Archive pour le Tag 'actionnaire'

Le directeur de Nissan se prend pour l’actionnaire de référence

Le directeur de Nissan se prend pour l’actionnaire de référence

 

 

 

De plus en plus gonflé Hiroto Saikawa, le directeur de Nissan auteur du complot contre son président qui a déclaré que ce n’était pas le moment de discuter des liens capitalistiques entre les deux constructeurs. Il faut rappeler que, Hiroto Saikawa, n’est que le directeur général, pas le président et encore moins l’actionnaire de référence. Pourtant il se comporte comme tel en refusant par exemple de réunir une assemblée générale qui permettrait de pouvoir au remplacement de Carlos Ghosn  aussi de désigner les administrateurs de Nissan. Pourtant Renault est l’actionnaire de référence. Le directeur général de Nissan craint évidemment une intégration plus poussée de Nissan au sein du groupe Renault alors que précisément appuyé par son gouvernement il milite pour une autonomie voire une indépendance de Nissan. Alors encore président de Nissan et PDG de Renault, Carlos Ghosn, incarcéré pour des accusations de malversations financières depuis le 19 novembre au Japon, avait préconisé un rapprochement plus étroit des deux constructeurs automobiles, y compris une fusion totale, malgré les fortes réserves exprimées par Nissan. Renault, dont l’Etat est le principal actionnaire, détient 43,4% du capital de Nissan, qui de son côté a 15% du constructeur français avec aucun droit de vote. Nissan contrôle à son tour Mitsubishi Motors, le troisième partenaire de l’alliance, via une part de 34%.

La fin du capitalisme et de l’actionnaire ! (Michel Santi)

La fin du capitalisme et de  l’actionnaire ! (Michel Santi)  

Michel Santi, économiste,  spécialiste des marchés financiers s’interroge sur l’actionnariat et le capitalisme dans un article  de la Tribune.

 

 

« Pour de plus en plus d’entreprises, le capital n’est plus un ingrédient crucial. Au contraire même puisque, pour les géants qui dominent aujourd’hui, soit Apple, Amazon, Facebook, Google, ou Netflix, les besoins en capitaux frais restent symboliques, voire inexistants. La dernière illustration de ce changement de paradigme est l’entrée en Bourse, la semaine passée, de Spotify dont l’objectif n’était pas de lever de nouveaux capitaux, malgré le traditionnel accueil lui ayant été réservé à la Bourse de New York. En effet, et de l’aveu même de son grand patron, l’objectif prioritaire de cette entrée en Bourse fut de permettre aux investisseurs privés initiaux de trouver des acquéreurs à une partie de leurs actions de cette société, accessoirement à des prix intéressants. Pour sa survie et son développement, et à l’instar de nombre de sociétés dont les directions générales décident de les faire coter en Bourse, Spotify n’avait donc nul besoin de davantage de capitaux, mais juste de donner une opportunité à ses capital-risqueurs de sortir et de recouvrer leurs investissements assortis d’un profit. Dans un tel contexte, la gouvernance des entreprises subit également un glissement fondamental car les pourvoyeurs de capitaux – à savoir les actionnaires – ont de moins en moins de pouvoir sur la marche de la société car leurs deniers ne lui sont plus vitaux. Le contrôle exercé dans le passé par l’actionnariat sur la gestion de l’entreprise devient ainsi quasiment inexistant, et quoi de plus logique du reste, alors même que leurs capitaux sont de moins en moins sollicités. Voilà en effet Apple, qui – en dépit d’être la première capitalisation mondiale – n’emploie que 120.000 salariés à temps plein, chiffre invraisemblablement bas au vu des 800 milliards de dollars qu’elle pèse. Exemple typique de ces sociétés modernes ayant une influence mondiale considérable et un poids formidable en termes de capitalisation boursière, mais qui ne consentent à accorder à leurs actionnaires qu’un certificat d’action en échange de leurs placements, à l’exclusion de tout autre pouvoir. La tendance est irréversible et ira même en s’amplifiant dans le sens d’un rôle désormais purement passif et symbolique dévolu aux actionnaires. Ainsi, entrée en Bourse en début d’année, Snapchat ne s’est-elle pas simplement contentée de diluer les droits de vote de ses actionnaires, comme Google, Facebook et LinkedIn avant elle. Cette entreprise a littéralement retiré tout droit décisionnel à son actionnariat, conférant ainsi tout le pouvoir à sa direction générale. Comme les capitaux ne sont plus une denrée rare et que les marchés boursiers sont désormais trop spéculatifs, l’actionnaire se voit progressivement retirer ses prérogatives et son argent n’est plus la priorité des dirigeants d’entreprise. Alors, dans un contexte où les besoins en capitaux des entreprises de demain seront plus sporadiques – en tout cas inférieurs -, et alors que les sociétés d’aujourd’hui (et à plus forte raison de demain) trouvent d’autres solutions de financement, peut-on encore parler de capitalisme ?

 

 

 (*) Michel Santi est macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d’Art Trading & Finance.

Il est également l’auteur de :  »Splendeurs et misères du libéralisme »,  »Capitalism without conscience »,  »L’Europe, chroniques d’un fiasco économique et politique »,  »Misère et opulence ». Son dernier ouvrage : « Pour un capitalisme entre adultes consentants », préface de Philippe Bilger.

PSA : quel actionnaire va diriger la société ?

PSA : quel actionnaire va diriger la société ?

