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Une lettre de totale soumission de Lagarde à Sarkozy ; pathétique !

Une lettre de totale soumission de Lagarde à Sarkozy ; pathétique !

En perquisitionnant le domicile de Christine Lagarde, le 20 mars dernier, les enquêteurs en charge de l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais ont mis la main sur une lettre manuscrite de l’ancienne ministre, révèle lundi Le Monde. La missive, non datée mais destinée à Nicolas Sarkozy, ressemble à ce que le quotidien appelle un « serment d’allégeance ». Celle qui fut d’abord ministre de l’Agriculture puis ministre de l’Economie de l’ancien chef de l’Etat lui assure, en le tutoyant et « très brièvement et très respectueusement, sa fidélité et son dévouement. En cinq points, l’actuelle directrice générale du Fonds monétaire international, veut se montrer digne de toute confiance : 

« 1) Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France.

2) J’ai fait de mon mieux et j’ai pu échouer périodiquement. Je t’en demande pardon.

3) Je n’ai pas d’ambitions politiques personnelles et je n’ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile comme nombre de ceux qui t’entourent dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable.

4) Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting.

5) Si tu m’utilises, j’ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d’être inefficace, sans soutien je risque d’être peu crédible.

Avec mon immense admiration.

Christine L. « 

Tapie : une affaire d ‘Etat mais félicitations à Richard (Montebourg) !

Tapie : une affaire d ’Etat mais félicitations à Richard (Montebourg) !

Comprenne qui pourra mais Montebourg n’est pas à une contradiction près. Pour lui, Tapie c’est une affaire d’Etat mais il félicité Stéphane Richard pour sa gestion d’Orange. Stéphane Richard a eu une action positive à la tête du groupe Orange, a jugé dimanche le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, ajoutant que François Hollande s’apprêtait à donner la position de l’Etat sur son maintien à la tête de l’opérateur. « En l’état, je considère qu’il a apporté des éléments positifs. Il a apaisé l’entreprise », a déclaré M. Montebourg, interrogé lors de l’émission Le Grand Jury, RTL, LCI et Le Figaro.  M. Montebourg a une nouvelle fois démenti avoir déclaré qu’en cas de mise en examen il serait difficile pour M. Richard de rester à son poste, comme le rapportait le quotidien Le Monde. « Quand j’ai découvert qu’on me prêtait ces propos, j’ai donc exprimé au Monde mon courroux », a-t-il dit.  Le ministre a par ailleurs indiqué que François Hollande allait donner la position de l’Etat sur le maintien à son poste de M. Richard « dans quelques minutes ou quelques heures », alors que le président de la République devait s’exprimer en soirée dans l’émission Capital sur M6.  Le JDD et le site internet du quotidien Le Monde affirment que Stéphane Richard va être maintenu à la tête de l’opérateur Orange lors du conseil d’administration prévu lundi après-midi, grâce au soutien de l’Etat.  Stéphane Richard, l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, a été mis en examen cette semaine pour « escroquerie en bande organisée » dans l’enquête sur l’arbitrage dont a bénéficié en 2008 Bernard Tapie dans son litige avec le Crédit Lyonnais.   »Je crois que nous sommes en face d’une affaire d’Etat », a dit M. Montebourg, à propos de ce dossier.   »Il y a une escroquerie en bande organisée et je lis les journaux et j’apprends que la bande organisée se réunit à l’Elysée (…) Alors moi, je me pose la question: qui est le chef de bande? Mais je n’ai pas la réponse, la justice ne l’a pas encore désigné », a ajouté le ministre, interrogé sur le rôle de Nicolas Sarkozy dans cette affaire.

 

Dati: « La droite a un problème avec le peuple »

Dati: « La droite a un problème avec le peuple »

Eclair de lucidité chez Dati ou manœuvre pour se faire de la place parmi l’oligarchie politique diplômée. En tout cas une analyse lucide vis-à-vis de Le Pen qui vaut pour la droite mais aussi pour le PS.   »Mêmes diplômes », « mêmes cercles », « mêmes milieux »: l’ancienne ministre de la Justice Rachida Dati affirme dans une tribune au JDD que la « droite a un problème avec le peuple » et qu’elle « doit se réveiller » au risque de laisser un « boulevard à Marine Le Pen ». Selon la vice-présidente de l’UMP, « alors que la gauche est au plus bas, il n’y a pas de désir de revoir la droite au pouvoir ». Elle en veut pour preuve de récents sondages qui placent le FN juste derrière l’UMP ou à égalité aux prochaines élections européennes, en mai 2014.  Alors que « le général de Gaulle, Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy ont tous, à un moment donné, réussi à forger un lien fort avec le peuple », « la droite a sans doute aujourd’hui un problème avec le peuple », ajoute-t-elle.   »La défaite à la présidentielle a été le point de départ de cette crise. On est tombé dans le piège tendu par la gauche, et on a parlé de droit d’inventaire, de droitisation et même de +buissonisation+ (référence à Patrick Buisson, ndr), lorsqu’on aurait dû regarder en face la France, les Français, les valeurs qu’ils souhaitent que nous défendions, au lieu d’en être gênés et de nous en éloigner », explique-t-elle.   »La droite doit se réveiller », insiste-t-elle. « Aujourd’hui, nous régressons! Les mêmes diplômes, les mêmes cercles, les mêmes milieux, les mêmes têtes se distribuent entre eux les postes, les investitures et les mandats ».  A défaut de ce réveil, « Marine Le Pen aura un boulevard: aux municipales, aux européennes et peut-être même au-delà. Nous ne pourrons nous en prendre qu’à nous-mêmes. Nous serons alors coresponsables du déclin moral et politique de la France. Et dans l’inventaire, nous serons tous au passif! », conclut l’ancienne garde des Sceaux (2007-2009

