Archive pour le Tag '5G ?'

Aménagement du territoire et Internet : La 5G fixe à la place de la fibre

Aménagement du territoire et Internet : La 5G fixe à la place de la fibre

 

il se pourrait bien que la 5G fixe sois une solution transitoire voire définitive à la place de la fibre dans certains territoires. La fibre atteint de manière privilégiée les zones agglomérées. Pour l’habitat plus diffus, la connexion prendra du retard. En attendant la 5G fixe pourrait être utilisé de manière temporaire voire définitive pour l’Internet. La 5G fixe, qui permet un accès Internet à très haut débit grâce à une box connectée au réseau mobile, concrétisera le premier vrai cas d’usage de la nouvelle génération de communication, estime une étude du cabinet BearingPoint. Cette technologie constitue une solution de qualité dans les territoires où la fibre ne sera pas – ou pas tout de suite – déployée. Notons d’ailleurs que le gouvernement lui-même avait averti que certaines zones pourraient n’être pas desservies par la fibre et que l’accès à l’Internet de Treo débit pourrait être assuré selon les cas par la fibre, la 5G ou le satellite.

C’est ce que souligne le cabinet de conseil BearingPoint dans une étude récente, à laquelle La Tribune a eu accès. Son intitulé : « Accès sans fil : la 5G va bouleverser le paradigme Internet fixe/mobile. » Selon les auteurs, cette 5G fixe pourrait avoir le vent en poupe ces prochaines années. Dans leurs travaux, les auteurs jugent que celle-ci sera « le premier usage réel et avéré de la 5G ». Celui-ci « va permettre le marché du haut débit fixe au niveau mondial, et de réduire la fracture numérique », ajoutent-ils.

« En termes techniques, la 5G fixe peut proposer des débits plus importants que l’ADSL et le VDSL [un ADSL boosté, Ndlr], voire même la fibre (au-delà de 80 Mbits) », note BearingPoint.

D’ici deux ans, cette technologie pourrait représenter 8% des connexions Internet fixe à haut débit. Enfin et surtout, les pays émergents ne seront pas les seuls intéressés : « 44% des connexions 5G fixe seront situées dans les pays développés, contre 52% dans les pays émergents. » 

Première expérience de la 6G, 100 fois plus rapide que la 5G

Première expérience de la 6G, 100 fois plus rapide que la 5G

 

 

.Le sud-coréen LG vient de réussir un test en extérieur d’une transmission 6G en utilisant des ondes térahertz (THz). Une technologie qui, en théorie, peut permettre à la 6G d’être cent fois plus rapide que la 5G est aussi rapide que la fibre.

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LG n’est pas le premier à y parvenir. Samsung a dévoilé récemment avoir procédé à un test réussi avec cette technologie. Mais sur une distance très courte (15 m) et en laboratoire. Cette fois-ci, LG y est non seulement parvenu en extérieur mais surtout sur une distance six fois plus longue, de 100 m .

Pour y parvenir, l’entreprise sud-coréenne a mis les bouchées doubles en la matière. Elle a par exemple créé dès 2019 un centre de recherche dédié à la 6G, et a travaillé à Berlin en collaboration avec le Fraunhofer-Gesellschaft, un institut spécialisé dans la recherche en sciences appliquées et en pointe sur la technologie liée aux térahertz. Les deux partenaires ont, pour l’occasion, développé un nouvel amplificateur de puissance qui leur a permis d’émettre des signaux stables dans le spectre 6G térahertz.

Reste qu’il faudra être un peu patient. lma  6G devrait devenir une norme mondiale en 2025. Et la commercialisation de cette technologie ne devrait intervenir qu’entre cette date et 2029.

De son côté, Samsung est à peu près sur le même calendrier. Et vise à fournir la 6G en 2028, avec une vitesse maximale de 1 Gbit/s, égale aux performances de la fibre fixe.

Plus de 700 millions pour les applications de la 5G

Plus de 700 millions pour les applications de la 5G

L’État veut pousser et améliorer la recherche sur les futures technologies découlant de la 5G.  La moitié de l’enveloppe globale ira aux équipementiers télécoms français et européens pour développer l’offre de réseaux 5G souverains. Le plan compte aussi un volet formation, pour accroître le gisement de compétences nécessaires sur cette technologie dans l’Hexagone. Cette enveloppe sera utilisée aussi pour financer certains projets innovants dans l’industrie, le transport ou la santé. En ajoutant la part d’investissements privés, l’État espère que 1,7 milliard d’euros seront investis jusqu’en 2025.

Avec cette stratégie d’accélération, l’État espère la création de 20.000 nouveaux emplois d’ici 2025, et fixe un objectif de marché de 15 milliards d’euros en France à cet horizon.

Technologie-Religion 5G: pour une évangélisation plus massive !

Technologie-Religion 5G: pour une évangélisation plus massive !

Arthur Dreyfuss (Fédération française des télécoms) milite dans une tribune à l’opinion pour une évangélisation plus massive vis-à-vis de la 5G.

Notons que nombre de zones ne disposent même pas de la 4G ( Contrairement aux chiffres avancés). Que la 5G  ne changera pas grand-chose dans l’immédiat et que les applications nouvelles ne sont pas pour demain. La religion n’est pas accessible à tous! Le même constat sera à faire par rapport à  la fibre NDLR).

Interview dans l’Opinion.

 

 

Les défis restent nombreux dans l’univers des opérateurs télécoms. Entre déploiement de la 5G et de la fibre, et concurrence de plus en plus vive des géants américains du numérique, les chantiers se succèdent. « Il faut réinventer l’équation économique pour l’ensemble des acteurs », estime Arthur Dreyfuss, président de la Fédération française des télécoms (FFT).

Le confinement n’a finalement pas perturbé le déploiement de la fibre, c’est une bonne surprise ?

Le confinement et ces dix-huit derniers mois ont montré le besoin majeur de connectivité des Français, en particulier en fibre optique. Grâce aux investissements massifs des opérateurs (11,5 milliards d’euros dans les réseaux fixes et mobiles l’an dernier, un record) et à la mobilisation des sous-traitants, nous avons pu maintenir un niveau tout à fait exceptionnel de déploiement de la fibre. Il s’agit, je le rappelle, du plus grand chantier d’infrastructure en cours dans notre pays. Aujourd’hui, près de 26 millions de foyers français y sont raccordables, ce qui fait de la France le pays le plus fibré d’Europe.

Mais le gendarme des télécoms, l’Arcep, déplore les problèmes de raccordement observés dans 30 % à 40 % des cas. Quelles solutions proposez-vous ?

La filière qui déploie la fibre à une cadence inédite se mobilise aujourd’hui pour trouver des solutions à ces problèmes. Nous allons remettre dans les prochains jours au gouvernement et à la présidente de l’Arcep un livre blanc sur le sujet. Nous avons le même objectif : que la fibre soit accessible à tous dans les meilleures conditions. En tant qu’opérateur, le raccordement n’est pas une option, il fait partie du modèle économique puisqu’après avoir déployé la fibre, le but est d’attirer les clients, de les fidéliser et de leur proposer des services.

