Archive pour le Tag 'Abeilles'

Abeilles : 30% tuées cet hiver

Abeilles : 30% tuées cet hiver

Une vaste enquête auprès de 15 000 apiculteurs révèle que de l’ordre de 30 % des abeilles ont été tué l’hiver dernier. Une surmortalité supérieure liée aux parasites mais surtout aux insecticides. Les résultats d’études, conduites au Canada et en Europe  publiées dans la revue américaine Science, révèlent aussi que l’environnement local et l’état de santé des ruches peuvent moduler les effets des néonicotinoïdes, dits pesticides « tueurs d’abeilles » et largement utilisés dans l’agriculture. Mais ces substances chimiques, qui agissent sur le système nerveux des insectes, ont dans l’ensemble « des effets nettement délétères » sur ces pollinisateurs essentiels à de nombreuses récoltes, dont une nette réduction de leur taux de reproduction et une forte augmentation de leur mortalité, concluent ces travaux financés en partie par le secteur, avec les groupes allemand Bayer et suisse Syngenta. La première expérience, conduite sur un total de 3.000 hectares au Royaume-Uni, en Allemagne et en Hongrie, a exposé trois espèces d’abeilles à des récoltes de colza d’hiver dont les semences avaient été traitées avec de la clothianidine de Bayer Crop Science, ou avec du thiaméthoxame de Syngenta. Il s’agit de deux des trois néonicotinoïdes interdits temporairement dans l’Union européenne en 2013 en raison des craintes de leurs effets sur la santé des abeilles. Le 1er septembre dernier, cinq molécules néonicotinoïdes jugées responsables de la surmortalité d’insectes pollinisateurs comme les abeilles ont été interdites, conformément à une loi passée sous le précédent quinquennat. La loi agriculture et alimentation, adoptée à l’Assemblée le 2 octobre, prévoit en outre d’interdire les “produits phytopharmaceutiques contenant une ou des substances actives présentant des modes d’action identiques à ceux de la famille des néonicotinoïdes”.

Cinq pesticides tueurs d’abeilles interdits

Cinq pesticides tueurs d’abeilles interdits

Cinq substances tueuses d’abeilles interdites à partir du 1er septembre 2018.  Ces substances appartiennent à la famille décriée des “néonicotinoïdes” – l’acétamipride, l’imidaclopride, le clothianidine, le thiaclopride et le thiaméthoxame. L’interdiction avait été adoptée par le précédent gouvernement, en 2016. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a confirmé en juin que le gouvernement ne reviendrait pas sur ces dispositions malgré les tensions qu’elles ont suscitées entre le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, et celui de l’Agriculture, Stéphane Travert. Les syndicats agricoles, dont la puissante FNSEA et l’Association générale des producteurs de blé (AGPB), ont dénoncé dans un communiqué commun la publication du décret alors même que, selon eux, les dérogations promises pour certaines filières n’ont pas encore été précisées. L’Union européenne a imposé des restrictions en avril à l’utilisation de trois des substances mentionnées : l’imidaclopride, le clothianidine ainsi que le thiamétoxame. Elles seront interdites pour toutes les cultures en plein champ mais autorisés dans les serres.

L’UE interdit trois pesticides tueurs d’abeilles

L’UE interdit trois pesticides tueurs d’abeilles

 

Trois  insecticides seront interdits pour toutes les cultures en plein champ mais autorisés dans les serres, a précisé la Commission européenne dans un communiqué (l’imidaclopride, produit par l’allemand Bayer CropScience, du clothianidine de Takeda Chemical Industries et Bayer CropScience, ainsi que du thiaméthoxame du suisse Syngenta.) L’UE avait déjà imposé en 2013 des restrictions pour ces trois insecticides, décision contestée en justice par Bayer et Syngenta devant la Cour européenne de justice qui rendra sa décision le 17 mai. Le groupe Bayer a déploré “une journée noire pour les agriculteurs «. Pourtant les résultats d’études, conduites au Canada et en Europe  publiées jeudi dans la revue américaine Science, révèlent aussi que l’environnement local et l’état de santé des ruches peuvent moduler les effets des néonicotinoïdes, dits pesticides « tueurs d’abeilles » et largement utilisés dans l’agriculture. Mais ces substances chimiques, qui agissent sur le système nerveux des insectes, ont dans l’ensemble « des effets nettement délétères » sur ces pollinisateurs essentiels à de nombreuses récoltes, dont une nette réduction de leur taux de reproduction et une forte augmentation de leur mortalité, concluent ces travaux. Après ces études, « on ne peut plus continuer à affirmer que les néonicotinoïdes dans l’agriculture ne sont pas nuisibles aux abeilles », a réagi David Goulson, professeur de biologie à l’université britannique de Sussex. La première expérience, conduite sur un total de 3.000 hectares au Royaume-Uni, en Allemagne et en Hongrie, a exposé trois espèces d’abeilles à des récoltes de colza d’hiver dont les semences avaient été traitées avec de la clothianidine de Bayer Crop Science, ou avec du thiaméthoxame de Syngenta. Il s’agit de deux des trois néonicotinoïdes interdits temporairement dans l’Union européenne en 2013 en raison des craintes de leurs effets sur la santé des abeilles. Le nouveau projet européen prévoit de les bannir complètement dans les champs mais pas dans les serres !

