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Urbanisme: de la résidence secondaire, à celui de la ville secondaire

Urbanisme: de la résidence secondaire, à celui de la ville secondaire (Jean Viard)

par Jean Viard est directeur de recherche au CNRS et au CEVIPOF. Il est l’un des plus grands connaisseurs du territoire français et a publié une dizaine d’ouvrages sur la question. Dans son dernier en date, « La France telle que je la connais » (éditions de l’Aube), il s’intéresse notamment à la façon d’habiter le pays et aux modifications survenues et amplifiées par la pandémie. Parmi celles-ci, l’envie de maison, de piscine, et d’une plus grande liberté grâce à la maison individuelle. (Cet article est issu de T La Revue n°11 – « Habitat : Sommes-nous prêts à (dé)construire ? », actuellement en kiosque).

Un article intéressant mais qui d’un certain point de vue constitue une redécouverte de l’évidence quant à l’aménagement du territoire , à l’urbanisme et aux souhaits des Français. Par ailleurs un article justement qui fait pratiquement l’impasse sur l’aménagement du territoire et la dimension économique qui contraint les ménages à construire et-ou résider assez loin de leur lieu de travail.

Quel état des lieux des différents types d’habitation pouvons-nous dresser ?
Jean Viard En France, il y a 16 millions de maisons individuelles et 12 millions d’appartements. Sur les 12 millions d’appartements, presque la moitié est occupée par des personnes seules. À Paris, c’est le ratio. Le développement des études a bouleversé les villes qui deviennent le grand lieu de la jeunesse et des touristes. C’est cela le modèle qui prédomine aujourd’hui pour les villes. À l’opposé, le modèle d’habitat idéal des familles est celui de la maison individuelle avec jardin ou un appartement urbain avec résidence secondaire. La France est le grand pays des résidences secondaires puisqu’il en existe environ 3 millions sur le territoire et 1,5 million à l’étranger. Tout cela veut dire que sur les 12 millions d’appartements, la moitié est occupée par des gens seuls et qu’un quart de cette population possède une résidence secondaire. Il existe donc deux modes d’habitation majoritaires en France : la maison individuelle ou la bi-résidence et au bout de la rangée des gens qui n’habitent que dans des tours et des banlieues. Cela permet de comprendre la volonté profonde des gens quand ils ont le choix : ils veulent des maisons. Cela s’inscrit complètement à contre-courant de tous les discours des urbanistes depuis la Guerre qui expliquent qu’il convient de densifier la ville, notamment en hauteur. Or, ce n’est pas ce que veulent les gens.

Ce qui renforce l’idée selon laquelle la place de la maison individuelle est aujourd’hui centrale dans l’imaginaire des Français ?
J.V. Elle est en effet centrale. Mais cela répond à plusieurs logiques et différentes envies. En France, il y a environ 50 % de la population qui habite dans son département de naissance. Ces gens sont donc restés dans leurs petites villes et vont tous les jours travailler à la grande ville aux alentours. Le Massif central est un bon exemple de cela. Ceux qui sont restés en campagne ont fourni le gros des bataillons des Gilets jaunes. À cela vient s’ajouter l’arrivée d’une nouvelle population dans les 3,5 millions de fermes qui n’en sont plus mais qui attirent l’habitant qui rêve justement d’espace et de jardin. Soit pour un habitat périurbain, soit pour une résidence secondaire. Reste la question des lotissements, et du périurbain qui est le modèle de la ville moderne aux États-Unis, en France, en Angleterre. Cela s’accompagne de supermarchés, des ronds-points, etc. Cela correspond à l’accession des enfants de milieux populaires à la propriété alors que les parents vivaient dans l’habitat collectif des villes. Souvent, le fait de ces familles qui ont accédé à la propriété au tournant des années 1970 coïncidait avec la généralisation du bi-salariat, avec l’homme et la femme qui travaillent. Il n’est pas étonnant que ces populations aient été au cœur des mouvements des Gilets jaunes. C’est le symbole de Saint-Dizier où l’on ne vit pas mal dans un lotissement avec maison individuelle, mais où l’on est loin de tout et où cela ne suffit pas et où on a l’impression d’être abandonné. D’où les rassemblements sur les ronds-points.
Ce que la pandémie a accéléré – projetant ainsi une nouvelle lumière sur la maison individuelle – c’est le modèle « bobo-travailleur ». Eux, ils vont dans la France patrimoniale des résidences secondaires, là où il y a de l’architecture, de l’histoire, des forêts, etc. Ils vivent généralement dans les appartements urbains, et se sont mis en quête d’une résidence secondaire, ou pis, d’une autre vie. Ailleurs. En 2021, 800 000 maisons avec jardin ont été vendues en France. Et Paris a perdu 6 000 enfants dans les écoles en 2020 et 2021, amplification d’une tendance qui préexistait puisque depuis cinq ans, la capitale enregistrait le départ de 3 000 enfants par an. Ainsi, la pandémie a créé un mouvement de population dont il est difficile de percevoir encore les effets structurels mais qui d’ores et déjà modifie les regards et les perceptions. Auparavant, quelqu’un qui vivait à Tours se demandait sans cesse s’il devait ou non aller habiter à Paris. Désormais, c’est l’inverse, Tours devient attractif et les Parisiens la plébiscitent car elle n’est qu’à une heure de Paris et mêle patrimoine, histoire, et espaces. Cela redessine la France du désir, ce qui est très intéressant pour la revalorisation des territoires. Le modèle de cette population est d’aller à Paris ou à Lyon une à deux fois par semaine.
Ce que sous-tend cette nouvelle donne peut amener aussi à une profonde rénovation démocratique. Pourquoi ne pas imaginer un double droit de vote ? L’un pour le lieu où l’on habite, l’autre pour le lieu où l’on travaille. À Paris, un million de personnes viennent chaque jour pour travailler.
Dans les grandes métropoles comme Paris, aujourd’hui, il reste les jeunes, les touristes, les hauts fonctionnaires et aussi les gens du Care et du service qui vivent en bordures car ils n’ont pas les moyens d’habiter dans la grande ville.

Tout semble traduire un profond changement de modèle de société, non ?
J.V. Complètement, du moins dans la façon de concevoir le lieu d’habitation. Nous sommes en train de passer du modèle de la résidence secondaire, à celui de la ville secondaire. Sur l’esplanade de la Défense, alors que les gens ont moins envie de venir au bureau, une réflexion révolutionnaire est en cours. L’idée est de créer, sur la dalle, une résidence en bois avec des trois pièces, où l’on pourrait louer un appartement pour deux jours par semaine avec des affaires et des effets personnels. Quand la personne s’en va, tout est retiré et stocké ailleurs pour faire la place à quelqu’un d’autre, et tout est remis la semaine suivante quand le travailleur du lundi/mardi revient. L’idée est de faire en sorte que les individus soient réellement chez eux quand ils sont là, mais puissent habiter ailleurs le reste de la semaine. Le voyageur se déplace sans valise. C’est une conciergerie d’habitation au sein des villes où le travail est présent.
On ne pourra pas aller contre ce mouvement de fond. Les gens ont envie d’avoir une maison, un jardin, un barbecue, un chien, et de pouvoir planter des arbres. Ils ont envie d’un lieu où recevoir les copains, où l’on peut se garer, où l’on peut faire du bruit, avec un mode de sociabilité relativement festif. Comme si l’imaginaire du Club Med était réduit au logement individuel et à la villa. Cela sera la tendance majoritaire des prochaines années. La densification du périurbain et donc son évolution est au cœur des enjeux.

