Archive pour le Tag '50 ans'

RER dans 10 métropole: un délai de 10, 20 ou de 50 ans

RER dans 10 métropole: un délai de 10, 20 ou de 50 ans

Les besoins financiers pour réaliser un véritable RER dans une dizaine de métropoles ce situerait entre 15 et 20 milliards. Pourtant le ministre des transports reprenant la proposition du chef de l’État annonce la programmation et le financement pour le début de l’année prochaine.

Un délai qui paraît assez irréaliste. Plusieurs raisons à cela ce projet lancé par le chef de l’État s sans véritable étude préparatoire. Faire du copier coller Paris province n’a guère de sens car les besoins et les structures urbanistiques sont différents.

On voit mal évidemment les régions faire face seul un tel besoin de financement. En réalité on risque d’étaler dans le temps la perspective évoquée. On peut d’ailleurs le vérifier avec le développement du tramway qui se réalise parfois 25 ans après les premières études voire davantage.

Un projet RER dans 10 métropoles n’est pas forcément l’idéal partout et un renforcement de tous les moyens de transport collectif qui concourent à l’intermodalité renforcé serait sans doute plus pertinent.

Les projets de RER métropolitains représentent « un immense effort », notamment financier, avait pour sa part noté SNCF Réseau en 2020, pointant du doigt le réseau actuel, incapable d’accueillir sans gros travaux un tel service dans les métropoles. En juillet, le président de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, avait évalué à 100 milliards d’euros sur 15 ans les investissements nécessaires pour doubler la part du ferroviaire en France. Il y incluait la création de 13 RER métropolitains dans 13 grandes villes, pour un total de 13 milliards d’euros. Fin 2018, le projet de RER bordelais était à lui seul estimé à 1,8 milliard d’euros.

Dette française : de 15 % à 113 % du PIB en 50 ans !

Dette française : de 15 % à 113 % du PIB en 50 ans  !

La dette de la France n’a pas cessé de se dégrader depuis les années 1970. Réduire le déficit de l’État est une préoccupation majeure depuis 1974. Pour la rentrée du gouvernement, voilà une comparaison entre la situation économique des années 1970 et celle d’aujourd’hui. Par Gabriel Gaspard, Chef d’entreprise à la retraite, spécialiste en économie financière.( la Tribune )

 

Il y a cinquante ans. Après Charles de Gaulle, Georges Pompidou, son ancien Premier ministre, devient le Président de la France entre 1969 et 1974. Lui succède Valéry Giscard d’Estaing de 1974 à 1981, son ancien ministre de l’Économie et des Finances. La monnaie à cette époque était le nouveau Franc. Le 15 août 1971, Richard Nixon (président des États-Unis d’Amérique de 1969 à 1974) suspend la convertibilité du dollar en or pour augmenter l’offre de monnaie et fait du dollar la principale monnaie de réserve.

Depuis cette date, il n’y a plus de lien entre le Franc et l’or. En 1972, le Franc fait partie des six devises du « serpent » monétaire, un système de taux de change mis en place par les six membres-fondateurs de la Communauté économique européenne. En 1973 est votée la loi « Pompidou-Giscard ». Elle précise que le Trésor ne peut s’endetter que de manière limitée auprès de la Banque de France :

« on a eu une loi stupéfiante [...]. On a obligé l’État à aller se financer sur le marché financier privé à 4 ou 5%, et, du coup, notre dette est maintenant à 90% du produit national brut. »

Michel Rocard (Premier ministre de 1993 à 1994), Mediapolis, Europe 1, 22 décembre 2012. In fine, même si en réalité, ce n’est qu’en 1993 que la loi sur l’indépendance totale de la Banque de France a été votée, elle ne finançait plus que 3% de la dette de la France. Il y a cinquante ans, les partenaires sociaux jouaient un rôle prépondérant dans la gestion de la Sécurité sociale. Les syndicats et le patronat géraient l’assurance-chômage. Pour la retraite, la réforme Boulin en 1971 vise à relever sensiblement le niveau des pensions et en 1972 la retraite complémentaire devient obligatoire.

Aujourd’hui, la France est dans la zone euro, sa monnaie est l’euro depuis 1 janvier 1999. Depuis l’arrivée de François Hollande à la présidence de la République en 2012 et « Mon adversaire, c’est le monde de la finance« , la France essaye toujours de réduire son déficit et sa dette extérieure malgré l’obligation de la France de respecter les critères de Maastricht. Les deux principaux critères prévoient qu’un pays membre doit avoir un déficit inférieur à 3% du Produit Intérieur Brut (PIB), et une dette inférieure à 60% du PIB. Ces critères ont été suspendus jusqu’à fin 2023. La France est présidée par Emmanuel Macron depuis 2017. Avant d’être président, il occupait la place de ministre de l’Économie et des Finances sous le mandat Hollande. La Banque de France est une des 17 banques composant le système UEM (Union économique et monétaire). La Banque centrale européenne (BCE) est la principale institution monétaire de l’Union européenne. Son objectif principal consiste à maintenir la stabilité des prix, en d’autres termes à sauvegarder la valeur de l’euro (article 127 TFUE).

