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Magasins Printemps : 450 emplois supprimés et fermeture dans 7 villes

Magasins Printemps : 450 emplois supprimés et fermeture dans 7 villes

Une des conséquences de la crise conjoncturelle liée à la situation sanitaire mais aussi à l’évolution culturelle de la distribution des biens et du commerce, 4 Printemps fermeront leurs portes à Paris (place d’Italie), Le Havre, Strasbourg et Metz. Et trois de la chaîne Citadium, s’adressant à une clientèle jeune, tireront le rideau à Paris (Champs-Élysées et Nation) et Toulon. Le groupe détient 19 grands magasins en France à son nom, ainsi que huit Citadium. Le «plan de relance» porte également sur une « adaptation et une mutualisation de certaines fonctions support ».

Le groupe détenu depuis 2013 par le fonds Disa envisage de supprimer au total près de 450 emplois, soit plus de 10 % des effectifs (3 000). Le Printemps assure que sa priorité « est d’accompagner les salariés concernés par ce projet avec des mesures appropriées et personnalisées ». Il fera également appel à « un partenaire pour la recherche de repreneurs » des magasins.

Prix de l’eau : pourquoi une différence de 3 à 7 euros le mètre cube ?

Prix de l’eau : pourquoi une différence de 3 à 7 euros le mètre cube ?

 

Il est évident que l’éventuel regroupement entre Veolia et Suez aura une incidence sur le niveau des prix puisque le nouvel ensemble va se trouver pratiquement en position hégémonique pour négocier avec des collectivités locales qui sont en quelque sorte sous dépendance ou en tout cas n’ont pas les moyens techniques et économiques pour discuter à égalité avec les opérateurs. Force est de constater une grande différence du prix de l’eau en France qui varie de trois à sept euros le mètre cube.

Une dépense non négligeable pour les ménages qui pour un couple utilisent annuellement environ 100 m³ ( 150 m³ pour quatre personnes).

Les clauses commerciales sont particulièrement complexes. Elles dépendent aussi des relations historiques qu’entretiennent certaines collectivités avec les opérateurs. Il faut noter que l’eau n’est pas seulement distribuée par des opérateurs privés. Veolia n’occupe en France en gros que 30 % de parts de marché à peu près autant que les régies qui évidemment elle sont totalement sous contrôle public. En général, le prix de l’eau et notoirement plus bas dans les régies (autour de 30 000 régies en France). Ce qui est certain c’est que Veolia comme Suez ont réussi leur développement grâce surtout au business de l’eau dont le prix s’est envolé au cours de ces dernières dizaines d’années.

La question se pose aussi de celle des capacités de financement des opérateurs. En effet en zone peu dense notamment, le réseau d’eau est très vieillissant puisqu’il a été créé juste après guerre. Les besoins d’investissement globaux se situeraient à 2 milliards par an. Le problème est de savoir qui va assumer le coût de la rénovation.

Le Groupe Arnault grimpe à 7% du capital chez Lagardère

Le Groupe Arnault grimpe à 7% du capital chez Lagardère

Peut-être en réponse à la menace d’OPA que veut lancer Bolloré sur Lagardère, le groupe Arnault renforce encore ses positions chez Lagardère après avoir déjà pris 27 % de la holding personnelle d’Arnaud Lagardère.

Au même moment se déroulait une audience sur la légalité d’une demande d’assemblée générale exigée par Vivendi et le fonds Ambert, Bernard Arnault avait déjà pris 5 % du capital de Lagardère. Une sorte de contre-feu contre ces derniers qui demandent clairement le départ de Lagardère.

L’affaire cependant est loin d’être terminée quand on connaît la stratégie brutale de Vivendi pour prendre le contrôle d’une entreprise cela d’autant plus que Vivendi et Ambert détiennent 43,5 % du capital de Lagardère. Vivendi pourrait bien pourrir la vie de Lagardère et finalement par son action provoquer une dévalorisation de la société. Bref on notera que les capitalistes français sont plus forts pour se faire la guerre entre eux que pour ce solidifier à l’international. A près l’affaire Veolia Suez, l’affaire Bolloré Lagardère risque d’occuper l’actualité. Notons aussi qu’en matière de fusion, la France ne se caractérise pas par des réussites très spectaculaires. Faut-il rappeler cette lamentable affaire de fusion entre Alstom et General Electric. Les mécanos capitalistiques ne correspond pas toujours à des stratégies très pertinentes techniquement et commercialement.

