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Effectifs Armée : 34.000 hommes en moins d’ici à 2019

Effectifs Armée : 34.000 hommes en moins  d’ici à 2019

Présentée vendredi prochain au dernier conseil des ministres avant les vacances, la loi de programmation militaire pour 2014-2019 va réduire le nombre de soldats mais renforcer leurs moyens matériels.  Sujet brûlant s’il en est au sein du gouvernement et entre le gouvernement et l’opposition, la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 sera présentée lors du prochain conseil des ministres, vendredi. Au menu, un budget de la Défense maintenu pour les trois prochaines années mais de douloureux équilibres à trouver. L’armée française des années 2020 comptera davantage de matériel mais moins d’hommes : moins 34.000 par rapport à aujourd’hui.

 

Hervé Le breton, un citoyen « normal » qui a fait plier le parlement

Hervé Le breton, un citoyen « normal » qui a fait plier le parlement

 

Cantre du pouvoir citoyen, Hervé le breton a fait plier le parlement qui a été contraint de publier la liste secrète de la cagnotte des députés (pudiquement appelée réserve parlementaire). Il continue son combat citoyen (comme d’autres trop peu nombreux) contre l’oligarchie et les dérives de la république monarchique. En 2011, lorsqu’un correspondant de l’AFP l’a croisé pour la première fois, il semblait être au nombre de ces contribuables en colère qui s’acharnent contre l’administration sans obtenir grand chose.   »Chacun a le droit de savoir comment est utilisé l’argent du contribuable », martelait-il après le dépôt d’un recours auprès du tribunal administratif de Toulouse. Objectif: contraindre le ministère de l’Intérieur à divulguer les données de cette cagnotte de près de 150 millions d’euros, attribuée par l’Etat aux députés et sénateurs pour financer chaque année des projets locaux.   »Je veux pouvoir connaître la somme, la collectivité concernée, le projet et le nom du parlementaire qui l’a soutenu », disait-il, dénonçant des critères d’attribution opaques.  Après deux années de procédures, il reçoit le 25 juin la liste des réserves parlementaires pour 2011, mille pages acquises de haute lutte dont la communication avait été ordonnée par le tribunal administratif le 23 avril.   »J’ai passé une nuit blanche à tout décortiquer », confie cet enseignant de collège, qui réside à Lacépède, un petit village du Lot-et-Garonne.  Né à Blois, ce professeur a grandi en Touraine et se dit fier de son sang corse et breton: installé depuis 1999 dans une vieille grange qu’il a restaurée, il a décidé en 2008 de fonder une association, « Pour une démocratie directe ».   »J’avais besoin de passer à l’acte, de donner une nouvelle direction à ma vie, j’avais peur de devenir indifférent (…) J’ai beaucoup pensé à mes enfants, à ce que je voulais leur laisser en héritage », explique-t-il.  Son modèle n’est autre que son père, un universitaire et chercheur en spectroscopie moléculaire qui a toujours refusé toute distinction. Ce qui compte, « c’est ce que les gens font, pas leur apparence », disait-il à son fils. « Sa famille a des valeurs et les exprime. Elle est soudée et c’est important pour lui », témoigne l’ épouse d’Hervé Lebreton, Priscilla.  Politiquement, il dit n’être ni de droite, ni de gauche, avoir un faible pour Coluche et un texte pour référence : la Déclaration universelle des droits de l’Homme.  Ce « passage à l’acte », pense-t-il, sera un exemple pour ses filles de 6 et 10 ans. « Une démarche altruiste et désintéressée alors que l’on pourrait rester dans notre petit confort », ajoute son épouse.  Avec son association, il commence par interpeller les parlementaires sur leurs pensions « qui devraient être alignées sur le régime général » mais en réalité sont « fixées par le bureau de l’Assemblée nationale, à huis-clos ».  Il interpelle les 577 députés, leur écrit pour leur demander s’ils sont pour l’alignement de leur pension sur le régime général. Puis, il concentre son combat sur les réserves parlementaires, car il sait pouvoir plus rapidement obtenir un résultat concret sur ce terrain.  Brièvement tenté par la politique, ce bricoleur méticuleux s’y frotte lors des législatives de 2012, dans la 3e circonscription du Lot-et-Garonne (1,21% des suffrages) puis en 2013 (1,69%) dans la circonscription de Jérôme Cahuzac, un « test » qui ne le tente plus.  Guy Fregefont, son suppléant, enseignant dans son collège, le décrit comme un homme « tenace » et « d’une efficacité remarquable ». « Une personne hors du commun ».  Difficile de lui trouver des détracteurs. Ainsi, le député UMP Jean-Louis Costes assure être « totalement d’accord » avec sa démarche. La seule qui semble se plaindre de lui est sa grand fille, Théa: elle aimerait que « papa soit plus souvent à la maison ».  Mais Hervé Lebreton a déjà un nouveau combat en tête : le détail des subventions accordées aux associations sur le budget des réserves parlementaires. « Il y a encore de nombreuses zones obscures », insiste-t-il.   »Les citoyens doivent faire entendre leur voix, ne pas hésiter à interpeller leur député (…) Le droit de savoir fait partie de la Constitution », dit-il. Et de rêver d’un « pouvoir citoyen », en plus des pouvoirs judiciaire ou médiatique. Même si celui-là « reste à inventer ».

