Archive pour le Tag 'accueil'

Sondage accueil migrants : 54% des Français contre

Sondage accueil migrants : 54% des Français contre

Selon un sondage Ifop pour Atlantico publié samedi ne  majorité de Français (54%) est opposée à l’accueil par la France d’une partie des migrants recueillis en Méditerranée Les personnes interrogées se disent en revanche à 46% favorables “à ce que les migrants qui arrivent par dizaines de milliers sur les côtes grecques et italiennes soient répartis dans les différents pays d’Europe et à ce que la France en accueille une partie”. C’est quatre points de plus qu’en juin et sept points de plus qu’il y a un an, signe d’une évolution de l’opinion française sur ce sujet. En début de semaine, le gouvernement de Malte a autorisé le navire humanitaire Aquarius transportant 141 migrants recueillis au large de la Libye à accoster dans un de ses ports dans le cadre d’un accord avec cinq Etats européens, qui prévoit notamment l’accueil de 120 rescapés par la France et l’Espagne. Le sondage Ifop a été réalisé via un questionnaire en ligne du 14 au 16 août auprès de 1004 personnes.

Accueil de 130 migrants pour cacher les contradictions

Accueil de 130 migrants pour cacher les contradictions

 Fortement critiquée notamment par l’Italie la France tente de racheter en accueillant 130 migrants. La France avait  interdit l’accès de ses ports à l’Aquarius et au Lifeline, deux navires humanitaires ; Une position particulièrement hypocrite quand dans le même moment Macron reprochait aux italiens leurs postures nationalistes. D’un certain point de vue, la France essaye de se rattraper aux branches mais de manière un peu ridicule quand on sait par contre qu’on a autorisé l’Aquarius à faire une escale technique à Marseille mais sans débarquement des passagers ; L’objectif est bien entendu de montrer la fermeté de la France et en même temps la fidélité aux valeurs humanistes.  Le Lifeline, au bord duquel se trouvaient 234 migrants, a attendu six jours fin juin en Méditerranée faute de feu vert des autorités italiennes, avant d’être finalement autorisé à accoster au port de la Valette, à Malte.“Cette réponse démontre l’importance de la coordination entre partenaires européens dans le respect du droit international”, a estimé la porte-parole du Quai d’Orsay. “C’est la même démarche coopérative qui a inspiré les conclusions du dernier Conseil européen des 28 et 29 juin, s’agissant en particulier du projet d’établir des centres contrôlés sur le territoire de l’Union”. Des conclusions européennes inapplicables puisque fondées uniquement sur la décision de caque Etat et dont les contradictions apparaitront lors de chaque arrivée massive d’immigrés. La position du gouvernement français dans la crise de l’Aquarius lui a valu des critiques de l’opposition de gauche, de certains élus de la majorité et d’associations de défense des migrants. Emmanuel Macron, qui a invoqué le droit maritime international pour justifier la décision de la France de ne pas laisser accoster le navire, a riposté en fustigeant les “déclarations d’estrade” et une vision par un “petit bout de la lorgnette”.

Réforme Zone euro: accueil poli de l’Allemagne

Réforme Zone euro: accueil poli de l’Allemagne

Il semble bien qu’il y ait une légère différence entre Macron et Lemaire concernant la réforme de la zone euro. Macron, lui, veut un vrai budget de l’Europe, un ministre des finances commun, une politique d’investissement, un vrai fonds monétaire européen  mais de tout cela il n’a pas été question dans la rencontre entre Bruno Lemaire ministre de l’économie et des finances et son homologue allemand. L’intéressé a réservé un accueil poli aux propositions de réforme de Macron mais a pris soin de préciser que tout cela serait étudié avec le plus grand soin mais seulement après l’accord politique entre le SPD et la CDU/CSU, accord qui n’est pas encore acquis. En attendant les deux minis se sont rabattus sur des sujets moins clivants. Peter Altmaier, a indiqué notamment  que les deux pays feraient des propositions communes au G20 pour la régulation des cryptomonnaies comme le bitcoin. “Nous avons avec Peter Altmaier une priorité immédiate, l‘achèvement de l‘union bancaire, l‘achèvement de l‘union des marchés de capitaux et la convergence fiscale avec l‘Allemagne”, a-t-il dit lors d‘un point de presse. “Sur ces trois sujets, notre objectif est de parvenir à une position commune définitive entre les mois de mars et juin prochains”, a-t-il ajouté en soulignant que “les obstacles techniques ne doivent pas empêcher la volonté politique d‘aboutir”. Mais même sur ce sujet l’accord est encore loin d’être total. Pour l’instant Merkel se tait  tant que les conditions politiques ne seront pas réunies en Allemagne pour le renouvellement de son mandat de chancelière. Il serait hâtif d’en conclure que les propositions françaises sont encore sont en train de gagner du terrain. De nombreuses oppositions allemandes demeurent par rapport aux propositions de Macron concernant notamment le budget européen, le contenu du fonds monétaire européen, le rôle de ministre des finances et la relance des investissements sans parler de la mutualisation des risques de certains emprunts