 

5000 évadés fiscaux à Bercy

5000 évadés fiscaux à  Bercy

Se sentant menacés par la détermination du gouvernement à lutter contre la fraude, ils sont plusieurs milliers à vouloir régulariser leur situation.  La multiplication des procédures judiciaires contre les banques suisses a encouragé de nombreux contribuables qui y avaient ouvert un compte à rapatrier leurs avoir en France.  Après avoir dissimulé leur fortune, ils veulent désormais réapparaître sur les écrans radars du fisc! Selon nos informations, la Direction nationale de vérification des situations fiscales (DNVSF), chargée des particuliers à très hauts revenus et patrimoine (professions libérales, célébrités du sport et du show-business), a vu affluer, ces derniers mois, des demandes volontaires de régularisation. Près de 5000 contribuables français se sont rapprochés de Bercy pour connaître les modalités d’un rapatriement de leurs avoirs et les pénalités encourues.

Plan relocalisation Montebourg : 22 commissaires à l’investissement ; on est sauvé !

Plan relocalisation Montebourg : 22 commissaires à l’investissement ; on est sauvé !

Résumons le plan Montebourg à la relocalisation, un petit logiciel de calcul ( des fois que les entreprises ne sauraient pas compter) et 22 fonctionnaires déjà en place dans les préfectures qu’on va pompeusement appeler « Commissaires à l’investissement ». En fait des fonctionnaires dont c’était déjà le travail. Bref du Montebourg pur sucre, c’est-à-dire du vent ; A sa décharge, il n’a aucun moyen et aucune influence sur la politique économique puisqu’il a été placé là pour être cadenassé politiquement. Arnaud Montebourg sera-t-il le ministre des exilés industriels? Le 10 janvier dernier, il annonçait travailler à un « programme de relocalisation ». Dans son viseur, quelque « 300 entreprises » susceptibles d’être rapatriées et un objectif : inverser le courant de la mondialisation en convaincant les patrons français de faire revenir leurs usines en France. Six mois plus tard, le compte n’y est pas, mais le ministre du Redressement productif a enfin sa boîte à outils. Un dispositif dont il exposera les grandes lignes vendredi matin, à Bercy.  Il a convié ses six homologues et compte notamment sur la présence de Fleur Pellerin, ministre des PME et ambassadrice de la campagne « Say oui to France ». Il présentera aussi à cette occasion une trentaine d’entrepreneurs – parmi lesquels les patrons de Meccano, Rossignol, l’Atelier du maroquinier ou encore des filiales d’Arkema, Yamaha ou L’Oréal. Au cours des cinq dernières années tous ont opté pour une relocalisation. Les équipes de Montebourg ont revisité le modèle suédois et surtout l’américain baptisé « The Reshoring Initiative » : « Les Américains intègrent dans leurs calculateurs beaucoup de paramètres liés aux coûts et notamment aux prix de l’énergie, qui ont beaucoup baissé. Nous avons tenu compte de critères plus qualitatifs souvent à l’origine d’un retour en France comme l’envie de monter en gamme », précise un conseiller à Bercy. Le principal outil du dispositif consiste en un calculateur d’un nouveau type qui chiffre les avantages financiers d’une relocalisation. Selon nos informations, ce logiciel sera mis en ligne courant juillet sur le site du ministère du Redressement productif. Cheville ouvrière du plan Montebourg, l’Agence française pour les investissements internationaux (Afii) offrira gratuitement aux entreprises qui le souhaitent ce nouveau service. « En quarante-cinq minutes, une entreprise pourra être sensibilisée aux avantages cachés du pays. Il lui suffira de répondre à une cinquantaine de questions pour faire son diagnostic », souligne-t-on dans l’entourage du ministre. Cinq facteurs sont susceptibles de favoriser un retour : la relation client, une logique de coûts, un écosystème d’innovation, la recherche d’une optimisation de site et les coûts cachés liés à une délocalisation. Mais tous les paramètres ne sont pas flatteurs pour la France, notamment le coût de la main-d’œuvre (le quatrième plus cher d’Europe), le poids de la fiscalité et des formalités administratives, ou encore le climat des affaires. « Beaucoup d’entreprises hésitent à revenir du fait de la lourdeur de nos processus réglementaires ou administratifs », pointe un proche du dossier. Arnaud Montebourg veut doubler son dispositif d’un outil d’aide à la décision publique, autrement dit apporter aux services de l’État une cartographie fine pour mieux identifier les avantages d’une région et promouvoir un territoire auprès des entreprises. Une base de données permettra aux agences concernées d’identifier les besoins des 320 bassins d’emplois à travers l’Hexagone pour mieux relocaliser. Dernier étage de la fusée : le ministre du Redressement productif demandera aux préfets de région de désigner, d’ici au 15 juin, 22 commissaires à l’investissement choisis dans leurs équipes.

 

Tapie était à l’Elysée pour son propre arbitrage !

 

Tapie était à  l’Elysée pour son propre arbitrage !

Mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » dans cette affaire, Stéphane Richard, l’actuel PDG d’Orange a expliqué, durant sa garde à vue de 48 heures, avoir été « convoqué » à une réunion à l’Élysée par le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, le 24 ou 25 juillet 2007. Stéphane Richard a précisé que Bernard Tapie était présent lors de cette réunion cruciale destinée à mettre en place la procédure d’arbitrage dans le litige qui l’opposait alors au Crédit Lyonnais à propos de la vente d’Adidas. Interrogé à ce sujet par Reuters, l’homme d’affaires a répondu : « S’il l’a dit, c’est que c’est vrai », soulignant qu’une telle rencontre « précédait de six mois la décision définitive d’arbitrage », qui lui a accordé 403 millions d’euros. Prié de dire pourquoi cette rencontre se serait déroulée à l’Elysée, et non à Bercy, Bernard Tapie répond : « Je n’ai pas choisi l’endroit où on souhaitait me recevoir. » Jean-François Rocchi, président du Consortium de réalisation (chargé de liquider le passif du Crédit Lyonnais), également mis en examen, avait reçu la même convocation à cette réunion dont l’objet n’avait pas été précisé. Claude Guéant a indiqué : « nous allons faire l’arbitrage », a rapporté Stéphane Richard aux enquêteurs. Lui-même et Jean-François Rocchi leur ont tous deux dit que Bernard Tapie était présent à cette réunion, de même que le secrétaire général adjoint, François Pérol. Selon des sources proches de l’enquête, Bernard Tapie aurait par ailleurs rencontré à plusieurs reprises Nicolas Sarkozy pendant cette période. Mais l’ancien ministre de François Mitterrand rétorque dans une interview à Reuters qu’il voyait l’ex-chef de l’Etat régulièrement depuis longtemps. »J’ai vu le président de la République avant qu’il soit président tous les trois mois environ. Ça, c’est avant qu’il soit président, pendant qu’il est président et depuis qu’il n’est plus président. » Prié d’expliquer cette proximité, il répond : « Qu’est-ce qui explique celle que j’avais avec François Mitterrand et avec plein de gens de gauche et plein de gens de droite. C’est simplement parce que je suis dans un univers (politique) que j’aime bien et pour lequel j’ai eu de bonnes idées. » « Si François Hollande me demande de venir le voir, j’irai le voir ».  Le gouvernement français a annoncé jeudi qu’il entendait déposer un recours en révision pour faire annuler l’arbitrage favorable à l’homme d’affaires.

 

Affaire Tapie : scandale d’Etat de Mitterrand à Sarkozy

Affaire Tapie : scandale d’Etat de Mitterrand à Sarkozy

Laurent Mauduit*

 

Mis en difficulté avec l’affaire Cahuzac, les socialistes ont trouvé avec le scandale Tapie une opportunité de contre-attaque pour dénoncer l’affairisme qui avait cours sous le précédent quinquennat. En chœur, tous les hiérarques de la Rue de Solferino dénoncent donc à qui mieux mieux cette « affaire d’Etat ».  Ils se font un malin plaisir de souligner qu’elle va nécessairement éclabousser Nicolas Sarkozy, à l’origine des instructions qui ont conduit au désormais célèbre arbitrage et aux 403 millions d’euros perçus sans doute indûment par Bernard Tapie.  Au risque de jouer les rabat-joie, il faut pourtant dire les choses telles qu’elles sont : les dignitaires socialistes n’ont aucune raison de tirer la couverture à eux et de s’attirer les mérites de ce spectaculaire épilogue judiciaire qui est en train de se jouer, avec la mise en examen de l’un des arbitres pour «escroquerie en bande organisée».  D’abord parce qu’ils n’ont pas joué les premiers rôles dans la bataille pour que la vérité finisse par émerger – le président du MoDem, François Bayrou, a manifesté une pugnacité autrement plus remarquable. Et puis, surtout, les socialistes ont une part de responsabilité dans cette histoire stupéfiante, qu’il est opportun de ne pas oublier.  En quelque sorte, Bernard Tapie fait le pont entre les aspects les plus sombres du mitterrandisme et les traits les plus saillants du sarkozysme. Ou, si l’on préfère, c’est un formidable révélateur de l’affairisme qui avait cours sous le premier, et qui s’est encore accentué sous le second. L’histoire de Bernard Tapie peut en effet se résumer à ce sidérant raccourci : le scandale, c’est sous François Mitterrand qu’il a commencé, et c’est sous Nicolas Sarkozy qu’il s’est achevé.  Sa bonne fortune, c’est, de fait, sous le second septennat de François Mitterrand que Bernard Tapie a commencé à la connaître. D’abord parce que les socialistes ont pris à l’époque la responsabilité de le présenter sous les traits d’un entrepreneur modèle, au point de faire de lui un ministre, alors qu’il n’était qu’un aventurier sans trop de scrupule de la vie financière, jouant en permanence sur le registre du populisme.  Mais il y a encore beaucoup plus grave que cela. C’est que Bernard Tapie a tiré financièrement avantage de cette courte échelle que lui ont faite les socialistes. L’homme d’affaires se présente en effet souvent en victime et fait valoir qu’il aurait été floué par le Crédit lyonnais lors de la revente du groupe Adidas, mais la vérité est tout autre. S’il n’avait pas été protégé par François Mitterrand, il n’aurait jamais profité des bonnes grâces du Crédit lyonnais, qui était à l’époque une banque nationalisée.

 

On oublie trop souvent que Bernard Tapie n’a jamais engagé le moindre argent personnel – pas un seul centime - lors de sa prise de contrôle, en juillet 1990, du groupe Adidas : c’est la banque publique qui a financé l’opération, en lui faisant un prêt de 1,6 milliard de francs sur deux ans ; prêt que Bernard Tapie n’a jamais été capable de rembourser. Or, deux ans plus tard, après déjà bien des péripéties, si la banque, à l’époque dirigée par Jean-Yves Haberer, avait été un établissement normal ; si l’Elysée n’avait pas fait comprendre que Bernard Tapie était sous sa protection et allait bientôt redevenir ministre, l’histoire se serait arrêtée là.

