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SNCF: une entreprise tuée à petit feu par les grèves

SNCF: une entreprise tuée à petit feu par  les grèves

Depuis toujours la SNCF se singularise par un taux de grève tout à fait exceptionnel au regard de la conflictualité générale. C’est une sorte de culture de l’entreprise. Pour tout et souvent pour rien, les organisations syndicales gauchistes menacent et font effectivement grève alors que la concertation n’est pas même terminée voir pas même entamée. Pourtant ce ne sont pas les organismes de concertation qui manque dans l’entreprise même si leur nombre a été réduit. Le problème c’est que ces organismes ne sont pas des lieux de négociation mais d’affrontement stérile. En cause sans doute une part de responsabilité de l’entreprise mais aussi la culture socio-économique de syndicalistes qui font de la radicalité le véritable objectif et non l’avancée sociale. Le véritable objectif est la révolution, la lutte contre le capitalisme, contre l’impérialisme. Bref surtout des objectifs politiques et qui instrumentalisent le poujadisme de certaines catégories.

D’une certaine manière, c’est une honte pour le syndicalisme de se mettre à la remorque d’une association douteuse de contrôleurs dont par ailleurs on pourrait comparer les conditions sociales avec d’autres dans l’entreprise mais aussi ailleurs.

Juridiquement les pouvoirs publics devraient s’interroger sur la légitimité de cette association de contrôleurs , sorte de syndicat poujadiste non déclaré mais soutenu par des organisations gauchistes qui se font la courte échelle en matière de radicalité.

Ce mouvement des contrôleurs porte évidemment préjudice à l’entreprise, au service public en général mais tout autant au syndicalisme qu’il discrédite et même ridiculise. Il suffit pour s’en persuader d’écouter l’argumentation d’une médiocrité désolante des syndicats gauchistes complètement irresponsables et syndicalement incompétents.

Depuis 1947, pas une seule année ne s’est écoulée sans que des mouvements sociaux ne viennent perturber le réseau ferré national. À la clé, un nombre impressionnant de jours de travail perdu. Le Figaro a fait les comptes.

Noël, la neige, les décorations, la Saint-Sylvestre, la Saint-Nicolas… Pour beaucoup, la fin d’année rime avec les fêtes, les cadeaux et les retrouvailles en famille. Ces dernières années, une nouvelle tradition, bien plus redoutée, semble toutefois s’être imposée : la crainte d’une grève à la SNCF. Tenace, cette coutume revient quasiment chaque mois de décembre, avec la régularité d’un métronome : depuis 2018, seule la pandémie de Covid-19 est parvenue à la faire s’effacer.

Rebelote en 2022. La grève surprise qui conduit à l’annulation de 60% des TGV et Intercités ce week-end inaugure le quatorzième mois de décembre perturbé sur le réseau ferroviaire français en moins de vingt ans : 2003, 2004, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2016, 2018, 2019, 2021. Des préavis de grève menacent déjà de torpiller les déplacements des week-ends de Noël et du jour de l’an, à l’heure où les Français sillonnent le pays pour retrouver leurs proches.

Chariot mystère d’Auchan : le piège à cons

Chariot mystère d’Auchan : le piège à cons
Dans une cinquantaine de magasins, Auchan propose des chariots remplis de produits cachés par une bâche et vendus à prix cassés. Un vrai piège à cons; en plus, illégal car il s’agit d’une sorte de loterie. Or Auchan ne dispose d’aucune autorisation pour organiser des jeux de hasard.

C’est une technique commerciale qui fait fureur en ce moment: l’achat mystère. On ne sait pas ce qu’on achète mais on est sûr de faire une bonne affaire. L’exemple le plus récent ce sont ces chariots mystères qui ont fait leur apparition chez Auchan. Les clients ne peuvent pas voir le contenu du chariot qui leur est proposé. Mais le magasin leur assure qu’ils vont économiser jusqu’à 66% sur le prix initial des produis achetés.

Cette opération promotionnelle a été initiée à Dieppe en octobre dernier. C’est donc une idée venue du terrain, qui a connu un succès immédiat. Et qui, depuis, a été reprise par une cinquantaine d’autres magasins Auchan.

Dans un autre registre, des commerçants se spécialisent dans la revente de colis jamais parvenus à leur destinataire. C’est le cas de la société Destock Colis qui les récupère et les revend, au kilo, sans les ouvrir. A l’intérieur, il peut y avoir aussi bien des produits high tech, des outils de bricolage, du petit électroménager, des ustensiles de cuisine que des livres, des vêtements ou des jouets.

