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Croissance allemande 2017 en hausse : 2,3% au lieu de 1,9 %

Croissance allemande  2017 en hausse : 2,3% au lieu de 1,9 %

 

Nouvelle révision à la hausse de la croissance allemande en 2017 qui pourrait se poursuivre en 2018. Les indicateurs suggèrent maintenant une croissance encore plus forte que prévue. En cause un niveau de consommation satisfaisant, une dynamique des investissements et une progression des exportations du fait de la reprise internationale. Notons que par comparaison la France espère atteindre 1,8 % pour 2017. L’économie allemande connaîtra donc une croissance beaucoup plus forte que prévu en 2017, à son rythme le plus élevé en six ans, a prédit vendredi l’institut Ifo qui s’attend à une poursuite de cette reprise généralisée l’an prochain. La première économie d’Europe bénéficie d’une reprise soutenue par la consommation, un emploi record, une inflation modérée et des coûts d’emprunt extrêmement bas. Les exportations et les investissements des entreprises dans les équipements ont également tiré la croissance ces derniers mois. L’institut Ifo a relevé sa prévision de croissance de l’Allemagne cette année à 2,3% au lieu de 1,9% précédemment, a déclaré Timo Wollmershäuser, un économiste de l’institut, confirmant des informations que le magazine Der Spiegel doit publier samedi. Ce rythme de croissance serait le plus élevé depuis les 3,7% atteints en 2011 avec les dépenses publiques massives alors engagées pour faire face à la crise financière et au ralentissement de l’économie mondiale. La nouvelle estimation de l’Ifo se traduit par une croissance du PIB ajustée des effets calendaires de l’ordre de 2,6%, a dit à Reuters Timo Wollmershäuser, ajoutant s’attendre à ce que cette forte reprise se poursuive en 2018. Berlin a dit le mois dernier prévoir une croissance de 2,0% en 2017 et de 1,9% en 2018, hors effets calendaires.

La taxe sur les dividendes : Hollande laisse une facture de 9 milliards !

La taxe sur les dividendes : Hollande laisse une  facture de 9 milliards !

 

Du fait d’une grande incompétence juridique,  la taxe sur les dividendes décidés par Hollande a été annulée. Le problème c’est que cette taxe a été encaissée et que l’État doit rembourser environ 9 milliards aux contribuables concernés.  Mise en place fin 2012, au début du quinquennat de François Hollande, cette taxe a été partiellement censurée par la Cour de justice de l‘Union européenne en mai, puis définitivement invalidée par le Conseil constitutionnel au début du mois. La suppression de cette taxe à compter du 1er janvier 2018 va entraîner une perte annuelle de recettes estimée à 1,8 milliard d‘euros. Mais au-delà du manque à gagner, c‘est principalement le coût des contentieux lancés par les grands groupes concernés qui va encore compliquer l’équation budgétaire. Une mauvaise nouvelle pour le gouvernement, qui a déjà dû jouer les équilibristes pour concilier dans son budget la mise en œuvre des promesses de campagne d‘Emmanuel Macron et la réduction du déficit public pour remplir les engagements européens de la France. Bercy envisage donc de créer une contribution exceptionnelle sur les grands groupes pour compenser le coût des litiges, une mesure qui devrait figurer dans le projet de loi de finances rectificative de fin d‘année, qui sera présenté en novembre. Face aux critiques de l‘opposition de gauche à l‘Assemblée sur un budget décrit comme favorable aux ménages les plus aisés, Bruno Le Maire a répliqué dans l‘hémicycle en contre-attaquant sur le thème de cette taxe que la précédente majorité a selon lui votée tout en sachant qu‘elle était illégale.

Pollution : 9 millions de morts dans le monde par an

Pollution : 9 millions de morts dans le monde par an

 

Dans un article du monde on apprend que l’Agence européenne pour l’environnement estimait que la pollution est responsable de 9 millions de morts dans le monde. La pollution de l’air serait  à l’origine de plus de 500 000 décès prématurés (avant 65 ans) en Europe par an. Celle publiée vendredi 20 octobre dans la très respectée revue médicale The Lancet porte ce décompte macabre à 6,5 millions à l’échelle de la planète pour la seule année 2015 et à un total estimé à 9 millions en ajoutant les morts liées à la pollution de l’eau et des sols (1,8 million) et en milieu professionnel (0,8 million). Neuf millions, cela représente un décès sur six dans le monde (16 %), relève l’étude qui, pour bien prendre la mesure de la gravité de la situation, note que c’est « trois fois plus que les morts combinées du sida, de la tuberculose et de la malaria ». Ce rapport, le premier du genre à tenter d’évaluer l’impact global de toutes les pollutions au niveau mondial, est issu de la commission « pollution et santé » du Lancet. Il est le résultat d’un projet de deux ans auquel ont contribué plus de quarante experts internationaux spécialisés dans les questions de santé et d’environnement. La plupart (plus de 70 %) des décès attribués à la pollution sont dus à des maladies non transmissibles : pathologies cardiaques, accidents vasculaires cérébraux (AVC), cancers du poumon, broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO), maladies gastro-intestinales ou encore infections parasitaires. Si tous les pays sont touchés, ce sont essentiellement les plus pauvres qui paient le prix fort. Environ 92 % des 9 millions de victimes de la pollution se trouvent dans des pays à bas et moyen revenus (où le revenu national brut est inférieur à 12 235 dollars par habitant et par an, selon la classification de la Banque mondiale). Et l’étude précise que dans les pays où l’industrialisation se fait à marche forcée (IndePakistanChineBangladeshMadagascar et Kenya), la pollution peut être responsable de plus d’un quart de tous les décès. Quel que soit le niveau de développement des pays, les effets de la pollution affectent de façon « disproportionnée » les populations les plus pauvres et marginalisées. Les auteurs pointent ainsi une « injustice environnementale » dont sont aussi bien victimes la communauté rom parquée dans un camp de réfugiés sur le site contaminé d’une ancienne mine au Kosovo que les habitants d’un quartier défavorisé de New York exposés aux émissions de gaz de plusieurs dépôts de bus. Au-delà du coût humain, la commission « pollution et santé » du Lancet a également tenté d’évaluer le coût économique. Là aussi, les pays les plus pauvres sont ceux qui paient la plus lourde facture. Ainsi, dans les pays en voie de développement, le rapport estime que les maladies et les décès liés à la pollution représentent en termes de perte de productivité 1,3 % du produit intérieur brut, contre 0,5 % pour les pays industrialisés. Ce pourcentage passe à 8,3 % (contre 4,5 % pour les pays les plus développés) si on prend en compte les dépenses de santé pour un coût total de l’ordre de 4,6 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros) par an pour l’économie mondiale, soit 6,2 % de la croissance mondiale. Ce tableau, déjà bien noir, pourrait être encore plus sombre. Les auteurs estiment que leur bilan « sous-estime » la réalité en raison des « nombreux nouveaux polluants chimiques qui restent à identifier »« Plus de 140 000 nouveaux produits chimiques et pesticides ont été synthétisés depuis 1950 », rappelle le rapport. Et, parmi les 5 000 substances les plus utilisées, moins d’un quart ont subi des tests de toxicité et d’évaluation avant leur mise sur le marché lors de la dernière décennie et seulement dans un nombre limité de pays riches. « Malgré ses effets de grande ampleur sur la santé, l’économie et l’environnement, la pollution a été négligée dans les politiques internationales de santé, déplore Philip Landrigan, coresponsable de la commission du Lancet et professeur à l’Icahn School of Medicine at Mount Sinai, à New York. Notre but est de sensibiliser à l’échelle mondiale sur l’importance de la pollution et mobiliser la volonté politique pour la combattre. » Le rapport ne se contente pas de donner l’alerte, il formule aussi plusieurs recommandations : intégrer la pollution dans le plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles de l’Organisation mondiale de la santé, faire de la prévention en matière de pollution une priorité internationale ou encore développer des systèmes de surveillance des effets de la pollution sur la santé.