Densifier le périurbain, c’est-à-dire ?
J.V. Il faut partir du désir des gens, qui rêvent tous d’une maison avec jardin, plutôt à côté de la grande ville, dans une aire urbaine dynamique. Le modèle urbain de demain aura deux moteurs : la métropole, là où la toile numérique croise les pouvoirs économiques, culturels et politiques, et la base agroforestière, nourricière et récréative. Il s’agira d’habiter entre les deux, en protégeant les terres arables. Comment densifier ce périurbain ? Je crois que la ville écologique de demain sera une ville étalée et dense.
Attention, densifier cela ne veut pas dire construire des immeubles dans le périurbain, c’est multiplier les maisons. En gros, au début, les lotissements, c’étaient des terrains de 2 500 mètres carrés. Maintenant, on fait des lotissements avec des terrains de 300 mètres carrés, et 300 mètres carrés, en réalité, ça vous suffit, vous permet d’aller dehors, même d’avoir une petite piscine, etc. D’être protégé par la végétation, d’avoir la vue, d’avoir le soleil. Moi, je crois beaucoup à la densification du périurbain, à sa réorganisation en archipel, entre la forêt, les fermes et le patrimoine. Cela permet une densification du lien social, donc il y a énormément d’avantages. Au premier rang de ceux-là : une culture écologique de la mobilité, une réorganisation démocratique aussi. C’est-à-dire qu’il convient de créer de grandes communes, et retoucher le territoire. De Gaulle aurait pris un avion, aurait survolé le territoire et aurait décidé la création de cent communes pour lutter contre justement les enclavements, et la densité phénoménale des quartiers. L’idée, c’est aussi de voir la nature. On en a encore plus besoin après la pandémie. Il y a des villes comme Rennes qui ont fait un boulot fantastique de « ville archipel » en montant tous les logements autour des fermes, pour que tout le monde voie soit une exploitation agricole, soit une forêt, soit une partie du patrimoine urbain. Réinstaller les gens dans un territoire de citoyenneté est capital. Les gens veulent du proche géographique. Il faut revenir aussi au précepte de Jules Ferry selon lequel les serviteurs de l’État devaient habiter à côté de leur lieu de travail. La hiérarchie de l’habitat ne doit plus être fonction des revenus, mais du point d’exercice du travail.

La maison individuelle écologique existe-t-elle déjà ?
J.V. Pas réellement et c’est un sujet. Car cela permet aux urbanistes d’expliquer en permanence que l’étalement périurbain est une catastrophe. Tout dépend de la façon où on le fait. Par ailleurs, l’étalement périurbain a aussi la capacité de faire baisser le bilan mobilité des gens en général. Les personnes qui ont une maison avec jardin statistiquement circulent moins le week-end et prennent moins l’avion pour aller à Marrakech.
Croyez-vous à l’avènement d’une société des piscines ?
J.V. Sur ce sujet, il faut savoir raison garder. Il y a eu environ 300 000 piscines de plus en 2021 et il y a environ 3 millions de piscines dans tout le pays. Cela reste donc quelque chose de marginal, au sens où cela ne concerne pas tout le monde. Cela dit, cette vague traduit là encore l’envie d’un mode de vie plus festif.

Covid France 13 novembre 2022 : tendance à la hausse

Covid France 13 novembre 2022 : tendance à la hausse

En semaine 44, au niveau national, le taux d’incidence corrigé a atteint 90 nouveaux cas pour 100 000 habitants (vs 62 en S43) soit une augmentation de +44%. En moyenne, 7 283 cas ont été diagnostiqués par jour.
Ce samedi 13 novembre, 14.646 nouveaux cas de Covid-19 ont été recensés en 24 heures, selon les chiffres de Santé publique France, soit un total de 7.275.149 cas confirmés depuis le début de l’épidémie.

Le taux de positivité des tests s’établit à 3,4%, contre 3,3% la veille.

Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés s’établit à 7.050 (+4 en 24h), dont 1.202 dans les services de réanimation (+20 en 24h).

En 24 heures, 20 personnes ont succombé au Covid à l’hôpital. Le bilan total s’élève à 118.137 morts depuis le début de l’épidémie, dont 91.240 à l’hôpital..

Bilan des régions

Ile-de-France : 5.115 (-63) hospitalisées, 298 (-1) en réanimation et +7 décès en 24h
Grand Est : 1.568 (-38) hospitalisés, 101 (-7) en réanimation et +5 décès en 24h
Hauts de France : 1.544 (0) hospitalisés, 89 (-3) en réanimation et +3 décès en 24h
Auvergne Rhône Alpes : 1.850 (+34) hospitalisés, 90 (+9) en réanimation et +5 décès en 24h
Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.386 (+24) hospitalisé, 55 (+6) en réanimation et +7 décès en 24h
Bretagne: 586 (-4) hospitalisés, 37 (+4) en réanimation et +1 décès en 24h
Normandie : 1.106 (-5) hospitalisés, 38 (-1) en réanimation et +3 décès en 24h
Nouvelle-Aquitaine : 1.323 (-17) hospitalisés, 85 (+1) en réanimation et +2 décès en 24h
Pays de la Loire : 362 (-5) hospitalisés, 17 (-1) en réanimation et +1 décès en 24h
Occitanie: 1.063 (-14) hospitalisés, , 50 (-9) en réanimation et +8 décès en 24h
Centre-Val de Loire : 868 (+5) hospitalisés, 36 (-2) en réanimation et +3 décès en 24h
Bourgogne-Franche-Comté : 923 (-4) hospitalisés, 48 (-2) en réanimation et +6 décès en 24h

Election à la tête d’EELV: des pros de la politique , comme ailleurs

Election à la tête d’EELV: des pros de la politique , comme ailleurs !

Il est probable que Marine Tondelier succèdera à la tête d’Europe écologie les Verts EELV) pour remplacer Julien Bayou. Or ce parti qui affiche sa rupture avec les partis anciens en matière de fonctionnement démocratique fait pourtant la même chose qu’eux. En effet Marine Tondelier est une vraie professionnelle de la politique. Elle est diplômés d’un institut d’études politiquescomme nombre de responsables des partis et n’a pratiquement jamais travaillé ailleurs que dans la politique.

L’intéressée n’est sans doute pas sans qualités et on ne peut par avance critiquer le contenu de ses orientations personnelles. Il est cependant à prévoir qu’elle nous servira à peu près la même soupe politique que nombre de partis où les technocrates sans vraies compétences techniques et scientifiques ont pris le pouvoir et surtout sans vraie légitimité démocratique. Bref la professionnalisation de la politique à la française.

La probable future responsable d’Europe écologie les Verts est diplômée de l’Institut d’études politiques de Lille et titulaire d’un master en gestion des établissements de santé. Elle a effectué de longs stages à l’ambassade de France à Stockholm, à l’Inspection générale des affaires sociales et à la direction de l’écologie hospitalière de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris; Pas vraiment le meilleur terrain pour apprendre les réalités économiques et sociales.