 

Dexia : la débâcle financière a couté 6.6 milliards à la France

Dexia : la débâcle financière a couté 6.6 milliards à la France

« Le coût pour le contribuable national a été important, 6,6 milliards d’euros à ce jour, et des risques élevés persisteront longtemps encore », a déclaré Didier Migaud, premier président de la Cour, lors d’une conférence de presse.  Sauvé de la faillite à l’automne 2008, Dexia, principal acteur du financement des collectivités jusqu’à ses déboires, a été durement frappé par la crise de la dette, ce qui a rendu nécessaire un second sauvetage en octobre 2011.  Dans son rapport rendu public jeudi, la Cour des comptes note « des risques persistants pour les finances publiques » à l’avenir, en raison de fortes incertitudes, notamment l’évolution de la situation de la zone euro.  Elle juge également « non négligeable » un risque de recapitalisation de la banque, susceptible d’alourdir la facture, sans toutefois avancer de montant.  La Cour éreinte en outre la gestion de cet établissement, notamment sa stratégie de croissance des années 2000, poursuivie alors que les premiers signes de la crise de 2007 étaient déjà apparus.   »Le conseil d’administration, qui comptait peu d’experts ou de professionnels aguerris des questions bancaires, ne s’est pas opposé à une telle stratégie, qui a perduré jusqu’au milieu de l’année 2008, c’est-à-dire bien trop longtemps compte tenu de la montée des risques et de la dégradation rapide du résultat du groupe », a souligné M. Migaud.  A cet égard, la Cour critique également la Caisse des dépôts qui détenait justement cette expertise financière et était, fin 2007, son principal actionnaire côté français, à hauteur de 11,9%.  En raison des failles dans la gestion de la banque et du coût qu’a représenté son sauvetage pour les contribuables, la Cour déplore également que « la mise en cause des responsables [ait] été tardive et incomplète », alors que plusieurs d’entre eux ont bénéficié d’avantages « significatifs » lorsqu’ils ont quitté le groupe.  Elle critique ainsi le système de retraites chapeau mis en place par Dexia, rendu de plus en plus avantageux à mesure que les bénéficiaires approchaient de l’âge de la retraite, et recommande de contester en justice le dispositif validé en 2004.   »Il est encore possible, jusqu’en 2014, d’exercer un recours en justice susceptible de réduire substantiellement les pensions de l’ensemble des bénéficiaires », au nombre de six, selon M. Migaud.  Pour l’un d’entre eux, une négociation a déjà permis de réduire sa retraite de 563.000 euros à 300.000 euros par an.  La Cour des comptes considère également qu’il est « anormal » que deux anciens cadres de Dexia aient pu bénéficier d’une indemnité de départ et retrouver un poste dans la fonction publique alors qu’ils avaient une responsabilité dans ses déboires.  C’est pourquoi elle recommande un ajustement des règles de la fonction publique, « pour que le retour dans l’administration de fonctionnaires devenus cadres dirigeants d’entreprises publiques ou d’entreprises privées soutenues par des fonds publics soit exclusif du bénéfice d’indemnités de départ », a expliqué M. Migaud.  La Cour se prononce également en faveur d’un régime de responsabilité pénale des dirigeants de banques et d’assureurs lorsqu’ils ont délibérément pris des risques inconsidérés ayant entraîné des pertes, comme l’a récemment adopté l’Allemagne.  Des manquements dans la supervision du groupe, éclatée entre plusieurs pays, sont également mis en avant, puisqu’elle « n’a contribué ni à détecter les risques, ni à établir et à sanctionner a posteriori les manquements », a affirmé le premier président de la Cour des comptes.  Selon M. Migaud, une supervision supranationale, comme le prévoit l’union bancaire en cours de réalisation au niveau européen, aurait pu permettre une meilleure gestion du cas de Dexia.