Déficit : un trou supplémentaire de 8 à 9 milliards

Déficit : un trou supplémentaire de 8 à 9 milliards

 

Un trou supplémentaire  qui vient s’ajouter au trou de l’ordre de 60 milliards. Sur la tendance, il sera donc impossible d’atteindre une limitation à 2,8 % promis par Hollande, la dérive portera porterait le déficit à 3,2 %. Il ne reste plus que six mois pour réaliser des économies et atteindre les 3 % que souhaite le Premier ministre Édouard Philippe. Environ 2 milliards pourraient être trouvés par le gel du point d’indice des fonctionnaires. Il faudra en trouver bien davantage non seulement pour réduire le déficit mais aussi pour financer les promesses électorales de Macron. Des promesses qui pourraient être décalées au début de 2018 puisqu’aucun collectif budgétaire n’est envisagé  mais pas davantage d’augmentation de la fiscalité. L’effort portera donc sur les économies internes à réaliser dans chaque ministère. Des ministères qui en général défendent bec et ongles leurs ressources. Du coup, il serait bien nécessaire de mettre en place audits  indépendants des  ministères pour passer au crible chaque dépense. La même méthode pouvant être utilisé au plan des collectivités territoriales.  Des mesures d’économies seront prises pour contenir le déficit public de la France à 3% du produit intérieur brut (PIB) en fin d’année, a donc déclaré jeudi le Premier ministre Edouard Philippe après la publication d’un rapport de la Cour des comptes constatant la nécessité d’une « action vigoureuse et rapide » pour permettre à la France de respecter ses engagements européens. Au vu de ce rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques intégrant l’audit réalisé à la demande du chef du gouvernement et ne prenant en compte que les mesures déjà votées, le quinquennat d’Emmanuel Macron, qui a débuté dans un contexte économique plutôt favorable risque de connaître une entame plus complexe sur le plan budgétaire. Les marges de manœuvre manquent pour concilier sa volonté de sérieux budgétaire et la mise en œuvre du programme sur lequel il a été élu le 7 mai, notamment les mesures fiscales en faveurs des entreprises et des ménages ainsi que le plan d’investissements publics annoncé pendant la campagne. La Cour évoque « des dépenses publiques manifestement sous-évaluées » et « des recettes publiques un peu surestimées » par le précédent gouvernement et relève « l’importance des éléments d’insincérité » dans les prévisions budgétaires. Avec un risque de dépassement des dépenses estimé à 5,9 milliards d’euros sur le seul budget de l’Etat et des recettes surévaluées d’environ 2 milliards, le risque de dérapage par rapport à l’objectif d’un déficit public ramené à 2,8% du PIB fin 2017 affiché dans le programme de stabilité présenté en avril est estimé à 0,4 point de PIB. Conséquence : en l’état, sans mesures d’économies supplémentaires au-delà de la confirmation des deux à trois milliards d’euros d’annulation de crédits effectuées par le précédent gouvernement, le retour du déficit public sous le seuil de 3% du PIB « apparaît aujourd’hui peu probable » et le respect de l’objectif de 2,8% de PIB à fin 2017 « hors d’atteinte », observe la Cour des comptes . En plus de l’exécution effective de ces annulations de crédits qui permettraient simplement d’afficher un déficit à 3,2% du PIB en fin d’année, il faudrait en effet dégager dès le second semestre 4 à 5 milliards pour revenir à 3%, voire 8 à 9 milliards pour atteindre la cible de 2,8%, a souligné lors d’une conférence de presse le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud.

