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Auto-entrepreneurs: projet adopté à l’assemblée

Auto-entrepreneurs: projet adopté à l’assemblée

Le statut des auto-entrepreneurs que le gouvernement voulait supprimer est finalemenet regroupé avec celui des micro-entreprises, il a été voté à l’assemblée nationale. Soulagement pour les auto-entrepreneurs. Le projet de loi sur le commerce, l’artisanat et les très petites entreprises a été voté à l’Assemblée nationale, ce mardi 18 février. Un volet du texte confirme leur statut en l’assimilant à celui des micro-entreprises, Avec 323 votes pour, une seule voix s’est élevée contre, alors que 180 députés de l’opposition ont suivi la consigne de l’UMP et de l’UDI en s’abstenant. La ministre en charge du dossier, Sylvia Pinel, s’est « félicité » de l’adoption du texte, dans un communiqué. Selon elle, les mesures prévues par la loi bénéficieront à « 3,4 millions d’entreprises et 7 millions de salariés, qui représentent 2.000 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 25% du PIB de la France ». Initialement, la ministre voulait pourtant que la loi supprime le statut d’auto-entrepreneurs à la demande des artisans. Mais les concernés avaient monté le mouvement des « poussins » pour protester.  Le député PS Laurent Grandguillaume avait été nommé médiateur. Il avait proposé de fusionner le régime avec celui des micro-entreprises, ce qui a été retenu dans le projet de loi. Ce dernier permet en particulier de calculer l’impôt et les cotisations sociales en pourcentage du chiffre d’affaires. Ce qui devrait être bénéfique pour les nouveaux entrepreneurs. Ils pourront également bénéficier des cotisations sociales minimales pour la retraite et la santé. En revanche, pour satisfaire les artisans, les auto-entrepreneurs devront justifier de leur qualification professionnelle lors de leur immatriculation au Registre du commerce ou au Répertoire des métiers. Et ils devront posséder une assurance professionnelle, comme les artisans, pour protéger leurs clients.

Attractivité : « mesures de Hollande « pas du tout à l’échelle du problème » (Copé)

Attractivité : « mesures de Hollande « pas du tout à l’échelle du problème » Copé

François Hollande a tenu le « Conseil stratégique de l’attractivité » à l’Élysée lundi 17 février. Le président de la République a présenté une série de mesures à destination des grandes entreprises étrangères. « On n’est pas du tout à l’échelle du problème », a fustigé Jean-François Copé au micro de RTL, mardi. Le patron de l’UMP, rappelant la taxe à 75% sur les très hauts revenus créée par François Hollande, s’est également interrogé : « Quel est le degré de crédibilité de la parole présidentielle ? ». Selon le maire de Meaux, le « degré de crédibilité de la parole présidentielle » pâtit des annonces faites depuis le début de son mandat – « hausse des impôts, des contraintes et des charges. Stigmatisation des entreprises », énonce-t-il. Il ajoute que « la taxe à 75% est le sujet le plus évoqué par les investisseurs étrangers lorsqu’ils parlent de la France ». Jean-François Copé estime qu’il faut que la politique du gouvernement prenne une nouvelle direction, validée par « un vote à l’Assemblée ».

 

Massacre à la tronçonneuse pour la gauche (Cambadélis)

Massacre à la tronçonneuse pour la gauche (Cambadélis)