«La société anonyme Financière Agache (…) a déclaré avoir un franchi individuellement en hausse, le 29 septembre 2020, le seuil de 5% des droits de vote de Lagardère SCA et détenir individuellement 8.776.933 actions» de la société, soit 6,69% du capital et 5,07% des droits de vote, a détaillé l’AMF. «Ce franchissement de seuil résulte d’une acquisition d’actions Lagardère SCA sur le marché», a précisé le gendarme boursier.

Fin septembre, le groupe Lagardère, déjà bousculé par ses deux premiers actionnaires Vivendi et le fonds Amber Capital, a vu arriver dans son capital Bernard Arnault. L’homme le plus riche de France a acquis, à travers Financière Agache, 27% de la holding personnelle d’Arnaud Lagardère, qui détient sa participation de 7,26% dans le groupe qui porte son nom. À cet investissement de quelque 80 millions d’euros s’était ajoutée une prise de «participation directe» de Bernard Arnault de 5,5% du capital du groupe Lagardère, qui s’élevait, au prix du marché, à une centaine de millions d’euros.

«M. Arnaud Lagardère et les sociétés Lagardère, LM Holding et Lagardère Capital agissant de concert avec les sociétés Groupe Arnault et Financière Agache (…) détiennent de concert, au 29 septembre 2020, 13,95% du capital» de Lagardère, a ajouté l’AMF.

Renault : perte abyssale de plus de 7 milliards au premier trimestre

Renault : perte abyssale de plus de 7 milliards au premier trimestre

Renault triplement plombée par son partenaire Nissan, par la crise sanitaire et par ses choix stratégiques internes. Des difficultés intérieures qui avaient débuté bien avant la crise virale du Covid 19. Près de 5 milliards sont imputables à Nissan sur seulement six mois, le reste provient du contexte de général de l’industrie automobile et des erreurs de stratégie du groupe. Si l’État ne possédait pas encore 15 % du capital, il est vraisemblable que l’entreprise aurait pu disparaître.

À noter que cette perte concerne une période de six mois un chiffre d’affaires qui ne devraient pas dépasser 45 milliards pour l’année. Bref une entreprise qui serait en faillite sans les 5 milliards d’apports financiers de l’État.

La perte historique s’explique principalement par la contribution du constructeur automobile Nissan, dont Renault possède 43% du capital. Cette participation a pénalisé le groupe au losange à hauteur de 4,8 milliards d’euros.

À noter que PSA tend le même temps annonce un bénéfice de plus de 500 millions !

Le chiffre d’affaires a plongé de 34,3% sur les six premiers mois de l’année, à 18,4 milliards d’euros.

La marge opérationnelle est tombée nettement dans le rouge, à -1,2 milliard d’euros. Renault estime à 1,8 milliard l’impact négatif de la crise sanitaire. Cette marge était positive de 1,7 milliard d’euros au premier semestre 2019.

Commerce international : un déficit de 7 milliards en mai

Commerce international : un déficit de 7 milliards en mai

Encore un déficit record pour la France en mai avec un déséquilibre de plus de 7 milliards. On peut évidemment imputer une partie de ce déficit à la situation économique générale perturbée par la crise sanitaire. Le problème c’est que ce déficit en France est structurel et que chaque année de toute façon faut compter sur environ 50 à 60 milliards.de déséquilibres. Difficultés supplémentaire pour 2020 mais pendant encore deux à  trois ans c’est que les exportations de matériel aéronautique ne seront plus la pour atténuer les déséquilibres. Il faudra sans doute en effet attendre plusieurs années avant que ne reprennent les exportations notamment d’Airbus. Le déficit commercial de la France flirte donc  de nouveau avec le record de février 2012 et janvier 2017, où il avait atteint -7,4 milliards d’euros. Selon la direction générale des douanes et des droits indirects, le déficit commercial de mai 2020 s’établit à -7,1 milliards d’euros, après avoir été de -5,1 milliards d’euros en avril et de -3 milliards d’euros en mars. Une hausse du déficit qui s’explique par « le rebond plus sensible des importations comparativement à celui des exportations. Cette reprise des échanges est liée notamment à la fin du confinement », note les douanes.

Ainsi, après avoir reculé de 7,1 milliards d’euros en mars et de 12,5 milliards d’euros en avril, les exportations progressent de 4 milliards d’euros en mai. Du côté des importations, après avoir été en diminution de 9 milliards d’euros en mars et de 9,4 milliards en avril, elles augmentent de 5,9 milliards d’euros en mai.