France : 39 milliardaires et 9 millions de pauvres

France :   39 milliardaires et 9 millions de pauvres

La France compte 39 milliardaires, leur fortune s’élevant au total à 245 milliards de dollars. En face, si lon peut dire, neuf million millions de pauvres comme le  révèle le portrait social de l’INSEE édition 2016 portant sur les chiffres 2014. , 8,8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire, fixé à 60 % du niveau de vie médian. Ce seuil s’établit à cette date à 1 008 euros par mois. Le taux de pauvreté s’élève ainsi à 14,1 % de la population, quasiment inchangé par rapport à 2013 (14,0 %). La moitié des personnes pauvres ont un niveau de vie inférieur à 805 euros mensuels. À titre de comparaison, le socle du revenu de solidarité active (RSA) pour une personne seule s’élève à 499 euros au 1er janvier 2014 puis 509 euros au 1er septembre, et l’allocation de solidarité pour personnes âgées (ASPA) est de 792 euros (au 1er avril 2014), sachant que d’autres prestations complètent souvent le revenu disponible des allocataires de ces minima sociaux. En 2014, l’indicateur d’intensité de la pauvreté progresse très légèrement, passant de 19,8 % en 2013 à 20,1 %, après s’être fortement replié en 2013 (– 1,5 point). Parmi les actifs, 10,7 % sont en situation de pauvreté monétaire : 36,6 % des chômeurs sont dans cette situation contre 7,7 % des personnes en emploi. En 2014, le niveau de vie médian des chômeurs augmente de 0,4 % en euros constants et leur taux de pauvreté diminue de 0,7 point. Cette légère hausse du niveau de vie des chômeurs est due à l’augmentation de la part des chômeurs indemnisés (+ 2,6 points), et à la progression du montant moyen d’allocation (+ 0,9 % sur un an en euros constants). En 2014, les personnes au chômage sont plus âgées en moyenne que celles de 2013. Elles ont en particulier davantage cotisé avant d’entrer au chômage et étaient mieux rémunérées quand elles étaient en emploi. En 2014, ce sont les retraités qui ont le taux de pauvreté le plus bas (7,6 %) ; leur taux de pauvreté poursuit sa baisse débutée en 2011. Pour les autres inactifs, dont les étudiants, le taux de pauvreté est beaucoup plus élevé : 31,1 %, en hausse de 1 point par rapport à 2013. Enfin, les enfants sont aussi fortement touchés par la pauvreté : en 2014, un enfant de moins de 18 ans sur cinq vit au sein d’une famille pauvre. Les personnes vivant au sein d’une famille monoparentale sont particulièrement touchées par la pauvreté. Dans le classemenet des plus riches en tête  Bernard Arnault, selon le  classement diffusé ce lundi par la version française du magazine Forbes. Le patron du groupe de luxe LVMH, avec ses 41,5 milliards de dollars dans le portefeuille, se hisse à la 11e place mondiale. Il détrône Liliane Bettencourt, l’héritière du groupe de cosmétiques L’Oréal, qui figure à la 14e place des fortunes planétaires. Elle reste malgré tout la femme la plus riche du monde. Suivent ensuite dans le classement version française le PDG du groupe aéronautique Dassault, Serge Dassault, le fondateur de Kering, François Pinault et le magnat des télécoms, Patrick Drahi. Ces cinq premières fortunes françaises représentent à elles seules près de 125,8 milliards de dollars. Alain et Gérard Wertheimer, les actionnaires majoritaires de Chanel, Emmanuel Besnier, le PDG du groupe Lactalis, Xavier Niel, le patron d’Iliad (Free), et Carrie Perrodo, la veuve du fondateur du groupe pétrolier Perenco, complètent le top 10. Spécificité française: selon Dominique Busso, PDG de Forbes France, cité par l’AFP, parmi les plus grandes fortunes, «on a majoritairement des héritiers ou des gens qui ont redéveloppé un héritage familial». Sur l’ensemble des milliardaires français, 23% sont des héritiers (contre 15% au niveau mondial) et 27% sont des héritiers ayant développé leur héritage (contre 20% dans le monde). Aux États-Unis, les milliardaires ont souvent fait fortune en créant une entreprise technologique. La fortune totale des milliardaires a bondi de 21% par rapport à 2016 pour les Français et de 13% pour le classement mondial.

Insécurité routière: Le nombre de morts en hausse de 8,9 % et la même rengaine de l’incompétence

Insécurité routière: Le nombre de morts en hausse de 8,9 % et la même rengaine de l’incompétence

« 257 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en janvier 2017, contre 236 en janvier 2016, soit une augmentation de 8,9 % », indique  l’ONISR, qui appelle, « au moment des grands chassés-croisés des vacances de février », à une « extrême prudence » sur les routes en cas de météo instable. Bref toujours le même bla-bla, la même tragique incompétence.  En fait, les pouvoirs publics sont incapables d’expliquer les variations. Une raison fondamentale à cela il n’existe en France aucun organisme scientifique capable d’analyser les facteurs explicatifs et de préconiser des mesures pertinentes. De ce point de vue le comité interministériel de la sécurité routière est une fiction, une sorte de comité virtuel sans réel moyen et sans compétence.  Le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR), créé par décret du 5 juillet 19723, comprend tous les ministères concernés par la sécurité routière. Il comprend à sa création le ministre chargé de la défense nationale, le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre de l’intérieur, le ministre de l’économie et des finances, le ministre de l’éducation nationale, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Plan et de l’aménagement du territoire, le ministre du développement industriel et scientifique, le ministre de l’équipement et du logement, le ministre des postes et télécommunications, le ministre des transports, le ministre de la santé publique et de la sécurité sociale et le secrétaire d’état auprès du Premier ministre. Le Groupe interministériel permanent de sécurité routière (GIPSR) se réunit plusieurs fois par an pour préparer les dossiers abordés par le CISR. Même constat d’impuissance pour  le conseil national de la sécurité routière mis en place le 25 octobre 2001. C’est un organisme composé d’élus, de représentants des entreprises et associations intéressées par la sécurité routière et de représentants de l’administration. Selon son décret de création, il « est associé à l’élaboration et à l’évaluation de la politique des pouvoirs publics en matière de sécurité routière ». Il prépare des recommandations au gouvernement pour lutter contre l’accidentalité routière. L’objectif fixé par le ministre de l’intérieur lors de l’installation du 3e mandat de cette instance, le 27 novembre 2012, est de diviser par deux la mortalité routière entre 2010 et 2020, soit compter moins de 2 000 personnes tuées sur les routes de France métropolitaine en 2020. Le conseil se réunit au moins deux fois par an sur convocation de son président et de plein droit à la demande du délégué interministériel à la sécurité routière (DISR) ou d’un quart de ses membres. Un bureau, ayant pour rôle de préparer et de diffuser les travaux du conseil, se réunit au moins quatre fois par an et entre chaque séance du conseil, sur convocation du président. Il est clair que ce n’est pas en se réunissant quelque fois par an qu’on peut sérieusement traiter d’une question aussi importante que la sécurité routière. Il faudrait évidemment une véritable professionnalisation des services tant au plan de l’analyse, de l’évaluation, des orientations et du contrôle. Bref un vrai service public de la sécurité routière unifiée et qui se consacre uniquement à cette tâche. Au lieu de cela la responsabilité est éparpillée entre nombre de ministères et de services. Du coup au lieu de viser les situations accidentogènes les plus graves on se contente le plus souvent de verbaliser « vite fait »  des infractions souvent secondaires pour faire du chiffre aussi pour remplir les caisses de l’État.  Les premières estimations du nombre de tués sur les routes sont en hausse de quelques unités en 2016 par rapport à l’année précédente, où 3.461 personnes avaient trouvé la mort en France métropolitaine. Après 2014 (3.384 morts, +116 tués par rapport à 2013, soit +3,5%) et 2015 (3.461 morts, +77 tués, soit +2,3%), la France connaît donc une troisième année consécutive de hausse, une première depuis 1972. Ces trois mauvaises années -qui interviennent après douze années de baisse conclues sur un plus bas historique en 2013 (3.268 morts)- ternissent le bilan du quinquennat de François Hollande en matière de sécurité routière. Même si la mortalité devrait être globalement en baisse sur l’ensemble du mandat, l’objectif fixé en 2012 par Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, de passer sous la barre des 2.000 morts en 2020 semble lointain. Sans avoir pu amorcer une baisse, le gouvernement se félicitera d’avoir quasiment stabilisé la situation, après avoir notamment lancé deux plans en janvier (26 mesures) et octobre 2015 (22 mesures principales et 33 complémentaires) face au « relâchement des comportements » à l’origine de ces mauvais chiffres, selon le ministre de l’Intérieur de l’époque Bernard Cazeneuve. Parmi ces mesures : l’interdiction du kit mains libres au volant, l’abaissement du taux d’alcoolémie pour les conducteurs novices (0,2 g/l de sang), l’expérimentation de tests salivaires pour détecter les stupéfiants et l’augmentation du nombre de radars (500 supplémentaires d’ici à fin 2018 et 10.000 radars « leurres »). Certes certaines mesures ne sont pas inutiles mais ce sont des mesures trop partielles.

