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Activité économique Les restrictions budgétaires vont tasser la croissance

Activité économique  Les restrictions budgétaires vont tasser la croissance

Du fait des perspectives d’économie budgétaire, l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) table désormais sur une hausse du PIB de seulement 0,5% pour le millésime en cours, contre 0,8% auparavant.

Une révision à la baisse qui « s’explique principalement par un acquis de croissance pour 2024 plus faible que prévu […] et un nouveau programme d’ajustement budgétaire ».
Pour faire face à la dégradation des comptes publics, Bercy a entériné par décret l’annulation de dix milliards d’euros de crédits en février dernier. Conséquence: la croissance française va être amputée de 0,2% en 2024.
« Quand vous réduisez la dépense publique, cela a des conséquences sur la consommation des ménages et l’activité des entreprises », a expliqué l’économiste Mathieu Plane lors de la conférence de présentation des prévisions économiques de l’OFCE.

« Sur les dix milliards annoncés, on estime que sept milliards peuvent avoir des effets négatifs sur l’économie. »

Et les Jeux olympiques n’apporteront pas un regain d’activité pérenne avec seulement un impact de seulement 0,1%, au troisième trimestre.

En raison de la faible croissance de l’activité, le retournement de la courbe du travail se poursuivra, éloignant l’objectif de plein-emploi d’Emmanuel Macron. 68.000 défaillances d’entreprises sont attendues en 2024, et un total de 100.000 emplois devraient disparaître. Le taux de chômage devrait s’établir à 8,1% fin 2024.

Le taux d’inflation devrait s’établir à 2,4% en 2024 contre 4,9% en 2023. Soit un taux proche de l’objectif affiché par la Banque centrale européenne.
« Malgré les effets positifs liés à la baisse des taux », prévue cette année, « la croissance française est attendue à 1,2% », soit un demi-point de moins que la prévision du gouvernement (1,7%) » pour 2025, pénalisée par 20 milliards de coupes supplémentaires annoncées en 2025.

La livraison de repas: future première activité la Poste

La livraison de repas: future  première activité la Poste 

 En 1990, «70% du chiffre d’affaires de La Poste» était porté par le courrier, un taux qui tombera «à 15% à la fin de l’année» 2024, a-t-il rappelé aux parlementaires de la commission des finances. Du coup , la poste envisage de ce redéployer sur la livraison de repas qui pourrait être la première activité des facteurs d’ici 10 ans.

L’enjeu, c’est que les 65.000 facteurs de La Poste «restent au service du pays, même quand il n’y aura plus de lettres», a encore détaillé  Philippe Wahl , le patron de la Poste.

 

Activité économique France: Vers la croissance zéro( INSEE)

Activité économique France: Vers la croissance zéro( INSEE)

La deuxième partie de l’année devrait être assez catastrophique sur le plan de la croissance et de ce fait, la France devrait enregistrer la stagnation en 2024. Cette tendance baissière met évidemment en cause les prévisions du gouvernement qui comptait sur une hausse du PIB de 1,4 % et sur les ressources fiscales équivalentes bien entendu. Sur l’ensemble de l’année, l’Insee table désormais sur une croissance du PIB de 0,8% contre 0,9% précédemment. Or l’exécutif table toujours sur une croissance du PIB de 1% cette année pour boucler son budget 2023 voté définitivement ce jeudi et 1,4% pour l’année prochaine.
Du coup, le projet de budget 2024 est d’ores et déjà obsolète et les promesses faites à Bruxelles ne seront pas tenues. En effet, les recettes fiscales attendues seront inférieures aux prévisions et par ailleurs les dépenses ont été sous-estimées. Conclusion, la promesse d’un retour à un déficit qui serait limité à 3 % du pipe en 2027 est une illusion.

Sans surprise, la demande a flanché au quatrième trimestre sous l’effet des taux d’intérêt élevés. Aucune baisse de ceux de la Banque centrale européenne (BCE) n’est d’ailleurs prévue pour l’instant. Ce jeudi, l’institution de Francfort a, en effet, annoncé qu’elle laissait ses taux inchangés. En conséquence, du côté des ménages, les dépenses de consommation ont fait du surplace (0%). L’inflation a bien ralenti ces derniers mois, mais continuent de miner le pouvoir d’achat des Français ayant la plus forte propension à consommer, c’est-à-dire les plus modestes.

L’investissement est également en berne avec encore un repli (-1%) entre octobre et décembre. Depuis la guerre en Ukraine, les dépenses d’investissement des Français sont, en effet, en recul trimestre après trimestre. Résultat, elles plongent de près de 5% sur l’ensemble de l’année 2023. S’agissant des entreprises, les dépenses d’investissement sont également dans le rouge en fin d’année (-0,4%), mais restent relativement dynamiques en 2023 (+3,8%). Seules les administrations publiques enregistrent une hausse de leurs dépenses d’investissement entre octobre et décembre (+0,3%). En 2023, les dépenses d’investissement montent à 1,1%, En fait en euros constants elles diminuent. La tendance baissière des investissements ajoutait également au tassement de la consommation entraîne inexorablement un affaiblissement global de la croissance d’autant que les exportations sont toujours aussi peu dynamiques.