 

SNCF- Brétigny. Un usager avait repéré des anomalies à Brétigny.(France-Info)

SNCF- Brétigny. Un usager avait repéré des anomalies à Brétigny.(France-Info)

Christian Brochet, 77 ans, fréquente cette gare depuis des années. Ce retraité a interpellé par écrit la SNCF sur l’état des voies ferrées, plus de deux ans et demi avant l’accident de la semaine dernière. Le Parisien/Aujourd’hui en France reproduit ce matin son courrier, manuscrit, daté du 25 novembre 2010. Cet habitant de Brétigny a dirigé pendant longtemps un atelier qui fabrique des pièces métalliques pour la SNCF. Son oeil expert a repéré des anomalies, 36 selon lui, liées à la fixation du rail sur la voie 2, celle qui se trouve juste à côté de la ligne où le train a déraillé. Certaines vis, qu’on appelle les tire-fonds, sont desserrés, cassés, voire absents à certains endroits.  La réponse arrive 3 mois plus tard : « cet état est connu, surveillé et respecte toutes nos normes. Il n’y a aucun risque. » explique la compagnie, qui programme tout de même une intervention de maintenance.   Christian Brochet s’étonne de cette réponse, et renvoie un courrier, aux accents prémonitoires : « L’absence de ces fixations peut mener à une catastrophe. »  Pour le retraité, c’est sûr, s’il y a eu défaillance la semaine dernière, il faut regarder du côté de la maintenance. Il parle de négligence assumée de la SNCF. Une situation d’ailleurs bien connue des cheminots puisque 3000 kms de lignes ont vu leur vitesse réduite du fait du manque d’entretien ( et de l’espacemenet des visites de sécurité); reste que la question du déserrement de l’éclisse reste entière car un tel incident paraissait assez peu imaginable.

 

OGM : Monsanto renonce à l’Europe

OGM : Monsanto renonce à l’Europe

Monsanto a annoncé mercredi qu’il retirerait toutes ses demandes d’homologation en cours de nouvelles cultures OGM (organismes génétiquement modifiés) dans l’Union européenne en raison de l’absence de perspectives commerciales pour ces technologies. « Nous retirerons les homologations dans les mois qui viennent », a déclaré à Reuters José Manuel Madero, président et directeur général de Monsanto pour l’Europe. Il a ajouté que le groupe d’agrochimie se recentrerait sur son activité traditionnelle de semences en Europe et s’emploierait à obtenir les autorisations d’importation dans l’UE des variétés de semences OGM dont la culture est généralisée aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. Monsanto précise que cette décision concerne cinq demandes d’homologation pour du maïs, une concernant le soja et une autre la betterave à sucre. Il dit aussi qu’il ne retirera pas sa demande de renouvellement de l’homologation du maïs MON810, la seule semence OGM cultivée à l’échelle commerciale actuellement en Europe. Toutefois, des pays comme la France, l’Allemagne et l’Italie l’ont interdite. Un porte-parole de la Commission européenne a confirmé que Monsanto avait informée celle-ci de son intention de retirer ses demandes d’homologation. Le chimiste allemand BASF a cessé l’an passé de développer des cultures OGM en Europe et a transféré toutes ses opérations européennes afférentes aux Etats-Unis. En dépit de l’hostilité de l’opinion publique aux OGM, l’Europe est l’un des premiers importateurs mondiaux de fourrage génétiquement modifié destiné au bétail, à hauteur de 30 millions de tonnes par an.

Thomas Fabius : enquête judiciaire sur l’appartement à 7 millions

Thomas Fabius : enquête judiciaire sur l’appartement à 7 millions

 

