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Facebook a vendu des millions de données à Amazon

Facebook a vendu des millions de données à Amazon

Des millions données d’utilisateurs de Facebook ont été par mégarde affichés à la vue de tous sur des serveurs d’informatique dématérialisée (« cloud ») d’Amazon, rapporte mercredi la société de cybersécurité UpGuard. S’il est possible que cet affichage relève d’une erreur par contre il a bien fallu que ces données soient fournies par Facebook. Ce qui confirme évidemment que Facebook est moins un réseau social qu’une immense arnaque de recueil de données revendues avec profit aux plates-formes de vente.  Selon CNBC, le premier réseau social a confirmé que ces données avaient été stockées sur des serveurs Amazon, ajoutant que Facebook travaillait avec le géant du commerce électronique pour faire en sorte que ces données ne soient plus visibles. Le mois dernier, Facebook a dit avoir résolu une erreur qui avait permis à ses employés d’être en mesure de lire les mots de passe stockés par des millions d’utilisateurs. KrebsOnSecurity, un blog consacré à la cybersécurité, avait précisé que ces mots de passe étaient disponibles pour quelque 20.000 salariés de Facebook et ce parfois depuis 2012.

La retraite chapeau limitée à 30% ?

La retraite chapeau limitée à 30% ?

 

Face au scandale des retraites chapeaux, le pouvoir se devait de réagir. Ce qu’il a fait bien tardivement à travers la voix du ministre de l’économie Bruno Lemaire ce dernier proposerait de limiter la retraite des dirigeants des grandes entreprises à 30 % de leurs revenus. On sait par exemple que Tom Henderson le patron d’Airbus va partir avec une retraite de 1,3 millions parents alors qu’il n’a effectués que c’est en de présence dans la société. Par ailleurs son salaire était d’environ 3 millions mais son revenu de 5 millions. Du coup le plafond fixé par le ministre de l’économie ne change strictement rien puisque ce plafond pour Tom Henderson se situerait à 1,5 millions. La vérité c’est que le pouvoir ne veut pas s’attaquer ni à la structure de rémunération, ni au niveau des salaires et pas davantage aux retraites. Dans le même temps le gouvernement pour l’ensemble des salariés veut là des réformes profondes dont certaines sont sans doute justifié mais particulièrement injuste par rapport aux patrons de grandes entreprises il y a la évidemment une forme inadmissible de justice sociale. Visiblement le ministre de l’économie Bruno Lemaire a réagi de manière un peu rapide en effectuant un calcul de coin de table. Notons qu’il parle de 30 % des revenus et non de 30 % du salaire. Or on sait que les grands patrons dépriment de performance sans parler des stock-options attribués bien sûrs gratuitement et qui ont pour objet de faire en sorte que les dirigeants soient plus proches des actionnaires que des salariés voir de l’intérêt de leur entreprise

“Je suis opposé aux rémunérations excessives, en particulier en matière de retraite chapeaux, qui décrédibilisent le capitalisme et rendent ces équilibres incompréhensibles et injustes”, a dit Bruno Le Maire dans une interview accordée aux Echos de mercredi. En vue de limiter les montants perçus, le ministère de la Santé souhaite ou bien plafonner ces montants à 30% des revenus du dirigeant ou imposer un plafond en valeur absolue.

Bruno Le Maire a prévenu que le plafond, quelle que soit l’option envisagée, serait “très inférieur au 1,3 million d’euros par an prévus pour Tom Enders”. Un mensonge évidemment car tout dépend du montant de la rémunération.

La bataille des taux à la Fed ?

La bataille des taux à la Fed ?

Alors que la FED vient à peine de se prononcer pour la reprise d’une politique monétaire accommodante caractérisée par l’arrêt de la remontée des taux d’intérêt et par l’arrêt de la diminution du bila, l’inquiétude se nourrit d’indicateurs économiques qui montrent une certaine faiblesse mais aussi de l’inversion de la courbe des taux ;  c’est-à-dire de taux longs qui sont inférieurs à ceux des prêts de court terme, signe en général de la proximité d’une récession. Certains spéculent déjà sur la possibilité d’une diminution des taux. Une perspective soutenue par le président des États-Unis du fait d’un affaiblissement  de l’activité économique. Une santé encore satisfaisante mais qui s’est détériorée depuis plusieurs semaines en particulier en raison des problèmes de gestion des relations commerciales internationales avec la Chine qui font toujours l’objet d’une négociation. Parmi les indicateurs inquiétants, celui de l’inflation très loin de l’objectif des 2 %. Pour le moment, la Fed résiste à sept de effective du baisse des taux Larry Kudlow, le principal conseiller économique du président, a déclaré vendredi sur la chaîne de télévision CNBC que même s’il n’y avait “pas d’urgence”, la banque centrale devrait assouplir sa politique monétaire pour prévenir un ralentissement économique. Mais pas moins de cinq responsables de la Fed en 24 heures ont souligné la bonne santé de l’économie en estimant que la récente série d’indicateurs décevants ne devrait pas se prolonger. Par exemple, le président de la Fed de New York, John Williams, avait déclaré jeudi que l’économie était en “très bonne situation” et que la probabilité d’une récession en 2019 ou 2020 n’était “pas élevée”.“Je ne suis pas autant inquiet (…) que certains de mes collègues dans le privé”, avait-il dit. “Je considère encore la probabilité d’une récession cette année ou l’an prochain comme n’étant pas élevée par rapport à n’importe quelle autre année.”Jeudi également, le président de la Fed de St. Louis, James Bullard, avait lui aussi jugé prématuré de débattre de l’opportunité d’une baisse de taux, disant s’attendre à un rebond de l’économie. Les annonces de la Fed le 20 mars et ses prévisions montrant que ses responsables ne tablent plus sur aucune hausse de taux cette année alors qu’ils en prédisaient deux en décembre ont été suivies deux jours plus tard par une inversion partielle de la courbe des rendements obligataires, le rendement des emprunts d’Etat à dix ans devenant inférieur à celui des titres à trois mois, un phénomène qui précède généralement une récession.

La manifestante gilet jaune blessée à Nice : la justice et le pouvoir ont menti !

La manifestante gilet jaune blessée à Nice : la justice et le pouvoir ont menti !