Massacre à la tronçonneuse pour la gauche pour Cambadélis (PS) au vu du climat hostile qui pèse sur notre vie politique. Le débat national tourne au « massacre à la tronçonneuse « , écrit celui qui fait office aujourd’hui de Premier secrétaire-bis au PS. Mention spéciale pour les hebdos, qui ont tiré à vue, à partir de dossiers très documentés, sur un exécutif taxé d’amateurisme. Matignon y est décrit comme une citadelle assiégée au bord de l’implosion. Pour Cambadélis, le pays est «  dans une spirale dangereuse. L’overdose guette, et les Français vont tirer le rideau.  Le trouble a gagné les rangs du gouvernement et d’un Parti Socialiste qui semble rejouer sa primaire à l’infini, avec Arnaud Montebourg passé de la démondialisation à la Nation, Manuel Valls en précampagne présidentielle dans son coin, Harlem Désir aspiré dans un trou noir électoral et Martine Aubry qui donne des cours de vraie gauche, en mode nostalgie, à la tête de son Think tank baptisé Renaissance. Et pendant ce temps, le président n’arbitre toujours pas, tout en se cherchant de nouveaux modèles quelque part entre l’Allemagne et les Etats-Unis. Son Conseil stratégique de l’attractivité ce matin est un rendez-vous louable, mais « un rendez-vous de plus« , regrette un poids lourd de la majorité. « François fait tout bien, mais ce n’est qu’une succession de coups, qui se perdent dans les sables ». Le tournant social-démocrate méritait peut-être un appel à la mobilisation générale de toute la gauche, jusqu’au centre. Voire une main tendue à ceux qui ont eu le courage de dire « chiche » à droite. Non, cela reste un concept « nouvelle cuisine » tant qu’il n’y aura aucun résultat tangible. La société française, du sommet à la base, s’est installée dans une atonie durable, doublée de symptômes maniaco-dépressifs inquiétants. Nous sommes capables de nous enthousiasmer, à juste titre, de l’exploit de Renaud Lavillénie, et de son magnifique record à la perche. C’est la France capable de sauter le plus haut possible. Et dans la minute qui suit, nous retombons dans une phase dépressive prolongée, c’est la France qui a la sensation de ne plus pouvoir rebondir. Un traitement s’impose, contre cette forme de déprime collective, et surtout contre la violence du débat. Sinon, prévient Jean-Christophe Cambadélis : « On finira par trouver ce qu’on cherche : le crash« . Même si son « stop, le massacre » risque fort de ne pas être entendu,  ça ne fait pas de mal de se dire qu’il faudrait peut-être ranger la tronçonneuse au placard…

 

Recul de l’âge moyen de départ à la retraite à 62 ans

Recul de l’âge moyen de départ à la retraite à 62 ans

 

L’âge moyen de départ à la retraite est revenu à 62,1 ans en France en 2013, contre 62,2 en 2012, l’assouplissement des conditions de départ anticipé pour les carrières longues décidé par le gouvernement ayant pour conséquence d’interrompre la hausse constatée depuis la réforme de 2010. Par comparaison, il se situait à 61,9 ans en 2011, première année d’application de la réforme votée sous Nicolas Sarkozy, et 61,4 ans en 2010. Selon les données publiées vendredi par la Cnav (Caisse nationale d’assurance-vieillesse), 847.484 salariés affiliés au régime général (secteur privé) sont partis en retraite l’an passé, soit 13,3% de plus qu’en 2012. Les seules retraites anticipées longue carrière ont représenté 147.208 personnes, contre 86.975 un an plus tôt. La réforme de 2010 avait relevé à 62 ans l’âge légal de départ à la retraite. Dès son arrivée au pouvoir à l’été 2012, le gouvernement de François Hollande a assoupli par décret les conditions dans lesquelles les salariés ayant commencé à travailler jeunes peuvent faire valoir leurs droits à taux plein dès 60 ans.

Banques françaises : des réductions d’effectifs à prévoir

Banques françaises : des réductions d’effectifs à prévoir

Croissance atone et nécessité de répondre à de nouveaux critères de solvabilité de la BCE  vont contraindre les banques à annoncer de nouveaux plans stratégiques et notamment pour réduire les couts, il y aura notamment des réductions d’effectifs. Coup d’envoi des résultats des banques françaises ce mercredi 12 février avec Société Générale, qui annonce des revenus et un résultat net part en croissance de 76% par rapport à 2012, à 928 millions d’euros. Jeudi, ce sera au tour de BNP Paribas de dévoiler ses performances sur l’année écoulée. Ses bénéfices sont également attendus en hausse. Une page se tourne après les années de crise. Tous ces établissements s’apprêtent à présenter leurs plans stratégiques. Avec à la clé, un sacré défi à relever: aller chercher de la croissance. C’est tout le dilemme des banques françaises. Elles ont atteint l’objectif de s’aligner sur les nouvelles contraintes imposées par les régulateurs. Ce pari relevé, elles sont prêtes à repartir à l’offensive.  Tout le problème, c’est que les relais de croissance sont rares et leurs marges de manœuvre limitées. Ces matelas de sécurité, imposés par les régulateurs, brident leur capacité de financement et la conjoncture reste extrêmement molle. Dans ce contexte, chacune y va de sa stratégie. BNP Paribas va aller chercher la croissance en en Asie ou aux Etats-Unis, quand le Crédit-Agricole se recentre au contraire sur ses marchés historiques. Toutes vont en parallèle pousser les feux sur le numérique et rationnaliser leurs réseaux de banques de détails. Toutes poursuivent le même but: réduire les coûts au maximum. Le seul véritable moyen de retrouver de la rentabilité dans l’immédiat.

