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Territoires abandonnés: les enjeux

  • Territoires abandonnés: les enjeux

Nombre de territoires sont menacés de désertification avec la mode de la métropolisation. . Dans nombre de petites communes, il y a déjà longtemps qu’il n’existe pratiquement plus de services publics et le dernier qui semblait devoir résister, à savoir la Poste, disparaît aussi. En cause évidemment,  un  aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres et qui conduit le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois et en services. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040-2050,  certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si localement on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être). . Parallèlement on doit aussi s’interroger sur le concept même de service public, son coût, son fonctionnement et son financement ; en effet, si le rythme de suppression des  services s’accélère, c’est notamment pour des raisons socio-économiques évoquées précédemment mais aussi à cause d’un coût que la collectivité a du mal à assumer. Ce coût explique largement que le pays détienne le double record du monde de prélèvement obligatoire et de dépenses publiques par rapport au PIB. Un record qui porte atteinte à la compétitivité donc aussi à l’emploi. Dans son acception un peu générale, la tendance est forte d’assimiler service public, secteur  public voire statut des personnels. Trois notions pourtant à distinguer. La première découle du champ régalien de l’État (ou plus généralement des collectivités)  lequel mériterait sans doute d’être mieux défini, sans doute plus restreint et en même temps mieux assumé.  Certaines tâches doivent être toujours être assumés par l’État directement mais sans nécessairement gérer directement la logistique. La deuxième confusion concernant le service public vise le statut des personnels. Si on peut comprendre par exemple  que les infirmières ou ASH soient fonctionnaires, c’est plus discutable pour les jardiniers, les menuisiers, et autres comptables. Le problème c’est qu’on résume souvent la problématique des conditions de travail par exemple du personnel des hôpitaux à celle des infirmières. La troisième dimension du service public est liée à la structure juridique qui l’effectue. Or rien n’indique que l’intérêt général doive être exclusivement assumé par le secteur public. De nombreuses fonctions d’intérêt général sont en effet exercées notamment  par voie de délégation à des organisations parapubliques ou privées (santé, transport, formation etc.) Du coup, l’amalgame des trois définitions conduit souvent en fait à masquer une défense corporatiste et coûteuse du service public qui au total porte atteinte à la qualité, à l’accessibilité et à la compétitivité de ce service. Faute de cela non seulement tout service public disparaîtra des petites communes mais nombre de fonctions d’intérêt général vont aussi s’étioler dans les petites et moyennes villes (les hôpitaux par exemple).  La problématique n’est pas simple, le service public pour certaines de ses activités constitue un atout indiscutable pour le progrès social mais aussi économique, il n’en demeure pas un  boulet financier qui hypothèque son avenir. Avant d’envisager cette réforme du service public, il sera nécessaire au préalable de procéder à une évaluation qualitative et quantitative des contenus, du fonctionnement et du coût. L’évaluation qualitative est indispensable car ce n’est par la même chose par exemple en terme d’accessibilité d’avoir la possibilité d’obtenir un rendez vous au bout de 15  jours ou au bout de 5 mois chez un cardiologue ou un ophtalmologue. Autre exemple, Ce n’est pas non plus la même chose de disposer en permanence de la 4G en téléphonie mobile et de recevoir des SMS le lendemain de leur émission dans le zones blanches ou mal couvertes. Enfin, le traitement est différent quand il suffit de  faire 500 m pour retirer 100 euros à la Poste ou de faire 40 kms.

