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Macron a tué le pouvoir d’achat…et la croissance

Macron a tué le pouvoir d’achat

C’est la grosse bavure stratégique de Macron. Il a cru pouvoir surfer sur la bonne conjoncture de 2017 pour assommer le pouvoir d’achat par la fiscalité ; malheureusement, la conjoncture s’est retournée pas seulement du fait de l’environnement international et du pétrole. En effet la baisse de pouvoir d’achat en France a grandement affecté la consommation des ménages qui constitue le principal moteur de la croissance en France. Du coup, la croissance enregistre  un plongeon en 2018. On espérait 2,3 % pour l’augmentation du PIB  et on tournera autour de 1,5 %. Le pire dans cette erreur c’est sa dimension stratégique mais aussi pédagogique. En effet la confiance des ménages et les chefs d’entreprise se sont maintenant retournée. Or l’élément de la confiance est essentiel dans la dynamique économique. Pour preuve les Français sont environ 70 % à considérer que la politique économique de Macon est inefficace et la confiance des chefs d’entreprise s’est nettement dégradée. À cela s’ajoute le risque existe pour l’exécutif d’un désarroi des contribuables, qui devraient théoriquement recevoir en janvier un salaire amputé pour la première fois de leur impôt sur le revenu, et d’un recul consécutif de la consommation, un péril pour l’économie française. Le choc politique pourrait être à la mesure des millions de Français concernés, au premier rang desquels les salariés du privé, Pour la popularité du chef de l’Etat, aucun répit n’est à attendre du côté des retraités, frappés cette année par la hausse de la CSG et qui viennent d’apprendre que leurs pensions seront revalorisées nettement plus faiblement que l’inflation en 2019. Le calendrier des réformes annoncées, notamment l’assurance chômage et les retraites, ne présage pas non plus d’apaisement. Selon un sondage BVA-Orange-RTL-La Tribune publié vendredi, Emmanuel Macron atteint ce mois-ci son score de popularité le plus bas depuis son élection, en baisse de cinq points, à 34% de bonnes opinions, et 68% des Français jugent sa politique injuste et inefficace. Pour le directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi, Alexandre Mirlicourtois, “le pouvoir d’achat est en crise durable” et 2019 sera l’”année du choc psychologique pour les ménages”. L’échéancier de l’Elysée est percuté “de plein fouet” par l’accélération de l’inflation, le ralentissement des créations d’emplois et des hausses des salaires limitées, ajoute-t-il dans une note.

Indre : manifs contre l’achat des terres par les Chinois

Indre : manifs  contre l’achat  des terres par les Chinois

 

Manifestation des paysans à Murs, près de Châtillon sur Indre pour protester contre l’envahissement du foncier par les capitaux chinois. (1700 ha dans l’Indre). Les Chinois investissent donc non seulement dans le domaine viticole mais aussi dans les terres à céréales. Un processus qui ne concerne pas seulement la France mais le monde entier comme par exemple encore le Canada et surtout l’Afrique. Là-bas ce sont des milliers et des milliers d’hectares qui sont rachetés pour une poignée de dollars avec la complicité rémunérée des responsables politiques locaux. La France s’occupe de politique et démocratie en Afrique et pendant ce temps là la Chine fait du commerce ; La colonisation du continent  par les chinois est largement entamée avec le pillage de ressources, elle est  facilitée par la corruption de responsables africains. Les Chinois se désintéressent de la politique, de la démocratie ou du développement, ils font du  commerce, le plus souvent en n’employant aucun africain sur place mais avec des « condamnés chinois ». Les ambassades françaises elles délaissent l’aspect économique » le commerce, c’est sale » pour nos diplomates modèle 1900 modifié 1930.  Une colonisation rampante qui laisse indifférente la communauté internationale».  En France pour le dernier achat de 900 hectares de terres agricoles produisant du blé et du maïs,  les  terrains ont été achetés par le groupe China Hongyang, spécialisé dans la fabrication et la commercialisation d’équipements pour les stations service et l’industrie pétrolière. C’est ce même groupe qui avait suscité la polémique en achetant début 2016, quelque 1.700 hectares de terres agricoles dans l’Indre. Cette nouvelle acquisition de terres en France pose toutefois le problème de la régulation de ces transactions foncières, effectuées en toute légalité. Ces rachats suscitent des inquiétudes en raison de l’opacité qui les entoure et du profil de l’investisseur chinois en cause, dont le champ d’activité n’a rien à voir avec l’agroalimentaire. Le président de la Fédération nationale des Safer (FnSafer), Emmanuel Hyest note que ce sont « les mêmes investisseurs chinois, avec les mêmes pratiques contournant le droit de préemption des Safer » qui  »ont acquis 98% des parts sociales » des sociétés propriétaires des terres. Ce montage financier permet d’éviter que les Safer, sociétés chargées de veiller à l’aménagement rural et foncier, qui disposent d’un droit de préemption lors de la cession d’une exploitation agricole, puissent s’opposer à la vente.  Ces dernières années, l’intérêt que portent les investisseurs venus de Chine aux terres agricoles françaises, s’est surtout focalisé sur les vignobles et les châteaux, dont 150 sont déjà passés sous pavillon chinois. Nicolas Calame, porte-parole de la Confédération Paysanne dans l’Indre, estime que ce département du centre de la France est «emblématique». «Le problème n’est pas que les propriétaires soient chinois. C’est aussi scandaleux quand des Français s’accaparant des terres en Ukraine ou en Pologne, ou que le groupe Bolloré, qui n’a pas besoin de ça, achète des hectares de vignoble bordelais!» «Nous demandons juste, plaide-t-il, que le droit d’usage prévale sur le droit de propriété. Les paysans qui vivent de la terre doivent en avoir le plein usage, pas les salariés de grands fonds de pension…»

Pouvoir d’achat : baisse inquiétante (Xerfi)

Pouvoir d’achat : baisse inquiétante (Xerfi)

Un article de Xerfi repris par la Tribune qui met le doigt sur le facteur explicatif dominant du tassement de la croissance. (Prévue à 2,3 % et ramenée autour de 1.5%)

 

La claque était attendue, pas sa violence. Au 1er trimestre, le pouvoir d’achat du revenu disponible brut ajusté par unité de consommation, c’est-à-dire ce dont les ménages disposent réellement pour consommer plus et investir a chuté de 0,5%. C’est son premier recul depuis le deuxième trimestre 2015 et il faut remonter à fin 2012 pour voir une baisse encore plus prononcée, c’était le début du mandat Hollande, marqué par un véritable choc fiscal.

