Archive pour le Tag '300 millions'

300 millions d’euros pour les médecins hospitaliers: indécent ( syndicats)

300 millions d’euros pour les médecins hospitaliers: indécent ( syndicats)

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a proposé lundi 29 juin aux syndicats une enveloppe de 300 millions d’euros pour revaloriser les salaires des médecins hospitaliers. Une somme annoncée par le ministre dans le cadre du Ségur de la santé, et jugée très insuffisante par les organisations représentatives, qui revendiquaient sept milliards d’euros.

Selon des sources syndicales, les 300 millions proposés par Olivier Véran comprendraient des hausses de salaires ciblées sur le début et la fin de carrière des praticiens hospitaliers, ainsi qu’une revalorisation de plusieurs primes (engagement de service public exclusif, garde des week-ends et jours fériés).

Le temps de travail additionnel (heures supplémentaires des praticiens hospitaliers) serait lui aussi revalorisé. Pour réduire la place de l’intérim, une prime territoriale renforcée serait accordée aux praticiens faisant des remplacements dans un même groupement hospitalier. Ces mesures ne concernent pas les internes et les étudiants en médecine, dont la situation sera traitée à part, ont précisé les syndicats.

A l’issue de la réunion, plusieurs syndicats de médecins hospitaliers ont fait part de leur déception, jugeant l’enveloppe promise par le ministre « très insuffisante » et  »ridicule par rapport aux besoins ». Les personnels non médicaux se sont en effet vu promettre six milliards d’euros dans le cadre du Ségur de la santé. Ils sont toutefois beaucoup plus nombreux (1,2 million de salariés dans la fonction publique hospitalière, contre moins de 100 000 pour les praticiens hospitaliers).

« On nous a annoncé ça comme une grande avancée sociale. Mais nous, on est stupéfaits : ce n’est pas une douche froide, c’est une douche glaciale », a réagi auprès de l’AFP Jean-François Cibien, vice-président d’Action praticiens hôpital (APH). « L’hôpital public a un gros problème d’attractivité et n’arrive pas à retenir les jeunes. Si on ne fait rien, le taux de fuite va devenir énorme, et on n’y arrivera pas », a-t-il prévenu.

Pour un autre responsable syndical, le montant proposé est « nul » au regard des « 100 000 médecins, pharmaciens, odontologistes » concernés. « C’est inadmissible », s’emporte un troisième, qui compte sur une « prochaine réunion jeudi matin » avec le ministre pour corriger le tir. « D’ici là, on appelle tous à la grève pour demain », ajoute-t-il, en référence à la journée d’action nationale organisée par la plupart des syndicats (CGT, FO, SUD, Unsa) et collectifs hospitaliers (Inter-Hôpitaux, Inter-Urgences, Inter-Blocs).

CICE : une ristourne de 300 millions pour la Poste

CICE : une ristourne de 300 millions pour la Poste

La Poste a enregistré en 2013 un bénéfice net de 627 millions d’euros, en hausse de 31%. Pourtant, l’entreprise a fait face dans le même temps au recul des volumes du courrier, en chute de 30%, et à la baisse de fréquentation de ses bureaux de Poste. 
 Cette bonne santé financière est en fait due à un gros coup de pouce du gouvernement. Grâce au Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), La Poste a bénéficié l’an dernier d’une ristourne fiscale de 300 millions. Le patron de La Poste assume cette aide gouvernementale. « C’est un effet majeur mais logique puisque La Poste est le premier employeur de notre pays. Il est donc logique que l’entreprise qui emploie le plus grand nombre de personnes en France, soit le premier bénéficiaire du CICE », indique Philippe Wahl. Fort de ce soutien non négligeable, le gouvernement pouvait légitimement attendre un retour en terme de compétitivité et d’emploi. Dans les faits, en donnant une plus grande marge de manœuvre à l’entreprise, le CICE a permis à La Poste d’investir, d’augmenter certains salaires et d’embaucher. « On continue à investir. On aura investi cette année près d’1 milliard d’euros, c’est considérable », explique Philippe Wahl.  « Il y a eu des hausses de salaires dans le cadre des négociations salariales 2013. Et des créations d’emplois. Nous avons l’année dernière embauché plus de 5.000 personnes comme nous nous y étions engagés. Ça nous permet d’entreprendre le travail de transformation du modèle de La Poste avec une plus grande sérénité. La contribution du CICE est donc positive », estime le patron de La Poste.  L’entreprise fait désormais face à un nouveau défi : compenser la baisse du chiffre d’affaires de la branche courrier, qui a enregistré en 2013 une baisse limitée (-3,5%) de son chiffre d’affaires, à 11,1 milliards d’euros, par d’autres activités en se restructurant avec l’aide du CICE.