 

 

La part du diesel tombe à 47,9% du marché auto

La part du diesel tombe à 47,9% du marché auto

 

La part des voitures diesel dans les immatriculations de voitures neuves est tombée à 47,9% en France en janvier, retrouvant son niveau de l’an 2000, a indiqué mercredi le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Ce passage sous la barre symbolique des 50% a lieu dans la foulée d’une année 2016 lors de laquelle 52,1% des acheteurs ont encore opté pour une voiture particulière au gazole. Il s’inscrit dans la continuité d’une érosion constatée depuis 2012, quand la part du diesel atteignait encore 73%.

Croissance Etats-Unis: sur une tendance une croissance de 2,9% au T4

 

 Une croissance de 2,9% en rythme annualisé au quatrième croissance, montre vendredi le modèle GDP Now de la Réserve fédérale d’Atlanta. Cela en dépit de la légère baisse de la production industrielle en novembre. La baisse de novembre survient après quatre mois consécutifs de hausse et constitue le repli le plus marqué depuis décembre 2015.Du coté de l’emploi, les créations ont nettement ralenti en décembre, mais le marché de l’emploi américain reste toutefois dynamique. La première économie du monde a ainsi créé le mois dernier 156 000 emplois, selon les chiffres publiés, vendredi 6 janvier, par le Département du travail. C’est une déception par rapport aux anticipations des économistes qui s’attendaient à 175 000 créations. Le taux de chômage, lui, est reparti légèrement à la hausse à 4,7 %, soit 0,1 point de plus qu’en novembre. Sur le plan quantitatif, 2016 s’est achevée sur la création de 2,2 millions d’emplois. Il s’agit tout de même de la moins bonne performance depuis 2011. L’économie américaine a ainsi créé en moyenne chaque mois 180 000 emplois, soit un niveau nettement inférieur à celui de 2015 (225 000) et de 2014 (248 000), qui avait constitué le meilleur millésime depuis la fin des années 1990. Aujourd’hui la croissance est là aux États-Unis, Les créations d’emploi ont cependant été plus faibles que prévu en décembre aux Etats-Unis mais le rebond des salaires donne à penser que le marché du travail reste dynamique, ce qui pourrait annoncer une accélération de la croissance économique et favoriser des relèvements de taux de la part de la Réserve fédérale. Le déficit commercial américain s’est creusé en novembre, pour un deuxième mois consécutif, les importations atteignant leur plus haut niveau depuis plus d’un an en raison de la hausse des prix du pétrole. Cette statistique donne à penser que les échanges commerciaux devraient avoir un impact négatif sur la croissance américaine au quatrième trimestre.

2017: Valls à 9% préféré à Hollande à 7% mais loin derrière Macron et Mélenchon

2017: Valls à 9% préféré à Hollande à 7% mais  loin derrière Macron et Mélenchon

Si effectivement selon le sondage Elabe pour BFMTV, Les Echos et Radio Classique, 62% des Français % préfèrent Valls à Hollande, il n’en reste pas moins que le candidat du PS fera à peine 10% dans tous les cas : autour de 7% pour Hollande et 9% pour Valls. Macron et Mélenchon devancent  le candidat socialiste avec chacun autour de 13. François Hollande termine en 5e position avec 7% des intentions de vote au premier tour, derrière Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Idem pour Manuel Valls qui est lui crédité de 9 points.

Portrait social de la France : Près de 9 millions de chômeurs et aussi 9 millions de pauvres

Portrait social de la France : Près de 9 millions de chômeurs et aussi 9 millions de pauvres

Le portrait de la France effectué pat l’INSEE souligne certaines caractéristiques  d’écarts sociaux. Mais le plus  inquiétant c’est sans doute la montée de la pauvreté avec près de 9 millions de Français qui gagnent de 1000 euros et moins. Sans doute aussi la conséquence d’un chômage qui concerne aussi près de 9 millions de personnes même si ce ne sont pas toujours les mêmes. En effet certains salariés figurent aussi parmi les Français pauvres. Quelques  caractéristiques de ce portait social.

 

Les fonctionnaires gagnent 191 euros de plus par mois que les salariés du privé

Selon l’Insee, en 2014, le salaire net moyen atteignait 20.150 euros dans le privé contre 22.440 euros dans la fonction publique, soit une différence de 2.290 euros par an soit 191 euros par mois. Un chiffre qu’il faut toutefois nuancer, car cette moyenne inclut les salaires des employés à temps partiel, bien plus nombreux dans le privé. En raisonnant en équivalent temps plein, les salariés du privé apparaissent mieux lotis avec un salaire net annuel de 27.080 euros par an contre 26.920 euros pour les fonctionnaires.

Un cadre gagne 130% de plus qu’un ouvrier

En moyenne, un Français gagnait à temps plein 27.040 euros nets en 2014 soit 2.253 euros par mois. Évidemment cette moyenne cache des écarts importants. Ainsi les cadres disposent, en moyenne, d’un salaire net de 46.780 euros, soit 3.900 euros par mois contre 20.590 euros pour les ouvriers (1.715 euros nets).

Les impôts grignotent en moyenne 14% des revenus

On entend souvent dire que les impôts sont trop élevés en France. C’est oublier que moins de la moitié des Français paient l’impôt sur le revenu. Par ailleurs, selon l’Insee, l’impôt sur le revenu et sur le patrimoine ponctionne, en moyenne, 13,8% des revenus des ménages, hors prestations sociales.