Un des problèmes de la démocratie française est que cette sorte de mafia des instituts politiques ont transformé le mandat politique en profession. Encore une fois, cela se constate dans à à peu près tous les partis.E urope écologie les Verts présentent aussi la particularité d’être surtout composés de bobos et futurs bobos relativement ignorants des réalités concrètes que vivent les Français. D’où ce radicalisme de plus en plus violent qui ne sert pas la cause environnementale bien au contraire.

Bridor contraint de délocaliser à cause des écolos radicaux

Bridor contraint de délocaliser à cause des écolos radicaux

Finalement les écolos radicaux pourront se féliciter d’une amère victoire avec la décision de Bridor et l’usine de viennoiseries en Ille-et-Vilaine de délocaliser sa production et les émissions polluantes qui vont avec.

Finalement ces écolos radicaux rejoignent la stratégie des grandes multinationales qui a consisté à délocaliser dans les pays pauvres nos externalités négatives. Une curieuse conception de l’écologie et de la solidarité internationale.

Le fabriquant breton de viennoiseries ne peut en effet mener à bien son projet d’investissement de 250 millions d’euro en Ille-et-Vilaine.
Construire une usine de viennoiseries en Ille-et Vilaine? C’est mission impossible pour Bridor, à cause d’opposants écologistes et d’activistes d’ultragauche. Le projet coche pourtant toutes les cases: réindustrialisation de la France, création d’emplois et exportation d’un savoir-faire français. Las. Malgré la promesse de 500 créations de postes et 250 millions d’euros d’investissement, il est menacé.

«J’aimerais investir en Bretagne mais je ne le peux pas, Louis Le Duff, cofondateur du groupe Le Duff (Bridor, Brioche dorée, Del Arte…). Mais face à des opposants au projet, je ne peux pas encore attendre dix ans sans rien faire. Pour accélérer la production, j’ai dû investir à l’étranger.» L’entrepreneur breton est d’autant plus consterné qu’après trois ans de procédures administratives, Bridor a obtenu cet été l’autorisation environnementale du préfet, et que la commune avait délivré le permis de construire. Mais sous la pression d’associations radicales, l’ industrielle a dû renoncer à son projet

Taux d’intérêt: La BCE bien obligée de suivre à distance la Fed

Taux d’intérêt: La BCE bien obligée de suivre à distance la Fed

François Villeroy de Galhau exhorte ses homologues du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne à poursuivre les hausses de taux l’an prochain, jusqu’à ce que l’inflation sous jacente atteigne son pic. Sa présidente Christine Lagarde a pour sa part estimé que le travail de la BCE pour réduire l’inflation était loin d’être fini.En clair on va continuer encore pendant assez longtemps le relèvement des taux d’intérêt d’une part pour faire face à l’inflation d’autre part pour ne pas trop se laisser distancer par la Fed et les risques que le dollar fait peser sur l’euro.

La banque centrale américaine a une fois de plus bousculé le monde monétaire en décidant d’un nouveau relèvement des taux d’intérêt. L’objectif est bien sûr de lutter contre une inflation qui selon les indicateurs se situe entre 6 et 8 %. Quant aux taux d’intérêt, ils se situent maintenant près de 4 %. Il y a donc encore de la marge même si la Fed laisse entendre qu’elle va maintenant ralentir le processus d’augmentation des taux.La première conséquence à attendre sera un bouleversement des taux de change dont l’euro sera l’une des victimes.

L’enjeu est en effet de lutter contre l’inflation mais sans trop menacer la croissance. La croissance est encore satisfaisante en 2022, autour de 2,5 % mais elle devrait se tasser en 2023.Les prévisions n’accordent qu’une progression de l’activité de 1 % l’année prochaine. À noter que dans le même temps l’union européenne pourrait tutoyer la récession.

La plupart des banques centrales sont donc à la remorque des États-Unis, les plus forts taux d’intérêt américain attirent en effet les capitaux ce qui a pour effet de renforcer encore le dollar est inversement d’affaiblir les autres monnaies.

Inévitablement, les autres banques centrales devront aussi procéder à de nouveaux réajustements à la hausse des taux d’intérêt sinon le risque est grand de provoquer de nouvelles dévalorisations des monnaies par rapport au dollar.

La BCE va continuer de procéder elle aussi un relèvement des taux et à une réduction de la taille de son bilan.

La Banque centrale européenne (BCE) a décidé Récemment hausse de ses taux d’intérêt de 75 points de base. Il s’agit de l’augmentation la plus importante appliquée depuis 1999.

« Le taux d’intérêt des opérations principales de refinancement et les taux d’intérêt de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt seront respectivement portés à 1,25 %, 1,50 % et 0,75 %, avec effet au 14 septembre 2022″, a précisé l’institution de Francfort. Mais la différence entre les taux européens et américains sont encore énormes.

La banque centrale américaine (Fed) a donc relevé mercredi ses taux à leur plus haut niveau depuis près de 15 ans, et pense continuer à les augmenter, cherchant à tout prix à juguler la forte inflation, une tâche compliquée cependant par la menace d’une récession.

Lors de sa conférence de presse, le président de la réserve fédérale, Jerome Powell, a prévenu qu’il faudrait « du temps » avant que les hausses de taux d’intérêt ne ralentissent l’inflation et que cela passerait sans doute par un ralentissement de l’économie.

Politique et finances : EDF rachète les turbines de GE vendues à l’Américain par Alstom

Politique et finances : EDF rachète les turbines de GE vendues à l’Américain par Alstom

Retour En France des turbines d’Alstom soldés à l’Américain général électrique et rachetés par EDF. Une opération sulfureuse managée par Macron depuis 2014 .
Dans un premier temps, grâce à la bénédiction de Macron, les turbines d’Alstom de Belfort ont été rachetées par GE dans des conditions très troubles . Un rachat qui pourrait être lié à des intérêts politico-financiers facilités par des optimisations fiscales.Le géant industriel américain General Electric (GE) a eu recours à de l’optimisation fiscale en France entre 2015 et 2020, lui permettant de transférer jusqu’à 800 millions de profit à l’étranger, selon des informations publiées par le site d’investigation Disclose d’après le Figaro.

Depuis le rachat de l’usine de turbines de Belfort à Alstom en 2015, la multinationale américaine aurait fait échapper 800 millions d’euros de bénéfices vers la Suisse et l’État américain du Delaware, soit un manque à gagner entre 150 et 300 millions pour le fisc français, selon les bilans de l’usine et des audits consultés par Disclose.

Selon ce montage financier, l’usine de Belfort était une «unité de fabrication sous contrat» ou «prestataire» de filiales suisses de GE, qui se chargent des ventes et engrangent la plupart des bénéfices. L’usine de turbines pour centrales électriques versait également des redevances à sa maison mère américaine pour l’utilisation de sa marque et de ses technologies. Bercy aurait validé au préalable le schéma fiscal, selon un protocole de «relation de confiance» avec l’administration fiscale, indique Disclose.

Dans leur assignation déposée en décembre 2021, le syndicat Sud Industrie et le Comité social et économique (CSE) de GE reprochaient à l’entreprise d’avoir minoré le résultat fiscal de l’entité turbines à gaz de Belfort (GE EPF) par le biais de transfert de richesses vers des filiales à l’étranger, où la fiscalité est plus avantageuse. Ils réclament un rattrapage de participation sur la période 2015-2020.

Le CSE estimait à environ un milliard d’euros le montant des profits localisés dans les paradis fiscaux au détriment de GE EPF ces dernières années. EDF a annoncé depuis le rachat d’une partie des activités du site pour 1,2 milliard de dollars.