Une information judiciaire a été ouverte contre Thomas Fabius, le fils du ministre des Affaires étrangères, pour « faux », « escroquerie » et « blanchiment », a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant une information du site internet du Monde. Cette information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris le 27 juin. L’enquête vise à éclaircir les mouvements de fonds ayant pu transiter par le fils du ministre des Affaires étrangères.  La cellule de renseignement financier Tracfin, qui s’intéresse aussi à la fraude fiscale et sociale, a reçu un signalement après l’acquisition par Thomas Fabius, le fils du ministre des Affaires étrangères, d’un appartement à 7 millions d’euros en juin 2012. Cet achat de l’ancien appartement du réalisateur Claude Zidi, un 280 m2 sur l’une des « artères les plus huppées » de Paris, est dans le collimateur alors même que Thomas Fabius est au cœur d’une enquête préliminaire pour « tentative d’escroquerie et faux », révélait Le Point, mardi. Cette affaire est d’abord une énigme pour les enquêteurs. Comment Thomas Fabius, qui n’est pas soumis à l’impôt sur le revenu en France peut-il acheter un somptueux appartement pour 7 millions d’euros ? « Comme tout le monde, avec un prêt bancaire », répond l’intéressé dans les colonnes du Point. C’est donc ce que le parquet de Paris veut vérifier en élargissant son enquête, ouverte il y a plus d’un an.A l’origine de l’enquête « pour tentative d’escroquerie et faux », il y a une soirée dans un casino au Maroc, fin 2011. Thomas Fabius aurait laissé une fausse montre de valeur en gage à l’établissement de jeux. Une plainte a été déposée et l’enquête confiée à la police judiciaire. Au cours de leurs investigations, les policiers découvrent petit à petit les activités financières de Thomas Fabius : sa société de consulting, la passion pour les jeux d’argent d’un homme interdit de casino sur le territoire français. Selon les informations recueillies par Europe 1, dès le printemps dernier, Tracfin aurait transmis un renseignement sur Thomas Fabius à la justice. Et c’est quelques semaines plus tard, en juin, le fils de Laurent Fabius achète ce somptueux appartement. Autant d’éléments troublants qui incitent le parquet de paris à poursuivre son enquête préliminaire pour faire toute la lumière sur cette affaire.

 

Le retour de Hollande à Florange : c’est pas pour demain !

Le retour de Hollande à Florange : c’est pas pour demain !

On attend toujours le retour promis de Hollande à Florange, ce ‘est sans doute pas pour demain. Deux raisons, la première c’est que l’accord avec Mittal passe mal sur place, la seconde c’est que la situation sociale va encore se dégrader en France et que l’accueil risque d’être assez froid. Hollande cherche le bon moment pour respecter sa promesse pour se réconcilier un peu avec ce « peuple de gauche ».  Hollande cherche donc la bonne fenêtre de tir pour se rendre sur le site ArcelorMittal de Florange. Là où il s’était engagé, le 24 février 2012, juché sur une camionnette, à «une proposition de loi qui dirait : quand une grande firme ne veut plus d’une unité de production, mais ne veut pas non plus la céder, nous en ferions obligation, pour que des repreneurs viennent et puissent donner une activité supplémentaire». Là où les salariés, furieux de l’arrêt des hauts-fourneaux alors qu’Arnaud Montebourg avait brandi l’arme de la nationalisation temporaire, fustigent depuis de longs mois la «trahison» de la gauche.  Sauf coup de théâtre, le président ne devrait pas effectuer ce déplacement avant la trêve estivale, assurent plusieurs sources, démentant les rumeurs. «Ce n’est pas dans les radars immédiats», assure l’une d’elles, parlant d’une «cible mouvante». La proposition de loi sur laquelle planchent à partir d’aujourd’hui les députés n’est pas jugée comme étant le bon point d’appui : puisqu’elle n’oblige plus à vendre un site, elle n’aurait pu s’appliquer à Florange. Ce qui paraît en revanche certain, c’est que François Hollande se rendra en Moselle avant la fin de l’année pour honorer une autre promesse. «Dans six mois, dans un an, je retournerai à Florange», a-t-il confié au « Point » en décembre, jugeant «regrettable» que «le bon résultat de la négociation» ait «donné le sentiment de ne pas avoir atteint son objectif».

 

Une Renault à 5000 euros, mais pas en France !

Une Renault à 5000 euros, mais pas en France !