Le Crédit lyonnais aurait fait jouer les nantissements dont il disposait sur les titres Adidas de Bernard Tapie, et il n’y aurait pas eu de litige commercial les années suivantes. Et il n’y aurait pas eu non plus d’arbitrage seize ans plus tard.

En somme, Bernard Tapie a profité d’un traitement de faveur indigne d’une démocratie, en 1992, parce qu’il était l’un des protégés de François Mitterrand. Et c’est grâce à cela, sans jamais avoir investi le moindre sou dans Adidas, qu’il a pu, longtemps après, intriguer dans les coulisses du pouvoir sarkozyste.

 

A bon droit, on peut donc juger sévèrement cette histoire d’arbitrage, dont Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde ont pris l’initiative en 2007. Très sévèrement, surtout si la justice arrive à étayer ce qui est aujourd’hui sa suspicion, à savoir que toute la procédure n’a été, en réalité, qu’une invraisemblable «escroquerie», conduite par une «bande organisée» qui pourrait avoir des ramifications jusqu’à l’intérieur même de l’Etat.

Mais il ne faut donc pas perdre de vue que ce scandale trouve sa source dans d’autres dérives, celles qu’ont connues les socialistes au début des années 90. Epoque passablement glauque ! C’étaient les «années-fric», les années de «l’argent fou», éclaboussées par une cascade de scandales, du délit d’initiés de Pechiney-Triangle jusqu’aux détournements d’Elf.  De cette époque lointaine, où Bernard Tapie était le protégé de l’Elysée, il reste d’ailleurs des traces. Car, aujourd’hui encore, quelques socialistes lui sont restés fidèles et défendent sa cause. A commencer par le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui intrigue en permanence en sa faveur.  En quelque sorte, Bernard Tapie est un trait d’union entre deux époques détestables, où la démocratie était anémiée et l’affairisme, prospère. En sommes-nous vraiment sortis ?

* laurent.mauduit@mediapart.fr

 

Affaire Tapie : ça se gâte, Sarkozy va faire porter le chapeau à Guéant

Affaire Tapie : ça se gâte,  Sarkozy  va faire porter le chapeau à Guéant

L’affaire tapie sent de plus en plus mauvais pour beaucoup y compris pour Sarkozy dont la candidature en 2017 pourrait bien être interdite ; Il a compris que la gauche avait lâché les chiens de la justice pour lui barrer la route.  Du coup Sarkozy tente de faire porter le chapeau à Guéant déjà bien abimé par d’autres affaires en particulier le détournement de fons publics au ministère de l’intérieur. Selon un de ses proches, joint par Europe 1, l’ancien président est « ulcéré » par la façon dont l’arbitrage qui avait octroyé en 2008 403 millions d’euros à l’homme d’affaires pour solder ses comptes avec le Crédit Lyonnais est aujourd’hui mis en cause. Et comme souvent quand l’ancien chef de l’Etat est contrarié par un sujet ou une mise en cause qui le touche personnellement, « il tourne en boucle », confie cet ami, qui expose les arguments de la défense de l’ancien hôte de l’Elysée.  Le premier argument de Nicolas Sarkozy consiste en une formule : « je ne suis jamais intervenu », répète-t-il à ses visiteurs. Et quand l’ancien président refait le film, il charge le secrétaire général de l’Elysée de l’époque, Claude Guéant. Selon l’ancien chef de l’Etat, l’ex-ministre de l’Intérieur lui a expliqué que le conflit Tapie-Crédit Lyonnais avait déjà coûté 20 millions d’euros aux contribuables, et qu’il y avait cette possibilité d’en finir en passant par l’arbitrage, sans détailler davantage le processus. Nicolas Sarkozy s’en serait alors remis à la sagesse de son bras droit sans poser de questions. En clair, l’Elysée n’avait pas choisi l’arbitrage pour arranger les affaires de Tapie, mais par souci de l’intérêt général.  Selon son proche, Nicolas Sarkozy développe un autre argument pour se dégager de toute implication. Sur les trois juges arbitres, explique-t-il, il y a Pierre Mazeaud, un vieux gaulliste qui déteste Nicolas Sarkozy, et Jean-Denis Bredin, un avocat étiqueté à gauche. Bref, conclut cet intime de l‘ancien président, Nicolas Sarkozy n’a rien à se reprocher et s’agace du soupçon qui le vise.

