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Chine : partenaire ou adversaire ?

Chine : partenaire ou adversaire ?

 

 

Pendant longtemps, la Chine a fondé son modèle économique sur le développement des exportations au détriment de la consommation interne. Ce modèle s’est rééquilibré sous la pression de la demande interne aussi du tassement du commerce international. Du coup, la Chine veut relancer ses exportations en améliorant les réseaux de distribution et les infrastructures. D’où les énormes investissements chinois dans les systèmes de transports internationaux notamment les ports et aéroports étrangers. L’Europe constitue l’une des cibles de ses investissements. La France et la Chine se retrouvent  sur le concept de multilatéralisme qui s’oppose aux accords bilatéraux que veut imposer le président américain pour freiner le déficit commercial. Pour la France, le commerce international avec la Chine est également très déséquilibré puisque grossièrement la France exporte 15 milliards d’euros mais importe pour 45 milliards d’euros (ce qui correspond à peu près au déficit annuel dont la Chine n’est évidemment pas la seule responsable). Du coup, la rencontre entre le  chinois Xi Jinping et Macron se caractérise par quelques convergences mais aussi beaucoup d’opposition. Parmi les oppositions figurent en tête le problème de la démocratie et des droits de l’homme mais dont on parle peu au profit du business. En cause aussi le concept même d’économie de marché en Chine ou en fait l’État joue un rôle fondamental. L’Europe veut réagir à l’envahissement chinois notamment dans le domaine des nouvelles technologies comme par exemple la technologie de la téléphonie mobile 5G où la Chine est en avance et veut imposer sa technique au  monde entier. Autre point de friction : les velléités de la Chine de prendre le contrôle de nombre d’infrastructures pour constituer son système de distribution appelée routes de la soie. Jusque-là la Chine privilégiait les accords avec chaque pays et l’union économique jouait un rôle relativement passif d’où cette volonté naissante de l’union économique d’affronter en commun la question de la Chine, non sans difficulté. . “On a laissé faire une stratégie de concurrence interne et de division qu’il faut maintenant surmonter”, souligne-t-on à l’Elysée pour expliquer la tenue de cette réunion, inédite dans ce format. “Le temps de la concurrence interne entre Européens doit s’achever, c’est ce changement de logiciel qui est aujourd’hui à l’œuvre». Le chemin vers une coordination européenne s’annonce toutefois difficile. Certes, Paris, Berlin et Bruxelles affichent une détermination sans faille. Certes, les dirigeants européens ont durci le ton lors du Conseil européen vendredi à Bruxelles où la Chine est désormais qualifiée de “rival systémique”. Et l’UE est échaudée par la lenteur de l’ouverture de l’économie chinoise et la multiplication d’acquisitions chinoises dans des secteurs stratégiques européens. Mais dans les faits, les pays européens continuent d’agir en ordre dispersé, comme en témoignent les décisions unilatérales prises tant sur les questions des télécoms que sur celle relative aux “nouvelles routes de la soie». Plusieurs pays de l’UE, dont la Croatie, la Hongrie, la Grèce, la Pologne et le Portugal, ont d’ores et déjà conclu des protocoles d’accord avec Pékin dans le cadre de cette initiative, rejointe par Rome, et à laquelle Paris, Berlin et Londres refusent d’adhérer sans garanties de “réciprocité”. Sur la question de Huawei, l’équipementier télécoms chinois soupçonné par des pays occidentaux d’être utilisé par Pékin à des fins d’espionnages, la coordination européenne peine également à se concrétiser. Monaco, où Xi Jinping sera dimanche, a signé un partenariat avec Huawei en septembre dernier.

« Notre adversaire n’est plus Bachar el-Assad »( Marc Le Fur)

« Notre adversaire n’est plus Bachar el-Assad »( Marc Le Fur)

La visite de parlementaires à Assad est un très bonne initiative ( Marc Le fur-UMP) » qui contredit notamment Hollande et Sarkozy. ( interview JDD)

Vous êtes membre du groupe d’amitié France-Syrie à l’Assemblée nationale. Que pensez-vous du voyage de quatre de vos collègues à Damas, où ils ont rencontré Bachar el-Assad?
C’est une très bonne initiative que je ne condamne pas. Si j’y étais allé, j’aurais sans doute été un peu plus attentif aux conditions de mon voyage, en informant peut-être mon parti. Mais je ne leur jette pas la pierre. Les chrétiens d’Orient sont menacés par Daech. Je constate que l’Etat islamique a un très grand nombre d’adversaires, dont Bachar el-Assad. Ce dernier n’est pas parfait, loin de là, mais il a le même adversaire que nous.

Nicolas Sarkozy a qualifié de « gugusses » les deux élus UMP qui étaient partis. Comprenez-vous sa réaction?
Je ne vais pas commencer à commenter les commentaires. Ma position est uniquement personnelle : je ne condamne pas mes collègues.

Aujourd’hui, l’armée régulière syrienne combat davantage les rebelles que l’Etat islamique et a utilisé des armes chimiques. Ne condamnez-vous pas ses méthodes?
Je ne regarde que les méthodes des rebelles qui égorgent et massacrent la population syrienne à l’instar de Daech dans le Nord du pays. Il faut être réaliste et prendre toutes les dispositions pour lutter contre un islamisme extrémiste qui existe aussi chez ces rebelles.

L’ONU a publié plusieurs rapports rendant Bachar el-Assad auteur de « crimes contre l’humanité »…
Il existe des torts des deux côtés, c’est sûr. Mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui. La priorité est de protéger les chrétiens d’Orient. C’est pour cela que mes collègues se trouvaient là-bas. Je ne comprends d’ailleurs pas l’attitude du président de la République (François Hollande a condamné l’initiative des quatre élus depuis Manille jeudi, Ndlr). Il n’a pas à juger le travail des parlementaires, surtout quand il s’agit de sauver des vies.

L’exécutif préfère s’en tenir au « ni Bachar el-Assad, ni Etat islamique ». Cette neutralité n’est-elle pas plus prudente?
A un moment donné, il s’agit de défendre notre territoire et d’être cohérent. Nous avons été attaqués, sur notre sol début janvier, par des terroristes se revendiquant de Daech. Aujourd’hui, la France ne peut pas avoir mille adversaires et se dresser contre le monde entier. Notre ennemi, c’est d’abord ceux qui s’en prennent à nos ressortissants et à notre civilisation : Daech. Bachar el-Assad lutte aussi contre Daech. Donc, il faut en tirer les conclusions. C’est ça la realpolitik.

Préconisez-vous donc de renouer des liens avec le régime de Bachar el-Assad?
A ce stade, je me demande si nous avons bien fait de retirer notre ambassade à Damas. Si nous étions présents en Syrie, nous aurions peut-être les moyens d’infléchir la politique d’Assad afin de cesser les excès, les dérives de son armée que nous dénonçons. En tout état de cause, notre adversaire, ce n’est pas lui. Ou plutôt, ce n’est plus lui. C’est Daech et toutes les formes d’extrémismes musulmans qui peuvent exister. Je suis surpris des réactions très faibles de notre gouvernement quand on s’en prend aux coptes de Libye ou aux chrétiens au Niger.




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