Le niveau de vie des retraités est inférieur de 4,2% à celui des salariés

Toujours en moyenne, le niveau de vie (*) moyen d’une personne active était de 24.620 euros en 2014 soit à peine 0,6% de plus que les retraités (24.480 euros). Ce chiffre intègre certes les chômeurs qui, du fait de leurs faibles ressources, font chuter la moyenne. Mais même si on prend uniquement en compte les personnes bénéficiant d’un emploi, la différence avec les retraités n’est que de 4,2%. Ce qui rappelle une nouvelle fois combien le système de retraite français est généreux.

(*) )L’ensemble des revenus après impôts divisés par le nombre de personnes dans le foyer

Le taux de pauvreté a gagné 1 point depuis 2008

L’effet de la crise est bel et bien palpable. En 2014, le taux de pauvreté était de 14,1% soit 0,1% de plus que l’année précédente mais surtout 1,1% de plus qu’en 2008, lorsque la crise financière a bouleversé l’économie mondiale.

7 salariées sur 10 bénéficient d’un CDI

Les femmes ont beau travailler de plus en plus, seulement 70% de celles qui ont opté pour le salariat bénéficiaient, en 2010, d’un CDI. L’écart avec les hommes est impressionnant. Pour les salariés de sexe masculin, le taux de CDI atteint 76%.

Les accidents du travail touchent 21 fois plus les ouvriers que les cadres

En 2013, on recensait 21 accidents du travail par million d’heures travaillées. Ce chiffre est deux fois plus élevé chez les ouvriers (42 accidents) et bien plus faible chez les cadres (2). Les hommes sont plus exposés que les femmes (24 accidents contre 17 en moyenne), tout simplement parce qu’ils sont nettement plus représentés dans les secteurs les plus dangereux (bâtiment, transports, quincaillerie, etc.…).

Plus de 4 Français sur 10 sont locataires

En 2016, le nombre de Français qui étaient propriétaires de leurs logements était de 57,9%. Si la barre des 58% est en passe d’être franchie, cela fait plus de 10 ans que ce chiffre est relativement stable (il était de 57,1% en 2006 et de 55,6% en 2000).

Sécurité sociale : le déficit « seulement »de 9,1 milliards d’euros

Sécurité sociale : le déficit «  seulement »de  9,1 milliards d’euros

Une grande victoire pour Marisol Touraine qui annonce que le déficit de la sécu sera limité à un peu plus de 9 milliards en 2016. Le déficit 2016 de la sécurité sociale sera « à son plus bas niveau depuis 2002″, selon la ministre de la Santé. Problème cependant : l’année 2016 est loin d’être terminée et tout dépendra aussi des conditions climatiques…. Et des virus.et autres infections bactériennes.  Alors que la Cour des Comptes vient récemment de déclarer qu’elle était dans l’incapacité de prévoir une date pour le rééquilibrage des comptes de la Sécu (pas avant 2020) la commission des comptes de la sécurité sociale est plus complaisante ;  elle juge qu’il faudra faire des efforts supplémentaires par rapport à ceux demandés par le gouvernement. Une sorte d’euphémisme puisque ce déficit de la sécu et de l’ordre  deux 10 milliards et que les déficits cumulés représentent environ 230 milliards !  La vérité c’est que la dérive est incontrôlable et que la sécu sert aussi d’amortisseur social face à la crise. En outre il est clair qu’en l’état actuel du chômage les recettes sont durement affectées tandis que les dépenses dérivent. Le gouvernement doit aller au-delà des efforts de maîtrise des dépenses de santé déjà prévus pour tenir ses objectifs de baisse du déficit de la protection sociale en 2016, juge donc  la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS). Selon des informations publiées par Les Echos, le gouvernement table sur un déficit de la Sécurité sociale proche de dix milliards d’euros l’an prochain, en baisse de trois milliards par rapport à cette année. Mais à en juger par les dernières projections de la CCSS, qui seront présentées lors de cette réunion et dont Reuters à obtenu la synthèse, le pari n’est pas gagné. La Commission table sur un déficit global du régime général de la Sécurité sociale et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) de 12,8 milliards d’euros en 2015, en baisse de 400 millions d’euros par rapport à 2014, et de 14,2 milliards en 2016, donc de nouveau en hausse, avant mesures correctrices. Le programme de stabilité des dépenses publiques de la France prévoit cependant de limiter à 1,75% la progression des dépenses d’assurance maladie, après 2,05% en 2015. « La fixation d’un Ondam (objectif national de dépenses d’assurance maladie) à 1,75% devrait réduire de 3,1 milliards (ces) dépenses », estime la CCSS dans son rapport. De quoi ramener le déficit de l’assurance maladie à sept milliards d’euros, niveau comparable à celui attendu en 2015. Mais cela ne ramènerait le déficit global de la Sécurité sociale qu’à 11,1 milliards d’euros, largement au-dessus de l’objectif affiché par le programme de stabilité. « Des mesures complémentaires en dépenses ou en recettes sont donc nécessaires pour réduire significativement le déficit », écrit donc naïvement la  commission.

 

Intérim : hausse de 9 % en avril, pourquoi ?

 Intérim : hausse de 9 % en avril, pourquoi ?

 

Cette hausse de l’emploi intérimaire témoigne de deux phénomènes : d’une part d’une certaine reprise de l’emploi général mais aussi des incertitudes de nombre de chefs d’entreprise qui préfèrent  recourir à l’emploi intérimaire plutôt que d’embaucher même en CDD puisque l’ intérim progresse aussi assez fortement dans les emplois qualifiés.  La croissance de l’emploi intérimaire, considéré comme un indicateur avancé de la situation générale de l’emploi, a franchement accéléré en avril, selon le baromètre mensuel Prism’emploi publié lundi. Le mois dernier, l’emploi intérimaire a progressé de 9,1% par rapport à avril 2015 pour atteindre son plus haut niveau depuis décembre 2015. Cette hausse fait suite à une augmentation de 5,9% en mars. L’ensemble des secteurs ont vu la progression de leurs effectifs intérimaires accélérer le mois dernier, à l’exception du commerce (+4,1% contre 6,5% en mars). Cette accélération est particulièrement notable dans les services (en hausse de 11,6% contre +5,3% en mars) et l’industrie (avec une augmentation de 8,1% après +4,3% en mars). Malgré une accélération moins marquée, la progression des effectifs intérimaires reste dynamique dans les transports (14,8%, en hausse de 2,5 points) et le BTP (+8,9%, soit une progression de 1,8 point). Prism’emploi souligne qu’après avoir été soutenue en 2015 par les qualifications de premier niveau, la croissance de l’intérim s’appuie désormais sur des métiers plus qualifiés. En avril, les deux catégories ayant connu le plus fort développement sont celles des ouvriers qualifiés (+13,2%) et les professions intermédiaires (10,7%). Selon ce baromètre, la croissance de l’intérim sur les quatre premiers mois de 2016 s’élève à 6,3%, après 4,5% en 2015, une « amélioration (qui) demeure toutefois relativement modeste au regard des précédents cycles de reprise économique. » En avril, le chômage a reculé pour le deuxième mois consécutif en France, ce qui n’était pas arrivé depuis cinq ans, et a retrouvé son niveau de l’hiver 2015, selon les chiffres publiés la semaine dernière par le ministère du Travail.