Michelin: grève à Joué les Tours

Michelin: grève à Joué les Tours

Vers 16H00, des dizaines d’ouvriers occupaient encore les abords du site tourangeau totalement à l’arrêt depuis que l’équipe du matin, qui devait prendre son service à 04H30, a décidé de débrayer.  Aucun poids lourd ne passait lundi après-midi, aux deux entrées dédiées à l’approvisionnement du site, a constaté un correspondant de l’AFP.  Un peu plus tôt dans la journée, des centaines de salariés, certains soutenus par leur conjoint, se sont rassemblés dans la cour de l’usine pour entendre la nouvelle.  L’annonce de Michelin devait avoir lieu mercredi mais, après des fuites dans la presse, l’officialisation de la direction est finalement tombée en fin de matinée comme un couperet.   »Ce matin, il a fallu calmer les esprits. Certains étaient prêts à mettre le feu aux pneus. Si l’usine doit brûler, elle brûlera », a déclaré Claude Guillon, délégué CGT, quelques minutes après la confirmation par la direction de l’arrêt en 2015 de la production de pneus pour poids lourds à Joué-lès-Tours.   »2015, c’est terminé pour nous. Par contre, on a leurré les gens en leur faisant croire que, s’ils travaillaient bien, on maintiendrait l’activité », a renchéri le délégué SUD, Olivier Coutant.  Arrivés peu avant 13H00, les ouvriers de l’équipe de l’après-midi n’ont pas pris leur poste et sont restés dans la cour avec leurs collègues du matin.   De son côté, le maire de Joué-lès-Tours Philippe Le Breton a indiqué lors d’une conférence de presse qu’il espérait que Michelin « livrera des explications comparées sur le choix de la Roche-sur-Yon par rapport à Joué-les-Tours ».  Vers 13H30, le directeur du site, Jean-Denis Houard, est sorti de l’usine pour aller à la rencontre des salariés. Mais, constatant la présence de journalistes, il a déclaré: « Je ne m’exprime pas (devant les salariés, ndlr) dans de mauvaises conditions. » Il a ensuite rebroussé chemin sous les sifflets des salariés.   »Après la résignation vient la révolte. On n’ira pas à l’extérieur de l’usine, on restera dedans. Mais il y a de l’argent dans l’usine. Si Michelin n’est pas capable de négocier correctement, il y perdra plus que les salariés ne vont y perdre », a poursuivi M. Guillon.   »Nous sommes déterminés », a prévenu le syndicaliste. A Joué-lès-Tours, « nous avons un moyen de pression, l’atelier qui fait du calandrage et qui fournit 25 à 30% des usines en Europe. En bloquant cet atelier pendant une semaine, on arrêtera 20 à 25% des usines en Europe », a-t-il menacé. Le calandrage est la fabrication des nappes textiles et métalliques des pneus.   »Il y a encore dix jours, notre cher directeur nous a envoyé un document à la maison en nous félicitant sur notre taux de rendement. Et, dix jours après, il nous annonce qu’il nous fout à la porte. On a affaire à un grand guignol », s’est exclamé M. Coutant.  Du côté des salariés, c’est le désarroi et l’incompréhension. « Le groupe fait du bénéfice, l’an dernier 2 milliards 100 millions d’euros dans le monde. On ferme en France mais on investit à l’étranger, en Inde ou en Chine. C’est inadmissible. Où va-t-on trouver de l’emploi dans un bassin sinistré? » s’emportait Norbert Ressault, 55 ans, dont 37 ans et demi d’ancienneté.   »Ma femme vient de perdre son emploi, son usine vient de couler. Que va-t-on faire? » s’interrogeait M. Ressault.  Situation aussi préoccupante pour Laurent Giteau, 45 ans: « Ma femme travaille aussi chez Michelin. On a un enfant de trois ans et demi. On vient de faire construire une maison. On ne peut pas être mobile… » Pascal Levêque, 53 ans, s’est insurgé: « toute ma famille vit là, on ira pas ailleurs, on va pas tout abandonner pour un seul salaire de 1.500 euros pour faire les 3X8″.  Dans un communiqué, la direction de Michelin a annoncé lundi « l’arrêt de l’atelier poids lourds de l’usine de Joué-lès-Tours ». Implantée depuis 1961, l’usine de Joué-lès-Tours a compté jusqu’à 4.000 salariés dans les années 1980.

 

La majorité s’éffrite à l’assemblée nationale

La majorité s’éffrite à l’assemblée nationale

 

 

La majorité socialiste à l’Assemblée nationale diminue. Dimanche 9 juin,  le PS a perdu deux sièges, dans les législatives partielles des 1ères et 8ème circonscriptions des Français de l’étranger. La majorité socialiste à l’Assemblée n’est donc plus « que » de 292 sièges, alors que la majorité absolue est de 289 sièges.  Il y a avait d’abord la 1ère circonscription des Français de l’étranger, remportée par Frédéric Lefebvre (UMP). Selon des résultats non officiels, l’ancien secrétaire d’Etat a obtenu environ 54% des voix contre 46% pour le socialiste Franck Scemama, soit un écart d’environ 1.500 voix à l’échelle de la circonscription, qui regroupe les Etats-Unis et le Canada.   L’élection a été marquée par une très forte abstention de 86%, selon les chiffres fournis après l’ouverture des urnes électroniques, dimanche soir. Le ministère des Affaires étrangères devait annoncer plus tard les résultats officiels.  Dans le même temps, Meyer Habib (UDI), vice-président du Crif, a remporté la législative partielle organisée dans la 8e circonscription des Français de l’étranger face à Valérie Hoffenberg (UMP), selon des résultats quasi-définitifs communiqués de source gouvernementale.   Le candidat UDI obtiendrait environ 53,5% des suffrages contre quelque 46,5% pour sa rivale, dans cette circonscription qui regroupe 8 pays, dont Chypre, la Grèce, l’Italie, Israël, la Turquie.  Valérie Hoffenberg était soutenue notamment par le président de l’UMP Jean-François Copé, tandis que le candidat investi par l’UDI de Jean-Louis Borloo  Meyer Habib, 52 ans, est un proche du Premier ministre israélien « Bibi » Netanyahu.    Dimanche prochain a lieu le premier tour de la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne). Cette circonscription, autrefois détenue par Jérôme Cahuzac, pourrait bien elle aussi basculer dans l’opposition.