Le paradoxe c’est que EDF a été contraint par le gouvernement de racheter une partie de l’activité des turbines de GE !

Alstom, c’est le péché originel dans l’aventure macronienne », estimait il y a quelques mois Jérôme Sainte-Marie, président de la société d’études PollingVox. Une opération vécue comme un abandon de souveraineté et qui « a donné l’impression que l’intérêt national était mal défendu »; Un euphémisme !

Macron: Les petits dîners mondains à Bercy !

Macron: Les petits dîners mondains à Bercy !

Ce n’est un secret pour personne que Macron a su cultiver la stratégie des repas avec des personnalités importantes pour se construire un réseau. D’un côté, il y avait les rencontres avec les financiers notamment celles de Londres qui ont été déterminantes pour la désignation du candidat aux élections présidentielles de 2017. Ce sont ces financiers qui ont assuré « la logistique »un candidat par ailleurs sans parti, sans expérience et sans vrai légitimité. La question de ce financement n’a d’ailleurs jamais été éclairée et la justice a enterré la question. La plupart des chèques adressés venait presque des mêmes personnes et des mêmes milieux. Sans compter le financement discret d’entreprises escomptant des retours d’ascenseur ( voir par exemple les relations douteuses entre Alstom et General électric).

Parallèlement le futur candidat à la fonction présidentielle de 2017 a construit progressivement un réseau d’influence dans les milieux dits intellectuels en tout cas les courtisans toujours prêts à se faire reconnaître par le pouvoir en place. Le tout aux frais de la princesse, plus exactement aux frais du budget de Bercy

« Complément d’enquête » explore les relations entre « people et politiques », deux mondes qui ont parfois beaucoup à s’apporter. Cet extrait revient sur des dîners qui, entre 2014 et 2016, ont servi de tremplin à un jeune locataire de Bercy.

Les « dîners de Bercy » : la presse a ainsi baptisé une stratégie mise en œuvre par celui qui a été ministre de l’Economie entre 2014 et 2016. Ces dîners qui l’ont aidé à se constituer un réseau, notamment dans le monde de la culture, se sont tenus dans son appartement de fonction, quai de Bercy. « Un emplacement assez sensationnel » que ce « duplex qui surplombe la Seine et donne vers Notre-Dame », se souvient l’un de ses anciens occupants, l’ex-secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert. On peut même y venir en bateau depuis la place de la Concorde, dans une navette réservée aux ministres. Depuis une entrée privée, un ascenseur conduit les invités directement dans les appartements.

Avenir du Ferroviaire : le gouvernement refuse le plan de soutien voté à l’Assemblée nationale

Avenir du Ferroviaire : le gouvernement refuse le plan de soutien voté à l’Assemblée nationale

Le gouvernement encore été pris au dépourvu avec le vote surprise de l’Assemblée nationale concernant un soutien supplémentaire au développement du ferroviaire. En toute fin de nuit ce dernier lundi, les députés ont adopté par 78 voix contre 54 un amendement prévoyant trois milliards d’euros supplémentaires pour le développement du rail en France. Un amendement qui n’avait pas le soutien de l’exécutif. De toute manière comme le gouvernement entend utiliser le 49–3, cet amendement sera rejeté.

Reste que le pouvoir est encore interrogé sur sa volonté réelle de transition écologique. Le train est en effet le seul mode alternatif écologique à la voiture pour les longues distances et certains trajets régionaux.

Le système ferroviaire souffre de toute évidence d’un manque d’adaptation liée aux insuffisances d’ investissements mais aussi à un manque de dynamisme et d’innovation de l’entreprise.S ans parler d’une gestion assez laxiste.

Le problème actuellement, c’est que ce pouvoir traite des modes de transport de manière isolée et n’aborde pas de façon globale la problématique intermodale des transports. Tout se résume essentiellement pour l’instant la substitution de la voiture électrique au moteur thermique. Une nécessité peut-être avec une généralisation possible mais pas avant 2050 et encore car d’ici là la filière hydrogène pourrait devenir opérationnelle. Or la question essentielle est surtout de développer des transports de substitution à l’automobile chaque fois que possible.

Défendu par le PS, LFI et LR, cet amendement a vocation à « investir » dans le train au moment où les rapports concernant le manque d’investissements dans le réseau ferroviaire se multiplient tout comme les appels du pied de la SNCF.

Cette adoption a provoqué les railleries de Clément Beaune, ministre des Transports. « Les milliards volent en escadrille (…) C’est magique, c’est gratuit, c’est Halloween, c’est le contribuable qui paye ».

Reste que le gouvernement aura la possibilité d’écarter cet amendement puisqu’il a l’intention d’actionner à nouveau le 49.3 pour faire adopter sans vote ce volet dépenses du budget de l’Etat.
Rappelons que le patron de la SNCF a chiffré le besoin d’investissement dans le ferroviaire à environ 100 milliards d’euros supplémentaires sur 15 ans afin de contribuer à la décarbonation des transports en doublant la part du train.

Dans une tribune publiée par Le Monde en juillet dernier et adressée à la Première ministre, Jean Rottner, président de la région Grand-est affichait clairement son inquiétude, estimant que sans « sursaut » financier, il faudra s’attendre à « des fermetures de lignes de plus en plus nombreuses ».

« Soyons clairs, le vieillissement du réseau entraînera très vite des fermetures de lignes de plus en plus nombreuses (…) La conséquence est simple: le système pousse à réduire les circulations et toute politique d’accroissement de l’offre est vouée à l’échec. J’en appelle à un sursaut pour sauver le ferroviaire français dont le modèle est à bout de souffle », s’inquiètait-t-il.

Politique-Les petits dîners de Macron à Bercy !

Politique-Les petits dîners de Macron à Bercy !

Ce n’est un secret pour personne que Macron a su cultiver la stratégie des repas avec des personnalités importantes pour se construire un réseau. D’un côté, il y avait les rencontres avec les financiers notamment celles de Londres qui ont été déterminantes pour la désignation du candidat aux élections présidentielles de 2017. Ce sont ces financiers qui ont assuré « la logistique »un candidat par ailleurs sans parti, sans expérience et sans vrai légitimité. La question de ce financement n’a d’ailleurs jamais été éclairée et la justice a enterré la question. La plupart des chèques adressés venait presque des mêmes personnes et des mêmes milieux. Sans compter le financement discret d’entreprises escomptant des retours d’ascenseur ( voir par exemple les relations douteuses entre Alstom et General électric).

Parallèlement le futur candidat à la fonction présidentielle de 2017 a construit progressivement un réseau d’influence dans les milieux dits intellectuels en tout cas les courtisans toujours prêts à se faire reconnaître par le pouvoir en place. Le tout aux frais de la princesse, plus exactement aux frais du budget de Bercy

« Complément d’enquête » explore les relations entre « people et politiques », deux mondes qui ont parfois beaucoup à s’apporter. Cet extrait revient sur des dîners qui, entre 2014 et 2016, ont servi de tremplin à un jeune locataire de Bercy.