(Avec Reuters)

Sondage: la France en déclin pour 9 Français sur 10

Sondage: la France en déclin pour 9 Français sur 10

Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria publié mercredi près de neuf Français sur dix (86%, +7 par rapport à avril 2015), la France « est en déclin », mais 62% (+9) d’entre eux considèrent que « ce n’est pas irréversible », selon ce sondage sur « les fractures françaises » pour Le MondeSciencesPo et la Fondation Jean-Jaurès. Besoin d’autorité : ils sont 88% (+3) à souhaiter « un vrai chef en France pour remettre de l’ordre » et 87% (-1) considèrent que « l’autorité est une valeur trop souvent critiquée ». Le souhait de voir rétablie la peine de mort s’atténue en revanche (48%, -4) après une poussée en 2015. Les PME restent au top des structures et institutions auxquelles les Français font confiance (82%, -2), devant l’armée (81%, +1), la police (79%, +2) et l’école (75%, +1). Mais la confiance dans la justice (49%, -1), les banques (36%, -5), les médias (28%, +1), l’Union européenne (27%, -8), le Parlement (27%) ou les partis politiques (8%, -1) s’effrite. En trois ans, l’image du système et de la classe politique s’est fortement dégradée. Pour 72% (+6) des personnes interrogées, « la plupart des hommes et des femmes politiques sont corrompus » et pour 83% (+7) « le système démocratique fonctionne mal en France ». Le modèle démocratique est d’ailleurs de plus en plus critiqué : pour 70% (-4) il reste « irremplaçable », mais pour 30% (+4), d’autres systèmes peuvent être « aussi bons ». Pour sept Français sur dix (70%, +1), la société « évolue vers trop d’assistanat ». La défiance à l’égard du monde extérieur reste forte: pour 58% (+2) des personnes interrogées, la mondialisation est « une menace pour la France » et, pour 74% (+2), « il faut renforcer les pouvoirs de notre pays, même si cela doit conduire à limiter ceux de l’Europe« . Toujours attachés à la monnaie unique, les Français souhaitent à 73% (-2) que la France « reste dans la zone euro ». Pour 65% (-2) d’entre eux, « il y a trop d’étrangers en France » et pour 58% (+2) « les immigrés ne font pas d’efforts pour s’intégrer ». Conséquence des attentats de 2015, l’intégrisme religieux est pour 83% (+2 en un an et +14 depuis 2014) des Français un problème « de plus en plus préoccupant dont il faut s’occuper sérieusement ». La colère (79%) et l’inquiétude (74%) perdurent dans l’opinion quand ont évoque les attaques terroristes de Paris et Bruxelles, loin devant la peur (47%) et la haine (43%). Le sentiment d’ »être en guerre » recule par ailleurs (62%, -13) par rapport au lendemain des attentats de novembre 2015.

 

Présidentielle 2017 : le FN, surtout un parti de protestation pour 9 Français sur 10

Présidentielle 2017 : le FN, surtout  un parti de protestation pour 9 Français sur 10

Le FN sans doute le premier parti de France mais considérez surtout comme un parti de protestation pour neuf Français sur 10. À peine 10%  envisage une victoire du FN en 2017. En cause surtout le manque de compétence pour gérer la France (70 % des sondés)  Une majorité de Français semblent prédire un second 21 avril 2002, à savoir un Front national au deuxième tour, mais une défaite finale. Le Front national va-t-il réussir à briser le plafond de verre lors de l’élection présidentielle de 2017 ? Les Français n’en sont pas convaincus. Ils sont seulement 9% à pronostiquer une victoire du parti de Marine Le Pen au second tour de l’élection, selon un sondage* Odoxa pour FTI Consulting, Les Échos et Radio Classique dévoilé mardi 19 avril. En revanche, 74% prédisent la qualification du Front national pour le second tour mais sa défaite finale. À la question, « aujourd’hui, alors que nous sommes à tout juste un an de la prochaine élection présidentielle 2017, lequel des trois scénarios vous semble le plus probable pour 2017 : le candidat du Front national va… », 9% des sondés répondent « remporter l’élection présidentielle », 74% « se qualifier pour le second tour mais ne la remportera pas » et 16% « être éliminé au premier tour de l’élection présidentielle« . Interrogés sur des qualificatifs spécifiques qui pourraient s’appliquer au parti d’extrême droite, 77% des sondés estiment qu’il « peut discriminer certaines populations« , 75% pensent que le parti sera « amené à prendre de plus en plus d’importance », 63% qu’il a « un programme dangereux pour notre économie », 61% qu’il est « un danger pour la démocratie », 41% qu’il « défend bien les classes populaires » et 37% qu’il « propose des solutions concrètes pour notre pays ». 30% des sondés jugent que le parti « a la capacité de gouverner la France », cinq points de moins qu’en septembre 2014. 70% des sondés estiment que le parti n’a pas cette capacité. En outre, 37% des sondés se disent occasionnellement « d’accord » avec les prises de position du Front national, que ce soit « très souvent » (8%) ou « assez souvent » (29%), alors que 63% penchent pour le « pas d’accord », dont 35% sont « rarement d’accord » et 28% « jamais d’accord ».