 

Sondage retraites : à 70 ans

Sondage retraites : à 70 ans

Près de la moitié des jeunes de moins de 25 ans estiment qu’ils ne pourront partir à la retraite qu’à plus de 70 ans, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France. Quelque 48% des jeunes de moins de 25 ans interrogés par l’institut de sondage considèrent que le seuil de départ en retraite sera, pour eux, supérieur à l’âge de 70 ans. Par ailleurs, seulement 26% des personnes sondées se disent « confiantes » dans la garantie de toucher une retraite « satisfaisante » par rapport à leurs revenus, selon le sondage. Le gouvernement entamera dans les prochaines semaines la difficile réforme des retraites, en étudiant les pistes contenues dans le rapport Moreau. Parmi elles, l’allongement de la durée de cotisations.  Sondage réalisé en ligne les 31 mai et 1er juin auprès d’un échantillon de 1017 personnes sélectionnées selon la méthode des quotas.

Tennis : aucun français en finale à Roland Garros, normal ils sont tous suisses (fiscalement)

Tennis : aucun français en finale à Roland Garros, normal ils sont tous suisses (fiscalement)

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Le tennisman paiera des impôts en France sur sa prime à Roland Garros, une exception. Car Jo-Wilfried Tsonga est résident suisse, et il ne paye des impôts que pour les tournois qui ont lieu en France.   Roland-Garros, Bercy, ou la Coupe Davis, les tournois pour lesquels Jo-Wilfried Tsonga paye des impôts en France se comptent sur les doigts d’une main. A ceux qui critiquent son exil fiscal, il répond qu’en 2011, il a fait un chèque de 230.000 euros au fisc français, pour 47 jours de présence sur le territoire. Au cours de cette même année, le tennisman a touché cinq millions et demi d’euros de revenus. Quasiment tous les joueurs de tennis français sont installés en Suisse. L’ancien capitaine de l’équipe de France, Guy Forget, avait pris la défense de ses joueurs l’été dernier: « quand ils gagnent un million d’euros en France, ils en laissent 500.000 aux impôts; on ne peut pas leur faire un procès parce qu’ils ne veulent payer que 30% ». Michaël Llodra et Nicolas Mahut font partie des rares à être restés en France. Cela leur fait un point commun pour la finale du double messieurs de Roland-Garros, qu’ils joueront ensemble, samedi 8 juin.

Stationnement : PV à 90 euros ?

 Stationnement : PV à 90 euros ?

 

 En plein débat sur le projet de loi de décentralisation, le Sénat a voté jeudi de manière quasi-inaperçue la dépénalisation du stationnement. Que changerait cette mesure ? Potentiellement beaucoup pour le porte-monnaie des automobilistes. Jusqu’à présent, le non respect des règles de stationnement entraînait une amende de 17 euros, un montant imposé sur tout le territoire. Mais une fois le stationnement dépénalisé, les élus seraient libres de fixer eux-mêmes le montant des PV dans chaque commune. Reste maintenant à l’Assemblée nationale à se prononcer sur le texte.  La dépénalisation du stationnement est une revendication des élus. Le cadre juridique actuel est en effet inadapté, juge le sénatur PS Jean-Jacques Filleul, auteur de l’amendement : l’amende pénale est « sans lien ni avec le lieu, ni avec le tarif de stationnement pratiqué. Peu dissuasive à Paris, elle est excessive dans nombre de petites communes », estime-t-il.  Mais l’Automobile Association Club (ACA), qui défend les intérêts des automobilistes, s’est aussitôt opposée à cette mesure qui risque, selon elle, de faire du stationnement une « variable d’ajustement budgétaire » des communes. L’ACA met en garde contre « des incohérences dans l’échelle des sanctions » : « à quand une amende de 90 euros pour une durée de stationnement dépassé, au même niveau qu’une circulation dans un sens interdit ou une alcoolémie de 0,25 mg à 0,50 mg ? » Pour l’ACA, il faudrait plutôt s’attaquer aux causes des infractions de stationnement : « c’est notamment l’insuffisance de l’offre de stationnement qui contribue à la fois à des pratiques de stationnement parfois anarchiques, à des difficultés de circulation, et des conséquences environnementales », estime l’organisation. Autre conséquence : le juge judiciaire ne serait plus compétent, pointe Le Figaro. Pour se défendre, l’automobiliste devrait alors se tourner vers le tribunal administratif et envoyer un courrier accompagné d’un timbre fiscal de 35 euros. « Certains estiment qu’une nouvelle forme de racket serait en train de se dessiner », note le site du quotidien, qui précise : « Il n’est pas exclu que cet amendement ne soit pas conforme à la Convention européenne des droits de l’homme. »

 

Fraude à la TVA : de l’ordre de 10 à 15 milliards

Fraude à la TVA : de l’ordre de 10 à15 milliards

 

Fraude à la TVA : l’ordre de 15 milliards d’euros, soit environ 10 à 15% des recettes annuelles de la TVA en France, d’après Vincent Drezet, spécialiste de la fiscalité et secrétaire général du syndicat Solidaires Finances publiques. Le chiffre de 10 milliards est le plus souvent cité. On pourrait presque dire un chiffre officiel. Il est calculé au regard de la comptabilité nationale. Vincent Drezet explique la méthode de calcul : « On regarde les ventes de biens et de services passibles de la TVA qui auraient du être déclarés et encaissés d’une part. Et puis, on voit ce qui a été effectivement déclaré et encaissé d’autre part. Donc là, il y a un écart de 10 à 11 milliards d’euros qui est assez solide mais qui malheureusement ne prend pas forcément en compte toutes les données relatives à la fraude à la TVA parce qu’il y a plusieurs formes de fraude à la TVA ». Il y a schématiquement trois grands types de fraude à la TVA.  L’un est lié au travail non déclaré. Dans le travail au noir, il y a des activités passibles de TVA qui ne sont ni déclarées ni encaissées. Comme le travail non déclaré augmente, la fraude sur cette TVA augmente mécaniquement.
On trouve aussi des fraudes plus petites qui consistent par exemple à déclarer la TVA et à ne pas la payer. Sans oublier un type de fraude particulièrement couteux pour les pays de l’Union européenne, la fraude intracommunautaire qui représente la moitié de la fraude à la TVA. Là, les tricheurs profitent du manque d’harmonisation et de coopération sur la TVA entre les Etats. Vincent Drezet affirme que l’on « voit des opérations de ventes de bien et de services qui transitent par plusieurs pays et le fait de transiter permet de complexifier les schémas et de ne pas déclarer la TVA dans l’une de sociétés qui font partie d’un réseau complice et frauduleux ».  Une récente illustration de cette fraude intracommunautaire c’est cette escroquerie à la TVA sur le marché de quotas d’émissions de CO2. En quelques mois, cette fraude aurait couté à elle seule plus de 1,5 milliard d’euros au seul fisc français.