Mais voilà : l’inflation en zone euro est à 8,9% en juillet 2022 loin des 2% et l’euro est en parité avec le dollar ; pour la Sécurité sociale, les compétences du Parlement en matière de finances sociales croissent et la présence de l’État, datant de 1996 avec la révision constitutionnelle et le vote de la loi de financement de la Sécurité sociale LFSS (ordonnance Premier ministre Jupé en 1997) se renforce ; la réforme de l’assurance-chômage est toujours en cours depuis 2019 : un calcul de l’allocation moins favorable, dégressivité pour les hauts revenus, bonus-malus et allongement de la durée de travail pour en bénéficier ; pour la retraite, après l’échec de la tentative de la réforme par points en 2019, plusieurs projets sont en débats. Après la réforme du Premier ministre Mauroy en 1982 et le passage de l’âge de la retraite de 65 à 60 ans, la proposition du gouvernement en 2022 est de reculer l’âge de la retraite à 65 ans. Le but est de réduire la participation de l’État dans le financement (impôts et taxes affecté + CSG).

Après la fin des Trente Glorieuse, la France a eu son premier choc pétrolier entre 1973 et 1979. La crise pétrolière de 1973 commence par une crise géopolitique lors de la Guerre du Kippour. En 1979, le deuxième choc pétrolier démarre avec la révolution iranienne et la guerre entre l’Iran et l’Irak qui éclate en septembre 1980. Ces événements signent l’arrêt des exportations iraniennes et le maintien des prix élevés sur le pétrole sur le long terme. Le déclencheur de la crise de l’énergie de 2020-2022 est le résultat de la récession liée à la pandémie et le déclenchement de la guerre en Ukraine. La réponse de la France : faire de l’énergie nucléaire comme Pompidou dans les années 1970.

La France avait-elle plus de « pognon de dingue » au début de 1970 qu’en 2018 ? Quelle est la place de la France dans le monde aujourd’hui et il y a cinquante ans ?(1)

  • Solde budgétaire de la France en % du PIB (en France le solde budgétaire de l’État est la différence entre le niveau des recettes et le niveau des dépenses constaté dans le budget de l’État). Avec G. Pompidou, 1969-1974, le solde public était de +0,1%. Avec François Hollande, 2012-2017, il passe à -3,5% et les économistes estiment à -5,5% le solde public entre 2017 et 2022 pour Emmanuel Macron.
  • La dette publique (la dette publique est l’ensemble des engagements financiers pris sous formes d’emprunts). À quelques exceptions, la dette publique a inexorablement progressé en France depuis le milieu des années 1970. Elle passe de 15% du PIB en 1974 à 112,9% en 2021. Une telle évolution ne saurait surprendre dans la mesure où 1974 a constitué le dernier exercice au cours duquel les administrations publiques ont affiché un excédent budgétaire.
  • Poids des prélèvements obligatoires (les prélèvements obligatoires (PO) sont l’ensemble des impôts et cotisations sociales prélevés par les administrations publiques et les institutions européennes). En 1970 les PO étaient à 33,6%, en 1975 ils passent à 35,1%, puis en 2021 à 44,3%. Il y a eu deux reculs des PO en 1992 à 40,7% et 2009 à 41,2%.
  • Solde commercial de la France (le solde commercial se calcule par la différence des exportations et des importations au cours d’une année). En 1971 les exportations de la France étaient de 17,6 milliards d’euros avec des importations de 16,7 milliards d’où un solde positif de 0,9 milliard d’euros. C’est à partir de 2004 que la France perd des parts de marché. En 2009 le solde est négatif à -45,4 milliards et passe à -84,8 milliards en 2021.
  • Chômage (moyenne par décennie depuis 1970 à 2021). De 1971 à 1980 : 3,6%, de 1981 à 1990 : 8,1%, de 1991 à 2000 : 9,8%, de 2001 à 2010 : 8,5%, de 2011 à 2017 : 9,9% et fin 2021 : 7,4%.
  • Inflation. L’inflation de 1970 à 1980 est passée de 5,2% à 13,6%. C’était l’ennemi numéro un et faisait comme aujourd’hui les gros titres de la presse. L’inflation fin 2022 dépassera peut-être les 6%. Cette nouvelle inflation est marquée par le choc de l’énergie comme après 1973. L’avenir nous dira s’il y a un parallèle entre les turbulences du présent et les deux chocs pétroliers des années 1970.
  • Croissance. En 1970 le PIB de la France était de 140 917 milliards d’euros, fin 2021 il est à 2 500 870 milliards. Soit par habitant 2 422 euros en 1970 et 36 520 euros en 2021, le taux d’enrichissement de la population est de 1 500% en cinquante ans. La France chute et arrive à la 28 éme place des pays au plus gros PIB par habitant.
  • Place de la France dans l’économie mondiale. Il y a un demi-siècle le PIB français représentait 4,4% du PIB mondial. Aujourd’hui il passe à 2,5%.
  • Un demi-siècle d’inégalités. Dans les années 1980, la part du 1% des plus riches dans le revenu global se remet à progresser pour retrouver son niveau d’avant-guerre. Cette part atteindra 13,6% à la veille de la crise de 2008. D’après les dernières données de source fiscale de World Inequality Database, la part du 1% des plus riches est aujourd’hui à 9,8% du revenu global, le même niveau que celui de 2009. En France aujourd’hui les riches sont plus riches mais moins nombreux.

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(1) Insee, Banque Mondiale, FMI, Country Economy, France-inflation, vie-publique, public-Sénat, etc.

Action écologique internationale depuis 50 ans : surtout du bla-bla

Action écologique internationale depuis 50 ans : surtout du bla-bla

 

L’historien Christophe Bonneuil rappelle, dans une tribune au « Monde », que la réduction du poids des combustibles fossiles et de leurs effets néfastes sur le climat a été inscrite à l’agenda politique international dès 1972.