De son côté, la Banque de France a publié les chiffres de la balance des paiements. En mai, le déficit des transactions courantes est de 8,5 milliards d’euros, soit une dégradation de 2,7 milliards d’euros par rapport à avril. « Celle-ci s’explique principalement par une aggravation du déficit des biens de 4,5 milliards d’euros, dont 3,3 milliards pour les biens hors énergie, sous l’effet d’une reprise des importations plus élevée que des exportations », précise la Banque de France. Le solde des services, lui, connaît une amélioration de 1,4 milliard d’euros et est positif en mai, à 0,9 milliard d’euros. Il était déficitaire en avril.

Personnels hospitaliers: une enveloppe de 7,5 milliards

Personnels hospitaliers: une enveloppe de 7,5 milliards

Une enveloppe de 7,5 milliards d’euros et une attention particulière pour que les questions d’emploi soient également intégrées à la négociation”, a déclaré le premier ministre.(Soit une augmentation de 500 millions par rapport aux précédentes décisions du gouvernement).

Le gouvernement avait promis jusqu’ici 7 milliards d’euros, dont 6,4 milliards pour les professionnels non-médecins des hôpitaux et 600 millions pour les médecins, internes et étudiants en médecine.

Le gouvernement prévoyait initialement de conclure le “Ségur de la santé”, vaste concertation visant à définir les contours d’un nouveau plan hôpital, le 3 juillet mais le calendrier a été repoussé en raison du remaniement gouvernemental.

Bayer prêt à payer 7 à 9 milliards pour fermer le dossier Roundup

Bayer prêt à payer 7 à 9  milliards pour fermer le dossier Roundup

 

Pour mettre fin aux innombrables plaintes contre Bayer concernant l’herbicide Round-up, Bayer est prêt à verser huit à dix milliards de dollars (7,1 à 8,9 milliards d’euros) au total pour clore ce dossier.

Le conseil de surveillance du groupe allemand doit débattre et voter ce projet d’accord dans les prochains jours, d’après Handelsblatt, qui cite des sources chez Bayer et parmi les négociateurs. A la Bourse de Francfort, le titre du groupe avançait de 6,26% à 72,95 euros vers 14h15 GMT.

Une récession de 7 % au Portugal en 2020 ? ( comme en France ?)

 Une récession de 7 % au Portugal en 2020 ? ( comme en France ?)

La crise sanitaire aura entraîné des effets particulièrement désastreux pour les pays du Sud, de l’Italie, l’Espagne, du  Portugal mais la France aussi. On s’attend en général à une récession de 7 à 10 % .( comme en France) La crise sanitaire provoquera au Portugal une récession économique de 6,9% et le taux de chômage devrait atteindre 9,6%, selon les prévisions inscrites par le gouvernement dans le budget supplémentaire qu’il doit adopter mardi en conseil des ministres. De toute façon, des scénarios assez hypothétiques qui dépendront surtout de la reprise de confiance des acteurs économiques et notamment des ménages. La plupart pour l’instant des ménages demeurent prudents et privilégient l’épargne au détriment  es investissements voire des dépenses de fonctionnement . En outre, il ne faut pas trop mécontenter Bruxelles avec des dérapages financiers qui  serait considérés comme très excessifs

Le nouveau scénario macroéconomique au Portugal a été dévoilé dans le décret, paru samedi soir au journal officiel, détaillant les mesures d’un «Programme de stabilisation économique et sociale» adopté jeudi dernier pour aider les ménages et les entreprises les plus touchés par l’impact de l’épidémie de coronavirus. «En 2020, nous anticipons une forte contraction de l’économie portugaise en raison du choc économique provoqué par la pandémie de la maladie Covid-19 et les mesures de contention mises en œuvre», explique le document.

Le recul du PIB, estimé à 6,9% après une croissance de 2,2% en 2019, représentera «la plus importante contraction enregistrée au cours des dernières décennies», souligne le texte. Après la chute du PIB de 2,3% déjà observée au premier trimestre, l’effet négatif de la pandémie sur l’activité économique se fera sentir «principalement au deuxième trimestre 2020», estime le gouvernement.

 

 

Investissement-chute probable de 7 % en 2020

Investissement-chute probable de 7 % en 2020

Les industriels français prévoient désormais une chute de leurs investissements de 7% en 2020 par rapport à l’année précédente, selon l’enquête trimestrielle de l’Insee. Un prévision très sous -estimée.

En janvier, avant le développement de la pandémie, ils tablaient sur une hausse de 3% des investissements cette année.

Sous l’effet du coronavirus, le premier trimestre 2020 a vu la destruction de 453.800 emplois dans le secteur privé, soit une baisse de 2,3% par rapport au trimestre précédent, provoquée notamment par un effondrement de l’intérim, selon une estimation provisoire de l’Insee.