Pour l’inflation, l’INSEE table sur 2,4% au printemps et 4,9% sur l’ensemble de l’année 2023 contre 5,2% en 2022.

L’Insee table sur une croissance du PIB de 0,2% sur les deux premiers trimestres. L’économie française serait principalement portée par le redémarrage de la consommation des ménages sur les six premiers mois de l’année, à la faveur d’un coup de frein de l’inflation.

En revanche, l’investissement des ménages et des entreprises ne devrait pas vraiment repartir. Compte tenu du contexte d’incertitudes, les Français épargnent encore une grande partie de leurs revenus (autour de 18% contre 15% avant la crise sanitaire). Ce qui peut être révélateur de l’existence de fortes craintes des Français sur l’avenir.

Activité économique France : forte baisse en Septembre

Activité économique France : forte baisse en Septembre

Contrairement aux affirmations des institutions comme la Banque de France ou encore comme le gouvernement, la croissance n’est nullement en hausse.( Récemment la banque de France a révisé en hausse de la croissance pour s’aligner sur les prévisions du gouvernement avec + 1 % du PIB ). Depuis déjà des semaines, l’évolution baissière du moral des entreprises indiquait déjà le ralentissement. Le troisième et le quatrième trimestre devrait être moins favorables à l’activité économique. Au total, on aura bien du mal à atteindre les 1 % prévus pour le PIB. En cause, évidemment l’inflation qui pèse sur le pouvoir d’achat et donc sur la consommation qui alimente la croissance. Les tendances des prix de l’énergie ne vont pas améliorer la situation.

Selon l’indice PMI Flash publié vendredi par le cabinet S&P Global, l’activité du secteur privé a connu en septembre son plus fort repli depuis le mois de novembre 2020 avec un indice de 43,5, contre 46 en août. Pour rappel, un indice en dessous de 50 signifie une contraction de l’activité économique.

Les entreprises ont moins augmenté leurs prix auprès de leurs clients en septembre. (Crédits : Reuters)
Le mois de septembre marque le plus fort recul de l’activité économique du secteur privé depuis le mois de novembre 2020. . La France affiche un indice 43,5 en septembre, après avoir atteint 46 en août. Pour rappel, un indice supérieur à 50 marque une expansion de l’activité tandis qu’un chiffre inférieur à ce seuil indique une contraction.

Ce fort ralentissement, qui devra être confirmé par une deuxième estimation en octobre « reflète principalement un environnement défavorable à la demande », selon S&P Global. Ainsi, le PMI Flash publié vendredi « clôture un troisième trimestre difficile pour l’économie française, la baisse de l’activité globale s’étant accélérée de façon continue depuis le mois de juin », pointe le communiqué.

« Le rythme de la croissance pour ce troisième trimestre se rapproche de la stagnation, notre modèle de prévision immédiate suggérant en effet une hausse du PIB français d’à peine 0,2% », a estimé Norman Liebke, économiste à la Hamburg Commercial Bank qui publie l’indicateur avec S&P Global.

Le phénomène de ralentissement économique dans le privé n’est cependant pas uniquement cantonné à la France. L’activité du secteur privé en zone euro a lui aussi continué de se replier en septembre, mais à un rythme un peu moindre que le mois précédent, toujours selon l’indice PMI Flash publié vendredi par S&P Global. L’indice, calculé sur la base de sondages d’entreprises, s’est redressé à 47,1 en septembre, après 46,7 en août (chiffre révisé), mais il reste toujours dans le rouge.

Le produit intérieur brut des 20 pays partageant la monnaie unique avait seulement très légèrement progressé au premier trimestre (+0,1%) et au deuxième (+0,1%). La Commission européenne anticipe un ralentissement sur la deuxième partie de l’année. Elle a récemment revu en baisse sa prévision pour l’ensemble de 2023, tablant sur une croissance du PIB de 0,8%, avant un redressement à +1,3% en 2024.

Activité économique : climat des affaires en baisse

Activité économique : climat des affaires en baisse


Confirmation de la dépression économique en France . Le climat des affaires se dégrade en août, atteignant un plus bas depuis avril 2021, en raison d’une détérioration de la situation conjoncturelle dans l’industrie manufacturière et les services, a annoncé jeudi l’Insee. Cet indicateur, qui synthétise l’opinion des chefs d’entreprise des principaux secteurs, s’est établi à 99, passant ainsi sous sa moyenne de longue période (100).

