Archive pour le Tag 'ADP'

Référendum ADP : encore loin des 4.7 millions nécessaires

Référendum ADP : encore loin des 4.7 millions nécessaires

 

Ace jour, seulement autour de 600 000 signatures pour permettre l’organisation d’un referendum. Un referendum d’ailleurs très théorique puisque le parlement pourra se saisir de la question et éviter ainsi la consultation. C’est surtout la démarche qui prend un caractère symbolique.  Les promoteurs du référendum ont neuf mois au total pour rassembler les quelque 4,7 millions de soutiens requis – 4.717.396 précisément, soit 10% du corps électoral.

“Au 30 juillet 2019, 615.000 soutiens ont été enregistrés sur le site internet du ministère de l’Intérieur dédié à cette procédure”, indique le Conseil constitutionnel dans un communiqué. “À cette même date, 97% de ces soutiens, soit près de 597.000 soutiens, ont franchi avec succès le stade des vérifications administratives auxquelles il incombe au ministère de l’Intérieur de procéder dans les cinq jours suivant le dépôt de la demande”, ajoute-t-il.

Une fois passé le délai de neuf mois, le Conseil constitutionnel aura un mois pour dire si le seuil des 4,7 millions de soutiens a bien été atteint. Le cas échéant, Assemblée et Sénat pourront se saisir de la question de la privatisation d’ADP (ex-Aéroports de Paris), faute de quoi une consultation sera organisée.

Le Conseil constitutionnel indique avoir enregistré depuis le début des opérations 3.400 réclamations, dont plus de 725 ont reçu réponse à ce jour. L’essentiel de ces réclamations “ont trait à des difficultés apparues lors du déploiement du site internet du ministère de l’intérieur dédié à cette procédure”, précise-t-il, en soulignant que leur nombre a baissé au cours du mois de juillet.“Il apparaît ainsi que les ajustements qu’il a été demandé d’apporter au site dans les premières semaines de son fonctionnement ont permis de le rendre plus maniable pour ses usagers”, dit-il. Le Conseil constitutionnel annonce encore que, à compter de fin août, il publiera un décompte des soutiens reçus pour la procédure tous les quinze jours.

Référendum privatisation ADP : succès des signataires

Référendum privatisation ADP : succès des signataires

 

D’ores et déjà le nombre de signataires proches de 5 millions suffit pour déclencher le processus de référendum.  Dans un communiqué, le Conseil constitutionnel précise que «97% de ces soutiens (…) ont franchi avec succès le stade des vérifications administratives». Parmi les signataires – dont la liste est consultable en ligne: le maire EELV de Grenoble Eric Piolle, le député PS des Landes Boris Vallaud ou encore le sénateur LR de la Seine-Saint-Denis et vice-président du Sénat Philippe Dallier. Mais l’initiative est surtout soutenue par les élus de gauche. Ceci étend on est encore loin d’avoir décidé du principe de cette consultation. En effet avant il y a la possibilité d’un examen dans un délai de six mois par le Parlement. Et seulement si ce n’est pas le cas alors le président de la république pourra alors convoquer un référendum. D’ici cette décision beaucoup d’eau passera sous les ponts et il est même possible que la privatisation soit décidée alors que le référendum compte tenu des procédures pourrait n’avoir lieu qu’au printemps 2020 !

ADP: après le référendum, le recours au Conseil constitutionnel

ADP: après le référendum, le recours au Conseil constitutionnel

 

