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Poutine a tué Navalny

Poutine a tué Navalny
De façon délibérée -et comme souvent- Poutine a tué son principal opposant. Le crime d’un dictateur fou et corrompu qui n’a surtout pas admis la dénonciation de Navalny relative aux détournements de fonds notamment l’ invraisemblable palais d’un 1.7 hectares et de près de 2 milliards de Poutine. Et d’une façon générale le détournement de fonds de tous les apparatchiks du régime. Ce crime démontre la lâcheté mais aussi la fébrilité voir la peur de Poutine, véritable nouveau Staline qui tue à petit feu ses opposants et son peuple.

 

Comme d’habitude les autorités russes multiplie les mensonges à propos de cet assassinat. Navalny serait mort d’une maladie subite alors qu’il était apparu la veille encore en relative bonne santé dans une vidéo.

Cet assassinat intervient dans le cadre d’une campagne présidentielle encore plus tendue que d’habitude et où le moindre candidat est éliminé dès le départ.

Ce crime a suscité des réactions de la quasi-totalité des pays démocratiques tandis que l’étrange agglomérat du Sud global n’osait pas faire le moindre commentaire sans doute pour protéger leurs propres dictature et-ou leur propre entorse à la démocratie.

L’Union européenne notamment tient également «le régime russe» pour «seul responsable de la mort tragique» d’Alexeï Navalny, a affirmé le président du Conseil européen, Charles Michel. Il «s’est battu pour les valeurs de la liberté et de la démocratie. Pour ses idéaux, il a fait le sacrifice ultime (…). Les combattants meurent, mais le combat pour la liberté ne s’arrête jamais», a indiqué Charles Michel dans un message sur X.

Trump condamné à près de 35o millions de dollars d’amende pour fraudes

États-Unis : Donald Trump condamné à près de 35o millions de dollars d’amende pour fraudes

 

La justice a condamné l’ancien président à 35o millions d’amendes et explique comment Trump a systématiquement truqué les valeurs de certaines de ses propriétés  pour obtenir des prêts à des taux préférentiels.

 

Trump, dont les apparitions au procès ont donné lieu à des sorties tumultueuses, a qualifié le verdict de «fumisterie». Dans un communiqué, il a attaqué le procureur démocrate Letitia James «raciste et corrompue»«le juge véreux Engoron» et «un jugement illégal et anti-américain contre moi, ma famille et mon incroyable entreprise». «Il n’y a pas eu de victimes, pas de dommages, pas de plaintes. Il n’y a eu que des banques et des compagnies d’assurance satisfaites», a affirmé Trump.

 

Pour le pluralisme à la télévision

Pour le pluralisme à la télévision

Dans une tribune au « Monde », l’économiste spécialiste des médias Julia Cagé
salue la décision du Conseil d’Etat contraignant l’Arcom à mettre en place un contrôle plus strict du pluralisme de l’information sur toutes les chaînes, notamment CNews. Et propose quelques pistes pour relever ce défi démocratique.

Le 13 février, le Conseil d’Etat a rendu une décision qui fera date dans l’histoire du pluralisme des médias en France. Saisi par Reporters sans frontières, à la suite d’un refus de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) d’agir contre les manquements de CNews en matière de pluralisme de l’information, le Conseil d’Etat a jugé que, pour apprécier le respect par une chaîne de télévision du pluralisme de l’information, le régulateur devait prendre en compte la diversité des courants de pensée et d’opinions représentés par « l’ensemble » des participants aux programmes diffusés – c’est-à-dire par tous les chroniqueurs, animateurs et invités –, et pas uniquement le temps d’intervention des personnalités politiques.

C’est un changement majeur par rapport aux pratiques actuelles de l’Arcom. Et ce changement est essentiel, car il va – enfin – permettre d’assurer en France le respect du pluralisme politique par les chaînes de télévision.

Rappelons pour commencer que le pluralisme des médias a aujourd’hui un rang d’objectif à valeur constitutionnelle. A la télévision, il s’agit d’assurer que les citoyens soient correctement informés et puissent faire des choix démocratiques pleinement éclairés. Ce qui suppose une juste représentation des différents courants d’expression socioculturels (ce que l’on appelle le « pluralisme interne ») ; malgré tous les progrès technologiques et la multiplication des supports, nombreux sont encore, en effet, les téléspectateurs qui ne regardent qu’une seule chaîne pour s’informer.

Or comment ce pluralisme était-il mesuré jusqu’à présent ? En ne prenant en compte que les temps d’intervention des personnalités politiques, c’est-à-dire pour l’essentiel des élus et des candidats à des élections. Ce qui, très concrètement, impliquait par exemple que, jusqu’en septembre 2021, le temps de parole d’un Eric Zemmour n’était pas comptabilisé. Ce qui a pu également conduire Roch-Olivier Maistre, président de l’Arcom, à dire tout à la fois lors d’une conférence il y a un an que CNews respecte « strictement le pluralisme politique » et « se rapproche d’une chaîne d’opinion ».