Deux produits tueurs d’abeilles interdites

 Deux produits  tueurs d’abeilles interdites  

Deux produits  contenant du sulfoxaflor, un principe actif soupçonné de tuer les abeilles, ont  été suspendues par le tribunal administratif de Nice, a-t-on appris vendredi auprès de la juridiction. Ces produits avaient pourtant reçu l’autorisation de mise sur le marché français de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), le 27 septembre dernier. Cette structure avait estimé qu’en l’état actuel des connaissances scientifiques l‘un et l‘autre ne présentaient “aucun danger pour la santé publique ou l’environnement”. De l’ordre de 35 000 tonnes par an au début des années 90, la production annuelle française de miel est aujourd’hui d’environ 15 000 tonnes, soit une diminution de plus de 50% sur cette période.   Depuis quelques années, la population d’abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale sur certaines zones. Ce phénomène porte le nom de « Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » ou CCD (Colony Collapse Disorder) : subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité. Ce syndrome est très préoccupant en raison de l’importance écologique de l’abeille en tant que pollinisatrice. Les études en cours montrent que plusieurs causes sont responsables de cette disparition progressive : traitements pesticides, infections parasitaires, maladies, pollution, réduction de la ressource alimentaire (quantité et diversité des fleurs fournissant nectar et pollen) et des habitats, compétition avec des espèces invasives, changement climatique, multiplication des émissions électromagnétiques, nouveaux prédateurs…

 

Les abeilles et autres insectes pollinisateurs représentent par leur action :

  • la reproduction de plus de 80 % des espèces végétales
  • la production de plus de trois quarts des cultures dans le monde – majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d’épices et de stimulants (café, cacao)
  • 35 % de la production alimentaire mondiale en tonnage
  • 10 % du chiffre d’affaires de l’agriculture mondiale
  • 153 milliards d’euros par an
  • 20 000 personnes en France dans la filière apicole (miel et autres produits de la ruche), dont 2 000 apiculteurs professionnels
  • 98 000 éleveurs amateurs en France

 

Des insecticides nocifs pour les abeilles

Des insecticides nocifs pour les abeilles 

 

Les résultats d’études, conduites au Canada et en Europe  publiées jeudi dans la revue américaine Science, révèlent aussi que l’environnement local et l’état de santé des ruches peuvent moduler les effets des néonicotinoïdes, dits pesticides « tueurs d’abeilles » et largement utilisés dans l’agriculture. Mais ces substances chimiques, qui agissent sur le système nerveux des insectes, ont dans l’ensemble « des effets nettement délétères » sur ces pollinisateurs essentiels à de nombreuses récoltes, dont une nette réduction de leur taux de reproduction et une forte augmentation de leur mortalité, concluent ces travaux financés en partie par le secteur, avec les groupes allemand Bayer et suisse Syngenta. Après ces études, « on ne peut plus continuer à affirmer que les néonicotinoïdes dans l’agriculture ne sont pas nuisibles aux abeilles », a réagi David Goulson, professeur de biologie à l’université britannique de Sussex qui n’a pas participé aux travaux. La première expérience, conduite sur un total de 3.000 hectares au Royaume-Uni, en Allemagne et en Hongrie, a exposé trois espèces d’abeilles à des récoltes de colza d’hiver dont les semences avaient été traitées avec de la clothianidine de Bayer Crop Science, ou avec du thiaméthoxame de Syngenta. Il s’agit de deux des trois néonicotinoïdes interdits temporairement dans l’Union européenne en 2013 en raison des craintes de leurs effets sur la santé des abeilles. Un nouveau projet législatif prévoit de les bannir complètement dans les champs mais pas dans les serres.

 

Pesticides abeilles : statu quo

 Pesticides abeilles : statu quo

 

