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Une chute du commerce mondial jusqu’à 30% (OMC)

Une  chute du commerce mondial jusqu’à 30% (OMC)

La chute du commerce mondial est évidemment inévitable ; d’abord il faut constater que les échanges ont stagné en 2019 et qu’ils étaient déjà sur une tendance à la baisse avant le Coronavirus. Depuis évidemment, l’activité générale de chaque pays s’est profondément affaiblie  engendrant une diminution notable de la demande internationale. On peut s’attendre à une baisse des croissances internes d’environ  20 % qui mécaniquement va peser sur le niveau de la demande internationale. L’Organisation mondiale du commerce (OMC). prévoit donc  une baisse de 13% à 32% du commerce de biens, une fourchette dont la largeur reflète l’incertitude actuelle quant à l’impact de la crise sanitaire qui touche la quasi-totalité des pays de la planète.

“Les chiffres sont mauvais, c’est indéniable”, a déclaré Roberto Azevêdo, le directeur général de l’OMC, cité dans un communiqué. “Mais une relance rapide et vigoureuse est possible. Les décisions prises aujourd’hui détermineront la forme de la reprise et les perspectives de croissance mondiale.”

Pour 2021, l’organisation internationale basée à Genève dit tabler sur un rebond de 21% à 24% des échanges tout à fait hypothétique . elle explique que l’ampleur de la reprise dépendra pour une bonne part de la durée de l’épidémie et de l’efficacité des mesures mises en oeuvre pour limiter son impact économique.

Les échanges de services ne sont pas pris en compte dans les prévisions de l’OMC mais elle estime qu’ils pourraient être plus durement touchés encore que les échanges de biens en raison des restrictions imposées aux transports et au tourisme.

L’envolée du pétrole….. à 30 dollars !

L’envolée du pétrole….. à 30 dollars !

Certains médias économiques notent l’envolée du pétrole. En réalité, le pétrole est passé d’environ 20 $ fins mars à 30 $ début avril. Pas vraiment une remontée. Ceci sans doute sur la déclaration de Trump qui pour défendre sans doute le pétrole de schiste américain fortement handicapé par la faiblesse des cours déclare que l’Arabie Saoudite et la Russie se sont mises d’accord pour contingenter  la production.

Une affirmation tout à fait hypothétique dans la mesure ou au contraire la stratégie de l’Arabie Saoudite et de la Russie produise leurs effets en enfonçant leurs concurrents. Cela vaut y compris pour les États-Unis dont le gaz de schiste ne pourra pas résister longtemps en dessous d’un baril à 40 $. Le baril de Brent gagne donc 20% pour revenir à 29,68 dollars après être tombé à un creux de 21,65 dollars le 30 mars, au plus bas depuis 2002.

Celui du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) rebondit de 23% à 25 dollars, après avoir touché un plus bas à 19,25 dollars en début de semaine.

Municipales Paris : Hidalgo largement en tête malgré les sondages bidon de la presse des financiers (30,2%)

 

Municipales Paris : Hidalgo largement en tête malgré les sondages bidon de la presse des financiers (30,2%)

 

 

Rachida Dati aura bénéficié en vain  du soutien de la presse des financiers comme le JDD . En effet curieusement et même brutalement, on a vu des sondages annoncés que Rachida Dati était en tête. Évidemment du bricolage statistique soutenu par les financiers qui détiennent maintenant la plupart des médias. Le réveil est douloureux puisque – La maire socialiste sortante de Paris, Anne Hidalgo, est arrivée en tête avec 30,2% des voix devant la candidate Les Républicains Rachida Dati (22%) et celle de La République en marche Agnès Buzyn (17,6%) au premier tour des élections municipales à Paris, selon un sondage Ipsos Sopra/Steria pour France Inter et les chaînes parlementaires publié dimanche soir.

Avec 11,6% des voix selon cette même source, le candidat Europe Ecologie-Les Verts David Belliard est également qualifié pour le second tour, ce qui n’est pas le cas du mathématicien Cédric Villani, ex-député LaRem. Anne Hidalgo a les plus grandes chances d’être réélue à la suite du second tour. Par contre, la représentante de la république en marche avec seulement 17,6 % des voix reçoit elle aussi une belle claque électorale. Pourtant, elle aussi avait eu le soutien de médias des financiers.