Comment peut-on respecter – qui plus est « strictement » – le pluralisme politique et être une chaîne d’opinion ? De toute évidence, le thermomètre était depuis longtemps cassé, et l’Arcom se refusait à le réparer. Il suffisait pourtant de regarder la réalité de ce que CNews diffusait. Comme nous l’avons montré dans nos travaux de recherche avec Camille Urvoy, Nicolas Hervé et Moritz Hengel, la reprise en main du groupe Canal+ par Vincent Bolloré a en effet conduit, d’une part, sur CNews (pourtant supposément chaîne d’information), à la hausse du temps d’antenne consacré aux talk-shows, au détriment des programmes d’information, et, d’autre part, à une augmentation du nombre d’invités prétendument « non politiques » – c’est-à-dire dont la parole n’était pas décomptée – et qui tenaient pourtant ouvertement des propos au service de la croisade idéologique de Vincent Bolloré. Avec, en particulier, une hausse sans précédent du temps de parole des invités à la droite de la droite. Une pratique parfaitement assumée qui permettait ainsi à la chaîne de devenir d’opinion tout en s’en tenant – du point de vue de l’Arcom – à son cahier des charges …

France : Droit du sol en cause à Mayotte … et partout ailleurs

France: Droit du sol en cause à Mayotte … et partout ailleurs

Pour régler la question des vagues migratoires, le gouvernement par la voix du ministre de l’intérieur n’hésite plus à remettre en cause le droit du sol à Mayotte. Le problème est à la fois juridique et politique. Juridique, parce qu’il nécessite une révision de la constitution qui n’est pas forcément assurée et politique, car passer du droit du sang au droit du sol à Mayotte va ouvrir le débat non seulement sur les territoires d’outre-mer mais y compris en France. Un vrai débat de société avec des positions qui seront nécessairement tranchées.

Gérald Darmanin a donc annoncé la fin du droit du sol à Mayotte. «Nous sommes là pour apporter des réponses, a assuré le ministre de l’Intérieur. Nous avons pris une décision radicale, dans le cadre d’une révision constitutionnelle. Il ne sera plus possible de devenir français si on n’est pas un enfant de parents français.» L’objectif: réduire significativement l’attractivité du territoire pour les migrants venus d’Afrique.

En parallèle, une nouvelle opération «d’ampleur» pour lutter contre l’immigration illégale et la délinquance sera lancée, a promis le ministre de l’Intérieur, arrivé avec 15 militaires du GIGN pour une opération «coup de poing». L’occasion de rappeler par ailleurs qu’il y a «plus de policiers et de gendarmes à Mayotte qu’il y en a à Lille, Lyon et Marseille réunis».

En s’appuyant sur les nouvelles mesures de la loi immigration, qui a durci les conditions de regroupement familial à Mayotte, le gouvernement espère également réduire de «90 % les titres de séjour».

Michelin : Bénéfices en hausse à 3,6 milliards d’euros

Michelin : Bénéfices en hausse à 3,6 milliards d’euros

Il se confirme évidemment que les grandes société ont finalement profité de l’inflation et cela en dépit du tassement de la croissance. En clair ils ont rajouté des hausses indues à l’évolution de l’inflation générale. Après Total, après d’autres Michelin affiche donc un résultat en progression. Michelin doit aussi son résultat à une certaine diversification et cela dans un champ international.

Un bénéfice opérationnel record en 2023, à 3,6 milliards d’euros, en hausse de plus de 5% par rapport à 2022. L’Ebitda (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) progresse quant à lui de 4%, à 5,5 milliards d’euros, et la marge opérationnelle augmente légèrement de 0,7 point, à 12,6%. Et ce, malgré une diminution de la vente des pneus de 4,7% et un effet de change négatif de 2,9% de l’euro qui baissent le chiffre d’affaires du groupe de 0,8% cette année, à 28,3 milliards d’euros.

Cette rentabilité s’explique par les autres activités de Michelin, en hausse de 10%, où l’entreprise s’applique davantage de marges.

Pour 2025, Michelin anticipe une hausse plus importante de son résultat grâce aux bénéfices de sa restructuration. En novembre, l’entreprise française a ainsi supprimé deux usines en Allemagne et 1.500 emplois. De plus, le groupe va lancer un programme de rachat d’actions, qui pourrait représenter jusqu’à 1 milliard d’euros sur la période 2024-2026.

Bayrou qui a fait Macron…. Humilié par Macron

Bayrou qui a fait Macron…. Humilié par Macron

Ce qui vient de se passer au sein pouvoir constitue sans doute une rupture historique au sein de la majorité. Pour résumer ,Bayrou qui a fait Macron va sans doute le défaire et même envisager sa propre candidature aux élections de 2027.

Il faut se rappeler que le soutien de Bayrou a été le plus déterminant pour donner du crédit et sa dynamique à la victoire de Macon. Sans Bayrou, Macron n’aurait jamais été président de la république.

Le problème, c’est que progressivement Macron s’est éloigné du MoDem pour se rapprocher des orientations des Républicains et même en privilégiant le recrutement à droite. Une attitude particulièrement humiliante pour Bayrou auquel on accorde à peine un ministère dans le nouveau gouvernement.

Il ne s’agit pas seulement d’une insatisfaction liée à la position ridicule du MoDem dans le gouvernement, il s’agit aussi d’un tournant politique. Bayrou ne veut plus cautionner le virage totalement à droite ; il conteste en même temps le caractère totalement monarchique de ce pouvoir par ailleurs à bout de souffle.

Fin politique, François Bayrou sait aussi que c’est sans doute le bon moment pour opérer une rupture dans la perspective de 2027. L’objectif est de redonner de la crédibilité à un courant politique étouffé par les contradictions de la majorité et du premier d’entre à savoir le président.