Sur un an, le recul est de 1,4% (-274.900 emplois), avec une chute dans les services marchands et un plongeon dans l’intérim. Au total, l’emploi privé est à son  »plus bas niveau depuis le troisième trimestre 2017″, selon l’Insee.

 

 

Croissance européenne : récession de 7,7% en 2020 ?

Croissance européenne : récession de 7,7% en 2020 ?

 

D’une certaine façon la commission européenne est coincée entre deux impératifs. D’une part entre la volonté d’une certaine transparence sur la réalité économique, d’autre part entre son désir de ne pas désespérer les acteurs économiques. Il lui admettre  que la crise sanitaire aura un très fort impact sur la croissance mais en minimisant un peu l’ampleur et redonner en même temps  le moral à ces  acteurs économiques. En gros la commission affirme que certes la récession pourrait atteindre de l’ordre de 7,7 % en 2020 mais qu’on remontra d’autant en 2021.

Rien n’est sûr évidemment dans ce domaine et personne n’en sait strictement rien. En effet après la crise sanitaire qui s’est traduite au plan économique par une paralysie de l’offre pourrait succéder une crise de la demande de la part aussi bien des ménages que des entreprises. Une crise caractérisée par une diminution quantitative et qualitative. La Commission européenne espère cependant une récession limitée à 7,7% dans la zone euro cette année, accompagnée d’une chute de l’inflation et d’une remontée du chômage, l’économie européenne se retrouvant “en état d’hibernation” en raison de la pandémie de nouveau coronavirus, montrent ses prévisions de printemps publiées mercredi.

L’exécutif européen prédit cependant un rebond en 2021, avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro de 6,3%. Entre-temps, l’inflation devrait tomber à 0,2% et le chômage grimper à 9,6% de la population active cette année. Si la crise provoquée par le COVID-19 touche tous les pays, son impact et la rapidité du redressement ne seront toutefois pas les mêmes partout, prévient l’exécutif européen, qui prédit par exemple des contractions du PIB de 9,5% et 9,4% respectivement en Italie et en Espagne mais de 5,5% en Autriche.

En France, le PIB devrait chuter de 8,2% cette année puis remonter de 7,4% en 2021. Pour l’Allemagne, la récession devrait être de 6,5% en 2020 avant un rebond de 5,9% l’an prochain.

“De telles divergences constituent une menace pour le marché unique et la zone euro”, a déclaré Paolo Gentiloni, commissaire européen à l’Economie, cité dans un communiqué. “Cependant, elles peuvent être atténuées par une action européenne déterminée et conjointe. Nous devons relever ce défi.”

Chômage : déjà plus 7,1% en mars en France

Chômage : déjà plus 7,1% en mars en France

La vague de licenciements commence et va sans doute continuer de grossir faute de d’embauche nouvelle mais aussi en fonction des licenciements secs. Les explications du ministère du travail ne tiennent pas quand il affirme qu’habituellement il y a 500 000 entrées à pôle emploi et 500 000 sorties et que la hausse du chômage provient de la quasi stabilité des inscrits. La vérité c’est que non seulement la France n’embauche pas mais qu’en plus en particulier dans des PME et dans des secteurs fragiles comme la restauration, l’hôtellerie, le tourisme et certains services, elle licencie.  Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) en France (hors Mayotte) a connu le mois dernier une progression sans précédent depuis le début de la série en 1996, bondissant de 246.100 pour s’établir à 3.732.500, un niveau proche de celui de septembre 2017.

À titre de comparaison, la deuxième hausse mensuelle la plus importante, intervenue en mars 2009 durant la crise financière, s’établissait à 77.300 inscrits supplémentaires. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits tenus de rechercher un emploi a progressé de 3,1% – soit 177.500 personnes – là encore un record. La deuxième progression mensuelle la plus forte pour l’effectif des trois catégories A, B et C était également intervenue pendant la crise financière, en mars 2009, avec 77.300 inscrits supplémentaires.“Cette hausse, historique, s’explique par le fait que les personnes qui étaient au chômage en février le sont toujours en mars: chaque mois, ce sont environ 550.000 personnes qui entrent et 550.000 personnes qui sortent de Pôle emploi. Or, en raison de la crise sanitaire et du confinement, on constate une forte baisse des sorties de Pôle emploi ce mois-ci”, souligne le ministère du Travail dans un communiqué.

De fait, l’accroissement des effectifs cumulés des trois catégories A, B et C le mois dernier recouvre une chute des sorties (-29,0%) combinée à une nette augmentation des entrées (+5,5%), la mise en place du confinement ayant conduit “à des non-renouvellements de mission d’intérim ou de contrats courts ainsi qu’à une baisse des embauches en contrats de courte durée”, souligne le ministère dans son communiqué.