Et, bis repetita c’est l’alourdissement de la barque fiscale qui a fait chavirer le revenu des Français début 2018 : l’augmentation de la CSG, n’a été que partiellement compensée, au niveau global, par la baisse des cotisations sociales. Pour schématiser, en début d’année les retraités ont perdu avec la CSG sans pouvoir se récupérer sur la baisse des cotisations et les actifs ont perdu presque autant avec la hausse de la CSG qu’ils n’ont gagné avec la baisse des cotisations. Le bilan de tous ces mouvements c’est une ponction supplémentaire de 2,5% sur les revenus, soit l’équivalent de 2,5 milliards d’euros.

Par foyer, la facture s’élève à 85 euros. Cette accélération des prélèvements fait d’autant plus mal, qu’elle fait suite à un second semestre 2017 déjà en forte progression. Si bien que depuis la prise de fonction d’Emmanuel Macron, les charges en direction des ménages ont gonflé de 4,5 milliards d’euros et le poids des prélèvements fiscaux et sociaux atteint 22,3% des ressources des Français, record historique.

À cet alourdissement des charges s’est ajouté le retour de l’inflation. Une histoire de circonstance en partie. La faute à pas de chance, avec un cours du brut qui s’est élevé en début d’année à son plus haut niveau depuis le 1er trimestre 2017, en hausse de 4%.

Quand on connait l’impact de l’énergie sur l’inflation c’est évidemment un handicap. Et cela n’a pas manqué, les prix à la consommation ont augmenté de 0,8% au 1er trimestre par rapport aux trois mois précédents, un niveau que la France n’avait plus connu depuis environ 6 ans. Une histoire de circonstance mais pas seulement : les hausses du taux de TVA sur le tabac et des différentes taxes sur les carburants ont sacrément gonflé la note : tabac et produits pétroliers ont représenté la moitié de l’augmentation des prix au 1er trimestre. En face, la hausse des revenus n’a pas été à la hauteur et c’est bien pour cela que le pouvoir d’achat a fini par céder.

Et si l’on devait en resté là, 2018 se terminerait sur une baisse du revenu réel des ménages. Bien entendu, cela serait totalement malhonnête d’arrêter ici le bilan car un rééquilibrage fiscal est en cours avec, au deuxième trimestre et troisième trimestre, des baisses de la fiscalité directe à travers notamment la transformation de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière, l’élargissement du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile pour terminer en trombe au quatrième trimestre par la seconde tranche de baisse des cotisations salariés et la suppression graduelle de la taxe d’habitation.

Bref la barque fiscale va s’alléger et remettre à flot le pouvoir d’achat. Le tout dans un contexte où l’inflation devrait à nouveau se calmer et les revenus continués de s’élever au rythme des créations d’emplois et des petites hausses des salaires. Plombé au 1er trimestre, l’accélération prévue du pouvoir d’achat ne permettra pas néanmoins d’accrocher beaucoup plus que 0,8% cette année. Un chiffre en baisse par rapport à 2016 et 2017. Ce début de quinquennat manqué pour le pouvoir d’achat n’est pas sans risque car il accroît considérablement le risque de déraillement de la reprise en cas de choc externe non anticipé.

 

L’inflation qui va tuer le pouvoir d’achat, la consommation et la croissance

L’inflation qui va tuer le pouvoir d’achat, la consommation et la croissance

 

 

L’inflation a  atteint un pic de 2,3 % en juillet, sur l’année la hausse des prix devrait être d’environ 2 %. Alors que l’inflation reprend parallèlement, la croissance se tasse (1.7 au lieu de 2%) L’inflation s’est envolée en juillet (sur un mois) avec plus de, 3 %. Sur l’année la hausse devrait atteindre 2 %.  C’est une première depuis la fin 2011 qui a des conséquences économiques importantes sur la vie quotidienne des Français. Sur douze mois, les prix ont augmenté plus vite que les salaires en juin.  Selon la Direction de la recherche du ministère du Travail (Dares), dans les entreprises de plus de 10 salariés,  le salaire mensuel de base a progressé de 1,5 % sur un an à la fin juin alors que, au cours de la même période, l’inflation, elle a augmenté de 1.7%. Parallèlement la croissance se tasse et le chômage va se dégrader. Du coup, il ne faut guère espérer d’augmentation significative des salaires et le pouvoir d’achat devrait quasiment stagner surtout si on tient compte de la hausse réelle des prix à la consommation. Un pouvoir d’achat qui a déjà perdu 0,6 % au dernier trimestre et qui explique largement le tassement de la consommation des ménages et au-delà de la croissance. Cette hausse de l’inflation n’a pas été constatée de manière aussi forte depuis 2012. ; Hausse de l’inflation et tassement de la croissance un effet de ciseau qui n’est pas particulièrement vertueux. Le gouvernement est pour une part responsable de cette inflation   Ce retour de l’inflation s’explique d’abord par la hausse de la fiscalité indirecte, puisque le gouvernement a augmenté les taxes sur le tabac et les carburants. La hausse du prix du pétrole, dont le baril frôle les 80 dollars soit son plus haut depuis près de quatre ans, renforce la tendance. La question est de savoir si les salaires pourront être augmentés afin de suivre l’inflation. Rien n’est certain puisqu’on constate un repli du taux de croissance de l’activité générale. Reste à savoir si le gouvernement va aussi autoriser le relèvement des pensions qui ont déjà été bloquées pendant des années. (Entre 2010 et 2016).

 

Améliorer le pouvoir d’achat (Joël Giraud, le rapporteur général du budget)

Améliorer  le pouvoir d’achat (Joël Giraud, le rapporteur général du budget)