Visiblement le pouvoir ne n’a pas fini avec l’affaire de la privatisation d’ADP. On se souvient que 250 parlementaires ont manifesté leur intention d’engager un référendum d’initiative partagée pour faire capoter le projet. Cette fois,  c’est le conseil constitutionnel qui a été saisi au motif qu’ADP constitue un monopole de fait  et qu’il ne peut être privatisé. À cela s’ajoute aussi les critiques récentes et la condamnation par la justice des conditions de prévisualisation de l’aéroport de Toulouse. Dans une saisine publiée sur leur site, des députés du groupe Les Républicains (LR) estiment que le gestionnaire des aéroports d’Orly et de Roissy, qui concentre plus de la moitié du trafic total de passagers dans les aéroports français, exploite un monopole de fait. Soulignant l’absence de mesures remédiant à cette situation dans la loi Pacte, ils réclament l’invalidation des articles prévoyant la privatisation d’ADP, dont l’Etat détient 50,6%.Ils estiment également que “l’impossibilité matérielle” dans laquelle se sont trouvés les députés de consulter le cahier des charges défini par le gouvernement pour encadre cette opération constitue une atteinte au “principe de clarté et de sincérité du débat parlementaire». Le groupe socialiste à l’Assemblée compte de son côté déposer un recours le 23 avril, a-t-on appris auprès de sa présidente, la députée du Tarn-et-Garonne Valérie Rabault. Le groupe socialiste au Sénat avait fait part la semaine dernière de son intention de saisir le Conseil constitutionnel, en soulignant qu’ADP comme la Française des Jeux (FDJ) constituent des monopoles de fait qui doivent donc être la propriété de la collectivité, selon les termes de la Constitution. Texte touffu de près de 200 articles, la loi Pacte contient différentes mesures destinées à favoriser la croissance des entreprises tout en associant davantage les salariés à leurs résultats. Les dispositions les plus emblématiques et les plus critiquées concernent les cessions d’actifs (privatisations d’ADP et de la FDJ, diminution de la participation de l’Etat dans Engie), dont le produit doit contribuer à alimenter un fonds pour l’innovation de rupture, doté de dix milliards d’euros, ainsi qu’au désendettement.

ADP: le piège du référendum pour Macron

ADP: le piège du référendum pour Macron  

 

La proposition de référendum par l’opposition constitue un véritable piège pour Macron. Certes la procédure est complexe. Le nombre de parlementaires soutenant cette proposition et suffisant. Maintenant il faut recueillir 4,7 millions de signatures d’électeurs. Ensuite obtenir l’aval du conseil constitutionnel. Mais il faudrait que la loi contestée de privatisation d’ADP ait  déjà un an d’existence, ce qui n’est pas le cas puisque la loi n’est encore même pas complètement adoptée par le Parlement. Mais le piège est encore plus certain pour le pouvoir qui pourrait décider de privatiser ADP mais prendrait le risque être désavoué par un référendum ultérieur. La bataille de l’opinion risque d’être l’enjeu central. Au-delà de l’affaire de la privatisation d’ADP, par ailleurs assez contestable, il s’agit surtout d’un référendum anti Macron. Là aussi pris au piège de la modernisation démocratique qu’il souhaite. Il paraîtrait curieux que Macron soit favorable à l’organisation de son référendum et qu’il s’oppose un autre. Pendant une longue période on risque d’assister à un travail politique spectaculaire pour recueillir les signatures des sélecteurs. Cette opération est susceptible d’occuper la scène médiatique pendant un long moment. Et c’est l’objectif de l’opposition que de piéger Macron sur ce point.

La privatisation d’ADP : à qui le fromage ?

La privatisation d’ADP : à qui le fromage ?

 

 