L’enquête de l’INSEE confirme l’indice PMI concernant la dépression économique au cours de l’été. L’indice Flash composite, qui mesure l’activité du secteur privé, s’est établi à 46,6 en août, au même niveau qu’en juillet. Il marque ainsi une nouvelle contraction de l’activité économique en France, tant dans les services que dans le secteur manufacturier

Dans l’enquête de l’INSEE, le climat «se dégrade nettement» dans l’industrie, où l’indicateur perd cinq points en un mois à 96, entraîné par une dégradation de l’opinion des chefs d’entreprises «sur les carnets de commandes et la production passée», observe l’Insee.

Dans les services, l’indicateur perd deux points et rejoint sa moyenne de longue période (100). Dans le commerce de détail, il reste quasi stable à 105 (contre 106).

Contrairement aux prévisions de la banque de France et de l’INSEE, la France est touchée par une dépression économique au cours de l’été. L’indice PMIn Flash composite, qui mesure l’activité du secteur privé, s’est établi à 46,6 en août, au même niveau qu’en juillet. Il marque ainsi une nouvelle contraction de l’activité économique en France, tant dans les services que dans le secteur manufacturier.

L’activité dans le secteur des services, secteur dominant de l’économie française, a diminué pour le troisième mois consécutif. Elle atteint même un plus bas depuis trente mois à 46,7 (contre 47,1 en juillet). La baisse de la production manufacturière, qui avait commencé l’été dernier, s’est poursuivie, avec un indice PMI provisoire à 45,8. Dans ce secteur cependant, la contraction est moindre qu’en juillet (44, révisé en légère hausse), et il s’agit d’un plus haut depuis cinq mois.

Contre toute attente, et malgré les espoirs d’amélioration de la conjoncture, les derniers résultats de l’enquête suggèrent ainsi une possible contraction du PIB au troisième trimestre », selon lui. La confiance des entreprises quant à une progression de leur activité au cours des douze prochains mois a également faibli en août, tout en se maintenant au-dessus du plus bas de 32 mois enregistré en juin.

Cette publication intervient alors que, le 9 août dernier, la Banque de France, elle, avait relevé une progression de l’activité économique française au mois de juillet, projetant une croissance « légèrement positive » au troisième trimestre. Après un deuxième trimestre marqué par une forte hausse du produit intérieur brut (PIB) de 0,5% par rapport au premier trimestre, la banque centrale, elle, estime que le PIB a progressé de 0,1% sur un mois en juillet.

Activité économique : L’intérim en baisse

Activité économique : L’intérim en baisse

Indicateurs avancés de la conjoncture économique, l’intérim se tasse de près de 3 % depuis le début de l’année traduisant ainsi une dégradation de l’emploi.Intérim : le secteur baisse de 2,7% en début d’année, marquant une dégradation de l’emploi. Sur les quatre premiers mois de l’année selon les derniers chiffres publiés par Prism’emploi, la fédération de l’intérim. Le secteur a, en effet, enregistré une baisse moyenne de 2,7% depuis le début de l’année 2023.

ché du travail

Sur les quatre premiers mois de l’année, l’emploi intérimaire, souvent considéré comme une boussole du marché de l’emploi, a représenté 740.000 équivalents temps plein (ETP), « en baisse de 2,7% par rapport à la même période de 2022, soit environ 20.000 ETP de moins en un an », selon Prism’emploi.

Le marché du travail devrait se tendre
Par secteur, seule l’industrie connaît « une légère progression depuis le début de l’année » (+0,4%), tous les autres enregistrant « un recul ». Celui-ci est « très net dans les secteurs directement liés à la consommation des ménages », comme le commerce (-8,8%), a-t-elle poursuivi.

Le taux d’activité s’est établi à 73%, soit un niveau inédit depuis 1975. Le taux de chômage rapporté à la population active est descendu à 7,3% à la fin de l’année. Mais à l’image du retournement de tendance vécu par l’intérim, l’emploi pourrait connaître des périodes plus difficiles dans le futur.

Activité humaine et biodiversité: quelle compatibilité ?

Activité humaine et biodiversité

par John Thompson
Directeur de recherches en écologie, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)

Les populations humaines visent souvent à détruire les espèces dites « nuisibles ». C’est le cas lorsque l’on utilise des pesticides pour protéger les cultures de céréales, d’arbres fruitiers ou des vignes contre des insectes qui peuvent les ravager. ( dans the Conversation )

Mais cette utilisation de produits chimiques pour protéger les cultures n’est pas « sélective » : non seulement les insectes ravageurs sont éradiqués, mais c’est tout un cortège de communautés d’insectes dans l’écosystème des cultures (en sous-sol, sur les plantes et dans l’atmosphère) ainsi que la faune microbienne souterraine qui est impactée. Or, ces espèces contribuent au fonctionnement naturel des sols et sont très utiles, justement pour l’agriculture. Les détruire c’est mettre en péril la pérennité des cultures. On est en train de scier la branche sur laquelle on est assis ! De plus, il peut y avoir des effets néfastes pour les petits animaux terrestres et les oiseaux, qui se nourrissent d’insectes.