Joël Giraud, le rapporteur général du budget à l’Assemblée, Joël Giraud, a jeté un pavé dans la marre  en estimant que le redressement des finances publiques liées à la croissance devait profiter au pouvoir d’achat des Français. Le contraire de ce qu’affirme le gouvernemenet qui veut affecter cette cagnotte au désendettement.  Joël Giraud est sans doute conscient qu’il commence à devenir urgent de rééquilibrer les dimensions financières et sociales de la politique de Macron. De fait il existe bien uen cagnotte avec une croissance qui a atteint 2% quand on attendait 1.4 à 1.5% en 2017 et 2018 sera au moins aussi dynamique. Macron devra sans doute faire un geste car son image de président des riches affecte sérieusement sa popularité qui est en train de plonger. Si sa politique extérieure est plébiscitée par contre  sa politique économique intérieure est en ce moment de plus en plus contestée. En clair, sa politique sociale est perçue comme nettement insuffisante.  Dans une interview au journal Les Echos, le député membre du Parti radical de gauche (PRG) et de la majorité présidentielle estime jeudi qu’il existe bien une cagnotte: “La réponse est oui, même si je préfère parler de ‘bonne fortune’”, dit-il. Le mois dernier, le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a martelé l’absence de toute “cagnotte” budgétaire, à l’heure où le gouvernement est confronté à une offensive sur les conséquences de sa politique sur le pouvoir d’achat des Français. “Je crois que nous pouvons redistribuer une partie de cette ‘bonne fortune’, quoique limitée, car il faut rester crédible sur la scène européenne. Disons que nous pourrions consacrer 80% au désendettement et 20% à des mesures d’urgence”, juge Joël Giraud, évoquant les Ehpad et les territoires fragilisés par la désindustrialisation. “Les Français ne croient plus aux promesses de gain de pouvoir d’achat”, estime-t-il, appelant de ses vœux un bilan de l’impact des mesures votées (fin de la taxe d’habitation, hausse de la CSG, baisse des cotisations salariales) afin d’identifier ceux qui “perdent avec nos réformes, alors que ce n’était pas prévu.” “Ensuite, il sera bien temps de voir si un effort sur les minima sociaux est nécessaire”, ajoute-t-il. Le déficit du budget de l’Etat pour 2017 est ressorti à 67,8 milliards d’euros, un montant plus faible que prévu (69,3 milliards) par la précédente majorité et nettement en deçà des 74,1 milliards attendus par le gouvernement dans le collectif budgétaire de fin d’année, sous l’effet d’une activité dynamique qui a dopé les recettes fiscales en fin d’année. Bruno Le Maire a rappelé le mois dernier la règle établie par le Premier ministre Edouard Philippe : les recettes fiscales supplémentaires générées par la croissance plus forte que prévu seront “principalement consacrées au désendettement”.

Corée du Nord : achat clandestins de matériels balistiques via son ambassade à Berlin

Corée du Nord : achat clandestins de matériels balistiques via son ambassade à Berlin

Le chef des services de renseignements intérieurs allemands (BfV), Hans-Georg Maassen le déclare dans une émission qui sera diffusée lundi par la chaîne de télévision NDR  que les autorités allemandes ont bloqué l‘acquisition de matériel balistiques  par les nord-coréens lorsqu‘elles ont pris connaissance de ces activités. Mais, souligne-t-il, “nous ne pouvons pas garantir que nous puissions détecter et empêcher ces activités à chaque fois”, ajoutant que la matériel en question peut être d‘usage civil comme militaire. La Corée du Nord développe depuis des années, au mépris des résolutions de l‘Onu, un programme nucléaire et de missiles balistiques devenu source de vives tensions avec les Etats-Unis et plusieurs membres de la communauté internationale.

L’armée iranienne solution contre le chômage, le pouvoir d’achat et la corruption

L’armée iranienne solution contre le chômage, le pouvoir d’achat et la corruption

 

 

Pratiquement réduit après le guide suprême, c’est l’armée qui se déclare prête à tuer le mécontentement relatif au chômage, pouvoir d’achat et à la corruption bref la réaction classique dans une dictature qui bien entendu bafoue les principes démocratiques élémentaires mais qui ne veut pas qu’émerge les critiques de sa politique économique et sociale.  De ce point de vue, la dialectique utilisée par les forces au pouvoir rend bien compte de l’état de dictaures du pays tout autant que du ridicule de son argumentation.  “Bien que cette sédition aveugle soit si modeste qu‘une partie des forces de police ait pu l’étouffer dans l‘œuf (…), soyez assurés que vos camarades de l‘armée de la République islamique sont prêts à affronter les dupes du Grand Satan (les Etats-Unis)”, a déclaré le général Abdolrahim Mousavi, cité par les médias publics. Les gardiens de la Révolution, corps d’élite des forces armées, ont été déployés mercredi dans trois provinces pour mettre fin aux manifestations, sans précédent depuis celles de 2009 contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence, qui ont fait au moins 21 morts depuis jeudi dernier.les autres dictatures sont bien evidemmenet venus à la rescousse du régime La Russie a appelé jeudi les Etats-Unis à ne pas s‘ingérer dans les affaires intérieures de l‘Iran, selon l‘agence de presse Tass, qui cite le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov. Moscou juge la demande de Washington, qui souhaite une réunion d‘urgence de Conseil de sécurité de l‘Onu sur ce sujet, “nocive et destructive”. “Les affaires intérieures de l‘Iran n‘ont rien à voir avec le rôle du Conseil de sécurité des Nations unies”, a estimé Sergueï Riabkov. Le porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan a également mis en garde contre toute ingérence dans les affaires intérieures iraniennes. Les autorités iraniennes ont imputé la mort de plusieurs manifestants à des “agents étrangers” et les partisans du régime attribuent la responsabilité des troubles aux Etats-Unis, à Israël et au Royaume-Uni.

“80% des retraités vont gagner du pouvoir d’achat” ! (Macron)

“80% des retraités vont gagner du pouvoir d’achat” ! (Macron)

 

 