 

Immigration : pédale douce du gouvernement à cause des élections

Immigration : pédale douce du gouvernement à cause des  élections

 

On devait annoncer des mesures chocs, on  se contentera de banalités ; Ayrault remet son plan dans sa poche en raison des élections et de la montée du FN. Jean-Marc Ayrault a plaidé mardi 11 février pour une intégration « apaisée «en fait un plan a minima en faveur des immigrés et de leurs descendants. Le suivi de ce plan, qui comporte 28 mesures, dont certaines étaient déjà connues, sera assuré par un délégué interministériel placé sous l’autorité du Premier ministre. Il sera nommé dans les toutes prochaines semaines.  »Nous voulons traiter sereinement, de façon apaisée » ces questions, a plaidé Ayrault. Elles avaient fait l’objet d’une vive polémique en décembre après la publication de rapports sur le site de Matignon. « Il n’était pas question que la gauche renonce à traiter ces questions sous prétexte que certains cherchent à l’instrumentaliser », a fait valoir le chef du gouvernement.  »La politique n’est pas l’art de mettre sous le tapis les problèmes », a justifié le Premier ministre, en réponse à ceux qui lui reprochent de rouvrir ce dossier à moins de deux mois des municipales. « La politique d’intégration telle que nous la concevons est d’agir en profondeur pour réduire les inégalités », a-t-il expliqué, souhaitant des mesures « consensuelles ». Il n’est cependant pas question d’introduire des « droits spécifiques pour telle ou telle catégorie de citoyens » et de mettre en place une discrimination positive, a assuré Ayrault. « Ce n’est pas le début d’une nouvelle ère ». Parmi les mesures figurent le renforcement de l’apprentissage du français pour les primo-arrivants. Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, a indiqué que le niveau en langue française serait désormais une condition à la délivrance de titres de séjour. Le CV anonyme sera par ailleurs à l’ordre du jour de la conférence sociale organisée avant l’été, tout comme les actions collectives contre les discriminations.

 

UIMM: l’ex-patron Denis Gautier-Sauvagnac condamné à un an ferme pour l’instant !

UIMM: l’ex-patron Denis Gautier-Sauvagnac condamné à un an ferme pour l’instant !

 