Francois Lenglet pose la question aujourd’hui car l’actionnariat est éclaté en part à peu près équivalente entre l’Etat, la famille Peugeot et le chinois Dongfeng ; Elle risque de se poser encore davantage demain si le pacte d’actionnaires Peugeot éclate, ce qui n’est pas impossible. Du coup PSA pourrait éventuellement être dominé majoritairement par le chinois. PSA et Dongfeng ont officiellement annoncé leur mariage, ce mercredi 19 février. Le chinois va donc entrer au capital du constructeur automobile, à égalité de parts avec l’État. Au micro de RTL, le ministre de l’Économie Pierre Moscovici a expliqué qu’une « nouvelle histoire commençait » pour PSA et que ce rapprochement était « une bonne nouvelle ».  La bonne nouvelle est que cela permet de sauver Peugeot qui était au bord de la faillite. L’accord va lui permettre de récupérer 1,5 milliard d’euros et d’avantage à terme. Cet argent est indispensable à l’entreprise qui en a besoin pour éponger ses pertes, investir et aussi rester dans la course technologique.  Parallèlement, la base industrielle du constructeur a été assainie avec la fermeture de l’usine d’Aulnay et aussi des réductions de capacités significatives ailleurs. Il devrait avoir un meilleur accès au marché automobile chinois, le plus important du monde. PSA a ainsi assuré son avenir de court terme. La mauvaise nouvelle est que tout cela se fait quand même à un prix élevé pour les intérêts français. PSA vaut 4,5 milliards d’euros, c’est cinq fois moins que Renault et douze fois moins que Volkswagen. Les Chinois entrent donc à bon compte.  L’autre problème, plus grave encore, est que l’actionnariat de l’entreprise est désormais éclaté. Or, celui qui dirige vraiment une entreprise, c’est l’actionnaire. C’est lui qui définit la stratégie, qui révoque les dirigeants et arbitre entre dividendes ou investissements. Peugeot a désormais trois propriétaires qui sont des actionnaires de poids identiques : la famille Peugeot, l’État français et les Chinois de Dongfeng, qui vont chacun tirer de leur côté en veillant à leur objectif particulier.  Le loup est-il entré dans la Bergerie ? Oui. Pour Pierre Moscovici, les intérêts stratégiques français sont préservés, mais rien n’est moins sûr. Il y a bien un risque à long terme. Il faut comprendre que le capitalisme chinois est un capitalisme d’État. La quasi-totalité des entreprises dont Dongfeng est actionnaire sont contrôlées par le gouvernement, qui fixe leurs objectifs stratégiques. Parmi ces derniers, un prime en particulier : développer les capacités de production chinoises grâce aux technologies occidentales pour devenir les « diables étrangers ». C’est ce qui va se passer dans l’automobile, comme dans le nucléaire ou l’aéronautique. L’objectif de Dongfeng est de récupérer les technologies de Peugeot notamment sur le moteur hybride. Le risque pour le Français est de nourrir un concurrent puissant qui aura la clé des marchés émergents. Il y a l’État français qui pourrait faire contrepoids au capital de PSA. Le seul problème, c’est qu’en France les ministres vont et viennent au gré des échéances électorales. En Chine, pas d’élections. C’est pratique, le pouvoir est là depuis longtemps et pour longtemps.

 

Heuliez : un nouvel actionnaire

Heuliez :  un nouvel actionnaire

- Le constructeur de voitures électriques Mia Electric, ex-branche automobile du groupe Heuliez, a annoncé jeudi l’arrivée d’un nouvel actionnaire majoritaire qui s’est engagé à maintenir son site de Cerizay, dans les Deux-Sèvres, et les 210 emplois qui y sont attachés. Focus Asia GmbH, un consortium d’investisseurs internationaux, aura 88% de la société, la région Poitou-Charentes conservant sa part de 12%. « L’arrivée d’un nouvel actionnaire assure la pérennité de l’entreprise et permet à Mia Electric d’envisager une nouvelle période de son développement grâce à une impulsion donnée par son nouvel actionnaire principal notamment dans le développement technique (pile à combustible) », indique la direction de l’entreprise dans un communiqué. Michelle Boos, représentante de Focus Asia, prend la présidence et succède ainsi à Kirsten Roennau qui occupait ce poste depuis avril dernier. L’accord entériné par le Conseil de surveillance et l’assemblée générale et sur lequel le Comité d’entreprise a été consulté lundi dernier prévoit la cession des actions d’Impulsus clean Technologies GmbH et de Mia Electric GmbH, qui détenaient 88% du capital à eux deux, au nouvel actionnaire. Aucun des trois partenaires n’a souhaité communiquer sur le montant de la cession. Dans le communiqué, Michelle Boos indique que la nouvelle donne « permet à l’entreprise de poursuivre les défis du développement de la société sur le marché du véhicule électrique en France et surtout à l’international ». « Nous avons pour ambition d’accroître les ventes de Mia Electric grâce à une stratégie ambitieuse et adaptée aux industries nouvelles que nous dévoilerons dans les prochaines semaines », ajoute-t-elle. Mia Electric est née en 2010 de la reprise de l’activité véhicule électrique du groupe Heuliez par l’investisseur allemand Edwin Kohl. Depuis les ventes n’ont jamais atteint les objectifs. En 2012, Mia Electric se classait cinquième sur le marché de la voiture électrique en France avec seulement 337 véhicules vendus sur un total de 5.663. En 2013, la centrale d’achat public UGAP a annoncé l’achat de 500 véhicules sur trois ans.

 

Le trésorier de campagne de Hollande actionnaire de sociétés offshore

Le trésorier de campagne de Hollande actionnaire de sociétés offshore

Jean-Jacques Augier, qui fut le trésorier de campagne de François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012, est actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans, par le biais de son holding financier Eurane, selon des documents auxquels Le Monde a eu accès. Ces révélations proviennent du travail de 86 journalistes du monde entier (The Guardian, la BBC, le Washington Post, Le Soir ou encore Le Monde) sous la direction de l’International Consortium of Investigate Journalists (ICIJ) à Washington.

 




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