“Le chômage augmente donc parce que les entreprises, dans le contexte actuel, n’embauchent plus, mais pas parce qu’elles licencient massivement”, est-il souligné dans ce communiqué !

7 milliards pour Air France, 5 milliards pour Renault.. et les autres ?

 

7 milliards de prêts pourraient être accordés à Air France auquel il faudra ajouter au moins 3 milliards pour KLM. De son côté Renault,  pourrait recevoir un montant de 5 milliards. Il ne s’agit évidemment que des aides consentis aux entreprises les plus symboliques. Bien d’autres entreprises auront besoin de près pour faire face aux difficultés de trésorerie. L’addition risque d’être très salée. En effet la perte de richesse nationale pourrait atteindre 10 % du PIB soit environ 240 milliards.

Un chiffre énorme si l’on tient compte que souvent ce sont les 2 à 3 % de croissance qui permettent chaque année de dégager des profits et de ne pas tomber dans le rouge. À moins évidemment de dégraisser massivement les effectifs et de reporter à plus tard des investissements. Les deux méthodes ont sans doute utilisé puisque d’ores et déjà on envisage une évolution du chômage qui passerait de 8 % fins 2019 à 20 % fin 2020. Soit environ 2,5 millions de chômeurs en plus.

Une véritable catastrophe qui  se traduira par un affaiblissement général du salaire moyen est un développement de la misère. Non seulement,  il y aura perte de recettes de la richesse nationale (le PIB ) mais parallèlement une dérive considérable des dépenses et un affaiblissement notoire des recettes fiscales. Pour l es entreprises, la liste des défaillances risque d’être longue.

Elle va affecter en priorité les PME qui n’ont pas les reins assez solides pour faire face à leurs problèmes de trésorerie et qui seront bien incapables de rembourser d’éventuels prêts mêmes dont le remboursement seraient étalés dans le temps. Ce sont des milliers et des milliers d’entreprises qui risquent d’être menacées de liquidation. Cela d’autant plus que les perspectives d’avenir ne seront pas aussi dynamiques que le prévoit des instituts gouvernementaux complaisants.

En effet, après la crise de la liée à la paralysie des unités de production va se succéder une crise de la demande caractérisée par un attentisme des ménages et des investisseurs. cette  dimension semble avoir encore été sous-estimée aussi bien par le gouvernement que par les économistes qui se trompent en espérant une reprise très dynamique à partir du déconfinement et de 2021.

Inflation Zone euro: ralentissement de 0,7 % sans beaucoup de signification

Inflation Zone euro:  ralentissement de 0,7 % sans beaucoup de signification

 

 

On pourrait imputer le ralentissement de l’inflation en zone euro à la baisse des prix du pétrole et à la paralysie de l’économie. L’inflation dans la zone euro a en effet nettement ralenti en mars pour tomber à 0,7% seulement en rythme annuel contre 1,2% en février, montrent vendredi les chiffres définitifs publiés par Eurostat, qui confirment sa première estimation. Mais ce chiffre n’a guère de signification dans la mesure où on constate une nette déformation de la structure de consommation des ménages qui se concentrent surtout sur l’achat de biens essentiels et qui diffèrent une grande partie des autres biens notamment d’équipement.

Le gouvernement prévoit un déficit de 7,6% du PIB en 2020 mais qui sera plus proche de 15 à 20 %

Le gouvernement prévoit un déficit de 7,6% du PIB en 2020 mais qui sera plus proche de 15 à 20 %

 

Le gouvernement veut évidemment rassurer et montrer aux Français sans doute surtout à l’UE  qu’il maîtrise les grands équilibres….ou  presque. Ainsi sa prévision de baisse du PIB de seulement 6 % en 2020 apparaît complètement fantaisiste. On sait en effet que chaque mois de confinement génère une baisse de 3% du PIB annuel-. La baisse de l’activité ne sera donc pas de 7.6 % mais plutôt autour de 15 %.

Face à ce défi, le gouvernement va examiner mercredi en conseil des ministres un projet de loi de finances rectificative, qui comportera une prévision de déficit de 7,6% du PIB (contre 3,9% prévu en mars dernier), précise dans la même interview le ministre du Budget, Gérald Darmanin.

