pour les nouvelles technologies. Au lieu de cela,  il va vendre ADP pour une dizaine de milliards, placer le fond en obligation et ce sont les intérêts de ce fonds qui seront affectés au développement des entreprises. L’argument du pouvoir est de dire que les dividendes d’ADP peuvent être fluctuants et ne rapporteront pas toujours une centaine de millions parents. Une erreur car les aéroports d’une façon générale sont d’extraordinaires machines à cash du fait de la taxation qui frappe les opérateurs aériens, aussi des recettes accessoires. Ce que ne dit pas le gouvernement c’est  que cette opération va permettre de manière assez artificielle de diminuer l’endettement de l’État qui sinon serait susceptible de franchir la barre des 100 % du PIB. Un seuil symbolique qui affecterait l’image de gestion publique de la France. Dernier détail : Vinci est un formidable réservoir de décideurs de l’administration. Vinci recrute sans arrêt les ingénieurs des ponts du ministère en les rémunérant 10 fois plus que ce qu’il touchait dans l’administration. La plupart des fonctionnaires espèrent être embauchés par  Vinci qui offrent des perspectives de carrière autrement plus généreuse que celle de l’État. Ces ingénieurs des ponts sont présents partout dans l’administration bien sûr, mais aussi dans les cabinets et en masse chez Vinci (qui recrutent aussi des énarques pour les mêmes raisons). Vinci est sans doute une très belle entreprise mais aussi un formidable lobby qui se nourrit pour partie des crédits publics (français et étrangers). Certes la vente de la participation de l’État n’est pas encore réalisée mais on voit mal comment elle pourrait échapper à Vinci pour les raisons évoquées. L’autre incongruité concerne la durée de la concession de 70 ans ! Pourquoi pas aussi deux siècles. Après avoir bradé des autoroutes à Vinci, autoroutes aujourd’hui particulièrement juteuses sur le plan financier, on va donc brader les aéroports  de Paris autant pour des motifs politiques que corporatistes. Une politique à court terme pour boucher le trou de la dette et renvoyer l’ascenseur à un lobby. Même la Cour des Comptes est critique. « Les aéroports métropolitains se sont révélés être des actifs profitables pour les court, moyen et long termes, et des investissements peu risqués, compte tenu de la conjoncture et des perspectives favorables du trafic aérien », estime la Cour des comptes. D’autant que le marché est porteur : selon l’Association internationale du transport aérien, le nombre de passagers dans le monde devrait doubler d’ici 2037. « On va céder les bijoux de famille », a également lancé Arnaud Viala, du parti Les Républicains. France Culture rappelle aussi les échanges lors l’audition d’Augustin de Romanet, le patron d’Aéroports de Paris : Lors de l’examen du texte devant la commission spéciale de l’Assemblée nationale sur la loi Pacte, les opposants de droite et de gauche ont dénoncé «un mauvais projet »« une faute stratégique »« une aberration économique », voire  »un abandon de souveraineté nationale », les aéroports représentant des frontières du pays. « Vous jouez les apprentis sorciers », a dénoncé le socialiste Boris Vallaud, évoquant  »un énorme gâchis ». « Combien de fois Vinci a rendu visite au président Macron ? Combien de fois pour qu’on en soit aujourd’hui à décider la privatisation d’Aéroports de Paris ? », a interrogé le député de La France insoumise François Ruffin. « On s’apprête peut-être à faire un cadeau à des copains. Si c’est Vinci qui bénéficie d’ADP, ce sera un scandale d’Etat », a-t-il poursuivi. Le ministre de l’Economie,  Autre argument avancé en défaveur de la privatisation d’ADP, la perte de souveraineté pour gérer les enjeux liés à un aéroport international et au contrôle des frontières. « On s’aperçoit que l’Etat est le seul acteur capable de faire converger des intérêts sociaux, environnementaux et économiques. Pendant longtemps, on a pensé que ces intérêts contradictoires seraient régulés par le marché, par la magie de l’offre et de la demande », explique Franck Dedieu, professeur d’économie et de culture générale à l’Ipag Business School, à France Culture. Dans une tribune au Monde (article payant), d’autres experts s’inquiètent de la future gestion de Roissy et Orly, portes d’entrée en France métropolitaine et « première frontière de la France avec l’étranger, un enjeu vital et quotidien de sécurité nationale ».

Privatisation de l’Aéroport de Toulouse : le tribunal condamne

Privatisation de l’Aéroport de Toulouse : le tribunal condamne

« Qu’il y a eu un vice substantiel » dans la procédure de choix de l’actionnaire d’après la cour d’appel de Paris. En clair, on a vendu  bijoux de famille au premier venu, y compris à de personnages très douteux. . D’ailleurs pendant un temps, ‘L’acheteur chinois avait  disparu. le pire c’est que le chinois veut maintenant revendre ses part avec une grosse plus value et sans avoir respecté ses obligations de développement de l’aéroport.  Pourquoi ne pas passer une annonce sur le bon coin ? Selon certaines sources Mike Poon, l’acquéreur  aurait fait  l’objet d’une procédure de justice dans son pays pour «corruption». «Il avait  totalement disparu des écrans radars», expliquait Maître Christophe Lèguevaques, avocat du collectif des opposants à la privatisation du quatrième aéroport de France, «Cette proposition nous semblait relativement bizarre. Le gouvernement expliquait que le projet proposé allait dynamiser l’aéroport, poursuit l’avocat toulousain, cet aéroport n’a pas été privatisé, mais nationalisé au profit de l’État chinois». Et Christophe Lèguevaques de conclure: «Nous disons ça suffit. L’État a les cartes en main pour faire toute la lumière sur cette affaire. Des emplois sont en jeu!» Le 18 avril dernier, Mike Poon déclarait au quotidien régional La Dépêche du Midi : «vous verrez que nous tiendrons les promesses que nous avons faites». Il assurait vouloir «favoriser le développement de vols internationaux et en particulier en provenance de l’Asie et de la Chine» et investir 1,4 milliard d’euros d’ici à 2020. « L’annonce du rapporteur public intervient au moment même où les actionnaires chinois tentent de se désengager en vendant leurs parts. En début d’année, le groupe chinois a mandaté la banque Lazard pour recevoir des offres d’investisseurs intéressés pour reprendre sa participation dans l’aéroport de Toulouse Blagnac. Celle-ci vaudrait désormais plus de 500 millions d’euros, selon des évaluations de presse. Soit une éventuelle plus-value de 200 millions.