François Bayrou a été doublement humilié. D’abord par une procédure juridique sans fondement mais qu’on a fait durer à dessein pour le paralyser politiquement. Maintenant libéré de ce poids scandaleux, l’humiliation continue puisqu’on lui refuse en fait le moindre ministère un peu important. Alors que Macron n’hésite pas à nommer dans les plus hautes fonctions de l’État de parfaits inconnus y compris au passé douteux.

Évidemment Bayrou ne va pas rejoindre les « insoumis » ou le Front National mais il va pourrir la vie du gouvernement et notamment prendre le contrôle d’abord à l’Assemblée nationale.

Avec la prise de distance de Bayrou vis-à-vis du pouvoir, on peut considérer d’ores et déjà que Macron est mort politiquement. Il ne pourra que sortir quelques décrets et les grands projets, les grandes réformes seront rangées pour un grand moment dans les tiroirs.

Pour compenser Macron va encore davantage s’agiter médiatiquement mais comme un pantin pathétique.

Droit du sol en cause à Mayotte … et ailleurs

Droit du sol en cause à Mayotte … et ailleurs mais peine à apaiser la colère

Pour régler la question des vagues migratoires, le gouvernement par la voix du ministre de l’intérieur n’hésite plus à remettre en cause le droit du sol à Mayotte. Le problème est à la fois juridique et politique. Juridique, parce qu’il nécessite une révision de la constitution qui n’est pas forcément assurée et politique, car passer du droit du sang au droit du sol à Mayotte va ouvrir le débat non seulement sur les territoires d’outre-mer mais y compris en France. Un vrai débat de société avec des positions qui seront nécessairement tranchées.

Gérald Darmanin a donc annoncé la fin du droit du sol à Mayotte. «Nous sommes là pour apporter des réponses, a assuré le ministre de l’Intérieur. Nous avons pris une décision radicale, dans le cadre d’une révision constitutionnelle. Il ne sera plus possible de devenir français si on n’est pas un enfant de parents français.» L’objectif: réduire significativement l’attractivité du territoire pour les migrants venus d’Afrique.

En parallèle, une nouvelle opération «d’ampleur» pour lutter contre l’immigration illégale et la délinquance sera lancée, a promis le ministre de l’Intérieur, arrivé avec 15 militaires du GIGN pour une opération «coup de poing». L’occasion de rappeler par ailleurs qu’il y a «plus de policiers et de gendarmes à Mayotte qu’il y en a à Lille, Lyon et Marseille réunis».

En s’appuyant sur les nouvelles mesures de la loi immigration, qui a durci les conditions de regroupement familial à Mayotte, le gouvernement espère également réduire de «90 % les titres de séjour».

2024: vague de faillites à venir

2024: vague de faillites à venir

L’économiste Ruben Nizard, en charge de l’Amérique du Nord chez Coface, revient en détail dans « La Tribune ». Il prévoit une croissance encore plus molle en 2024 et surtout une vagues de faillites

À quoi faut-il s’attendre pour la croissance mondiale en 2024 ?

RUBEN NIZARD- L’économie mondiale se dirige vers « un soft landing » en 2024. La croissance du PIB est estimée à 2,6% en 2023 et 2,2% en 2024. Le ralentissement ne devrait pas être catastrophique. Avant la pandémie, la croissance était en moyenne autour de 3% sur la décennie 2010-2020. Les États-Unis ont surpris à la hausse. Les chiffres du second semestre 2023 ont été extraordinaires. La politique monétaire affecte progressivement consommateurs et entreprises. La baisse du crédit a pesé sur l’investissement des entreprises. Mais il n’y a pas eu d’effondrement. Chez les ménages, il y a des signes de ralentissement.

En Europe, aucun rebond significatif n’est attendu. Les indicateurs récents en Allemagne sont restés moroses. En France, la croissance devrait rester lente en 2024. En Chine, la transition économique risque d’être encore difficile. En revanche, l’Inde devrait surperformer cette année.

L’inflation a marqué le pas dans la plupart des pays. Pour autant, les banques centrales n’ont pas l’intention de baisser les taux rapidement. Quelles sont les perspectives d’inflation dans les pays avancés ?

Le ralentissement de l’inflation dans les pays avancés est sans doute plus rapide que prévu. Le retour vers la cible des 2% en 2024 semble être le scénario central. La baisse des prix de l’énergie a fortement contribué à ce coup de frein. En 2024, les inquiétudes sur les prix du gaz sont en baisse. Sur le marché du pétrole, il y a plus de volatilité en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Nous tablons sur un baril à 85 dollars sur l’année. La demande a ralenti dans la plupart des pays avancés. Les marchés du travail ne montrent pas de risques de boucle prix-salaires.

Les banques centrales gardent une attitude prudente. Les marchés ont parié des baisses de taux agressives. Mais cinq ou six baisses de taux cette année nous paraissent beaucoup. Les banques centrales ne veulent pas revenir trop tôt à des politiques monétaires accommodantes en raison des craintes de résurgence des prix. L’assouplissement monétaire aux États-Unis pourrait avoir lieu en milieu d’année et un peu plus tard en Europe.

Avec le ralentissement de l’économie et des politiques budgétaires plus restrictives en Europe, doit-on s’attendre à une hausse des faillites d’entreprises en 2024 ?

Oui, la hausse des faillites fait partie de notre scénario central. Dans beaucoup de pays avancés, le retrait des mesures de soutien et des moratoires sur les procédures avaient entraîné une normalisation des défaillances. En France et aux Royaume-Uni, les défaillances sont déjà au dessus de leur niveau de 2019. Avec des conditions financières plus compliquées et des remboursements de prêts garantis par l’État, on peut s’attendre à une poursuite des hausses en Europe. On ne s’attend pas non plus à un tsunami.