Cette affaire de la blessure d’une gilet jaune Geneviève Legay, militante d’Attac, gravement blessé samedi manière samedi dernier constitue à la fois un scandale politique et juridique. En effet, toute la semaine le pouvoir politique à travers les voix de plusieurs membres du gouvernement, le ministre de l’intérieur évidemment mais  Macron aussi n’ont cessé d’affirmer que finalement l’intéressée était tombée à terre tout seule et qu’aucun contact n’avait eu lieu avec la police. Un discours repris avec une complaisance coupable par le procureur. Rappelons que si la manifestation était interdite le groupe où se trouvait la gilet jaune était parfaitement pacifique. Comme d’habitude Macron a fait preuve d’une condescendance voire d’un mépris insoutenable vis-à-vis de cette personne indiquant qu’elle n’avait rien à faire à son âge dans la rue et qu’elle manquait de sagesse. De la part d’un ado prolongé mal élevé comme Macron, il y avait de quoi être scandalisé. Mais le pouvoir politique a oublié aujourd’hui qu’on dispose d’outils de transparence pour démonter les mensonges d’État et la complaisance de la justice. Grâce aux outils numériques, à Internet, on accumule de nombreuses preuves pour rétablir la vérité. Ce qui a été le cas à Nice où finalement des documents démontrent qu’il y a bien eu agression de la part de policiers. Le procureur aurait bien fait de montrer une grande prudence est d’être moins docile vis-à-vis du pouvoir. Quand on est en charge de la justice Il faut savoir prendre le temps d’une enquête et non se précipiter sur les micros des médias pour dédouaner le pouvoir. Cette affaire témoigne en tout cas du déni de démocratie et  du déni de justice dans certaines circonstances qui arrangent le pouvoir. Le pire maintenant c’est qu’on veut faire porter le chapeau de cette bavure à  un seul policier qui en quelque sorte aurait commis une faute alors qu’évidemment le policier en question n’a fait qu’appliquer les ordres d’évacuation des manifestants. En outre, ce serait le policier visé qui aurait menti leur de sa première audience comme si la hiérarchie à la demande du pouvoir n’avait pas fait pression sur lui. »Les résultats finalisés (…) de l’exploitation de très nombreuses autres images (…) et la mise en cohérence de l’ensemble de ces éléments de preuve, m’ont conduit avec les enquêteurs à constater qu’avant l’arrivée du cordon de ses collègues au niveau où se trouvait Mme Legay, un fonctionnaire de police isolé et dépourvu de bouclier avait écarté du bras vers sa droite Mme Legay, provoquant ainsi (sa) chute », a ajouté le magistrat. « Geneviève Legay et sa famille sont extrêmement soulagées que le mensonge des autorités administratives et judiciaires soit enfin éclaboussé », a réagi Me Arié Alimi, l’avocat de Geneviève Legay, qui a salué le travail d’enquête réalisé par plusieurs médias et associations pour montrer « ce mensonge qui avait été propagé par Emmanuel Macron (…), Christian Estrosi, le procureur de la République et le préfet des Alpes-Maritimes ». Vendredi, le procureur de la République, Jean-Michel Prêtre, a affirmé que l’action de dispersion était « totalement légitime » et « totalement volontaire ». « Ce qui peut poser problème, c’est l’action individuelle du policier » qui l’a bousculée, a-t-il ajouté. Encore un bouc émissaire

Sondage prélèvement à la source : succès pour 63% des Français

Sondage  prélèvement à la source : succès pour 63% des Français

En dépit des appréhensions légitimes, le prélèvement à la source a été bien accueilli. D’après  un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et le Figaro publié jeudi plus  de six Français sur dix (63%) estiment que la réforme du prélèvement à la source de l’impôt est globalement un succès. Pour une large majorité de sondés (81%), le prélèvement de l’impôt à la source instauré au premier janvier, s’est “bien passé” dans leur foyer. Quelque 56% des personnes interrogées estiment cependant que la mesure a alourdi la charge de travail des entreprises, 50% pensent qu’elle a “remis en cause la confidentialité des données fiscales et de la vie privée de nombreux Français». La moitié des sondés disent avoir une meilleure idée de leur pouvoir d’achat réel et moins d’un tiers (30%) estiment qu’il y a eu beaucoup d’erreurs de la part des entreprises ou de l’administration fiscale. L’enquête a été réalisée en ligne les 27 et 28 mars auprès d’un échantillon représentatif de 1.003 Français.

Sondage Européennes: LaREM et RN à égalité

Sondage  Européennes: LaREM et RN à égalité

 

 

 

Nombre de médias favorables au pouvoir en place ne cessent d’afficher des sondages favorables à la république en marche pour les élections européennes. Mais force est de constater que l’écart est insignifiant, 1 ou 2 %. Ce qui statistiquement ne présente aucune pertinence puisque ce résultat se situe dans la marge d’erreur. Mais afficher la République en marche en tête présente un avantage psychologique non négligeable sur les électeurs. La vérité vient d’être fournie par un sondage de l’institut Elabe  qui en fait considère aujourd’hui que la liste de la République en marche et la liste rassemblements nationale sont à peu près à égalité actuellement ; ce qui paraît nouveau dans ce sondage c’est la confirmation que les gilets jaunes ont fusillé eux-mêmes l’hypothèse de leur liste autonome. Cela en raison de leurs contradictions aussi de certaines dérives personnelles. Peut-être pour ne pas se mettre à dos les pouvoirs publics l’institut  Elabe affiche 22,5% des intentions de vote pour la république en marche, devant la liste du Rassemblement national, à 22%. Un écart de 0. 5 % qui n’a aucun sens statistique. Les Républicains parviennent désormais à 14%, progressant d’un point. La liste écologiste pilotée par Yannick Jadot devance toujours ses consœurs de gauche mais plonge tout de même d’un point, à 9%. La chute est moins lourde, seulement de 0,5 point, pour la France insoumise, mais ses affaires ne sont décidément pas brillantes, à 7,5%.En revanche, le Parti socialiste se hausse quelque peu, à 6% (soit un gain d’un point) et la liste Génération.s de Benoît Hamon remporte cette fois un succès d’estime avec un bond de deux points, ce qui la fixe à 5%. En bas du classement, on retrouve l’UDI à 3,5% (+1,5 point) et le PCF à 2%. Entre les deux ensembles s’intercale la liste du debout la France de Nicolas Dupont-Aignan qui déchante de 2,5 points, atterrissant ainsi à 3%.  Ce classement ne prend pas en compte le lancement d’une éventuelle liste gilets jaunes. Si celle-ci venait à éclore officiellement, il y a cependant fort à parier qu’elle ne changerait pas la donne. Seuls le Rassemblement national, qui n’est mesuré qu’à 21% dans cette optique, et Les Républicains, qui dégringolent à 12,5%, semblent menacés par ce scénario. 