Stéphane Borras de Solidaires 31, l’un des membres d’un collectif anti-privatisation, indique qu’une autre action a été engagée parallèlement devant le tribunal de commerce de Paris, pour que le groupe chinois « ne parte pas avec la caisse » en cas de vente

Aéroport de Toulouse : encore des Chinois candidats

Aéroport de Toulouse : encore des Chinois candidats

Pendant que la France continue de faire du capitalisme à la papa, c’est-à-dire sur des conceptions du siècle dernier les grandes zones économiques, elles, pratiquent une nouvelle forme de régulation qui allie certes le capitalisme mais en préservant l’intérêt national. Quitte parfois  à entraver l’importation de biens ou de capitaux. Ainsi la France s’apprête à renouveler la privatisation de l’aéroport de Toulouse avant d’engager  celles d’ADP. Un nouveau chinois a manifesté son intérêt pour une prise de participation. On notera que ni en Chine ni aux États-Unis il n’est possible de laisser des capitaux privés étrangers prendre le contrôle des infrastructures. Pour des motifs stratégiques évidemment. D’une certaine manière, les orientations du gouvernement actuel, comme des précédents, consistent  à laisser le marché arbitrer les grands choix économiques du pays. C’est vrai pour les infrastructures (exemple les autoroutes ont été privatisées en grande partie)  mais c’est vrai également de la politique industrielle dont des pans entiers ont été bradés voir tout simplement abandonnés. La philosophie économique française a bien une quarantaine d’années de retard. Elle se réfère surtout au courant qu’on appelle l’école de Chicago, une vision libérale de l’économie qui s’appuie sur la théorie du libre marché et de la théorie classique des prix et du monétarisme. C’est un peu le laisser-faire de Guizot  (dans les années 1840) qui considère que l’efficacité des marchés coïncide avec l’intérêt général En opposition au keynésianisme et à l     peste socialisante. Du coup les chinois ne se gênent pas pour prendre des positions en France, ce qui est interdit en chine sauf avec un partenaire chinois.  L’émergence d’un groupe chinois parmi les candidats attise d’ailleurs  l’inquiétude des actionnaires locaux. « On a l’impression que les groupes français ont servi de lièvres pour faire monter les enchères. Ce n’est pas rassurant », fait remarquer Bernard Keller, vice-président de la Métropole qui siège au conseil de surveillance de l’aéroport. De son côté, Jean-Louis Chauzy, président du Ceser Occitanie, affirme :« C’est une surprise sans en être une. La Chine veut étendre son influence dans le monde en rachetant des infrastructures comme les ports et les aéroports pour construire de nouvelles routes de la soie. Elle n’est pas prête à renoncer à l’aéroport de Toulouse, car c’est là qu’est implanté Airbus, c’est une opportunité d’être au coeur de l’industrie aéronautique française. »

Le scandale de la privatisation de l’aéroport de Toulouse

Le scandale de la privatisation de l’aéroport de Toulouse

 

 

 

 

Pour résumer,  le sulfureux chinois qui a acheté près de 50 % des parts du capital de l’aéroport de Toulouse pour un montant de 200 millions, s’apprête à revendre ses parts pour un montant de 500 millions. Cela en outre après avoir reçu 30 millions € de dividendes. Du coup le collectif opposé à la privatisation réclame des comptes et demandent même l’annulation de cette privatisation qui constitue une véritable braderie des bijoux de famille de l’État, cela souvent avec des complicités locales. Il faut vraiment que l’État et certains responsables locaux soient shootés à l’ultra libéralisme pour vendre des les infrastructures aussi stratégiques et qui rapportent. En plus on a vendu à une société chinoise dont le responsable a disparu pendant plusieurs mois pour des motifs inconnus !  Le pire c’est que l’État s’apprête à faire le même cadeau au privé en vendant de l’aéroport de Paris. Même les Américains qu’on ne peut accuser d’étatisme refuse toute privatisation des aéroports. Les opposants à la privatisation de l’aéroport de Toulouse n’ont pas dit leur dernier mot. Après avoir mené des recours judiciaires pour annuler la cession des 49,99% de parts de l’État à Casil Europe, le Collectif contre la privatisation de la gestion de l’aéroport Toulouse-Blagnac a lancé lundi 11 février une pétition. Intitulé « Rendez l’argent », le texte demande aux collectivités d’engager une procédure contre les actionnaires chinois en sollicitant « le remboursement des 30 millions d’euros de dividendes indûment perçus par Casil Europe ». « Il s’agit d’obtenir la nullité de la cession des parts de l’État en 2015, mais également de l’accord sur les dividendes de décembre dernier (qui donne la possibilité de verser jusqu’à l’intégralité du résultat net de l’aéroport sous forme de dividendes aux actionnaires, ndlr) », explique l’avocat du collectif, Christophe Lèguevaques.