Il est clair que les aéroports constituent de véritables fromages sur lesquels tous les rats financiers sont prêts à se jeter. Cela en raison de la très forte rentabilité de l’activité liée surtout à la garantie de fortes redevances. . Le projet avait été rejeté par le Sénat le 6 février dernier. Si le gouvernement a annoncé le maintien du projet de la privatisation d’ADP, les modalités de la cession des 50,6% des parts de l’État n’ont pour l’heure pas encore été fixées. Trois solutions sont possibles: une vente à un seul acteur, une vente à des acteurs diversifiés ou une vente d’une partie seulement des actions de l’État. On sait depuis longtemps que Vinci est candidat  à la reprise. Mais, les collectivités envisagent d’acquérir 29,9% du capital d’ADP au côté de la société Ardian  (fonds privés). Une privatisation contestée à juste titre par  l’association internationale du transport aérien (IATA), conteste la privatisation des aéroports privés en raison notamment de leurs couts. Finalement ce sont les compagnies aériennes qui donnent des leçons économiques aux pays qui ont des velléités de privatiser les infrastructures aériennes ; En effet ces équipement présentent  un caractère stratégique non seulement pour la souveraineté des pays mais aussi pour le développement touristique et plus généralement pour l’activité générale.  Pour  IATA,  la  privatisation va à l’encontre des intérêts des compagnies aériennes. Ces dernières dénoncent en effet l’attitude des différents gouvernements de chercher à faire une belle opération financière à court terme en privatisant leurs aéroports, plutôt que d’investir dans de nouvelles capacités aéroportuaires pour répondre à une demande qui va doubler d’ici à 20 ans. « Si les États recherchent uniquement à lever de l’argent, c’est l’échec assuré », explique Alexandre de Juniac, le directeur général de l’IATA, en aparté de l’assemblée générale de l’association qui se tient jusqu’à mardi à Sydney. Un conseil qui pourrait très bien s’adresser au gouvernement français qui étudie la privatisation d’ADP. Brian Pearce, chef économiste de l’IATA, abonde dans le même sens. Ce dernier recommande aux États d’avoir une vision plus large que le gain à court terme. « Les gouvernements doivent faire en sorte que les aéroports permettent de développer le tourisme et le commerce », a indiqué Brian Pearce. Or, pour l’IATA, la privatisation des aéroports peut justement entraver ces objectifs. « Les aéroports privatisés sont plus coûteux pour les compagnies aériennes que les aéroports publics ou semi-privés. Le coût médian d’un demi-tour pour un A320 est 12% plus élevé sur un aéroport privé que sur un aéroport 100% public », a expliqué Brian Pearce, se basant sur une étude interne couvrant 90 aéroports. . Mais pour le ministre français de l’économie il s’agit de boucher les trous du budget en bradant l’infrastructure.

 

Non à la privatisation d’ADP (sénat)

Non à la privatisation d’ADP (sénat)

 

Pour des raisons politiques mais aussi stratégiques les sénateurs ont donc manifesté leur opposition au projet de privatisation’ d’ADP qui gère les aéroports de la région parisienne. La proposition de privatisation émane du ministre de l’économie qui cherche par tous les moyens à boucher les trous du budget. Le problème,  c’est que le pays se défait des bijoux de famille qui rapporte et surtout qu’il perd la maîtrise d’équipements tout à fait stratégiques y compris du point de vue de la défense.  À cet égard,  cette prise de privatisation est encore moins justifiée que celle très critiquée des autoroutes. Des autoroutes particulièrement juteuses pour les actionnaires et qui en plus continuent d’augmenter leur tarification.  S’il y avait une véritable logique budgétaire, on se débarrasserait des actifs qui coûtent à l’État et inversement on conserverait les actifs qui rapportent. Bref la politique de gribouille de l’État continue. Le Plan d’action pour la « croissance et la transformation des entreprises » prévoit en effet de permettre le transfert au secteur privé d’une majorité du capital d’ADP, dont l’Etat détient 50,6%, un projet qui a reçu le feu vert des députés début octobre. Plusieurs amendements visant à supprimer l’article 44 dédié à ADP ont été adoptés mardi soir au Sénat à une très large majorité avec 246 voix pour et 78 contre. “Je maintiens que cette cession d’actifs est essentielle pour notre pays”, a réagi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire qui défend le texte au Sénat. La loi Pacte prévoit également des dispositions ouvrant la voie à des privatisations d’Engie et de La Française des Jeux (FDJ), moyennant des renforcements de la régulation. Un autre véritable cadeau aux intérêts privés y compris à la mafia qui ne manque jamais d’investir dans les sociétés de jeux d’une part pour des opérations de blanchiment, d’autre part d’influence sur les résultats. Le produit des cessions doit contribuer à alimenter le fonds pour l’innovation doté de dix milliards d’euros créé en début d’année mais aussi au désendettement de l’Etat.