 

Alitalia: 300 millions de recapitalisation contre la suppression de 1.900 emplois

Alitalia: 300 millions de recapitalisation contre la suppression de 1.900 emplois

C »était la demande d’Air France (actionnaire d’Alitalia), recapitaliser Alitalia mais contre la suppression d’emplois. La recapitalisation de 300 millions sera donc réalisée mais contre en quelque sorte la suppression de 1900 emplois. Sur 295 millions d’euros d’économies, 128 millions seront réalisées sur le coût du travail : suppression de l’équivalent de 1.900 postes et de certaines primes, notamment d’ancienneté, instauration d’une « contribution de solidarité » pour les salaires supérieurs à 40.000 euros bruts. En revanche, aucun « licenciement sec » n’est prévu.   »Nous ne voulons laisser à la maison ou renvoyer personne », a déclaré aux syndicats le PDG d’Alitalia, Gabriele del Torchio, selon lequel un plan « d’optimisation des coûts » est « absolument incontournable » pour la compagnie, au bord de l’asphyxie financière.  Un redimensionnement de la flotte est également prévu, avec l’abandon de 11 appareils A320.  Par ailleurs, le PDG a indiqué aux syndicats que son projet d?augmentation de capital était « pratiquement atteint ».  Alitalia, chroniquement déficitaire et dont la dette s’élève à 1,2 milliard d’euros, avait validé le mois dernier le principe d’une augmentation de capital jusqu’à 300 millions d’euros.  Une première période d’adhésion à l’opération ne lui avait permis de lever que 173 millions d’euros. Le deuxième tour doit s’achever mardi soir.  Le seuil de 225 millions d’euros de promesses d’achat de nouveaux titres devrait être atteint, ce qui devrait permettre au groupe public Poste Italiane de débloquer à son tour 75 millions et donc de parvenir aux 300 millions d’euros prévus.  Mais la compagnie italienne est toujours à la recherche d’un partenaire, a indiqué le PDG aux syndicats.  Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM, qui détient actuellement 25% de la compagnie italienne, avait refusé de souscrire à cette augmentation de capital, jugeant que « les indispensables mesures de restructuration financières n’étaient pas réunies ».  Mardi, la compagnie allemande Lufthansa ainsi que l’espagnole Vueling ont confirmé qu’ils n’étaient pas intéressés.   »C’est un plan de coupes budgétaires sans partenaire et sans prospective industrielle », a commenté le responsable de la fédération Transports du principal syndicat italien Cgil, Franco Nasso. Celui-ci a déploré « l’absence du gouvernement » dans ce dossier, jugeant que son implication est « indispensable pour que la négociation puisse s’ouvrir ».   »Le plan ne nous convainc pas, tant sur les recettes que sur le coût du travail », a ajouté son homologue de l’UIL, Claudio Tarlazzi, selon lequel la direction « doit accepter de le revoir et de le modifier sur les propositions des syndicats ».  Quant au responsable du troisième syndicat représenté, la CISL, il a jugé le plan « décevant » et réclamé de « la clarté sur le partenaire industriel ainsi que sur les mesures d’accompagnement social ».  Chroniquement déficitaire, Alitalia, qui compte 14.000 salariés, subit de plein fouet la concurrence des compagnies à bas coûts et du train.

Air France : 300 millions de pertes

Air France : 300 millions de pertes

Air France-KLM a accusé en 2012 une perte d’exploitation de 300 millions d’euros contre une perte de 353 millions en 2011 et a amélioré son chiffre d’affaires de 5,2% à 25,63 milliards . Air France-KLM a annoncé vendredi une réduction de sa perte d’exploitation en 2012 à la faveur d’une amélioration de ses activités de long-courrier et des premiers effets de ses mesures d’économies, malgré la conjoncture médiocre du secteur aérien en Europe et la hausse du prix du pétrole. Le groupe aérien franco-néerlandais, numéro deux européen, qui a engagé il y a un an un vaste plan de restructuration, s’est refusé à s’engager sur une prévision de résultat d’exploitation pour 2013, se bornant à réaffirmer son intention de continuer à réduire sa dette et ses coûts. Les analystes anticipent un bénéfice d’exploitation de 346 millions d’euros en 2013 et de 885 millions en 2014, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S. Sa recette unitaire par siège a augmenté de 5,9% grâce à une hausse limitée à 0,6% de ses capacités en 2013, lesquelles ne devraient augmenter que de 1,5% en 2013. Les analystes attendaient en moyenne pour 2012 un chiffre d’affaires de 25,43 milliards d’euros, une perte d’exploitation de 325 millions et une perte nette de 759 millions, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S. Sur le seul quatrième trimestre, Air France-KLM a réduit sa perte d’exploitation à 143 millions d’euros – contre une perte de 158 millions attendue par les analystes – après une perte de 202 millions sur la période correspondante de 2011. « Trimestre après trimestre, on améliore la situation, mais ce n’est pas encore suffisant », a déclaré le directeur financier Philippe Calavia à des journalistes. « L’élément de positif est ce début de retournement qui doit nous inciter à maintenir nos efforts ».  

 

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