Les « dîners de Bercy » : la presse a ainsi baptisé une stratégie mise en œuvre par celui qui a été ministre de l’Economie entre 2014 et 2016. Ces dîners qui l’ont aidé à se constituer un réseau, notamment dans le monde de la culture, se sont tenus dans son appartement de fonction, quai de Bercy. « Un emplacement assez sensationnel » que ce « duplex qui surplombe la Seine et donne vers Notre-Dame », se souvient l’un de ses anciens occupants, l’ex-secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert. On peut même y venir en bateau depuis la place de la Concorde, dans une navette réservée aux ministres. Depuis une entrée privée, un ascenseur conduit les invités directement dans les appartements.

Discrètement, pendant deux ans, Bercy devient une fête. Apéros et dîners se succèdent, parfois deux dans la même soirée. Combien de personnalités ont-elles été conviées à ces réceptions ? L’animateur Stéphane Bern, qui se décrit comme « le petit nouveau » a eu « le sentiment que c’était des gens que [le futur président] avait l’habitude de fréquenter ». Parmi les noms qui ont circulé dans la presse, les acteurs Fabrice Luchini, Pierre Arditi, Guillaume Gallienne…

Quand Emmanuel Macron démissionne, le 31 août 2016, l’ex-secrétaire d’Etat au Budget découvre que « l’ensemble des crédits de l’année était consommé ». Les frais de représentation, cette enveloppe attribuée au ministre et destinée aux invitations professionnelles, ont été siphonnés : 120 000 euros ont été dépensés en huit mois, comme l’ont révélé Frédéric Says et Marion L’Hour dans leur livre Dans l’enfer de Bercy (éd. JC Lattès).

Recevoir des acteurs, des chanteurs, des auteurs, des autrices est-il en lien direct avec l’activité de ministre de l’Economie ? Pour Marc Endeweld, « en tout cas, c’est une zone grise… » Des accusations battues en brèche par En Marche !, via un communiqué publié le 26 janvier 2017.

Interrogé à l’époque, Emmanuel Macron précise avoir utilisé « 80% des crédits qui [lui] étaient alloués (…) qui permettent de recevoir des entrepreneurs, des femmes et des hommes de la vie française », et assume ces dépenses, totalement légales.
Quelques mois plus tard, Emmanuel Macron annonce officiellement sa candidature à l’élection de 2017, après avoir torpillé celle du président sortant François Hollande. « Bercy et les moyens logistiques d’un ministre de Bercy ont à l’évidence servi, en partie, de piste d’envol pour le candidat Macron », conclut Christian Eckert.

Extrait de « People et politiques, petits services entre amis ? », un document à revoir dans « Complément d’enquête » .

Frédéric Beigbeder à l’Académie française ! Pourquoi pas aussi Cyril Hanouna ou Patrick Sébastien

Culture- Frédéric Beigbeder à l’Académie française ! Pourquoi pas aussi Cyril Hanouna ou Patrick Sébastien

le journal Marianne qui n’est pas une contradiction près en matière de populisme suggère finalement l’entrée de Frédéric Beigbeder à l’académie française.
le journal évoque cependant le profil tapageur de l’intéressé  » Journaliste, éditeur médiatique, apprécié et primé, l’auteur de 99 francs (2000), de L’amour dure trois ans (1997), d’Un roman français (2009), est lui aussi un candidat sérieux. Avec un profil certes un peu tapageur. Arrêté en plein Paris pour consommation et détention de cocaïne (en 2008), soutien repenti de l’écrivain Gabriel Matzneff accusé de pédophilie (à la suite de la publication du Consentement, de Vanessa Springora), pointé a posteriori pour inaction dans l’affaire Patrick Poivre d’Arvor, complaisant avec Roman Polanski… Beigbeder collectionne les frasques et sa réputation n’est plus à faire.  »

Pourtant Marianne considère que Frédéric Beigbeder serait un candidat très sérieux et un digne successeur de François Nourissier !

On a pourtant du mal à distinguer la moindre originalité dans l’œuvre et dans les propos de celui qui fréquente les salons médiatiques. Si Beigbeder doit rentrer à l’Académie française alors il faudra aussi rapidement y faire entrer aussi Cyril Hanouna encore beaucoup plus médiatique, plus provocateur et plus exhibitionniste. Les orthodoxes objecteront que l’intéressé n’a jamais rien écrit ou apporter quoi que ce soit à la pensée française mais il ne semble pas que ce soit aujourd’hui un obstacle. Patrick Sébastien pourrait également y avoir sa place pour son œuvre historique « les sardines », sorte d’opéra chanté !

À noter cependant l’œuvre littéraire incontournable de Cyril Hanouna: Les Peopleries – 300 potins de vos stars préférées ! (avec Fabien Lecœuvre), Éditions de la Lagune – juin 2005
Sans parler des » sardines » oeuvre chantée de Patrick Sébastien.

Business et politique : EDF rachète les turbines de GE vendues àl’Américain par Alstom

Business et politique : EDF rachète les turbines de GE vendues à l’Américain par Alstom

Retour En France des turbines d’Alstom soldés à l’Américain général électrique et rachetés par EDF. Une opération sulfureuse managée par Macron depuis 2014
Dans un premier temps, grâce à la bénédiction de Macron, les turbines d’Alstom de Belfort ont été rachetées par GE dans des conditions très troubles . Un rachat qui pourrait être lié à des intérêts politico-financiers facilités par des optimisations fiscales.Le géant industriel américain General Electric (GE) a eu recours à de l’optimisation fiscale en France entre 2015 et 2020, lui permettant de transférer jusqu’à 800 millions de profit à l’étranger, selon des informations publiées par le site d’investigation Disclose d’après le Figaro.

Depuis le rachat de l’usine de turbines de Belfort à Alstom en 2015, la multinationale américaine aurait fait échapper 800 millions d’euros de bénéfices vers la Suisse et l’État américain du Delaware, soit un manque à gagner entre 150 et 300 millions pour le fisc français, selon les bilans de l’usine et des audits consultés par Disclose.

Selon ce montage financier, l’usine de Belfort était une «unité de fabrication sous contrat» ou «prestataire» de filiales suisses de GE, qui se chargent des ventes et engrangent la plupart des bénéfices. L’usine de turbines pour centrales électriques versait également des redevances à sa maison mère américaine pour l’utilisation de sa marque et de ses technologies. Bercy aurait validé au préalable le schéma fiscal, selon un protocole de «relation de confiance» avec l’administration fiscale, indique Disclose.

Dans leur assignation déposée en décembre 2021, le syndicat Sud Industrie et le Comité social et économique (CSE) de GE reprochaient à l’entreprise d’avoir minoré le résultat fiscal de l’entité turbines à gaz de Belfort (GE EPF) par le biais de transfert de richesses vers des filiales à l’étranger, où la fiscalité est plus avantageuse. Ils réclament un rattrapage de participation sur la période 2015-2020.

Le CSE estimait à environ un milliard d’euros le montant des profits localisés dans les paradis fiscaux au détriment de GE EPF ces dernières années. EDF a annoncé depuis le rachat d’une partie des activités du site pour 1,2 milliard de dollars.

Le paradoxe c’est que EDF a été contraint par le gouvernement de racheter une partie de l’activité des turbines de GE !

Alstom, c’est le péché originel dans l’aventure macronienne », estimait il y a quelques mois Jérôme Sainte-Marie, président de la société d’études PollingVox. Une opération vécue comme un abandon de souveraineté et qui « a donné l’impression que l’intérêt national était mal défendu »; Un euphémisme !