Aéroport de Toulouse : on a bradé à des inconnus (Cour des comptes)

Aéroport de Toulouse : on a bradé à des inconnus  (Cour des comptes)

La Cour des Comptes fait un bilan sans concession des conditions dans lesquelles on a bradé l’aéroport de Toulouse. Des ouvertures de capital qui se sont faites sans aucune transparence, aucune compétence voir sans aucune connaissance des actionnaires. On se rappelle notamment que l’actionnaire chinois de Toulouse a disparu pendant toute une période !  La lecture de quelques passages du rapport de la Cour des Comptes est édifiante :

« Les critères de recevabilité des candidats étaient peu exigeants et limités à leur capacité financière, l’Agence des participations de l’État ayant choisi de ne pas exiger d’expérience en matière de gestion aéroportuaire. »

  »Ce manque d’expérience peut apparaître comme contradictoire avec l’un des objectifs de la privatisation pour l’État qui était d’apporter aux aéroports concernés de nouvelles compétences industrielles ».

« Alors même que la capacité financière constituait le principal critère de recevabilité des candidatures dans le cahier des charges de la privatisation, Shandong Hi-Speed Group et Friedmann Pacific AM n’apportent aucune garantie. Or, le capital social de Casil Europe n’est que de 10 000 euros. Son adresse au 6, boulevard de la Madeleine à Paris, correspond à celle d’une société spécialisée dans la domiciliation d’entreprise et aucune plaque, ni à l’extérieur du bâtiment ni dans la cour, n’atteste d’une présence physique de la société ».

« Le pacte d’actionnaires conduit l’État à jouer un rôle ambigu au sein du conseil de surveillance, partagé entre le soutien aux propositions de Casil Europe auquel il s’est engagé dans le pacte et son souci de jouer un rôle de modérateur entre l’actionnaire principal et les actionnaires locaux ».

« Pour pouvoir privatiser la société aéroportuaire de Toulouse, alors que les collectivités territoriales demandaient que les actionnaires publics restent majoritaires dans son capital, l’APE a choisi un montage destiné à faire espérer aux actionnaires locaux et à l’acquéreur privé des points d’aboutissement inconciliables, ce qui a conduit à l’échec de la privatisation. La privatisation demeure donc inaboutie et la société ATB reste dans la situation, ambiguë et instable, d’une entreprise dont le capital est majoritairement public, mais dont le contrôle appartient à l’actionnaire privé par l’effet du pacte d’actionnaires qu’il a conclu avec l’État ».

 

Des responsables toulousains refusent la privatisation de l’aéroport par les Chinois

Des responsables toulousains refusent la privatisation de l’aéroport par les Chinois

On se souvient que les Chinois avaient déjà pris presque la moitié du capital de l’aéroport de Toulouse. La question se pose de la vente d’une partie du reste du capital. Le départements’  oppose à cette vente considérant à juste titre que l’activité est rentable, qu’en outre l’aéroport présente un caractère stratégique. Notons que les prises de participation dans les infrastructures chinoises ne sont pas permises. « L’État peut vendre ses actions pendant un an. Il peut les proposer aux Chinois sur la base d’un accord antérieur. Mais il n’y a pas que les accords antérieurs, il y a aussi la force politique et la force populaire, qui font que peut-être, l’État ne vendra pas ses parts sur cette période. Après cette échéance, tout est ouvert… Nous pouvons créer un rapport de force qui demande à l’État d’être prudent sur cette vente. Je pense qu’une grande partie de la population ne veut pas que cet aéroport soit privatisé à 60 % », a tenu à mettre en garde Georges Méric lors de ses vœux à la presse mercredi 17 janvier. Ainsi, l’élu départemental compte sur le soutien de toutes les collectivités, mais surtout sur le soutien des Haut-Garonnais pour empêcher une éventuelle prise de contrôle de Casil Europe avant avril 2019. Après cette date, le Département envisage plusieurs scénarios. « Il y a deux possibilités à l’issue de ces douze mois : soit l’État garde ses parts et c’est le mieux, soit il veut à tout prix être vendeur et on se positionne pour les racheter. On parle de 60 millions d’euros environ, 60 millions d’euros qui rapportent de l’argent aussi. Ce n’est pas un délire financier, au contraire cela tient la route. Nous l’avons bien étudié. Si le privé le veut c’est que c’est jouable », conclut le président départemental.

Aéroport de Notre-Dame des Landes : un vrai dossier pourri dès le départ

Aéroport de Notre-Dame des Landes : un vrai dossier pourri dès le départ

 

Contrairement à ce que disent certains experts,  les lobbys et les élus nantais,  la perspective d’un nouvel aéroport à Notre-Dame des Landes ne s’inscrivait pas dans une problématique aéroportuaire. Il est démontré que l’aéroport actuel peut facilement -pour peu qu’il soit un peu modernisé- avaler trois à quatre fois plus de trafic qu’actuellement si l’on se réfère à des aéroports étrangers. L’enjeu était ailleurs il s’agissait de récupérer environ 3 km² occupés par l’aéroport actuel de Nantes Atlantique pour une vaste opération urbanistique afin d’y développer commerce, habitat et services. Bref de faire croître la ville de Nantes qui d’un coup aurait pu voir sa population augmenter de 30 à 50 000 habitants avec les ressources fiscales qui sont attachées. Une vraie aubaine les élus nantais aussi pour les lobbies qui auraient eu l’occasion de faire du béton d’abord sur l’ancienne aéroport de Nantes Atlantique ensuite sur le nouveau projeté à Notre-Dame des Landes. Les élus s’appuient  sur la saturation de Nantes Atlantique, ce qui est totalement faux. Ils avancent aussi le problème des nuisances notamment de bruits. Il est clair que certains habitants subissent les conséquences de ces bruits mais s’il y a de plus en plus d’habitants concernés c’est que la zone a vu ses habitants progresser. Comme souvent au départ il n’y a pas beaucoup d’urbanisation autour de la zone aéroportuaire et progressivement la région se densifie ne serait-ce que pour loger les salariés de  l’aéroport. Ainsi à Bouguenais, la population a doublé depuis 1970. Tous les aéroports mondiaux connaissent le même phénomène. Au départ la zone est presque vide de toute habitation mais progressivement l’urbanisme progresse d’autant que les activités économiques sont favorables. Bref, un vrai dossier pourri depuis le départ quant à son objet réel. 

« Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes » (Hamon)

« Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes » (Hamon)

Intox ou information, Benoît Hamon a affirmé dimanche qu’il pensait que le projet de Notre-Dame des Landes ne se ferait pas. Invité du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, Benoît Hamon estime sans concession qu’il « n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Les hypocrites au gouvernement veulent dire le contraire mais Emmanuel Macron ne le fera pas ». La question qui se pose est peut-être pas tant celle de la création de l’aéroport que celle du maintien de Nicolas Hulot au gouvernement. Pour l’instant il semble bien que la question ne soit pas encore tranchée concernant l’avenir de l’infrastructure en cause. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a annoncé qu’un rapport serait remis le 13 décembre prochain à Édouard Philippe. « Attendons le 13 pour savoir s’il est possible d’avoir une solution différente de la réalisation de l’aéroport ou de l’annulation du projet. Le gouvernement tranchera sur la base de ce rapport », a-t-il ajouté.  Si Emmanuel Macon hésite encore c’est sans doute parce que la décision favorable pour la création d’un nouvel aéroport serait de nature à affaiblir de manière très sensible la crédibilité de Nicolas Hulot. Nicolas Hulot qui est un peu la caution écologique de Macon serait beaucoup moins utile. Or sur les principaux dossiers, Nicolas Hulot a dû avaler pas mal de couleuvres mêmes sur le dossier du glyphosate où le gouvernement a dû se rattraper aux branches en affirmant que l’interdiction ne se ferait pas d’ici cinq ans comme décidée par l’union européenne mais d’ ici trois ans, si on trouve les alternatives d’ici cette échéance. Des alternatives qui seront difficiles à trouver dans ce délai. Du coup, on n’interdira sans doute partiellement l’utilisation du désherbant chimique pour faire semblant de respecter l’engagement soutenu par Nicolas Hulot. Nicolas Hulot qui comme tout  ministre de l’environnement ne sert pas à grand-chose. On objectera à juste titre qu’il n’est pas le premier dans ce champ ministériel. Un champ ministériel d’ailleurs très virtuel puisque le ministre ne dispose d’aucune administration et d’aucun vrai moyen. C’est le ministère de la parole  qui veut se donner l’illusion de servir la cause de l’environnement mais qui ne fait qu’accroître les contradictions entre les problématiques économiques, sociétales et  écologiques. La vérité aussi c’est que Nicolas Hulot n’a aucune culture ni environnementale, ni politique. C’est un pur produit des médias. Sorte de Michel Drucker ou Mimi Matisse qui a utilisé sa notoriété télévisuelle pour se construire une pseudo autorité politique. Certes il a réalisé quelques reportages intéressants sur la dégradation des écosystèmes mais cela ne suffit pas pour lui délivrer un brevet de compétence. Une compétence qu’il a d’ailleurs surtout utilisée pour se constituer une fortune de 200 millions grâce à son business écologique. Le journal  américain People With Money estime que Hulot  a accumulé  près de 215 millions d’euros.   Épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa Fondation, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyl salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien. . Pour autant, hors de question pour l’écologiste de quitter le navire. «Il faut qu’on arrête cette petite musique de savoir si je vais arrêter. Je suis là pour faire et je suis là pour durer», a-t-il déclaré…durer un certain temps ….comme le fût du canon de Fernand Reynaud !

 

 

L’Aéroport de Toulouse vendu aux Chinois ?

L’Aéroport de Toulouse vendu aux Chinois ?