 

Bref quand des commerçants ce transforment en organisateurs de jeux du hasard, un véritable piège Macon pour les consommateurs malheureusement aussi souvent parmi les plus défavorisés.

 

Les Français pour l’aide à l’Ukraine

 

Les  Français pour  l’aide à l’Ukraine

Une majorité de Français souhaitent maintenir ou augmenter l’aide de Paris à l’Ukraine, en conflit depuis près de deux ans avec la Russie depuis l’invasion d’une partie de son territoire en février 2022, selon un sondage Ipsos pour l’hebdomadaire La Tribune Dimanche publié samedi soir.

Pour près des trois quarts des personnes interrogées en France, la livraison à Kiev de matériel humanitaire (médicaments, nourriture…) doit être maintenue (44% des sondés) ou augmentée (32%), selon cette enquête d’opinion réalisée du 13 au 15 février auprès d’un échantillon représentatif de 1000 personnes, âgées de 18 ans et plus, résidentes de France métropolitaine.
La livraison d’armes françaises à l’Ukraine devrait quant à elle se poursuivre (41%) ou augmenter (21%), contre 38% d’avis défavorables, révèle ce sondage. Les partisans de l’aide militaire française sont toutefois en recul de 10 points de pourcentage par rapport à juin 2023. L’opinion publique approuve par ailleurs en majorité (70%) les sanctions économiques imposées à la Russie à la suite de l’invasion de l’Ukraine, contre 30% qui estiment qu’il faudrait les réduire.

 

Pour près des trois quarts des personnes interrogées en France, la livraison à Kiev de matériel humanitaire (médicaments, nourriture…) doit être maintenue (44% des sondés) ou augmentée (32%), selon cette enquête d’opinion réalisée du 13 au 15 février auprès d’un échantillon représentatif de 1000 personnes, âgées de 18 ans et plus, résidentes de France métropolitaine.

La livraison d’armes françaises à l’Ukraine devrait quant à elle se poursuivre (41%) ou augmenter (21%), contre 38% d’avis défavorables, révèle ce sondage. Les partisans de l’aide militaire française sont toutefois en recul de 10 points de pourcentage par rapport à juin 2023. L’opinion publique approuve par ailleurs en majorité (70%) les sanctions économiques imposées à la Russie à la suite de l’invasion de l’Ukraine, contre 30% qui estiment qu’il faudrait les réduire.

Quant à l’accueil des réfugiés ukrainiens en France, 46% des sondés souhaitent qu’il se maintienne et 19% qu’il augmente. Quelque 35% veulent que cet accueil se réduise, soit 11 points de plus qu’en juin 2023.

France : une aide supplémentaire de 3 milliards à l’Ukraine

France : une aide supplémentaire de 3 milliards à l’Ukraine

La  France s’engage à fournir en 2024 « jusqu’à 3 milliards d’euros » d’aide militaire « supplémentaire » à Kiev, après un soutien qu’elle chiffre à 1,7 milliard en 2022 et 2,1 milliards en 2023.

Volodymyr Zelensky est arrivé vendredi à Paris après avoir fait de même à Berlin, autant de soutiens très attendus alors que l’armée ukrainienne est à la peine face aux Russes et l’aide américaine gelée.

Lors d’une conférence de presse, le président s’est d’abord empressé de se réjouir de la signature de ce nouveau pacte avec l’Ukraine. Mais avant d’en dévoiler les contours, le président a de nouveau rendu hommage à l’opposant Alexeï Navalny, dont la mort dit selon lui « la faiblesse du Kremlin et la peur de tout opposant ». Plus tôt dans la journée il avait dénoncé dans un tweet : « la Russie d’aujourd’hui, on met les esprits libres au goulag et on les y condamne à la mort ».

Dans ce texte signé juste avant la conférence de presse de Macron et Zelensky, la France s’engage à fournir en 2024 « jusqu’à 3 milliards d’euros » d’aide militaire « supplémentaire » à Kiev, après un soutien qu’elle chiffre à 1,7 milliard en 2022 et 2,1 milliards en 2023.

Cet accord «  fait suite aux engagements qui avaient été pris en format G7 en marge du Sommet de l’Otan à Vilnius en juillet 2023 », a rappelé la présidence française. Les pays du G7 s’étaient engagés à apporter à Kiev un soutien militaire « sur le long terme » afin de l’aider à combattre l’actuelle offensive russe mais aussi dissuader Moscou de toute attaque future contre son voisin.