En Europe, la colère des agriculteurs s’est propagée dans plusieurs pays. Existe-t-il un risque d’embrasement et de contagion à d’autres secteurs économiques ?

La question des réglementations européennes est revenue dans les mouvements des différents pays. Les accords commerciaux sont également au cœur des revendications des agriculteurs. En France, on parle beaucoup du Mercosur. Mais le Canada et le Royaume-Uni ont également suspendu leurs négociations sur un accord post-Brexit en raison d’un désaccord sur les accès aux marchés. La question des produits phytosanitaires n’est pas nouvelle.

L’agriculture reste un sujet très sensible en raison de sa portée stratégique et symbolique. Il est difficile de prévoir un risque d’embrasement. Les réglementations européennes sont des sujets de crispation entre Bruxelles et les pêcheurs. On l’a vu avec le Brexit. Il y a également un sujet de mécontentement social. L’agriculture est symptomatique. C’est un secteur qui dépend beaucoup des subventions de l’État. Le sentiment de stagnation des niveaux de vie et de détérioration des conditions de travail est très important. Ce sont des revendications que l’on retrouve dans d’autres secteurs comme la Santé ou l’Éducation.


Les tensions en mer rouge ont continué de se propager ces dernières semaines. Quel est l’impact macroéconomique de ces attaques ?

Actuellement, deux fois moins de navires transitent par le Canal de Suez et doivent passer par le cap de Bonne Espérance. Ce détour ajoute entre 10 et 15 jours de trajet. Cela provoque des coûts supplémentaires de transport. Il y a également des répercussions sur les chaînes d’approvisionnement. Tesla et Volvo ont déjà fait des annonces sur des productions mises sur pause pendant plusieurs jours.

Pour l’instant, les transporteurs sont encore loin des niveaux de stress de la pandémie. Mais c’est un point à surveiller. Enfin, il existe un risque inflationniste sur les prix. Depuis l’attaque du 7 octobre 2023, les prix du pétrole avaient baissé. Mais les tensions se cristallisent sur l’approvisionnement en pétrole. La situation au Moyen-Orient est préoccupante. Le risque d’escalade a gagné en intensité ces dernières semaines.

Élections européennes, présidentielle américaine…2024 sera incontestablement une année importante de scrutins. Existe-t-il un risque de vote sanction dans les urnes des deux côtés de l’Atlantique ?

En 2024, plus de 70 pays vont voter sur la planète. Ce sera un record. Certaines élections comme en Russie ne laissent peu de doutes sur l’issue. Aux États-Unis, la hausse du niveau général des prix depuis deux ans alimente une grogne. Les événements de troubles sociaux arrivent souvent un ou deux ans après un choc sur l’activité ou les revenus. Il pourrait y avoir un vote sanction dans ce contexte. Les résultats des élections intermédiaires aux États-Unis ont montré que la participation avait beaucoup bénéficié aux Démocrates. Biden pourrait être favori.

Mais c’est une élection particulière car deux anciens présidents vont s’affronter. Donald Trump se maintient à des niveaux stables dans l’opinion. Biden ne suscite pas d’enthousiasme. Mais le calendrier judiciaire chargé de Donald Trump pourrait peser sur la mobilisation des électeurs. Le clivage entre Républicains et Démocrates ne fait que s’accroître.

Les élections européennes pourraient être un terreau fertile aux partis populistes d’extrême droite ou d’extrême gauche. La colère pourrait se traduire en vote sanction dans les urnes. Les griefs liés à la gestion de la pandémie continuent de peser. Les méfiances à l’égard des institutions persistent. La montée des populismes est une tendance claire.

Électricité :La France exporte à nouveau

Électricité :La France exporte à nouveau

La sécurité d’approvisionnement semble bel et bien revenue, même si les prix ,eux, restent à des niveaux bien supérieurs à ceux de la décennie précédente . Plusieurs raisons à cela la maîtrise par les usagers de la maîtrise de leur consommation électrique. Ensuite une production qui augmente grâce à la remise en état progressive des centrales et une demande internationale toujours significative.

La consommation d’électricité a baissé de 6,9% en 2023 par rapport à la moyenne des 2012-2019, et ce en données corrigées de la météo, pour s’établir à 445 térawattheures (TWh). « En consommation brute, le chiffre est encore plus bas avec une consommation de 438,3 TWh, notamment parce que 2023 a été la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée », ajoute Maïté Jauréguy-Naudin, directrice Statistiques et Données RTE. Pour mémoire, la consommation en données corrigées était de 465 TWh en 2021 et 480 TWh en moyenne dans les années 2010. «Le recul est pour partie imputable à la hausse des prix de l’électricité, notamment dans l’industrie où l’effet de la conjoncture économique est très marqué, ajoute Thomas Veyrenc. Mais une partie des diminutions réalisées est désormais largement ancrée dans les habitudes ».

D’un autre côté, la production d’électricité en France a augmenté de 11% entre 2022 et 2023, pour atteindre 494,3 TWh l’année dernière. Tous les clignotants sont repassés au vert et l’amélioration ne se limite pas au nucléaire. Dans le détail, la production d’électricité nucléaire est passée de 279 TWh en 2022 à 320,4 TWh en 2023. Un net mieux, mais un niveau qui reste inférieur à celui de 2020, avant le début des difficultés industrielles d’EDF liées à la corrosion sous contraintes. « La production nucléaire a engagé son redressement, mais elle demeure encore loin que ses niveaux historiques. Il faut remonter à 1992 – hors 2022 – quand le parc n’était pas encore en pleine puissance pour retrouver un tel niveau », illustre Thomas Veyrenc.