Le gouvernement ne reviendra pas sur l’interdiction des pesticides à base de néonicotinoïdes Le chef du gouvernement, Edouard Philippe, a donné raison lundi à son ministre de l’Ecologie, Nicolas Hulot, et démenti toute intention d’assouplir l’interdiction ces  pesticides accusés notamment de tuer les abeilles. Le nouveau ministre de l’Agriculture avait auparavant déclaré sur BFM TV qu’un tel assouplissement était envisagé dans le cadre du projet de loi visant à améliorer les relations entre administration et public, confirmant des informations de RMC. Le Parlement a voté en 2016 l’interdiction à partir du 1er septembre 2018 des néonicotinoïdes. Des dérogations seront possibles jusqu’en juillet 2020 mais cette décision va plus loin que le moratoire partiel décidé par l’Union européenne. 40% d’apiculteurs en moins en 20 ans et moitié moins d’abeilles, Le dépérissement des abeilles est observé depuis les années 90.  Le premier signal d’alarme remonte à l’automne 2006 : les abeilles commencent alors à disparaître de manière inquiétante aux Etats-Unis avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30 % et 90 %, on parle alors de « syndrome d’effondrement des colonies  » (« colony collapse disorder » ou CCD). Ce phénomène très inquiétant, qui a débuté progressivement deux ans plus tôt, ne cesse de s’intensifier : les abeilles quittent leurs ruches, vraisemblablement pour aller mourir un peu plus loin, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes. Loin de rester localisé, ce phénomène est observé en Europe (Grande-Bretagne, France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas…) depuis le début des années 2000. Là aussi, certaines colonies d’abeilles perdent jusqu’à 90% de leurs population… Par exemple, en Italie, de nombreuses ruches sont restées désespérément vides selon rancesco Panella, président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens. Dans de nombreuses régions du monde, les populations d’abeilles sont en fort déclin, avec des variabilités suivant les années, mais la tendance est lourde et inquiétante depuis quelques années. Les conséquences sont désastreuses pour la pollinisation qui permet, depuis des millions d’années, d’assurer la reproduction des plantes à fleurs. De plus, 35 % de notre nourriture dépend de la pollinisation : fruits et légumes. Les fameux aliments conseillés par tous les nutritionnistes. D’ailleurs, dans certaines régions du monde comme au Sichuan (Chine), la disparition d’insectes pollinisateurs oblige les agriculteurs à polliniser manuellement, tous les insectes pollinisateurs ont été décimés par les pesticides. Cette surmortalité inédite est un nouveau coup dur pour les apiculteurs français qui produisent déjà de moins en moins. En 1995, ils ont fabriqué 32.000 tonnes de miel. En 2011, la production est tombée à 20.000 tonnes et en 2013, ils n’en fournissaient plus que 15.000 tonnes.  Les apiculteurs sont par conséquent de plus en plus nombreux à mettre la clef sous la porte. En 1994, on comptait en France près de 85.000 apiculteurs. En 2010, ils n’étaient plus que 42.000, soit une baisse de 40% en 20 ans. Et pour l’environnement, la conséquence est tout aussi dramatique. Les abeilles sont les maîtres d’œuvre principaux de la pollinisation dont dépendent pourtant les agriculteurs.  Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), sur les 100 cultures qui produisent 90% de l’alimentation mondiale, 71 dépendent du travail des abeilles.

 