C’est la même chose pour l’utilisation des produits chimiques pour nous assurer un meilleur confort. Il n’y a pas meilleur exemple dans la région méditerranéenne que celui de la lutte contre les moustiques dans les zones humides où on emploie des produits chimiques pour éradiquer les larves dans les lagunes et étangs. Mais une fois dans l’eau ces produits peuvent impacter aussi d’autres composantes de la biodiversité comme les chironomes (insectes qui ne piquent pas les humains) avec comme résultat une perte de nourriture disponible pour leurs prédateurs (libellules et hirondelles par exemple).

Il s’agit donc de deux illustrations d’un seul et même problème : l’impact de l’utilisation des produits chimiques dépasse de loin les espèces dites nuisibles pour affecter la biodiversité dans son ensemble. En visant certaines espèces nuisibles, l’homme détruit aussi d’autres espèces. De plus, la biodiversité fonctionne comme une chaîne d’interactions, entre différentes espèces, et entre les espèces et leurs milieux. Impacter certaines espèces peut avoir des conséquences sur d’autres. Il est temps d’en tenir compte.

Par ailleurs, la population humaine sur Terre augmente, de manière très importante. Nous occupons donc plus d’espaces naturels, à la campagne et en périphérie des villes (construction de maisons, des centres commerciaux, et des zones d’activité, ainsi que des routes, des lignes de train, et d’autres infrastructures). L’espace disponible pour la biodiversité ne cesse de diminuer et les barrières aux déplacements des espèces augmentent. Les villes continuent à croître et, la nuit, les paysages sont de plus en plus pollués par la lumière, non sans impact sur la vie des espèces nocturnes.
Sans forcément vouloir « détruire la nature » les activités humaines sont malheureusement une des causes majeures de la perte de biodiversité, locale, régionale et mondiale et il y a donc de bonnes raisons de la favoriser, dès le plus jeune âge, dans les écoles et les collèges.

Pour favoriser localement la biodiversité, il existe en effet plein de bonnes actions assez simples à mettre en place. On peut toujours faire mieux en termes de recyclage, ou de consommer moins d’énergie, voire créer un espace de jardin avec des plantes à fleurs locales, qui, elles, peuvent favoriser la présence des insectes (notamment des pollinisateurs comme les papillons et les abeilles) et des oiseaux. On peut aussi penser à mettre en place des nichoirs pour les oiseaux, des gîtes pour les chauves-souris. Les actions possibles et positives pour la biodiversité sont nombreuses, et les associations de naturalistes, ainsi que les scientifiques, sont là pour les encourager.

Activité économique France: la stagnation au quatrième trimestre

Activité économique: la stagnation au quatrième trimestre ?

Pour ne pas désespérer Billancourt et surtout plaire au pouvoir, la Banque de France fait le pari d’une croissance insignifiante de 0,1 % au quatrième trimestre. Autant dire en vérité qu’on va tutoyer la stagnation ( que prévoit l’Insee) voire la récession. En effet, tout va dépendre de l’attitude des ménages qui encaissent mal les conséquences de l’inflation sur la baisse drastique du pouvoir d’achat. Pour preuve la consommation est régulièrement en recul en France.

D’après la Banque de France, l’activité mesurée par l’évolution du PIB devrait croître très légèrement, de 0,1%, au quatrième trimestre dans un contexte de grande incertitude liée notamment à la crise énergétique, a indiqué jeudi 8 décembre la Banque de France. Cette «bonne nouvelle» selon l’institution, mais Qui pourrait rapidement être contredite par les faits , s’appuie sur la résilience des entreprises alors que la France subit de plein fouet la flambée des prix de l’énergie depuis l’invasion de l’Ukraine et une inflation soutenue qui entame le pouvoir d’achat.

L’activité économique devrait continuer à progresser sensiblement dans les services en décembre, tandis qu’elle se stabiliserait dans l’industrie et se replierait légèrement dans le bâtiment, selon cette enquête menée auprès d’environ 8500 entreprises entre fin novembre et début décembre.
«Globalement, il n’y a pas du tout de chute de l’activité en fin d’année», a souligné Olivier Garnier: le PIB devrait croître de 0,1% au quatrième trimestre, confirmant la prévision précédente d’une «très légère hausse». «Bien sûr, c’est encore entaché d’incertitude», a-t-il ajouté, mais «on a une activité qui résiste bien, et même plutôt un tout petit mieux que prévu».

Pour l’ensemble de l’année 2022, la Banque de France a confirmé sa prévision d’une croissance de 2,6%, identique à celle de l’Insee qui s’attend pour sa part à une stagnation du PIB au dernier trimestre.

Dans un contexte de hausse des prix se poursuivant à un «rythme soutenu», la Banque de France a dit cependant rester attentive à la situation de trésorerie, qui se stabilise à un niveau «très bas» dans l’industrie, ainsi qu’à l’évolution des stocks. Ces derniers ont grimpé à un niveau jugé «élevé» du fait d’une baisse de la demande ou de difficultés d’approvisionnement notamment, voire de craintes d’éventuelles pénuries d’énergie dans les prochains mois.