Ce texte, « conclu pour une durée de dix ans »« comprend des engagements précis, y compris financiers » dans les domaines militaire et civil, selon la présidence française.

 

Poutine a tué Navalny

Poutine a tué Navalny
De façon délibérée -et comme souvent- Poutine a tué son principal opposant. Le crime d’un dictateur fou et corrompu qui n’a surtout pas admis la dénonciation de Navalny relative aux détournements de fonds notamment l’ invraisemblable palais d’un 1.7 hectares et de près de 2 milliards de Poutine. Et d’une façon générale le détournement de fonds de tous les apparatchiks du régime. Ce crime démontre la lâcheté mais aussi la fébrilité voir la peur de Poutine, véritable nouveau Staline qui tue à petit feu ses opposants et son peuple.

 

Comme d’habitude les autorités russes multiplie les mensonges à propos de cet assassinat. Navalny serait mort d’une maladie subite alors qu’il était apparu la veille encore en relative bonne santé dans une vidéo.

Cet assassinat intervient dans le cadre d’une campagne présidentielle encore plus tendue que d’habitude et où le moindre candidat est éliminé dès le départ.

Ce crime a suscité des réactions de la quasi-totalité des pays démocratiques tandis que l’étrange agglomérat du Sud global n’osait pas faire le moindre commentaire sans doute pour protéger leurs propres dictature et-ou leur propre entorse à la démocratie.

L’Union européenne notamment tient également «le régime russe» pour «seul responsable de la mort tragique» d’Alexeï Navalny, a affirmé le président du Conseil européen, Charles Michel. Il «s’est battu pour les valeurs de la liberté et de la démocratie. Pour ses idéaux, il a fait le sacrifice ultime (…). Les combattants meurent, mais le combat pour la liberté ne s’arrête jamais», a indiqué Charles Michel dans un message sur X.

Trump condamné à près de 35o millions de dollars d’amende pour fraudes

États-Unis : Donald Trump condamné à près de 35o millions de dollars d’amende pour fraudes

 

La justice a condamné l’ancien président à 35o millions d’amendes et explique comment Trump a systématiquement truqué les valeurs de certaines de ses propriétés  pour obtenir des prêts à des taux préférentiels.

 

Trump, dont les apparitions au procès ont donné lieu à des sorties tumultueuses, a qualifié le verdict de «fumisterie». Dans un communiqué, il a attaqué le procureur démocrate Letitia James «raciste et corrompue»«le juge véreux Engoron» et «un jugement illégal et anti-américain contre moi, ma famille et mon incroyable entreprise». «Il n’y a pas eu de victimes, pas de dommages, pas de plaintes. Il n’y a eu que des banques et des compagnies d’assurance satisfaites», a affirmé Trump.

 

Pour le pluralisme à la télévision

Pour le pluralisme à la télévision

Dans une tribune au « Monde », l’économiste spécialiste des médias Julia Cagé
salue la décision du Conseil d’Etat contraignant l’Arcom à mettre en place un contrôle plus strict du pluralisme de l’information sur toutes les chaînes, notamment CNews. Et propose quelques pistes pour relever ce défi démocratique.

Le 13 février, le Conseil d’Etat a rendu une décision qui fera date dans l’histoire du pluralisme des médias en France. Saisi par Reporters sans frontières, à la suite d’un refus de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) d’agir contre les manquements de CNews en matière de pluralisme de l’information, le Conseil d’Etat a jugé que, pour apprécier le respect par une chaîne de télévision du pluralisme de l’information, le régulateur devait prendre en compte la diversité des courants de pensée et d’opinions représentés par « l’ensemble » des participants aux programmes diffusés – c’est-à-dire par tous les chroniqueurs, animateurs et invités –, et pas uniquement le temps d’intervention des personnalités politiques.

C’est un changement majeur par rapport aux pratiques actuelles de l’Arcom. Et ce changement est essentiel, car il va – enfin – permettre d’assurer en France le respect du pluralisme politique par les chaînes de télévision.

Rappelons pour commencer que le pluralisme des médias a aujourd’hui un rang d’objectif à valeur constitutionnelle. A la télévision, il s’agit d’assurer que les citoyens soient correctement informés et puissent faire des choix démocratiques pleinement éclairés. Ce qui suppose une juste représentation des différents courants d’expression socioculturels (ce que l’on appelle le « pluralisme interne ») ; malgré tous les progrès technologiques et la multiplication des supports, nombreux sont encore, en effet, les téléspectateurs qui ne regardent qu’une seule chaîne pour s’informer.