Société-Les aides à domicile : Un métier de paria

Société-Les aides à domicile : Un métier de paria


De plus en plus de secteurs économiques éprouvent des difficultés à recruter. Des problèmes assez souvent liés aux conditions salariales et plus généralement aux conditions sociales.

Les métiers d’aides à domicile et d’aides ménagères connaissent les plus fortes tensions de recrutement, avec 85% d’employeurs qui peinent à embaucher. Le métier d’infirmier arrive juste derrière, avec environ 81%. Le métier d’aide à domicile connaît le plus de problèmes alors que les besoins sont déjà importants et qu’ils seront énormes comptes tenus du vieillissement démographique. Ce métier est relativement mal payé et les conditions sociales peu favorables.

Il y a d’abord la question des horaires, souvent très élastiques car il faut parfois commencer très tôt pour assurer le service du lever notamment des personnes âgées, revenir à midi pour le déjeuner et le soir pour le coucher. Soit une amplitude considérable avec des coupures non rémunérées et des frais de déplacement pas toujours suffisamment remboursés .

Un métier en outre qui comprend des tâches très ingrates comme les soins de toilette. Et le tout pour à peine le SMIC compte tenu précisément du décompte mal calculé des heures de travail. Bref un métier qui sera de plus en plus effectué par du personnel étranger ou d’origine étrangère bien forcé d’accepter des conditions de travail particulièrement dures.

Du côté des opérateurs de voyages, 80% des recrutements de conducteurs de transport en commun sur route sont jugés « difficiles » par les recruteurs. Des entreprises comme Transdev, Keolis ou encore la RATP ont lancé de vastes campagnes de recrutement, avec parfois d’importants avantages à la clé. Mais avec peu succès. En Île-de-France, par exemple, il manque toujours 1 500 conducteurs de bus pour assurer un service normal, selon le journal Le Parisien.

Les chiffres de Pôle emploi ont été recueillis via un questionnaire adressé aux entreprises, portant sur leurs intentions d’embauche pour l’année à venir, ainsi que sur le nombre de recrutements jugés « difficiles » par les recruteurs. Pour l’année 2022, plus de 420 000 réponses ont été collectées et exploitées. Au total, ce sont plus de 3 millions de projets de recrutements qui ont été recensés par l’établissement chargé de l’emploi en France. Parmi eux, 57,9% des recrutements sont jugés difficiles par les employeurs et ce, quelle que soit la taille de l’établissement, selon Pôle emploi. Ce taux s’élevait à 37,5% en 2017, soit une augmentation de 20 points en seulement cinq ans.

Dans le détail, entre 2017 et 2022, le taux de difficulté à recruter a bondi de 53 points pour les métiers d’infirmiers, cadres infirmiers et puéricultrices, de 13 points pour les aides à domicile et de 30 points pour les conducteurs de transport en commun sur route.

Les aides à domicile : Un métier de paria

Les aides à domicile : Un métier de paria


De plus en plus de secteurs économiques et pour des difficultés à recruter. Des problèmes assez souvent liés aux conditions salariales et plus généralement aux conditions sociales.

Les métiers d’aides à domicile et d’aides ménagères connaissent les plus fortes tensions de recrutement, avec 85% d’employeurs qui peinent à embaucher. Le métier d’infirmier arrive juste derrière, avec environ 81%. Le métier d’aide à domicile connaît le plus de problèmes alors que les besoins sont déjà importants et qu’ils seront énormes comptes tenus du vieillissement démographique. Ce métier est relativement mal payé et les conditions sociales peu favorables.

Il y a d’abord la question des horaires, souvent très élastiques car il faut parfois commencer très tôt pour assurer le service du lever notamment des personnes âgées, revenir à midi pour le déjeuner et le soir pour le coucher. Soit une amplitude considérable avec des coupures non rémunérées et des frais de déplacement pas toujours suffisamment.

Un métier en août qui comprend des tâches très ingrates comme les soins de toilette. Et le tout pour à peine le SMIC compte tenu précisément du décompte mal calculé des heures de travail. Bref un métier qu’il a aussi sera de plus en plus effectuée par du personnel étranger ou d’origine étrangère bien forcé d’accepter des conditions de travail particulièrement dures.

Du côté des opérateurs de voyages, 80% des recrutements de conducteurs de transport en commun sur route sont jugés « difficiles » par les recruteurs. Des entreprises comme Transdev, Keolis ou encore la RATP ont lancé de vastes campagnes de recrutement, avec parfois d’importants avantages à la clé. Mais avec peu succès. En Île-de-France, par exemple, il manque toujours 1 500 conducteurs de bus pour assurer un service normal, selon le journal Le Parisien.

Les chiffres de Pôle emploi ont été recueillis via un questionnaire adressé aux entreprises, portant sur leurs intentions d’embauche pour l’année à venir, ainsi que sur le nombre de recrutements jugés « difficiles » par les recruteurs. Pour l’année 2022, plus de 420 000 réponses ont été collectées et exploitées. Au total, ce sont plus de 3 millions de projets de recrutements qui ont été recensés par l’établissement chargé de l’emploi en France. Parmi eux, 57,9% des recrutements sont jugés difficiles par les employeurs et ce, quelle que soit la taille de l’établissement, selon Pôle emploi. Ce taux s’élevait à 37,5% en 2017, soit une augmentation de 20 points en seulement cinq ans.

Dans le détail, entre 2017 et 2022, le taux de difficulté à recruter a bondi de 53 points pour les métiers d’infirmiers, cadres infirmiers et puéricultrices, de 13 points pour les aides à domicile et de 30 points pour les conducteurs de transport en commun sur route.

Les petits dîners de Macron à Bercy

Les petits dîners de Macron à Bercy !

Ce n’est un secret pour personne que Macron a su cultiver la stratégie des repas avec des personnalités importantes pour se construire un réseau. D’un côté il y avait les rencontres avec les financiers notamment celle de Londres qui ont été déterminantes pour la désignation du candidat aux élections présidentielles de 2017. Ce sont ces financiers qui ont assuré « la logistique »un candidat par ailleurs sans parti, sans expérience et sans vrai légitimité. La question de ce financement n’a d’ailleurs jamais été éclairée et la justice a enterré la question. La plupart des chèques adressés venait prsque des mêmes personnes et des mêmes milieux. Sans compter le financement discret d’entreprises escomptant des retours d’ascenseur ( voir par exemple les relations douteuses entre Alstom et General électric).

Parallèlement le futur candidat à la fonction présidentielle de 2017 a construit progressivement un réseau d’influence dans les milieux dits intellectuels en tout cas les courtisans toujours prêts à se faire reconnaître par le pouvoir en place. Le tout aux frais de la princesse, plus exactement aux frais du budget de Bercy

« Complément d’enquête » explore les relations entre « people et politiques », deux mondes qui ont parfois beaucoup à s’apporter. Cet extrait revient sur des dîners qui, entre 2014 et 2016, ont servi de tremplin à un jeune locataire de Bercy.

Les « dîners de Bercy » : la presse a ainsi baptisé une stratégie mise en œuvre par celui qui a été ministre de l’Economie entre 2014 et 2016. Ces dîners qui l’ont aidé à se constituer un réseau, notamment dans le monde de la culture, se sont tenus dans son appartement de fonction, quai de Bercy. « Un emplacement assez sensationnel » que ce « duplex qui surplombe la Seine et donne vers Notre-Dame », se souvient l’un de ses anciens occupants, l’ex-secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert. On peut même y venir en bateau depuis la place de la Concorde, dans une navette réservée aux ministres. Depuis une entrée privée, un ascenseur conduit les invités directement dans les appartements.