Accueil des migrants : un sondage contradictoire

Accueil des migrants : un sondage contradictoire

 

Si une majorité des Français estime qu’il est humainement normal d’accueillir des réfugiés qui fuient la guerre par compte une majorité encore plus forte considère que la France compte déjà trop de personnes d’origine étrangère. Cela révèle à l’évidence une bonne sensibilité à la problématique humanitaire mais aussi un certain rejet de la politique migratoire actuelle et autant passée. Des chiffres qui témoignent sans doute des inquiétudes relatives à la situation économique et sociale dans une conjoncture très déprimée mais aussi des inquiétudes sociétales quant à la capacité réelle de la France à intégrer des populations d’origine étrangère. Ces chiffres marquent une stabilisation par rapport à la dernière étude sur le même thème, en janvier, qui donnait 60% et 40%, relève l’IFOP. Cependant, 53% des sondés «pensent que c’est le devoir de la France d’accueillir des migrants qui fuient la guerre» quand 61% jugent que «notre pays compte déjà beaucoup d’étrangers ou de personnes d’origine étrangère et accueillir des immigrés supplémentaires n’est pas possible».  Parmi les motivations de cette opposition à l’accueil figurent notamment la crainte de la venue de «terroristes potentiels» (77%) ainsi que celle de «créer un appel d’air» (73%). Et seulement 29% estiment que la France «a les moyens économiques et financiers d’accueillir les migrants» et 27% que «l’accueil de migrants est une opportunité à saisir pour notre pays car cela permettra de stimuler notre économie».  Selon ce sondage 71% des personnes interrogées se disent favorables à «la suppression des accords de Schengen» et «au rétablissement, au moins provisoire, des contrôles fixes aux frontières entre la France et les autres pays de l’Union européenne», un chiffre en évolution de quatre points par rapport à juin 2015 (67%).

Migrants : 100 000 places d’accueil dans des centres

Migrants : 100 000 places d’accueil dans des centres

Faute de pouvoir s’accorder sur une politique immigration commune ‘(ne parlons pas de la politique pour combattre l’Etat islamique : inexistante !), avec des quotas réalistes, les chefs d4eat à la demande de Juncker ont décidé de parquer les migrants mais dans des conditions plus humanitaires avec la création de centre d’ébergement. L’Union européenne a donc annoncé la création de 100.000 places d’accueil pour les réfugiés en Grèce et dans les Balkans afin de juguler une crise migratoire sans précédent, à l’issue d’un mini-sommet réuni, hier à Bruxelles, dans un climat de tension. «On ne peut pas laisser les gens livrés à eux-mêmes, dormir dans les champs en 2015», a expliqué le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, lors d’une conférence de presse avec la chancelière allemande Angela Merkel et le Haut commissaire de l’ONU aux réfugiés, Antonio Guterres. «C’est l’une des plus grandes épreuves de l’Union européenne. L’Europe doit justement montrer qu’elle est un continent de valeurs et de solidarité», a plaidé Mme Merkel avant d’ajouter: «Ce soir, ce n’est qu’une pierre à l’édifice pour surmonter cette épreuve». Sur les 100.000 places d’accueil, la Grèce a accepté de créer, avec l’aide du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), 30.000 places d’accueil d’ici à la fin de l’année.