Pour l’instant la justice a frappé et l’ex patron de l’UIMM écope d’un an de prison ferme ( avec aménagement de peine). Résumons, environ 15 millions ont été retirées des caisses du syndicat patronal «  pour fluidifier les relations sociales », en faiat une utilisation non expliquée, avec sans doute un arrosage de certains syndicats mais aussi des détournements. Comme intéressé a fait appel tout cela pourrait finir en eau de boudin et se terminer peut-être avec seulement du suris. Pour une telle somme, un petit voyou ordinaire aurait certainement pris  10 ans de prison. L’ancien leader patronal, reconnu coupable « d’abus de confiance et de travail dissimulé » a également été condamné à verser une amende de 375.000 euros. La présidente a précisé que M. Gautier-Sauvagnac pourra « bénéficier d’un aménagement de peine ».  Le procureur avait requis une peine de 2 ans de prison avec sursis et 250.000 euros d’amende à son encontre.  Le tribunal a également condamné Dominique de Calan, délégué général de l’UIMM, à 1 an avec sursis et 150.000 euros d’amende, la chef comptable Dominique Renaud à 8 mois avec sursis et l’ex-directeur administratif, Bernard Adam, à 2 mois avec sursis. L’UIMM en tant que personne morale a été condamnée à 150.000 euros d’amende.  Enfin, un ex-cadre, Jacques Gagliardi, qui avait bénéficié de 100.000 F (15.000 euros) par an pendant 10 ans après son départ à la retraite pour « qu’il garde un bon souvenir de la maison », a été condamné à 6 mois de prison avec sursis. Les quatre derniers prévenus ont été relaxés.  Dans ses réquisitions, la procureur avait réclamé une peine de 8 mois avec sursis contre de Calan et 6 mois à l’encontre de Dominique Renaud et Bernard Adam et 150.000 d’amende pour l’UIMM. La défense avait plaidé la relaxe des dix prévenus.  Dans ses attendus, le tribunal a notamment estimé que M. Gautier-Sauvagnac avait eu « une participation centrale, en connaissance de cause et pendant des années », au « fonctionnement d’un système occulte de distribution d’importants fonds en espèces ».  Pour les juges, ces pratiques, contrairement à ce qu’a soutenu à l’audience M. Gautier-Sauvagnac, « ne concourraient pas à une meilleure régulation de la vie sociale mais concourraient à alimenter des soupçons de financement occulte de partis politiques, d’achats de parlementaires, d’achat de la paix sociale, d’enrichissement personnel, à jeter le discrédit sur tous les décideurs de la vie politique et économique du pays, de telle sorte qu’elles sont extrêmement négatives pour l’intérêt général ».  Me Jean-Yves Le Borgne, avocat de M. Gautier-Sauvagnac, a dénoncé « une peine démesurée, un jugement d’une sévérité sans pareil » et annoncé son intention de faire appel. L’UIMM a aussi décidé de faire appel de sa condamnation.  La justice reprochait notamment aux prévenus d’avoir détourné ou bénéficié de quelque 16 millions d’euros retirés en liquide entre 2000 et 2007 des caisses de l’Epim, une structure d’entraide créée en 1972 par l’UIMM pour apporter « un appui moral et matériel » à ses adhérents subissant un conflit du travail.  Si le procès a permis de confirmer qu’une partie des sommes incriminées avait servi à des compléments de salaire, la destination de la plus grosse part, estimée à plus de 15 millions d’euros par le tribunal, n’a jamais été clairement identifiée.  Selon certains témoins, l’argent aurait servi à « fluidifier les relations sociales », pour d’autres, contribué « au rayonnement » de la fédération patronale, en pointe dans les négociations sociales. Les uns ont parlé des syndicats, d’autres ont évoqué des partis politiques, parlementaires, intellectuels ou journalistes…  Après six années de silence, Denis Gautier-Sauvagnac a créé la surprise en désignant à la barre les syndicats comme les vrais bénéficiaires de ces enveloppes.   »Le patronat avait besoin de syndicats solides. Quand on a des grèves avec séquestration, on est bien content d’avoir un syndicat capable de canaliser ces débordements et de favoriser une reprise du travail », avait-il expliqué.  

 

Prix du livre politique à Fréderic Mitterrand

Prix du livre politique à Fréderic Mitterrand

On peut aimer ou non Frédéric Mitterrand mais au moins il ne manque pas d’humour et de recul sur le monde politique et ses turpitudes. Cette année, le prix du livre politique a été décerné à Frédéric Mitterrand pour La récréation, aux éditions Robert Laffont. Une sorte de journal intime du pouvoir, lorsqu’il était ministre sous Nicolas Sarkozy. « Avec le recul, ce qui m’a plu dans cette aventure c’est d’avoir pu sauter dans la cage aux lions et observer leur férocité, leurs grognements et leurs faiblesses. Ce fut à la fois dangereux, excitant et amusant car je n’étais pas dompteur de profession mais aussi bien décidé à ne pas me faire manger. J’ai reçu pas mal de coups de griffes mais j’en suis quand même sorti sain et sauf« , note-t-il. Chaque année, la Journée du livre politique rassemble plus d’un millier de visiteurs, d’auteurs et de personnalités politiques. Le prix du livre politique est décerné par un jury de 30 journalistes (directeurs ou rédacteurs en chef des services politiques des grands médias nationaux).

