Archive pour le Tag 'adhésion'

Adhésion Turquie : les députés européens pour la suspension

Adhésion Turquie : les députés européens pour la suspension

Ce vendredi 28 avril, les ministres européens des Affaires étrangères sont réunis à Malte pour discuter des relations avec la Turquie. Le 26 avril, le commissaire Johannes Hahn avait rencontré les eurodéputés sur cette question. À l’ouverture du débat, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a enjoint la Turquie de respecter les droits fondamentaux, qui sont à la base de la construction européenne.  Il a souligné que « l’Europe [n'était] pas un continent islamophobe et qu’elle ne [fermait] pas la porte à la population turque ». Le député allemand Manfred Weber (CSU), dirigeant du Parti populaire européen (PPE) déclarait ainsi : « Il est temps de changer notre relation avec la Turquie. Une pleine intégration du pays dans l’UE n’est pas réaliste. Nous devons mettre fin à cette hypocrisie. » De nombreux eurodéputés ont fait part de leurs préoccupations concernant la façon dont le référendum turc, qui soutenait l’extension des pouvoirs présidentiels, a été organisé. Ils ont qualifié ce référendum d’« injuste ». D’après eux, il est temps de réévaluer les relations entre l’UE et la Turquie et d’ouvrir un nouveau chapitre. Si certains eurodéputés n’envisage pas que la Turquie puisse devenir un membre à part entière de l’UE, d’autres pensent qu’il suffirait de suspendre les négociations afin de laisser au pays la possibilité de changer le cours des événements. Kati Piri, une députée néerlandaise (PvdA) qui surveille de près la situation en Turquie, a critiqué l’idée de donner plus de pouvoir à Recep Tayyip Erdoğan. D’après certains critiques, une telle mesure mettra la démocratie en péril et étouffera la liberté d’expression en Turquie. « Avec une telle constitution, la Turquie ne pourra jamais devenir membre de l’UE. Il est donc inutile de continuer les discussions sur l’intégration. Si les changements constitutionnels entrent en vigueur tels quels, l’UE devrait officiellement suspendre les pourparlers d’adhésion », a indiqué l’eurodéputée du groupe S&D. D’autres membres du Parlement ont partagé son point de vue, affirmant que l’UE devait à présent forger une relation différente avec la Turquie en matière de commerce, de sécurité et d’immigration. « Ce sera peut-être une relation plus complexe, mais au moins elle sera plus honnête. Plus prudente. Plus critique. Elle se concentrera davantage sur la coopération et non plus sur l’objectif lointain d’une adhésion à l’UE », a déclaré pour sa part Syed Kamall, un conservateur britannique (CRE). Kati Piri a précisé qu’il n’y aurait aucune suspension tant que la « constitution autoritaire » n’entrerait pas en vigueur, soit après les prochaines élections turques, en 2019. D’après des représentants politiques à Bruxelles, le président turc pourrait faire entrer les réformes en vigueur rapidement pour augmenter ses pouvoirs, même s’il a assuré qu’il n’en était pas question pour l’instant. La plupart des législateurs européens ont reconnu que la candidature de la Turquie à l’adhésion européenne devrait seulement être suspendue et pas complètement annulée.

Zone euro: Hollande pour l’adhésion de la Lettonie

Zone euro:  Hollande pour  l’adhésion de la Lettonie

Plus on est de fous plus on rit, sans doute la philosophie pour que Hollande accepte l’adhésion de la Lettonie à la zone euro. Une zone euro déjà trop hétéroclite et menacée d’éclatement pour cette raison. Le président français François Hollande a donc apporté vendredi un soutien presque inconditionnel à l’entrée de la Lettonie dans la zone euro au 1er janvier 2014, à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre letton, Valdis Dombrovskis à l’Elysée.   »Si les rapports confirment la qualité, et je n’en doute pas, de l’adhésion de la Lettonie à la zone euro, je soutiens la date de 2014″, a déclaré le chef de l’Etat français devant la presse.  Riga, qui a présenté officiellement sa demande d’adhésion en mars, attend le feu vert de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne (BCE), les deux institutions devant rendre leur verdict d’ici à quelques semaines.   »J’ai réaffirmé ici, devant lui, que la France soutenait cette adhésion de la Lettonie à la zone euro », a insisté François Hollande, aux côtés du Premier ministre letton sur le perron de l’Elysée.  Pour le président français, il s’agirait d’un « signal de confiance, d’espoir et de cohésion ».   »La zone euro a traversé des turbulences, des épreuves même » au point de s’interroger sur la préservation de son « intégrité » et la Lettonie, aujourd’hui, « fait le choix » de la rejoindre, a-t-il fait valoir.  Mais Riga, a-t-il également souligné, a consenti des « efforts considérables pour améliorer ses performances économiques », renouant avec la croissance avec « une inflation parmi les plus faibles de l’Union européenne, des comptes publics qui ont été assainis et un secteur bancaire qui ne présente que peu de risques ».   »A partir de là, non seulement la Lettonie a droit à intégrer la zone euro mais, pour la zone euro, c’est aussi une bonne nouvelle et ce processus doit être conduit à son terme », a-t-il conclu.  Confirmant attendre « d’ici peu » les rapports de la BCE et de la Commission, Valdis Dombrovskis a observé pour sa part que « si le signal est positif, bien entendu le soutien des Etats membres compte énormément aussi et celui de la France particulièrement ».  Le président Hollande a également « appuyé la démarche » d’adhésion de la Lettonie à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dont le siège est à Paris.

 




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