Or comment ce pluralisme était-il mesuré jusqu’à présent ? En ne prenant en compte que les temps d’intervention des personnalités politiques, c’est-à-dire pour l’essentiel des élus et des candidats à des élections. Ce qui, très concrètement, impliquait par exemple que, jusqu’en septembre 2021, le temps de parole d’un Eric Zemmour n’était pas comptabilisé. Ce qui a pu également conduire Roch-Olivier Maistre, président de l’Arcom, à dire tout à la fois lors d’une conférence il y a un an que CNews respecte « strictement le pluralisme politique » et « se rapproche d’une chaîne d’opinion ».

Comment peut-on respecter – qui plus est « strictement » – le pluralisme politique et être une chaîne d’opinion ? De toute évidence, le thermomètre était depuis longtemps cassé, et l’Arcom se refusait à le réparer. Il suffisait pourtant de regarder la réalité de ce que CNews diffusait. Comme nous l’avons montré dans nos travaux de recherche avec Camille Urvoy, Nicolas Hervé et Moritz Hengel, la reprise en main du groupe Canal+ par Vincent Bolloré a en effet conduit, d’une part, sur CNews (pourtant supposément chaîne d’information), à la hausse du temps d’antenne consacré aux talk-shows, au détriment des programmes d’information, et, d’autre part, à une augmentation du nombre d’invités prétendument « non politiques » – c’est-à-dire dont la parole n’était pas décomptée – et qui tenaient pourtant ouvertement des propos au service de la croisade idéologique de Vincent Bolloré. Avec, en particulier, une hausse sans précédent du temps de parole des invités à la droite de la droite. Une pratique parfaitement assumée qui permettait ainsi à la chaîne de devenir d’opinion tout en s’en tenant – du point de vue de l’Arcom – à son cahier des charges …

France : Droit du sol en cause à Mayotte … et partout ailleurs

France: Droit du sol en cause à Mayotte … et partout ailleurs

Pour régler la question des vagues migratoires, le gouvernement par la voix du ministre de l’intérieur n’hésite plus à remettre en cause le droit du sol à Mayotte. Le problème est à la fois juridique et politique. Juridique, parce qu’il nécessite une révision de la constitution qui n’est pas forcément assurée et politique, car passer du droit du sang au droit du sol à Mayotte va ouvrir le débat non seulement sur les territoires d’outre-mer mais y compris en France. Un vrai débat de société avec des positions qui seront nécessairement tranchées.

Gérald Darmanin a donc annoncé la fin du droit du sol à Mayotte. «Nous sommes là pour apporter des réponses, a assuré le ministre de l’Intérieur. Nous avons pris une décision radicale, dans le cadre d’une révision constitutionnelle. Il ne sera plus possible de devenir français si on n’est pas un enfant de parents français.» L’objectif: réduire significativement l’attractivité du territoire pour les migrants venus d’Afrique.

En parallèle, une nouvelle opération «d’ampleur» pour lutter contre l’immigration illégale et la délinquance sera lancée, a promis le ministre de l’Intérieur, arrivé avec 15 militaires du GIGN pour une opération «coup de poing». L’occasion de rappeler par ailleurs qu’il y a «plus de policiers et de gendarmes à Mayotte qu’il y en a à Lille, Lyon et Marseille réunis».

En s’appuyant sur les nouvelles mesures de la loi immigration, qui a durci les conditions de regroupement familial à Mayotte, le gouvernement espère également réduire de «90 % les titres de séjour».

Michelin : Bénéfices en hausse à 3,6 milliards d’euros

Michelin : Bénéfices en hausse à 3,6 milliards d’euros

Il se confirme évidemment que les grandes société ont finalement profité de l’inflation et cela en dépit du tassement de la croissance. En clair ils ont rajouté des hausses indues à l’évolution de l’inflation générale. Après Total, après d’autres Michelin affiche donc un résultat en progression. Michelin doit aussi son résultat à une certaine diversification et cela dans un champ international.

Un bénéfice opérationnel record en 2023, à 3,6 milliards d’euros, en hausse de plus de 5% par rapport à 2022. L’Ebitda (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) progresse quant à lui de 4%, à 5,5 milliards d’euros, et la marge opérationnelle augmente légèrement de 0,7 point, à 12,6%. Et ce, malgré une diminution de la vente des pneus de 4,7% et un effet de change négatif de 2,9% de l’euro qui baissent le chiffre d’affaires du groupe de 0,8% cette année, à 28,3 milliards d’euros.