Visiblement les Chinois continuent  de faire leurs courses en France y compris en matière d’investissements stratégiques. Dernier exemple en date l’aéroport de Toulouse déjà détenu à 49,99 % par les Chinois et qui pourrait racheter les 10 % de parts de l’État avec le consentement de ce dernier. Il faut rappeler que les investissements étrangers concernant les infrastructures en Chine sont interdits ! Mais la France reste très ouverte au commerce et aux investissements chinois. Les échanges de biens sont particulièrement déséquilibrés entre la France et la Chine. La Chine qui exporte chaque année environ 46 milliards et la France une quinzaine. Un résultat qui tient compte des écarts de compétitivité mais aussi du soutien artificiel de l’État chinois à des entreprises en surcapacités de production. (Ce qui a justifié notamment l’augmentation considérable des droits de douane de la part des États-Unis sur l’acier et l’aluminium). Les importations concernent  avant tout des produits électroniques. D’abord, tout ce qui touche les téléphones portables. Nous en achetons pour plus de 5.5 milliards, suivi de très près de l’informatique. Beaucoup plus loin derrière on trouve les vêtements avec quand même de gros volumes. Côté français, la meilleure vente française c’est notre aéronautique, des avions Airbus l’an dernier. C’est le tiers de nos exportations vers la Chine. Viennent ensuite les céréales et les médicaments. Des exportations qui restent très en dessous de nos importations. Notre déficit commercial continue de se creuser »,   La Chine ne se contente pas de ce déséquilibre commercial à son profit, elle prend aussi des bardes plus importantes dans les investissements français, des investissements dans les entreprises mais aussi des investissements dans les terres agricoles. Certes La Chine ne pèse que 2% de l’investissement total étranger en France mais chaque année, des fleurons de l’économie nationale passent sous le contrôle partiel ou total des investisseurs du pays communiste. Ainsi par exemple  Dongfeng est devenu le premier actionnaire du groupe PSA à la faveur de la crise traversée par le groupe en 2014. De même, la compagnie aérienne China Eastern Airlines vient d’acquérir 10% d’Air France-KLM. En juin dernier, le fonds Fortune Fountain Capital (FFC) s’est emparé de Baccarat, une entreprise lorraine âgée de 250 ans. Dans la mode, les marques Sandro, Maje ou Sonia Rykiel sont également passées sous pavillon chinois. Le groupe Jinjiang, leader de l’hôtellerie sur son marché, a franchi le seuil des 15% du capital d’Accor. En 2014, Il a déjà racheté la Louvre Hotels Group, qui possède des établissements de luxe et des chaînes grand public, comme Campanile ou Golden Tulip. Il vient également d’annoncer la prise de contrôle majoritaire du réseau français Hôtels & Préférence qui fédère 140 établissements de luxe dans le monde. Le Club Med. Fosun est devenu l’actionnaire unique du champion des clubs de vacances. Les infrastructures sont aussi dans le viseur. De futures têtes de pont pour les entreprises et les marchandises en provenance d’Asie. Sur le modèle du Pirée, en Grèce, 14 hectares d’entrepôts du port du Havre sont passés sous contrôle chinois. Comme les 600 hectares de l’ancienne base américaine de Châteauroux, qui entourent un aéroport dédié notamment aux formations des pilotes d’Air France et à l’entretien des avions de ligne comme l’A380. Mais l’acte le plus fort reste le choix surprise, en 2016, d’un financier de Hongkong pour prendre le contrôle de l’aéroport de Blagnac au moment de sa privatisation. Et pour conforter cette prise de contrôle l’état s’apprêterait à vendre les 10 % de parts qu’il détient de sorte que les Chinois détiendraient la majorité du capital de l’aéroport de Toulouse.  L’aéroport de Toulouse pourrait connaître un nouveau tournant au printemps 2018. (Crédits : Rémi Benoit)Dans six mois, l’État pourra vendre ses 10,01 % de parts restantes dans l’aéroport de Toulouse, avec la possibilité que l’actionnaire chinois devienne majoritaire dans la plateforme. Le pacte d’actionnaires conclu au moment de la cession entre l’État et Casil Europe pourrait compromettre le front commun mis en oeuvre par les actionnaires locaux. « On a le sentiment que l’État prépare le terrain pour mettre en oeuvre l’option de vente de ses parts restantes de l’aéroport », estime Pascal Boureau. Le représentant du Conseil départemental de Haute-Garonne au sein du conseil de surveillance de la société Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) s’interroge après les propos tenus la semaine dernière par Bruno Le Maire. Le ministre de l’Économie a été interpellé à l’Assemblée nationale par le député (Modem) de la 2e circonscription de Haute-Garonne Jean-Luc Lagleize sur le devenir de la plateforme aéroportuaire. Pour rappel, en avril 2015, l’État a cédé 49,99% des parts d’ATB à l’actionnaire chinois Casil Europe. À compter du 18 avril 2018, l’État aura six mois (renouvelable une fois) pour décider s’il met en oeuvre l’option de vente à Casil Europe de ses 10,01% de parts restantes. Avec 60% des parts, l’investisseur chinois deviendrait alors majoritaire au sein du capital de l’aéroport.  À l’Assemblée nationale, le ministre de l’Économie est loin d’exclure ce désengagement total de l’État : «Ce qui compte au final n’est pas de savoir si l’aéroport est public ou privé, mais qu’il puisse avoir de l’activité et des investissements afin de rester moderne et innovant, a répondu Bruno Le Maire à Jean-Luc Lagleize. L’État conserve d’autres moyens d’interventions : les normes, les règles et la distribution des créneaux pour les compagnies aériennes». Pour Christophe Lèguevaques, l’avocat du collectif contre la privatisation d’ATB, « les propos de Bruno Le Maire ne sont là que pour amuser la galerie. La messe est dite depuis le 4 décembre 2014 via la signature du pacte d’actionnaires entre l’État et Casil Europe qui contraint l’État à voter à chaque fois dans le sens des propositions de l’actionnaire chinois.

 

Notre-Dame-des-Landes vote à 73% contre le transfert de l’aéroport

Notre-Dame-des-Landes vote à 73% contre le transfert de l’aéroport

 

Le ridicule du référendum concernant Notre Dame des landes est largement démontré  par ce vote de la commune concernée opposée à 73 % au nouvel aéroport. Résumons la situation 55 % de la consultation organisée dans le seul département de Loire-Atlantique se sont prononcés en faveur de cet aéroport. Près de 60 % des habitants de la région des Pays de Loire son contre, comme les français dans leur ensemble. D’où la question quelle légitimité pour ce pseudo référendum ou alors les liaisons aériennes seront-elles limitées à la Loire-Atlantique ? De toute manière il ne s’agissait nullement d’un référendum mais d’une simple consultation sans fondement économique et juridique sans fondement économique parce que les liaisons concerneront évidemment la France, l’Europe et même le monde entier. Sans fondement juridique car il s’agit d’un projet d’intérêt national dont le principe a déjà été adopté comme le souligne d’ailleurs la décision du conseil d’État appelé à ce prononcé sur ce référendum.