 

Il y a cinquante ans, le 16 juin 1972, se clôturait à Stockholm la Conférence des Nations unies sur l’environnement humain, premier sommet onusien de la Terre, avant celui de Rio, en 1992. Alors que les questions environnementales n’étaient guère mentionnées dans la Charte des Nations unies de 1945, l’« environnement » et la possibilité que les modèles de développement humain altèrent l’habitabilité de la planète se voyaient érigés en enjeu global.

Que se passe-t-il à l’approche de la conférence de Stockholm pour que « l’environnement global » soit dans toutes les bouches et que l’écologie mette des millions de personnes dans les rues (20 millions en avril 1970 lors du premier « Jour de la Terre ») ? Avec un PIB mondial multiplié par 2,5 et des échanges mondiaux quadruplant entre 1950 et 1970, la transformation massive des armements et des modes de production, d’échange et de consommation malmène déjà l’habitat terrestre. La guerre froide a déjà généré des dizaines de milliers de mètres cubes de déchets nucléaires. Le basculement vers un système énergétique à dominante pétrolière a multiplié la consommation d’énergie par 16 au XXe siècle et favorisé l’urbanisation, le règne de l’automobile, une agriculture motorisée et chimiquement perfusée. Les polluants menacent les équilibres des forêts, des océans, des zones humides et altèrent le cadre de vie et la santé des urbains. Surtout, dans un contexte de détente Est-Ouest, d’anti-impérialisme (guerre du Vietnam, luttes postcoloniales, mouvement des droits civiques) et de radicalisation de la jeunesse, les aspirations des sociétés et les horizons des diplomates ont changé.

Quatre synthèses majeures participent à la visibilité croissante des enjeux écologiques : le livre Printemps silencieux (1962), de la biologiste américaine Rachel Carson (1907-1964) ; le rapport « Restaurer la qualité de notre environnement » remis en 1965 à la Maison Blanche ; le rapport Meadows sur les « limites à la croissance » de 1972 ; le livre Only One Earth (« une seule Terre »), commandé par l’ONU à Barbara Ward et René Dubos, pour poser les bases du sommet de Stockholm.

Deux des 109 recommandations finales du sommet de Stockholm prônent une vigilance sur les « activités pour lesquelles il existe un risque appréciable d’effets sur le climat ». Si le réchauffement climatique n’est encore qu’un des nombreux problèmes, avec les pollutions, les marées noires, l’urbanisation incontrôlée, les déchets, les limites des ressources, les dégâts des pesticides, qui s’agrègent pour former le concept d’« environnement global », il n’en est pas moins présent. Le rôle des produits de combustion dans l’effet de serre est connu depuis le début du XXe siècle, mais il faut attendre le milieu des années 1950 pour que la teneur croissante de l’atmosphère en CO2 soit surveillée. Les services géologiques des Etats-Unis annoncent, à la fin des années 1950, une montée des océans déjà en cours. En 1967, les premiers modèles 3D du climat prévoient un net réchauffement planétaire : + 0,5 °C entre 1970 et l’an 2000, puis entre + 2 et + 4 °C au cours du XXIe siècle.

Planète-Biodiversité : près de 70 % des animaux disparus en 50 ans

Planète-Biodiversité : près de 70 % des animaux disparus en 50 ans

Entre 1970 et 2016, « les effectifs de plus de 20 000 populations de mammifères, d’oiseaux, d’amphibiens, de reptiles et de poissons » ont chuté de 68% selon le dernier rapport « Planète vivante » du Fonds Mondial pour la Nature (WWF), publié en septembre 2020. Tous les deux ans, l’ONG analyse la perte de la biodiversité à l’échelle planétaire.  »Ce sont des chiffres vraiment alarmants. Nous avons les trois quarts des écosystèmes terrestres dégradés et deux tiers des écosystèmes marins »a déclaré à franceinfo Véronique Andrieux, directrice générale du WWF, ce vendredi.

La chute de la biodiversité est plus forte dans certaines régions du monde. Loin devant, on trouve l’Amérique latine et les Caraïbes avec 94% des vertébrés disparus depuis 1970. Sur le continent africain, la perte est de 65%.

Et pour en trente ans), les populations d’oiseaux des milieux agricoles ont chuté de 29,5%, et de 27,6% pour les oiseaux vivant en milieu urbain, selon une étude (PDF) de 2020 menée par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), l’Office français de la biodiversité (OFB) et la Ligue pour la protection des oiseaux. Le même phénomène de disparition concerne les espèces végétales.

Environnement–Biodiversité : près de 70 % des animaux disparus en 50 ans

Environnement–Biodiversité : près de 70 % des animaux disparus en 50 ans

Entre 1970 et 2016, « les effectifs de plus de 20 000 populations de mammifères, d’oiseaux, d’amphibiens, de reptiles et de poissons » ont chuté de 68% selon le dernier rapport « Planète vivante » du Fonds Mondial pour la Nature (WWF), publié en septembre 2020. Tous les deux ans, l’ONG analyse la perte de la biodiversité à l’échelle planétaire.  »Ce sont des chiffres vraiment alarmants. Nous avons les trois quarts des écosystèmes terrestres dégradés et deux tiers des écosystèmes marins »a déclaré à franceinfo Véronique Andrieux, directrice générale du WWF, ce vendredi.

La chute de la biodiversité est plus forte dans certaines régions du monde. Loin devant, on trouve l’Amérique latine et les Caraïbes avec 94% des vertébrés disparus depuis 1970. Sur le continent africain, la perte est de 65%.

Et pour en trente ans), les populations d’oiseaux des milieux agricoles ont chuté de 29,5%, et de 27,6% pour les oiseaux vivant en milieu urbain, selon une étude (PDF) de 2020 menée par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), l’Office français de la biodiversité (OFB) et la Ligue pour la protection des oiseaux. Le même phénomène de disparition concerne les espèces végétales.