Cette rentabilité s’explique par les autres activités de Michelin, en hausse de 10%, où l’entreprise s’applique davantage de marges.

Pour 2025, Michelin anticipe une hausse plus importante de son résultat grâce aux bénéfices de sa restructuration. En novembre, l’entreprise française a ainsi supprimé deux usines en Allemagne et 1.500 emplois. De plus, le groupe va lancer un programme de rachat d’actions, qui pourrait représenter jusqu’à 1 milliard d’euros sur la période 2024-2026.

Bayrou qui a fait Macron…. Humilié par Macron

Bayrou qui a fait Macron…. Humilié par Macron

Ce qui vient de se passer au sein pouvoir constitue sans doute une rupture historique au sein de la majorité. Pour résumer ,Bayrou qui a fait Macron va sans doute le défaire et même envisager sa propre candidature aux élections de 2027.

Il faut se rappeler que le soutien de Bayrou a été le plus déterminant pour donner du crédit et sa dynamique à la victoire de Macon. Sans Bayrou, Macron n’aurait jamais été président de la république.

Le problème, c’est que progressivement Macron s’est éloigné du MoDem pour se rapprocher des orientations des Républicains et même en privilégiant le recrutement à droite. Une attitude particulièrement humiliante pour Bayrou auquel on accorde à peine un ministère dans le nouveau gouvernement.

Il ne s’agit pas seulement d’une insatisfaction liée à la position ridicule du MoDem dans le gouvernement, il s’agit aussi d’un tournant politique. Bayrou ne veut plus cautionner le virage totalement à droite ; il conteste en même temps le caractère totalement monarchique de ce pouvoir par ailleurs à bout de souffle.

Fin politique, François Bayrou sait aussi que c’est sans doute le bon moment pour opérer une rupture dans la perspective de 2027. L’objectif est de redonner de la crédibilité à un courant politique étouffé par les contradictions de la majorité et du premier d’entre à savoir le président.

François Bayrou a été doublement humilié. D’abord par une procédure juridique sans fondement mais qu’on a fait durer à dessein pour le paralyser politiquement. Maintenant libéré de ce poids scandaleux, l’humiliation continue puisqu’on lui refuse en fait le moindre ministère un peu important. Alors que Macron n’hésite pas à nommer dans les plus hautes fonctions de l’État de parfaits inconnus y compris au passé douteux.

Évidemment Bayrou ne va pas rejoindre les « insoumis » ou le Front National mais il va pourrir la vie du gouvernement et notamment prendre le contrôle d’abord à l’Assemblée nationale.

Avec la prise de distance de Bayrou vis-à-vis du pouvoir, on peut considérer d’ores et déjà que Macron est mort politiquement. Il ne pourra que sortir quelques décrets et les grands projets, les grandes réformes seront rangées pour un grand moment dans les tiroirs.

Pour compenser Macron va encore davantage s’agiter médiatiquement mais comme un pantin pathétique.

Droit du sol en cause à Mayotte … et ailleurs

Droit du sol en cause à Mayotte … et ailleurs mais peine à apaiser la colère

Pour régler la question des vagues migratoires, le gouvernement par la voix du ministre de l’intérieur n’hésite plus à remettre en cause le droit du sol à Mayotte. Le problème est à la fois juridique et politique. Juridique, parce qu’il nécessite une révision de la constitution qui n’est pas forcément assurée et politique, car passer du droit du sang au droit du sol à Mayotte va ouvrir le débat non seulement sur les territoires d’outre-mer mais y compris en France. Un vrai débat de société avec des positions qui seront nécessairement tranchées.

Gérald Darmanin a donc annoncé la fin du droit du sol à Mayotte. «Nous sommes là pour apporter des réponses, a assuré le ministre de l’Intérieur. Nous avons pris une décision radicale, dans le cadre d’une révision constitutionnelle. Il ne sera plus possible de devenir français si on n’est pas un enfant de parents français.» L’objectif: réduire significativement l’attractivité du territoire pour les migrants venus d’Afrique.

En parallèle, une nouvelle opération «d’ampleur» pour lutter contre l’immigration illégale et la délinquance sera lancée, a promis le ministre de l’Intérieur, arrivé avec 15 militaires du GIGN pour une opération «coup de poing». L’occasion de rappeler par ailleurs qu’il y a «plus de policiers et de gendarmes à Mayotte qu’il y en a à Lille, Lyon et Marseille réunis».