ADP: L’Etat refusera de vendre aux chinois ou aux russes !

ADP: L’Etat refusera de vendre aux chinois ou aux  russes !

 

On ne peut que noter l’impréparation de la vente des bijoux de famille que constituent la Française des jeux et surtout l’aéroport de Paris. Une impréparation qui peut se comprendre dans la mesure où la décision de vendre l’aéroport de Paris n’a été décidée que pour boucher les trous du budget. À entendre Bruno Lemaire,  la vente de famille sera destinée à alimenter un fonds dont les produits serviront les technologies du futur. Il aurait sans doute été plus simple d’affecter les très substantiels dividendes au financement de la recherche et des nouvelles technologies- Face aux nombreuses critiques quant aux risques de contrôle du infrastructure aussi stratégique que les aéroports de Paris,  le ministre des finances invente une clause de sauvegarde dont le contenu demeure relativement flou : “L’Etat aura la possibilité d’examiner qui sera l’investisseur principal et pourra dire ‘c’est oui ou c’est non’”, a expliqué Bruno Le Maire en précisant que “si à un moment donné une puissance étrangère voulait prendre le contrôle d’Aéroport de Paris, la réponse serait non”.Il a en revanche souligné qu’”on peut parfaitement avoir un fonds étranger qui monte au capital et qui investisse 2%,3% ou 5%, ça ne pose pas de difficulté”. Au-delà du choix de l’investisseur, le cahier des charges de l’opération comporte “toutes sortes de garanties” de sorte que “l’Etat garde le dernier mot” sur les redevances, les tarifs, l’investissement, ainsi qu’évidemment le contrôle des frontières et la sécurité, a assuré le ministre. Les dispositions autorisant l’Etat à procéder à la privatisation d’ADP et de la Française des Jeux (FDJ) ainsi qu’à une diminution de sa participation dans Engie figurent dans le projet de loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises).

Vente des bijoux de famille : d’ADP, FDJ et Engie

Vente des bijoux de famille :  d’ADP, FDJ et Engie

 

C’est la méthode habituelle en France pour boucher les trous du budget : on vend les bijoux de famille. Cette fois, il s’agit d’ADP et de la Française des Jeux (FDJ) ainsi que la diminution de la participation de l’Etat dans Engie ;  des mesures emblématiques et contestées. La perspective de vente d’ADP et de la Française des jeux aux fins de privatisation a provoqué de nombreuses réactions négatives dans l’opinion. Les oppositions sont fortes. En ce qui concerne ADP parce qu’il s’agit d’une infrastructure stratégique. En ce qui concerne la Française des jeux, parce qu’elle pourrait bien tomber dans les mains de la mafia qui ne se priverait d’arranger les résultats des tirages. La cession de titres de l‘Etat doit théoriquement permettre d‘alimenter un fonds de 10 milliards d‘euros, dont les produits doivent financer à hauteur d‘environ 200 millions par an des investissements dans des secteurs innovants. La vérité c’est que faute d’avoir engagé la réforme de l’État (le rapport Cap 22 sur le sujet a été enterré), le gaspillage continue et on bouche les trous en bradant des activités particulièrement rentables. En effet ADP comme la Française des jeux sont de véritables martingale financière et les candidats pour le rachat des titres détenus par l’État seront nombreux : des fonds de pension notamment y compris chinois. Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, qui porte ce texte, a précisé que le gouvernement n’avait pas encore tranché entre un maintien d’une présence de l’Etat au capital d’ADP ou une cession de l’intégralité de ses actifs. “Ce n’est pas décidé”, a-t-il déclaré. Ce qui allait dans témoigne du flou artistique de la stratégie de l’État.  Face au scepticisme de l’opposition, notamment sur l’autorisation accordée au gouvernement de procéder par ordonnances pour renforcer la régulation du secteur des jeux indispensable à cette privatisation, Bruno Le Maire s’est voulu rassurant. “Il y trois niveaux de régulation : il y a l’autorité de régulation indépendante, il y a l’Etat régulateur (…) enfin, troisième niveau de contrôle, l’Etat restera présent au capital de la Française des Jeux à hauteur minimum de 20%”, a-t-il dit. Enfin, les députés ont approuvé la disposition permettant à l’Etat de passer sous le seuil d’un tiers du capital d’Engie et d’ouvrir à des investisseurs privés le capital de GRTgaz, sa filiale spécialisée dans le transport du gaz.