Concrètement, ce livre blanc prévoit la mise en place de procédures nouvelles de détection et de reprise des malfaçons, ainsi que l’instauration de sanctions progressives, et financières. Cela peut aller jusqu’à l’exclusion d’un sous-traitant responsable de dégradations avérées et répétées. Par ailleurs, nous allons développer des outils numériques pour centraliser les malfaçons, depuis leur notification jusqu’à leur résolution, de manière à réagir dans un délai très court. Autre exemple très concret : un nouvel outil numérique existe, check voisinage, qui permet aux opérateurs qui l’utilisent de s’assurer que personne n’a été déconnecté accidentellement comme cela arrive parfois lors d’une intervention chez un client. Les sous-traitants qui interviennent sur les points de mutualisation, ces bornes remplies de câbles, devront aussi prendre une photo avant et après leur passage, témoignant de la qualité de leur travail. Un point concerne la formation des sous-traitants et des techniciens pour assurer leur montée en compétences. Ce sont des solutions de bon sens qui amélioreront grandement la qualité de toute la chaîne opérationnelle.

Au titre du dispositif « couverture ciblée » du new deal, nous avons construit en trois ans 762 pylônes pour résorber des zones blanches. Ils sont d’ailleurs inaugurés dans des villages, où école, maternité, bureau de presse ont parfois disparu depuis des années

Les objectifs du plan France Très haut débit (apporter une connexion Internet ultrarapide à tous les Français d’ici fin 2022) et du new deal mobile (fin des zones blanches en zone rurale) seront-ils tenus ?

Absolument, ces objectifs seront tenus. Toutes les semaines, de nouveaux sites mobiles sont construits et mis en service. L’an prochain, tous les sites 3G seront passés en 4G, sachant que plus de 99 % de la population est d’ores et déjà couverte en 4G. Au titre du dispositif « couverture ciblée » du new deal, nous avons construit en trois ans 762 pylônes pour résorber des zones blanches. Ils sont d’ailleurs inaugurés dans des villages, où école, maternité, bureau de presse ont parfois disparu depuis des années. Nous apportons de la vie numérique, c’est un grand succès d’aménagement du territoire. Nous avons aussi amélioré substantiellement la connectivité sur les axes routiers et ferroviaires.

La compétition à quatre opérateurs reste forte, dans un environnement de tarifs bas. Dans ce contexte, les débuts de la 5G sont-ils toujours décevants ?

Les Français ont la chance d’avoir des opérateurs aussi engagés dans l’avenir numérique du pays. Nous avons la fiscalité la plus élevée d’Europe, conjuguée aux investissements les plus massifs et aux tarifs les plus bas des grands pays occidentaux. L’équation des opérateurs est faite de défis quotidiens. Nous demandons au minimum une stabilité réglementaire. Le sempiternel retour de sujets autour de la mutualisation et des modes de distribution des terminaux crée de la perturbation inutile.

L’innovation étant le moteur de notre industrie, nous espérons aussi une conversion plus rapide des Français à la 5G. Nous avons fait notre part du job, en déployant cette technologie aussi vite que possible, tout en répondant à l’ensemble des interrogations des élus. Nous sommes au début de l’histoire de cette technologie, disponible dans plusieurs dizaines de villes, et potentiellement accessible pour des dizaines de millions de Français. Il n’y a aucun doute qu’ils se rendront compte progressivement de la nécessité de passer à la 5G. Nous travaillons avec des PME, des ETI et des grands groupes pour élaborer de nouveaux modèles économiques afin que cette technologie soit créatrice de valeur pour tout le monde. Y compris pour les opérateurs télécoms, faute de quoi ils ne pourront pas maintenir le même niveau d’investissement. D’ores et déjà, une partie de la valeur du numérique est accaparée par les plateformes étrangères du secteur.

Un euro investi par le secteur dans les infrastructures génère 6 euros de PIB pour le pays, mais là-dessus 3 euros de prélèvements obligatoires sont payés par les opérateurs. Ils doivent pourtant être suffisamment solides pour jouer dans la même cour que les plateformes américaines qui sont à la fois des concurrents, des partenaires et des clients…

La perspective d’une taxation plus élevée des géants du numérique règle-t-elle en partie le problème ?

C’est une étape qui témoigne de la prise de conscience collective de l’absolue nécessité d’avoir une concurrence équitable. Cela passe par la fiscalité, par la réglementation, et par les investissements qui sont aujourd’hui exclusivement assumés par les opérateurs télécoms. Nous subissons par ailleurs un niveau de taxation vingt-cinq fois supérieur à celui des géants de l’Internet. Un euro investi par le secteur dans les infrastructures génère 6 euros de PIB pour le pays, mais là-dessus 3 euros de prélèvements obligatoires sont payés par les opérateurs. Ils doivent pourtant être suffisamment solides pour jouer dans la même cour que les plateformes américaines qui sont à la fois des concurrents, des partenaires et des clients… L’enjeu est d’ailleurs européen. Que l’on soit à Paris, Berlin ou Lisbonne, certains soirs, 80 % de la bande passante mise à disposition grâce aux investissements massifs dans les réseaux, est utilisée par Google avec Youtube, Netflix et Facebook. Nous devons changer d’ère. Après les déploiements massifs, nous voilà dans les usages massifs. Il faut réinventer l’équation économique pour l’ensemble des acteurs.

Le monde est aussi entré dans une nouvelle ère écologique…

Les télécoms ont dix ans d’avance sur les sujets environnementaux. Le secteur des infrastructures numériques investit depuis des années pour optimiser sa consommation énergétique. La fibre consomme trois fois moins d’énergie que le réseau cuivre. Chaque nouvelle génération, 3G, 4G, 5G, permet de réduire par 10 la consommation d’énergie nécessaire pour transmettre 1 giga octet. La forte concurrence entre les opérateurs fait que chacun prend des initiatives pour améliorer son efficacité énergétique. Sur le recyclage des téléphones, nous travaillons depuis des années avec les éco-organismes. Nous avons récolté dans nos boutiques plus de 6 millions de téléphones depuis 2016. Le numérique responsable engage toute la chaîne, depuis l’investissement jusqu’au consommateur en passant par les équipementiers qui ont aussi un rôle essentiel à jouer.

Que vous inspire la proposition de la Commission de la copie privée d’une taxe de 7,20 euros sur les smartphones reconditionnés ?

C’est un sujet sur lequel nous discutons depuis près de dix ans, sur lequel nous avançons à tout petits pas alors que nous pourrions aller plus vite avec un peu plus de volontarisme et de détermination collective. Le reconditionné permet à tous les consommateurs d’accéder à des smartphones haut de gamme, cette taxe les pénalise. Il est contradictoire de vouloir développer les terminaux reconditionnés et de les taxer. C’est toute l’économie du reconditionnement qui pourrait en pâtir.

Quelle leçon tirer du grave incident d’Orange sur les numéros d’urgence ?

Orange a déjà communiqué sur son enquête interne. Au-delà, cet incident renvoie à la nécessaire modernisation des appels d’urgence, que les opérateurs réclament depuis très longtemps. Améliorer la localisation des appelants, numériser les appels téléphoniques de secours, rationaliser le nombre des numéros d’appel : cette panne doit être l’occasion d’avancer sur ces sujets.

Religion 5G: pour une évangélisation plus massive ?

Religion 5G: pour une évangélisation plus massive

Arthur Dreyfuss (Fédération française des télécoms) milite dans une tribune à l’opinion pour une évangélisation plus massive vis-à-vis de la 5G.

Notons que nombre de zones ne disposent même pas de la 4G ( Contrairement aux chiffres avancés). Que la 5G  ne changera pas grand-chose dans l’immédiat et que les applications nouvelles ne sont pas pour demain. La religion n’est pas accessible à tous! Le même constat sera à faire par rapport à  la fibre NDLR).

Interview dans l’Opinion.

