Archive pour le Tag '700 euros'

Plus de 10.000 euros du mètre carré à Paris, 700 euros dans la France profonde !

Les 10.000 euros du mètre carré à Paris, 700 euros dans la France profonde

Les prix de l’immobilier continuent de flamber à Paris et serait de 12 000 euros le mètre carré. En tout cas d’après les notaires il serait déjà de plus de 11 000 € le mètre carré. Dans le même temps, les prix baissent dans les petites villes et villages. Les prix tournent autour de 700 euros le m2. Dans les deux cas c’est un désastre annoncé. Paris s’est déjà vidée depuis longtemps des couches populaires pour les expédier dans les banlieues. Les couches moyennes et les cadres son évacués dans la grande banlieue surtout les  propriétaires. Le logement à Paris devient un produit de luxe voire de super luxe pour spéculer. Jusqu’au jour où la bulle pourrait exploser. Inversement dans certaines provinces lointaines, on cherche des  candidats à la construction. Les demandes se font rares car la situation économique est dramatique caractérisée notamment par l’absence d’emploi. Progressivement petites villes et villages  se vident  de leur sang humain, de leurs commerces et de leurs services publics incitant un peu plus les couples et les célibataires les plus jeunes à partir. Le résultat d’uen folle  politique d’aménagement du territoire qui privilégie la métropolisation.

La mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois se en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie. Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être.

Retraités : en Allemagne 50% touchent moins de 700 euros

Retraites : en Allemagne 50% touchent moins de 700 euros

 

« Vous savez, je n’ai pas de loisirs. Si je travaille encore, c’est pour payer mon assurance maladie privée », explique Werner Neumann, gardien de parking à Berlin qui, comme un million de retraités Allemands, travaille pour arrondir ses fins de mois. Cet homme de 74 ans, à l’aspect encore solide, malgré sa barbe et ses cheveux courts tous blancs, a pris sa retraite il y a onze ans, après une carrière d’artisan indépendant. La moitié de sa retraite de « quelques centaines d’euros » –il préfère ne pas préciser– passe dans une couverture maladie privée. Il enchaîne depuis 2002 les « minijobs », des contrats précaires, dont les revenus sont plafonnés à 450 euros par mois et dispensés le plus souvent de charges sociales. Depuis cinq ans, il place les voitures dans un parking non loin de la Potsdamer Platz, au coeur de la capitale allemande, et encaisse les deux euros de l’heure dont doivent s’acquitter les automobilistes. Pour 24 heures de travail hebdomadaires, réparties sur deux jours dans la semaine, il touche 400 euros net, soit un peu moins de 4 euros de l’heure. « Cela me permet aussi de m’occuper. Je travaille volontiers, j’aime bien l’idée d’avoir encore des choses à faire deux jours par semaine », précise-t-il. Werner Neumann est tout sauf une exception. Selon des chiffres récents, plus d’un million d’Allemands retraités travaillent encore, ce qui représente 5% des 20 millions de retraités dans le pays. Leur nombre a grimpé de 30% depuis 2003. Quelque 800.000 d’entre eux occupent un minijob, auxquels s’ajoutent 170.000 personnes travaillant avec des contrats plus classiques – dont la moitié à temps plein. Et encore, les statistiques officielles ne comptabilisent pas tous ceux qui travaillent à leur compte. En ajoutant les 430.000 retraités qui touchent une aide sociale pour atteindre le minimum vieillesse, on a la mesure du nombre de personnes qui ne vivent pas de leur retraite.Ceux qui travaillent ne le font cependant pas pour des raisons uniquement financières. L’espérance de vie s’allongeant, un bon nombre de séniors aiment rester actifs, comme Hans-Jürgen Heintze, masseur dans le nord de Berlin. A 67 ans, il aurait pu profiter de sa retraite depuis deux ans. Avec 700 euros par mois du régime général, plus ses économies, il avait de quoi vivre, assure-t-il. « Mais je voulais garder un certain train de vie. J’aime voyager, et j’ai préféré garder mon cabinet et mes loisirs », explique-t-il. « Je soigne certains de mes patients depuis des années, le contact avec eux m’aurait manqué ». Il se voit continuer jusqu’à 70 ans, voire plus, « tant que la santé suivra ». Néanmoins, les réformes successives en Allemagne, qui ont retardé l’âge de la retraite, le portant bientôt à 67 ans, ont eu un impact négatif sensible sur le niveau de vie des retraités. La caisse des retraites allemande a indiqué la semaine dernière que 48% d’entre eux touchaient moins de 700 euros, une proportion qui monte à 53% chez ceux qui l’ont prise l’année passée. Le phénomène touche avant tout les femmes de l’ex-Allemagne de l’ouest (73%), dans une société où l’épouse ne travaille pas ou alors le plus souvent à temps partiel. Ce niveau de revenus peut vite s’avérer insuffisant, notamment dans la mesure où seuls 44% des Allemands sont propriétaires de leur logement, contre 57% en France et 62% en moyenne dans l’Union européenne. Et le pire est sans doute à venir. Avec 6 millions d’actifs employés dans des minijobs et qui ne cotisent donc pas pour une retraite, et 3 millions de personnes qui ne cotisent pas à une retraite complémentaire faute de moyens, le quotidien populaire Bild estimait la semaine dernière que l’Allemagne était sous la menace d’un « tsunami » de pauvreté chez les seniors.

 




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