Plusieurs élus d’opposition ont estimé que ces opérations constituaient un “non-sens” économique en arguant qu’un fléchage des dividendes sans cessions des participations aurait “largement suffi”.

ADP vendu aux fonds étrangers ?

ADP vendu aux fonds étrangers ?

 

 

 

Le gouvernement va vendre les bijoux de famille pour boucher les trous du budget. Évidemment on vend les actifs les plus rentables. C’est le cas des aéroports de Paris qui pourrait rapporter une dizaine de milliards et qui pourrait être vendu à des fonds étrangers et ou à Vinci. Il n’existe guère d’investissement aussi rentables (rien qu’Air France paie plus d’un milliard de redevances par an) ;  puisqu’ils sont systématiquement amortis par les taxes aéroportuaires. En fait le même mécanisme que pour les autoroutes, elles aussi très rentables. Le problème c’est que le pays perd la maîtrise d’infrastructure très stratégique et que la France pourrait vendre à des fonds étrangers notamment américains alors qu’inversement la prise de participation financière dans les équipements américains de ce type est interdite. À ce compte, un jour la France vendra peut-être les routes non concédées, les canaux, les rivières, les ports et même toute la voirie publique. Au moins trois consortiums ont été constitués en vue de présenter une offre pour le rachat de la participation de l’Etat dans ADP, anciennement Aéroports de Paris, qui figure parmi les premières opérations de privatisation prévues au cours de l’année 2019, apprend-on de trois sources proches du dossier. A noter que le groupe italien, Atlantia pourraiat renoncé.   Si Rome impose des mesures punitives à sa filiale Autostrade, opérateur du viaduc, et sa direction pourrait être trop occupée par les implications de la catastrophe pour s’intéresser à autre chose. Quant à Vinci, Reuters a rapporté en juin que le groupe français, qui détient 8% du capital d’ADP, a proposé à des fonds de pension y compris étranger de s’associer à une opération de reprise.

Privatisations ADP et FDJ suspendue … à cause de la SNCF

Privatisations  ADP et FDJ suspendue … à cause de la SNCF

Accusé de vouloir privatiser la SNCF, le gouvernement envisagerait d’après le Monde de reculer la vente d’ADP et de la FDJ pour ne pas affoler davantage l’opinion. D’autant que ces ventes vont bénéficier à quelques privilégiés comme Vinci proche du gouvernement  et de la technostructure.

Comme pour les autoroutes,  l’Etat va solder en effet  les bijoux de familles que représente ADP et les aéroports de Paris. Sans doute au même, à Vinci,  qui compte davantage d’ingénieurs des ponts que l’Etat lui-même, beaucoup d’ailleurs des ces ingénieurs des ponts passés dans les cabinets ministériels et l’administration avant de rejoindre Vinci. D’où une consanguinité qui favorise Vinci. L’Etat  veut récupérer un pactole de 25 milliard. En apparence uen bonne affaire pour l’Etat puisque la part de l’Etat est valorisée à 17 milliards et serait vendue autour de 25 milliards. Une apparence seulement car la rentabilité des aéroports en général est exceptionnel du fait des taxes imposées aux opérateurs aériens. Vinci qui gère de nombreux aéroports internationaux le sait. Vinci, qui détient déjà 8% du capital d’ADP, fait figure de favori pour remporter une part de 50,6%, valorisée actuellement plus de huit milliards d’euros. Le groupe a réaffirmé début février son intérêt pour une montée dans le capital d’ADP. BFM cite également parmi les candidats potentiels l’italien Atlantia, déjà propriétaire de l’aéroport de Nice, ou l’espagnol Ferrovial ainsi que les investisseurs financiers Ardian, Predica (Crédit Agricole), la Caisse des Dépôts du Québec, le groupe Macquarie, GIP (aéroport de Londres) ou encore IFM

ADP : soldé à Vinci ?