Disparition Abeilles: le ministère d’agriculture ment

Disparition Abeilles: le ministère d’agriculture ment

D’après le ministère de l’agriculture productiviste, les pesticides ne joueraient qu’un rôle marginal dans la mortalité des abeilles (seulement dans 6,6 % des cas). Des conclusions très contestées par L’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) qui considère que « Le dispositif de surveillance des mortalités massives aiguës d’abeilles mis en oeuvre au niveau national est défaillant et non fiable. Toutes les études internationales contredisent les conclusions d’un ministère de l’agriculture très productiviste qui ne veut pas remettre en cause l’utilisation excessive de pesticides. D’après les études internationales le  dépérissement des abeilles est observé depuis les années 90, mais le premier signal d’alarme remonte à l’automne 2006 : les abeilles commencent alors à disparaître de manière inquiétante aux Etats-Unis avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30 % et 90 %, on parle alors de « syndrome d’effondrement des colonies  » (« colony collapse disorder » ou CCD). Ce phénomène très inquiétant, qui a débuté progressivement deux ans plus tôt, ne cesse de s’intensifier : les abeilles quittent leurs ruches, vraisemblablement pour aller mourir un peu plus loin, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes. Loin de rester localisé, ce phénomène est observé en Europe (Grande-Bretagne, France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas…) depuis le début des années 2000. Là aussi, certaines colonies d’abeilles perdent jusqu’à 90% de leurs population… Par exemple, en Italie, de nombreuses ruches sont restées désespérément vides selon rancesco Panella, président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens, du jamais vu… En Grande-Bretagne, le plus important apiculteur a perdu plus de la moitié de ses ruches, sans qu’une confirmation du phénomène n’ait été donnée pour l’ensemble du pays. Dans de nombreuses régions du monde, les populations d’abeilles sont en fort déclin, avec des variabilités suivant les années, mais la tendance est lourde et inquiétante depuis quelques années. Les conséquences sont désastreuses pour la pollinisation qui permet, depuis des millions d’années, d’assurer la reproduction des plantes à fleurs. De plus, 35 % de notre nourriture dépend de la pollinisation : fruits et légumes. Les fameux aliments conseillés par tous les nutritionnistes… D’ailleurs, dans certaines régions du monde comme au Sichuan (Chine), la disparition d’insectes pollinisateurs oblige les agriculteurs à polliniser manuellement, tous les insectes pollinisateurs ont été décimés par les pesticides … La mortalité a déjà beaucoup frappé les abeilles ces dernières années mais on devrait battre des records cet hiver. Les apiculteurs s’inquiètent en effet de la diminution importante de leurs colonies. En Charente et en Charente-Maritime, la mortalité peut aller jusqu’à 100% dans certaines ruches. Isabelle Garnier, apicultrice charentaise, constate le drame en ouvrant une de ses ruches : « En tapant sur ma ruche, je devrais entendre un bourdonnement et je ne l’entends pas ». « Maintenant, en l’ouvrant, normalement, sur l’hivernage, j’ai 10 à 15.000 abeilles alors que là, il me reste 100 abeilles dans ma ruche », poursuit-elle. Pour elle, « généralement, l’hiver se passe bien avec 5% de mortalité ». Aujourd’hui, elle déplore « 66% », « 80% » et parfois « 100% » de mortalité.   Et le recensement ne fait que commencer. Le président du syndicat apicole de la Charente-Maritime, Christian Girodet, est inquiet : « nous pensons qu’elles sont probablement mortes intoxiquées durant l’automne ». « Durant cette période, les apiculteurs ont constaté que des traitements ont été faits sur la vigne notamment et aussi sur certaines céréales qui avaient des pucerons et l’abeille va souvent butiner après les pucerons », explique-t-il à Europe 1. Les abeilles « absorbent alors l’insecticide et meurent sur le coup puisque ce sont des produits très puissants », ajoute-t-il. Cette surmortalité inédite est un nouveau coup dur pour les apiculteurs français qui produisent déjà de moins en moins. En 1995, ils ont fabriqué 32.000 tonnes de miel. En 2011, la production est tombée à 20.000 tonnes et en 2013, ils n’en fournissaient plus que 15.000 tonnes.  Les apiculteurs sont par conséquent de plus en plus nombreux à mettre la clef sous la porte. En 1994, on comptait en France près de 85.000 apiculteurs. En 2010, ils n’étaient plus que 42.000, soit une baisse de 40% en 20 ans. Et pour l’environnement, la conséquence est tout aussi dramatique. Les abeilles sont les maîtres d’œuvre principaux de la pollinisation dont dépendent pourtant les agriculteurs.  Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), sur les 100 cultures qui produisent 90% de l’alimentation mondiale, 71 dépendent du travail des abeilles. En France, en raison de la surmortalité des colonies, la production de miel a été divisée par trois en vingt ans en France. Du coup, les importations ont fortement augmenté. Si la météo peut influer sur la production d’une année sur l’autre, la forte baisse au cours des deux dernières décennies est certainement due à l’effet combiné de certains pesticides (en particulier les néonicotinoïdes) et de parasites (varroa, frelon asiatique, etc.). Après une embellie en 2015, l’année 2016, marquée par une météo mauvaise pour les ruchers, a été particulièrement difficile pour les apiculteurs français avec seulement environ 9.000 tonnes récoltées.

 

 

Des Pesticides mortels pour les abeilles

Des Pesticides mortels pour les abeilles

L’utilisation des néonicotinoïdes (pesticides) est liée au déclin à grande échelle et sur le long terme des populations des pollinisateurs sauvages », confirme une étude menée au Royaume-Uni. Elle vient compléter le corpus scientifique devant servir de base à un nouvel avis de l’Agence de sécurité sanitaire européenne (Efsa) sur la nocivité de ces produits. Le bien-fondé de la bataille engagée par nombre d’ONG lors de l’adoption de la Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, adoptée le 19 juillet, vient de recevoir une consécration scientifique. En moyenne, le déclin des colonies de pollinisateurs sauvages est en effet trois fois plus marqué lorsqu’ils se nourrissent régulièrement de plantes traitées aux pesticides néonicotinoïdes, indique une étude basée sur les cultures de colza en Angleterre entre 2004 à 2011. Ces travaux menés sur une longue période montrent que «l’utilisation des néonicotinoïdes est liée au déclin à grande échelle et sur le long terme des populations des pollinisateurs sauvages », estiment les chercheurs du Centre for ecology and hydrologydont les travaux ont été publiés mardi 16 août dansNature Communications. L’auteur principal de l’étude, Ben Woodcock, insiste toutefois sur l’aspect multi-factoriel du déclin des pollinisateurs : si l’utilisation des néonicotinoides est« un facteur majeur » de ce déclin, le scientifique rappelle qu’il est aussi dû à la perte d’habitat, à des agents pathogènes, au changement climatique et à d’autres insecticides. De nombreux travaux scientifiques ont déjà mis en avant l’impact négatif des néonicotinoïdes, une classe d’insecticides, sur le système nerveux des abeilles, aggravant la mortalité des colonies dans de nombreux pays. Cette dernière étude vient compléter le corpus scientifique devant servir de base à un nouvel avis de l’Agence de sécurité sanitaire européenne (Efsa) attendu pour début 2017, souligne le groupe de chercheurs. Depuis : trois substances actives (la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame) sont interdites (sauf sur les céréales d’hiver).  Le 1er rapport mondial sur les pollinisateurs, publié en 2016 par la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services éco systémiques (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services, IPBES, en anglais) a alerté en février sur la menace que représente leur déclin pour la production agricole : 5 à 8% de la production agricole mondiale, soit entre 235 et 577 milliards de dollars 208 et 512 milliards d’euros), seraient directement dépendants de l’action de ces insectes. Il existe plus de 20.000 espèces de pollinisateurs, qu’ils soient sauvages comme les papillons,  les bourdonsou  les abeilles