 

Renault « dévoilera au prochain salon de New Delhi, en février 2014, le concept de sa future voiture de la gamme A-Entry, autour de 5.000 euros », selon une source interne du constructeur automobile français. Cette petite berline à très bas coûts pour pays émergents « sera produite à Chennai, en Inde ». Elle a été conçue « sur une une toute nouvelle plate-forme » et sera « destinée à l’Asie », dans un premier temps du moins. Elle pourrait être fabriquée ultérieurement au Brésil, mais « il n’y a pas de décision à ce stade », selon nos informations. En revanche, l’arrivée de cette petite voiture (de la taille d’une Renault Twingo, mais totalement différente de la Twingo européenne) « n’est pas prévue en Europe ». Même si d’aucuns, chez Renault, avaient évoqué récemment devant nous l’hypothèse d’un lancement sur le Vieux continent sous la marque roumaine Dacia. La future petite Renault « A Entry » se situera dans une zone tarifaire encore inférieure à celle des actuelles Dacia-Renault de la gamme « Entry », telles les fameuses Logan (à partir de 7.700 euros en France) et Sandero. Au départ, la Logan devait toutefois coûter, dans sa version de base, 5.000 euros.Nissan a dévoilé pour sa part, ce lundi,  son propre modèle à très bas coûts, qui préfigure d’ailleurs la future Renault.  La  nouvelle Datsun Go inaugure une nouvelle marque spécifique, Datsun, réservée par Nissan à ses modèles à bas prix. La Go est annoncée à moins de 400.000 roupies (5.200 euros) en Inde. Le lancement de cette petite Go à cinq portes devrait intervenir en Inde début 2014. Elle sera commercialisée ensuite en Russie, en Indonésie et en Afrique du sud.

Cahuzac : celui qui l’a dénoncé en prison

Cahuzac : celui qui l’a dénoncé en prison

 

Pierre Condamin-Gerbier, ex-cadre de la banque suisse Reyl & Cie et témoin-clé dans l’enquête sur l’affaire Jérôme Cahuzac, du nom de l’ancien ministre du Budget français soupçonné de fraude fiscale, a été arrêté en Suisse, a annoncé samedi le ministère public de la Confédération helvétique. Pierre Condamin-Gerbier a été arrêté 5 juillet et « se trouve actuellement en détention préventive« , a précisé dans un mail envoyé à l’AFP le parquet suisse qui « a ordonné l’ouverture d’une instruction pénale » à son encontre. Selon les sites internet du Point et de la Tribune de Genève, son arrestation est intervenue peu après son retour de France, après son audition par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur d’éventuels dysfonctionnements du gouvernement dans le dossier d’évasion fiscale de l’ancien ministre du Budget. Pierre Condamin-Gerbier avait annoncé le 3 juillet devant la commission avoir transmis à la justice une liste d’hommes politiques français détenant un compte en Suisse. Le Point.fr écrit que l’ancien employé de la banque privée Reyl & Cie, qui abritait le compte de Jérôme Cahuzac, a été interpellé à Saint-Prex, dans le canton de Vaud, où il réside, le 5 juillet et que sa détention provisoire a été prolongée quatre jours plus tard. Le ministère public de la Confédération a confirmé l’information à la Tribune de Genève, qui indique que Pierre Condamin-Gerbier « est en détention préventive et une instruction pénale a été ouverte contre lui« . « On l’accuse en particulier de ‘service de renseignement économique’, autrement dit d’avoir transmis à des tiers des données bancaires« , indique le journal. Dans un communiqué diffusé samedi, la banque Reyl & Cie annonce avoir déposé une plainte contre Pierre Condamin-Gerbier pour vol, falsification de document et violation du secret professionnel et commercial.  »Les nombreuses déclarations mensongères maintenues en dépit des démentis catégoriques de la Banque, la falsification d’un mémorandum interne de Reyl Private Office, et sa remise à un média français, n’ont laissé d’autre choix à la Banque que de sortir de sa réserve et d’agir à l’encontre de Pierre Condamin-Gerbier« , indique l’établissement. La banque suisse Reyl & Cie a réaffirmé la semaine passée qu’elle ne comptait aucun homme politique français parmi ses clients.

 