Conséquence de cette amélioration de la production et de la baisse de la consommation, la France est redevenue exportatrice d’électricité, avec 50,1 TWh vendus. Le pays revient à ses niveaux de la précédente décennie mais loin de son record absolu à 77 TWh exportés en 2002. Avec davantage de nucléaire et de renouvelables, les émissions de CO2 nécessaires à la production d’électricité ont chuté de 32% sur un an, pour s’établir à 23,6 millions de tonnes de CO2. Autrement dit, un kWh d’électricité produite en France émet 32 g de CO2 en moyenne, c’est dix fois moins qu’en Allemagne.

Bayrou qui a fait Macron…. va le défaire

Bayrou qui a fait Macron…. va le défaire

Ce qui vient de se passer au sein pouvoir constitue sans doute une rupture historique au sein de la majorité. Pour résumer ,Bayrou qui a fait Macron va sans doute le défaire et même envisager sa propre candidature aux élections de 2027.

Il faut se rappeler que le soutien de Bayrou a été le plus déterminant pour donner du crédit et sa dynamique à la victoire de Macon. Sans Bayrou, Macron n’aurait jamais été président de la république.

Le problème, c’est que progressivement Macon s’est éloigné du MoDem pour se rapprocher des orientations des Républicains et même en privilégiant le recrutement à droite. Une attitude particulièrement humiliante pour Bayrou auquel on accorde à peine un ministère dans le nouveau gouvernement.

Il ne s’agit pas seulement d’une insatisfaction liée à la position ridicule du MoDem dans le gouvernement, il s’agit aussi d’un tournant politique. Bayrou ne veut plus cautionner le virage totalement à droite ; il conteste en même temps le caractère totalement monarchique de ce pouvoir par ailleurs à bout de souffle.

Fin politique, François Bayrou sait aussi que c’est sans doute le bon moment pour opérer une rupture dans la perspective de 2027. L’objectif est de redonner de la crédibilité à un courant politique étouffé par les contradictions de la majorité et du premier d’entre à savoir le président.

François Bayrou a été doublement humilié. D’abord par une procédure juridique sans fondement mais qu’on a fait durer à dessein pour le paralyser politiquement. Maintenant libéré de ce poids scandaleux, l’humiliation continue puisqu’on lui refuse en fait le moindre ministère un peu important. Alors que Macron n’hésite pas à nommer dans les plus hautes fonctions de l’État de parfaits inconnus y compris au passé douteux.

Évidemment Bayrou ne va pas rejoindre les « insoumis » ou le Front National mais il va pourrir la vie du gouvernement et notamment prendre le contrôle d’abord à l’Assemblée nationale.

Avec la prise de distance de Bayrou vis-à-vis du pouvoir, on peut considérer d’ores et déjà que Macron est mort politiquement. Il ne pourra que sortir quelques décrets et les grands projets, les grandes réformes seront rangées pour un grand moment dans les tiroirs.

Pour compenser Macron va encore davantage s’agiter médiatiquement mais comme un pantin pathétique.

Ventes voitures électriques : la chute à prévoir

Ventes voitures électriques : la chute à prévoir

Selon une étude du cabinet Deloitte, seulement 9 % des Français interrogés désirent s’orienter vers un véhicule électrique pour leur prochain achat.

40 % des consommateurs français pensent à acheter un véhicule diesel ou essence comme future voiture, soit la même proportion que l’année dernière.
« 2023 ne nous amène pas vers une trajectoire sécurisée pour 2030 ». C’est la principale conclusion de l’étude réalisée par le cabinet Deloitte sur les consommateurs et le marché automobile. D’après celle-ci, cette année, seulement 9 % des Français envisagent un véhicule électrique comme prochain achat, soit 2 points de plus que l’année dernière.

Pour Deloitte, on a le sentiment que l’on a atteint « un plateau ».

Et la France n’est pas la seule à faire du surplace. En Asie, hors Chine, la part du thermique dans le futur achat de véhicule augmente de quelques points, idem pour l’Allemagne. À noter que l’étude a été réalisée avant l’arrêt brutal des aides pour les voitures électriques en décembre dernier Outre-Rhin, faisant plonger leurs ventes de 47 %.

La plus grande surprise pour le cabinet provient des Etats-Unis, où 67 % des Américains se tourneront vers une voiture à essence ou diesel pour leur prochaine voiture, contre 58 % en 2022.

Discours à l’assemblée d’Attal : trop et pas assez

Discours à l’assemblée d’Attal : trop et pas assez


Comme d’habitude, les médias auront trouvé un certain talent après un grand discours de responsables politiques comme le premier ministre. Il s’agissait là du premier de Gabriel Attal devant l’assemblée nationale. Une double difficulté pour lui d’abord ce discours avait été préempté par Macron lui-même dans sa conférence de presse fleuve récente. En outre, il est apparu clairement que Gabriel Attal s’inscrivait mais de manière détaillée dans les pas du président de la république en déroulant un énorme tapis de mesures en forme d’auberge espagnole et souvent contradictoires. Un discours cependant brillant sur la forme parfois, sportif mais assez vide sur le fond. Exemple quand il termine en disant la nécessité « de regarder vers l’avenir « en fin d’allocution. Exemple encore quand il réaffirme la nécessité aussi de la souveraineté nationale partout. Un vœu pieux qui n’a évidemment aucune chance d’aboutir dans un pays qui se nourrit des échanges internationaux (A qui par exemple va-t-on vendre les avions de Dassault ou les avions d’Airbus ?) dans les deux sens y compris concernant l’agriculture. De grands manques enfin celui concernant la géopolitique, le risque de guerre, la politique industrielle à peine amorcée, la crise du logement et l’islamisme rampant qui menace l’unité du pays