Diffusion d’un fichier : un blogueur est condamné à 3000 euros d’amende

Diffusion d’un fichier : un blogueur est condamné à 3000 euros d’amende

La justice, c’est un peu comme la politique, des pratiques obsolètes, un rituel désuet , une ignorance des réalités sociétales et des nouvelles technologies. Du coup on a condamné un blogueur pour avoir diffusé un fichier pourtant accessible sur le net. Les magistrats sont come les politiques, ils sont nt restés à l’ère de la plume d’oie, du minitel ou du mulot de Chirac ce. Un blogueur et patron d’un site d’information a été condamné à 3.000 euros d’amende pour avoir téléchargé des documents de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Sans être confidentiels, ces documents n’auraient jamais dus être accessibles. S’ils se sont retrouvés proposés à l’écran via une simple recherche effectuée par Google, c’est à cause d’une erreur de paramétrage d’un serveur hébergeant une partie des publications de l’Anses. Alors qu’il effectuait des recherches par le moteur de recherche Google, le co-fondateur du site d’information reflets.info était tombé sur des documents de l’Anses. Son téléchargement avait servi à nourrir un article de l’un de ses rédacteurs sur les nano-matériaux. Alertée, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail avait porté plainte, sans pour autant se porter partie civile.  Lors d’un premier procès à Créteil, le tribunal correctionnel avait relaxé le responsable du site. La cour d’appel de Paris a rejugé l’affaire, à la demande du parquet. Et la sanction est tombée mercredi. Le responsable du site a été reconnu coupable de vol, mais toutefois relaxé du chef d’ « accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données« . Le  » trouveur de fichiers » est condamné à 3.000 euros d’amende. Les motivations de la Cour d’appel seront intéressantes à étudier pour éviter le piège du document à lire mais à ne pas télécharger. Dans l’attente de leur disponibilité, la réflexion de l’avocat du blogueur condamné risquent d’effrayer de nombreux internautes. Me Olivier Iteanu se dit consterné :   »On peut être un hacker en faisant une recherche sur Google et en tombant sur des documents qui n’avaient pas à être là » Les internautes devraient donc vérifier qu’ils ne sont pas en présence de fichiers faussement accessibles. Un casse-tête qui a toutes les chances de se retrouver devant la Cour de cassation.

 

Formation professionnelle : la reforme bâclée à l’assemblée nationale

Formation professionnelle : la reforme bâclée à l’assemblée nationale

 