C’est sans doute sur un coin de table qu’ont été effectué les calculs tendant à prouver que les retraités seront finalement gagnants même après la hausse de la CSG de 1,7. Point. En faite,  on a changé d’argumentation. Précédemment il s’agissait clairement de demander aux retraités un effort particulier pour le redressement des comptes publics. Maintenant on explique qu’en réalité les retraités seront gagnants.  une observation préalable, d’un point de vue méthodologique il est difficile d’apprécier l’évolution des revenus des retraités du fait en particulier qu’il convient de raisonner sur des données qui concernent les ménages. En effet Emmanuel Macron  explique que l’augmentation de la CSG sera plus que compensée par la réduction de la taxe d’habitation. Or cette taxe d’habitation concerne les ménages tandis que  la hausse de la CSG concerne chaque pensionné. Le montant moyen de la pension s’élève environ à 1300 € mensuels avec de très fortes disparités. Au moins 40 % des ménages de retraités ne comporte qu’une personne. L’impact dépendra largement de la zone géographique du retraité puisque la taxe d’habitation peut varier environ de 4 à 500 euros en zone rurale à 2000 euros et plus en ville. Les gagnants se situeront en ville tandis qu’en zone moins dense  la baisse de la taxe d’habitation sera loin de compenser la hausse de la CSG. Du coup le raisonnement de Macron ne tient pas quand il affirme. “Les 60%, ce ne sont pas ceux qui ont plus de 1.200 euros. Ce sont qui jusqu’à 65 ans ont plus de 1200 euros et pour les plus de 65 ans ce sont eux qui ont plus de 1400 euros”. Pour tous ces derniers la CSG va augmenter de 1,7 point. Mais pour une majorité d’entre eux la taxe d’habitation va baisser progressivement”,  Comme la taxe d’habitation diminuera d’un tiers, je vous fiche mon billet que dès l’année prochaine, à la fin de l’année, dans une grande partie des cas, cette taxe d’habitation diminuée d’un tiers compensera ces 1,7 point de CSG”. Et le président d’assurer pour conclure que “lorsque l’ensemble de cette réforme sera conduite, 80% des retraités gagneront en pouvoir d’achat. Et les retraités qui perdront du pouvoir d’achat perdront moins de 1%, et ce sont les 20% les plus riches. C’est une mesure de justice”. Vraiment un calcul de coin de table peu convaincant qui fait abstraction de la composition des ménages et des très fortes disparités des montants de taxes d’habitation. Les calculs de coins de table de Macron sont d’ailleurs contredits par les services officiels. Dans un document annexe au PLF2018, on indique que seraient 2,5 millions de retraités sans aucune compensation. Ce serait donc 3,2 millions de retraités qui perdraient du pouvoir d’achat d’ici à 2020, ce qui sur environ 15,8 millions de retraités (selon l’Insee) représentent 20,2% du total. D’après le rapport de Joël Giraud, les ménages “perdants” seront les retraités dont la pension excède 2500 euros par mois pour une personne seule et 3981 euros pour un couple. Certes l’effort demandé aux retraités est sans doute économiquement nécessaire mais de là à vouloir habiller cette ponction en bénéfice il y a un pas que Macron franchit sans trop de scrupule et de rigueur intellectuelle.

Hausse de la CSG: 7 milliards de pouvoir d’achat ?

Hausse de la CSG: 7 milliards de pouvoir d’achat ?

 

Un rapide calcul de coin de table permet sans doute au gouvernement d’affirmer que le transfert des cotisations sociales vers la CSG permettrait de redonner 7 milliards de pouvoir d’achat aux actifs. Or il y a environ 26 millions d’actifs qui du fait des allégements de cotisations sociales devraient bénéficier d’une hausse annuelle de 260 € (mais c’est le montant pour les seuls smicards). 260 € multipliés par 26 millions d’actifs représentent un peu moins de 7 milliards. Reste à savoir si l’augmentation sera aussi mécanique et si certains patrons n’en profiteront pas les salaires à leur niveau actuel peut-être pas complètement pour les salariés en poste n’est pour les nouveaux embauchés. De toute façon pour les salariés c’est certes souhaitables mais difficilement perceptible, cela  tournera en moyenne de 20 € par mois pour un SMIC. Cet allégement devrait être financé par les retraités, des retraités au nom de 15 millions et auquel on promet une augmentation de la CSG de 1,7 %. Le compte n’y est pas car si l’on veut opérer le transfert vers les salariés il faudrait doubler l’augmentation prévue de la CSG pour les retraités. Notons aussi selon Bercy que  «cette mesure a pour objectif de répartir plus équitablement le financement de la protection sociale, afin d’alléger le poids qui pèse aujourd’hui sur les actifs». L’exécutif estime que la suppression des cotisations salariales «maladie» et «chômage» en 2018 –soit 3,15 points de cotisations– financée par la hausse de la CSG de 1,7 points donnera un «gain net de pouvoir d’achat de 1,45 % pour tous les salariés, soit 260 EUR par an pour un salarié au SMIC», poursuit le communiqué. Il semble bien qu’il y ait en tout cas un biais dans le calcul ou alors il faudra davantage ponctionner les retraités.

Japon : achat de dettes illimité (BoJ)

Japon : achat de dettes illimité (BoJ)

La Banque du Japon va faire le contraire de la politique de resserrement monétaire engagé aux États-Unis et prévisible en Europe ; elle souhaite ainsi peser sur le niveau des taux pour ne pas handicaper son économie. L’objectif est aussi de faire baisser la devise japonaise par rapport aux autres monnaies. Avant cette annonce, le rendement des emprunts d’Etat japonais à 10 ans avait atteint 0,105%, son plus haut niveau depuis début février, et nettement au-dessus de l’objectif de 0% fixé par la BoJ. Cette hausse s’inscrit dans la tendance observée sur les rendements des dettes américaine, allemande et d’autres pays européens depuis une semaine et demie. Elle est alimentée par les craintes des investisseurs de voir les banques centrales réduire leurs mesures de soutien à l’activité.  Dans le cadre d’une opération ponctuelle, la BoJ a proposé d’acheter un montant illimité d’obligations d’Etat (JGB) à dix ans à un rendement de 0,110%. Elle a aussi augmenté de 50 milliards de yens à 500 milliards de yens ses achats par adjudication de titres de cinq à dix ans. « La BoJ a montré sa détermination à garder le rendement à dix ans aux alentours de 0% et à ne pas le laisser dépasser 0,10% », a déclaré Koichi Sugisaki, stratégiste chez Morgan Stanley MUFG Securities. Après l’annonce de la BoJ, le rendement à dix ans est tombé à 0,085% tandis que le yen a chuté à 113,835 dollars, son plus bas niveau depuis un mois et demi.

 

 

Avec la Sortie de l’euro du FN : une baisse de pouvoir d’achat de 2 à 4000 euros pas an et par foyer

 

 