 

Biodiversité : près de 70 % des animaux disparus en 50 ans

Biodiversité : près de 70 % des animaux disparus en 50 ans

Entre 1970 et 2016, « les effectifs de plus de 20 000 populations de mammifères, d’oiseaux, d’amphibiens, de reptiles et de poissons » ont chuté de 68% selon le dernier rapport « Planète vivante » du Fonds Mondial pour la Nature (WWF), publié en septembre 2020. Tous les deux ans, l’ONG analyse la perte de la biodiversité à l’échelle planétaire.  »Ce sont des chiffres vraiment alarmants. Nous avons les trois quarts des écosystèmes terrestres dégradés et deux tiers des écosystèmes marins »a déclaré à franceinfo Véronique Andrieux, directrice générale du WWF, ce vendredi.

La chute de la biodiversité est plus forte dans certaines régions du monde. Loin devant, on trouve l’Amérique latine et les Caraïbes avec 94% des vertébrés disparus depuis 1970. Sur le continent africain, la perte est de 65%.

Et pour en trente ans), les populations d’oiseaux des milieux agricoles ont chuté de 29,5%, et de 27,6% pour les oiseaux vivant en milieu urbain, selon une étude (PDF) de 2020 menée par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), l’Office français de la biodiversité (OFB) et la Ligue pour la protection des oiseaux. Le même phénomène de disparition concerne les espèces végétales.

 

Catastrophes climatiques : un coût multiplié par 8 en 50 ans

Catastrophes climatiques : un coût multiplié par 8 en 50 ans

Selon l’Atlas de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), qui répertorie le nombre de morts et les pertes économiques dues aux phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes, ces catastrophes ont été multipliées par cinq au cours des 50 dernières années et leur coût multiplié par huit.

Plus inquiétant encore, cette flambée des phénomènes extrêmes va se poursuivre dans les années à venir sous l’effet du changement climatique, comme le soulignait récemment le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec),

« Le nombre de phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes augmente. Ils deviendront plus fréquents et plus graves dans de nombreuses régions du monde sous l’effet du changement climatique », a prévenu Petteri Taalas, le secrétaire général de l’organisation onusienne, cité dans un communiqué de presse.

Biodiversité : 70 ans des espèces disparues depuis 50 ans

Biodiversité : 70 ans des espèces disparues depuis 50 ans

depuis 1970, 68% des vertébrés ont disparu, et depuis 30 ans, c’est 75% des insectes qui ont été effacés de la surface du globe. C’est dire la nécessité de la  COP15 sur la biodiversité, qui voit, à partir de lundi 23 août, les délégations des 193 pays membres de la Convention sur la diversité biologique (CBD) des Nations Unies entamer leurs négociations en ligne, lesquelles dureront jusqu’au 3 septembre. Le but : s’entendre sur un premier cadre mondial pour la protection de la faune et la flore, en définissant les 21 cibles à atteindre d’ici à 2030, et en révolutionnant le fléchage des subventions.

La a biodiversité doit être placée dès à présent « sur la voie du rétablissement d’ici à 2030 », alertent-ils : modification des habitats naturels, surexploitation des ressources ou invasion d’espèces exotiques… selon l’IPBES (la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), un million d’espèces animales sont menacées de disparition, et la mauvaise santé des écosystèmes menace l’avenir des humains.

Depuis 30 ans, c’est 75% des insectes qui ont été effacés de la surface du globe, selon les chiffres du WWF (Fonds mondial pour la nature).

Covid: Trois à dix fois plus de risques selon l’âge pour les plus de 50 ans

Covid: Trois à dix  fois plus de risques selon l’âge  pour les plus de 50 ans

La Haute autorité de santé a analysé en particulier deux études françaises de grande ampleur : l’étude Epi-Phare menée par l’Assurance Maladie et l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM), et l’étude du Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) réalisée par le département d’information médicale de Bordeaux. Ces études permettent de Trois à 10 fois plus de risque seul l’on lâche pour les plus de 65 ans.

 

Ainsi, d’après l’analyse des données issues des séjours hospitaliers en France, les patients atteints de Covid-19 présentent, comparativement aux 18 à 49 ans, environ :

  • 3 fois plus de risque de décéder de la Covid-19 s’ils sont âgés de 50 à 64 ans,
  • 7 fois plus de risque s’ils sont âgés de 65 à 74 ans,
  • 10 fois plus de risque s’ils sont âgés de 75 à 80 ans
  • 16 fois plus au-delà de 80 ans.

Si l’âge joue un rôle majeur, la présence de certaines comorbidités est également un facteur de risque de formes graves et de décès, même si leur impact est moindre. En complément des comorbidités à haut risque de décès[1], déjà identifiées dans son avis du 30 novembre dernier, la HAS ajoute les quatre suivantes :

  • les maladies hépatiques chroniques et en particulier la cirrhose ;
  • les troubles psychiatriques ;
  • la démence ;
  • les personnes présentant un antécédent d’accident vasculaire cérébral.

Par ailleurs, parmi les comorbidités déjà identifiées dans son avis du 30 novembre dernier, la HAS identifie des pathologies à très haut risque de décès, justifiant une priorisation quel que soit l’âge :

  • des personnes atteintes de trisomie 21 ;
  • des personnes ayant reçu une transplantation d’organe ;
  • des insuffisants rénaux dialysés ;

En outre, toutes les situations particulières identifiées comme à risque de formes graves ne peuvent être explicitement identifiées à partir de la revue de la littérature. Ainsi, doivent être également priorisées indépendamment de leur âge, les personnes jugées particulièrement vulnérables par leur médecin et présentant des affections préexistantes rares et graves ou des handicaps graves les prédisposant à risque particulièrement accru de décéder de l’infection par le SARS-CoV-2 (déficits immunitaires sévères, hémopathies malignes, maladies rares).