“Pour le seul périmètre de l’Etat, nous serons à plus de 170 milliards d’euros de déficit budgétaire alors que nous avions prévu 93 milliards en loi de finances initiale”, dit-il, ajoutant que Bercy table désormais sur une baisse de 37 milliards d’euros des recettes fiscales. On se demande bien comment le ministre du budget parvient à cette somme alors que chaque mois de confinement dans les conditions actuelles entraîne une baisse de fiscalité de près de 40 % soit déjà près de 80 milliards par mois !

Raffineries: blocage du 7 au 10 janvier ?

Raffineries: blocage du 7 au 10 janvier ?

 

Le bras de fer semble continuer entre les syndicats les plus hostiles à la réforme des retraites et le gouvernement. Cette fois il pourrait s’agir d’une tentative de blocage des raffineries. Si le carburant venait à manquer, il est clair que l’opinion publique pourrait manifester son mécontentement. Le rationnement du carburant aurait aussi  un effet perceptible sur l’activité économique.  Du 7 au 10 janvier, la CGT  prévoit un «blocage total» des huit raffineries françaises que compte la France. Certaines d’entre elles subissent déjà des blocages depuis plusieurs semaines, à l’image de la raffinerie de Grandpuits, en Seine-et-Marne, où vient d’être voté la reconduction de la grève sur le site jusqu’au 6 janvier.

Selon la CGT,  l’objectif de ce blocage généralisé est de «faire en sorte qu’aucun produit ne sorte de nulle part pendant 96 heures.» Passé ce délai, «on se posera la question de savoir si l’on passe à l’étape de l’arrêt des installations», précise-t-il. Une cinquantaine de stations-services sur les quelque 3 500 du réseau Total en France étaient en rupture de stock totale ou partielle ce lundi matin.

Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, avait de son côté affirmé en fin de semaine dernière, qu’il n’y a «pas de risque de pénurie.» La situation a toutefois été jugée suffisamment sérieuse par le gouvernement pour qu’il mette à disposition des opérateurs une partie des réserves mobilisables par l’État en cas de crise majeure.

Avec les menaces de grève annoncée dans certaines raffineries la question se pose de savoir si le pays risque d’être confronté à une pénurie d’essence. En réalité les réserves sont largement suffisantes satisfaire les besoins des consommateurs notamment des automobilistes. Le problème c’est que cette menace de rationnement éventuel du carburant se conjugue avec de graves dysfonctionnements dans les transports collectifs. Du coup, c’est plutôt la panique des automobilistes remplissant préventivement leur réservoir qui  pourrait créer une situation de crise. Pour l’instant, la situation des raffineries est loin d’être dramatique. Surtout en raison de la possibilité d’utiliser les stocks stratégiques

En France, les stocks stratégiques sont gérés par le Comité professionnel des stocks stratégiques pétroliers instauré par la loi Billardon du 31 décembre 1992. Chaque société distribuant des carburants en France doit mettre à disposition en permanence un volume équivalent à 29,5 % de ses ventes de l’année précédente (soit légèrement plus que les 90 jours demandés par l’AIE). La loi prévoit également que la France dispose de 55 jours de réserves de carburant aviation

Les stocks stratégiques instaurés par la loi de 1992 sont entièrement financés par les sociétés pétrolières qui mettent à la consommation. Une partie, 15 % en moyenne en 2017, est assurée directement par les sociétés. Le reste, 85 %, est réalisé par une filiale commune de statut entièrement privé, la Société anonyme de gestion des stocks de sécurité (SAGESS).

Contrairement aux réserves américaines ou japonaises, regroupées dans des dépôts de très grande taille, la RSP française est éparpillée dans 235 sites de stockage répartis sur l’ensemble du territoire Un important dépôt souterrain existe cependant à Manosque, géré par Géosel. Dans les faits, les stocks collectifs de la SAGESS, entièrement financés par endettement, seuls réellement mobilisables en cas de crise, sont répartis sur 81 sites dont la vocation mixte, commerciale et stratégique, contribue à l’immédiate disponibilité des stocks. Pour l’instant quelques raffineries sont affectées par des mouvements sociaux.