Au moment de citer les sujets qui forment leurs préoccupations lors de ces Européennes, les Français citent les suivants en priorité: la lutte contre le réchauffement climatique et la protection de l’environnement, avec 36% de mention, la lutte contre le terrorisme (35%), la maîtrise des flux migratoires (31%), la lutte contre le chômage (29%), la croissance économique (29% également), et la protection sociale des citoyens européens (23%).  57% des Français estiment enfin que les Etats-membres devraient reprendre certains pouvoirs à l’Union européenne. Cette impression est générale et s’avère particulièrement forte parmi les personnes âgées de 50 à 64 ans, avec un score de 68%, les ouvriers, à 67%, les retraités, à 67% aussi. 

Sondage Elabe pour BFMTV réalisé par Internet du 25 au 27 mars 2019 sur un échantillon de 1201 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

Roundup: 81 millions de dollars à une victime

Roundup: 81 millions de dollars à une victime

Une nouvelle victime du Roundup vient d’être indemnisée pour les dommages à hauteur de plus de 80 millions de dollars. Le Roundup fait l’objet de 11.200 actions en justice aux Etats-Unis et Bayer a annoncé qu’il ferait appel de cette décision qu’il juge une nouvelle fois décevante. Ce même tribunal avait déclaré le 19 mars que le Roundup était un “facteur significatif” dans le déclenchement du cancer d’Edwin Hardeman, décision qui a fait chuter l’action Bayer de plus de 12%.Un sale coup pour le célèbre désherbant mais pas vraiment une surprise. Ce n’est sans doute pas par hasard si les États-Unis se sont débarrassés du Roundup en prévision des nombreux procès attendus. Bayern qui a racheté à Monsanto le désherbant pour une somme invraisemblable-autour de 60 milliards– n’a sans doute pas fait une bonne affaire. D’autant plus que de nombreuses actions juridiques sont prévues aux États-Unis mais aussi dans d’autres pays. Le plaignant a commencé à utiliser du Roundup dans les années 1980 dans sa propriété et a pulvérisé de “grandes quantités” de ce produit pendant de nombreuses années, selon des documents judiciaires. On lui a diagnostiqué un lymphome non hodgkinien, un cancer du système lymphatique, en février 2015 et il a engagé une action en justice un an plus tard. Bayer conteste toutes les allégations selon lesquelles le Roundup ou le glyphosate pourraient causer le cancer, affirmant que pendant des décennies, des études indépendantes ont montré que le désherbant le plus largement utilisé au monde était sans danger pour l’homme. Le groupe allemand, qui a racheté Monsanto pour 62,5 milliards de dollars, note aussi que les régulateurs à travers le monde avaient autorisé le produit. En août dernier, un jury californien avait considéré que le Roundup était à l’origine du cancer qu’a développé Dewayne Johnson et avait condamné la filiale de Bayer à lui verser 289 millions de dollars (253 millions d’euros). Depuis, les dommages-intérêts ont été réduits à 78 millions de dollars. Le Roundup fait l’objet de 11.200 actions en justice aux Etats-Unis. Bayer dément que le Roundup, ou glyphosate, soit cancérigène, mettant en avant des décennies d’études et d’autorisations réglementaires prouvant selon lui l’innocuité du Roundup pour l’humain. Le plaignant a commencé à utiliser du Roundup dans les années 80 dans sa propriété et a pulvérisé de “grandes quantités” de ce produit pendant de nombreuses années, selon des documents judiciaires. On lui a diagnostiqué un lymphome non hodgkinien, un cancer du système lymphatique, en février 2015 et il a engagé une action en justice un an plus tard. Bayer conteste toutes les allégations selon lesquelles le Roundup ou le glyphosate pourraient causer le cancer, affirmant que pendant des décennies, des études indépendantes ont montré que le désherbant le plus largement utilisé au monde était sans danger pour l’homme. Le groupe allemand, qui a racheté Monsanto pour 62,5 milliards de dollars, note aussi que les régulateurs à travers le monde ont autorisé le produit. En août dernier, un jury californien avait considéré que le Roundup était à l’origine du cancer développé par Dewayne Johnson et avait condamné la filiale américaine de Bayer à lui verser 289 millions de dollars (253 millions d’euros). Depuis, les dommages-intérêts ont été ramenés à 78 millions de dollars.

Le Conseil d’Etat annule la décision de nommer l’écrivain Philippe Besson consul à Los Angeles

Le Conseil d’Etat annule la décision de nommer l’écrivain Philippe Besson consul à Los Angeles

 

Un revers pour Macron concernant sa décision très monarchique de nommer le très complaisant écrivain Philippe Besson consul général de Los Angeles. L’écrivain et scénariste, réputé proche du couple présidentiel et dont le livre Un personnage de roman narre la conquête de l’Élysée par Emmanuel Macron, avait été nommé fin août 2018 consul général de France à Los Angeles. Face à la polémique suscitée, le chef de l’État s’était alors défendu de « tout copinage pour services rendus ». Cependant, la CFDT du ministère des Affaires étrangères avait immédiatement annoncé qu’elle demanderait l’annulation du décret de nomination, qui nommait 22 consuls. Le Conseil d’Etat annule la décision de nommer l’écrivain Philippe Besson consul à Los Angeles (Etats-Unis), a révélé France Inter, qui s’est procuré la décision du Conseil, mercredi 27 mars, avant qu’elle soit rendue publique.

« Le décret du 3 août 2018 est annulé en tant qu’il ajoute à la liste des emplois supérieurs pour lesquels la nomination est laissée à la décision du gouvernement les emplois de consul général de France à Barcelone, Bombay, Boston, au Cap, à Djeddah, Dubaï, Edimbourg, Erbil, Francfort, Hong-Kong, Istanbul, Kyoto, Los Angeles, Marrakech, Milan, Munich, Québec, Saint-Pétersbourg, Sao Paulo, Shanghaï et Sydney », écrit la plus haute juridiction administrative dans l’article 1er de sa décision.

Réforme fonction publique : réforme à l’envers

Réforme fonction publique : réforme à l’envers

 