Enfin, la HAS souligne l’attention particulière qui devra être portée aux personnes polypathologiques, qui font partie des personnes à vacciner en priorité.  En effet, les études montrent que le cumul de trois comorbidités fait atteindre quasiment le même niveau de risque de décéder que dans la tranche d’âge supérieure sans polypathologies.

 

Les données d’une étude écossaise en vie réelle, soumise au British Medical Journal et en attente de revue par les pairs, apportent des résultats très encourageants sur les bénéfices à court terme d’une première dose de vaccin (Pfizer ou AstraZeneca) contre la Covid-19 chez les plus de 65 ans.

Cette étude en vie réelle portant sur la population des 5 millions d’habitants de l’Ecosse a pour objectif d’évaluer l’impact de la vaccination sur les hospitalisations, par groupe d’âge (18-64 ans, 65-79 ans, plus de 80 ans). Quelle que soit la tranche d’âge, la vaccination par un des deux vaccins étudiés réduit significativement le nombre d’hospitalisations. Les effets les plus marqués sont observés de 28 à 34 jours après la première injection : efficacité de 85% pour les 18-64 ans, 79% pour les 65-79 ans et 81% pour les plus de 80 ans. Les analyses différenciées selon le type de vaccin administré confirment que l’impact le plus élevé est observé 28 à 34 jours après la première injection, que ce soit avec le vaccin Comirnaty (EV=85 %) ou avec le vaccin AstraZeneca (EV=94%), ce dernier ayant été administré majoritairement chez les patients de plus de 65 ans.
Face à ces résultats encourageants, la HAS redéfinit la place du vaccin AstraZeneca dans la stratégie vaccinale en élargissant son utilisation aux personnes âgées de plus de 65 ans. 

La HAS souligne toutefois que ces résultats portent sur les hospitalisations et ne quantifient pas l’impact du vaccin AstraZeneca sur la survenue de formes symptomatiques de la maladie, ni sur la réduction des décès. Par ailleurs, le manque de recul ne permet pas d’évaluer le maintien de l’efficacité au-delà de 5 semaines après la première dose. Néanmoins d’autres études permettent de montrer qu’un espacement de 12 semaines entre les deux doses du vaccins AstraZeneca maximise son effet protecteur.
D’autres données susceptibles de renforcer les connaissances sur ce vaccin sont attendues très prochainement, notamment l’étude contrôlée randomisée de phase III en cours aux États-Unis et les analyses en vie réelle sur l’impact de la vaccination par le vaccin AstraZeneca en Angleterre.

Dette : la France emprunte encore sur 50 ans !

Dette : la France emprunte encore sur 50 ans !

 

Encore une maturité de 50 ans pour 7 milliards d’emprunts de la France. Un véritable record encore atteint. Sans doute une manière d’étaler le poids de la dette pour la rendre supportable mais aussi une sorte de manipulation pour reporter sur les générations ultérieures les extravagances financières des responsables actuels.

 

En réalité la France fait exploser l’ingénierie d’emprunts en sollicitant toutes les formes et toutes les maturités. Ainsi parallèlement à cet emprunt de 7 milliards sur 50 ans, la France aura  emprunté plus de 300 milliards la seule année 2020. La France étant  le pays qui en Europe emprunte le plus mais évidemment rembourse le moins ( avec l’Italie) puisque la dette qui était de 100 % du PIB fin 2019 atteindra 120 % du PIB  en 2021. Une sorte de fuite en avant dont on peut comprendre une partie lorsqu’elle vise à gérer la situation découlant de la pandémie.

Le problème est que l’endettement de la France est structurel st bien antérieur à cette pandémie. La France a émis ce mardi une nouvelle obligation à cinquante ans, la quatrième de cette durée, à laquelle les investisseurs ont massivement souscrit puisque 7 milliards d’euros ont été levés, un record pour cette maturité.

 

 «Le marché nous a fait un beau cadeau en souscrivant massivement à cette nouvelle OAT de maturité 2072», commente auprès de l’AFP Anthony Requin, directeur de l’Agence France Trésor (AFT), chargée de négocier la dette française sur les marchés. Les investisseurs ont été au rendez-vous avec une demande atteignant 75 milliards d’euros, soit plus de dix fois supérieure au montant de 7 milliards d’euros finalement servi, à un taux de 0,593%. «Il y a une demande particulière pour ce type de produits, comme le succès de l’opération d’aujourd’hui le démontre», relève Anthony Requin.

Biodiversité–Près de 70 % des animaux disparus en 50 ans( WWF)

Biodiversité–Près de 70 % des animaux disparus en 50 ans( WWF)

 

Du fait des perturbations de la biodiversité, du réchauffement climatique et de la pollution, 60 à 70 % des animaux vertébrés ont disparu du globe. En France par exemple cela concerne 60 % des moineaux. Les populations de vertébrés, poissons, oiseaux, amphibiens et reptiles ont chuté de 68% selon le dernier Rapport Planète Vivante du WWF.

 

Tous les deux ans, l’ONG analyse la perte de la biodiversité à l’échelle planétaire. Le déclin est « spectaculaire » : entre 2014 et 2016, la Terre a perdu 8% de ses populations d’animaux sauvages.