ADP : soldé  à Vinci ?

Comme pour les autoroutes,  l’Etat va solder les bijoux de familles que représente ADP et les aéroports de Paris. Sans doute au même, à Vinci,  qui compte davantage d’ingénieurs des ponts que l’Etat lui-même, beaucoup d’ailleurs des ces ingénieurs des ponts passés dans les cabinets ministériels et l’administration avant de rejoindre Vinci. D’où une consanguinité qui favorise Vinci. L’Etat  veut récupérer un pactole de 25 milliard. En apparence uen bonne affaire pour l’Etat puisque la part de l’Etat est valorisée à 17 milliards et serait vendue autour de 25 milliards. Une apparence seulement car la rentabilité des aéroports en général est exceptionnel du fait des taxes imposées aux opérateurs aériens. Vinci qui gère de nombreux aéroports internationaux le sait. Selon BFM Business, Edouard Philippe doit rendre son arbitrage final sur le dossier lors d’une réunion prévue samedi à Matignon pour finaliser la loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), qui permettra notamment à l’Etat de descendre sous le seuil de 50% dans le capital du groupe, ce qui lui est interdit par la loi actuellement. Cette loi ne sera pas promulguée avant octobre. L’Etat devrait revenir sur le droit d’exploitation éternel dont dispose ADP et devrait imposer au repreneur une licence d’exploitation comprise entre 70 et 90 années, une durée assez longue pour ne pas dévaloriser l’entreprise et porter préjudice aux actionnaires minoritaires d’ADP. Et l’État disposera de droits de veto sur le foncier de l’entreprise », ajoute BFM Business. A la suite de ces informations, le titre ADP a bondi ce mercredi de 6,11% à 175,5 euros.
Vinci, qui détient déjà 8% du capital d’ADP, fait figure de favori pour remporter cette part de 50,6%, valorisée actuellement plus de huit milliards d’euros. Le groupe a réaffirmé début février son intérêt pour une montée dans le capital d’ADP. BFM cite également parmi les candidats potentiels l’italien Atlantia, déjà propriétaire de l’aéroport de Nice, ou l’espagnol Ferrovial ainsi que les investisseurs financiers Ardian, Predica (Crédit Agricole), la Caisse des Dépôts du Québec, le groupe Macquarie, GIP (aéroport de Londres) ou encore IFM

La vente d’ADP à Vinci contre l’annulation de Notre Dame des Landes ?

La vente d’ADP à Vinci contre l’annulation de Notre Dame des Landes ?

 

On peut légitimement se demander si un deal n’a pas été passé entre l’État et Vinci pour échanger l’annulation de Notre dame des landes contre la session d’une partie de l’actionnariat actuellement détenu par les pouvoirs publics concernant l’aéroport de Paris. l’enjeu financier est autrement important. Côté Bercy ,on veut évidemment vendre des bijoux de famille pour alimenter un fonds de modernisation des entreprises. Côté Vinci, par ailleurs un des leaders mondial en matière de gestion aéroportuaire,  on veut récupérer la très lucrative gestion de l’aéroport de Paris. On peut dificilemenet comprendre le raisonnement de Bercy dont l’objectif à court terme est vendre les actifs les plus rentables. Mais une situation particulièrement contradictoire et perverse. On ferait mieux de se débarrasser des actifs peu rentables qui hypothèquent le déficit budgétaire au lieu de se débarrasser d’activités qui rapportent énormément au budget de l’État. Un exemple significatif de cette contradiction est celui de la vente des autoroutes, là encore notamment à Vinci, dans la rentabilité est exceptionnelle. Côté Vinci il ne manquera pas d’anciens fonctionnaires pour  convaincre ceux  qui sont en activité d’accepter la transaction. Des anciens fonctionnaires notamment ingénieus des ponts ou énarques aujourd’hui plus nombreux chez Vinci que leurs collègues de l’administration.. Le dossier ADP est donc politiquement ultra-sensible, même si l’équation semble plutôt simple. L’État vend un produit de premier choix, ADP, que beaucoup désignent comme « l’actif le plus convoité de la planète ». Il a même un acheteur désigné, Vinci, l’un des groupes les plus agressifs à l’international sur le marché aéroportuaire. Et pourtant, l’opération n’est pas si simple à lancer.