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Retraites- Attendre le 7 janvier pour la reprise des négociations est irresponsable

Attendre le  7 janvier pour la reprise des négociations est irresponsable

 

Face au blocage persistant, le gouvernement a annoncé une nouvelle séries de discussions avec les partenaires sociaux qui s’ouvriront seulement le 7 janvier. On peut légitimement se demander à quoi joue le gouvernement. En effet, il aura fallu attendre mardi 24  pour que le Premier ministre se réveille pour indiquer que la reprise des négociations aura lieu dans une quinzaine de jours à savoir le 7 janvier. Une attitude évidemment complètement irresponsable. On comprend mal que le gouvernement se soit mis en vacances alors que le pays est affecté par des troubles sociaux. Il est clair qu’en la  circonstance le gouvernement a choisi la stratégie du pourrissement. Le problème c’est que cette même stratégie du pourrissement a été utilisée sans succès vis-à-vis des gilets jaunes et que le pays s’est enfoncé dans la chienlit pendant  des mois. Ce qui risque de se reproduire avec ce qu’on peut appeler maintenant les gilets rouges. Le gouvernement joue dangereusement avec le feu. Il ne faut guère espérer que les radicaux gauchistes atténuent leur action. Certes la participation aux grèves va connaître sans doute des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière mais elle risque d’être compensée par le réveil de certaines catégories sociales qui pourraient protester non seulement vis-à-vis des retraites mais de manière plus générale vis-à-vis des conditions de travail et des salaires ( hôpital ou enseignement par exemple).

En dépit des appels à la trêve lancés par l’exécutif pour les fêtes de fin d’année, les transports restent donc très perturbés et le ton est monté d’un cran dans le secteur de l’énergie avec le vote par les salariés de la mise à l’arrêt de plusieurs raffineries. Face au blocage persistant, le gouvernement a enfin annoncé une nouvelle séries de discussions avec les partenaires sociaux qui s’ouvriront le 7 janvier. Elles se déclineront ensuite pendant tout le mois avec les ministres et secrétaires d’Etat concernés et porteront sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière. Le Premier ministre Edouard Philippe présentera également dans la semaine du 6 janvier une “méthode de travail” pour l’équilibre financier du système, a précisé Matignon dans un communiqué. Une nouvelle journée interprofessionnelle de manifestations et de grève est d’ores et déjà prévue le 9 janvier à l’appel de l’intersyndicale mobilisée contre la réforme (CGT-FO-FSU-Solidaires-FIDL-MNL-UNEF-Unl).

Dans le collimateur des manifestants et des grévistes, la réforme du système des retraites voulue par Emmanuel Macron qui prévoit le remplacement des 42 régimes existants par un système universel par points, un changement perçu par ses détracteurs comme la porte ouverte à une précarisation des retraités. Le gouvernement continue de défendre l’instauration d’un âge pivot à 64 ans à l’échéance 2027, une option qu’il juge “juste” pour rééquilibrer financièrement le système mais un casus belli pour les syndicats réformateurs au premier rang desquels la CFDT. On peut quand même s’interroger pourquoi on attend encore 15 jours pour négocier alors qu’une partie des transports bloque la vie économique et sociale.

Retraites : Pourquoi seulement le 7 janvier la reprise des négociations

Retraites : Pourquoi seulement  le 7 janvier la reprise des négociations

 

On peut légitimement se demander à quoi joue le gouvernement. En effet, il aura fallu attendre hier pour que le Premier ministre se réveille pour indiquer que la reprise des négociations aura lieu dans une quinzaine de jours à savoir le 7 janvier. Une attitude évidemment complètement irresponsable. On comprend mal que le gouvernement se soit mis en vacances alors que le pays est affecté par des troubles sociaux. Il est clair qu’en la  circonstance le gouvernement a choisi la stratégie du pourrissement. Le problème c’est que cette même stratégie du pourrissement a été utilisée sans succès vis-à-vis des gilets jaunes et que le pays s’est enfoncé dans la chienlit pendant  des mois. Ce qui risque de se reproduire avec ce qu’on peut appeler maintenant les gilets rouges. Le gouvernement joue dangereusement avec le feu. Il ne faut guère espérer que les radicaux gauchistes atténuent leur action. Certes la participation aux grèves va connaître sans doute des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière mais elle risque d’être compensée par le réveil de certaines catégories sociales qui pourraient protester non seulement vis-à-vis des retraites mais de manière plus générale vis-à-vis des conditions de travail et des salaires ( hôpital ou enseignement par exemple). En dépit des appels à la trêve lancés par l’exécutif pour les fêtes de fin d’année, les transports restent donc très perturbés et le ton est monté d’un cran dans le secteur de l’énergie avec le vote par les salariés de la mise à l’arrêt de plusieurs raffineries.

Face au blocage persistant, le gouvernement a enfin annoncé une nouvelle séries de discussions avec les partenaires sociaux qui s’ouvriront le 7 janvier. Elles se déclineront ensuite pendant tout le mois avec les ministres et secrétaires d’Etat concernés et porteront sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière. Le Premier ministre Edouard Philippe présentera également dans la semaine du 6 janvier une “méthode de travail” pour l’équilibre financier du système, a précisé Matignon dans un communiqué. Une nouvelle journée interprofessionnelle de manifestations et de grève est d’ores et déjà prévue le 9 janvier à l’appel de l’intersyndicale mobilisée contre la réforme (CGT-FO-FSU-Solidaires-FIDL-MNL-Unef-Unl).