En s’appuyant sur les nouvelles mesures de la loi immigration, qui a durci les conditions de regroupement familial à Mayotte, le gouvernement espère également réduire de «90 % les titres de séjour».

2024: vague de faillites à venir

2024: vague de faillites à venir

L’économiste Ruben Nizard, en charge de l’Amérique du Nord chez Coface, revient en détail dans « La Tribune ». Il prévoit une croissance encore plus molle en 2024 et surtout une vagues de faillites

À quoi faut-il s’attendre pour la croissance mondiale en 2024 ?

RUBEN NIZARD- L’économie mondiale se dirige vers « un soft landing » en 2024. La croissance du PIB est estimée à 2,6% en 2023 et 2,2% en 2024. Le ralentissement ne devrait pas être catastrophique. Avant la pandémie, la croissance était en moyenne autour de 3% sur la décennie 2010-2020. Les États-Unis ont surpris à la hausse. Les chiffres du second semestre 2023 ont été extraordinaires. La politique monétaire affecte progressivement consommateurs et entreprises. La baisse du crédit a pesé sur l’investissement des entreprises. Mais il n’y a pas eu d’effondrement. Chez les ménages, il y a des signes de ralentissement.

En Europe, aucun rebond significatif n’est attendu. Les indicateurs récents en Allemagne sont restés moroses. En France, la croissance devrait rester lente en 2024. En Chine, la transition économique risque d’être encore difficile. En revanche, l’Inde devrait surperformer cette année.

L’inflation a marqué le pas dans la plupart des pays. Pour autant, les banques centrales n’ont pas l’intention de baisser les taux rapidement. Quelles sont les perspectives d’inflation dans les pays avancés ?

Le ralentissement de l’inflation dans les pays avancés est sans doute plus rapide que prévu. Le retour vers la cible des 2% en 2024 semble être le scénario central. La baisse des prix de l’énergie a fortement contribué à ce coup de frein. En 2024, les inquiétudes sur les prix du gaz sont en baisse. Sur le marché du pétrole, il y a plus de volatilité en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Nous tablons sur un baril à 85 dollars sur l’année. La demande a ralenti dans la plupart des pays avancés. Les marchés du travail ne montrent pas de risques de boucle prix-salaires.

Les banques centrales gardent une attitude prudente. Les marchés ont parié des baisses de taux agressives. Mais cinq ou six baisses de taux cette année nous paraissent beaucoup. Les banques centrales ne veulent pas revenir trop tôt à des politiques monétaires accommodantes en raison des craintes de résurgence des prix. L’assouplissement monétaire aux États-Unis pourrait avoir lieu en milieu d’année et un peu plus tard en Europe.

Avec le ralentissement de l’économie et des politiques budgétaires plus restrictives en Europe, doit-on s’attendre à une hausse des faillites d’entreprises en 2024 ?

Oui, la hausse des faillites fait partie de notre scénario central. Dans beaucoup de pays avancés, le retrait des mesures de soutien et des moratoires sur les procédures avaient entraîné une normalisation des défaillances. En France et aux Royaume-Uni, les défaillances sont déjà au dessus de leur niveau de 2019. Avec des conditions financières plus compliquées et des remboursements de prêts garantis par l’État, on peut s’attendre à une poursuite des hausses en Europe. On ne s’attend pas non plus à un tsunami.

En Europe, la colère des agriculteurs s’est propagée dans plusieurs pays. Existe-t-il un risque d’embrasement et de contagion à d’autres secteurs économiques ?

La question des réglementations européennes est revenue dans les mouvements des différents pays. Les accords commerciaux sont également au cœur des revendications des agriculteurs. En France, on parle beaucoup du Mercosur. Mais le Canada et le Royaume-Uni ont également suspendu leurs négociations sur un accord post-Brexit en raison d’un désaccord sur les accès aux marchés. La question des produits phytosanitaires n’est pas nouvelle.

L’agriculture reste un sujet très sensible en raison de sa portée stratégique et symbolique. Il est difficile de prévoir un risque d’embrasement. Les réglementations européennes sont des sujets de crispation entre Bruxelles et les pêcheurs. On l’a vu avec le Brexit. Il y a également un sujet de mécontentement social. L’agriculture est symptomatique. C’est un secteur qui dépend beaucoup des subventions de l’État. Le sentiment de stagnation des niveaux de vie et de détérioration des conditions de travail est très important. Ce sont des revendications que l’on retrouve dans d’autres secteurs comme la Santé ou l’Éducation.