Territoires abandonnés : des cadeaux aux maires pour calmer la colère

Déserts économiques : des cadeaux aux maires pour calmer la colère

 

À défaut de vraie revitalisation des territoires abandonnés, le gouvernement va passer de la pommade aux maires afin notamment de garantir « une véritable formation, une protection juridique et un accompagnement professionnel et familial ». Bref au lieu de soigner les déserts économiques, on va d’abord orienter les soins en direction des élus y compris en envisageant une amélioration de leurs conditions matérielles. Bref un peu comme si pour résoudre les problèmes économiques de la France, on commençait  par améliorer les conditions de vie et de travail des députés. Par ailleurs des groupes de travail sur l’avenir des territoires seront mises en place, aussi des conférences d’élus. Bref des rapports et du bla-bla en perspective alors que l’urgence serait à la fois de redynamiser le tissu économique et les services publics. Il s’agira notamment faciliter l’exercice du mandat d’élu local et de valoriser l’expérience politique dans un parcours professionnel ainsi que d’accompagner vers la reconversion. Autre exemple de cette fausse réanimation des territoires délaissés. Les préfets de région animeront avec les préfets de département et les chefs de service régionaux de l’État  »une instance dédiée aux réorganisations des implantations de services publics ». Notons que Macron avait pourtant déclaré que pas une école et pas un service public ne pourrait être supprimé sans l’avis du maire ! En France le centralisme fait confondre sans doute les responsabilités de l’administration et de l’élu, sans parler de la confusion entre les intérêts de cet élu et ce de la collectivité.

 

LREM : les militants trop abandonnés (Castaner)

LREM : les militants trop abandonnés (Castaner)

C’est en substance ce qu’a reconnu Christophe Castaner à l’occasion de son élection comme délégué général de la république en marche. De fait,  la dynamique qui partait du bas avant l’élection de Macron  s’est inversée  désormais les adhérents ont l’impression de ne servir à rien. Castaner  qui lui a une véritable expérience politique est bien obligé d’en convenir, il va falloir sérieusement rectifier le tir. Le risque est en effet double d’abord que les militants soient comme actuellement privés totalement de parole au profit des oligarques et technos responsables autoproclamés de la république en marche et qu’ils se mettent  en sommeil comme la plupart  d’entre eux. Second risque, celui d’avoir un gouvernement un peu hors-sol sans appui, sans relais sur le terrain et donc à la merci des les aléas de la cote de popularité d’Emmanuel Macron. Castaner  devra changer de choses et sans doute d’abord se montrer moins condescendant voire moins méprisant à l’égard de la base de la république en marche.  “Ces derniers mois, nous avons commis des erreurs”, admet le secrétaire d‘Etat aux Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement. “On a désincarné le mouvement, on a donné l’impression d‘abandonner les militants. Nous sommes tous passés à autre chose : Emmanuel Macron est devenu président, les personnalités emblématiques sont devenues ministre ou député. Trop de choses ont été laissées de côté”, explique-t-il. Selon lui, LREM “aurait dû être un meilleur relais de l‘action gouvernementale” et n‘a pas été “assez en soutien” de ses adhérents. “Ma première priorité, c‘est donc de retrouver l‘ADN du mouvement : ouvert, libre, bienveillant, proche des territoires et utile aux citoyens.” Pour être utile, le mouvement doit s‘emparer de quelques grandes causes à définir et les accompagner, comme l’égalité entre femmes et hommes, la préservation de l‘environnement sur un territoire donné ou une cause médicale, estime-t-il. Castaner a sans doute raison de souligner ces thèmes qui paraissent cependant limiter l’action politique de base aux questions sociétales comme si les autres problématiques relevaient  uniquement de la décision d’élus nationaux. La vraie question est de savoir si la république en marche veut se transformer en véritable parti politique démocratique ou se limiter à un mouvement de fans de Macon

Asie du sud est : des milliers de migrants abandonnés en mer

 

Asie du sud est : des milliers de migrants abandonnés en mer

 

 