Quant à l’impact de la crise énergétique sur leur activité, les entreprises n’ont pas fait état de changement significatif par rapport à octobre, quand la Banque de France a commencé à les interroger sur ce sujet. Ainsi, 24% d’entre elles disent avoir été affectées en novembre, dont 6% fortement. Elles sont toutefois 35% à s’attendre à un impact sur les trois prochains mois, et elles sont encore plus nombreuses à craindre pour leurs marges (52%).

Selon le gouverneur de la Banque de France, tout ira mieux en 2025. Le même pronostic que Macron !

Sondage activité économique : stable en août mais perspectives en baisse

D’après  l’Insee, le moral des chefs d’entreprise demeure encore satisfaisant en août. Paradoxalement ,il est en contradiction avec celui des ménages particulièrement pessimistes sans doute à cause des dégâts de l’inflation sur le pouvoir d’achat sans parler des inquiétudes sur l’énergie . Le  moral des chefs d’entreprise, s’est établi à 103, au-dessus de sa moyenne de long terme qui est de 100. Dans le détail, la détérioration enregistrée dans l’industrie a été compensée par une amélioration dans le commerce de détail et dans une moindre mesure dans le bâtiment.

L’économie française semble donc avoir encore devant elle une période de répit relatif. De quoi rassurer Bercy qui table sur une croissance de 2,5 % cette année. « Ce niveau devrait être atteint, il est même possible que le chiffre soit finalement supérieur. En revanche le choc sera pour 2023, et j’ai un très gros doute sur l’objectif de croissance de 1,3 % affiché pour le moment par l’exécutif », estime Patrick Artus. Le conseiller économique de Natixis table pour sa part sur « une croissance négative l’an prochain ». « La croissance marquera le pas en 2023 et s’établira probablement proche de 0 % pour l’ensemble de l’année », estime ING.

Moins pessimiste, Mathieu Plane évoque « un grand flou pour 2023 ». « La récession n’est pas notre scénario central, mais l’objectif de 1,3 % sera difficile à tenir  », juge-t-il, alors que l’OFCE avait annoncé en juillet tabler sur +1 % l’an prochain.

Valeur Travail: une activité politique

 

Valeur  Travail:  une activité politique

 

Quel sens donner à la valeur travail ?  interogent des experts*  dans the Conversation 

Dans un contexte politique, économique et social tendu autour des questions du pouvoir d’achat, du recul de l’âge de la retraite et du changement climatique (entre autres), le travail revêt plus que jamais une dimension politique. C’est d’ailleurs le message que semblent nous envoyer les jeunes diplômés de grandes écoles qui revendiquent le droit à une activité professionnelle en phase avec les enjeux du changement climatique ou les salariés qui démissionnent en masse en partie à cause du manque de sens dans leur travail.

Loin de constituer un milieu étanche aux troubles du monde et de la société, le monde du travail occupe dans ses différentes dimensions – individuelles, collectives, organisationnelles – une place centrale à la fois comme révélateur des désordres mondiaux, comme espace de luttes et comme voie d’émancipation individuelle et collective.

Un temps éclipsés par la domination des doctrines politique et économique néo-libérales, les débats politiques relatifs au travail (particulièrement vifs aux XIXe et XXe siècles où s’opposaient les doctrines libérales, associationnistes, anarchosyndicalistes, communistes, etc.) se trouvent ainsi réactualisés devant les enjeux contemporains.

Cela étant, on peut observer que les débats actuels sur le travail – notamment à l’occasion des campagnes présidentielles et législatives – se focalisent principalement sur le nombre de trimestres à cotiser et l’âge de départ à la retraite, débats au sein desquels le travail semble perçu comme une forme de souffrance inévitable mise au service d’une économie productiviste. C’est notamment le sens donné à la fameuse « valeur travail », maintes fois défendue par le président de la république ces dernières années et dont elle semble principalement renvoyer au nombre d’années qu’il nous faudrait travailler.

Si les débats sur le temps et la productivité du travail sont importants, il est urgent d’appréhender le travail autrement que sous le seul prisme quantitatif. Dans un contexte de bouleversements environnementaux, sociaux et technologiques, le travail réapparaît comme bien plus qu’une simple activité de production : il participe à écrire notre histoire commune.

Ceci est l’un des enseignements principaux que nous retirons d’un programme de recherche ayant mobilisé 31 universitaires durant quatre années et ayant donné lieu à l’ouvrage Nouvelles pratiques de travail et nouvelles dynamiques organisationnelles publié aux éditions des Presses de l’Université de Laval.