 

 

Les défis restent nombreux dans l’univers des opérateurs télécoms. Entre déploiement de la 5G et de la fibre, et concurrence de plus en plus vive des géants américains du numérique, les chantiers se succèdent. « Il faut réinventer l’équation économique pour l’ensemble des acteurs », estime Arthur Dreyfuss, président de la Fédération française des télécoms (FFT).

Le confinement n’a finalement pas perturbé le déploiement de la fibre, c’est une bonne surprise ?

Le confinement et ces dix-huit derniers mois ont montré le besoin majeur de connectivité des Français, en particulier en fibre optique. Grâce aux investissements massifs des opérateurs (11,5 milliards d’euros dans les réseaux fixes et mobiles l’an dernier, un record) et à la mobilisation des sous-traitants, nous avons pu maintenir un niveau tout à fait exceptionnel de déploiement de la fibre. Il s’agit, je le rappelle, du plus grand chantier d’infrastructure en cours dans notre pays. Aujourd’hui, près de 26 millions de foyers français y sont raccordables, ce qui fait de la France le pays le plus fibré d’Europe.

Mais le gendarme des télécoms, l’Arcep, déplore les problèmes de raccordement observés dans 30 % à 40 % des cas. Quelles solutions proposez-vous ?

La filière qui déploie la fibre à une cadence inédite se mobilise aujourd’hui pour trouver des solutions à ces problèmes. Nous allons remettre dans les prochains jours au gouvernement et à la présidente de l’Arcep un livre blanc sur le sujet. Nous avons le même objectif : que la fibre soit accessible à tous dans les meilleures conditions. En tant qu’opérateur, le raccordement n’est pas une option, il fait partie du modèle économique puisqu’après avoir déployé la fibre, le but est d’attirer les clients, de les fidéliser et de leur proposer des services.

Concrètement, ce livre blanc prévoit la mise en place de procédures nouvelles de détection et de reprise des malfaçons, ainsi que l’instauration de sanctions progressives, et financières. Cela peut aller jusqu’à l’exclusion d’un sous-traitant responsable de dégradations avérées et répétées. Par ailleurs, nous allons développer des outils numériques pour centraliser les malfaçons, depuis leur notification jusqu’à leur résolution, de manière à réagir dans un délai très court. Autre exemple très concret : un nouvel outil numérique existe, check voisinage, qui permet aux opérateurs qui l’utilisent de s’assurer que personne n’a été déconnecté accidentellement comme cela arrive parfois lors d’une intervention chez un client. Les sous-traitants qui interviennent sur les points de mutualisation, ces bornes remplies de câbles, devront aussi prendre une photo avant et après leur passage, témoignant de la qualité de leur travail. Un point concerne la formation des sous-traitants et des techniciens pour assurer leur montée en compétences. Ce sont des solutions de bon sens qui amélioreront grandement la qualité de toute la chaîne opérationnelle.

Au titre du dispositif « couverture ciblée » du new deal, nous avons construit en trois ans 762 pylônes pour résorber des zones blanches. Ils sont d’ailleurs inaugurés dans des villages, où école, maternité, bureau de presse ont parfois disparu depuis des années

Les objectifs du plan France Très haut débit (apporter une connexion Internet ultrarapide à tous les Français d’ici fin 2022) et du new deal mobile (fin des zones blanches en zone rurale) seront-ils tenus ?

Absolument, ces objectifs seront tenus. Toutes les semaines, de nouveaux sites mobiles sont construits et mis en service. L’an prochain, tous les sites 3G seront passés en 4G, sachant que plus de 99 % de la population est d’ores et déjà couverte en 4G. Au titre du dispositif « couverture ciblée » du new deal, nous avons construit en trois ans 762 pylônes pour résorber des zones blanches. Ils sont d’ailleurs inaugurés dans des villages, où école, maternité, bureau de presse ont parfois disparu depuis des années. Nous apportons de la vie numérique, c’est un grand succès d’aménagement du territoire. Nous avons aussi amélioré substantiellement la connectivité sur les axes routiers et ferroviaires.

La compétition à quatre opérateurs reste forte, dans un environnement de tarifs bas. Dans ce contexte, les débuts de la 5G sont-ils toujours décevants ?

Les Français ont la chance d’avoir des opérateurs aussi engagés dans l’avenir numérique du pays. Nous avons la fiscalité la plus élevée d’Europe, conjuguée aux investissements les plus massifs et aux tarifs les plus bas des grands pays occidentaux. L’équation des opérateurs est faite de défis quotidiens. Nous demandons au minimum une stabilité réglementaire. Le sempiternel retour de sujets autour de la mutualisation et des modes de distribution des terminaux crée de la perturbation inutile.

L’innovation étant le moteur de notre industrie, nous espérons aussi une conversion plus rapide des Français à la 5G. Nous avons fait notre part du job, en déployant cette technologie aussi vite que possible, tout en répondant à l’ensemble des interrogations des élus. Nous sommes au début de l’histoire de cette technologie, disponible dans plusieurs dizaines de villes, et potentiellement accessible pour des dizaines de millions de Français. Il n’y a aucun doute qu’ils se rendront compte progressivement de la nécessité de passer à la 5G. Nous travaillons avec des PME, des ETI et des grands groupes pour élaborer de nouveaux modèles économiques afin que cette technologie soit créatrice de valeur pour tout le monde. Y compris pour les opérateurs télécoms, faute de quoi ils ne pourront pas maintenir le même niveau d’investissement. D’ores et déjà, une partie de la valeur du numérique est accaparée par les plateformes étrangères du secteur.

Un euro investi par le secteur dans les infrastructures génère 6 euros de PIB pour le pays, mais là-dessus 3 euros de prélèvements obligatoires sont payés par les opérateurs. Ils doivent pourtant être suffisamment solides pour jouer dans la même cour que les plateformes américaines qui sont à la fois des concurrents, des partenaires et des clients…

La perspective d’une taxation plus élevée des géants du numérique règle-t-elle en partie le problème ?

C’est une étape qui témoigne de la prise de conscience collective de l’absolue nécessité d’avoir une concurrence équitable. Cela passe par la fiscalité, par la réglementation, et par les investissements qui sont aujourd’hui exclusivement assumés par les opérateurs télécoms. Nous subissons par ailleurs un niveau de taxation vingt-cinq fois supérieur à celui des géants de l’Internet. Un euro investi par le secteur dans les infrastructures génère 6 euros de PIB pour le pays, mais là-dessus 3 euros de prélèvements obligatoires sont payés par les opérateurs. Ils doivent pourtant être suffisamment solides pour jouer dans la même cour que les plateformes américaines qui sont à la fois des concurrents, des partenaires et des clients… L’enjeu est d’ailleurs européen. Que l’on soit à Paris, Berlin ou Lisbonne, certains soirs, 80 % de la bande passante mise à disposition grâce aux investissements massifs dans les réseaux, est utilisée par Google avec Youtube, Netflix et Facebook. Nous devons changer d’ère. Après les déploiements massifs, nous voilà dans les usages massifs. Il faut réinventer l’équation économique pour l’ensemble des acteurs.