 

Réfugiés : « favoriser l’accueil est stupide « (Ephrem Azar)

Réfugiés : « favoriser l’accueil est stupide « (Ephrem Azar)

Une voix un peu discordante, celle d’un Irakien qui considère que favoriser l’accueil des réfugiés est stupide et qui pense que les États-Unis comme l’Europe ont une lourde responsabilité dans la déstabilisation politique des pays en conflit. Dans une interview à France Info un Frère dominicain irakien considère que cette politique des pays occidentaux sert en effet l’opération d’épuration menée par l’État islamique. Il livre son analyse de la situation sur place et des réponses, inadéquates selon lui, de l’Occident face à la crise des migrants.   »Ce que l’Occident propose aujourd’hui est complètement stupide et naïf. Il ne faut pas entrer dans la pitié dangereuse et dans la sensiblerie des gens. C’est vrai, le peuple français est très généreux, j’en suis témoin, et les gens vont ouvrir leurs portes. Mais est-ce une solution ? » « Il faut avoir du discernement et comprendre les causes de cette crise, notamment en Syrie et en Irak. Sur place, nous avons en face de nous Daech et d’autres islamistes qui vont dire : ‘Puisque l’Occident chrétien vous accueille, allez-y. Ils vous ouvrent les bras, allez-y… et ce pays n’est plus le vôtre. Il y a aussi un appauvrissement total de ce pays, parce que ceux qui partent, ce ne sont pas seulement malportants et les pauvres, c’est aussi toute la richesse intellectuelle, sociale, qui avait beaucoup de talent et de qualifications« . Mais alors, comment éviter le départ massif vers l’Occident de milliers de personnes qui sur place vivent l’horreur et la guerre, sans perspective d’avenir ?… Selon Ephrem Azar, il faut d’abord commencer par « favoriser la dignité » là où c’est possible, notamment dans les camps en Jordanie et au Liban voisins, et en Irak. « Il faut créer des écoles, des dispensaires, un orphelinat et des emplois sur place« , explique-t-il. C’est un des objectifs de l’association Entre deux rives, La passerelle France-Orient, association de dialogue interculturel et interreligieux, dont il est le président.   »On est en train de travailler pour construire une école, un orphelinat et un dispensaire au Kurdistan » qui accueille les réfugiés. C’est un moyen d’encourager les populations à rester sur place. Ceux qui ont créé ce chaos, que ce soient les Américains et les Européens, doivent « remanier leur politique aujourd’hui sur le terrain », estime Ephrem Azar. Car cette crise profonde n’est pas nouvelle, souligne l’historien des religions. « Elle remonte à 1979, avec l’échec des idéologies« .

 

Accueil des migrants reporté à Bruxelles dans un mois !

Accueil des migrants reporté à Bruxelles dans un mois !

 

Finalement on a décidé à Bruxelles de ne rien décider avant un mois concernant les conditions de répartitions des réfugiés à l’intérieur de l’Europe. La conséquence immédiate sera la restauration du contrôle des frontières des pays qui le des six de rond en gros la battent la pagaille va continuer chacun s’efforçant de refouler les réfugiés dans le pays voisin. Les conditions d’accueil des premiers pays destinataires de migrants seront toutefois encouragées à mieux formaliser les conditions d’accueil et d’enregistrement des réfugiés. Il est pour le moins surprenant que face à une crise sans précédent on est décidé de reporter à dans un mois l’épineuse question des quotas. Dans ce domaine comme dans la plupart des domaines de politique internationale l’Europe montre ainsi l’inconsistance de ces orientations voir l’absence totale de toute politique. Des contradictions qui vont sans doute se réapparaître lorsque l’union européenne se décidera enfin à traiter de la question des alliances internationales pour lutter contre l’État islamique. Les ministres de l’Intérieur d’une Union européenne fortement divisée n’ont pas réussi à se mettre d’accord lundi à Bruxelles sur un système de répartition des réfugiés, tandis que certains pays rétablissaient le contrôle à leurs frontières. A l’issue de six heures de réunion, les ministres ont trouvé un accord de principe a minima et à la majorité simple pour se répartir 120.000 demandeurs d’asile supplémentaires arrivés ces derniers mois en Italie, en Grèce et en Hongrie, comme l’a demandé mercredi dernier la Commission européenne, en plus des 40.000 acceptés en mai sur la base d’une répartition volontaire. L’annonce a été faite sur Twitter par le Luxembourg, qui assure la présidence tournante de l’UE. Mais l’adoption du détail de la répartition pays par pays a été renvoyée à la prochaine réunion des ministres de l’Intérieur, le 8 octobre. Plusieurs anciens pays communistes d’Europe centrale se sont montrés fermement opposés à un système de quotas contraignants pour organiser l’accueil des réfugiés. Au contraire, la Hongrie, l’un des trois principaux pays d’accès à l’espace européen avec l’Italie et la Grèce, a fermé lundi l’un des principaux points de passage utilisés par les migrants entre la Serbie et le territoire hongrois, à quelques heures de l’entrée en vigueur de nouvelles règles restreignant le franchissement de sa frontière. Et, dans la journée, l’Autriche et la Slovaquie, emboîtant le pas à l’Allemagne qui avait de même dimanche, ont annoncé le rétablissement des contrôles à leurs frontières. « Nous n’avons pas trouvé l’accord que nous voulions », a déclaré à la presse le commissaire européen aux Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos. « La majorité des Etats membres sont prêts à aller de l’avant, mais pas tous. » Les ministres se sont toutefois mis d’accord pour renforcer la protection des frontières extérieures de l’EU en hommes et en ressources ainsi que l’aide au Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), à la Turquie et aux autres Etats qui accueillent en priorité les réfugiés (quatre millions) ayant ont fui la guerre civile en Syrie.