La dimension politique du travail s’observe dans de nombreuses pratiques et secteurs. Par exemple, les personnes exerçant dans des espaces collaboratifs – comme les espaces de coworking – ne cherchent pas uniquement un enrichissement économique. Leur activité relève souvent d’une démarche politique, c’est-à-dire d’un engagement particulier dans la cité. C’est ce que relève Christelle Baron, auteure d’un chapitre sur les communautés de travailleurs dans les espaces de coworking.

Cette dernière nous explique qu’en cherchant à créer ou à rejoindre une communauté, les « co-workers » étudiées souhaitent faire de leur activité professionnelle un levier de transformation de leurs vies et de la société. Dans certains espaces collaboratifs, il est ainsi difficile de discerner les activités qui relèvent du travail, de la vie privée et du militantisme.

Réactivant d’anciens projets fondés sur le management participatif voire autogestionnaire, de nouvelles dynamiques organisationnelles et pratiques de management se développent : raccourcissement des lignes hiérarchiques, création des espaces de délibération, autogouvernance, etc. On observe ainsi divers mouvements qui se réfèrent à la nécessaire émancipation du travail.

Par exemple, les coopératives, que l’on croyait un temps oubliées, connaissent aujourd’hui un fort regain d’intérêt. Selon la Confédération générale des Scop, le nombre de sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC) a augmenté de 88 % en cinq ans avec une augmentation de 160 % des effectifs, atteignant 13 190 salariés à la fin 2021.

Cependant, ces tentatives ne produisent pas toujours les effets escomptés et les résultats sont parfois contrastés. C’est notamment ce que constate la chercheuse Antonella Corsani, dans un chapitre interrogeant les nouvelles formes de travail : ces dernières peuvent certes déboucher sur des espaces d’autonomie renouvelés mais également construire de nouvelles dynamiques de précarisation des emplois.

D’ailleurs, toutes les évolutions du travail ne sont pas motivées par l’émancipation des travailleurs. C’est ce que montre, par exemple, le chercheur Yoann Bazin dans son chapitre sur le management algorithmique et ses effets délétères sur le travail des livreurs indépendants à vélo.

Ce que nous faisons dans le cadre de notre activité professionnelle a des conséquences politiques et participe à définir la société dans laquelle nous vivons. Les réponses qu’il s’agit d’apporter aux grands enjeux contemporains ne relèvent donc pas uniquement de la représentation politique ou de la société civile. Elles engagent également les travailleurs et en premier lieu celles et ceux qui occupent des postes de management et de direction dans les entreprises.

La lutte contre le réchauffement climatique dans les entreprises, par exemple, appelle le développement de nouvelles façons de collaborer et d’exploiter les ressources naturelles. L’erreur consisterait à penser que cette lutte reposerait uniquement sur l’usage de nouvelles technologies. Comme le soulignent les chercheurs Alexis Catanzaro et Hervé Goy dans leur chapitre sur le management et le risque d’effondrement, la lutte contre le réchauffement climatique est aussi affaire de pratiques de management et d’organisation.

Ce constat invite ainsi à questionner les positions qu’adoptent les entreprises face aux grands enjeux technologiques, sociaux ou environnementaux, car la question du travail et de son organisation pose toujours celle du monde commun dans lequel nous voulons vivre. En cela, le travail n’est jamais neutre. Il est toujours une forme d’engagement dans la vie sociale.

 

* auteurs

  1. Anthony Hussenot

Professor in Organization Studies, Université Côte d’Azur

  1. Emilie Lanciano

Professeure des Universités, chercheure au laboratoire Coactis, Université Lumière Lyon 2

  1. Jonathan Sambugaro

Maître de conférences en sciences de gestion, Université de Lille

  1. Philippe Lorino

Emeritus Professor, ESSEC

Activité économique–Croissance en baisse au premier trimestre

Activité économique–Croissance en baisse au premier trimestre

 

Du fait  notamment de l’inflation qui règne le pouvoir d’achat des ménages, la croissance se tasse très sérieusement pour n’atteindre au mieux que 0,25 % au premier trimestre d’après la Banque de France. Le pouvoir d’achat en effet diminue en raison de l’augmentation de l’énergie, des matières premières et des denrées alimentaires. Officiellement une baisse de pouvoir d’achat de 1,5 % mais qui pourrait être plus proche du double. La Banque de France abaisse donc sa prévision de croissance à 0,25% au premier trimestre

Au quatrième trimestre 2021, le PIB avait progressé de 0,7%. «Le mois de mars a été marqué par la guerre en Ukraine dont les premières conséquences se font sentir sur l’économie française. En outre, face au regain de l’épidémie de Covid-19, la Chine a réinstauré des mesures de confinement dans certaines régions, ce qui a pu renforcer les difficultés d’approvisionnement» des entreprises, souligne la Bnaque de France .

 Mi-mars, l’Insee avait indiqué tabler sur une croissance de 0,3% au premier trimestre, avec une consommation des ménages attendue en recul de 0,5%, alors que leur pouvoir d’achat devrait avoir baissé de 1,4% du fait de l’inflation. Si l’activité économique a continué de progresser au premier trimestre, c’est surtout dans le secteur des services, notamment dans l’hôtellerie-restauration, qui se remet progressivement de la fin des restrictions sanitaires liées à l’épidémie.