 

Après l’enlisement de la déchéance de nationalité celui du référendum de l’aéroport de Notre-Dame des Landes

Après l’enlisement de la déchéance de nationalité celui du référendum de l’aéroport de Notre-Dame des Landes

 

 

 

On peut légitimement s’interroger sur la compétence des conseillers de François Hollande qui sur deux sujets majeurs ont  contribué à l’enlisement de François Hollande ; après cet interminable débat sur la déchéance de nationalité voilà désormais celui du référendum de l’aéroport de Notre-Dame des Landes. Une consultation qui pose davantage de problèmes qu’elle n’en résout. Concernant la déchéance de nationalité,  François Hollande s’est embourbé dans une procédure parlementaire surtout entretenue par les frondeurs de gauche comme de droite davantage préoccupés par les primaires de 2017 que par  la déchéance des terroristes. De ce point de vue,  François Hollande aurait dû choisir d’autres procédures soit une loi pour compléter le dispositif législatif relatif à cette déchéance ou alors  une consultation nationale à travers le référendum. Sur la question du terrorisme, François Hollande n’a pas voulu prendre le risque du référendum. Paradoxalement il choisit cette procédure pour traiter de la question de l’aéroport nantais. Une procédure forcément inadaptée dans la mesure où l’infrastructure en cause aura une dimension nationale et que son avenir ne peut être décidé par un référendum local. Inévitablement François Hollande avec sa proposition a provoqué un imbroglio juridique. Le président du Conseil régional des Pays de Loire, Bruno Retailleau (Les Républicains), qui soutient le projet, a pour sa part annoncé lors d’une conférence de presse qu’il refuserait d’organiser ce « référendum local ». Il y voit « un enfumage » pour « enterrer » l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, censé remplacer celui de Nantes. Mais un rapport remis à la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, en juin 2015, conclut à l’impossibilité en l’état actuel de la loi d’organiser localement un référendum au sens strict sur des infrastructures relevant d’une décision de l’Etat. Seule une « consultation des électeurs » aux résultats non contraignants est envisageable, estiment ses auteurs. Pour en faire un référendum en bonne et due forme, il faudrait une modification législative ou réglementaire. Celle-ci pourrait passer par une proposition de loi sur le renforcement du dialogue environnemental déposée en janvier par la députée socialiste Sabine Buis ou par des ordonnances. Se pose aussi la question des participants. Plus globalement ce projet de référendum se révèle aussi inutile que l’aéroport lui-même !

Vente aéroport de Toulouse : à nouveau sur le bon coin

Vente aéroport de Toulouse : à nouveau sur le bon coin

Valls a une solution mettre la vente sur le bon coin ; Déjà un ferrailleur roumain serait sur le coup à condition de vendre en même temps la Tour Eiffel et le Pont des Arts , peut-être aussi l’acier contenu dans les appareils dentaires des pensionnaires des maisons de retraite ; Pourquoi pas, on a déjà vendu l’industrie !  Dans une interview publiée ce jeudi par la Dépêche du Midi, le Premier ministre assure que la disparition du principal repreneur chinois ne l’inquiète pas. Mais c’est un argument de plus pour les opposants au rachat par les Chinois de 49.9% des parts de la société de gestion de l’aéroport de Toulouse.   En avril dernier, Mike Poon avait fait le déplacement de Toulouse pour rassurer ceux qui s’inquiétaient de la privatisation, au profit d’investisseurs chinois, de la gestion de l’aéroport. Il jouait un rôle clef dans cette affaire en tant que président-directeur général du fonds d’investissement hongkongais Friedmann Pacific AM, un membre clef du consortium Symbiose qui a repris 49,99% d’ATB, la société de gestion de la plate-forme.  Mais depuis une enquête pour corruption a été ouverte en Chine contre une autre société qu’il présidait, la China Southern Airlines. Et lui même a totalement disparu.  Une affaire qui n’inquiète  »à aucun moment! » Manuel Valls qui s’exprime dans la Dépêche du Midi avant un déplacement à Toulouse.  « La société concernée n’a que des liens indirects avec le consortium chinois qui a acquis une partie du capital de l’aéroport » assure le Premier ministre. Mais pour le Collectif contre la privatisation de l’aéroport, c’est un argument de plus.

Aéroport de Toulouse : à vendre sur le Bon coin ?

Aéroport de Toulouse : à vendre sur le Bon coin ?