Gabriel Attal a également glissé un mot pour les agriculteurs « qui travaillent matin, midi et soir pour nous nourrir ». Il a mis l’accent sur la nécessité de « reconquérir notre souveraineté française et européenne », vantant notamment la politique de réindustrialisation, puis s’adressant au milieu agricole :

« Nos agriculteurs incarnent des valeurs fondamentales : le travail, l’effort et la liberté d’entreprendre. Notre agriculture est une force et notre fierté. Il doit y avoir une exception agricole française », a-t-il défendu.

Outre le dossier agricole, Gabriel Attal a tenu à répondre aux attentes des classes moyennes, « ceux qui ne peuvent compter que sur leur boulot et ont le sentiment de ne rien recevoir en retour », à l’heure où l’inflation reste supérieure à 3%.

Le Premier ministre a profité de son discours pour cibler les branches professionnelles, dont le salaire minimum est inférieur au Smic.

« Je n’exclus aucune mesure pour y parvenir », a averti le locataire de Matignon. Gabriel Attal a également fait part de son intention de valoriser la « promotion salariale » :

« Je l’assume, il faut désmicardiser la France ! », a-t-il lancé.

« Dès le prochain projet de loi de finances (…) nous commencerons à réformer ce système », a-t-il poursuivi. Plus concrètement, « aujourd’hui, pour augmenter de 100 euros le revenu d’un employé au Smic, l’employeur devra débourser 238 euros de plus », a explicité l’ancien ministre de l’Education nationale.

« Quant au salarié, il perdra 39 euros de prime d’activité, verra sa CSG et ses cotisations sociales augmenter de 26 euros et pourrait payer l’impôt sur le revenu », a-t-il poursuivi.

En bref, « il n’y a quasiment plus aucun intérêt pour quiconque à augmenter un salarié au Smic », a-t-il déploré.

Dans la foulée, Gabriel Attal a, également, rappelé la promesse du chef de l’Etat en janvier de baisser l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes, à hauteur de 2 milliards d’euros dès 2025.

La réforme de l’assurance chômage a, elle aussi, été citée « pour inciter à la reprise d’emploi sans tabou ».

« Nous combattrons également toutes les trappes à inactivité », a ajouté le chef du gouvernement, qui a rappelé que l’exécutif maintenait son « objectif de plein-emploi ».

Une nouvelle étape de la réforme du droit du travail a été actée à l’été, « dans un élan de simplification » a-t-il complété. Toujours dans cette « logique », le Premier ministre a promis de « simplifier les normes » administratives de manière globale.

« Tous les organes et organismes qui ne se seront pas réunis dans les douze derniers mois seront supprimés », a-t-il averti, annonçant par la même occasion le dépôt d’une deuxième loi industrie verte dans les prochains mois.

L’épineuse question du logement n’a pas non plus été oubliée. Au total, cinq mesures ont été rappelées, parfois, sans précisions : la simplification du diagnostic de performance énergétique (DPE) ; simplifier l’accès à Ma Prime Rénov’ ; faciliter la densification ; lever les contraintes sur le zonage ; accélérer les procédures.

« Nous répondrons à cette crise du logement en créant un choc d’offre », a-t-il asséné.

Pour inciter les maires à développer du logement social, « nous allons [leur] donner la main pour la première attribution dans les nouveaux logements sociaux construits sur leur commune », a-t-il poursuivi. Pour ce faire, l’exécutif prévoit de revoir le décompte des logements sociaux que les communes doivent respecter au titre de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU).

« Vous le savez, d’ici 2025, toutes les communes soumises à la loi SRU doivent posséder au moins un quart de logements sociaux sur leur territoire. Nous proposerons d’ajouter pour une part les logements intermédiaires, accessibles à la classe moyenne, dans ce calcul », a détaillé le Premier ministre, qui entend « procéder à des réquisitions pour des bâtiments vides, notamment des bâtiments de bureaux ».

Aux deux-tiers de son discours, Gabriel Attal a mis l’accent sur la tenue des finances publiques, fustigeant les mesures fiscales régulièrement dégainées par l’opposition.

« Nous tiendrons le même cap : repasser sous les 3% de déficit public d’ici 2027, grâce à plus de croissance, plus d’activité et à la maîtrise de nos dépenses ; pas grâce à trop d’impôts », a-t-il soutenu.

« Le préalable du réarmement de la France, c’est la responsabilité budgétaire », a estimé le jeune Premier ministre.

Comme un clin d’œil à la récente décision du Conseil constitutionnel sur la loi immigration, le Premier ministre a réaffirmé la position ferme de l’exécutif sur ce dossier. Dans le même temps, il a promis la « régularisation des médecins étrangers » exerçant en France, pour répondre à la crise du milieu médical, sous pression. Il a annoncé la nomination d’un émissaire, destiné à capter les talents dans ce domaine au-delà des frontières hexagonales.