La chute de la biodiversité est plus forte dans certaines régions du monde. Loin devant, on trouve l’Amérique Latine, l’Amérique Centrale et les Caraïbes avec 94% des vertébrés disparus depuis 1970. Sur le continent africain, la perte est de 65%.

Selon le WWF, la situation est due avant tout à la perte des habitats animaliers à cause des conversions de sols au profit de l’agriculture et de l’alimentation. D’autres raisons sont pointées du doigt, comme la surexploitation des espèces et des ressources, les pollutions, l’introduction par l’homme d’espèces étrangères invasives ou encore le réchauffement climatique « 

Certaines espèces, autant chez les mammifères que les insectes, subissent des pertes alarmantes :  » Sur 17 espèces de papillons européens suivis, la baisse des effectifs est de 49% entre 1990 et 2017. »  Parmi les espèces les plus en danger, on trouve les gorilles de République démocratique du Congo ou encore les tortues luth de Guyane.

 

L’ONG appelle les gouvernements du monde entier à prendre des mesures immédiates. Les solutions identifiées passent par une augmentation des surfaces des aires protégées, une réduction de moitié de la consommation de viande dans les pays développés ou encore une réduction de 50% du gaspillage.

Près de 70 % des animaux disparus en 50 ans( WWF)

Près de 70 % des animaux disparus en 50 ans( WWF)

Du fait des perturbations de la biodiversité, du réchauffement climatique et de la pollution 60 à 70 % des animaux vertébrés ont disparu du globe. En France par exemple cela concerne 60 % des moineaux. Les populations de vertébrés, poissons, oiseaux, amphibiens et reptiles ont chuté de 68% selon le dernier Rapport Planète Vivante du WWF.

 

Tous les deux ans, l’ONG analyse la perte de la biodiversité à l’échelle planétaire. Le déclin est « spectaculaire » : entre 2014 et 2016, la Terre a perdu 8% de ses populations d’animaux sauvages.

La chute de la biodiversité est plus forte dans certaines régions du monde. Loin devant, on trouve l’Amérique Latine, l’Amérique Centrale et les Caraïbes avec 94% des vertébrés disparus depuis 1970. Sur le continent africain, la perte est de 65%.

Selon le WWF, la situation est due avant tout à la perte des habitats animaliers à cause des conversions de sols au profit de l’agriculture et de l’alimentation. D’autres raisons sont pointées du doigt, comme la surexploitation des espèces et des ressources, les pollutions, l’introduction par l’homme d’espèces étrangères invasives ou encore le réchauffement climatique « 

Certaines espèces, autant chez les mammifères que les insectes, subissent des pertes alarmantes :  » Sur 17 espèces de papillons européens suivis, la baisse des effectifs est de 49% entre 1990 et 2017. »  Parmi les espèces les plus en danger, on trouve les gorilles de République démocratique du Congo ou encore les tortues luth de Guyane.

 

L’ONG appelle les gouvernements du monde entier à prendre des mesures immédiates. Les solutions identifiées passent par une augmentation des surfaces des aires protégées, une réduction de moitié de la consommation de viande dans les pays développés ou encore une réduction de 50% du gaspillage.

Conditions climatiques invivables pour 3,5 milliards de personnes d’ici à 50 ans

Conditions climatiques invivables pour 3,5 milliards de personnes d’ici à 50 ans

Un article très intéressant des Echos souligne que le climat risque d’être invivable 50 ans 3,5 milliards d’habitants ( au lieu de 1 % aujourd’hui). En cause évidemment le réchauffement climatique. C’est ce que révèle une nouvelle étude publiée ce mardi dans la très renommée revue scientifique « PNAS » , menée par cinq universitaires américains, européens et chinois.

En étudiant l’impressionnante masse d’informations démographiques et de données sur l’utilisation des terres et sur le climat, qui sont devenues disponibles ces dernières années, les chercheurs se sont demandé quelles étaient les conditions climatiques de la vie humaine au cours des derniers millénaires, puis ils ont examiné dans quelles régions ces conditions devraient se produire à l’avenir.

Résultats ? Les humains, tout comme la production de cultures et de bétail, sont en fait concentrés dans une bande climatique « étonnamment étroite », expliquent-ils : la plupart des habitants de la planète vivent dans des endroits où la température annuelle moyenne est d’environ 11 à 15°C, une « niche climatique ». Et ce, depuis 6.000 ans, en dépit de modes de vie radicalement bouleversés depuis la période mi-Holocène.

 

Mais tout pourrait changer si les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter et que rien n’est fait pour enrayer le phénomène. « En l’absence d’atténuation du changement climatique ou de migration humaine, la température ressentie par une personne devrait évoluer davantage au cours des prochaines décennies qu’elle ne l’a été au cours des six derniers millénaires », révèle l’étude, qui s’appuie notamment sur le scénario le plus pessimiste - celui du « business as usual » – des scientifiques du GIEC (estimation d’un réchauffement de l’ordre de 4,3°C en 2100).

Dans cinquante ans à peine, près de 20 % de la surface de la Terre pourrait être concernée par ces conditions climatiques que l’un des coauteurs, Jens-Christian Svenning de l’université danoise d’Aarhus, qualifie de « quasi invivables », contre 0,8 % actuellement. L’Inde, qui est amenée à devenir le pays le plus peuplé du globe, arrive en première ligne parmi les pays les plus menacés, devant le Nigeria.