Le monde est aussi entré dans une nouvelle ère écologique…

Les télécoms ont dix ans d’avance sur les sujets environnementaux. Le secteur des infrastructures numériques investit depuis des années pour optimiser sa consommation énergétique. La fibre consomme trois fois moins d’énergie que le réseau cuivre. Chaque nouvelle génération, 3G, 4G, 5G, permet de réduire par 10 la consommation d’énergie nécessaire pour transmettre 1 giga octet. La forte concurrence entre les opérateurs fait que chacun prend des initiatives pour améliorer son efficacité énergétique. Sur le recyclage des téléphones, nous travaillons depuis des années avec les éco-organismes. Nous avons récolté dans nos boutiques plus de 6 millions de téléphones depuis 2016. Le numérique responsable engage toute la chaîne, depuis l’investissement jusqu’au consommateur en passant par les équipementiers qui ont aussi un rôle essentiel à jouer.

Que vous inspire la proposition de la Commission de la copie privée d’une taxe de 7,20 euros sur les smartphones reconditionnés ?

C’est un sujet sur lequel nous discutons depuis près de dix ans, sur lequel nous avançons à tout petits pas alors que nous pourrions aller plus vite avec un peu plus de volontarisme et de détermination collective. Le reconditionné permet à tous les consommateurs d’accéder à des smartphones haut de gamme, cette taxe les pénalise. Il est contradictoire de vouloir développer les terminaux reconditionnés et de les taxer. C’est toute l’économie du reconditionnement qui pourrait en pâtir.

Quelle leçon tirer du grave incident d’Orange sur les numéros d’urgence ?

Orange a déjà communiqué sur son enquête interne. Au-delà, cet incident renvoie à la nécessaire modernisation des appels d’urgence, que les opérateurs réclament depuis très longtemps. Améliorer la localisation des appelants, numériser les appels téléphoniques de secours, rationaliser le nombre des numéros d’appel : cette panne doit être l’occasion d’avancer sur ces sujets.

5G: Pas de garantie sur la protection des données

 5G:  Pas de garantie sur la  protection des données 

 

L’expert en informatique Sean O’Brien explique, dans une tribune au « Monde », qu’un risque de fragmentation de l’Internet met en danger le principe de neutralité du Net et qu’aucune preuve n’est apportée pour garantir la sécurité des données.

 

Tribune.

Les promesses de la 5G semblent infinies grâce à l’accès à des débits supérieurs à la 4G, et surtout grâce aux possibilités offertes par l’Internet des objets (en anglais « Internet of Things », ou IoT, c’est-à-dire la connexion des objets à des technologies numériques démultipliant leurs usages). Mais bien que la 5G soit encensée comme une nouvelle révolution technologique, elle présente des risques potentiels majeurs, qu’il s’agisse de confidentialité des données, de traçage des individus mais aussi de fragmentation d’un internet de moins en moins libre, au péril du concept même de neutralité du Net.

La 5G est présentée comme une solution idéale pour déployer le haut débit dans les zones blanches, majoritairement rurales. Elle est également présentée comme une solution pour connecter les véhicules autonomes et une multitude de dispositifs IoT. Néanmoins, la valeur ajoutée pour les consommateurs n’est pas encore claire.

 

La rapidité de la 5G reste bien inférieure à celle de la bande passante de technologies comme la fibre. La vitesse maximale de la 5G est de 10 gigabits, lorsque celle des réseaux câblés est de 50 gigabits et celle de la fibre de 100 térabits.

Cette technologie introduit par ailleurs des vulnérabilités qui incluent un haut risque d’exposition des données, telles que l’emplacement géographique, le traçage des appels et SMS émis, des sites et applications visités. Plus inquiétant encore, la 5G ne va résoudre aucun des risques de protection des données et de la vie privée, déjà présents sur les réseaux cellulaires traditionnels. Elle va de plus introduire de nouveaux problèmes de contrôle pour les utilisateurs.

Mais le plus ennuyeux est qu’elle accentue la lente disparition du concept de « neutralité du réseau », l’un des principes fondateurs d’Internet, qui permet la liberté de consulter, partager et faire circuler l’information sans aucune discrimination. Aujourd’hui, les Etats imposent de plus en plus de règles liberticides sur Internet. Le risque est surtout de voir se créer un monopole technologique des communications à l’échelle internationale, en imposant encore plus de contrôle et de surveillance, sans pour autant garantir la sécurité des individus.

 

Par ailleurs, la 5G offre la possibilité de mettre en place des réseaux contrôlés par des intermédiaires, ou tout simplement par des Etats spécifiques. Cela signerait la fin d’un réseau unique, libre, universel et accessible par tous sans restriction. Ces environnements, qui fonctionnent en silos, posent de gros problèmes en matière de vie privée, de sécurité, de respect des droits de l’homme, mais aussi de liberté d’expression, tout simplement à cause du manque de transparence et de responsabilité.

5G: La bataille financière

5G: La bataille financière

Le sociologue Dominique Boullier observe, dans une tribune au « Monde », que la lutte entre industriels pour la monétisation du réseau permise par la 5G constitue la véritable rupture avec les offres existantes.

 

Tribune.

Le débat sur la 5G s’est rapidement focalisé sur les questions de santé et d’environnement, et il a été souvent réduit à ne parler que des antennes. Or, l’analyse du système technique des différentes fréquences de la 5G et de la 6G, déjà en cours de spécification, fait apparaître un enjeu de rivalité majeur entre les opérateurs de télécommunications et les grandes plates-formes numériques (les GAFA), qui a conduit les opérateurs à développer un réseau nouveau, « tout mobile » pourrait-on dire. Ce réseau, fait d’antennes en public, d’antennes au domicile et de satellites, devra court-circuiter celui de la fibre et du WiFi, trop peu rentable pour les opérateurs. Voilà bien le mot-clé : monétiser les nouvelles offres ciblées grâce à la technologie pour retrouver de la rentabilité et ne plus laisser les GAFA tirer seuls les bénéfices des investissements faits par les opérateurs dans les infrastructures. 

 

 

Il est donc urgent de lancer un débat public, car les conséquences d’un tel changement d’infrastructure sont considérables et modifient toute l’évaluation des enjeux écologiques de la supposée 5G. Car deux 5G bien différentes sont confondues dans l’expression 5G : la bande de fréquences des 3,5 GHz, qui ne fera qu’amplifier la 4G, et la bande des 26 GHz, dite millimétrique, qui offre une latence très réduite (moins de 10 millisecondes) et permet de faire réagir entre eux capteurs et serveurs de façon quasi instantanée. Certains principes techniques sont communs : placement des centres de données à proximité des antennes pour réagir plus vite, meilleur ciblage des destinataires grâce à des antennes de portée plus faible mais à l’émission-réception plus directionnelle, et découpage logique des ressources du réseau, permettant de faire varier la capacité fournie selon le destinataire et… selon des prix différenciés. Cette monétisation permise par la 5G n’est jamais évoquée, alors qu’elle est une vraie rupture avec la 4G, qui offre un abonnement illimité pour un arrosage indifférencié des terminaux voisins de l’antenne, et surtout avec le WiFi, que personne ne monétise en tant que tel – il est d’ailleurs soutenu par les collectivités locales ou les associations comme étant un bien commun.

Or, les opérateurs se plaignent depuis des années de l’avantage abusif qu’ont les plates-formes, qui ne financent en rien les travaux de mise en place des infrastructures et augmentent sans cesse les débits (toujours plus d’images et de vidéos, toujours plus de services de cloud) ainsi que leurs bénéfices. Cela a conduit à des passes d’armes entre les représentants des deux ensembles de firmes. Les opérateurs ont en fait développé la 5G pour restaurer leur rentabilité, laquelle reste loin de celle des GAFA, notamment aux yeux des investisseurs.