Retraites- Medef : non à l’augmentation des cotisations

Retraites- Medef : non à l’augmentation des cotisations

Le nouveau patron des patrons a été reçu comme les autres partenaires sociaux par Jean-Marc Ayrault, qui mène à Matignon un premier cycle de concertations sur les retraites. Un texte sera ensuite proposé « le 18 septembre », selon M. Gattaz.   »Il y a de moins en moins d’actifs pour financer et de plus en plus de retraités. Il faut mathématiquement augmenter les annuités et l’âge légal de départ à la retraite », a déclaré à la presse M. Gattaz à l’issue de l’entretien avec le Premier ministre.   »Ce que nous avons proposé, c’est d’augmenter de 41,5 annuités à 43 en 2020 et de 62 à 63 l’âge de départ à la retraite à l’horizon 2020, puis de 63 à 65 ans à l’horizon 2040″, a précisé le successeur de Laurence Parisot.   »Ce que nous avons aussi rappelé, c’est que les marges des entreprises françaises sont extrêmement faibles », a-t-il ajouté. Dans ces conditions, « il n’est pas possible et imaginable d’augmenter encore les cotisations sociales », a mis en garde le président du Medef.   »Il faut faire attention de ne pas surcharger, surtaxer » des entreprises françaises déjà « exsangues », a-t-il enchaîné.  Une hausse des cotisations figure pourtant parmi les pistes envisagées par le gouvernement, selon le président de la CFTC Philippe Louis.  Selon M. Gattaz, M. Ayrault « a écouté (…) il est en train de se faire une opinion, il a conscience de la situation difficile de l’économie française ».  Reçu peu après, le président de l’UPA (artisans) Jean-Pierre Crouzet s’est lui aussi prononcé contre toute hausse des cotisations qui « pénaliserait », selon lui, l’embauche dans les entreprises. Mais il « n’a pas ressenti de propositions dans ce sens-là » du côté du gouvernement, a-t-il ajouté après sa rencontre avec M. Ayrault.

 

Hollande : une dérive bonapartiste qui conduit à Waterloo

Hollande : une dérive bonapartiste qui conduit à Waterloo

 

De toute évidence une grande partie de la France soutient la monarchie républicaine qui caractérise notre démocratie. Mais de proche en proche (et surtout depuis le quinquennat), la dérive Bonapartiste est certaine. La dialectique de Hollande était claire dès le départ «  moi, président, moi président ». Depuis, ses déclarations sont truffées de  « je, je ». En fait ce qui avait été dénoncé chez Sarkozy devient la norme. Il ne se passe pas un jour sans que Hollande fasse une déclaration, intervienne sur tout et sur rien. Ayrault est renvoyé à un rôle subalterne, pire que celui de Fillon.  Mais cet interventionnisme tous azimuts nuit à la clarté du message et brouillent nettement le cap suivi. Deux raisons à cela ;  la crise évidemment  qui exacerbent les contradictions de tous ordres (sociales, économiques financières, environnementales). Hollande tient en fait deux discours un discours à usage interne sur le plan économique et social et un autre à Bruxelles où finalemenet il suit simplement les orientations de la commission et de Merkel. Dernier exemple en date qui frise le ridicule : sa volonté d’interrompre les discussions Europe-Etats Unis sur l’accord de libre échange suite à la question de l’espionnage. Son intention aura duré à peine plus de 24heures et finalemenet il a du se coucher une fois de pu devant Merkel. Du coup c’est à l’intérieur qu’il tente vainement de faire valoir son autorité qu’il confond avec autoritarisme. Le vidage de Batho est à cet égard très significatif ; il tape sur une personnalité qui ne représente pas grand-chose politiquement. La seconde raison c’est bien sûr son impopularité dramatique après seulement un an de mandat. Les positions se durcissent car il doit apparaitre comme celui qui oriente, qui gère qui décide. A cela il faut ajouter les méfaits des politiques de com. de l‘Elysée qui font du président la reine des abeilles mais une reine des abeilles qui ne sort pas de son bunker culturel de l’Elysée où la cour l’encourage dans sa solitude pathétique du pouvoir. Hollande ne se rend pas compte que plus il parle, plus il s’enfonce dans ses contradictions ; sa dérive Bonapartiste le conduira inévitablement vers Waterloo.

Sondage croissance : les particuliers ne croient pas à la reprise

Sondage croissance  : les particuliers ne croient pas à la reprise

Après une amélioration parallèle qui avait caractérisé tout le mois de mai, nous faisant conclure que la période de contraction de l’activité était terminée, la confiance des ménages et celle des entreprises ont connu des trajectoires quelque peu différentes au cours du mois de juin. L’une est plutôt décevante : c’est la confiance des particuliers, qui a plafonné tout le mois de juin voire s’est légèrement érodée sur les derniers jours. Clairement, c’est une fois de plus l’évolution du sentiment des Français sur la situation du logement qui a été le moteur de leur humeur générale.  Très favorablement orienté dans la deuxième quinzaine de juin, au rythme des annonces de baisse de prix et de taux d’intérêt toujours bas, le sentiment des Français sur l’immobilier s’est dégradé depuis le début juillet, principalement sous l’effet de l’annonce de l’encadrement des loyers qui laisse propriétaires et locataires sceptiques. Cette tendance est malheureusement suffisamment forte pour masquer la tendance à l’amélioration sur le pouvoir d’achat et la consommation. Peut-être l’effet soldes ? La deuxième tendance est en revanche assez encourageante, puisqu’elle confirme l’amélioration du moral des chefs d’entreprise, toujours tirée par un sentiment plus favorable sur les stocks et sur la dureté de la crise. Reste qu’il est encore trop tôt pour parler de reprise, en témoigne la fragilité des indicateurs relatifs à l’embauche et à la situation financière des sociétés.