L’observatoire BFM Business a mesuré l’impact des programmes des candidats à l’élection présidentielle sur la trajectoire de l’économie française. Le tout à l’aide d’un modèle économétrique élaboré par des universitaires français, MacSim 2 (éditions De Boeck). Une véritable « maquette » qui reproduit le fonctionnement de l’économie française à l’aide de 1.500 équations. Résultat la dévaluation du franc pourrait atteindre 20% voire 40%, la perte de pouvoir d’achat de 2000 à 4000 euros par foyer, l’inflation en hausse 5 à 10%, Sans parler de l’envolée de la dette et des taux d’intérêts.  Le Front National explique sans rire que le retour à une monnaie nationale n’aurait aucune conséquence sur l’immense dette française. Une dette qui représente environ 2200 milliards soit 33 000 € par habitant. Dans le même temps, le front national admet que la valeur de cette monnaie nationale serait dévaluée d’environ 20 % par rapport à l’euro. Pourtant le Front National explique que la conversion de la dette française  en monnaie nationale ne poserait aucun problème. Sauf que les prêteurs seraient spoliés de 20 % ! Et qu’un État ne peut décider de manière unilatérale de léser  les prêteurs. Ce serait par ailleurs une sorte de défaut partiel qui entraînerait notamment une envolée des taux d’intérêt et donc se reporterait sur le coup des emprunts de la France qui ne peut vivre sans emprunter du fait de ses déficits actuels et surtout futurs avec le programme de Marine le Pen. Pour résumer, la sortie de l’euro entraînerait la ruine de la France : la ruine des salariés avec immédiatement une perte de pouvoir d’achat d’au moins 20 %, pour les pouvoirs d’achat des salariés et des épargnants enfin une ruine de l’État. » Avec un effet immédiat de l’ordre de 500 milliards pour la France. Il faut en effet prendre en compte les effets systémiques liés notamment à la conversion de la dette française d’euro en francs. C’est-à-dire une spoliation immédiate de 20 % des prêteurs. La réaction des marchés financiers serait immédiate : avec comme conséquence immédiate notamment l’écroulement de la monnaie, du  pouvoir d’achat  et de la croissance. Bref une situation proche de la Grèce car la France serait sans doute alors  menacée de faire défaut.

Fin de l’euro du FN : une baisse de pouvoir d’achat de 2 à 4000 euros pas an et par foyer

 

 

L’observatoire BFM Business a mesuré l’impact des programmes des candidats à l’élection présidentielle sur la trajectoire de l’économie française. Le tout à l’aide d’un modèle économétrique élaboré par des universitaires français, MacSim 2 (éditions De Boeck). Une véritable « maquette » qui reproduit le fonctionnement de l’économie française à l’aide de 1.500 équations. Résultat la dévaluation du franc pourrait atteindre 20% voire 40%, la perte de pouvoir d’achat de 2000 à 4000 euros par foyer, l’inflation en hausse 5 à 10%, Sans parler de l’envolée de la dette et des taux d’intérêts.  Le Front National explique sans rire que le retour à une monnaie nationale n’aurait aucune conséquence sur l’immense dette française. Une dette qui représente environ 2200 milliards soit 33 000 € par habitant. Dans le même temps, le front national admet que la valeur de cette monnaie nationale serait dévaluée d’environ 20 % par rapport à l’euro. Pourtant le Front National explique que la conversion de la dette française  en monnaie nationale ne poserait aucun problème. Sauf que les prêteurs seraient spoliés de 20 % ! Et qu’un État ne peut décider de manière unilatérale de léser  les prêteurs. Ce serait par ailleurs une sorte de défaut partiel qui entraînerait notamment une envolée des taux d’intérêt et donc se reporterait sur le coup des emprunts de la France qui ne peut vivre sans emprunter du fait de ses déficits actuels et surtout futurs avec le programme de Marine le Pen. Pour résumer, la sortie de l’euro entraînerait la ruine de la France : la ruine des salariés avec immédiatement une perte de pouvoir d’achat d’au moins 20 %, pour les pouvoirs d’achat des salariés et des épargnants enfin une ruine de l’État. » Avec un effet immédiat de l’ordre de 500 milliards pour la France. Il faut en effet prendre en compte les effets systémiques liés notamment à la conversion de la dette française d’euro en francs. C’est-à-dire une spoliation immédiate de 20 % des prêteurs. La réaction des marchés financiers serait immédiate : avec comme conséquence immédiate notamment l’écroulement de la monnaie, du  pouvoir d’achat  et de la croissance. Bref une situation proche de la Grèce car la France serait sans doute alors  menacée de faire défaut.

 

2017-Débat télévisé : « une minute sur le pouvoir d’achat » !

2017-Débat télévisé : « une minute sur le pouvoir d’achat » !

 

 

 

Alors que pour les Français les principaux enjeux des présidentielles concernent essentiellement l’emploi et le pouvoir d’achat, le débat télévisé a été réduit à pas grand-chose. Illustration : » vous avez une minute pour dire quelles sont les mesures les plus significatives pour améliorer le pouvoir d’achat » et chaque candidat d’égrener en vitesse quelques mesures sans autre explication sur les conditions d’attribution et surtout sur leurs moyens de financement sans parler de leur cohérence avec l’ensemble de la politique économique et sociale. Bref,  un débat réduit à une sorte de micro trottoir où l’interviewé doit répondre en quelques secondes. Pas étonnant qu’on puisse trouver ensuite la confrontation relativement confuse. Il en a été d’ailleurs d’eux-mêmes sur la plupart des sujets. Il ne faut sans doute pas s’attendre à autre chose quand il y a cinq candidats en présence et qu’on veut leur poser 20 ou 30 questions ;  finalement dans ce genre d’exercice là forme importe plus que le fond. Les candidats sont jugés sur leur apparence et leur slogan. Ce débat n’aura d’ailleurs révélé strictement rien de nouveau chacun étant  resté d’ailleurs prudemment dans son couloir en résumant à l’extrême leurs éléments programmatiques. Une campagne électorale qui ressemble de plus en plus à celle des les États-Unis. Une espèce de show à l’américaine, une sorte de concours Miss France où chacun dispose de quelques minutes pour valoriser sa posture. Un peu la même logique The Voice. La voix compte davantage que le contenu. Du coup forcément à peu près tous les candidats ont promis une augmentation du pouvoir d’achat pour tous. Les candidats extrêmes en rajoutant encore une couche en matière de surenchère de toutes évidences ; il y a des progrès à faire en matière d’expression démocratique et il n’est pas certain que la petite lucarne qui encourage la réduction du propos comme dans les spots publicitaires soit l’outil le mieux adapté pour exposer des problématiques complexes. Du coup,  d’ailleurs la presse retient surtout les quelques petits les accrochages finalement marginaux assez dérisoires parce que sectaires entre certains candidats. Bref les médias sont assez satisfaits sans doute en s’appuyant sur le taux d’audience (10 millions de téléspectateurs) qui permet par ailleurs de diffuser de la pub au tarif le plus élevé. En dépit des nouveaux moyens de communication, la démocratie lors de des grandes échéances en reste au niveau néandertalien.  Pas étonnant quand on propose seulement une minute pour s’expliquer sur les conditions du redressement économique du pays. Encore heureux qu’on ne coupe pas cette minute d’expression par une page de pub, comme dans un veuille.