5G et productivité

5G et productivité

 

L’économiste Maya Bacache considère, dans une tribune au « Monde », que l’arrivée de la 5G pourrait enfin permettre à l’innovation numérique de porter ses fruits économiques… sous certaines conditions.

 

Tribune.

 

 Depuis deux siècles, le progrès technologique est la source principale de la croissance économique, c’est-à-dire de la croissance des revenus moyens de la population. On s’attendait donc, en théorie, à observer les mêmes effets avec les technologies de l’information et de la communication, progrès technologique majeur qui a révolutionné nos vies et nos manières de travailler. Et pourtant, la traduction de ces modifications radicales en matière de productivité globale ou de revenu moyen ne se manifeste guère. Robert Solow, Prix Nobel d’économie 1987, évoquait déjà, à l’époque, ce paradoxe auquel il a donné son nom, en observant que l’on voyait des ordinateurs partout… sauf dans les statistiques de productivité !

Beaucoup a été écrit sur la résolution de ce paradoxe. On a d’abord pensé à un problème de mesure. Si l’on n’observait pas de corrélation importante entre indicateur de numérisation de l’économie et croissance du produit intérieur brut (PIB) moyen, c’était que notre thermomètre était cassé : soit on ne savait pas bien mesurer la numérisation des entreprises et des ménages, soit le PIB était un indicateur plus adapté à l’ancienne économie industrielle.

D’autres économistes ont prôné la patience. Une révolution technologique ne se déroule pas en un jour : les effets de l’invention de la machine à vapeur en 1712 ne se mesurent pleinement qu’avec l’expansion du chemin de fer et le plan Freycinet, du nom du ministre des travaux publics inspirateur du déploiement, à partir de 1878, du réseau ferré à l’échelle nationale (pour la France). Un délai serait donc nécessaire pour que ces innovations numériques se diffusent et se traduisent en transformation organisationnelle, culturelle et sociale.

 

L’économiste américain Robert Gordon a bouleversé la confiance dans le progrès technique en présentant une troisième explication : le numérique ne serait en rien comparable aux précédentes révolutions industrielles (The Rise and Fall of American Growth, « l’ascension et la chute de la croissance américaine », Princeton University Press, 2016, non traduit). Il s’agit, nous dit-il, d’une révolution de nos modes de vie et de nos relations interpersonnelles, mais pas de la productivité des entreprises, en tout cas pas de manière comparable à la machine à vapeur ou à l’électricité. Il faut alors tenter de mesurer les gains en matière de bien-être, parfois subjectif, comme par exemple l’importance de nos liens sociaux.

La 5G Etats-Unis : un enjeu à 80 milliards de dollars

 La 5G Etats-Unis : un enjeu à 80 milliards de dollars

Yves Gassot, ancien directeur général de l’IDATE DigiWorld s’interroge sur le montant des enchères de la 5G aux États-Unis ( La tribune)

Courant janvier, se sont interrompues aux Etats-Unis les enchères engagées le 8 décembre pour attribuer 280 MHz de spectre dans la bande C qui seront utilisés pour le déploiement de la 5G. Elles ont permis au Trésor de tabler sur 80.9 milliards de dollars de recette, une somme record qui dépasse largement les quelques 45 milliards des enchères de 2015 ainsi que les prévisions des analystes. En sus de cette somme, il faut ajouter les quelques 17 milliards de dollars que les opérateurs mobiles devront assumer pour financer la relocalisation des équipements des opérateurs satellite qui occupaient la bande C. On ne connait pas encore les sommes qui ont été engagées par chaque opérateur. Il faut pour cela attendre une seconde phase (phase d’assignement) qui permettra aux opérateurs retenus au terme de la première phase de choisir exactement leurs fréquences. Même à l’heure des quelques 1.900 milliards de dollars annoncés par Joe Biden pour son plan de relance, la somme spectaculaire atteinte par ces enchères justifie quelques explications. Elle suscite aussi des interrogations sur les changements en cours sur le marché des mobiles à l’aube de la 5G outre-Atlantique.

Pourquoi de tels montants ? On savait que la bande des 3.5 GHz (exactement 3.7/3.98 GHz) était stratégique. C’est le cas aux Etats-Unis comme en Europe. Elle fait partie des fréquences intermédiaires (2.5/4 GHz) qui représentent un bon compromis entre la couverture que permettent les radiofréquences basses (typiquement 600 à 900 MHz) et les très hauts débits qu’on peut atteindre avec les ondes millimétriques (de type 28 et 39 GHz aux Etats-Unis), qui, moins encombrées, offrent des canaux avec une beaucoup plus grande bande passante mais pour une portée très limitée. La portion de spectre alloué est aussi significative. Elle se décompose en trois catégories de licences suivant que les fréquences seront libérées début 2022 (licences A) ou ultérieurement (licences B et C).

A cela s’ajoutent les conséquences de la fusion entre T-Mobile et Sprint, numéros trois et quatre du marché américain, intervenue en avril dernier. Au terme des 25 milliards de dollars déboursés, T-Mobile, contrôlé par Deutsche Telekom, a mis la main sur près de 200 MHz de précieuses fréquences intermédiaires (2.5 GHz). Cela lui a permis de mener avec brio une stratégie de déploiement de la 5G très offensive au détriment des deux leaders, Verizon et AT&T.  T-Mobile a d’une part valorisé les fréquences en 600 MHz acquises en 2017 pour 8 milliards de dollars pour afficher très vite l’année passée une large couverture du territoire (quelques 280 millions d’habitants aujourd’hui) en 5G, même si les canaux utilisés sur cette fréquence ne lui permettent pas d’offrir un débit significativement supérieur à ceux que l’on trouve en 4G.

Dans le même temps, l’opérateur s’est employé à déployer de la 5G avec des débits beaucoup plus élevés sur les fréquences « en or » à 2.5 GHz héritées de Sprint. L’opérateur a annoncé à la fin de 2020 avoir couvert en 2.5 GHz plus de 100 millions d’habitants. Mais T-Mobile doit aller vite. Au total, les analystes considèrent que T-Mobile a une fenêtre d’opportunité de 18 mois – avant que ses concurrents ne puissent utiliser les fréquences des enchères en cours – pour conforter son statut de principal opérateur 5G. Enfin, même si l’intérêt de T-Mobile pour les enchères en cours est relatif, on s’attend à ce qu’il ait misé quelques 10 milliards de dollars, ne serait-ce que pour pousser à la hausse les prix qui seront payés par ses concurrents.

Verizon aurait misé plus de 30 milliards dans les enchères

Au regard de cette stratégie, Verizon qui avait conquis son statut d’opérateur numéro un par sa capacité à doubler tous ses concurrents dans le déploiement de la 4G, n’a pas pu faire la preuve au cours de ces derniers trimestres qu’il conservait le leadership bien qu’il ait ouvert un premier réseau 5G en avril 2019. Disposant d’à peine plus du tiers des fréquences inférieures à 6 GHz détenues par T-Mobile, il a d’abord mis l’accent sur l’usage des ondes millimétriques (fort de 100 MHz dans les bandes 28 et 39 GHz) en ouvrant dans les grandes villes de l’« ultra-haute vitesse »  en 5G. 60 villes affichaient à la fin décembre des sites offrant ce service. Naturellement avec ces fréquences, il ne s’agit que de hot-spots avec des portées limitées. Pour offrir une plus large couverture, Verizon va devoir s’engager au cours des années à venir dans une densification de son réseau à travers la construction de micro-cellules. Dans ces conditions, pour afficher rapidement une plus large couverture 5G, Verizon a lancé le Digital Spectrum Sharing (DSS), une technologie qui lui permet de réutiliser des fréquences 4G pour offrir de la 5G à ses abonnés.