Le Pakistan, l’Indonésie, le Soudan, le Niger, les Philippines et le Bangladesh seraient également très touchés. En France, la Guyane se retrouverait, elle aussi, hors de cette niche climatique. Tout n’est pas encore perdu, tempèrent les chercheurs. « La bonne nouvelle est que ces impacts peuvent être considérablement réduits si l’humanité réussit à freiner le réchauffement », indique ainsi Tim Lenton, directeur du Global Systems Institute de l’Université d’Exeter.

Leur approche pose aussi naturellement la question du rôle que peut jouer la redistribution des populations , soulignent les auteurs. « La migration peut avoir des effets bénéfiques sur les sociétés, notamment une stimulation de la recherche et de l’innovation. Mais, à plus grande échelle, elle provoque inévitablement des tensions, même maintenant, lorsqu’un nombre relativement modeste de 250 millions de personnes vivent en dehors de leur pays de naissance », préviennent-ils.

Amazonie: disparition dans 50 ans ?

Amazonie: disparition dans 50 ans ?

Pour  l’Amazonie, le point de basculement approche, des scientifiques estiment que la perte de 35% de surface déclencherait sa disparition. Environ 20% de la forêt amazonienne, qui recouvre plus de cinq millions de km2 répartis sur sept pays, ont été rasés depuis 1970, en grande partie pour cultiver du soja, du bois, de l’huile de palme, des biocarburants ou l’élevage bovin.

 La forêt amazonienne s’approche d’un point de non retour sous l’effet du changement climatique et pourrait se transformer en une savane aride d’ici un demi-siècle, avertissent des chercheurs dans une étude parue dans Nature communications.

Un autre écosystème majeur, la barrière de corail dans les Caraïbes, pourrait disparaître en 15 ans s’il dépasse lui aussi un point de non retour, indiquent les scientifiques dans la même étude.

De tels changements auraient des conséquences dramatiques pour les humains et les autres espèces qui dépendent de ces habitats, mettent-ils en garde. Dans les deux cas, les causes de ces modifications sont le changement climatique causé par l’humanité et les dommages environnementaux, déforestation dans le cas de l’Amazonie, pollution et acidification des océans pour les coraux.

« L’humanité doit se préparer à des changements beaucoup plus vite qu’attendu », a prévenu l’auteur principal de l’étude, Simon Willcock, de l’université de Bangor. L’écosystème amazonien pourrait ainsi basculer dès l’an prochain, selon lui et ses collègues.

Les feux de forêt devenus hors de contrôle en Amazonie ou en Australie suggèrent que de nombreux écosystèmes sont « au bord du précipice », a-t-il ajouté.

« Si l’on n’agit pas rapidement, nous pourrions être sur le point de perdre une des forêts tropicales les plus vastes et les plus diversifiées, qui évolue depuis 58 millions d’années et dont dépendent des dizaines de millions de personnes », indique Alexandre Antonelli, des Jardins botaniques royaux de Kew, qui n’a pas participé à l’étude.

Les écosystèmes peuvent changer, parfois rapidement, en situation de stress. Les chercheurs ont étudié de tels changements dans 40 régions naturelles, de différentes tailles.

Catastrophes climatiques : 4 fois plus nombreuses depuis 50 ans

 

Catastrophes climatiques  : 4 fois plus nombreuses  depuis 50 ans

  • C’est le constat déjà fait par les experts du GIEC mais aussi par les associations d’humanitaires qui interviennent sur le terrain. Selon ces humanitaires, les catastrophes liées au climat ont été multipliées par quatre depuis 1970. Le réchauffement de la planète a multiplié par quatre le nombre des catastrophes liées au climat depuis les années 70, ont relevé vendredi ces humanitaires, mettant en garde contre les risques de famine et d’exode.
  • Un cri d’alarme qui rejoint celui du GIEC.qui indiquait qu’une hausse de plus de 2°C pourrait avoir des effets irréversibles pour la vie sur Terre avec notamment l’élévation du niveau de la mer, désertification, la perte d’habitats naturels d’espèces ou encore la diminution des calottes glaciaires, les conséquences graves sur la santé et la multiplication de catastrophes.
  • Des catastrophes qui affecteront aussi la France car de plus en plus le climat en France se rapproche de celui de certains pays d’Afrique avec d’une part des périodes de sécheresse plus fortes et plus longues, d’autre part des périodes de pluie plus intenses. Une conséquence notamment du réchauffement climatique qui fait par exemple qu’une ville comme Lyon pourrait connaître le climat de Madrid d’ici une trentaine d’années et celui d’Alger dans moins d’un siècle. « Le réchauffement climatique va avoir lieu. Maintenant, il faut voir comment on peut le limiter ….En 50 ans, la température moyenne annuelle a augmenté de 1,7°C à Lyon. Selon le scénario le plus pessimiste, si la tendance se poursuit, en 2050, le climat de Lyon ressemblera à celui de Madrid aujourd’hui. Et à celui d’Alger dans 85 ans », explique- Bruno Charles, vice-président de la Métropole de Lyon, en charge du développement durable et de l’agriculture  « Dans les années 70, nous faisions face à 80 à 100 chocs et dangers graves liés au climat » chaque année, alors que leur nombre a été d’environ 400 l’an dernier, « quatre fois plus », a déclaré Elhadj As Sy, le secrétaire général de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

 Reforme des retraites

« CRS-SS » la Cgt en retard de 50 ans !

« CRS-SS »  la Cgt en retard de 50 ans !