C’est évidemment une réforme à l’envers qui est engagée. D’abord parce qu’on décide de supprimer 120 000 postes d’ici 2022 avant de réfléchir au contenu ensuite parce qu’on discute du statut avant de préciser les tâches et missions régaliennes, donc aussi les spécialités, profils  et conditions sociales.  Comme il fallait s’y attendre, l’État procède donc à une réforme à l’envers de la fonction publique et  transformation publique va accoucher d’une souris. En gros, on va essayer de mieux gérer les personnels et introduire du numérique la gestion des tâches qui s’y prêtent. Une fausse réforme, en plus à l’envers ! Pourquoi en effet traiter d’abord du personnel et les conditions de leur gestion alors qu’on n’a pas défini les champs de l’intervention régalienne. Or ce sont ces champs d’intérêt général qui doivent  être précisés de manière prioritaire afin d’éviter ce qui caractérise la France à la fois un étatisme débordant dans tous les champs de la société.  Ce n’est qu’une fois précisées les vrais missions d’intérêt général qu’on peut se poser la question des moyens et non l’inverse. En effet dans certains cas, l’État n’a pas intervenir, il n’y a donc pas besoin de moyens humains. Dans d’autres cas une activité peut justifier la tutelle publique mais sans nécessairement justifier le recours à des organismes publics et donc à des fonctionnaires (cas du transport urbain en général). Enfin certains champs d’intérêt général peuvent légitimer voir exiger l’intervention publique mais il faut distinguer les métiers qui peuvent justifier du statut de fonctionnaire et ceux  qui peuvent justifier d’un statut privé (exemple on peut admettre que les infirmières dans un hôpital public soit fonctionnaires mais pourquoi les menuisiers, les cantinières voir certains personnels administratifs).  Le Premier ministre veut « adapter le statut de la fonction publique, l’assouplir pour qu’il redevienne un cadre efficace pour l’action publique ». Quatre axes de travail sont ouverts. D’une part le dialogue social doit être rénové, en diminuant le nombre d’instances de concertation, et en les recentrant sur les questions les plus importantes, sur le modèle de ce qui a été fait avec les ordonnances « Travail ».  Le volet de la rémunération va aussi être travaillé, « nous ne sommes pas contre l’automaticité de la rémunération, mais on peut la compléter par des mesures plus incitatives », a résumé le Premier ministre, qui a aussi évoqué la possibilité de mécanismes d’intéressement collectif. A voir comment le dispositif s’articulerait avec le mécanisme du RIFSEEP (régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel)  Le troisième chantier vise à  réorienter les métiers des agents vers les politiques prioritaires du gouvernement, et à  accompagner leur évolution liée  aux nouvelles technologies. « Nous voulons accompagner les transformations, les reconversions, les mobilités dans la fonction publique, les départs vers le secteur privé », a résumé Edouard Philippe, qui a rappelé que 1,5  milliards ont été budgétés à  cet effet. Gérald Darmanin, le ministre de l’Action des comptes publics, a même évoqué la possibilité d’un plan de départs volontaires pour les agents. Enfin, le gouvernement veut faciliter le recours au contrat.  Aujourd’hui, un fonctionnaire sur cinq est en réalité un contractuel, c’est-à-dire un agent en CDD ou CDI. Un chiffre qui devrait augmenter avec cette réforme, puisque, comme l’a expliqué mercredi le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, elle prépare la « généralisation du contrat, qui n’est pas la fin du statut, mais qui peut être une souplesse, une alternative au statut ». Il sera désormais possible de recruter par voie de contrat « sur les emplois de toute catégorie hiérarchique, et non plus seulement de catégorie A », explique l’exécutif dans son exposé des motifs du projet de loi. Par ailleurs, le projet de loi crée un nouveau « contrat de projet », dédié à des « missions spécifiques » d’une durée comprise entre un et six ans. S’il est ouvert à toutes les catégories hiérarchiques, ce « contrat de projet » ne peut aboutir ni à un CDI ni à une titularisation. Aujourd’hui, un fonctionnaire sur cinq est en réalité un contractuel, c’est-à-dire un agent en CDD ou CDI. Un chiffre qui devrait augmenter avec cette réforme, puisque, comme l’a expliqué mercredi le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, elle prépare la « généralisation du contrat, qui n’est pas la fin du statut, mais qui peut être une souplesse, une alternative au statut ». Il sera désormais possible de recruter par voie de contrat « sur les emplois de toute catégorie hiérarchique, et non plus seulement de catégorie A », explique l’exécutif dans son exposé des motifs du projet de loi. Par ailleurs, le projet de loi crée un nouveau « contrat de projet », dédié à des « missions spécifiques » d’une durée comprise entre un et six ans. S’il est ouvert à toutes les catégories hiérarchiques, ce « contrat de projet » ne peut aboutir ni à un CDI ni à une titularisation.

Pollution : surtout en ville, aussi à la campagne

Pollution : surtout en ville, aussi à la campagne

 

D’après Jean-Christophe Brisard, auteur du livre Irrespirable, le scandale de la qualité de l’air en France la qualité de l’air affecterait l’espérance de vie de 15 mois dans les villes mais aussi de neuf mois dans les campagnes. Le risque dans les campagnes dépend de la proximité avec des rotations utilisant plus ou moins de produits chimiques notamment des pesticides.  Les problèmes de qualité de l’air sont souvent liés à la proximité géographique des sources d’émissions. Autrement dit, on n’est pas pollué ni exposé aux polluants atmosphériques, surtout les micro-particules et les HAP,  identiquement selon où l’on vit.

Ceci étant les  grandes villes françaises sont plus polluées que les campagnes et  la situation est-elle meilleure dans les campagnes. Une étude de l’ADEME  sur la pollution en zone rurale montre que globalement la situation est satisfaisante quand m^me :

  • les polluants réglementés, les PM10, les PM2,5, le benzopyrène cancérigène, et les métaux lourds ont des concentrations en -dessous des valeurs-limites fixées par l’Union européenne.
  • Ces fortes émissions sont causées par la combustion du bois, c’est-à-dire par le chauffage domestique au bois et le brûlage des déchets verts (par les particuliers ou les artisans).

On peut expliquer les variations des émissions de polluants et de la qualité de l’air par l’impact de la biomasse sur le territoire. En fait, la filière bois est aujourd’hui la principale source de biomasse consommée en France. Donc, l’utilisation de la biomasse, la combustion du bois pour le chauffage, a un fort impact sur le plan national : en effet 21 % des émissions totales de particules PM10, 34 % des PM2.5 et 66 % des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont causés par la biomasse) L’Ademe recommande donc aux municipalités de mettre en place des programmes d’action adaptés afin d’y améliorer la qualité de l’air. Et rappelle aux particuliers que le brûlage des déchets à l’air libre est interdit en France depuis la circulaire du 18 novembre 2011. Dans les villes, le dérèglement de la biodiversité et la concentration des émissions polluantes génère notamment des pics de pollution particulièrement dangereux pour la santé. Les principaux polluants : Les polluants primaires sont directement issus des sources de pollution (trafic routier, industries, chauffage, agriculture…).

Il s’agit par exemple :

  • Des oxydes de carbone.
  • Des oxydes de soufre.
  • Des oxydes d’azote.
  • Des hydrocarbures légers.
  • Des composés organiques volatils (COV).
  • Des particules (PM10 et PM2.5).
  • Des métaux (plomb, mercure, cadmium…).