Les tensions en mer rouge ont continué de se propager ces dernières semaines. Quel est l’impact macroéconomique de ces attaques ?

Actuellement, deux fois moins de navires transitent par le Canal de Suez et doivent passer par le cap de Bonne Espérance. Ce détour ajoute entre 10 et 15 jours de trajet. Cela provoque des coûts supplémentaires de transport. Il y a également des répercussions sur les chaînes d’approvisionnement. Tesla et Volvo ont déjà fait des annonces sur des productions mises sur pause pendant plusieurs jours.

Pour l’instant, les transporteurs sont encore loin des niveaux de stress de la pandémie. Mais c’est un point à surveiller. Enfin, il existe un risque inflationniste sur les prix. Depuis l’attaque du 7 octobre 2023, les prix du pétrole avaient baissé. Mais les tensions se cristallisent sur l’approvisionnement en pétrole. La situation au Moyen-Orient est préoccupante. Le risque d’escalade a gagné en intensité ces dernières semaines.

Élections européennes, présidentielle américaine…2024 sera incontestablement une année importante de scrutins. Existe-t-il un risque de vote sanction dans les urnes des deux côtés de l’Atlantique ?

En 2024, plus de 70 pays vont voter sur la planète. Ce sera un record. Certaines élections comme en Russie ne laissent peu de doutes sur l’issue. Aux États-Unis, la hausse du niveau général des prix depuis deux ans alimente une grogne. Les événements de troubles sociaux arrivent souvent un ou deux ans après un choc sur l’activité ou les revenus. Il pourrait y avoir un vote sanction dans ce contexte. Les résultats des élections intermédiaires aux États-Unis ont montré que la participation avait beaucoup bénéficié aux Démocrates. Biden pourrait être favori.

Mais c’est une élection particulière car deux anciens présidents vont s’affronter. Donald Trump se maintient à des niveaux stables dans l’opinion. Biden ne suscite pas d’enthousiasme. Mais le calendrier judiciaire chargé de Donald Trump pourrait peser sur la mobilisation des électeurs. Le clivage entre Républicains et Démocrates ne fait que s’accroître.

Les élections européennes pourraient être un terreau fertile aux partis populistes d’extrême droite ou d’extrême gauche. La colère pourrait se traduire en vote sanction dans les urnes. Les griefs liés à la gestion de la pandémie continuent de peser. Les méfiances à l’égard des institutions persistent. La montée des populismes est une tendance claire.

Électricité :La France exporte à nouveau

Électricité :La France exporte à nouveau

La sécurité d’approvisionnement semble bel et bien revenue, même si les prix ,eux, restent à des niveaux bien supérieurs à ceux de la décennie précédente . Plusieurs raisons à cela la maîtrise par les usagers de la maîtrise de leur consommation électrique. Ensuite une production qui augmente grâce à la remise en état progressive des centrales et une demande internationale toujours significative.

La consommation d’électricité a baissé de 6,9% en 2023 par rapport à la moyenne des 2012-2019, et ce en données corrigées de la météo, pour s’établir à 445 térawattheures (TWh). « En consommation brute, le chiffre est encore plus bas avec une consommation de 438,3 TWh, notamment parce que 2023 a été la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée », ajoute Maïté Jauréguy-Naudin, directrice Statistiques et Données RTE. Pour mémoire, la consommation en données corrigées était de 465 TWh en 2021 et 480 TWh en moyenne dans les années 2010. «Le recul est pour partie imputable à la hausse des prix de l’électricité, notamment dans l’industrie où l’effet de la conjoncture économique est très marqué, ajoute Thomas Veyrenc. Mais une partie des diminutions réalisées est désormais largement ancrée dans les habitudes ».

D’un autre côté, la production d’électricité en France a augmenté de 11% entre 2022 et 2023, pour atteindre 494,3 TWh l’année dernière. Tous les clignotants sont repassés au vert et l’amélioration ne se limite pas au nucléaire. Dans le détail, la production d’électricité nucléaire est passée de 279 TWh en 2022 à 320,4 TWh en 2023. Un net mieux, mais un niveau qui reste inférieur à celui de 2020, avant le début des difficultés industrielles d’EDF liées à la corrosion sous contraintes. « La production nucléaire a engagé son redressement, mais elle demeure encore loin que ses niveaux historiques. Il faut remonter à 1992 – hors 2022 – quand le parc n’était pas encore en pleine puissance pour retrouver un tel niveau », illustre Thomas Veyrenc.