La grande réforme de la formation permanente finit en eau de boudin, elle devait être un des instruments privilégiés pour lutter contre le chômage. En faiat sur les 30 milliards annuels environ, 3% au lieu de 2% seront consacrés aux chômeurs. Une véritable mascarade qui permet en faiat de pérenniser le détournement des fons aux profits d’innombrables structures qui se gavent de ces crédits.   Le vote interviendra vendredi sur ce texte qui, pour l’essentiel, retranscrit l’accord conclu le 14 décembre entre les syndicats, sauf la CGT, et le patronat, excepté la CGPME. Le projet de loi sera ensuite examiné dès le 18 février par le Sénat.  Le ministre du Travail Michel Sapin souhaite en effet une adoption définitive avant la pause parlementaire de mars (pour les élections municipales) d’une réforme qui, a-t-il dit mercredi, « refonde la formation professionnelle, peut-être pour 40 ans à nouveau », comme cela avait été le cas de la loi fondatrice de 1971. Il s’agit de réorienter les moyens de la formation professionnelle (une trentaine de milliards d’euros dont la moitié venant des entreprises) vers ceux qui en ont le plus besoin, en priorité les chômeurs.  La clef de voûte de la réforme est l’instauration, au 1er janvier 2015, d’un compte personnel de formation (CPF) qui remplacera l’actuel droit individuel à la formation (DIF) et s’en différencie sur deux points essentiels: il ne concerne pas que les salariés du privé, mais également les chômeurs, et peut-être à terme les indépendants et les fonctionnaires, et pourra être alimenté jusqu’à 150 heures (en huit ans) contre 120 heures pour le DIF.  Le CPF rencontre un large consensus à l’Assemblée, même si certains, comme les écologistes et le Front de gauche, s’interrogent sur les moyens qui seront accordés au dispositif, notamment pour que les chômeurs y aient vraiment accès. L’UMP, par la voix d’Isabelle Callenec, s’est aussi inquiétée « de l’adéquation de ces formations avec les besoins réels des entreprises », et « de l’absentéisme » de certains chômeurs en formation.  L’octroi de pouvoirs accrus aux régions en matière de formation et d’apprentissage suscite plus de critiques. Gérard Cherpion (UMP) craint « un marché de dupes » du fait du « désengagement financier » de l’Etat, une inquiétude partagée par le Front de gauche.  Autre volet du projet, la réforme de l’inspection du travail suscite un tir croisé, pour des raisons opposées, à droite et à gauche. Pour Mme Callenec, le droit qu’auront les inspecteurs d’infliger directement des amendes aux entreprises est « aux antipodes des annonces du président de la République qui prétend vouloir rétablir la confiance avec les entreprises ».  Pour sa part, le Front de gauche, et dans une moindre mesure les écologistes, relaient les protestations d’inspecteurs et contrôleurs du travail qui voient une atteinte à leur indépendance dans leur regroupement en « unités de contrôle », devant rendre compte à un responsable désigné parmi eux.  De ce fait l’UMP votera contre le texte, tandis que l’UDI est partagée entre abstention et vote favorable.  Le Front de gauche votera vraisemblablement aussi contre le texte.  Quant aux écologistes, ils choisiront entre l’abstention et le vote pour au vu du sort réservé à leurs amendements, en particulier sur un rôle encore plus important des régions, la situation des chômeurs et la formation à « la transition écologique », a dit mercredi Christophe Cavard, leur porte-parole dans le débat.  Les socialistes, en particulier par la voix du rapporteur du texte, Jean-Patrick Gille, vont ainsi être parfois les seuls à défendre totalement le projet.  Par ailleurs, les contrats de génération vont s’inviter dans la discussion, le gouvernement ayant annoncé mardi qu’il déposerait un amendement facilitant l’accès des entreprises moyennes (entre 50 et 300 salariés) aux aides de l’Etat, mais leur imposant des pénalités en l’absence, d’ici la fin de l’année, d’accord social (au niveau de la branche ou à défaut de l’entreprise) ou de plan sur l’emploi des jeunes et des seniors.  Enfin, le texte vise aussi l’instauration d’un nouveau mécanisme de financement des organisations syndicales et patronales basé sur une contribution des entreprises et de l’Etat, déconnecté de l’argent de la formation professionnelle. Il prévoit également un meilleur contrôle financier des comités d’entreprise.

 

Renault : une voiture à 5.000 euros en 2015

Renault : une  voiture à 5.000 euros en 2015

Le salon automobile de Delhi en Inde ouvre ses portes mercredi 5 février. Renault fera un pas de plus dans sa conquête mondiale. Le constructeur dévoilera le concept d’une petite voiture. Ce véhicule donnera naissance à un modèle de série dès 2015. Une voiture à très bas coûts.Si les constructeurs se sont mis au low cost. Renault est déjà passé à l’étape suivante: l’Ultra low cost (ULC). Le concept présenté ce mercredi est un véhicule de petite taille, d’un gabarit proche de celui d’une Twingo, mais avec cinq portes et cinq vraies places.  Pour Renault c’est un modèle de conquête. Il sera commercialisé l’an prochain aux alentours de 5.000 euros. En ligne de mire: concurrencer les petites Maruti et Hyundai sur le marché Indien en croissance annuel de 20%. Ce modèle sera d’abord fabriqué dans l’usine ultra moderne de l’alliance Renault-Nissan en Inde. L’ULC sera ensuite vendu dans l’ensemble des pays émergents. Il devrait d’ailleurs être assemblé au Brésil. Il pourrait même venir enrichir l’offre de Logan en Europe. En revanche, aucune chance de le voir un jour fabriqué en France.

Visite de Hollande dans le château de la famille de Julie Gayet : seul un avion Falcon a été utilisé !

Visite de Hollande dans le château de la famille de Julie Gayet : seul un avion Falcon a été utilisé !