On vend les bijoux de famille au premier venu, y compris à la mafia. Dernier exemple en  date l‘aéroport de Toulouse. ‘L’ acheteur chinois a disparu ! Et  l’opérateur canadien lui est interdit bancaire par la Banque mondiale. Finalement uen solution seraiat de vendre à la Grèce ou à la Russie avec en prime AirBus.l L a question de la solvabilité pourraiat se poser mais on pourraiat comme en bourse acheter à crédit peut être même revendre avec une plus value, peut-être à L’Etat islamique.  Ou alors au concurrent Boeing. Pourquoi ne pas passer une annonce sur le bon coin ? En tout cas le  riche industriel chinois est le PDG de Symbiose qui a signé l’acquisition en avril dernier à hauteur de 49,9 % de la société de gestion de l’aéroport de Toulouse en effet disparu. . Selon certaines sources Mike Poon ferait l’objet d’une procédure de justice dans son pays pour «corruption». «Il a totalement disparu des écrans radars il y a environ un mois», explique Maître Christophe Lèguevaques, avocat du collectif des opposants à la privatisation du quatrième aéroport de France, «nous avons appris cela en plein salon du Bourget. Est-il interrogé pour des malversations dans son pays? C’est la rumeur qui court depuis plusieurs jours». L’aéroport était évalué à 150 millions d’euros, et Mike Poon en avait proposé 308 millions. «Cette proposition nous semblait relativement bizarre. Le gouvernement expliquait que le projet proposé allait dynamiser l’aéroport, poursuit l’avocat toulousain, cet aéroport n’a pas été privatisé, mais nationalisé au profit de l’État chinois». Et Christophe Lèguevaques de conclure: «Nous disons ça suffit. L’État a les cartes en main pour faire toute la lumière sur cette affaire. Des emplois sont en jeu!» Le 18 avril dernier, Mike Poon déclarait au quotidien régional La Dépêche du Midi : «vous verrez que nous tiendrons les promesses que nous avons faites». Il assurait vouloir «favoriser le développement de vols internationaux et en particulier en provenance de l’Asie et de la Chine» et investir 1,4 milliard d’euros d’ici à 2020.«Les suspicions de corruption doivent conduire à renoncer à la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, sans attendre le recours au conseil d’État». Cette disparition mystérieuse ne semble pas inquiéter certains membres du conseil de surveillance de l’aéroport: «pour l’instant, rien ne change». Chantal Beer-Demander, la présidente du Collectif d’opposants à la privatisation est catégorique: «les suspicions de corruption devraient amener le gouvernement à publier le pacte d’actionnaires et le projet industriel pour l’aéroport. Elles doivent surtout conduire à renoncer à la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, sans attendre le recours au conseil d’État que nous avons déposé avec nos conseils. Il n’a pas que Mike Poon qui est dans l’œil du cyclone avec son consortium. Il y a également l’opérateur canadien Lavalin dont on ne connaît pas le rôle dans cette nouvelle gestion. Lavalin est interdit bancaire par la Banque mondiale également pour des faits de corruption, en Libye notamment. On ne sait même pas si Monsieur Poon a fait le chèque de 308 millions. Il y a trop d’opacité dans toute cela.»

 

Aéroport Notre-Dames-des-Landes : « bon courage » à Valls (Ségolène)

Aéroport Notre-Dames-des-Landes : « bon courage » à Valls (Ségolène)

 

Après le coup  de menton de Valls réaffirmant que l’aéroport de Notre Dame des Landes serait bien construit à partir de mi-2015 ; Ségolène a été interrogée sur cette déclaration qui l’a surprise et a souhaité «  bon courage «  à Valls. Une manière sans doute de marquer sa différence dans un dossier qui s’enlise de plus en plus.  Manuel Valls a donc réaffirmé sa volonté de construire l’aéroport de Notre-Dames-des-Landes dans les colonnes de Ouest-France. Mais le Premier ministre semble avoir oublié de prévenir sa ministre de l’Écologie avant de marteler son engagement.  « Vous étiez au courant ? », a demandé Anne-Sophie Lapix à Ségolène Royal dans C à Vous mercredi soir. « Non », lui répond alors la ministre. « Vous trouvez que c’est une bonne décision ? » enchaîne alors la journaliste. « Je lui laisse l’entière responsabilité de cette déclaration ». Ségolène Royal a semblé un peu confuse, visiblement surprise, ne sachant pas de quoi ses interlocuteurs parlaient, alors que l’information était sortie quelques dizaine de minutes plus tôt dans la presse. Consciente des difficultés qu’attendent Manuel Valls, notamment en raison de l’opposition des « zadistes », l’ancienne présidente de la région Poitou-Charentes souhaite alors « bon courage » et « bonne chance » à Matignon.

 

Après Toulouse, l’aéroport de Lyon vendu aux chinois

Après Toulouse, l’État de l’aéroport de Lyon vendu aux chinois

Les socialistes sont devenus fous. Ils ne s’opposeraient pas à la vente de l’aéroport de Lyon aux chinois si l’on en croit le maire de Lyon (PS). L’affaire des autoroutes n’aura donc pas servi de leçon (dont le taux de rentabilité est proche de 20%). L’Etat continue de brader les infrastructures les plus juteuses.  Une cession éventuelle de Lyon Saint-Exupéry à un consortium chinois, comme à Toulouse, ne serait pas rejetée par Gérard Collomb: «S’il ouvrait une ligne avec Shanghaï ou Pékin, ça pourrait se discuter», explique l’édile. Il affirme avoir fait de l’ouverture de nouvelles lignes aériennes «une condition sine qua non» à la privatisation, lors d’un échange avec Manuel Valls le 3 décembre dernier à Paris.  L’aéroport de Lyon est le deuxième aéroport régional de France par le trafic passager. 8,5 millions de personnes y ont transité l’année dernière, contre 7,5 millions à Toulouse Blagnac et 11,5 millions à Nice Côte d’Azur. Il a engrangé en 2013 un chiffre d’affaires de 158 millions d’euros, en hausse de 4,7%, et un Ebitda de 51 millions (+7,5%). De son côté, l’aéroport de Nice génère chaque année 222 millions de chiffre d’affaires, quand celui de Toulouse Blagnac ne dépassait pas 120 millions d’euros.  Les cessions de participations dans les aéroports de Lyon et Nice devraient donc rapporter davantage que les 300 millions d’euros générés par la cession de 49,9% de l’aéroport de Toulouse. Selon l’agence Reuters, l’aéroport de Lyon, dans son intégralité, est valorisé 1 milliard d’euros et celui de Nice 1,6 milliard d’euros. Comme pour Toulouse Blagnac, le gouvernement devrait se tourner vers l’acheteur le mieux-disant. «Le gouvernement français est bien décidé à maximiser le prix de cession des actifs publics, sans faire de cadeau aux candidats locaux», souligne Grégoire Thibault, analyste BTP et Concessions chez Natixis, dans une note de recherche citée par Reuters.