Au cours de son discours, Gabriel Attal a opté pour une posture sécuritaire, mettant l’accent sur la réinstauration d’une forme d’autorité, notamment pour ceux versant dans la délinquance, au plus jeune âge. « Nous allons geler les avoirs des trafiquants de drogues qui sont identifiés », a-t-il, en outre, ajouté.

Enfin, au terme de son discours, le locataire de Matignon est revenu sur la question écologique. « Je crois que nous ne ferons pas l’écologie contre le peuple, a-t-il jugé, citant les agriculteurs et automobilistes. Nous allons continuer à bâtir ensemble une écologie populaire, à la française. »

Après s’être félicité de la politique de décarbonation de l’industrie – visant les 50 sites les plus polluants -, il a annoncé une mesure équivalente pour les cinquante sites rejetant le plus de plastiques dans les mois à venir. Il a également vanté l’utilisation du nucléaire, tout en développant les énergies renouvelables.

« Nous lancerons un service civique écologique », a-t-il complété, à destination des plus jeunes, souhaitant s’engager pour la planète.

Discours à l’assemblée Attal veut une France « pleinement souveraine » !

Discours à l’assemblée Attal veut une France « pleinement souveraine » !


Comme d’habitude, les médias auront trouvé un certain talent après un grand discours de responsables politiques comme le premier ministre. Il s’agissait là du premier de Gabriel Attal devant l’assemblée nationale. Une double difficulté pour lui d’abord ce discours avait été préempté par Macron lui-même dans sa conférence de presse fleuve récente. En outre, il est apparu clairement que Gabriel Attal s’inscrivait mais de manière détaillée dans les pas du président de la république en déroulant un énorme tapis de mesures en forme d’auberge espagnole et souvent contradictoires. Un discours cependant brillant sur la forme parfois, sportif mais assez vide sur le fond. Exemple quand il termine en disant la nécessité « de regarder vers l’avenir « en fin d’allocution. Exemple encore quand il réaffirme la nécessité aussi de la souveraineté nationale partout. Un vœu pieux qui n’a évidemment aucune chance d’aboutir dans un pays qui se nourrit des échanges internationaux (A qui par exemple va-t-on vendre les avions de Dassault ou les avions d’Airbus ?) dans les deux sens y compris concernant l’agriculture. De grands manques enfin celui concernant la géopolitique, le risque de guerre, la politique industrielle à peine amorcée, la crise du logement et l’islamisme rampant qui menace l’unité du pays

Gabriel Attal a également glissé un mot pour les agriculteurs « qui travaillent matin, midi et soir pour nous nourrir ». Il a mis l’accent sur la nécessité de « reconquérir notre souveraineté française et européenne », vantant notamment la politique de réindustrialisation, puis s’adressant au milieu agricole :

« Nos agriculteurs incarnent des valeurs fondamentales : le travail, l’effort et la liberté d’entreprendre. Notre agriculture est une force et notre fierté. Il doit y avoir une exception agricole française », a-t-il défendu.

Outre le dossier agricole, Gabriel Attal a tenu à répondre aux attentes des classes moyennes, « ceux qui ne peuvent compter que sur leur boulot et ont le sentiment de ne rien recevoir en retour », à l’heure où l’inflation reste supérieure à 3%.

Le Premier ministre a profité de son discours pour cibler les branches professionnelles, dont le salaire minimum est inférieur au Smic.

« Je n’exclus aucune mesure pour y parvenir », a averti le locataire de Matignon. Gabriel Attal a également fait part de son intention de valoriser la « promotion salariale » :

« Je l’assume, il faut désmicardiser la France ! », a-t-il lancé.

« Dès le prochain projet de loi de finances (…) nous commencerons à réformer ce système », a-t-il poursuivi. Plus concrètement, « aujourd’hui, pour augmenter de 100 euros le revenu d’un employé au Smic, l’employeur devra débourser 238 euros de plus », a explicité l’ancien ministre de l’Education nationale.

« Quant au salarié, il perdra 39 euros de prime d’activité, verra sa CSG et ses cotisations sociales augmenter de 26 euros et pourrait payer l’impôt sur le revenu », a-t-il poursuivi.

En bref, « il n’y a quasiment plus aucun intérêt pour quiconque à augmenter un salarié au Smic », a-t-il déploré.

Dans la foulée, Gabriel Attal a, également, rappelé la promesse du chef de l’Etat en janvier de baisser l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes, à hauteur de 2 milliards d’euros dès 2025.

La réforme de l’assurance chômage a, elle aussi, été citée « pour inciter à la reprise d’emploi sans tabou ».

« Nous combattrons également toutes les trappes à inactivité », a ajouté le chef du gouvernement, qui a rappelé que l’exécutif maintenait son « objectif de plein-emploi ».

Une nouvelle étape de la réforme du droit du travail a été actée à l’été, « dans un élan de simplification » a-t-il complété. Toujours dans cette « logique », le Premier ministre a promis de « simplifier les normes » administratives de manière globale.

« Tous les organes et organismes qui ne se seront pas réunis dans les douze derniers mois seront supprimés », a-t-il averti, annonçant par la même occasion le dépôt d’une deuxième loi industrie verte dans les prochains mois.

L’épineuse question du logement n’a pas non plus été oubliée. Au total, cinq mesures ont été rappelées, parfois, sans précisions : la simplification du diagnostic de performance énergétique (DPE) ; simplifier l’accès à Ma Prime Rénov’ ; faciliter la densification ; lever les contraintes sur le zonage ; accélérer les procédures.