(Avec AFP)

 

L’insecticide tueur d’abeilles interdit

L’insecticide tueur d’abeilles interdit

Peut-être pour se racheter de leur lamentable retournement vis-à-vis de la taxation de l’huile  de palme (taxation à laquelle on a renoncé pour vendre des Airbus à l’Indonésie !),  les députés ont interdit les insecticides de la famille des néonicotinoïdes utilisés dans l’agriculture et considérés comme tueurs d’abeilles, à partir de septembre 2018, selon un amendement voté au projet de loi Biodiversité en troisième lecture. Mais il prévoit «que des dérogations à cette interdiction pourront être prises par un arrêté conjoint des ministres chargés de l’agriculture, de l’environnement et de la santé. Ces dérogations pourront être accordées jusqu’au 1er juillet 2020». Ces insecticides font partie d’une classe de traitements phytosanitaires agissant sur le système nerveux central des insectes. Ils sont utilisés dans les cultures de betteraves, blé ou orge contre les attaques de pucerons verts qui réduisent la croissance des plantes. Une maladie que l’on appelle la «jaunisse nanisante». Toutefois ces traitements auraient aussi des effets secondaires sur d’autres espèces comme les abeilles. Elles se retrouveraient désorientées par ces insecticides et ne retrouveraient plus le chemin de leur ruche ce qui provoquerait leur mort. De leur côté, les agriculteurs qui utilisent cette classe d’insecticides sont favorables à l’interdiction des néonicotinoïdes mais au cas par cas, pas avant le 1er septembre 2021 et uniquement après avis scientifique de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire et de l’alimentation). «Il faut trouver des alternatives sérieuses aux néonicotinoïdes pour éviter que nous revenions à des traitements des années 90 dont on a besoin en plus grande quantité, indique Rémi Haquin, président du Conseil spécialisé de la filière céréalière au sein deFranceAgriMer, l’organisme paritaire de collecte des données agricoles françaises. En effet grâce aux efforts de la recherche, les néonicotinoïdes sont contenus dans une substance enrobée autour de la semence de blé, d’orge ou betterave avec une action ciblée évitant aux agriculteurs de sortir leur pulvérisateur. «Si nous n’avons plus le droit d’utiliser les néonicotinoïdes, nous devrons à nouveau effectuer des pulvérisations de produits plus anciens comme les pyrethrinoïdes qui sont plus dommageables pour l’environnement de la plante et dont le rendement sera inférieur de 20 à 30% pour l’orge et le blé», poursuit-il. «Une interdiction totale serait donc une absurdité totale, dénonce pour sa part Vincent Laudinat, directeur général de l’Institut technique de la betterave, cela reviendrait à une distorsion de concurrence avec la Grande-Bretagne ou l’Allemagne. L’utilisation de néonicotinoïdes est en effet nettement plus compétitive. Cela revient entre 15 à 20 euros par hectare. Avec les produits anciens, il faut trois passages d’aspersion avec un coût compris entre 75 à 90 euros l’hectare».

 

La disparition des abeilles : danger pour la santé mondiale

La disparition des abeilles : danger pour la santé mondiale

Selon la revue scientifique britannique The Lancet, la civilisation humaine a prospéré mais s’expose désormais à des risques importants en matière de santé », peut-on lire dans le rapport. Le changement climatique, l’acidification des océans, l’épuisement des sources, les sols pollués, la surpêche, la perte de biodiversité posent de sérieux problèmes en matière de santé publique, en particulier dans les pays pauvres, alerte le rapport de 60 pages.  Si les « services de pollinisation » devaient s’arrêter demain, les approvisionnements mondiaux en fruits pourraient réduire de 22,9%, ceux des légumes de 16,3% et ceux des noix et graines de 22,9%. Cette situation entraînerait des carences en vitamine A chez 71 millions de personnes dans les pays en voie de développement. On enregistrerait 1,4 millions de morts en plus dans le monde.

 

 

Interview de François Lasserre dans Atlantico

Aux Etats-Unis, la disparition des colonies d’abeilles s’accroît. Entre 2014 et 2015, leur population aurait décru de 42%. En France, la situation est-elle aussi grave?