Accueil Migrants : 55% contre ou la question qui divise .

Accueil Migrants : 55% contre ou la question qui divise

La question des migrants divise les Français qui sont 55 % à ne pas vouloir voir évoluer les conditions de leur accueil en France selon un sondage Odoxa pour Le Parisien et Aujourd’hui en France, dévoilé dimanche 6 septembre. Il faut dire que la question est complexe surtout dans un pays miné par la crise et qui ne croit pas beaucoup dans les solutions des partis politiques. Au préalable faut sans doute indiquer que le même résultat pourrait être obtenus dans la plupart des pays européens tentés  par le repli nationaliste. De ce point de vue Merkel n’a pas non plus l’opinion publique de son côté pour approuver son plan d’accueil des réfugiés. C’est tout à l’honneur des responsables politiques de s’engager parfois à contre-courant de l’opinion publique car on ne saurait diriger un pays uniquement avec des sondages. Plusieurs facteurs explicatifs sont à prendre en compte dans la problématique des réfugiés. D’abord à l’origine c’est bien l’intervention inconsidérée des pays développés dans certaines dictatures du Proche et Moyen-Orient qui a créé à la fois le chaos et le développement de l’État islamique. Rappelons-nous notamment de la première intervention des États-Unis en Irak pour deux faut motif. La France elle-même en intervenant en Libye a largement contribué à la déstabilisation de pays certes dirigé par des dictateurs mais qui avait le mérite au moins d’empêcher tueries et affrontements ethniques ou religieux de la dimension actuelle. Victime de violences insoutenables et de barbarie les syriens  en particulier ne mérite d’être accueillis avec dignité en Europe. Des mesures humanitaires d’urgence imposent donc. Il y a bien entendu une hypocrisie majeure à vouloir repousser des migrants dans les pays voisins de l’union européenne ou non. Bien entendu il convient aussi de s’attaquer aux réseaux de passeurs mais sur ce point leur avait jusque-là été incapable d’agir avec efficacité ; bilan de cette forme de migration de 2 000 morts en Méditerranée. Au-delà des aspects conjoncturels à caractère humanitaire des questions structurelles se posent cependant pour les  conditions d’accueil de migrants venus maintenant du monde entier et souvent pour des questions économiques. Là encore les pays développés ont des responsabilités mêmes si les dirigeants locaux notamment travers la corruption sont bien entendus responsables. Cela pose la question générale de politique de coopération qui demeure largement virtuelle, aussi du rééquilibrage des rapports économiques notamment à propos du pillage des matières premières. Enfin il est clair que les conditions de mobilité dans l’espace Schengen devront être modifiées. Toutefois cela remettra en cause certains principes de la libre circulation des personnes et aussi des biens qui constituent l’essentiel de la philosophie européenne. Des modifications sont possibles voire nécessaires mais leur bouleversement total remettrait en cause l’existence même de l’union européenne. La questionest  donc complexe et on peut comprendre les réticences des populations vis-à-vis des réfugiés. Cela d’autant plus que les incertitudes les plus grandes planent sur le devenir économique et donc social de nombre de pays de l’union européenne. Pour la France le sentiment de certains Français à l’égard des nouveaux réfugiés est aussi largement hypothéqué par l’échec total de l’intégration de certaines populations étrangères ou même de français d’origine étrangère. Plusieurs dimensions s’articulent donc :  le contexte économique, social et  culturel. Encore une fois la problématique n’est pas simple  et il n’est pas surprenant que des divisions apparaissent sur le sujet des réfugiés. Ces divisions s’illustrent  encore plus en fonction des opinions politiques. Si les sympathisants de gauche sont pour un meilleur accueil des migrants (69%), les sympathisants de droite sont en revanche largement opposés, dans la même proportion (69%), à cela. D’ailleurs, Europe. Concernant la question spécifique des migrants syriens, qui fuient la guerre sévissant dans leur pays, les Français ne font pas de différenciation particulière. Ils sont 62% à estimer qu’il faut traiter ces personnes comme les autres alors que 36% pensent que ces migrants « méritent un meilleur accueil en tant que réfugiés de guerre ». La politique de l’Union européenne par rapport à cette crise humanitaire se trouve par ailleurs sous le feu des critiques. 78% désapprouvent l’action des dirigeants de l’UE et seulement 21% jugent qu’ils ont bien réagi. En outre, 69% des Français ne veulent pas entendre parler de quotas pour répartir les migrants et les demandeurs d’asile entre les pays de l’Europe. François Hollande s’est en tout cas récemment prononcé en faveur de l’instauration d’un « mécanisme permanent et obligatoire ». Enfin, alors que le chef de l’État songe à mener des frappes aériennes contre l’État islamique en Syrie, les Français voudraient que l’armée française s’engage encore plus. Comme certaines voix politiques, ils sont 61% à être favorables à l’envoi de troupes militaires au sol, selon ce sondage réalisé par Internet les 3 et 4 septembre auprès d’un échantillon de 1.003 personnes représentatifs de la population française selon la méthode des quotas.