IBM: 700 emplois à Lille mais 700 licenciements en France

IBM: 700 emplois à Lille mais 700 licenciements en France

 

Le géant américain de l’informatique IBM a annoncé lundi l’ouverture d’un nouveau centre de services à Lille, qui doit permettre la création de 700 emplois dans les trois à cinq ans, dont près de 200 dès la première année. Le ministre du Redressement productif, qui a confirmé l’information, s’est rendu sur place aux côtés de la maire de Lille Martine Aubry et du président d’IBM France, Alain Bénichou. « L’Etat n’a pas donné d’argent public dans ce dossier », a précisé Arnaud Montebourg, ce qui ne l’a pas empêché de se féliciter d’une telle arrivée. « IBM a choisi la France parce que nous avons des atouts incomparables », s’est-il réjoui. Le président d’IBM France a notamment souligné la qualité de « l’école mathématique » française. IBM compte recruter et former des jeunes globalement de niveau bac+2/3, mais aussi des profils plus expérimentés, notamment dans les domaines du développement d’application ou de l’intégration système. Une session de recrutement sera organisée le 11 juillet sur le site.  IBM, qui emploie 9 700 salariés en France, a annoncé fin mai la suppression d’environ 700 postes dans le pays en 2013, une restructuration sans « justification économique » pour les syndicats qui dénoncent « un plan boursier ».

Tapie : scandale d’Etat de Mitterrand à Sarkozy

 Tapie : scandale d’Etat de Mitterrand à Sarkozy

Laurent Mauduit*

 

Mis en difficulté avec l’affaire Cahuzac, les socialistes ont trouvé avec le scandale Tapie une opportunité de contre-attaque pour dénoncer l’affairisme qui avait cours sous le précédent quinquennat. En chœur, tous les hiérarques de la Rue de Solferino dénoncent donc à qui mieux mieux cette « affaire d’Etat ».  Ils se font un malin plaisir de souligner qu’elle va nécessairement éclabousser Nicolas Sarkozy, à l’origine des instructions qui ont conduit au désormais célèbre arbitrage et aux 403 millions d’euros perçus sans doute indûment par Bernard Tapie.  Au risque de jouer les rabat-joie, il faut pourtant dire les choses telles qu’elles sont : les dignitaires socialistes n’ont aucune raison de tirer la couverture à eux et de s’attirer les mérites de ce spectaculaire épilogue judiciaire qui est en train de se jouer, avec la mise en examen de l’un des arbitres pour «escroquerie en bande organisée».  D’abord parce qu’ils n’ont pas joué les premiers rôles dans la bataille pour que la vérité finisse par émerger – le président du MoDem, François Bayrou, a manifesté une pugnacité autrement plus remarquable. Et puis, surtout, les socialistes ont une part de responsabilité dans cette histoire stupéfiante, qu’il est opportun de ne pas oublier.  En quelque sorte, Bernard Tapie fait le pont entre les aspects les plus sombres du mitterrandisme et les traits les plus saillants du sarkozysme. Ou, si l’on préfère, c’est un formidable révélateur de l’affairisme qui avait cours sous le premier, et qui s’est encore accentué sous le second. L’histoire de Bernard Tapie peut en effet se résumer à ce sidérant raccourci : le scandale, c’est sous François Mitterrand qu’il a commencé, et c’est sous Nicolas Sarkozy qu’il s’est achevé.  Sa bonne fortune, c’est, de fait, sous le second septennat de François Mitterrand que Bernard Tapie a commencé à la connaître. D’abord parce que les socialistes ont pris à l’époque la responsabilité de le présenter sous les traits d’un entrepreneur modèle, au point de faire de lui un ministre, alors qu’il n’était qu’un aventurier sans trop de scrupule de la vie financière, jouant en permanence sur le registre du populisme.  Mais il y a encore beaucoup plus grave que cela. C’est que Bernard Tapie a tiré financièrement avantage de cette courte échelle que lui ont faite les socialistes. L’homme d’affaires se présente en effet souvent en victime et fait valoir qu’il aurait été floué par le Crédit lyonnais lors de la revente du groupe Adidas, mais la vérité est tout autre. S’il n’avait pas été protégé par François Mitterrand, il n’aurait jamais profité des bonnes grâces du Crédit lyonnais, qui était à l’époque une banque nationalisée.