 

Croissance : révision à la baisse pour la BCE mais on ne bouge pas !

Croissance : révision à la baisse pour la BCE mais on ne bouge pas

La récession va s’accentuer, une raison pour la BCE pour ne pas bouger. La Banque centrale européenne (BCE) a revu à la baisse sa prévision de croissance 2013 pour la zone euro, mais à la hausse celle de 2014, selon des chiffres présentés par son président Mario Draghi. La BCE s’attend désormais à une contraction du Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro cette année de 0,6% contre un recul de 0,5% prévu jusqu’ici, mais table sur une hausse de 1,1% en 2014 contre 1% jusqu’ici. Sa prévision d’inflation pour 2013 a été abaissée à 1,4% contre 1,6% attendu jusqu’à présent, mais maintenue inchangée pour 2014, à 1,3%. Pour autant la BCE ne prend aucune mesure nouvelle face à cette dégradation ; comme toujours on attend des jours meilleurs en 2014 alors qu’on n’en sait strictement rien.

Chômage Grèce à 26.8%, nouveau record

Chômage Grèce à 26.8%, nouveau record

 

Le taux de chômage en Grèce a continué d’augmenter et a inscrit un nouveau record à 26,8% de la population active au mois de mars, a annoncé jeudi l’institut national des statistiques Elstat. La proportion de demandeurs d’emploi dans la population active grecque reste plus de deux fois supérieur à la moyenne de la zone euro (12,2% en avril). « C’est le chômage de longue durée qui est le plus préoccupant : il dépasse 60% (du total) », souligne Angelos Tsakanikas, du cercle de réflexion IOBE, rappelant qu’en 2008 plus de 45% des chômeurs étaient sans emploi depuis plus d’un an. Par tranche d’âge, les jeunes (15-24 ans) restent les plus touchés avec un taux de chômage de 58,3% en mars contre 64,2% en février. La Grèce, qui traverse sa sixième année consécutive de récession, a vu son taux de chômage tripler depuis 2009, le nombre de demandeurs d’emploi dépassant désormais 1,3 million pour une population de 11,3 millions de personnes. Cette envolée du chômage se traduit entre autres par une forte augmentation du nombre de sans-abri. Selon l’organisation non gouvernementale Klimaka, 60% des personnes vivant dans la rue aujourd’hui ont perdu leur logement au cours des deux dernières années et 47% d’entre elles ont des enfants à charge. Pour tenter de lutter contre la montée du chômage, le gouvernement grec souhaite mobiliser quelque 170 millions d’euros de fonds de développement régional de l’Union européenne mais il attend la décision de la Commission. La banque centrale grecque prévoit un pic du taux de chômage à 28% avant un début de reflux à partir de 2015.

 

Chine : l’Allemagne pense à ses intérêts pas à ceux de l’Europe

 

Chine : l’Allemagne pense à ses intérêts pas à ceux de l’Europe

A peine hypocrite : « L’Allemagne a toujours clairement dit que nous, le gouvernement, privilégions le dialogue et non la confrontation », a déclaré sur la chaîne de télévision allemande ARD le ministre allemand de l’Economie, Philipp Rösler, qualifiant la mesure provisoire de Bruxelles de « grave erreur ».  L’objectif devrait être d’ »empêcher dans tous les cas une guerre commerciale, qui s’étendrait à bien davantage de secteurs que le seul secteur du photovoltaïque », a-t-il ajouté.  Le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, a réaffirmé que l’Allemagne était sur la même longueur d’onde que le gouvernement chinois et qu’elle « aspirait à une solution à l’amiable », au cours d’un point presse régulier.  En recevant à Berlin fin mai le Premier ministre chinois Li Keqiang, la chancelière Angela Merkel avait en effet déclaré vouloir « tout (faire), pour trouver une solution par la discussion ».   »Ce n’est ni l’intérêt de l’Europe, ni celui de l’Allemagne, ni de la Chine de tendre vers un tassement des échanges commerciaux », a ajouté M. Seibert, appelant à ce que les mois à venir soient utilisés par la Commission pour nouer « un dialogue étroit avec la Chine à la recherche d’une solution amiable » et éviter d’inscrire ces taxes dans la durée.  « Les opposants à des taxes douanières ont eu deux années pour trouver une solution au problème », a réagi le vice-président du groupe parlementaire d’opposition social-démocrate, Ulrich Kelber, sur le site internet du quotidien économique Handelsblatt.  Le responsable SPD se réjouit au contraire de la décision de Bruxelles, estimant qu’ »elle devait réagir » au « dumping » de la Chine. L’Allemagne compte quelque 10.000 entreprises dans le secteur solaire, employant au total 120.000 personnes. Mais parmi celles-ci, seules 350 sont des producteurs de panneaux, les autres étant plutôt des revendeurs ou des installateurs qui profitent des panneaux chinois bon marché.