50 milliards Valls : accueil glacial et amertume

50 milliards Valls : accueil glacial et amertume

 

 

 

Pour son premier véritable exercice de gouvernance, Valls s’et sans doute planté en mécontentant tout le monde. C’est que pense en tout cas la presse. Tout  est insuffisant. Les économies d’abord trop flous sauf pour les prestations sociales et les retraites, les 50 milliards ne seront pas atteints, le déficit va continuer de filer. Sapin a d’ailleurs obtenu un report des objectifs auprès de Bruxelles. Ensuite c’est auusi insuffisant pour relancer la croissance, auusi bien via les investissements que via la consommation ; enfin c’est injuste socialement puisqu’il s’agit de mesures de portée générale qu’on applique bêtement à tous sans distinction et sans tenir compte des gâchis. L’accueil est glacial à droite forcément mais à gauche aussi y compris au PS. La plupart des éditorialistes aiguisent leur plume jeudi sur la présentation la veille par le nouveau Premier ministre d’un plan d’économies drastiques, estimant que « la potion amère du Docteur Valls » risque fort de mécontenter tout le monde.  Dans un exercice exceptionnel, c’est le Premier ministre qui s’est exprimé mercredi à la sortie du Conseil des ministres pour annoncer quels efforts allaient être demandés à l’ensemble des Français. Promettant des efforts « justes », « collectifs » et « équitablement répartis », il a également distillé quelques garanties sur la préservation du modèle social français.  Il a balayé d’emblée la polémique naissante sur un salaire transitoire inférieur au Smic, par exemple pour encourager l’embauche des jeunes, promettant « avec force » de ne pas « remettre en cause » le salaire minimum (1.445 euros bruts aujourd’hui).  Les 50 milliards d’économies sur la dépense publique entre 2015 et 2017 seront supportés à hauteur de 18 milliards d’euros par l’Etat, 11 milliards les collectivités locales, 10 milliards l’Assurance maladie et 11 milliards par d’autres dépenses sociales.  Mercredi soir, François Hollande a affirmé que « la feuille de route » pour réaliser ces économies était « difficile », « âpre », « rugueuse » mais « indispensable » pour redresser le pays.  Le Premier ministre a esquissé le détail des réformes que la France va présenter à Bruxelles début mai dans le cadre de son programme de stabilité, trajectoire de finances publiques que le Conseil des ministres doit valider le mercredi 23 avril, avant un vote prévu à l’Assemblée le 30 avril.  L’objectif, a rappelé M. Valls, est non seulement de permettre « la mise en œuvre du pacte de responsabilité », un allègement de 30 milliards d’euros des cotisations patronales, mais aussi de réduire le déficit public.  Dans une moindre mesure, elles visent à « redonner du pouvoir d’achat aux salariés » les moins favorisés.  Côté économies, en première ligne, les prestations sociales « ne seront pas revalorisées jusqu’en octobre 2015″, c’est-à-dire qu’elles ne seront pas augmentées, comme c’est l’usage, du montant de l’inflation (0,7% en 2013). Concrètement, les pensions de retraite, allocations logement, famille et invalidité resteront stables sur la période.

 




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