Sondage enjeux 2017 : emploi, protection sociale et pouvoir d’achat

Sondage enjeux 2017 : emploi, protection sociale et pouvoir d’achat

 

Selon un sondage OpinionWay pour le Printemps de l’Économie, sur «les Français et les programmes électoraux», les principaux enjeux sont les suivants : emploi (59%),  protection sociale (51%), le pouvoir d’achat (48%) et l’immigration (43%). La fiscalité ne recueille que 35% des suffrages, la dette et les déficits 32%, les affaires 31%, ou la construction européenne 19%. «Force est de constater que, pour l’ensemble des Français, les trois préoccupations majeures restent économiques et sociales», analyse Pierre-Pascal Boulanger, le président-fondateur du Printemps de l’Economie.les   électeurs les républicains et  du FN, placent l’immigration et l’emploi en tête des enjeux de la prochaine élection (avec respectivement 59% et 57% pour les sympathisants de François Fillon aux deux items, et 83% et 50% pour ceux de Marine Le Pen). Leurs préférences divergent par la suite, les sympathisants LR mettant l’accent sur la dette et les déficits (54%) quand ceux du FN, sensibles à la ligne étatiste très à gauche de Marine Le Pen, plébiscitent la protection sociale (38%).

Sortie de l’euro du FN : une baisse de pouvoir d’achat de 2 à 4000 euros pas an et par foyer

La Sortie de l’euro du FN : une baisse de pouvoir d’achat de 2 à 4000 euros pas an et par foyer 

 

Comme tous les programmes économiques, celui du FN est passé à la moulinette des modèles économétriques. L’observatoire BFM Business a mesuré l’impact des programmes des candidats à l’élection présidentielle sur la trajectoire de l’économie française. Le tout à l’aide d’un modèle économétrique élaboré par des universitaires français, MacSim 2 (éditions De Boeck). Une véritable « maquette » qui reproduit le fonctionnement de l’économie française à l’aide de 1.500 équations. Résultat la dévaluation du franc pourrait atteindre 20% voire 40%, la perte de pouvoir d’achat de 2000 à 4000 euros par foyer, l’inflation 5 à 10%, Sans parler de l’envolée de la dette et des taux d’intérêts.  Le Front National explique sans rire que le retour à une monnaie nationale n’aurait aucune conséquence sur l’immense dette française. Une dette qui représente environ 2200 milliards soit 33 000 € par habitant. Dans le même temps, le front national admet que la valeur de cette monnaie nationale serait dévaluée d’environ 20 % par rapport à l’euro. Pourtant le Front National explique que la conversion de la dette française  en monnaie nationale ne poserait aucun problème. Sauf que les prêteurs seraient spoliés de 20 % ! Et qu’un État ne peut décider de manière unilatérale de léser  les prêteurs. Ce serait par ailleurs une sorte de défaut partiel qui entraînerait notamment une envolée des taux d’intérêt et donc se reporterait sur le coup des emprunts de la France qui ne peut vivre sans emprunter du fait de ses déficits actuels et surtout futurs avec le programme de Marine le Pen. Pour résumer, la sortie de l’euro entraînerait la ruine de la France : la ruine des salariés avec immédiatement une perte de pouvoir d’achat d’au moins 20 %, pour les pouvoirs d’achat des salariés et des épargnants enfin une ruine de l’État. » Avec un effet immédiat de l’ordre de 500 milliards pour la France. Il faut en effet prendre en compte les effets systémiques liés notamment à la conversion de la dette française d’euro en francs. C’est-à-dire une spoliation immédiate de 20 % des prêteurs. La réaction des marchés financiers serait immédiate : avec comme conséquence immédiate notamment l’écroulement de la monnaie, du  pouvoir d’achat  et de la croissance. Bref une situation proche de la Grèce car la France serait sans doute alors  menacée de faire défaut.

 

Immobilier : 29% de pouvoir d’achat immobilier supplémentaires en huit ans !!!

Immobilier : 29% de pouvoir d’achat immobilier supplémentaires  en huit ans !!!

Une curieuse étude parue dans le journal la tribune montrerait que les Français ont gagné 30 % en huit ans en matière de pouvoir d’achat immobilier. Un calcul particulièrement discutable puisqu’il se fonde  sur d’une part la baisse des taux, d’autre part sur la baisse des prix de l’immobilier en francs constants. Une augmentation du pouvoir d’achat immobilier qui serait de 87 % pour l’Espagne ! Alors qu’on sait que dans ce pays l’augmentation théorique du pouvoir d’achat immobilier tient essentiellement à l’écroulement des prix. Un pouvoir d’achat d’autant plus théorique que les revenus se sont également écroulés. Il faudrait donc  aussi tenir compte de l’évolution des revenus, ce qui est absence dans cette étude. De même qu’il est absent la valeur de revente de ces biens. Ainsi par exemple un acheteur potentiel qui possède déjà un logement et qui veut en changer paiera évidemment moins cher son nouveau bien mais il vendra aussi moins cher l’ancien. Une évaluation relativement douteuse sans doute pour masquer la très critiquable flambée des prix pendant 10 à 15 ans. En fait les prix sont en francs constants sur une tendance baissière pour les ramener à des niveaux qui n’auraient jamais dû quitter. Pour preuve le fait que nombre de primo accédant ont été écartés  du marché en raison de la folie des prix et d’un manque de solvabilité. Certes le marché se redresse un peu mais on est encore loin du tout de propriétaires de certains pays voisins. Le journal économique rapporte que Selon l’étude du Crédit Foncier sur l’évolution du pouvoir d’achat immobilier des ménages européens sur les huit dernières années, l’impact serait très net pour la France, mais moins pour d’autres pays. Ainsi, grâce à la baisse des taux de crédits immobilier entre 2008 et 2016 (- 60%), les Français ont vu leur pouvoir d’achat dans ce secteur croître de 29%, les prix de l’immobilier n’ayant augmenté que de 1% pendant la même période. Pour la France, une baisse des taux d’intérêts de l’ordre de 60% équivaut à diviser par trois « la charge des intérêts d’un crédit immobilier« , précise le Crédit Foncier. Au 1er septembre 2016, les Français pouvaient ainsi acquérir un bien, à mensualité et durée de prêt identiques, d’une surface supérieure de 29% à celle qu’ils pouvaient acheter en 2008.