 

(Avec AFP)

SNCF : grève totale le 9 mars

 

La grève à la SNCF décidée le 9 mars risque d’être massive voire totale. En effet elle a été décidée par des syndicats qui représentent près de 80 % des cheminots (CGT, Unsa, SUD et la CFDT).  Ce n’est pas tellement directement la loi travail qui est en cause mais la négociation en cours concernant le nouveau statut des cheminots. En vue de la libéralisation, un projet de décret est en effet en discussion pour redéfinir les conditions d’utilisation du personnel ferroviaire. En clair c’est la remise en cause du statut. À cela s’ajoute un environnement économique et surtout financier catastrophique pour l’entreprise. Avec un trafic qui stagne voire régresse et surtout une situation financière ingérable. Tellement ingérable qu’elle a entraîné récemment la démission du patron des infrastructures. La Situation est surtout caractérisée par un endettement abyssal de l’ordre de 45 milliards d’euros et qui pourrait encore augmenter de 11 milliards d’ici 2020. Selon le cabinet SECAFI,  Cette dette devrait atteindre 56,7 milliards en 2020, soit 11,7 milliards de plus par rapport à 2014. Or, les économies réalisées par le groupe SNCF ne devraient pas dépasser 4,8 milliards sur la période – 2,5 milliards issus de la fusion entre RFF et SNCF Infra et 2,3 milliards dans les coûts de production. Résultat, il manque, selon Secafi, de 1 à 1,5 milliard d’euros par an pour assurer la maintenance du réseau. A cela, il faut ajouter les intérêts de la dette qui coûtent 1,5 milliard d’euros par an au groupe public. Le rapport constate que la réforme « a omis de clarifier les grands principes du modèle économique du futur système ferroviaire » dans un contexte de restrictions budgétaires du côté de l’État comme des régions, et d’une libéralisation du marché de l’autocar. Une situation intenable qui ne permet ni d’assurer le financement des investissements, ni l’entretien pourtant urgent du réseau et ni la stabilisation de la dette. Une des variables d’ajustement consistera à supprimer au moins 10 000 emplois sur 150 000 actuels d’ici 2020. La protestation du 9 mars sera aussi justifiée par des revendications salariales pratiquement bloquées depuis plusieurs années du fait de l’inflation mais surtout en raison de la situation financière dramatique de l’entreprise. À noter aussi la décision dans le même temps d’une grève à la RATP qui ajoutée à celle de la SNCF pourrait provoquer un blocage total des transports collectifs
 

Loi travail : manifs les 9, 12 et 31 mars

Loi travail : manifs  les 9, 12 et 31 mars

 

 

Tous  les syndicats n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur des contre-propositions à présenter au gouvernement, plusieurs appels à manifester ont également été lancés :

  • A l’appel d’une vingtaine d’organisations de la jeunesse et de syndicats, des manifestations sont prévues dans toute la France le mercredi 9 mars. Les instigateurs de la pétition sur Change.org — qui a recueilli à ce jour 1 million de  signatures —, ont recensé près de cent rassemblements ce jour-là sur l’ensemble du territoire.
  • Après leur communiqué listant les propositions pour amender le projet de loi de Myriam El Khomri, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, l’UNSA et la FAGE ont appelé « leurs structures territoriales à organiser des rassemblements dans toute la France » samedi 12 mars.
  • A l’issue d’une rencontre au siège de la CGT, à Montreuil, sept organisations ont appelé en outre à la grève et à manifester le jeudi 31 mars. Du côté des syndicats, la CGT, FO, Solidaires, FSU font partie de ces signataires. Ils sont rejoints par les organisations étudiantes UNEF, UNL et FIDL. La CFE-CGC, qui n’a pas participé à une manifestation depuis 2010, pourrait rejoindre le mouvement : « Si le texte ne bouge pas, nous appellerons à des manifestations le 31 mars », a annoncé Carole Couvert, présidente de la centrale des cadres, qui prendra sa décision le 21 mars.

Les jeunes contre la loi Travail le 9 mars, un nouveau CPE ?

Les  jeunes contre la loi Travail le 9 mars, un nouveau CPE ?

 

Le 9 mars pourrait être un moment important dans le processus de mobilisation contre la loi travail du gouvernement. En effet les jeunes ont décidé d’une journée de protestation le 9 mars pour obtenir le retrait de la loi travail.  Devant la montée de la contestation le gouvernement a décidé de décaler l’examen du projet de loi de 15 jours à fin d’organiser une concertation qui n’avait pas eu lieu avant l’élaboration du texte. Pas sûr cependant que cela soit suffisant pour apaiser le climat. De ce point de vue cette protestation des jeunes le 9 mars pourrait constituer un premier test pour le gouvernement, un autre étend prévu avec la journée de mobilisation de fin mars. Les maladresses et la brutalité de Manuel Valls ont déjà coûté très cher en termes de popularité puisque Hollande et Valls n’ont jamais été aussi impopulaires : 83 % de défiance vis-à-vis de François Hollande et 70 % vis-à-vis de Manuel Valls dans un sondage Harris paru ce matin. Encore de forte mobilisation, il se pourrait bien que ce projet de loi connaisse le sir de l’ancien CPE d’autant plus que pour l’instant le gouvernement ne dispose pas de majorité pour faire voter en état ce projet  Une vingtaine d’organisations de jeunesse appellent à une journée d’actions et d’initiatives le 9 mars pour exiger le retrait de la loi Travail, malgré le report de la présentation du texte en conseil des ministres au 24 mars. Cette mobilisation sera le prélude d’une grande journée de manifestations le 31 mars que préparent conjointement à la fois les mouvements de jeunes et des syndicats de salariés, a-t-on appris auprès de plusieurs organisations. Le report de l’examen du projet du 9 au 24 mars décidé par le Premier ministre Manuel Valls « est une première victoire mais nous voulons mettre encore plus la pression », a dit à Reuters Pauline Collet, porte-parole du syndicat étudiant Unef. « L’annonce par Manuel Valls du report de la présentation du projet de loi « El Khomri » en conseil des ministres, est un premier recul à mettre à l’actif de la mobilisation montante », écrit-elle dans un communiqué. La jeunesse s’est emparée de la colère d’une partie de la gauche contre le projet du gouvernement, espérant pouvoir « faire reculer le gouvernement », comme lors de la lutte contre le contrat de première embauche (CPE) il y a dix ans. « Le contenu de ce projet, directement inspiré des revendications du Medef, représente un véritable retour au siècle dernier pour le monde du travail avec une fois de plus les jeunes comme cibles favorites », écrit un collectif d’organisations. Celui-ci comprend notamment l’UNEF, Solidaires Etudiant-e-s, l’Union nationale lycéenne (UNL), la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), la Jeunesse ouvrière chrétienne, et les organisations de jeunes des partis de gauche, dont les jeunes socialistes. Dans une tribune publiée lundi, sur le site Francetv info, Benjamin Lucas, le président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), appelle le gouvernement à « stopper la dérive libérale, la surenchère sécuritaire et identitaire, dans les mots et dans les actes ».