En revanche, les polluants secondaires ne sont pas directement rejetés dans l’atmosphère mais proviennent de réactions chimiques de gaz entre eux. C’est le cas notamment :

  • Des particules secondaires.
  • De l’ozone.
  • Du dioxyde d’azote…

L’ozone (O3) résulte ainsi de la transformation chimique de l’oxygène au contact d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures, en présence de rayonnement ultra-violet solaire et d’une température élevée. L’ozone ainsi que d’autres polluants photochimiques (les PAN ou nitrates de peroxyacétyle, aldéhydes, cétones…) constituent le smog, ce nuage brunâtre qui stagne parfois au-dessus des grandes villes comme Paris.

Certains polluants comme le dioxyde d’azote et les particules sont à la fois des polluants primaires et secondaires.

 

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Le duo Loiseau-Canfin à la tête d’une liste auberge espagnole

Le duo Loiseau-Canfin à la tête d’une liste auberge espagnole

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Une  liste “polyphonique”, selon la majorité, auberge espagnole selon l’opposition. Une sorte de formation comportant plusieurs voix mais qui n’ont pas grand-chose en commun. Une liste surtout composée pour faire plaisir à chacune des catégories de Français mais pas une liste réellement politique. De toute manière comme à l’Assemblée nationale, les futurs députés devront obéir à Macron, le doigt sur la couture du pantalon. Par contre ce qui caractérise cette liste c’est que pour la plupart ils représentent surtout les cadres. Une liste qui veut représenter tous les champs de la société mais à travers les bac+5 ou + 7. Bref une vision très hiérarchique de la France avec beaucoup d’opportunistes qui vont trouver avec leur portefeuille européen un refuge aux inévitables soubresauts politiques qui vont affecter le pays d’ici 2022. La société civile est présente dès le haut de la liste avec deux candidats soutenus par le MoDem, l’ancien éditorialiste qui sucre vraiment les fraises, Bernard Guetta (8e) et la navigatrice Catherine Chabaud (5e), première femme à avoir terminé un tour du monde à la voile en solitaire dans le cadre du Vendée Globe, en 1996-1997 et qui navigue la en eau trouble. Stéphane Séjourné, ex-conseiller d’Emmanuel Macron ayant quitté l’Elysée pour s’occuper de la campagne des européennes, prend la sixième position de la liste où l’on trouve aussi, à la 12e place, un collaborateur du Premier ministre Edouard Philippe et ancien directeur de campagne d’Alain Juppé, Gilles Boyer. Côté droite modérée, l’ancienne maire de Strasbourg Fabienne Keller, aujourd’hui sénatrice du groupe Agir, figure parmi les dix premiers noms. Elle a dit à Reuters voir chez ses colistiers “de belles énergies, des forces vives, des personnes engagées sur leur thématique, un équilibre entre une diversité de parcours et d’engagement mais des convictions partagées.” Des personnalités inconnues du grand public sont en position éligible, telle une viticultrice et conseillère départementale (divers gauche) de l’Hérault Irène Tolleret, un conseiller municipal (LaRem) de Brest, Pierre Karleskind, ou encore une élue (LaRem) de Mayenne, Valérie Hayer. Un éclectisme raillé par le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. “Les marcheurs, s’ils marchent, c’est dans le sens du vent !”, a-t-il ironisé sur Twitter.

Macron, professeur de sagesse à une septuagénaire blessée !!!

Macron, professeur de sagesse à une septuagénaire blessée !!!

Une nouvelle fois Emmanuel Macron n’a pu s’empêcher de commenter l’actualité à travers un fait divers malheureux qui s’est traduit par une grave blessure d’une manifestante de 73 ans à Nice. La victime souffre notamment de plusieurs fractures du crâne. Les propos du chef de l’État ont été jugés indécents par nombre d’observateurs. Macron s’érige  encore en professeur de morale alors pour le moins il n’a guère faire preuve d’éthique dans l’affaire Ben Bella. « Pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable. Je pense que quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci », a assuré Emmanuel Macron au quotidien. « Je lui souhaite un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse », a ajouté le président. On se demande sur quels critères peut s’appuyer macro pour se transformer en maître de sagesse. Peut-être s’appuie-t-il sur une collaboration non prouvée avec le philosophe Paul Ricoeur mais pas sur sa formation, ni sur sa pratique. Macro se comporte plutôt comme un sale gosse mal élevé condescendant et méprisant vis-à-vis des petites gens. Bref maquereau confond sans doute démocratie et monarchie. Arié Alimi, avocat de la militante de l’association Attac, a répondu aux déclarations du président ce lundi matin sur BFMTV:  »Je me demande qui est responsable: est-ce que c’est un président de la République qui commence à critiquer une personne qui est sur son lit d’hôpital? Une personne qui considère que nos aînés, que les personnes âgées ne peuvent pas exprimer leurs convictions dans la rue ? Ces propos, au delà du débat juridique, me semble particulièrement grossiers et  indélicats ».

 

«Les critères de la respectabilité médiatique mis à nu» (Mathieu Bock-Côté)

 «Les critères de la respectabilité médiatique mis à nu» (Mathieu Bock-Côté)

 

Le sociologue Mathieu Bock-Côté est un observateur avisé des États-Unis comme de l’Europe, et tout particulièrement de la France, pays cher à son cœur. Chroniqueur au Figaro, auteur de plusieurs essais remarqués, en particulier Le Multiculturalisme comme religion politique (Éditions du Cerf, 2016), Mathieu Bock-Côté bâtit une œuvre consacrée, notamment, à réhabiliter l’idée nationale et le conservatisme. Dans son nouveau livre, en librairie jeudi, L’Empire du politiquement correct (Éditions du Cerf), l’auteur affronte une question capitale: qui s’est arrogé le droit d’affirmer qu’une opinion est acceptable dans l’espace médiatique? Par quels procédés sont exercés la surveillance et le contrôle de la parole dans le débat public? Le Figaro publie, en exclusivité, de larges extraits de cet ouvrage, vaillante défense de la liberté de l’esprit. L’auteur avait déjà dénoncé dans son blog l’hégémonie de la pensée multiculturalisme :

 

« Il y a là un terrible aveu sur le rapport au peuple de l’intelligentsia multiculturaliste. Ses membres sont tellement persuadés que le peuple est traversé par des préjugés xénophobes qu’ils s’imaginent que quelques intellectuels et chroniqueurs ne répétant par le catéchisme officiel suffiront pour déchaîner une tempête xénophobe, pour peu qu’on les entende. On les accuse alors d’avoir «libéré la parole», ce qui consiste à avouer indirectement qu’elle était cadenassée – ils auraient en fait déplacé les frontières du dicible. L’intelligentsia multiculturaliste semble persuadée que quelques individus, avec un pouvoir de persuasion relevant presque de l’hypnose, pourraient conduire le peuple à l’hystérie nationaliste. On devine la suite: il faudrait faire taire ces intellectuels et chroniqueurs. Même s’ils sont peu nombreux, ils sont encore de trop. On cherchera à leur coller des étiquettes infamantes, pour les priver de toute légitimité dans les milieux médiatiques qui définissent les termes de la respectabilité publique. On se désolera de leur présence dans les médias et lorsqu’on parlera d’eux, ce sera à la manière d’exclus qu’il faudrait bien un jour bannir, sauf s’ils en viennent à se repentir d’avoir eu des idées coupables. Ces intellectuels et chroniqueurs ne devraient pas faire entendre publiquement un point de vue suspect du point de vue de l’idéal diversitaire, car ils viendraient troubler la mission pédagogique à l’endroit du commun des mortels que se donne l’intelligentsia, et qui devrait parler d’une seule voix.