Pouvoir d’achat : hausse de 17 % en 20 ans

Pouvoir d’achat : hausse de 17 % en 20 ans

 

Officiellement le pouvoir d’achat a augmenté de 17 %. Une augmentation très relative car il se fonde en francs constants sur un indice des prix obsolète. En outre cette moyenne dissimule une grave progression des inégalités.  Selon une enquête de l’Insee publiée ce mardi 6 septembre, le niveau de vie médian des Français a progressé de 17% entre 1996 et 2014. Mais, en deux décennies, les inégalités se sont aussi accrues. Selon cette étude de l’Insee publiée ce mardi 6 septembre, le niveau de vie annuel médian  en France s’élevait à 20.150 euros en 2014 pour une personne seule. Ce qui veut dire que la moitié de la population vivait avec moins de 1.690 euros par mois (une fois tous les impôts déduits) l’autre moitié avec plus. En 1996, la médiane se limitait à 1.441 euros par mois, en tenant compte de l’inflation. Autrement dit, en l’espace de 18 ans, le niveau de vie des Français a progressé de 17%. Cette hausse globale a globalement profité près à tout le monde. En 1996, les  ménages qui disposaient de moins de 766 euros par mois faisaient partie des 10% les plus modestes. En 2014, cette barrière est passée à 900 euros, soit 17% de plus. Pour rentrer dans la catégorie des 10% les plus riches, il fallait, il y a 20 ans, disposer de 2.691 euros par mois. En 2014, ce cap était de 3.108 euros, soit 15% de plus. Cette évolution sur deux décennies cache néanmoins l’effet de la crise.  Entre 1996 et 2009, le pouvoir d’achat avait progressé de 1,4% par an en moyenne. Et en 2008, le niveau de vie médian annuel  a même atteint un niveau record (20.500 euros), qui n’a plus jamais été franchi depuis. De plus les inégalités se sont creusées depuis 1996. La mesure de référence est l’indice de Gini qui varie de 1 (inégalité totale) à 0 (égalité parfaite). En 1996, le chiffre était de 0,279; contre 0,293 en 2014. En cause, la crise et la hausse du chômage qui ont touché les plus pauvres et ont creusé les inégalités, soulignait l’Insee en juin dernier. Néanmoins le taux de pauvreté, que l’Insee définit comme le pourcentage de la population vivant avec moins de 60% de niveau de médian, est moins élevé. Il était de 14,5 en 1996 contre 14,1% en 2014.

(Avec BFM et Reuters)

Pouvoir d’achat : ça baigne pour les patrons du CAC 40!

 Pouvoir d’achat : ça baigne pour les patrons du CAC 40!

Pas étonnant que le Medef éprouve quelque difficulté à convaincre l’opinion publique des bienfaits de l’austérité qui devrait s’imposer aux salariés pour améliorer la compétitivité des entreprises. En effet cette austérité ne vaut pas pour les patrons du CAC 40 qui en 2015 ont vu leur rémunération augmenter de plus de 10 %, une progression du même ordre qu’en 2014. Soit en moyenne plus de 4,2 millions par ans. On objectera qu’il s’agit de récompenser financièrement les résultats du management et les responsabilités. Pourtant comment comprendre des écarts qui varient de 400 000 € à plus de 10 millions parents (17 million pour Sanofi). Ni le montant de la capitalisation, ni les résultats ni les spécificités de l’entreprise ne justifient de telles différences. Le Medef qui justifie toujours l’ampleur de ces rémunérations se plante lui-même une épine dans le pied car cette situation hypothèque sérieusement les appels de l’organisation patronale à la maîtrise des revenus des salariés. On objectera évidemment qu’on trouve des rémunérations encore plus importantes à l’étranger et qu’il s’agit de rémunérer et d’attirer des meilleurs comme s’il n’était pas possible d’attirer de très bons managers avec des revenus moins importants. Certes  é économiquement ces rémunérations démentielles dans le monde entier ne remettent pas en cause les équilibres financiers des entreprises mais elles discréditent  le discours visant à exiger davantage de productivité et de compétitivité de la part des salariés. L’enquête exclusive de la tribune réalisée avec Facta donne le détail complet des rémunérations des dirigeants du CAC 40 en 2015 : au total 167,6 millions d’euros soit 4,2 millions en moyenne ! Surtout, notre document permet de croiser leurs « packages » avec la capitalisation et le rendement pour l’actionnaire. Une information précieuse pour mieux juger s’ils méritent ce qu’ils gagnent, à l’exemple de Carlos Tavares, dont le doublement du salaire a fait polémique.  L’ensemble des rémunérations attribuées au principal dirigeant exécutif dans les sociétés du CAC 40 a atteint 167,6 millions d’euros au titre de l’exercice 2015, soit une moyenne de 4,2 millions par dirigeant. La hausse est de 11,4% sur ces mêmes 40 sociétés par rapport à 2014, de 9% entre le CAC 40 de 2015 et celui de 2014, et de 6,8% si l’on s’en tient à la partie parfaitement comparable de l’échantillon. C’est-à-dire les 30 sociétés du CAC 40 qui étaient dans l’indice en 2014 et en 2015 et pour lesquelles il n’y a pas eu de changement de dirigeant en 2014-2015. L’essentiel de l’écart entre ces niveaux de variation s’explique par le cas d’Olivier Brandicourt, le nouveau patron exécutif de Sanofi. La plus grosse capitalisation de l’indice a en effet également le dirigeant le mieux payé. Et comme Sanofi en a changé en 2015, celui-ci a bénéficié de différentes composantes de rémunération liées à son arrivée dans le groupe. Ce qui conduit à un package supérieur d’environ 8 millions d’euros à celui de son prédécesseur écarté fin 2014, Christopher Viehbacher. L’hétérogénéité des rémunérations et de leurs composantes est en tout cas très forte dans ce palmarès des rémunérations du CAC 40, avec un écart de 1 à 16,9 pour le package total entre Martin Bouygues, le moins bien payé en 2015, et donc Olivier Brandicourt.