Des milliers de migrants refoulés et abandonnés en mer et des scènes horrifiantes qui témoignent de l’indifférence criminelle actuelle de certains pays pour les réfugiés. Près de 800 migrants originaires de Birmanie et du Bangladesh ont été recueillis par des pêcheurs indonésiens et conduits à Aceh, sur la pointe nord de l’île indonésienne de Sumatra ce vendredi. Mais d’autres « boat people » ont été refoulés malgré l’appel de l’Onu à leur porter secours. Les migrants secourus vendredi avaient été repoussés par la marine Malaisienne a expliqué la police indonésienne qui décrit des scènes terribles de migrants en jetant d’autres par-dessus bord. « Ils étaient en train de s’entretuer« , a dit Sunarya, chef de la police de Langsa, à Aceh. « Comme le bateau était surchargé, il fallait se débarrasser d’une partie des gens, qui étaient probablement en train de se défendre. » Les migrants secourus vendredi avaient été repoussés par la marine malaisienne a expliqué la police indonésienne qui décrit des scènes terribles de migrants en jetant d’autres par-dessus bord. « Ils étaient en train de s’entretuer« , a dit Sunarya, chef de la police de Langsa, à Aceh. « Comme le bateau était surchargé, il fallait se débarrasser d’une partie des gens, qui étaient probablement en train de se défendre.« Au cours de la semaine écoulée, 2.500 migrants ont accosté dans l’ouest de l’Indonésie et en Malaisie. Deux bateaux ont en revanche été refoulés par la marine indonésienne et la marine thaïlandaise en a remorqué un autre dans les eaux internationales. Les autorités malaisiennes ont annoncé qu’elles feraient de même si la situation se présente. « Ils n’ont ni nourriture ni eau et boivent leur propre urine« , a souligné Joe Lowry, porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations, à Bangkok. « C’est une partie de ping-pong maritime avec des vies humaines en jeu. Nous attendons des gouvernements de la région qu’ils trouvent une solution rapidement (…) faute de quoi nous allons retrouver des bateaux pleins de corps desséchés flottant aux abords des îles Andaman dans les jours qui viennent« , a-t-il averti. Beaucoup de passeurs ont abandonné des navires pleins de migrants, souvent affamés et malades, en mer d’Andaman pour échapper à une opération des autorités thaïlandaises.  « Tant que le gouvernement birman n’aura pas réglé le problème des discriminations à l’encontre des Rohingyas, notamment en leur accordant les mêmes droits à la citoyenneté, cette migration dangereuse se poursuivra« , dit Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Commissaire de l’Onu aux droits de l’homme, dans un communiqué.

 

Départementales : la révolte des territoires abandonnés

Départementales : la révolte des territoires abandonnés

 

Au-delà des tendances lourdes relatives au changement de  rapport de forces entre les grandes formations  politiques, les élections départementales expriment aussi la colère des territoires abandonnés. C’est la révolte des zones rurales où vivent 25% de la population qui constate chaque jour la désertification et le dépérissement des services notamment publics. La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation tandis que les petites villes, les villages  s’appauvrissent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la réfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sosnt contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour elles aussi rejoindre des zones plus riches en emplois. Au mieux, la population de zones rurale stagnent au pire elle régresse. Nombre de zones rurales sosnt majoritairement habitées par des retraités. Pour peuvre aussi de cette désertification la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Dans les zones peu dense et éloignées des grands centres, le prix de l’immobilier a diminué de 50% en quelques années. Or beaucoup comptait sur ce patrimoine pou fiancer les coûts de leur séjour en maison de retraite ( de 1500 à 3000 euros par mois !).  Par manque de populations les services rétrécissent  comme peau de chagrin. Les bureaux de poste ssnt fermés, les écoles avec, les commerces petit à petit disparaissent. Les médecins généralistes ne sont pas remplacés. Dans beaucoup de petites viles disposant encore d’un hôpital, les spécialistes se font de plus en plus rares et la solution c’est de se rendre au chef lieu du département. L’agriculture s’est mécanisée , elle est devenue intensive et les emplois supprimés n’ont pas été remplacés par d’autres activités. Dans vingt ans nombre de petits villages  seront à vendre. Déjà le nombre de maisons mises en vente qui ne trouvent aucun acquéreur est impressionnant. Pour trouver un acquéreur, il faut  les brader. Le coeur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. Or les grands projets absorbent tous les financements publics et bien évidemment concernent les zones  très denses. Un vrai cercle vicieux, plus d’emploi, moins de population, moins de commerces et de services. C’est le manque d’attractivité  qui se nourrit elle-même et tire le territoires vers la désertification.




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