Matignon a répondu à la question d’un député UMP sur le coût d’une visite supposée de François Hollande à la famille de Julie Gayet dans le Gers, dans une réponse publiée mardi prochain au Journal officiel et dont l’AFP a pris connaissance vendredi. Le député UMP Claude de Ganay avait adressé mardi une question écrite au gouvernement sur le coût d’une visite qu’aurait effectuée François Hollande dans le Gers à la famille de l’actrice Julie Gayet, en marge d’un déplacement officiel. « Le président de la République a effectué un déplacement officiel en Dordogne et dans le Gers les 2 et 3 août sur les thèmes du développement rural et de la politique de la ville », rappelle Matignon dans sa réponse. « Le seul moyen aérien utilisé a été un Falcon-7X pour les trajets Paris-Périgueux et Périgueux-Auch le 2 août, et Auch-Paris au retour le 3″, rappelle Matignon.   »Aucun autre moyen aérien n’a été mis en œuvre« , assure-t-on de même source. « Il est rappelé que depuis mai 2012, des économies substantielles ont été réalisées sur les déplacements du chef de l’Etat », poursuivent les services du Premier ministre. « Ainsi, le budget déplacements de l’Elysée a baissé en 2013 de 16,7% par rapport à 2011″, souligne Matignon. « Quant aux préconisations de la Cour des comptes relatives aux déplacements privés du président de la République, elles ont toujours été strictement respectées depuis le début du quinquennat », concluent les services de Jean-Marc Ayrault. Le député UMP s’appuyait sur un article du Journal du dimanche du 18 janvier qui affirmait que le chef de l’Etat « aurait fait une halte en hélicoptère dans la jolie résidence secondaire de la famille Gayet, le château de Cadreil » le 3 août 2013, en marge de ce déplacement.

«Il faut passer à 39 heures payées 35 » (Morin)

«Il faut passer à  39 heures payées 35 » (Morin)

Morin n’a sans doute pas écrit «  Voyage au bout de la nuit » (comme dirait Lucchini) mais il dit sans doute tout bas ce que d’autres ne peuvent dire tout haut par électoralisme. En gros s’il prône davantage de compétitivité par un allégement des charges, il souhaite aussi des efforts de productivité. Un sujet que tous les partis politiques évitent et qui est aussi un des facteurs explicatifs du déclin de la France qui se caractérise non seulement par un faible temps de travail mais  tout autant par la perte de la valeur travail. Un tabou évidemment quand on sollicite les suffrages de se compatriotes. Et aussi les limites de a démocratie. Le « Pacte de responsabilité » de François Hollande n’est pas en mesure d’améliorer emploi et croissance, assure le président du Nouveau Centre Hervé Morin, qui n’hésite pas à prôner le passage aux 39 heures payées 35 dans une interview publiée dans Les Echos.  Interrogé sur la capacité du « Pacte de responsabilité » à améliorer l’emploi et la croissance, Morin déclare « je n’y crois pas. La question fondamentale est que la France souffre d’un vrai problème de compétitivité, qui n’est pas seulement lié à la question du coût du travail. » « La France n’est plus compétitive dans son espace économique : on le voit avec sa balance commerciale, une croissance des entreprises moins forte qu’ailleurs, des taux de marge inexistants, un sous-investissement », ajoute le président du conseil national de l’UDI.   »Je défends l’idée d’un vrai choc de compétitivité, autour d’une politique libérale, qui dit aux Français : c’est par l’amélioration des conditions de production que l’on fera la meilleure des politiques sociales, c’est-à-dire le retour au plein-emploi ! » « Les Français découvrent les vertus des entreprises qui marchent, ils sont prêts à voir leurs services publics réduits car ils ont compris que le système actuel ne marche plus », assure l’ex-ministre de la Défense. « D’abord, première mesure, il faut le passage à 39 heures payées 35 ! », s’exclame-t-il. « Est-ce que notre destin est de voir notre pouvoir d’achat se réduire, un chômage massif, des prélèvements obligatoires augmenter pour un déficit qu’on n’arrive plus à réduire car il n’y a pas assez de production ? Ou essaie-t-on de renverser la vapeur ? », s’interroge-t-il. Morin prône également « une réduction des charges sociales avec une baisse des cotisations patronales familiales » et la « mise en place d’un contrat de travail unique« . « Pour que les entreprises n’aient plus peur d’embaucher, il faut aussi qu’elles puissent licencier », affirme Hervé Morin.

