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Réforme de l’État : rétablir un lien entre acteurs publics et société

Réforme de l’État : rétablir un lien entre acteurs publics et société

 

Supprimer l’ENA et la remplacer par une institution plus adaptée ne peut prendre son sens que dans une transformation globale des relations entre les acteurs publics et la société, estime, dans une tribune au « Monde », Lucile Schmid, énarque et vice-présidente du think tank La Fabrique écologique.

 

Tribune. 

 

Le 8 avril, le président de la République annonçait la suppression de l’Ecole nationale d’administration (ENA) et son remplacement par l’Institut du service public, structure dont le nom sonne plus modestement. Depuis des années, la réforme de l’ENA ou sa suppression ont été invoquées pour conjurer l’entre-soi, la défiance à l’égard des élites publiques, et l’éloignement des citoyens vis-à-vis des institutions.

Fallait-il supprimer le symbole pour faire changer les choses ? Assez paradoxalement, cette disparition n’a guère suscité de débat passionné, que ce soit en pour ou en contre. Car l’essentiel est aujourd’hui ailleurs. Après dix-hui mois de pandémie, l’enjeu est d’abord de donner une perspective forte à l’action publique. Les enjeux de bien commun, d’exemplarité, de vision d’avenir résonnent dans la société. Ces attentes à l’égard de l’action publique sont très sensibles dans les jeunes générations. Mais elles se mêlent à une réelle insatisfaction par rapport aux fonctionnements actuels.

Donner un horizon au « modèle français »

Cette insatisfaction tient au désir d’un Etat qui transforme réellement les choses, d’un Etat actif qui se placerait à l’avant-garde. En 2018, la pétition « L’affaire du siècle », qui enjoignait à l’Etat de changer pour mener la transformation écologique, avait recueilli en quelques semaines plus de deux millions de signatures. Depuis, le mouvement Pour un réveil écologique, porté par des milliers d’étudiants, n’a eu de cesse de questionner la responsabilité de l’Etat et des politiques dans le déficit d’action publique sur ces sujets.

Supprimer l’ENA et la remplacer par une institution plus adaptée ne peut prendre son sens que dans une transformation globale des relations entre les acteurs publics et la société. Il ne s’agit pas seulement d’organiser des programmes d’enseignement, ou une insertion internationale et professionnelle, mais de donner un horizon à ce qu’on a coutume d’appeler « le modèle français ». La création de l’Institut du service public devrait être un big bang. Dans cette perspective, plusieurs éléments sont essentiels. D’abord, une pensée pratique des liens entre Etat et société. L’obsession de rapprocher le fonctionnement de l’Etat de celui des entreprises a aveuglé, laissant en friche le chantier d’un rapprochement entre la société et l’Etat. Le mouvement des « gilets jaunes » en est aussi la conséquence.

Un vrai message d’espoir d’ Anthony Hopkins, l’un des meilleurs acteurs au monde

Un vrai message d’espoir d’ Anthony Hopkins, l’un des meilleurs acteurs au monde

 

Celui qui est considéré par beaucoup comme le meilleur acteur au monde a délivré un véritable message d’espoir en partant de son exemple personnel « Il y a 45 ans, je me suis réveillé. Je fonçais droit vers le désastre », se rappelle l’acteur âgé de 82 ans.

 

« Je risquais de mourir à force de boire et sans vouloir me la jouer moralisateur, j’ai entendu un message, une petite voix qui me disait ‘tu veux vivre ou tu veux mourir ?’. Et j’ai décidé de vivre. Je me suis soudain senti soulagé et ma vie est devenue bien plus facile », raconte-t-il. « Alors j’ai mes jours sans, et parfois je traverse des périodes de doute. Mais en fin de compte je tiens bon. »

 

Face à la caméra, le légendaire Hannibal Lecter du Silence des Agneaux s’adresse ensuite à la nouvelle génération. « Aujourd’hui est le demain qui vous faisait tant peur hier. Les jeunes, ne lâchez rien ! Continuez à vous battre. Soyez audacieux, et des forces puissantes viendront vous soutenir. Ça m’a aidé à tenir toute ma vie (…) Bonne année 2021, ce sera la meilleure de toutes ! » 

Des acteurs à plus d’un million par film soutiennent Depardieu; Normal, la solidarité du fric

Des acteurs à plus d’un million par film soutiennent Depardie;  Normal, la solidarité du fric