 En revanche, dans l’industrie, la situation est plus contrastée. Dès février, la production industrielle française avait pris par surprise les économistes, en reculant de 0,9%, selon les données de l’Insee, et la situation se serait encore aggravée en mars. L’automobile, dont les chaînes d’approvisionnement sont très affectées par le conflit en Ukraine, a vu son activité se replier. Et 89% des entreprises interrogées par la Banque de France affirment désormais faire face à des difficultés d’approvisionnement, soit 10 points de plus qu’en février.

Autre conséquence de la guerre en Ukraine, les entreprises de l’agroalimentaire subissent elles aussi des problèmes d’approvisionnement, le pays étant un fournisseur important, notamment d’huile et tourteaux de tournesol. Elles sont désormais 59% à rapporter des difficultés, contre 45% en février (+14 points), souligne la Banque de France.

Pour le mois d’avril, la banque centrale souligne la situation de «forte incertitude», notamment dans l’industrie, même si les entreprises s’attendent toujours à une légère croissance de leur activité. Les services resteraient bien orientés, alors que les entreprises du bâtiment entrevoient une «très légère baisse» de leur activité

Aliénation et marchandisation de notre activité cérébrale

Aliénation et marchandisation de notre activité cérébrale 

 

Le chercheur Guilhem Fouetillou compare, dans une tribune au « Monde », la « raréfaction de l’attention » créée par le numérique tout-puissant à la raréfaction des ressources naturelles.

 

Tribune. 

 

La partie se corse pour Facebook et Mark Zuckerberg : après le scandale Cambridge Analytica, après la prise du Capitole par les trumpistes, c’est maintenant la lanceuse d’alerte Frances Haugen qui met au jour la nocivité de son ex-employeur. La prise de conscience va s’accélérant dans toutes les couches de la société, et particulièrement chez les politiques, trop longtemps portés par un sentiment d’indifférence, puis de fascination, envers une économie qu’ils ne comprenaient pas et dont ils ignoraient presque tout. Les dégâts causés par le modèle économique des plates-formes sociales gratuites s’affichent au grand jour : un modèle ne trouvant sa subsistance que dans la monétisation du temps passé sur ses contenus par le maximum d’utilisateurs, et cela sans prise en compte aucune de la nature de ce temps passé, de sa qualité et de ses impacts négatifs tant à l’échelle collective (incitation à la haine, réseaux criminels, désinformation) qu’individuelle (santé mentale).


Mais en se focalisant sur Facebook uniquement et en accusant l’entreprise de « faillite morale », risque de se répéter le schéma bien connu de la brebis galeuse et de sanctions et régulations qui manqueront de se confronter au problème majeur auquel l’humanité fait face, et dont Facebook n’est qu’un des innombrables vecteurs : l’épuisement de nos ressources attentionnelles.

Car si l’écologie pose la question de l’épuisement de nos ressources naturelles, il est incompréhensible de constater que ne s’y ajoute pas celle de nos ressources attentionnelles, attaquées de toute part par un design des vulnérabilités exploitant nos faiblesses psychologiques, sociales et cognitives pour construire des expériences toujours plus addictives.

Tout comme nous entrevoyons la fin des énergies fossiles, l’épuisement des terres et des océans, la raréfaction du vivant, le numérique et ses écrans poussent à leur limite nos attentions sollicitables, notre « temps de cerveau disponible ». En passant d’une société du travail à une société de loisirs et de divertissement, en transformant le capitalisme industriel en capitalisme cognitif, nous subissons une marchandisation permanente de notre activité cérébrale, qui, contrairement à l’activité physique, jamais ne s’épuise.


Par les messageries instantanées, nous gardons un lien permanent avec nos cercles les plus proches et pouvons entretenir une quantité inédite de liens faibles. Pour les professions intellectuelles, les réseaux sociaux d’entreprise et les outils de visioconférence permettent de passer d’un projet à l’autre, d’un interlocuteur à l’autre, d’un continent à l’autre, sans aucune friction, faisant entrer dans une journée de travail infiniment plus que ce qu’on y faisait tenir ne serait-ce qu’avant même le surgissement du Covid-19. Les fonctionnalités d’accélération des flux vidéo et audio sont aujourd’hui utilisées par le plus grand nombre et certaines séries sur Netflix ne voient qu’une minorité de leur audience les regarder à la vitesse « normale ». Même la musique qui, par nature, ne peut que difficilement supporter cette accélération, a changé ses règles de composition pour que la mélodie y soit exposée dans les premières secondes afin d’éviter le zapping.