« Nous répondrons à cette crise du logement en créant un choc d’offre », a-t-il asséné.

Pour inciter les maires à développer du logement social, « nous allons [leur] donner la main pour la première attribution dans les nouveaux logements sociaux construits sur leur commune », a-t-il poursuivi. Pour ce faire, l’exécutif prévoit de revoir le décompte des logements sociaux que les communes doivent respecter au titre de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU).

« Vous le savez, d’ici 2025, toutes les communes soumises à la loi SRU doivent posséder au moins un quart de logements sociaux sur leur territoire. Nous proposerons d’ajouter pour une part les logements intermédiaires, accessibles à la classe moyenne, dans ce calcul », a détaillé le Premier ministre, qui entend « procéder à des réquisitions pour des bâtiments vides, notamment des bâtiments de bureaux ».

Aux deux-tiers de son discours, Gabriel Attal a mis l’accent sur la tenue des finances publiques, fustigeant les mesures fiscales régulièrement dégainées par l’opposition.

« Nous tiendrons le même cap : repasser sous les 3% de déficit public d’ici 2027, grâce à plus de croissance, plus d’activité et à la maîtrise de nos dépenses ; pas grâce à trop d’impôts », a-t-il soutenu.

« Le préalable du réarmement de la France, c’est la responsabilité budgétaire », a estimé le jeune Premier ministre.

Comme un clin d’œil à la récente décision du Conseil constitutionnel sur la loi immigration, le Premier ministre a réaffirmé la position ferme de l’exécutif sur ce dossier. Dans le même temps, il a promis la « régularisation des médecins étrangers » exerçant en France, pour répondre à la crise du milieu médical, sous pression. Il a annoncé la nomination d’un émissaire, destiné à capter les talents dans ce domaine au-delà des frontières hexagonales.

Au cours de son discours, Gabriel Attal a opté pour une posture sécuritaire, mettant l’accent sur la réinstauration d’une forme d’autorité, notamment pour ceux versant dans la délinquance, au plus jeune âge. « Nous allons geler les avoirs des trafiquants de drogues qui sont identifiés », a-t-il, en outre, ajouté.

Enfin, au terme de son discours, le locataire de Matignon est revenu sur la question écologique. « Je crois que nous ne ferons pas l’écologie contre le peuple, a-t-il jugé, citant les agriculteurs et automobilistes. Nous allons continuer à bâtir ensemble une écologie populaire, à la française. »

Après s’être félicité de la politique de décarbonation de l’industrie – visant les 50 sites les plus polluants -, il a annoncé une mesure équivalente pour les cinquante sites rejetant le plus de plastiques dans les mois à venir. Il a également vanté l’utilisation du nucléaire, tout en développant les énergies renouvelables.

« Nous lancerons un service civique écologique », a-t-il complété, à destination des plus jeunes, souhaitant s’engager pour la planète.

Bourses: Record à Wall Street

Bourses: Record à Wall Street

Forte croissance, baisse de l’inflation et résultats des entreprises en hausse favorisent évidemment des records à Wall Street.

Wall Street a inscrit en effet de nouveaux record lundi, première séance d’une semaine qui s’annonce chargée pour les marchés. L’indice Dow Jones a gagné 0,59 %, à 38.333,45 points. Le Standard & Poor’s 500, plus large, a désormais les 5.000 points en ligne de mire. Il a pris 0,76 %, à 4.927,93 points, lundi. Il a gagné près de 20 % depuis fin octobre.

Le Nasdaq composite a avancé de son côté de 1,12 %, à 15.628,044. Il se rapproche chaque jour un peu plus de son pic de novembre 2021, à plus de 16.057 points.

Politique monétaire–Christine Lagarde critiquée à la BCE

 Christine Lagarde critiquée à la BCE

L’action de la présidente de la BCE est jugée médiocre par la moitié du personnel de l’institution, selon le résultat d’une enquête interne menée par le syndicat Ipso et publiée ce lundi. Pas vraiment une surprise pour celle qui était surtout une avocate d’affaires et n’a pas de compétence particulière en matière d’économie ou de finances. Elle n’avait-il guère brillé comme ministre des finances de la France ayant même été accusée de légèreté pour les 400 millions accordés indûment à Tapie ( par la cour de justice de la république. )

L’action de la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) est jugée médiocre par une majorité du personnel de l’institution, contrairement à ses prédécesseurs. C’est ce que tend à montrer une enquête interne du syndicat de fonctionnaires Ipso publiée lundi. Elle est considérée aujourd’hui comme une présidente de la BCE « très mauvaise » ou « mauvaise » par près de 51% des personnels interrogés.

Il s’agit de la troisième enquête du genre, après celles réalisées à la fin des mandats de Jean-Claude Trichet en 2011 et de Mario Draghi en 2019. Cette fois, elle intervient à mi-mandat de Christine Lagarde, en poste jusque fin octobre 2027. Mario Draghi avait, lui, reçu 76% de notes positives en quittant l’institution, et 64% pour Jean-Claude Trichet.

Près de 64% des quelque 1.100 personnes interrogées estiment que Christine Lagarde n’a pas amélioré la réputation de la BCE. Elles sont 53,5% à considérer qu’elle n’est pas la personne idoine pour la BCE, contre 22,8% qui jugent le contraire – 23,8% des personnes interrogées se déclarent sans opinion.

Sur le fond, la BCE se contente de suivre avec retard la banque fédérale américaine tout en veillant à ne pas déplaire à l’Allemagne

 

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