Une affiche de la CGT dénonçant la violence de la police (en l’occurrence les CRS) à l’égard des citoyens a pour le moins créé la surprise dans l’opinion publique tellement elle est décalée. Un décalage d’au moins 50 ans quand dans les années 70 le slogan CRS SS était utilisé par des organisations gauchistes. Une affiche en retard de 50 ans comme la ligne politique de la plus grande organisation syndicale qui a choisi de se radicaliser pour masquer le flou de sa stratégie. La CGT pour éviter de se faire déborder sur sa gauche et en particulier par Solidaires choisit la fuite en avant dans l’excès voire l’outrance. Un seul autre exemple, sa revendication des 32 heures qui s’alignent sur les thèmes de l’extrême gauche politique et syndicale. Sans doute aussi une réaction aux lamentables spectacles d’Air France qui n’a pas grandi l’image du syndicalisme en général et a mis en évidence l’état de la concertation en France. De ce point de vue le pays a sans doute les syndicats qu’il mérite aussi bien côté salarié que côté patronal avec des postures d’affrontements stériles qui nuisent non seulement aux réformes structurelles mais aussi à l’intérêt des salariés. Bref pour les syndicats qui ont choisi l’opposition systématique il y a encore des progrès à faire pour reconquérir une opinion qui doute de plus en plus de leur efficacité. L’emploi de formules outrancières par ses syndicats dissimule mal l’obsolescence de stratégies davantage adaptées aux années 70 qu’à la période actuelle. Notons heureusement que le syndicat CFDT majoritaire chez les officiers de police à condamné nettement cette affiche. Pourtant.  Pour le syndicat CGT, « on ne compte pas les excès de la police qui veut mater les jeunes, qu’ils soient étudiants ou lycéens », en référence aux violences policières dénoncées par certains d’entre eux, dans le cadre de manifestations comme de la vie quotidienne. Ce visuel met « gravement en cause la police nationale », a jugé lundi soir Bernard Cazeneuve dans une lettre ouverte au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dénonçant la « violence » d’une campagne « choquante ». Le ministre, qui rappelle que plus de 18.000 policiers et gendarmes ont été blessés en 2015 et que 8 ont perdu la vie, assure que les forces de l’ordre sont « soumises à un contrôle étroit et exigeant » et il appelle à « protéger, plutôt que de chercher à détruire » le « lien de confiance entre la population » et les forces de sécurité. Plus tôt dans la journée, deux syndicats d’officiers de police avaient déjà protesté contre cette affiche dans des communiqués séparés. Pour le SCSI-CFDT (majoritaire chez les officiers de police), c’est une « affiche de la honte ». « C’est faire injure aux milliers de policiers et gendarmes blessés ou tués dans l’exercice de leur fonction », a-t-il écrit, ajoutant se réserver le « droit de porter plainte ». Synergie (second syndicat) a évoqué un « appel abject à la haine » et à la « violence » contre les forces de l’ordre. Il a demandé au ministère de l’Intérieur de « déposer plainte contre cette campagne calomnieuse ».

 

Grèce : encore 50 ans au moins pour se désendetter

Grèce : encore  50 ans pour se désendetter

La Grèce n’est pas encore sortie de l’auberge et de la tutelle de la troïka. « Encore cinquante ans de troïka! », celle des créanciers internationaux FMI, BCE et UE, se lamentait jeudi le quotidien de gauche Eleftherotypia, résumant les rumeurs de la semaine.  Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, un troisième plan d’aide à la Grèce de 10 à 20 milliards d’euros (après déjà 240 milliards depuis 2010) serait envisagé. La presse financière à Bruxelles a évoqué des discussions autour d’une prolongation de 30 à 50 ans des délais de remboursement de la dette grecque (175,5% du PIB) et la réduction des taux d’intérêt d’un demi point.  Mais rien ne sera tranché avant les élections européennes de mai, ont laissé entendre des responsables de l’Union européenne.   »Ces fuites font partie du jeu pré-électoral, il ne faut pas leur donner trop d’importance, c’est après le scrutin que tout se jouera », estime Napoleon Maravegias, professeur d’économie à l’université d’Athènes.  En attendant, chaque camp avance ses pions, analyse-t-il alors que le gouvernement affronte aussi des élections locales risquées face à la gauche radicale Syriza, favorite dans les sondages. « La Grèce trouve dans ces rumeurs l’occasion de rappeler qu’elle n’acceptera pas une aide conditionnée à un troisième plan de rigueur », selon M. Maravegias. Tandis qu’en Allemagne, « il faut évoquer les choses avant les élections, sinon les citoyens accusent les candidats de les avoir trompés », rappelle-t-il.   »Cocktail de mesures »  Le tabloïd populaire allemand Bild n’a pas, pour autant, adouci ses accents anti-grecs, titrant mercredi : « Les Grecs sont plus riches que nous ! (…) mais le gouvernement prépare une nouvelle aide de plusieurs milliards ».  Par ailleurs, le vice-chancelier allemand social-démocrate Sigmar Gabriel a lancé cette semaine, selon Die Welt, que la Grèce « relève plutôt de la Banque mondiale que du FMI, en raison de l’absence de structures étatiques ».  En retour, le vice-Premier ministre grec Evangelos Venizelos a relevé devant les eurodéputés socialistes à Strasbourg que, derrière presque chaque affaire de corruption en Grèce, « il y a une entreprise allemande ».  Si Athènes revendique l’allègement du poids de sa dette, en vertu d’engagements pris par ses partenaires européens en 2012, elle rejette tout nouveau « memorandum » sur une aide financière. Les conditions de la troïka à chaque tranche d’aide sont drastiques, et peuvent concerner jusqu’à « la réglementation de la date de péremption du lait! », constatait jeudi à Athènes M. Venizelos.  Face à un électorat majoritairement très remonté, le gouvernement grec ne veut plus de cette image d’obéissance




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