D’ailleurs, chaque fois que ces intellectuels et chroniqueurs transgresseront un peu trop ouvertement l’orthodoxie diversitaire, on fera sonner les sirènes de l’intolérance et on dénoncera leur présence dans l’espace public, les médias sociaux facilitant ces lynchages médiatiques. Contre eux, les propos haineux seront permis et encouragés. On dira qu’il y a une grande perméabilité entre leur propos et celui de mouvances radicales qui s’y alimenteraient. On les présentera comme le visage socialement respectable et pour cela encore plus détestable de sentiments effrayants qu’une société devrait normalement refouler pour se civiliser.

Retour au point de départ: si le point de gravité idéologique autour de la question des accommodements raisonnables s’est déplacé vers une perspective diversitaire depuis dix ans, au point où on prend désormais au sérieux une thèse aussi grossière que celle du racisme systémique, c’est que le système médiatique, dans son ensemble, est favorable au multiculturalisme et qu’il parle son langage sans même s’en rendre compte. En fait, ce qui est étrange, c’est que depuis dix ans, une opposition intellectuelle au multiculturalisme a pu se faire entendre médiatiquement : ce n’était pas prévu dans la logique diversitaire, qui est réfractaire à la diversité des points de vue. C’était l’héritage de la crise des accommodements raisonnables: elle avait obligé le parti multiculturaliste à endurer quelques contradicteurs médiatiques. Maintenant, on travaille fort à chasser cette opposition de l’espace public. ». Dans son nouvel ouvrage l’auteur dénonce hégémonie de la pensée unique.

 

Anti Brexit: énorme manif à Londres

Anti Brexit: énorme manif à Londres

 

Une énorme manifestation de plusieurs centaines de milliers de personnes-peut-être 1 million– anti Brexit à Londres hier qui suit le succès de la pétition en ligne Une pétition en ligne anti Brexit a déjà recueilli plus de 3 millions de signatures en deux jours. Un succès exceptionnel qui ne va sans doute pas faciliter la tâche de la première ministre. Déjà pris dans ses contradictions, le Parlement risque de s’y enfoncer encore davantage. Rappelons que ce parlement ne veut pas d’un Brexit  dur (sans accord) pas plus que d’un Brexit doux avec l’accord conclu entre Theresa May et l’union européenne)$. Enfin qu’il se refuse à lancer un nouveau référendum. Tout semble donc réuni pour que se concrétise une crise politique encore plus grave au Royaume uni avec sans doute la mise minorité de la première ministre Theresa May et la perspective de nouvelles élections. Du coup l’union économique européenne serait bien contrainte d’accepter un nouveau délai pour une éventuelle mise en application du break site. Un délai minimum d’un an voir davantage.  Rappelons que le Brexit a été décidé par 52% des voix en juin 2016. Prévu initialement le 29 mars, il a été reporté à la demande du gouvernement, à avril voire fin mai, en fonction du résultat du prochain vote du Parlement sur l’accord de retrait. Mais tous les sondages démontrent qu’un nouveau référendum condamnerait cette fois toute idée de break site. La situation est tellement bloquée que seule une perspective de nouvelles élections permettrait peut-être au Royaume-Uni de sortir du bourbier dans lequel il s’est placé.

Brexit: un calendrier ultimatum imposé à Londres

Brexit: un calendrier ultimatum imposé à Londres

 

C’est un véritable ultimatum que lance l’union européenne au Royaume-Uni. Londres aura jusqu’au 12 avril pour organiser des élections européennes en cas de maintien bien sûr ;  dans le cas contraire,  le Royaume-Uni aura jusqu’au 22 mai pour se décider sur l’accord de transition du Brexit. En clair le Royaume-Uni doit rapidement se prononcer sur l’accord de transition. Cette mise en demeure témoigne de l’agacement de l’union économique vis-à-vis des Britanniques qui veulent tout et le contraire. Complètement coincé par les contradictions de son Parlement, Theresa May a bien été contrainte d’accepter cet ultimatum. En fait, la date fatidique est celle du 12 avril qui va contraindre les Britanniques à clarifier enfin leur position. Pas sûr cependant qu’en si peu de temps, Theresa May parvienne à trouver une majorité sur sa position qui consiste à mettre en œuvre un Brexit doux fondé sur l’accord entre le Royaume-Uni et l’union européenne. La stratégie de l’union européenne consiste à mettre le dos au mur des Britanniques condamnés à choisir enfin soit entre un Brexit  sans accord, soit un Brexit  avec l’accord qui ne sera pas modifié. Le risque c’est évidemment d’ouvrir une crise politique au Royaume-Uni qui pourrait imposer de nouveaux rebondissements y compris concernant la position de l’union européenne. Par exemple si Theresa May est déjugée une nouvelle fois, elle pourrait  démissionner, alors de nouvelles élections pourraient être nécessaires et un nouveau délai vraisemblablement accordé par l’union européenne. Bref le feuilleton n’est pas terminé et l’incertitude risque de demeurer encore. Une incertitude grave pour l’avenir des économies respectives du Royaume-Uni et de l’union européenne. Les deux parties ont beaucoup à perdre notamment en termes de croissance alors que la conjoncture est déjà mauvaise. Ainsi la France pourrait voir son PIB affecté de 0,6 % en moins alors que la prévision est déjà seulement de 1,4. Même chose en Allemagne où la prévision de croissance atteinte à peine 1 %.

Âge de départ à la retraite : 62 ou 65 ans ?

Âge de départ à la retraite : 62 ou 65 ans ?