Conséquence de cette amélioration de la production et de la baisse de la consommation, la France est redevenue exportatrice d’électricité, avec 50,1 TWh vendus. Le pays revient à ses niveaux de la précédente décennie mais loin de son record absolu à 77 TWh exportés en 2002. Avec davantage de nucléaire et de renouvelables, les émissions de CO2 nécessaires à la production d’électricité ont chuté de 32% sur un an, pour s’établir à 23,6 millions de tonnes de CO2. Autrement dit, un kWh d’électricité produite en France émet 32 g de CO2 en moyenne, c’est dix fois moins qu’en Allemagne.

Bayrou qui a fait Macron…. va le défaire

Bayrou qui a fait Macron…. va le défaire

Ce qui vient de se passer au sein pouvoir constitue sans doute une rupture historique au sein de la majorité. Pour résumer ,Bayrou qui a fait Macron va sans doute le défaire et même envisager sa propre candidature aux élections de 2027.

Il faut se rappeler que le soutien de Bayrou a été le plus déterminant pour donner du crédit et sa dynamique à la victoire de Macon. Sans Bayrou, Macron n’aurait jamais été président de la république.

Le problème, c’est que progressivement Macon s’est éloigné du MoDem pour se rapprocher des orientations des Républicains et même en privilégiant le recrutement à droite. Une attitude particulièrement humiliante pour Bayrou auquel on accorde à peine un ministère dans le nouveau gouvernement.

Il ne s’agit pas seulement d’une insatisfaction liée à la position ridicule du MoDem dans le gouvernement, il s’agit aussi d’un tournant politique. Bayrou ne veut plus cautionner le virage totalement à droite ; il conteste en même temps le caractère totalement monarchique de ce pouvoir par ailleurs à bout de souffle.

Fin politique, François Bayrou sait aussi que c’est sans doute le bon moment pour opérer une rupture dans la perspective de 2027. L’objectif est de redonner de la crédibilité à un courant politique étouffé par les contradictions de la majorité et du premier d’entre à savoir le président.

François Bayrou a été doublement humilié. D’abord par une procédure juridique sans fondement mais qu’on a fait durer à dessein pour le paralyser politiquement. Maintenant libéré de ce poids scandaleux, l’humiliation continue puisqu’on lui refuse en fait le moindre ministère un peu important. Alors que Macron n’hésite pas à nommer dans les plus hautes fonctions de l’État de parfaits inconnus y compris au passé douteux.

Évidemment Bayrou ne va pas rejoindre les « insoumis » ou le Front National mais il va pourrir la vie du gouvernement et notamment prendre le contrôle d’abord à l’Assemblée nationale.

Avec la prise de distance de Bayrou vis-à-vis du pouvoir, on peut considérer d’ores et déjà que Macron est mort politiquement. Il ne pourra que sortir quelques décrets et les grands projets, les grandes réformes seront rangées pour un grand moment dans les tiroirs.

Pour compenser Macron va encore davantage s’agiter médiatiquement mais comme un pantin pathétique.

Ventes voitures électriques : la chute à prévoir

Ventes voitures électriques : la chute à prévoir

Selon une étude du cabinet Deloitte, seulement 9 % des Français interrogés désirent s’orienter vers un véhicule électrique pour leur prochain achat.

40 % des consommateurs français pensent à acheter un véhicule diesel ou essence comme future voiture, soit la même proportion que l’année dernière.
« 2023 ne nous amène pas vers une trajectoire sécurisée pour 2030 ». C’est la principale conclusion de l’étude réalisée par le cabinet Deloitte sur les consommateurs et le marché automobile. D’après celle-ci, cette année, seulement 9 % des Français envisagent un véhicule électrique comme prochain achat, soit 2 points de plus que l’année dernière.

Pour Deloitte, on a le sentiment que l’on a atteint « un plateau ».

Et la France n’est pas la seule à faire du surplace. En Asie, hors Chine, la part du thermique dans le futur achat de véhicule augmente de quelques points, idem pour l’Allemagne. À noter que l’étude a été réalisée avant l’arrêt brutal des aides pour les voitures électriques en décembre dernier Outre-Rhin, faisant plonger leurs ventes de 47 %.

La plus grande surprise pour le cabinet provient des Etats-Unis, où 67 % des Américains se tourneront vers une voiture à essence ou diesel pour leur prochaine voiture, contre 58 % en 2022.

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