L’Insee prédit une nouvelle hausse du pouvoir d’achat très hypothétique

L’Insee prédit une nouvelle hausse du pouvoir d’achat très hypothétique

 

 

L’INSEE a décrété que le pouvoir d’achat en rythme annuel pourrait augmenter de 1,7 % au premier semestre. L’institut du gouvernement se fonde sur une augmentation des salaires modestes de 0,5 % mais surtout sur la baisse de l’inflation ;  une mesure de l’inflation tout à fait discutable car l’indice des prix à la consommation est biaisé par la modification de la structure de consommation des ménages. Des ménages qui voient leurs dépenses contraintes augmenter bien davantage que les dépenses ajustables. Certes certains prix de produits baissent mais ils sont moins consommés que précédemment contrairement aux produits et prestations dont l’achat est contraint. À partir de sept analyses biaisées l’INSEE considère que la consommation va repartir comme la croissance. Et de pronostiquer en même temps l’inversion du chômage. Une aversion très modeste portant sur un seul de 10 000 emplois pour un semestre, une prévision très les aléatoire mais qui s’inscrit dans la posture de volontarisme du gouvernement vis-à-vis de l’environnement économique. Pas forcément la même vision que certains grands organismes économiques internationaux qui  prévoient une croissance de  1,1 à 1,2 %.  L’INSEE estime que le bon début d’année que devrait connaître l’économie française s’explique en grande partie par la hausse du pouvoir d’achat. « Alors que les salaires progressent nettement et que l’emploi accélère graduellement, le pouvoir d’achat des ménages est d’autant plus dynamique », résume Vladimir Passeron, le chef du département conjoncture de l’Insee.  L’institut estime ainsi que le pouvoir d’achat des ménages en France va progresser de 0,8% sur les six premiers de 2016. Et la dynamique, en rythme annuel, est on ne peut plus encourageante: à fin juin 2016, elle serait de 1,7% par rapport à la même période de 2015, soit plus que l’an passé (+1,4%). Ce qui, a priori, est réjouissant. En effet, en 2015, le pouvoir d’achat avait déjà bondi de 1,7% sa plus forte hausse depuis 2007. Cette année 2016 a donc de bonnes chances d’être encore meilleure. D’autant que « l’acquis de pouvoir d’achat » pour 2016 serait déjà de 1,2% au premier semestre, selon l’Insee. Pour faire simple, cela veut dire que même s’il stagne au deuxième semestre, le pouvoir d’achat augmenterait quand même de 1,2% en 2016.Qu’est ce qui explique ces bons chiffres? Tout un ensemble de choses. D’abord l’inflation restera encore quasi-nulle au premier semestre notamment à cause de la chute des prix du pétrole. « La baisse des matières premières va continuer de se diffuser », indique ainsi Dorian Roucher, chef de la division synthèse conjoncturelle à l’Insee. Ensuite, les salaires vont continuer d’augmenter. L’Insee retient une hausse de 0,5% sur les six premiers mois de 2016. Pas transcendant. Sauf que dans le même temps, l’emploi va retrouver des couleurs. Dans la continuité de l’excellente année 2015 (82.000 emplois marchands créés) 37.000 postes vont encore être créées dans le privé sur les six premiers mois. Et au final le chômage baisserait. En France métropolitaine, il descendrait sous les 10%, à 9,9% à fin juin 2016 (contre 10% en décembre). Mécaniquement, les personnes ne pointant plus à Pôle Emploi vont voir leurs revenus augmenter.  Par ailleurs, les prestations sociales (RSA, allocations familiales) vont rester dynamiques (+0,8% de hausse et un acquis de +0,5%). Enfin les revenus fonciers (les loyers que touchent les propriétaires immobiliers par exemple) vont continuer leur progression: +0,2% au premier trimestre et +0,7% au deuxième. Avec la faiblesse des taux due à la politique monétaire hyper active de la BCE, « il y a eu des vagues de renégociation des crédits immobiliers qui ont profité aux ménages emprunteurs et qui vont se poursuivre en 2016″, souligne Dorian Roucher. Tout ceci fait que les revenus des ménages vont progresser plus fortement que les impôts et cotisations qu’ils paient. Autant de raisons qui vont doper le pouvoir d’achat. Une bonne nouvelle donc pour les ménages mais aussi pour la conjoncture. En effet, « le dynamisme du pouvoir d’achat va porter l’ensemble des composantes de la consommation », note Dorian Roucher. Et justement, la consommation des ménages va « rebondir nettement » souligne l’Insee, après avoir été pénalisée par les attentats en fin d’année. Bref l’INSSE a mis des lunettes roses.

Enquête sur l’achat d’une maison par les Le Pen

Enquête sur l’achat d’une maison par les Le Pen

Le patrimoine immobilier des Le Pen continue d’intéresser la justice. Des investigations judiciaires sont en cours sur les conditions d’achat par Jean-Marie et Marine Le Pen d’une villa en 2012, peu après un virement d’un micro-parti satellite du FN sur un compte du cofondateur du parti, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.  Comme l’a révélé Le Point, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avait signalé en décembre ces opérations au parquet national financier (PNF), soupçonnant des faits possibles d’abus de confiance et de recel, précisent les sources judiciaire et proche du dossier. Le PNF a joint ce signalement à l’enquête déjà ouverte sur de possibles sous-évaluations ou omissions dans les déclarations de patrimoine de Jean-Marie et Marine Le Pen au Parlement européen, sur des soupçons de fraude fiscale concernant l’ancien président du FN, a précisé la source judiciaire. Le signalement portait sur la valeur de quatre biens immobiliers déclarés pour le père et sa fille, dont deux en commun, mais aussi sur l’acquisition de l’une des résidences, une villa à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) dans laquelle Jean-Marie Le Pen réside avec son épouse Jany. Cette résidence, vendue à la fin des années 1980 par Jany Le Pen, a été rachetée fin 2012 pour un montant d’environ 700.000 euros par Jean-Marie Le Pen et deux de ses filles, Marine et Yann Le Pen, explique une source proche du dossier.  Dans ses investigations, la HATVP a été intriguée par un virement de 600.000 euros de Cotelec, le micro-parti de Jean-Marie Le Pen, sur son compte personnel, raconte la même source. «Dans un délai d’un mois sont intervenus le protocole d’accord pour la vente, le virement puis l’achat de la maison», indique encore cette source. Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen évoque lui un emprunt de 700.000 euros à Cotelec, qui «n’avait rien à voir avec l’achat de la propriété» de Rueil-Malmaison en 2012. Selon lui cet emprunt avait pour but de financer la campagne électorale européenne en 2014 et a été remboursé en février 2015. «La volonté diffamatoire du Point est clairement établie», conclut-il, annonçant son intention de lancer des poursuites «par toutes voies de droit». Il a ensuite diffusé un deuxième communiqué dans lequel il indique que compte tenu «de l’acharnement du président socialiste de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique» il a demandé à ses avocats de «déposer plusieurs plaintes» contre Jean-Louis Nadal pour «dénonciation calomnieuse, non respect du secret professionnel, et imputation diffamatoire». A l’instar de Jeanne pour Marine Le Pen, Cotelec a longtemps été l’instrument permettant à Jean-Marie Le Pen de financer ses campagnes. Si l’argent d’un parti est utilisé à d’autres fins qu’un but politique, cela peut constituer le délit d’abus de confiance.

 

(Source 20 Minutes)

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