Discrètement, pendant deux ans, Bercy devient une fête. Apéros et dîners se succèdent, parfois deux dans la même soirée. Combien de personnalités ont-elles été conviées à ces réceptions ? L’animateur Stéphane Bern, qui se décrit comme « le petit nouveau » a eu « le sentiment que c’était des gens que [le futur président] avait l’habitude de fréquenter ». Parmi les noms qui ont circulé dans la presse, les acteurs Fabrice Luchini, Pierre Arditi, Guillaume Gallienne…

Quand Emmanuel Macron démissionne, le 31 août 2016, l’ex-secrétaire d’Etat au Budget découvre que « l’ensemble des crédits de l’année était consommé ». Les frais de représentation, cette enveloppe attribuée au ministre et destinée aux invitations professionnelles, ont été siphonnés : 120 000 euros ont été dépensés en huit mois, comme l’ont révélé Frédéric Says et Marion L’Hour dans leur livre Dans l’enfer de Bercy (éd. JC Lattès).

Recevoir des acteurs, des chanteurs, des auteurs, des autrices est-il en lien direct avec l’activité de ministre de l’Economie ? Pour Marc Endeweld, « en tout cas, c’est une zone grise… » Des accusations battues en brèche par En Marche !, via un communiqué publié le 26 janvier 2017.

Interrogé à l’époque, Emmanuel Macron précise avoir utilisé « 80% des crédits qui [lui] étaient alloués (…) qui permettent de recevoir des entrepreneurs, des femmes et des hommes de la vie française », et assume ces dépenses, totalement légales.
Quelques mois plus tard, Emmanuel Macron annonce officiellement sa candidature à l’élection de 2017, après avoir torpillé celle du président sortant François Hollande. « Bercy et les moyens logistiques d’un ministre de Bercy ont à l’évidence servi, en partie, de piste d’envol pour le candidat Macron », conclut Christian Eckert.

Extrait de « People et politiques, petits services entre amis ? », un document à revoir dans « Complément d’enquête » .

« Renaissance « : une campagne d’adhésion avec cotisation à 30 € par an, Pourquoi pas 3 euros ?

« Renaissance » : une campagne d’adhésion avec cotisation à 30 € par an, Pourquoi pas 3 euros ?

Les partis politiques tentent de renforcer des effectifs qui ne cessent de s’effriter partout y compris dans le parti pouvoir en marche reconvertie en « Renaissance ».
« Renaissance » mise sur une vaste campagne d’affichage et de tractage pour séduire de nouveaux adhérents.

Un véritable naufrage pour le parti du président « Renaissance  » qui devaient succéder à l’organisation « En marche » . Pour remobiliser dans le camp du pouvoir, les partisans de Macron avaient décidé de constituer un énorme parti visant à regrouper 400 000 adhérents.

En vérité, la campagne de recrutement du nouveau parti du pouvoir est un véritable fiasco puisque « Renaissance » ne doit regrouper qu’environ 10 000 personnes

Cet échec est double d’une part ce parti qui avait pour vocation de regrouper en son sein la totalité des sensibilités de la majorité n’est pas parvenue à son objectif. Les centristes de François Bayrou ont refusé de rejoindre l’organisation commune. Par ailleurs Édouard Philippe cultive sa différence avec son parti « horizons »totalement centré sur la perspective des élections présidentielles de 2027.

Par ailleurs, la tendance de gauche au sein de la majorité présidentielle ne cesse de s’affaiblir et de se fondre dans les orientations conservatrices de Macron.La plupart des anciens socialistes ralliés à Macron ont vendu leur âme pour un portefeuille. Ils tentent vainement exister mais sont complètement marginalisés par le recentrage nettement à droite du président de la république.

On objectera à juste titre que la plupart des partis politiques en France ne regroupent qu’une infime partie des adhérents potentiels. Les plus importants partis ne regroupent même pas 100 000 adhérents réels. La plupart des partis sont d’ailleurs davantage des clubs d’élus et de militants que des partis de masse.

Pour remonter la pente, le parti « renaissance » va créer une adhésion à 30 € par an. Pourquoi pas aussi 3 euros ?

Le parti de la majorité présidentielle va placarder 200 000 affiches et distribuer un demi-million de tracts la semaine prochaine dans tout le pays pour regonfler ses rangs.

Au total, 200 000 affiches seront placardées à travers tout le pays et 500 000 tracts consacrés à la thématique du pouvoir d’achat seront distribués par les équipes de Renaissance. « Blocage des tarifs du gaz et de l’électricité », « suppression de la redevance audiovisuelle » ou encore « aide exceptionnelle de rentrée de 100 euros pour les familles »… La majorité présidentielle a souhaité mettre en avant sur ce tract les différentes mesures qu’elle a prises ces dernières semaines face à la crise énergétique, notamment.

Si, à l’époque, l’adhésion était gratuite, puisqu’il suffisait de cliquer pour devenir « marcheur », le tarif annuel s’élève à présent à 30 euros, selon les informations du service politique de France Télévisions. « D’un mouvement où il n’y avait pas de cotisation, on passe à un parti politique, beaucoup plus structuré, avec un objectif : l’ancrage territorial. L’objectif numéro un, c’est de faire réussir le quinquennat, il reste quatre ans et demi », confie le secrétaire général de Renaissance, Stéphane Séjourné, à France Télévisions.
« Le président de la République nous a demandé d’être en campagne permanente. Renaissance est d’abord un parti de militants, et il faut qu’il le reste. Il y a une campagne européenne qui s’annonce et qui va nécessiter une grande mobilisation militante », ajoute-t-il. Sans rire évidemment !

Frédéric Beigbeder à l’Académie française ! Pourquoi pas aussi Cyril Hanouna

Frédéric Beigbeder à l’Académie française ! Pourquoi pas aussi Cyril Hanouna ?

le journal Marianne qui n’est pas une contradiction près en matière de populisme suggère finalement l’entrée de Frédéric Beigbeder à ‘académie française.
le journal évoque cependant le profil tapageur de l’intéressé  » Journaliste, éditeur médiatique, apprécié et primé, l’auteur de 99 francs (2000), de L’amour dure trois ans (1997), d’Un roman français (2009), est lui aussi un candidat sérieux. Avec un profil certes un peu tapageur. Arrêté en plein Paris pour consommation et détention de cocaïne (en 2008), soutien repenti de l’écrivain Gabriel Matzneff accusé de pédophilie (à la suite de la publication du Consentement, de Vanessa Springora), pointé a posteriori pour inaction dans l’affaire Patrick Poivre d’Arvor, complaisant avec Roman Polanski… Beigbeder collectionne les frasques et sa réputation n’est plus à faire.  »

Pourtant Marianne considère que Frédéric Beigbeder serait un candidat très sérieux et un digne successeur de François Nourissier !
On a pourtant du mal à distinguer la moindre originalité dans l’œuvre et dans les propos de celui qui fréquente les salons médiatiques. Si Beigbeder doit rentrer à l’Académie française alors il faudra aussi rapidement y faire entrer aussi Cyril Hanouna encore beaucoup plus médiatique, plus provocateur et exhibitionniste.Les orthodoxes objecteront que l’intéressé n’a jamais rien écrit ou apporter quoi que ce soit à la pensée française mais il ne semble pas que ce soit aujourd’hui un obstacle.