François Lasserre : En France, la situation est moins grave, mais on note, quand même, une forte baisse du nombre d’abeilles domestiques (abeille de ruches). Cette baisse est relativement récente. Elle tourne autour des 30% dans certains endroits mais dans d’autres, les colonies se portent mieux. Globalement, on remarque une sérieuse baisse du nombre d’abeilles. A titre d’exemple, avant les reines vivaient entre 3 et 5 ans et maintenant, si elles dépassent un an de vie, l’apiculteur sera ravi. Si aux Etats-Unis les abeilles des ruches disparaissent rapidement c’est parce qu’elles sont plus exploitées.  Que ce soit en Amérique du Nord ou en France, l’intensification du business de l’agroalimentaire (celui des entreprises d’apiculture qui en vivent) explique leur raréfaction. Un grand rendement avec les abeilles domestiques ne s’obtient pas seul (par exemple, on utilise des antibiotiques) ce qui explique que les maladies circulent d’avantage. De ce fait, les abeilles sont moins promptes à se défendre et meurent plus facilement. D’autre part, les abeilles libres ingurgitent des produits chimiques du fait de l’actuelle, très large, utilisation des pesticides. Enfin, la nourriture des abeilles s’est également appauvrie, les fleurs sauvages ont, par exemple disparues, ainsi ces insectes s’affaiblissent. Le fond de l’histoire est simple : la nature est de plus en plus exploitée ! L’abeille est une sorte de signal d’alerte, cela nous indique que nous faisons n’importe quoi avec la nature !

Ce qui semble inquiéter principalement c’est la disparition des abeilles domestiques. Quel serait son impact? 

L’abeille domestique est importante car elle nous apporte du miel, du pollen, de la propolice (utilisée comme antibiotique) et de la cire. Pour ces activités, elles participent à la pollinisation des végétaux. Là où elles sont très importantes, c’est lorsqu’il y a des hectares et des hectares où une seule plante est cultivée : les pollinisateurs sauvages ne sont pas assez nombreux pour les polliniser. C’est là le rôle des apiculteurs : leurs abeilles (en grand nombres) peuvent polliniser ces immenses espaces industriels. Leur disparition entraînera donc un certain nombre de changements importants! Du point de vue de la pollinisation, l’impact serait relatif, l’abeille domestique n’est pas la seule à le faire, de nombreux pollinisateurs existent (les abeilles sauvages ou solitaires dont font partis les bourdons, les mouches, les guêpes, les punaises…). Aujourd’hui en France, l’abeille domestique n’est indispensable que pour la production de miel. En revanche, aux Etats-Unis –dans certaines cultures- elles sont devenues totalement obligatoires (par exemple, la culture des amandes en Californie). En France, cette même situation est en chemin. En revanche, si l’on revenait à des exploitations à taille humaine, avec plus de nature sauvage et spontanée autour et dans les champs, l’abeille domestique serait moins indispensable.

Qu’en est-il des autres espèces d’abeilles? Leur nombre diminue-t-il aussi?

Les types d’abeilles sont divers : les bourdons, les abeilles (on compte 900 espèces d’abeilles solitaires quand l’abeille solitaire ne représente qu’une espèce). En France, il y a 1000 espèce d’abeilles et seulement une vie en ruche. Elles sont aussi touchées par l’extinction. Comme pour les abeilles domestiques, il leur faut de la diversité en fleurs, des espaces tranquilles, un sol peu exploité en vue de les nourrir, du bois mort à l’intérieur duquel elles peuvent se nicher… De plus, elles ingurgitent aussi des pesticides dans la nature. Par contre,  elles sont très rarement exploitées. Sauf aux Etats-Unis ou elles peuvent l’être puisqu’elles sont meilleures pollinisatrices. Quelques mesures, encore symboliques, sont prises pour leur venir en aide. En ville par exemple, le nombre d’habitats pour insectes se multiplie. Ca ne les sauvera pas, mais c’est une démarche positive, une façon de tenter de les sauver.

La disparition des abeilles (toutes espèces confondues) serait-elle désastreuse pour l’écosystème? Leur disparition aurait-elle aussi une incidence sur l’économie?

Les abeilles sont hyper spécialisées en fleurs, leur disparition entraînerait donc également celle de certaines fleurs. Les fleurs n’existeraient pas sans les insectes et inversement. C’est allé jusqu’au point que certains insectes ne colonisent qu’une fleur, si cet insecte disparaît, la fleur également. La disparition des abeilles accompagnée par celle d’autres insectes causerait la disparition de fruits qui nécessitent la polonisation. Disparaîtraient de la même façon : les courgettes, les carottes, les melons,…. Pour qu’il y est diversité de fleurs et donc de fruits, il faut qu’il y ait une diversité d’insectes. Il n’y aurait pas de fleur, ni de fruits sans insectes polinisateurs! En outre, la disparition des abeilles causerait bien sur des coups économiques (moins de pollinisation, de miel…) : on parle de 100 milliards de dollars.

A quoi peut-être due la raréfaction des abeilles?  Comment résoudre ce problème?

Les abeilles ne sont pas les seuls insectes dont la disparition s’accroit, il en va de même pour les papillons par  exemple. Ces disparitions sont révélatrices d’une exploitation hallucinante de la nature ! On pourrait résoudre le problème en laissant de la diversité, ne pas surexploiter les abeilles -ce qui entraînerait une baisse de la production en miel- en respectant d’avantage la nature. C’est l’obsession du rendement et de la croissance qui porte atteinte à la nature ! D’une certaine façon, il faut décroître du côté de l’agriculture. Pour améliorer la situation il faudrait revenir en arrière ce qui paraît improbable. Les hommes politiques ont du mal à changer de voie, mais les mouvements citoyens prennent de l’ampleur : on note la naissance du bio, la therma culture, l’agro foresterie.. Demain, ces nouvelles techniques ne seront pas suffisantes pour nourrir le monde mais ceci permet de changer les choses. C’est une période de transition, ce sont des essais prometteurs.