 

Ratification de la charte des langues régionales, à quand la ratification de la langue française ?

Ratification de la charte des langues régionales, à quand la ratification de la langue française ?

Promouvoir les langues régionales, c’est bien, nécessaire sans doute pour la conservation du patrimoine culturel mais on souhaiterait que la langue française fasse aussi l’objet d’attention et de promotion. Ce qui ne semble pas le cas ; A l’âge de 10 ans, un écolier français lit moins bien que la moyenne des élèves européens du même âge… Les résultats du classement opéré tous les cinq ans par le Programme international de recherche en lecture scolaire (Pirls) et rendus publics mardi 11 décembre placent la France en 29e position sur 45 pays et montrent des résultats en constante dégradation depuis 2001. Pirls est réalisé par l’IEA, l’association internationale pour l’évaluation du rendement scolaire. Cet établissement, qui dépend du Boston College, aux Pays-Bas, évalue les apprentissages depuis sa création en 1958 selon des procédures très scientifiques. Ses programmes phares sont Pirls et Timss, une évaluation du niveau en mathématiques à laquelle la France participera en 2015 pour la première fois. Les députés français ont donc donné mardi par 361 voix contre 149 leur feu vert à la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, qui doit aussi franchir le cap plus délicat d’une modification de la Constitution. Tous les groupes de gauche ont voté ce texte de même que celui de l’UDI (centriste). Seul le groupe UMP a voté contre à l’exception de quelques-uns de ses membres. « Ce projet vise à articuler l’unité politique de la Nation et la nécessaire reconnaissance de sa diversité culturelle. Il ne s’agit pas de diviser mais d’unir », a déclaré Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture. Le gouvernement doit maintenant convoquer le Parlement réuni en Congrès à Versailles pour entériner cette modification de la Constitution à une majorité des trois cinquièmes. L’UMP Guy Geoffroy a dénoncé « une hypocrisie constitutionnelle ». « Vous soutenez une révision constitutionnelle sachant très bien que la procédure n’ira pas jusqu’au bout », a-t-il dit. Le texte adopté mardi vise à introduire un nouvel article dans la Constitution afin d’autoriser la ratification de la Charte adoptée le 5 novembre 1992 et signée par la France le 7 mai 1999, complétée par une déclaration interprétative. Le Sénat devrait examiner à son tour cette proposition de loi au printemps, au lendemain des élections municipales de mars et avant les européennes de mai.  

120 démissions au PS à Sotteville-lès-Rouen

120 démissions au PS à  Sotteville-lès-Rouen

Rififi au PS à Sotteville les Rouen où la députée a fait virer l’ancien maire ;  du coup 120 démissions, une liste dissidente et al perspective d’une défaite pour la liste officielle du PS. Au moins 120 militants, dont 10 élus, ont en effet annoncé, ce vendredi, leur démission du Parti socialiste. Des départs qui font suite à l’exclusion de Pierre Bourguignon, maire de Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime) qui va conduire aux municipales une liste dissidente. Parmi les démissionnaires figurent une vice-présidente au Conseil régional de Haute-Normandie, un adjoint et huit conseillers municipaux de Sotteville. Selon ces militants, le bureau national du PS a commis « l’irréparable » en excluant Pierre Bourguignon, maire depuis 1989, alors que « depuis trop longtemps la section socialiste ne vit plus démocratiquement ». Depuis plusieurs années, les relations sont tendues entre le maire sortant, 72 ans, et Luce Pane, 60 ans, députée de la circonscription depuis 2012, et qui avait été désignée comme candidate par la section contre Pierre Bourguignon, détenteur du siège depuis 1981. N’acceptant pas le vote de la section et mettant en avant une décision favorable à son encontre du tribunal administratif, dont il reproche à la rue de Solferino de ne pas avoir tenu compte, Pierre Bourguignon a décidé de conduire une liste concurrente, à laquelle s’est rallié le Parti communiste. De son côté Europe Ecologie-Les Verts (EELV) s’est rangé du côté de la liste du PS.

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