La solution présente l’avantage d’une certaine flexibilité mais ne rajoute pas vraiment de capacités alors que, comme tous les opérateurs, Verizon doit faire face à une croissance continue du débit sur les réseaux 4G. On peut signaler que Verizon, imité en cela par T-Mobile, a aussi commencé à déployer la 5G sur certains sites pour offrir des services vidéo. Verizon a par ailleurs été le principal bénéficiaires (pour 1.89 milliard de dollars) des enchères de l’été dernier dites CBRS, qui concernaient aussi des fréquences proches de 3.5 GHz, qui lui donneront des capacités sur les grandes métropoles mais avec des contraintes liées au principe de leur accès partagé. Mais tout cela pris en compte, on comprend que Verizon a joué son va-tout dans les enchères du mois dernier. Certains analystes estiment que l’opérateur a pu miser de 30 à 40 milliards de dollars pour avoir les 100 MHz des fréquences A.

AT&T a du souci à se faire

 

AT&T de son côté a aussi du souci à se faire face à la stratégie conquérante de T-Mobile même s’il dispose de plus de fréquences intermédiaires et plus de spectre au total que Verizon. Il a néanmoins subi ces dernières années l’offensive de T-Mobile et ne peut pas rester à l’écart de l’attribution des fréquences 3.5 GHz, les mobiles représentant son premier marché. Les analystes estiment qu’AT&T aurait investi quelques 20 milliards de dollars dans les dernières enchères, soit probablement beaucoup plus que ce qu’il avait prévu. A cela s’ajoutent les investissements dans ses réseaux (15 à 18 milliards par an), ceux dans son nouveau service vidéo HBO Max, et les dividendes qu’il faut continuer de verser.

L’affaire entretient d’autant plus les spéculations que, depuis plusieurs trimestres, l’objectif d’AT&T est de faire la preuve de sa capacité à revenir à un taux d’endettement (Ebitda/dette) proche de deux pour ne pas dégrader son crédit d’emprunteur. Avec encore 147.5 milliards de dollars de dettes (ratio de 2.7) à l’issue du quatrième trimestre 2020, AT&T reste encore très lesté par le poids de ses acquisitions spectaculaires : en 2015 de DirecTV (49 milliards de dollars plus 18 milliards de dette) et en 2018 de Time Warner (85 milliards). La compagnie a mis aux enchères la vente de DirecTV qui perd plusieurs centaines de milliers d’abonnés par trimestre. Mais les candidats ne se bousculent pas et les fonds d’investissement ne paraissent pas décidés à mettre plus de 17 milliards…

5G : des effets de serre ( HCC)

5G : des effets de serre  ( HCC)

Selon le Haut Conseil pour le Climat.,le déploiement de ce débit ultra-rapide risque d’augmenter la consommation en électricité et pire encore, l’empreinte carbone. Ils recommandent au gouvernement une évaluation avant d’attribuer les prochaines fréquences pour la 5G, un nouvel argument pour les élus écologistes qui réclament un moratoire.

Ce rapport a cependant peu de chances de faire plier le gouvernement. Les premières fréquences ont été attribuées et les offres sont déjà sur le marché. Emmanuel Macron a récemment répété devant la Convention citoyenne pour le climat que la 5G était « indispensable au développement économique ».

L’accent est aussi mis sur les nouveaux smartphones compatibles : leur fabrication à l’étranger est responsable des trois quarts des émissions de gaz à effet de serre dûs à cette nouvelle technologie. Les experts suggèrent que soient mis sur le marché européen des appareils plus durables et réparables.

Enfin, le grand public devrait être incité à limiter certains usages comme visionner des vidéos en très haute définition sur un écran de smartphone : cela n’a aucun intérêt en terme de qualité, mais c’est très gourmand en énergie.

5G : empreinte carbone en hausse

5G : empreinte carbone en hausse

Dans un rapport, publié samedi,  le Haut Conseil pour le Climat (HCC), s’alarme en effet sur la facture climat de la 5G. Et, pire selon le HCC, personne ne semble s’en préoccuper avant son déploiement.

C’est pourquoi l’instance consultative indépendante, créée par Emmanuel Macron il y a deux ans pour conseiller le gouvernement sur le climat, recommande de procéder à une évaluation préalable sur l’impact environnemental avant  les prochaines attributions de fréquences 5G.

« En l’absence de moratoire sur la 5G permettant de réévaluer la décision concernant les fréquences déjà distribuées, la première application d’une telle évaluation devra être l’attribution des prochaines bandes de fréquences pour la 5G », note dans son rapport le HCC.

Dans son rapport, le HCC étudie plusieurs hypothèses, en précisant que ces travaux ne peuvent se substituer à une évaluation complète des impacts  »environnementaux, sanitaires, économiques, financiers et sociaux », qui n’a jamais été réalisée au préalable.

Le  rapport estime que la 5G est « susceptible d’augmenter significativement » l’empreinte carbone du secteur du numérique, qui représente actuellement environ 2% de l’empreinte totale de la France (soit l’équivalent du secteur aérien).

Les scientifiques estiment que les nouveaux réseaux vont générer 2,7 à 6,7 millions de tonnes de CO2 supplémentaires, par rapport aux 15 millions de tonnes de CO2 émises par le numérique en France en 2020.Cette augmentation de 18 à 44 %, selon les hypothèses, résulte pour les trois quarts de la fabrication des matériels importés, comme de nouveaux smartphones ou les objets connectés.

La 5G entraînera également une hausse de la consommation d’électricité, « entre 16TWh et 40 TWh en 2030″, soit entre 3 à 8 % de l’électricité consommée en France. Toutefois, l’électricité est largement d’origine nucléaire en France.

5G : quel impact environnemental ?

5G : quel impact environnemental ?

Les experts du Haut conseil pour le climat, créé par Emmanuel Macron, rendent samedi leur rapport, attendu lui, sur l’impact environnemental de cette nouvelle technologie. Saisis par le président du Sénat, Gérard Larcher, en mars dernier, ils ont travaillé sur l’empreinte carbone de la 5G. Comprendre : ce que son déploiement et son utilisation représente en termes d’émissions de gaz à effet de serre ; et les pistes pour maîtriser ces nouvelles émissions de CO2 alors que l’Union européenne vient de s’engager à les réduire d’au moins 55% d’ici à 2030 par rapport au niveau de 1990.

Dans sa lettre de saisine, Gérard Larcher écrit : « Il parait utile (…) d’évaluer les impacts de ce déploiement sur les émissions de gaz à effet de serre afin que puissent être menées de concert les transitions écologiques et numériques. » Il rappelait qu’aucune étude d’impact environnemental n’avait été menée alors que le déploiement était alors prévu en juin.

Il en va de même pour l’impact sanitaire, puisque l’étude en cours menée par l’Anses est attendue au printemps 2021.

5G : « Les risques de manipulation numérique »

5G : « Les risques de manipulation numérique »

Le chercheur en communication Christophe Alcantara appelle, dans une tribune au « Monde », à un débat éthique et politique sur les usages de la 5G.

Tribune.

 

 Depuis le 18 novembre, les opérateurs de téléphonie peuvent produire des contenus et des services sur le réseau 5G. Cette technologie disruptive annonce, par exemple, l’automobile autonome, de nouvelles pratiques médicales, les villes « intelligentes » et les objets connectés… La collecte et le partage des données par des objets communicants sont la clef de cette disruption.