 

 

 

 

Abeilles : de moins en moins à cause des pesticides

Abeilles : de moins en moins à cause des pesticides

40% d’apiculteurs en moins en 20 ans et moitié moins d’abeilles. Le dépérissement des abeilles est observé depuis les années 90, mais le premier signal d’alarme remonte à l’automne 2006 : les abeilles commencent alors à disparaître de manière inquiétante aux Etats-Unis avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30 % et 90 %, on parle alors de « syndrome d’effondrement des colonies  » (« colony collapse disorder » ou CCD). Ce phénomène très inquiétant, qui a débuté progressivement deux ans plus tôt, ne cesse de s’intensifier : les abeilles quittent leurs ruches, vraisemblablement pour aller mourir un peu plus loin, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes. Loin de rester localisé, ce phénomène est observé en Europe (Grande-Bretagne, France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas…) depuis le début des années 2000. Là aussi, certaines colonies d’abeilles perdent jusqu’à 90% de leurs population… Par exemple, en Italie, de nombreuses ruches sont restées désespérément vides selon rancesco Panella, président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens, du jamais vu… En Grande-Bretagne, le plus important apiculteur a perdu plus de la moitié de ses ruches, sans qu’une confirmation du phénomène n’ait été donnée pour l’ensemble du pays. Dans de nombreuses régions du monde, les populations d’abeilles sont en fort déclin, avec des variabilités suivant les années, mais la tendance est lourde et inquiétante depuis quelques années. Les conséquences sont désastreuses pour la pollinisation qui permet, depuis des millions d’années, d’assurer la reproduction des plantes à fleurs. De plus, 35 % de notre nourriture dépend de la pollinisation : fruits et légumes. Les fameux aliments conseillés par tous les nutritionnistes… D’ailleurs, dans certaines régions du monde comme au Sichuan (Chine), la disparition d’insectes pollinisateurs oblige les agriculteurs à polliniser manuellement , tous les insectes pollinisateurs ont été décimés par les pesticides … La mortalité a déjà beaucoup frappé les abeilles ces dernières années mais on devrait battre des records cet hiver. Les apiculteurs s’inquiètent en effet de la diminution importante de leurs colonies. En Charente et en Charente-Maritime, la mortalité peut aller jusqu’à 100% dans certaines ruches. Isabelle Garnier, apicultrice charentaise, constate le drame en ouvrant une de ses ruches : « En tapant sur ma ruche, je devrais entendre un bourdonnement et je ne l’entends pas ». « Maintenant, en l’ouvrant, normalement, sur l’hivernage, j’ai 10 à 15.000 abeilles alors que là, il me reste 100 abeilles dans ma ruche », poursuit-elle. Pour elle, « généralement, l’hiver se passe bien avec 5% de mortalité ». Aujourd’hui, elle déplore « 66% », « 80% » et parfois « 100% » de mortalité.   Et le recensement ne fait que commencer. Le président du syndicat apicole de la Charente-Maritime, Christian Girodet, est inquiet : « nous pensons qu’elles sont probablement mortes intoxiquées durant l’automne ». « Durant cette période, les apiculteurs ont constaté que des traitements ont été faits sur la vigne notamment et aussi sur certaines céréales qui avaient des pucerons et l’abeille va souvent butiner après les pucerons », explique-t-il à Europe 1. Les abeilles « absorbent alors l’insecticide et meurent sur le coup puisque ce sont des produits très puissants », ajoute-t-il.. Cette surmortalité inédite est un nouveau coup dur pour les apiculteurs français qui produisent déjà de moins en moins. En 1995, ils ont fabriqué 32.000 tonnes de miel. En 2011, la production est tombée à 20.000 tonnes et en 2013, ils n’en fournissaient plus que 15.000 tonnes.  Les apiculteurs sont par conséquent de plus en plus nombreux à mettre la clef sous la porte. En 1994, on comptait en France près de 85.000 apiculteurs. En 2010, ils n’étaient plus que 42.000, soit une baisse de 40% en 20 ans. Et pour l’environnement, la conséquence est tout aussi dramatique. Les abeilles sont les maîtres d’œuvre principaux de la pollinisation dont dépendent pourtant les agriculteurs.  Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), sur les 100 cultures qui produisent 90% de l’alimentation mondiale, 71 dépendent du travail des abeilles.

 

Vers la disparition des abeilles ?

Vers la disparition des  abeilles ?