Activité restauration: chute de 70 % et surtout et changement de comportement

Activité restauration: chute  de 70 % et surtout et  changement de comportement

 

Globalement le secteur de la restauration aurait perdu autour de 200 000 emplois. Le résultat évidemment de la crise sanitaire qui a réduit l’activité à pas grand-chose mais surtout désormais un changement de comportement. Contrairement à ce qu’affirment les autorités, l’activité de restauration est loin d’avoir retrouvé son niveau d’avant crise.

D’abord de nombreux établissements n’ont pas ouvert leurs portes, ensuite la crise Covid pèse encore sur les comportements. Il faut aussi noter que de nouvelles habitudes ont été prises par certains consommateurs – notamment des salariés–qui ont délaissé la restauration fixe pour d’autres solutions comme la restauration rapide.

Un phénomène encore peu étudié mais qu’on peut par exemple constater dans des restaurants routiers ou des restaurants ouvriers. Selon une étude de NPD Group. De janvier à juillet, par rapport à l’activité d’avant-Covid 19, le chiffre d’affaires a reculé de 45% et la fréquentation de 39%, indique le spécialiste des études de marché dans un point sur l’activité d’un secteur qui en 2019, représentait 57 milliards d’euros en France.

C’est la restauration à table qui a le plus souffert: avec «cinq mois de fermeture dus au Covid-19: elle a perdu les deux tiers de son chiffre d’affaires, soit -68%» à fin juillet, contre «-17% pour la restauration rapide», dit à l’AFP Maria Bertoch, experte du secteur pour NPD Group.

Activité économique union européenne : en récession

Activité économique union européenne : en récession

Nouvelle contraction de 0,6% en zone euro et de 0,4% dans l’Union européenne au cours du premier trimestre, selon les dernier chiffres de l’office de statistiques européen dévoilés ce vendredi 30 avril.

Avec deux trimestres consécutifs, l’économie est entrée en récession sous l’effet des mesures de restriction et du retard dans la campagne de vaccination.

Une situation à comparer avec le dynamisme économique constaté au États-Unis (plus 6%) et la Chine (+18%) qui  affichent des performances économiques bien meilleures. Le risque de décrochage de l’Europe face aux deux autres puissances mondiales s’accentue. En cause évidemment des mesures plus restrictives en Europe qu’ailleurs du fait du retard de la vaccination.

Même l’Allemagne enregistre un recul de 1,7 % de la croissance au premier trimestre. ce mauvais chiffre contribue grandement à faire reculer l’activité dans l’ensemble de la zone euro.

Dans le sud de l’Europe, le Portugal enregistre le plus fort recul de croissance (-3,3%) entre janvier et mars.. L’Italie (-0,4%) et l’Espagne (-0,5%) affichent également de piètres chiffres de croissance.. La  France s’en tire mieux que la plupart de ses voisins avec un PIB qui accélère à 0,4% sur les trois premiers mois de l’année. Malgré ce rebond, la consommation est restée relativement atone au cours du mois de février et le commerce extérieur reste empêtré dans de lourdes difficultés.

« Le PIB ne connaît pas de rebond fort au premier trimestre (+0.4%) après le repli des 3 derniers mois de 2020 dû au confinement de novembre. Le PIB est toujours très en-dessous du niveau de la fin 2019 (-4,4%). Les ménages restent plutôt pessimistes et ont une contribution limitée à la croissance. Le retour sur la tendance d’avant-crise sera très longue, voire quasiment impossible. Le coût de cette crise en termes d’activité et d’emploi va être élevé », a expliqué l’économiste d’Ostrum Asset Management Philippe Waechter sur son blog.

Activité partielle : prolongée jusqu’en 2021

Activité partielle : prolongée jusqu’en 2021

C’est sans doute la mesure la plus efficace qui vient d’être annoncée pour faire face à la crise. Curieusement une annonce faite dans une certaine discrétion. La ministre du Travail Elisabeth Borne a en effet annoncé jeudi que le dispositif d’activité partielle longue durée était prolongé jusqu’à l’été 2021 avec une indemnisation maintenue à 84 % du salaire net pour les salariés empêchés de travailler à cause de la Covid-19.

 

Il est clair que l’arrêt brutal de cette disposition 2020 aurait provoqué son tsunami sur le plan des faillites et du chômage. À noter que le dispositif peut couvrir une période de six mois à deux ans, ce qui ira bien au-delà de 2021.  Certes on objectera que ce dispositif constitue une sorte d’aubaine pour des entreprises zombies mais globalement la mesure permet d’amortir le choc économique terrible de la baisse de 10 points du PIB en 2020. Une baisse évidemment moyenne avec énormément de dispersion autour. Certaines activités dans le tourisme ou l’événementiel , plus généralement dans les services pouvant elle diminuer de 90 à 100 %.

Notons cependant que le nombre de salariés qui bénéficient du chômage partiel a considérablement diminué depuis le pic de la crise de mars. Il y avait plus de 7 millions de chômeurs partiels en mars, leur nombre en juillet était de 2 ,4 millions.

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