Comme pour l’avènement de toute nouvelle technologie de communication depuis près de deux siècles, le discours promotionnel qui accompagne l’avènement de la 5G est ancré dans un déterminisme technologique – les analogies avec les discours assurant la promotion du chemin de fer à vapeur ou l’arrivée du Web sont frappantes. Séduisant en première lecture, il est cependant plus contestable lorsque l’on prend un peu de recul…

Nous savons depuis les travaux du philosophe Michel de Certeau (1925-1986) que ce n’est pas parce que, techniquement, nous pouvons réaliser une action prescrite par un discours promotionnel que, socialement, nous allons effectivement procéder conformément à cette prescription. Les détournements et autres « braconnages » d’usages ont fait émerger les SMS, ou, auparavant, le Minitel « rose ».

Religiosité

L’imaginaire social d’une technologie est porté par des utopies, avant que ne s’opère un glissement vers une idéologie prétendant bouleverser l’ordre social. La spécificité du numérique est qu’il repose sur un imaginaire qui porte les stigmates d’une forme de religiosité. L’un des premiers ouvrages de vulgarisation d’Internet s’intitulait Et Dieu créa Internet (de Christian Huitema, Eyrolles, 1995). L’adjectif « intelligent » associé aux dispositifs concernés par la 5G relève d’une même forme d’imaginaire transcendé qui, par définition, nous dépasse et se prête peu à la critique.

Le débat public autour de la 5G est de faible intensité, et principalement axé sur les questions écologiques et sanitaires. Il n’est certes pas dénué d’intérêt de s’interroger sur les conséquences de la 5G sur notre santé, et d’appréhender l’empreinte carbone de la collecte et du stockage à très grande échelle de la « data ».

Mais ces questions ne sauraient remplacer l’enjeu essentiel de l’arrivée de la 5G : la nature et le régime des traces numériques.

Nous glissons depuis quelques années déjà dans un monde où notre activité numérique quotidienne fait que « nous ne pouvons pas ne pas laisser de traces », pour reprendre l’expression de Louise Merzeau (1963-2017), figure importante du champ scientifique des humanités numériques en France. La plupart d’entre nous n’ont pas conscience de la quantité de traces numériques visibles et invisibles que nous produisons chaque jour. Cette ombre numérique, déjà gigantesque, va croître de façon exponentielle avec la 5G.

 

Grande-Bretagne : 5G Huawei interdit définitivement interdit

Grande-Bretagne : 5G Huawei interdit définitivement interdit

Contrairement à certains pays de l’union européenne qui ont laissé la porte ouverte à la pénétration de la technologie chinoise ,  les opérateurs britanniques ne devront plus installer de nouveaux équipements 5G fabriqués par Huawei à compter de septembre 2021, a annoncé lundi le gouvernement, dans le cadre d’un projet destiné à exclure le géant chinois des télécoms du réseau mobile à haute vitesse britannique.

“Je définis une marche à suivre claire pour le retrait complet des fournisseurs à haut risque de nos réseaux 5G”, a déclaré le ministre chargé du numérique, Oliver Dowden.

“Cela sera effectué via des pouvoirs nouveaux et sans précédent pour identifier et bannir les équipements télécoms qui représentent une menace pour notre sécurité nationale”, a-t-il ajouté dans un communiqué.

Ondes électromagnétiques 5G : danger ?

Ondes électromagnétiques 5G  : danger ?

France Info révèle que « Complément d’enquête » s’est adressé à une ONG australienne indépendante. Avec son aide, les journalistes ont compilé plus de 2 000 études publiées dans des revues médicales de référence. Résultat : près de 68% de ces travaux concluent à la présence d’effets biologiques (démontrés, mais ne déclenchant pas tous des pathologies graves) en dessous des valeurs limites d’exposition.

Ces valeurs limites protègent-elles vraiment notre santé ? Si l’on en croit trois des auteurs de ces études, « ces limites n’ont rien à voir avec la santé publique »« Il y a neuf effets biologiques qui se produisent en dessous des seuils réglementaires. L’un d’entre eux est le cancer », précise le biochimiste américain Martin Pall. Selon Dariusz Leszczynski, spécialiste de biologie moléculaire, ces valeurs limites auraient  »été adoptées à un niveau très haut, davantage pour aider l’industrie à se développer rapidement et à un meilleur coût que pour protéger la santé des utilisateurs de téléphones portables ».

Par qui sont fixées ces valeurs limites ? Les recommandations que diffuse l’OMS depuis 1998 émanent de l’ICNIRP (en français Commission internationale pour la protection contre les rayonnements non ionisants), créée en 1992 par Mike Repacholi, un biologiste australien… proche de l’industrie des télécoms.

Les scientifiques de l’ICNIRP sont-ils totalement indépendants ? Les journalistes de « Complément d’enquête » ont épluché les CV de ses quatorze experts. Dix d’entre eux seraient exposés à un risque de conflit d’intérêts avec l’industrie des télécoms. Tel l’Italien Guglielmo D’Inzeo, qui a été conseiller scientifique pendant deux ans pour l’opérateur Vodafone. Ou le Suisse Martin Röösli, chercheur dans une fondation financée par des opérateurs de téléphonie mobile.

Quant au vice-président actuel de l’ICNIRP, il est l’ancien numéro 2 d’une association financée en partie par l’industrie des télécoms. Eric van Rongen est également conseiller à l’OMS. es journalistes sont allés l’interroger à Rotterdam…

dans certains domaines scientifiques on retrouve parfois ses conflits d’intérêts, c’est vrai concernant l’influence de nouvelles technologies mais c’est vrai aussi dans certains autres domaines. Le seul moyen de faire face à un tel phénomène consiste à développer des contre-pouvoirs qui associent les différents acteurs dans l’analyse et les orientations.

 

5G : le 18 novembre

5G :  le 18 novembre

La 5G devrait être accessible à partir du 18 novembre. Les opérateurs commencent la promotion de leurs abonnements. L’intérêt est surtout la puissance offerte 10 fois supérieure à celle de la 4G. la  couverture sera surtout privilégiée dans les zones denses tandis que dans les zones moins peuplées on pourra encore se contenter de la 3G ou de la 4G par moment ! Les consommateurs auront accès à des cartes de couverture mises en place par l’Autorité des télécoms (Arcep), pour savoir s’ils sont dans une zone couverte par la 5G.

 

Technologies-Quel intérêt de la 5G ?

Technologies-Quel intérêt de la 5G ?

Le consultant Hadrien Gautrot souligne dans le Monde  le principe de dépossession et de centralisation qui préside aux usages potentiels de cette technologie de télécommunication.

Tribune.

 

Depuis plusieurs mois, la 5G attise les passions : sur la santé, l’écologie, les données personnelles… Ce débat qui aurait pu être une querelle d’experts, de normes et de standards est devenu un sujet de société. Et c’est une bonne nouvelle. Car la 5G aura une influence sur nos vies. Elle rendra possibles, nous promet-on, la voiture autonome, la ville intelligente, l’industrie 4.0, et plus généralement l’Internet des objets : l’interconnexion de toute chose.