ADP et la FDJ ne sont plus à vendre ?

ADP et la FDJ ne sont plus à vendre ?

 

La perspective de vente d’ADP et de la Française des jeux aux fins de privatisation a provoqué de nombreuses réactions négatives dans l’opinion. Les oppositions sont fortes. En ce qui concerne ADP parce qu’il s’agit d’une infrastructure stratégique. En ce qui concerne la Française des jeux parce qu’elle pourrait bien tomber dans les mains de la mafia qui ne se priverait d’arranger les résultats des tirages. Du coup l’agence des participations de l’État (APE) rétropédale.  Le quotidien Les Echos écrit sur son site internet que l‘APE a choisi Crédit suisse pour préparer la privatisation d‘ADP, dont l‘Etat détient 50,6%, tandis que Le Figaro indique de son côté que l‘agence a retenu BNP Paribas pour l‘ouverture du capital de la Française des jeux, dont l‘Etat possède 72%. “Contrairement aux déclarations parues dans la presse, aucune orientation ni a fortiori aucune décision n’a été prise par le gouvernement sur d’éventuelles évolutions du capital de FDJ ou ADP”, a déclaré une porte-parole de l‘APE.  “Il s’agit donc de rumeurs infondées”, a-t-elle ajouté, disant ne pas confirmer non plus le nom des banques citées. Après l‘annonce en juillet d‘un Fonds pour l‘innovation par le ministre de l’Economie et des Finances, l‘APE réfléchit à l’évolution de son portefeuille. La cession de titres de l‘Etat doit permettre d‘alimenter un fonds de 10 milliards d‘euros, dont les produits doivent financer à hauteur d‘environ 200 millions par an des investissements dans des secteurs innovants. “L‘APE recourt à des conseils extérieurs financiers, juridiques, stratégiques, comme elle le fait régulièrement, afin de mener des évaluations financières et stratégiques sur les entreprises du portefeuille et sur leur capital”, a précisé la porte-parole.

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RATP et ADP : les patrons reconduits

RATP et ADP : les patrons reconduits

 

Le président de la République affirme « envisager » de reconduire à la fois Pierre Mongin et Augustin de Romanet, respectivement PDG de la RATP depuis 2012 et d’Aéroports de Paris (ADP) depuis juillet 2006. « Le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat sont saisis de ce projet de nomination, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce dans les conditions prévues par le cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution », ajoute le communiqué.  Selon cet article de la Constitution française, les commissions des deux chambres du Parlement doivent en effet donner leur feu vert à la proposition du président de la République. Ce dernier « ne peut procéder à une nomination lorsque l’addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés », explique cet article. Il s’agirait du troisième mandat pour Pierre Mongin, qui a fait une bonne partie de sa carrière dans des cabinets ministériels de droite. Ancien directeur général de la Caisse des Dépôts, Augustin de Romanet est lui un ancien proche de Jacques Chirac. ADP est une entreprise dont l’Etat détient encore 50,6% du capital après avoir nettement réduit l’an passé sa participation. La RATP, elle, est détenue à 100% par l’Etat en tant qu’établissement public à caractère industriel et commercial.

 




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