Archive pour le Tag 'accommodante'

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Etats-Unis : réduction de la politique monétaire accommodante

Etats-Unis : réduction de la politique monétaire accommodante

 

Du fait d’une croissance retrouvée et d’un chômage en baisse, la FED va maintenant progressivement diminuer de 10 milliards par mois ses rachats d’actifs. La Réserve fédérale (Fed) a en effet annoncé mercredi une réduction de son programme de rachats mensuels d’actifs mais a compensé cette mesure attendue de longue date en laissant entendre qu’elle maintiendrait ses taux directeurs à un bas niveau pour une période plus longue encore qu’elle ne s’y était engagée. La banque centrale américaine a dit qu’elle allait réduire ses achats d’actifs de 10 milliards de dollars par mois à 75 milliards, la baisse concernant dans les mêmes proportions les titres adossés à des créances hypothécaires (MBS) et les bons du Trésor. La Fed a qualifié de « modeste » cette réduction de son programme d’assouplissement quantitatif dans un communiqué publié à l’issue de son comité de politique monétaire qui s’est déroulé sur deux jours. Elle a surtout souligné qu’il « serait vraisemblablement » approprié » de maintenir les taux directeurs proches de zéro « bien après » que le passage du taux chômage en dessous de 6,5%. Elle s’était auparavant engagée à maintenir les taux directeurs à un niveau proche de zéro seulement jusqu’à ce que le taux de chômage atteigne ce seuil. Le taux de chômage est revenu à 7% au mois de novembre, au plus bas depuis cinq ans.

Etats-Unis-Bernanke : une politique monétaire accommodante pour l’emploi

Etats-Unis-Bernanke : une politique monétaire accommodante pour l’emploi

 

Tandis que l’Europe tergiverse les Etats-Unis privilégient l’emploi. « Parce que nos rachats d’actifs dépendent de l’évolution de l’économie, ils ne sont pas sur un parcours prédéterminé », a déclaré le président de la Réserve Fédérale (Fed) lors de son témoignage biannuel sur la politique monétaire du pays devant une commission du Congrès.  Il a expliqué que si les conditions économiques s’amélioraient plus rapidement que prévu, « le rythme des achats pourrait être réduit plus rapidement ». « Mais si les perspectives de l’emploi devaient se montrer moins favorables (…), le rythme actuel des achats pourrait être maintenu plus longtemps », voire « être accéléré pour un moment », a-t-il indiqué devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants.  La Réserve fédérale (Fed) injecte massivement des liquidités dans le système financier pour influer sur les taux à la baisse en achetant chaque mois pour 85 milliards de dollars de bons du Trésor et titres hypothécaires.  M. Bernanke a souligné qu’ »avec un chômage encore élevé et diminuant lentement (…), une politique monétaire très accommodante » restait « appropriée dans un futur proche ».  A un sénateur qui lui demandait, soucieux de la rémunération des économies des petits épargnants, quand les taux allaient remonter, M. Bernanke a répondu: « parce que l’économie est faible et l’inflation aussi, si nous remontions les taux, l’économie sombrerait ».  Mercredi était également publié le Livre Beige de la Fed, ce rapport de conjoncture couvrant les six semaines passées, qui estime que la croissance est restée « modeste à modérée ».  L’activité manufacturière a quelque peu augmenté dans la plupart des régions, notamment portée par les secteurs de l’immobilier et de l’automobile.  M. Bernanke a noté que sur les marchés, « la volatilité avait diminué » alors que Wall Street, inquiète de voir les injections de liquidités se tarir, a connu des séances agitées ces dernières semaines tandis que les taux sur les bons du Trésor ont remonté. « Il est important que nous communiquions nos projets du mieux possible. Je pense que les marchés commencent à comprendre notre message », a-t-il déclaré.  M. Bernanke a ainsi réitéré la feuille de route qu’il avait dressée à l’issue de la dernière réunion du Comité de politique monétaire, prévoyant « une modération des achats d’actifs plus tard cette année » si les données économiques le permettent.  Ensuite, si le chômage continue de descendre autour de 7% et que l’inflation remonte autour de 2%, les achats diminueront progressivement pour « se clore en milieu d’année » 2014.  Quant au taux directeur, que la Fed maintient proche de zéro depuis 2008, son « niveau demeurera approprié tant que le chômage restera au-dessus de 6,5% ».   »Voila le message clair qu’un resserrement de la politique monétaire soit par allègement du bilan (de la Banque centrale), soit par une hausse des taux, n’est pas imminent », résumait Jim O’Sullivan, économiste chez HFE.  M. Bernanke s’est par ailleurs de nouveau inquiété de la politique budgétaire restrictive qui, selon lui, « risque d’affecter davantage que prévu la croissance économique ». Jusqu’ici, le Bureau du budget du Congrès a estimé que les coupes budgétaires imposées par les parlementaires pourraient coûter 1 à 1,5 point de croissance au PIB américain.   »C’est équivalent à 750.000 emplois à plein temps », a souligné M. Bernanke notant que sans ces restrictions, « le taux de chômage serait inférieur de 0,7 à 0,8 point », se situant donc autour de 6,9% au lieu de 7,6%.  M. Bernanke n’a pas été interrogé par les Représentants sur sa succession alors que son mandat arrive à expiration en janvier. Ce sera peut-être le cas jeudi devant une commission du Sénat où il renouvelle sa présentation de la politique monétaire du pays.

 

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