Hollande : pour une austérité à l’Allemande

Hollande : pour une austérité à l’Allemande

 

En France Hollande critique l’Allemagne de Merkel (qui ne faiat que prolonger la politique des sociaux démocrates du SPD. En Allemagne, il soutient cette politique d’austérité. Pas étonnant que le PS soit surpris ! »Le progrès, c’est aussi de faire dans les moments difficiles des choix courageux ». François Hollande assistait, ce jeudi 23 mai, à la fête organisée pour les 150 ans du parti social-démocrate allemand, le SPD. L’occasion pour le président français de louer les réformes de l’Agenda 2010, lancé il y a dix ans par l’ancien chancelier Gerhard Schröder.   Le congrès de Leipzig réunit Peer Steinbrück, le candidat officiel du SPD, mais aussi la chancelière Angela Merkel, candidate du parti chrétien-démocrate CDU/CSU. François Hollande en a profité pour discuter de l’avenir de l’amitié franco-allemande, les élections allemandes étant prévues pour septembre. Le président français a également tenté de redorer l’image économique de la France, plutôt écornée outre-Rhin. Les libéraux et les conservateurs allemands reprochent notamment à François Hollande un train de réformes trop lent. « Nos pays sont différents. Nos cultures politiques syndicales sont singulières. Mais je garde de la social-démocratie le sens du dialogue, la recherche du compromis et la synthèse permanente entre la performance économique et la justice sociale », a déclaré le président français avant de rappeler toutefois que « tout n’est pas transposable » entre les deux voisins. De fait, le bilan des réformes menées par Gerhard Schröder entre 2003 et 2005 en Allemagne est plutôt mitigé. Le projet, ambitieux et douloureux, a coûté sa réélection au chancelier Schröder. Mais le pays a mieux résisté à la crise que ses voisins européens.  Les indemnités chômage ont été réduites, tant dans le montant que dans la durée, et le revenu minimum est d’à peine 382 euros par mois. Les chômeurs allemands doivent accepter tout travail proposé par l’Agence pour l’emploi, dont certains ne sont rémunérés qu’un euro par heure. En conséquence, le taux de chômage a diminué de plus de trois points, mais la proportion de travailleurs pauvres a augmenté de 20% entre 2006 et 2010. Le nombre de travailleurs intérimaire a triplé entre 2003 et 2012, et 1,4 million de travailleurs perçoivent un revenu complémentaire, à cause de leur faible salaire. L’âge moyen de départ à la retraite a, lui, été reculé de presque un an, entre 2003 et 2010.

Fruits- légumes : hausse de 10 à 30% à cause du temps

Fruits- légumes : hausse de 10 à 30% à  cause du temps

 

A cause du temps  les récoltes sont en retard. Résultat, les prix ont augmenté sur certains produits de saison car les producteurs peinent à approvisionner les étals des marchés. Avec un kilo de cerises à 18€, le melon à 4€ ou les pommes golden à plus d’1€ le kilo, certains fruits se vendent en moyenne 20% plus cher que l’année dernière à la même époque, et ce n’est peut-être pas fini. Certains producteurs accusent un retard de deux à quatre semaines et pourraient être tentés de gonfler leurs prix pour compenser cette mauvaise passe, même si le gouvernement leur met la pression pour ne pas impacter le portefeuille du consommateur.  Jean-Claude, producteur de salade dans les Yvelines, a « entre 15 jours et trois semaines de retard » à cause du temps. « On arrive fin mai, et les températures n’ont guère dépassé 20°. C’est surprenant, et de mémoire je n’ai jamais connu ça ». L’agriculteur reconnait que les intempéries pourraient avoir des conséquences sur les prix. « Il y a moins de volume. Les cours peuvent évoluer en fonction du temps, par exemple, le chou-fleur, comme il n’y en a pas, donc automatiquement, le prix est un peu plus élevé ». Ghislain Mascaux est producteur de fruits et légumes à Bugnicourt, dans le Nord. « Si le temps pluvieux et froid continue pendant encore 10 à 15 jours, il pourrait y avoir une hausse, en général entre 10 et 30% », reconnaît l’agriculteur. « Ça pourrait être des légumes de plein champ, pommes de terre, tomates, mais aussi fraises et framboises, très sensibles à ce type de temps pluvieux, ainsi que les cerises, connues pour fluctuer énormément à la hausse quand il y a des problèmes de rendement ».

 

Cadeaux fiscaux à Tapie ?

Cadeaux fiscaux à Tapie ?

 

 Bernard Tapie affirme que l’administration des impôts lui réclame de nouveau le paiement de près de 15 millions d’euros d’arriérés d’impôts dont il avait obtenu l’abandon devant un tribunal de commerce en 2009. Selon l’homme d’affaires, le dossier a été relancé il y a un peu plus d’un an par François Baroin, alors ministre du Budget de Nicolas Sarkozy. « M. Baroin nous a assignés et on est en contentieux depuis plus d’un an », a-t-il dit vendredi à Reuters, en réponse à un article de Mediapart reprochant à l’administration fiscale de lui avoir fait « un cadeau de près de 15 millions d’euros ». « Leur raisonnement ne tient pas debout », a ajouté l’homme d’affaires, devenu patron de presse. Selon le site d’informations, un juge commissaire du tribunal de commerce de Paris a prononcé le 20 octobre 2009 la forclusion de certaines des créances détenues par le Trésor public sur la liquidation Bernard Tapie. Douze millions d’euros de créances auraient été notamment abandonnées au titre des impôts sur le revenu des années 1992 et 1993, précise-t-il.

 

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