(Avec Reuters)

Déficit de 9,7 milliards d’euros dans le budget 2016 de la Sécu, la dérive continue

Déficit de 9,7 milliards d’euros dans le budget 2016 de la Sécu

Le gouvernement se réjouit de voir le déficit de la sécu ramener à 10 milliards 2016. Il n’y a pourtant pas lieu d’être très satisfait car cette prévision est d’abord théorique. Tout dépendra aussi de la croissance, de l’emploi et des cotisations et des cotisations versées par les employeurs. Sans parler de la dérive relative aux nouveaux droits dont les conséquences sont imprévisibles. Il n’y a vraiment pas lieu de se féliciter du nouveau déficit d’autant que les déficits cumulés vont maintenant se monter à plus de 200 milliards et que rien n’est aujourd’hui prévu pour l’amortir. Projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS), qui prévoit d’en ramener le déficit à 9,7 milliards d’euros en 2016 au prix essentiellement d’importantes économies sur les dépenses de santé, a été donc présenté mercredi en conseil des ministres. Cette baisse du déficit à son niveau le plus bas depuis dix ans selon le gouvernement, verrait le déficit du régime général se réduire de trois milliards à six milliards contre neuf en 2015 et celui du Fonds de solidarité vieillesse à 3,7 milliards contre 3,8. « Il faut avoir conscience que la réduction du déficit de la Sécurité sociale, c’est un enjeu de pérennisation », a fait valoir le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, lors du compte rendu du conseil des ministres. Il a souligné l’effort réalisé depuis 2012, quand le déficit cumulé du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse avait été de 17,4 milliards, « sans que des franchises ou des déremboursements n’aient été engagés ». « L’effort est fait pour assurer à l’ensemble des personnes qui doivent toucher des prestations de sécurité sociale le fait qu’ils puissent toucher dans de bonnes conditions ces prestations », a-t-il plaidé. Les comptes de la seule assurance maladie devraient rester dans le rouge, à 6,2 milliards d’euros contre 7,5 attendus en 2015, malgré une maîtrise plus prononcée des dépenses, avec une hausse de 1,75% prévue pour l’Ondam, contre 2,05% cette année. Cette moindre hausse par rapport à la tendance naturelle d’augmentation impose un effort de 3,4 milliards d’euros, dont 1,05 milliard sur les produits de santé, 690 millions de la gestion de l’hôpital ou 465 millions du « virage ambulatoire ». Le développement de ce dernier, qui vise à prendre en charge des patients à leur domicile en phase post-opératoire, est un objectif du gouvernement même si les études, dont celle de la Cour des comptes, montrent qu’il n’est pas encore atteint. Pour y contribuer, la hausse des dépenses en soins de ville est prévue à 2,0% et non 1,75%, ce qui n’a pas apaisé pour autant la grogne des médecins libéraux contre la loi santé portée par la ministre Marisol Touraine, en particulier la généralisation du tiers-payant.

 

Chômage : encore 9 % en 2020 (FMI)

Chômage : encore 9 % en 2020 (FMI)

 

Pour simplifier la France n’est pas encore sortie de l’auberge, le niveau du chômage va rester élevé ju’au moins 2020 d’après le Fmi qui comme l’OCDE considère que le régime d’indemnisation est à la fois inefficace et laxiste.  Même avec la reprise actuelle, qu’il juge durable, l’économie française restera donc confrontée à un taux de chômage élevé qui ne diminuera que très graduellement. De 10,3% (y compris l’outre-mer), au premier trimestre 2015, il ne reviendrait qu’à 9% à l’horizon 2020, encore bien au-delà de son plus bas de 7,1% de début 2008, estime le Fonds. Dans ce contexte, il salue les mesures prises par le gouvernement pour baisser le coût du travail ou, plus récemment, diminuer les incertitudes juridiques autour des licenciements, ainsi que sa volonté d’améliorer le dialogue social. Mais pour réduire le chômage encore plus vite, le FMI prône plus de flexibilité dans les accords en entreprise sur le temps de travail et les salaires, une réforme du Smic, et un renforcement des incitations des chômeurs au retour à l’emploi.  Outre le système d’indemnisation « généreux » des chômeurs français, il relève que ses bénéficiaires manquent d’incitations pour retrouver rapidement un travail, que le système de sanctions n’est pas très contraignant et que son application n’est pas stricte. Dans un rapport publié jeudi, l’OCDE a elle aussi appelé la France à renforcer le contrôle des chômeurs ainsi qu’à veiller à un meilleur équilibre entre leur protection et les incitations au retour à l’emploi Le FMI encourage d’autre part le gouvernement à maintenir l’élan des réformes favorables à la croissance initiées par la loi Macron votée vendredi, en s’attaquant aux obstacles bureaucratiques qui nuisent à l’activité des petites entreprises et aux barrières qui entravent la concurrence dans les services. S’agissant de la remise à niveau des finances publiques de la France, il souligne que le rythme de réduction des déficits doit être « assez ambitieux pour que les objectifs à moyen terme soient facilement atteints, y compris celui du ratio dette/PIB, et ce « sans nuire outre mesure à la reprise ». Il recommande que le gouvernement s’appuie pour cela sur des mesures structurelles « identifiées par une large revue des dépenses à tous les niveaux de l’administration ».

 

Sondage popularité : Marine Le Pen perd 9 points

 

Selon le sondage Ifop-JDD à paraître ce dimanche, Marine Le Pen pâtit dans l’opinion des images délétères de son 1er-Mai, marqué par la présence conflictuelle de son père sur la scène place de l’Opéra, l’intervention des Femen et les heurts dont des journalistes ont été victimes. 50% des Français (-9 points par rapport à novembre) pensent qu’elle veut « vraiment changer les choses », 40% (-3 points) estiment qu’elle « comprend les problèmes de gens comme vous », 29% (-3 points) considèrent qu’elle « a des solutions pour sortir de la crise ». Et 64% (+2) jugent qu’elle est sectaire. Ces évolutions, mesurées sur plusieurs mois, peuvent aussi s’expliquer par le regain de forme de l’UMP victorieuse des départementales et par l’attitude repliée du FN après les attentats de Paris en janvier. Cependant, la mise à l’écart de Jean-Marie Le Pen par sa fille est susceptible d’attirer de nouveaux électeurs au FN. 13% des Français disent qu’ils pourraient être incités à voter en faveur du Front national si son fondateur quittait le parti. La proportion est plus forte parmi les sympathisants de l’UMP (19%) que chez les sympathisants de gauche (6%).

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