La connexion fait gagner du temps, de l’espace et de la matière. Pourtant, la connexion signifie aussi l’externalisation de la décision

La 5G optimisera l’utilisation des ressources. La voiture autonome, par exemple, fluidifiera le trafic, réduira la mortalité et passera moins de temps au garage qu’une automobile traditionnelle. La connexion fait gagner du temps, de l’espace et de la matière. Pourtant, la connexion signifie aussi l’externalisation de la décision. Des mains du conducteur, celle-ci repose désormais sur un réseau d’objets – serveurs, véhicules, mobilier urbain, etc. La délocalisation de décisions humaines vers des supports externes est l’une des promesses de la 5G.


Le frigo qui commande des yaourts avant que vous ayez fini le dernier pot ou la brosse à dents qui réserve une visite chez le dentiste, c’est précisément le déplacement d’une volonté vers un dispositif. L’externalisation entraîne du confort mais elle donnera le pouvoir aux propriétaires des systèmes de décision. Ces décisionnaires prendront en charge des composantes de plus en plus importantes de l’existence, à l’image des plates-formes numériques dont les algorithmes nous affectent aujourd’hui en tant que lecteurs, consommateurs, électeurs, etc.

Un rapport exclusivement fonctionnel

Le premier symptôme de la dépossession, c’est la fin de la propriété individuelle. Le passage d’une économie de la possession à une économie de l’usage aura de nombreux effets collatéraux. D’abord le rapport aux objets sera profondément modifié. Il sera utilitaire avant d’être affectif. Nos meubles, voitures, vêtements prolongent notre identité et servent de supports à nos souvenirs. Bien qu’automatisés, les objets du quotidien ne seront plus « animés » comme leurs prédécesseurs.

Nouvelles technologies- Quel intérêt de la 5G ?

Nouvelles technologies- Quel intérêt de la 5G ?

Le consultant Hadrien Gautrot souligne dans le Monde  le principe de dépossession et de centralisation qui préside aux usages potentiels de cette technologie de télécommunication.

Tribune.

 

Depuis plusieurs mois, la 5G attise les passions : sur la santé, l’écologie, les données personnelles… Ce débat qui aurait pu être une querelle d’experts, de normes et de standards est devenu un sujet de société. Et c’est une bonne nouvelle. Car la 5G aura une influence sur nos vies. Elle rendra possibles, nous promet-on, la voiture autonome, la ville intelligente, l’industrie 4.0, et plus généralement l’Internet des objets : l’interconnexion de toute chose.

La connexion fait gagner du temps, de l’espace et de la matière. Pourtant, la connexion signifie aussi l’externalisation de la décision

La 5G optimisera l’utilisation des ressources. La voiture autonome, par exemple, fluidifiera le trafic, réduira la mortalité et passera moins de temps au garage qu’une automobile traditionnelle. La connexion fait gagner du temps, de l’espace et de la matière. Pourtant, la connexion signifie aussi l’externalisation de la décision. Des mains du conducteur, celle-ci repose désormais sur un réseau d’objets – serveurs, véhicules, mobilier urbain, etc. La délocalisation de décisions humaines vers des supports externes est l’une des promesses de la 5G.


Le frigo qui commande des yaourts avant que vous ayez fini le dernier pot ou la brosse à dents qui réserve une visite chez le dentiste, c’est précisément le déplacement d’une volonté vers un dispositif. L’externalisation entraîne du confort mais elle donnera le pouvoir aux propriétaires des systèmes de décision. Ces décisionnaires prendront en charge des composantes de plus en plus importantes de l’existence, à l’image des plates-formes numériques dont les algorithmes nous affectent aujourd’hui en tant que lecteurs, consommateurs, électeurs, etc.

Un rapport exclusivement fonctionnel

Le premier symptôme de la dépossession, c’est la fin de la propriété individuelle. Le passage d’une économie de la possession à une économie de l’usage aura de nombreux effets collatéraux. D’abord le rapport aux objets sera profondément modifié. Il sera utilitaire avant d’être affectif. Nos meubles, voitures, vêtements prolongent notre identité et servent de supports à nos souvenirs. Bien qu’automatisés, les objets du quotidien ne seront plus « animés » comme leurs prédécesseurs.

 

« Quel intérêt de la 5G»

Quel intérêt de la 5G»

Le consultant Hadrien Gautrot souligne dans le Monde  le principe de dépossession et de centralisation qui préside aux usages potentiels de cette technologie de télécommunication.

Tribune.

 

Depuis plusieurs mois, la 5G attise les passions : sur la santé, l’écologie, les données personnelles… Ce débat qui aurait pu être une querelle d’experts, de normes et de standards est devenu un sujet de société. Et c’est une bonne nouvelle. Car la 5G aura une influence sur nos vies. Elle rendra possibles, nous promet-on, la voiture autonome, la ville intelligente, l’industrie 4.0, et plus généralement l’Internet des objets : l’interconnexion de toute chose.

La connexion fait gagner du temps, de l’espace et de la matière. Pourtant, la connexion signifie aussi l’externalisation de la décision

La 5G optimisera l’utilisation des ressources. La voiture autonome, par exemple, fluidifiera le trafic, réduira la mortalité et passera moins de temps au garage qu’une automobile traditionnelle. La connexion fait gagner du temps, de l’espace et de la matière. Pourtant, la connexion signifie aussi l’externalisation de la décision. Des mains du conducteur, celle-ci repose désormais sur un réseau d’objets – serveurs, véhicules, mobilier urbain, etc. La délocalisation de décisions humaines vers des supports externes est l’une des promesses de la 5G.


Le frigo qui commande des yaourts avant que vous ayez fini le dernier pot ou la brosse à dents qui réserve une visite chez le dentiste, c’est précisément le déplacement d’une volonté vers un dispositif. L’externalisation entraîne du confort mais elle donnera le pouvoir aux propriétaires des systèmes de décision. Ces décisionnaires prendront en charge des composantes de plus en plus importantes de l’existence, à l’image des plates-formes numériques dont les algorithmes nous affectent aujourd’hui en tant que lecteurs, consommateurs, électeurs, etc.

Un rapport exclusivement fonctionnel

Le premier symptôme de la dépossession, c’est la fin de la propriété individuelle. Le passage d’une économie de la possession à une économie de l’usage aura de nombreux effets collatéraux. D’abord le rapport aux objets sera profondément modifié. Il sera utilitaire avant d’être affectif. Nos meubles, voitures, vêtements prolongent notre identité et servent de supports à nos souvenirs. Bien qu’automatisés, les objets du quotidien ne seront plus « animés » comme leurs prédécesseurs.

 

5G: contrôle renforcé des antennes

5G: contrôle renforcé des antennes

 

L’ANFR L’Agence nationale des fréquences (ANFR) va renforcer les contrôles effectués sur les antennes. L’année dernière, l’agence des fréquences a effectué 3.066 contrôles. «En moyenne, les mesures montrent une exposition aux ondes des Français près de 150 fois inférieure aux seuils sanitaires maximums définis au niveau international», fait savoir le gouvernement. À la demande du gouvernement, l’ANFR a engagé un plan d’augmentation substantielle des contrôles, qui passeront à 6.500 en 2020 et 10.000 en 2021. À cela vont s’ajouter 4.800 mesures spécifiques dans le contexte du lancement de la 5G. Dans le détail, 300 mesures seront réalisées sur la 5G avant la fin de l’année 2020 et 4 500 au cours de l’année 2021.

«Ces mesures permettront de disposer d’informations objectives de l’exposition liée au déploiement de la 5G, que ce soit dans la bande de fréquences 3,5 GHz en cours d’attribution par l’ARCEP ou par l’utilisation de bandes existantes (2G, 3G, 4G)» fait savoir le gouvernement.

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