 

Aéroport Toulouse : « l’État doit rester majoritaire » (Martin Malvy)

Aéroport Toulouse : « l’État doit rester majoritaire » (Martin Malvy)

 

Alors que le gouvernement vient d’annoncer la cession de 49,9% de l’aéroport de Toulouse-Blagnac à un consortium chinois, le président de la Région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, a estimé que l’Etat devait rester majoritaire dans l’établissement. L’ancien ministre a souligné dans un communiqué avoir transmis cette position aux autorités « depuis plusieurs semaines »: « si l’Etat cédait 49,9 % des parts qu’il détient – et quel que soit le concessionnaire retenu « . Je souhaitais que la puissance publique demeure majoritaire dans le capital de  Selon lui, « c’est possible. Soit que l’Etat garde les parts qu’il possédera encore – 10,1% – soit que le candidat désigné cède une partie de celles qu’il va acquérir ».L’État a lancé un appel d’offres en juillet en vue de céder 49,9% du capital sur les 60% qu’il détient actuellement. Trois groupes avaient fait des offres deux fonds d’investissements chinois face aux français Vinci Airports et Aéroports de Paris, soutenus respectivement par la Caisse des Dépôts et le Crédit Agricole.

Après l’aéroport de Toulouse, la vente de la Tour Eiffel aux Chinois ?

Après l’aéroport de Toulouse, la vente de la Tour Eiffel aux Chinois ?

On sait que la France se débarrasse de ses bijoux de famille pour boucher les trous du budget. Dans le cadre de cette grande braderie figure l’aéroport de Toulouse susceptible d’être cédé aux Chinois qui veulent en faire un grand hub aérien pour desservir l’Europe. Cette perspective bien entendu soulève de nombreuses protestations quand on sait par ailleurs qu’il est interdit acheter des équipements publics en Chine. Les Etats-Unis avaient de leur coté refusé de vendre certains ports aux chinois. Mais la France est en faillite, elle n’a plu un sou, on solde donc les participations dans tous les domaines. Cela vaut pour les aéroports de province et notamment Toulouse. Dès lors s’il faut tirer le meilleure rapport du patrimoine, pourquoi ne pas vendre auusi la tout Eiffel ( par ailleurs une société très rentable) ou même pourquoi pas une ville entière. On connait les difficultés financière de collectivités locales, la privatisation serait une piste à explorer ( une idée pour monsieur  Marron ?) ; Pour débuter et ne pas trop choquer la sensiblerie patriotique  on pourrait commencer par solder la tour  Eiffel. Il suffirait dans la transaction d’en fixer les conditions et d’exiger que la tout Eiffel demeure à Paris. Sinon, on risque effectivement une délocalisation du symbole de la capitale. Encore que l tour Eiffel à Pékin ou Shanghai pourrait constituer la marque du rayonnement français dans le nouveau  monde. En prime on pourrait auusi vendre une grande partie de notre gouvernement aux Chinois mais là pas sûr que les chinois acceptent car la valeur marchande est inexistante.

 

Le gouvernement d’accord pour vendre l’aéroport de Toulouse aux chinois

Le gouvernement d’accord pour vendre l’aéroport de Toulouse aux chinois

Les chinois vont gagner leur pari : créer un hub chinois à Toulouse et le gouvernement es d’accord ! (il faut rappeler quà l’inverse  les  ventes  infrastructures chinoises aux étrangers est interdite).  Le gouvernement français compte céder 49,99% du capital de l’aéroport de Toulouse au consortium chinois Symbiose, annonce le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron à La Dépêche du Midi. Dans un entretien au journal, le ministre précise « qu’il ne s’agit pas d’une privatisation mais bien d’une ouverture de capital dans laquelle les collectivités locales et l’Etat restent majoritaires avec 50,01% du capital ». Il ajoute qu’elle s’effectue pour « un montant de 308 millions d’euros ». Par ailleurs, le ministre de l’Economie s’élève contre des « récents propos antichinois entendus dans ce dossier », précise le site du quotidien régional. Il « appelle ceux qui, à Toulouse, sont attachés à l’emploi et au succès d’Airbus, de réfléchir à deux fois aux propos qu’ils tiennent. Notre pays doit rester attractif car c’est bon pour la croissance et donc l’emploi ». Dans un communiqué commun, Emmanuel Macron et le ministre des Finances Michel Sapin précise avoir choisi ce consortium, composé de Shandong Hi-Speed Group et de Friedmann Pacific Asset Management, un fonds d’investissement de Hong Kong, comme « acquéreur pressenti » de la part de 49,9% mise en vente cet été par l’Etat, sur les 60% qu’il détient actuellement. « L’aéroport de Toulouse-Blagnac demeure en tout état de cause géré dans le cadre d’une concession dont l’Etat est le concédant et seul le capital de la société concessionnaire, chargée de l’exploitation, est ouvert », assurent les deux ministres, ajoutant que « l’opération a été menée en concertation continue entre l’Etat et les actionnaires publics locaux ». Le reste du capital de l’aéroport est détenu par la Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse (25%) ainsi que les collectivités locales (région, département et agglomération de Toulouse, avec 5% chacun). La Dépêche précise par ailleurs que « les Chinois pourraient dans un second temps céder jusqu’à 16% de leur participation à un investisseur français type Caisse des dépôts, EDF Invest ou encore Crédit Agricole Predica ». Enfin, Bercy précise que « la décision définitive de cession ne pourra intervenir qu’à l’issue » d’une procédure de consultation du comité d’entreprise de l’aéroport, et après autorisation des autorités compétentes en matière d’aviation civile conformément au cahier des charges-type applicable aux concessions d’aérodromes appartenant à l’Etat.

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