 

On oublie trop souvent que Bernard Tapie n’a jamais engagé le moindre argent personnel – pas un seul centime - lors de sa prise de contrôle, en juillet 1990, du groupe Adidas : c’est la banque publique qui a financé l’opération, en lui faisant un prêt de 1,6 milliard de francs sur deux ans ; prêt que Bernard Tapie n’a jamais été capable de rembourser. Or, deux ans plus tard, après déjà bien des péripéties, si la banque, à l’époque dirigée par Jean-Yves Haberer, avait été un établissement normal ; si l’Elysée n’avait pas fait comprendre que Bernard Tapie était sous sa protection et allait bientôt redevenir ministre, l’histoire se serait arrêtée là.

Le Crédit lyonnais aurait fait jouer les nantissements dont il disposait sur les titres Adidas de Bernard Tapie, et il n’y aurait pas eu de litige commercial les années suivantes. Et il n’y aurait pas eu non plus d’arbitrage seize ans plus tard.

En somme, Bernard Tapie a profité d’un traitement de faveur indigne d’une démocratie, en 1992, parce qu’il était l’un des protégés de François Mitterrand. Et c’est grâce à cela, sans jamais avoir investi le moindre sou dans Adidas, qu’il a pu, longtemps après, intriguer dans les coulisses du pouvoir sarkozyste.

 

A bon droit, on peut donc juger sévèrement cette histoire d’arbitrage, dont Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde ont pris l’initiative en 2007. Très sévèrement, surtout si la justice arrive à étayer ce qui est aujourd’hui sa suspicion, à savoir que toute la procédure n’a été, en réalité, qu’une invraisemblable «escroquerie», conduite par une «bande organisée» qui pourrait avoir des ramifications jusqu’à l’intérieur même de l’Etat.

Mais il ne faut donc pas perdre de vue que ce scandale trouve sa source dans d’autres dérives, celles qu’ont connues les socialistes au début des années 90. Epoque passablement glauque ! C’étaient les «années-fric», les années de «l’argent fou», éclaboussées par une cascade de scandales, du délit d’initiés de Pechiney-Triangle jusqu’aux détournements d’Elf.  De cette époque lointaine, où Bernard Tapie était le protégé de l’Elysée, il reste d’ailleurs des traces. Car, aujourd’hui encore, quelques socialistes lui sont restés fidèles et défendent sa cause. A commencer par le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui intrigue en permanence en sa faveur.  En quelque sorte, Bernard Tapie est un trait d’union entre deux époques détestables, où la démocratie était anémiée et l’affairisme, prospère. En sommes-nous vraiment sortis ?

* laurent.mauduit@mediapart.fr

 

Une lettre de totale soumission de Lagarde à Sarkozy ; pathétique !

Une lettre de totale soumission de Lagarde à Sarkozy ; pathétique !

En perquisitionnant le domicile de Christine Lagarde, le 20 mars dernier, les enquêteurs en charge de l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais ont mis la main sur une lettre manuscrite de l’ancienne ministre, révèle lundi Le Monde. La missive, non datée mais destinée à Nicolas Sarkozy, ressemble à ce que le quotidien appelle un « serment d’allégeance ». Celle qui fut d’abord ministre de l’Agriculture puis ministre de l’Economie de l’ancien chef de l’Etat lui assure, en le tutoyant et « très brièvement et très respectueusement, sa fidélité et son dévouement. En cinq points, l’actuelle directrice générale du Fonds monétaire international, veut se montrer digne de toute confiance : 

« 1) Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France.

2) J’ai fait de mon mieux et j’ai pu échouer périodiquement. Je t’en demande pardon.

3) Je n’ai pas d’ambitions politiques personnelles et je n’ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile comme nombre de ceux qui t’entourent dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable.

4) Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting.

5) Si tu m’utilises, j’ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d’être inefficace, sans soutien je risque d’être peu crédible.

Avec mon immense admiration.

Christine L. « 

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