Moitié moins de miel et sans doute d’abeilles qu’il y a 20 ans. Pour le président de l’UNAF, l’union nationale de l’apiculture française Olivier Belval, les pesticides sont  la cause principale de la disparition des abeilles même si d’autres facteurs entrent en ligne de compte. Des parasites comme le Varoa et des prédateurs comme le frelon asiatique déciment aussi des ruchers entiers principalement dans le sud ouest de la France. Les abeilles, elles, polonisent 80% des cultures dans le monde et un tiers de ce que l’on mange. Elles assurent la fécondation des fleurs et ainsi notre production de courgettes, de poires, de pommes… Même si le vent joue un grand rôle dans la pollinisation des céréales, sans ces insectes notre alimentation serait beaucoup moins variée ou cela nous couterait beaucoup plus cher. Ce service rendu gratuitement par les abeilles est estimé à 153 milliards d’euros.   L’intensification agricole pose aussi un problème aux pollinisateurs selon une étude du Muséum, de l’Inra et de l’Université d’Orléans publiée hier. Les grandes parcelles de monoculture appauvrissent l’alimentation des insectes qui ont besoin de varier les pollens. Comme pour nous : si vous ne mangez que des haricots verts ou du bœuf au bout d’un moment vous tomberez malade et vous n’irez plus au boulot. « Je pense que la menace de la disparition des abeilles est derrière nous. Il y a eu une prise de conscience du problème par l’agriculture  », estime Bernard Vaissière, de l’Inra d’Avignon. Mais le chercheur reconnaît qu’il reste du travail. Même si des études montrent que le déclin de certains pollinisateurs se ralentit, il y a une homogénéisation des espèces. On parle de «  l’abeille  » mais il y a en France plus de mille espèces différentes d’abeilles surtout des sauvages. Il y aussi les mouches syrphe et des papillons qui pollinisent les cultures grâce au travail collectif de tous ces insectes, les fleurs peuvent donner des fruits mais ses abeilles sauvages comme leur nom l’indique, on ne sait pas les élever. « Chaque espèce d’abeille est un capital pour nos variétés de cultures de demain » estime Bernard Vaissière.  Certes on peut élever les abeilles mais encore faut il que les apiculteurs y trouvent leur compte or ils sont de moins en moins nombreux… la production de miel ne décolle pas 15.000 tonnes en 2013 la moitié de ce que l’on produisait il y 20 ans.

 

Abeilles ; hécatombe à cause des pesticides

Abeilles ; hécatombe à cause des pesticides

 

Le massacre des abeilles continue, le résultat essentiellement d’un usage abusif de pesticides.  Le plan Ecophyto 2018 du Grenelle de l’environnement, censé diminuer de 50 % la consommation de pesticides des agriculteurs français d’ici 2018, est pour le moment un échec. L e marché des pesticides a augmenté en volume et en chiffre d’affaires.  La France détient le record d’utilisation de pesticides en Europe. Le système agricole français semble hermétique au mesures annoncées dans le cadre du Grenelle de l’environnement : diminuer de 50 % l’utilisation des produits phytosanitaires à l’horizon 2018 et augmenter la part d’agriculture biologique dans la surface agricole nationale à 6 %. C’est au contraire une hausse de 1,3 % des pesticides en volume, pour une augmentation de chiffre d’affaires de 5 %, soit 1,9 milliard d’euros par an pour les géants de l’agrochimie, qui est constatée par l’association Générations Futures. « Cette hausse pointe surtout le manque total de volonté politique de pousser en profondeur un changement du système agricole qui conduit à l’immobilisme, à la reprise en main très nette de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA) – et de ses représentants- et donc à un échec, à ce jour, du plan Ecophyto » souligne l’association. C’est historique. 15.000 tonnes de miel en 2013, c’est la récolte la plus faible jamais connue en France. En 20 ans, elle a chuté de moitié. En 1995, la France était autosuffisante en miel ; aujourd’hui, il faut importer les deux-tiers de notre consommation. Des produits venus d’Europe, d’Argentine et surtout de Chine. Problème, on ne sait pas exactement ce qu’il  y a dedans. Les Chinois peuvent rajouter du sucre ou d’autres choses. Il y a des contrôles, mais on ne peut pas analyser chaque pot. S’il y a moins de miel, c’est que l’hécatombe dans les ruches se poursuit. Il n’y aurait pas une, mais plusieurs causes. D’abord, les abeilles ont faim à cause des grandes cultures : un champ de maïs immense sans aucune autre fleur, ce n’est pas du tout équilibré. Elles sont aussi parfois victimes d’un parasite. Et puis, il y surtout  les pesticides.  Ce mardi 11 février à Paris, un apiculteur de la région Rhône-Alpes va venir expliquer comment il a perdu 100% de ses abeilles l’an dernier, à cause selon lui d’un nouveau produit chimique utilisé sur les arbres fruitiers de son voisin. Pourtant, il a bien été décidé un plan de réduction des pesticides lors du grenelle l’environnement, il y a six ans. Il ne sera appliqué qu’en 2018. Les apiculteurs demandent au gouvernement d’aller plus vite et interpellent aussi les agriculteurs, car ils ont besoin des abeilles pour polliniser les cultures – leur production de fruits ou de tournesol risque de baisser.




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