À noter cependant l’œuvre littéraire incontournable de Cyril Hanouna: Les Peopleries – 300 potins de vos stars préférées ! (avec Fabien Lecœuvre), Éditions de la Lagune – juin 2005

Ferroviaire : le gouvernement refuse le plan de soutien voté à l’Assemblée nationale

Ferroviaire : le gouvernement refuse le plan de soutien voté à l’Assemblée nationale

Le gouvernement encore été pris au dépourvu avec le vote surprise de l’Assemblée nationale concernant un soutien supplémentaire au développement du ferroviaire. En toute fin de nuit ce lundi, les députés ont adopté par 78 voix contre 54 un amendement prévoyant trois milliards d’euros supplémentaires pour le développement du rail en France. Un amendement qui n’avait pas le soutien de l’exécutif. De toute manière comme le gouvernement entend utiliser le 49–3, cet amendement sera rejeté.

Reste que le pouvoir est encore interrogé sur sa volonté réelle de transition écologique. Le train est en effet le seul mode alternatif écologique à la voiture pour les longues distances et certains trajets régionaux.

Le système ferroviaire souffre de toute évidence d’un manque d’adaptation liée aux insuffisances d’ investissements mais aussi à un manque de dynamisme et d’innovation de l’entreprise.

Le problème actuellement c’est que ce pouvoir traite des modes de transport de manière isolée et n’aborde pas de façon globale la problématique intermodale des transports. Tout se résume essentiellement pour l’instant la substitution de la voiture électrique au moteur thermique. Une nécessité peut-être avec une généralisation possible mais pas avant 2050 et encore car d’ici là la filière hydrogène pourrait devenir opérationnelle. Or la question essentielle est surtout de développer des transports de substitution à l’automobile chaque fois que possible.

Défendu par le PS, LFI et LR, cet amendement a vocation à « investir » dans le train au moment où les rapports concernant le manque d’investissements dans le réseau ferroviaire se multiplient tout comme les appels du pied de la SNCF.

Cette adoption a provoqué les railleries de Clément Beaune, ministre des Transports. « Les milliards volent en escadrille (…) C’est magique, c’est gratuit, c’est Halloween, c’est le contribuable qui paye ».
Reste que le gouvernement aura la possibilité d’écarter cet amendement puisqu’il a l’intention d’actionner à nouveau le 49.3 pour faire adopter sans vote ce volet dépenses du budget de l’Etat.
Rappelons que le patron de la SNCF a chiffré le besoin d’investissement dans le ferroviaire à environ 100 milliards d’euros supplémentaires sur 15 ans afin de contribuer à la décarbonation des transports en doublant la part du train.

Dans une tribune publiée par Le Monde en juillet dernier et adressée à la Première ministre, Jean Rottner, président de la région Grand-est affichait clairement son inquiétude, estimant que sans « sursaut » financier, il faudra s’attendre à « des fermetures de lignes de plus en plus nombreuses ».
« Soyons clairs, le vieillissement du réseau entraînera très vite des fermetures de lignes de plus en plus nombreuses (…) La conséquence est simple: le système pousse à réduire les circulations et toute politique d’accroissement de l’offre est vouée à l’échec. J’en appelle à un sursaut pour sauver le ferroviaire français dont le modèle est à bout de souffle », s’inquiètait-t-il.

Sondage popularité Macron : nouvelle baisse de 3 points à 37.7%

Sondage popularité Macron : nouvelle baisse de 3 points à 37.7%


Selon l’indicateur JDD, Macron perd encore 3 points et se retrouve à 37,7 % d’opinions favorables. En cause, la situation économique avec en particulier l’inflation, une crise de l’énergie qui va perdurer, une mauvaise gestion de la grève chez les pétroliers enfin une inefficacité sur les problèmes d’insécurité.

De son côté, la Première ministre, Élisabeth Borne,Toujours aussi transparente ne joue pas son rôle d’amortisseur politique vis-à-vis de l’opinion et subit également le contrecoup de la défiance envers le chef de l’État. Elle perd 4 points de popularité entre le mois de septembre et d’octobre et retrouve son plus bas niveau de juin 2022, un mois après sa nomination. Elle est mesurée à 36,9 % d’opinions favorables, selon notre moyenne des baromètres.

Visiblement la dernière prestation de Macron à la télévision n’a guère séduit l’opinion. Le discours de Macron ne marquera sans doute pas l’histoire politique de la France. Le propos du chef de l’État a surtout été caractérisé par des approches à courte vue témoignant de la gestion au jour le jour du pays dans beaucoup de domaines.On a aussi observé un manque de sérénité c’est le président de plus en plus agacé par le fait qu’il ne maîtrise pas la situation depuis l’instauration d’une majorité relative à l’Assemblée nationale.

Le chef de l’État a renouvelé son intention d’engager une réforme des retraites mais au lieu de parler de 65 ans il se replie sur l’âge de 64 ans ! Avec toutefois une évolution sur le nombre obligatoire de trimestres de cotisation.

Bref un discours qui confirme que le président gère à courte vue, en opérant des slaloms voier des renoncements et qui témoigne d’une certaine incapacité à agir du pouvoir.

Changement d’heure : un rituel ridicule et nuisible à la santé

Changement d’heure : un rituel ridicule et nuisible à la santé

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle !

Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation.

Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile. 54 % Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %).

Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France).

La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %. Un rapport remis au Sénat français en 1997 concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

Inflation Allemagne : supérieure à 10 % et 20 % pour l’alimentation

Inflation Allemagne : supérieure à 10 % et 20 % pour l’alimentation

L’Allemagne est touchée de plein fouet par le phénomène de l’inflation du fait du renchérissement de l’énergie en général et du gaz en particulier. En cause, l’envolée des cours depuis la guerre d’Ukraine. Imprudemment, l’Allemagne avait laissé reposer sa politique énergétique essentiellement sur le gaz russe. Elle a par ailleurs mené une politique anarchique en décidant dans un premier temps d’arrêter les centrales nucléaires avant très récemment de les relancer.

L’Allemagne c’est aussi lancé dans un programme d’énergies alternatives assez douteux qui est loin de répondre aux besoins énergétiques du pays en particulier des industriels très gourmands en électricité. L’Allemagne pour l’instant est très réticente sur la mise en place d’un bouclier tarifaire concernant l’énergie et dissociant prix du gaz est prix de l’électricité. A la place et pour faire face à la flambée des prix l’Allemagne a décidé d’un vaste plan de 200 milliards pour aider son économie. De la même manière, l’Allemagne n’est pas non plus favorable à une mutualisation des approvisionnements en Europe. En matière d’énergie aussi l’Allemagne joue de plus en plus solo.

En Allemagne, les prix de l’énergie ont flambé en octobre de 43% sur un an, contre 20,3% pour ceux des denrées alimentaires.

L’inflation en Allemagne, première économie européenne, a atteint en octobre un niveau jamais vu depuis novembre 1951, à 10,4% par rapport à la même période un an plus tôt, a indiqué vendredi l’office national des statistiques.

Cette flambée est générée comme partout principalement par les prix de l’énergie, qui se sont envolés de 43% sur un an, tandis que ceux des denrées alimentaires ont progressé de 20,3%.

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