 

Après Catherine Deneuve et Fabrice Lucchini, Gad Elmaleh , ce sera sans doute le tout d’autres qui Gangnet aussi 1 million par film.  Avec  en plus le soutien de Tapie, un modèle de morale financière et philosophe en plus « ‘ arrêtez de dire que la pauvreté c’’st la faute de riches ». L’argument des défenseurs de Depardieu n’est ni fiscal, ni économique mais seulement filmographique. La filmographie pour excuse. Drôle d’argument, on ne pourrait alors pas s’exprimer sur la politique par exemple parce qu’on n’est pas un responsable reconnu d’un parti. Un argument de faux-cul évidemment qui discrédite certains comédiens dont la veulerie est une honte en ces périodes de crise. Une sorte de révolte des nantis complètement coupées des réalités économiques et sociales ; On objectera que ces salaires de comédiens existent aussi à étranger et alors, la misère existe aussi à l’étranger ; est-ce une raison pour la tolérer ? Dans l’affaire Depardieu, chacun choisit son camp. La classe politique, dans son immense majorité, a choisi de critiquer l’acteur pour son choix de s’exiler en Belgique. Le milieu du show-business, de son côté, s’est montré plus prudent depuis le début de la polémique. Seul l’acteur Philippe Torreton a jeté un pavé dans la mare médiatique en publiant, mardi, une violente tribune dans Libération.  Dans un texte titré « Alors Gérard, t’as les boules ?« , Philippe Torreton s’étonnait que l’acteur des Valseuses ait pris « la mouche pour un petit mot » – le « minable » du Premier ministre Jean-Marc Ayrault – et « en appelle au respect, comme le fayot dans la cour de récré ». « Mais Gérard, tu pensais qu’on allait approuver ? (…) Tu pensais que des pétitions de soutien de Français au RSA allaient fleurir un peu partout sur la Toile ? » écrivait le comédien, césar du meilleur acteur en 1997 pour Capitaine Conan. « Le problème, Gérard, c’est que tes sorties de route vont toujours dans le même fossé : celui du je pense qu’à ma gueule, celui du fric, des copains dictateurs, du pet foireux et de la miction aérienne, celui des saillies ultralibérales… », accusait l’ancien conseiller de Paris, qui s’était engagé auprès de Bertrand Delanoë (PS). Une diatribe qui avait valu à Philippe Torreton une sèche réplique de Fabrice Luchini, le lendemain. « Depardieu, c’est un ami et je ne juge pas mes amis. Par contre, ceux qui jugent Depardieu, surtout s’ils sont acteurs, ils devraient juger aussi leur filmographie. Quand on attaque Depardieu, il faut avoir une filmographie solide », avait lancé l’acteur lors d’un tchat avec les lecteurs de Sud-Ouest. Avant d’enfoncer le clou : « Moi, je ne fais pas des leçons de morale, chacun dit ce qu’il veut. C’est suicidaire de se confronter à un monument du cinéma », estimait Fabrice Luchini. Vendredi, c’est un autre monument du cinéma, Catherine Deneuve, qui est sorti de son silence pour s’indigner des critiques de Philippe Torreton. « Ma colère est née de vos jugements à l’emporte-pièce. (…) Et de cette mesquinerie ordinaire qui vous agite tant », écrivait l’actrice dans une tribune titrée « Monsieur Torreton… ». « Ce n’est pas tant Gérard Depardieu que je viens défendre, mais plutôt vous que je voudrais interroger. Vous en prendre à son physique ! À son talent ! Ce gâchis dont vous parlez… De quel droit, de quel souci démocratique semblez-vous animer votre vindicte salissante ? », ajoutait-elle. « Quant à la parole officielle déchéance, minable, elle n’est pas digne d’hommes d’État », tranchait l’actrice. Et de conclure sa missive par ces mots : « Avec ma sincère déception. » Samedi matin, Gérard Depardieu s’est trouvé un nouvel avocat en la personne de… Gad Elmaleh. L’humoriste a fait court. Il a publié un message sec sur Twitter à l’attention de Philippe Torreton : « Ce n’est pas en tapant sur les grands qu’on rentre dans leur cour. Je comprends ton mal de notoriété. Mais tu es si petit. » Même belge, Gérard Depardieu garde beaucoup d’amis en France, les amis du fric !

 




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