Dans le collimateur des manifestants et des grévistes, la réforme du système des retraites voulue par Emmanuel Macron qui prévoit le remplacement des 42 régimes existants par un système universel par points, un changement perçu par ses détracteurs comme la porte ouverte à une précarisation des retraités. Le gouvernement continue de défendre l’instauration d’un âge pivot à 64 ans à l’échéance 2027, une option qu’il juge “juste” pour rééquilibrer financièrement le système mais un casus belli pour les syndicats réformateurs au premier rang desquels la CFDT. On peut quand même s’interroger pourquoi on attend encore 15 jours pour négocier alors qu’une partie des transports bloque la vie économique et sociale.

Patrick Drahi, le magicien de la finance rachète Sotheby’s pour 3,7 milliards de dollars

Patrick Drahi, le magicien de la finance rachète Sotheby’s pour 3,7 milliards de dollars

Patrick Drahi, c’est un peu le magicien de la finance son appétit financier est inversement proportionnel à ses ressources propres. Du coup, il sollicite l’ingénierie financière notamment le LBO pour acheter tout et n’importe quoi. De quoi fragiliser sa position de magnat  financier français propriétaire notamment d’Altice  et de SFR sans parler de médias qui lui servent à peser sur l’opinion, aussi à soutenir Macron. Prudent, l’intéressé a cependant choisi sa résidence fiscale en Suisse ? Cette fois, il va  racheter la célèbre maison de vente aux enchères Sotheby’s dans le cadre d’une opération de 3,7 milliards de dollars (3,3 milliards d’euros). Fondateur et principal actionnaire d’Altice, Patrick Drahi affirme dans un communiqué publié lundi qu’il reste pleinement concentré sur ses activités dans les télécoms et les médias et qu’il ne cèdera aucune action Altice Europe pour financer cette acquisition. Il prévoit en revanche de monétiser d’ici la fin de l’année une position de 400 millions de dollars maximum dans Altice USA, ce qui représente environ 2,5% du capital de l’opérateur américain.

Démission de Collomb : 7 Français sur 10 pour

Démission de Collomb : 7 Français sur 10 pour

Selon un sondage Elabe pour BFM TV publié mercredi, 70% estiment que Gérard Collomb devait quitter le gouvernement dès maintenant. Ils sont 29% à considérer qu’il devait plutôt rester au gouvernement jusqu’au début de la campagne des élections municipales. Interrogés sur les motivations de l’ex-ministre d’Etat, 57% des sondés pensent que son choix a d’abord été motivé par un désaccord entre lui et Emmanuel Macron, alors que 42% jugent prioritaire son désir de briguer de nouveau la mairie de Lyon, en 2020. Les personnes interrogées ont également été invitées à juger le style d’Emmanuel Macron, considéré comme un président autoritaire à 79%, mais aussi arrogant (71%) et dynamique (71%).De l’avis des deux tiers des sondés (64%) la façon d’être et le style d’Emmanuel Macron sont plutôt un défaut. Seuls 35% les considèrent comme une qualité.

Russie : relèvement du taux directeur à 7,5%

Russie : relèvement du taux directeur à 7,5%

 

Les sanctions prises à l’égard de la Russie pèsent de plus en plus sur la situation économique et sociale. Du coup la banque centrale a été contrainte de relever encore son taux directeur à 7,5 %. La conséquence sera un nouvel affaiblissement du pouvoir d’achat déjà bien entamé des ménages. L’institution s’attend désormais à ce que la hausse des prix atteigne un pic au premier semestre de l’an prochain et prévoit un taux d’inflation de 5,0% à 5,5% d’ici la fin 2019.En phase de reprise depuis la récession de 2015-2016, le pays semble en effet dans l’impasse, menacé de stagnation faute de nouveaux relais de croissance. Après une progression de 1,5 % en 2017, la hausse du produit intérieur brut (PIB) s’est accélérée depuis le début de l’année (+ 1,8 % sur un an au deuxième trimestre), mais elle reste loin des 7 % enregistrés lors des deux premiers mandats du président Vladimir Poutine (2000-2008) et à bonne distance de son objectif : dépasser le taux de croissance mondiale pour 2018 (+ 3,9 %, selon le Fonds monétaire international, FMI).La criante c’est aussi que le rouble s’écroule encore davantage.

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