 

Après le rétro pédalage de la ministre de la santé sur la question, c’est maintenant celui du premier ministre toujours avec la même hypocrisie : à savoir on maintient l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans mais en fait on incite à partir à 65 ans pour obtenir une retraite pleine. Et le premier ministre de déclarer devant l’assemblée nationale “Dans le cadre de cette réforme, il n’est pas question de modifier l’âge de départ à la retraite”, a déclaré Edouard Philippe lors des questions au gouvernement à l’Assemblée. Pour autant, dans le contexte de vieillissement de la population française et “d’un besoin de financement considérable, se poser la question de savoir s’il faut travailler plus longtemps pour que le fruit de ce travail plus long finance ces besoins considérables d’investissement et de prise en charge de la limitation du reste à charge est une question parfaitement valide”, a-t-il ajouté. “Ce qui m’inquiéterait, ça serait qu’on ne se la pose pas”. Un rétro pédalage particulièrement hypocrite  puisqu’on peut très bien maintenir l’âge légal de départ  en retraite mais reculer en même temps l’âge de départ effectif, ce qui se produit d’ailleurs en ce moment avec en moyenne des départs autour de 63 ans. L’âge de la retraite est évidemment un tabou (comme les 35 heures). Pour le contourner on va donc agir le taux de cotisation en fonction des années d’activité, sur le niveau des pensions voir sur le taux de cotisation (régime général et régime complémentaire compris). Ajoutons que le report de l’âge de la retraite génère des effets à moyen et long terme et que l’autre manière d’obtenir rapidement des économies est passée par la désindexation. Une autre manière de diminuer la retraite. La ministre de la santé avait  précisé qu’elle s’exprimait à titre personnel et que de toute manière un jour ou l’autre il faudrait bien se poser la question. Cette manière très allusive d’aborder une question centrale ne caractérise pas un grand courage. Il y a en effet longtemps que le problème de l’âge de la retraite comme celui des 35 heures devrait être sur la table des négociations. Ces deux mesures de la gauche ont largement concouru à tuer  la compétitivité de l’économie. Sans parler du fait que cela a porté un coup fatidique à la valeur du travail. Cette réduction du temps de travail peut et même doit se comprendre et même s’imposer  pour les salariés aux conditions de travail difficiles mais pas pour l’ensemble. C’est cette généralisation idiote et aveugle qui est condamnable. Quand on écoute les propos de la ministre de la santé, on peut être inquiet du courage et de la lucidité du pouvoir sur cette question  «La question de l’âge du départ à la retraite est sans arrêt sur la table, à gauche comme à droite», avait  déclaré  la ministre lors du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI. «Moi j’entends ces débats. Le président de la République avait pris lors de sa campagne (présidentielle) l’engagement devant les Français de ne pas toucher à l’âge de départ à la retraite. Après, nous allons mener une réforme des retraites pour rendre les retraites plus universelles, plus compréhensibles pour les Français et avoir un système qui pérennise notre système par répartition, peut-être que cela, ça sera en discussion avec les partenaires sociaux dans le cadre de la réforme générale», a-t-elle indiqué. «Je n’y suis pas hostile», a poursuivi la ministre, interrogée sur l’enjeu de retarder l’âge de départ à la retraite. «Je suis médecin, je vois que la durée de vie augmente d’année en année, elle augmente moins vite ces dernières années mais elle a considérablement augmenté», a-t-elle fait valoir. «Est-ce que, alors que le nombre d’actifs diminue, nous allons pouvoir maintenir sur les actifs le poids des retraites qui vont augmenter en nombre et en durée? Nous savons que cet équilibre-là va être de plus en plus difficile à tenir», a-t-elle estimé.  Comme on lui rapportait, en fin d’émission, les réactions de surprise suscitées sur les réseaux sociaux par ses déclarations, la ministre a souligné qu’elle s’exprimait «à titre personnel». «Je pense que un jour, un jour, nous serons obligés de travailler plus longtemps sinon notre système de retraite ne pourra pas tenir», a-t-elle précisé. «Ce que j’ai dit, c’est que j’ai vu ces propositions remonter du grand débat. À partir du moment où les Français l’évoquent, c’est sur la table. À partir du moment où toutes les propositions qui sont amenées par le grand débat vont être étudiées, nous étudierons celle-là comme les autres. Elle n’est pas (mise) sur la table aujourd’hui par le gouvernement», a-t-elle rappelé. Contrairement à ce que raconte la ministre cette question n’est pas non plus mise sur la table de façon significative dans le cas du grand débat.

Taxe carbone : l’arnaque à nouveau à l’ordre du jour !

Taxe carbone : l’arnaque à nouveau  à l’ordre du jour !

 

Plus ou moins discrètement plusieurs voix se sont déjà élevées dans les milieux du pouvoir pour rétablir la taxe carbone sur le carburant. Cette fois, c’est le conseil d’analyse économique, organisme d’étude auprès du Premier ministre qui propose de la remettre en service mais de façon plus progressive. Une manière de remettre le couvert pas tellement dans une optique environnementale mais plutôt pour boucher les trous du budget. Bref la transition écologique version fiscaliste. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulé par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecté  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine chute de la croissance française assommée par la fiscalité.

 

Face à la crise et à Macron : où sont les intellectuels ?

Face à la crise et à Macron : où sont les intellectuels ?

En ces temps de troubles économiques, sociaux, politiques, les intellectuels font preuve d’une grande discrétion. Ou sont aujourd’hui Bourdieu, Claude Levi Strauss, Sartre, Aron, Barthe, Michel Foucault  s’interrogent certains. Justement Michel Foucault avait pressenti le changement de statut de l’intellectuel en constatant la fin de l’intellectuel universel par l’intellectuel spécifique du fait de l’évolution de la démocratie et des techniques. Le monde a connu sans doute en quelques dizaines d’années davantage de changements que pendant des siècles et des millénaires dans les domaines économiques, sociaux, politiques, environnementaux et culturels. Un seul exemple un salarié consacrait 70 % de son temps sous Napoléon Ier, aujourd’hui il n’en consacre que 10 %. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique,  les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupée 75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970, 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois, aussi leur localisation.- D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes ;  à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre facteur explicatif marquant, lié aux autres, est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement. Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques, ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et-on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement.  Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laisser aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence socio-économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment (comme l’accroissement des inégalités de concurrence et de revenus).  Des mutations qui affectent le champ économique, social, technologique environnemental et politique où les connaissances spécifiques se sont développées mais de manière le plus souvent éclatée de sorte qu’on a perdu la cohérence entre ces différentes dimensions. Il n’existe plus d’intellectuels susceptibles d’embrasser la totalité de ces connaissances pour les resituer avec pertinence dans une vision globale. Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes ; Et les intellectuels dans le confort de leurs champs restreints.

3641 SDF à Paris ; 566 morts en un an en France

3641 SDF à Paris ; 566 morts en un an en France

 

3 641 SDF à Paris. Un chiffre en hausse , l’an dernier lors de la première édition, 3 035 personnes avaient été recensées et  566 morts dans la rue en France en 2018  contre 511

Parmi les 3 641 sans-abri recensés, quatre sur dix ont entre 40 et 54 ans et trois sur dix entre 25 et 29 ans. Plus de la moitié de ces personnes sont des femmes. Ce décompte a été effectué par des bénévoles : 1 700 Parisiens et 400 travailleurs sociaux volontaires.  Dans le détail, 2 246 personnes sans-abri ont été décomptées dans les rues, 639 dans le bois de Vincennes (12e), le Bois de Boulogne (16e) et la Colline (18e), les parcs et jardins et les talus du périphérique, 298 dans les gares, 291 dans les stations de métro, 99 à l’AP-HP, 38 dans les parkings, et 24 personnes ont été recensées par des bénévoles de Paris Habitat. « Aller dans des zones plus cachées a montré plus de 600 personnes », explique l’adjointe à la mairie de Paris.  Selon Dominique Versini, la population des gens qui dorment à la rue a changé ces dernières années. « Aujourd’hui on a des populations plus jeunes. On ne gère pas de la même façon des personnes plus jeunes, des femmes, des familles avec des enfants. Il faut s’adapter à l’ensemble des dispositifs et ne pas oublier les clochards très désociabilisés qui ne demandent rien et n’appellent jamais le 115″, explique-t-elle.  Un véritable scandale surtout dans nos sociétés développées même si les causes sont diverses (économiques, sociales, familiales, personnelles)  mais hélas souvent complémentaires. On a aussi compté  566 morts dans la rue en France en 2018  contre 511 l’année précédente, selon le collectif Les morts de la rue, qui recense chaque année ces décès. Un chiffre sous estimé d’près  l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (CepiDc-Inserm) qui considère qu’ils sont 6 fois plus nombreux. En France, 143 000 personnes sont sans domicile fixe (SDF). Cette situation de grande précarité est loin d’être homogène puisque les SDF peuvent autant être des jeunes en manque d’emploi, des familles, mais aussi des actifs qui n’ont pas les moyens d’accéder à un logement.( 1 sur 4 SDF).

D’après  ce collectif,  ils avaient en moyenne 48 ans, cinquante d’entre eux étaient des femmes. Treize étaient des mineurs, dont 6 de moins de 5 ans. Deux avaient entre 5 et 9 ans et six avaient entre 15 et 18 ans.  «Elles sont mortes sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu’un parking, une cage d’escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, mais aussi en lieu de soins ou en structure d’hébergement», selon Les morts de la rue.

Une réforme de la fonction publique à l’envers

Une  réforme de la fonction publique à l’envers

 

Comme il fallait s’y attendre, l’État procède à une réforme à l’envers de la fonction publique et  transformation publique va accoucher d’une souris. En gros, on va essayer de mieux gérer les personnels et introduire du numérique la gestion des tâches qui s’y prêtent. Une fausse réforme, en plus à l’envers ! Pourquoi en effet traiter d’abord du personnel et les conditions de leur gestion alors qu’on n’a pas défini les champs de l’intervention régalienne. Or ce sont ces champs d’intérêt général qui doivent  être précisés de manière prioritaire afin d’éviter ce qui caractérise la France à la fois un étatisme débordant dans tous les champs de la société.  Ce n’est qu’une fois précisées les vrais missions d’intérêt général qu’on peut se poser la question des moyens et non l’inverse. En effet dans certains cas, l’État n’a pas intervenir, il n’y a donc pas besoin de moyens humains. Dans d’autres cas une activité peut justifier la tutelle publique mais sans nécessairement justifier le recours à des organismes publics et donc à des fonctionnaires (cas du transport urbain en général). Enfin certains champs d’intérêt général peuvent légitimer voir exiger l’intervention publique mais il faut distinguer les métiers qui peuvent justifier du statut de fonctionnaire et ceux  qui peuvent justifier d’un statut privé (exemple on peut admettre que les infirmières dans un hôpital public soit fonctionnaires mais pourquoi les menuisiers, les cantinières voir certains personnels administratifs).  Le Premier ministre veut « adapter le statut de la fonction publique, l’assouplir pour qu’il redevienne un cadre efficace pour l’action publique ». Quatre axes de travail sont ouverts. D’une part le dialogue social doit être rénové, en diminuant le nombre d’instances de concertation, et en les recentrant sur les questions les plus importantes, sur le modèle de ce qui a été fait avec les ordonnances « Travail ».  Le volet de la rémunération va aussi être travaillé, « nous ne sommes pas contre l’automaticité de la rémunération, mais on peut la compléter par des mesures plus incitatives », a résumé le Premier ministre, qui a aussi évoqué la possibilité de mécanismes d’intéressement collectif. A voir comment le dispositif s’articulerait avec le mécanisme du RIFSEEP (régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel)  Le troisième chantier vise à  réorienter les métiers des agents vers les politiques prioritaires du gouvernement, et à  accompagner leur évolution liée  aux nouvelles technologies. « Nous voulons accompagner les transformations, les reconversions, les mobilités dans la fonction publique, les départs vers le secteur privé », a résumé Edouard Philippe, qui a rappelé que 1,5  milliards ont été budgétés à  cet effet. Gérald Darmanin, le ministre de l’Action des comptes publics, a même évoqué la possibilité d’un plan de départs volontaires pour les agents. Enfin, le gouvernement veut faciliter le recours au contrat  pour les missions qui ne sont pas spécifiques au service public. Sur le second chantier interministériel consacré à la simplification et à la qualité de service, toutes les administrations en relation avec le public devront d’ici 2020 publier des indicateurs de résultats et de qualité de service. Encore une décision à l’envers car avant de définir des indicateurs encore aurait-il fallu préciser la nature du service. Voilà on fait comme dans la police et la gendarmerie en matière de délinquants : on mesure le nom nombreux de procès-verbaux pour définir son efficacité! À cela s’ajoute récemment des » réflexions personnelles »  du secrétaire d’État  La première consisterait à interdire le cumul d’un salaire et d’une retraite. Ainsi, les différentes retraites cumulées ne seraient perçues que lors de la retraite définitive du haut fonctionnaire. La polémique récente autour de la rémunération du Défenseur des droits Jacques Toubon, qui voit les pensions de toutes ses précédentes fonctions s’ajouter à son salaire actuel, n’aurait ainsi plus lieu d’être. Autre sujet soulevé par le secrétaire d’État: l’amélioration de la transparence sur les salaires des hauts fonctionnaires. Sans plus de précisions sur l’état d’avancement de sa réflexion sur la question, on apprend aussi qu’à ses yeux, l’hypothèse d’un plafonnement du salaire des hauts fonctionnaires est écartée. Enfin, une troisième piste a été effleurée, celle d’obliger les meilleurs élèves de l’ENA à se rendre sur le terrain, et ce pendant plusieurs années.

 

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