Italie : 30 % de son économie paralysée

 

Trois régions mises en quarantaine dont  la riche Lombardie en Italie; de quoi plomber complètement une croissance qui était déjà bien malade avant le Coronavirus. Près d’un quart de la population est concerné soit environ 15 millions d’Italiens dont les déplacements seront strictement contingentés. En clair, on va paralyser de l’art de 30 % de l’économie de l’Italie. Les conséquences économiques seront très graves voire dramatiques. Comme déjà indiqué, la croissance serait normalement tombée dans le rouge en 2020 sans le virus chinois, la dépression va donc s’accentuer et poser de redoutables problèmes financiers au budget italien. Un budget qui dépassait déjà les normes. Toutefois  l’union européenne a donné son feu vert pour ignorer  un peu les critères européens en Italie afin de mieux lutter contre la catastrophe. Des conséquences graves pour l’Italie bien sûr mais aussi pour l’Europe car l’Italie est la troisième puissance économique de l’union européenne après la France et l’Allemagne. L’Allemagne également très affectée par la baisse drastique de ses exportations. Au total l’union économique risque de tutoyer la stagnation et même la régression.

Géographiquement, l’Italie est divisée en plusieurs régions, comme le Latium, où se trouve Rome, et les Marches. Les régions concernées par le décret du 8 mars sont la Lombardie (dont la capitale est Milan), une partie de l’Émilie-Romagne (dont le chef-lieu est Bologne) et de la Vénétie (qui a pour capitale Venise).

À elle seule, la Lombardie regroupe 1523 municipalités et légèrement plus de 10 millions d’habitants, soit près d’un sixième de la population italienne, dont 1,36 million à Milan même, selon l’Insee italien, Istat. Il s’agit de la troisième région la plus peuplée d’Europe, après l’Île-de-France et le Bade-Wurtemberg, en Allemagne. En face, la Vénétie regroupe 4,905 millions d’habitants, et l’Émilie-Romagne environ 4,46 millions d’habitants. Seules la Sicile, le Latium – incluant Rome – et la Campanie – avec Naples – sont plus peuplés.

Ces trois régions comptent parmi les plus importantes économiquement du pays. À elle seule, la Lombardie produit 20,6% de la valeur ajoutée italienne, et le territoire reste la première région économique de la Botte et la quatrième en Europe. Également touchée, la Vénétie, qui a profité du «miracle économique italien», a un PIB pesant pour 9,4% du total national. Dans tous les indicateurs permettant de juger le dynamisme d’un territoire, ces trois régions sont au-dessus de la moyenne nationale.

Le secteur pesait pour environ 12% du PIB italien, en 2015. Si 52,4 millions de touristes sont arrivés en 2016 en Italie, ce nombre est depuis passé à 62 millions, faisant du pays la 5ème destination mondiale, juste derrière la Chine mais loin devant la Turquie. Or, les trois régions touchées par la fermeture, dont la Vénétie, captent une partie importante des arrivées : la Lombardie a attiré environ 39,4 millions de nuitées en 2017, contre 69,2 millions pour la Vénétie et 40 millions pour l’Émilie-Romagne. À titre de comparaison, la région capitale, le Latium, n’en a enregistré que 33,8 millions la même année, et la Toscane 45,9 millions.

Fermer ces régions revient aussi  à mettre en péril un secteur touristique déjà fortement éprouvé, ces dernières semaines, par l’épidémie. Le secteur pesait pour environ 12% du PIB italien.

 

Coronavirus -marchés financiers : un risque de baisse de 30 %

Coronavirus -marchés financiers : un risque de baisse de 30 %

Alexandre Baradez, chief market analyst chez IG estime que les actions pourraient perdre 30 % de leur valeur. ( interview dans l’opinion).

 

Que vous inspire la correction des marchés actions lundi ?

Nous avions du mal à comprendre leur résistance alors que les signaux négatifs sur le coronavirus se multipliaient depuis la mi-janvier. Beaucoup de valeurs industrielles et de grands indices ont battu tout récemment des records en dépit des risques liés aux chaînes d’approvisionnement, visibles dès la mise en quarantaine de grandes villes chinoises. Et comme souvent sur les marchés, le retournement est soudain. On se dit que ce n’est pas raisonnable, les investisseurs ont le sentiment que la visibilité s’est brutalement réduite, et tout lâche. Pour l’Europe la cause immédiate est la présence d’un foyer viral en Italie. Nous sommes dans la phase aiguë dans laquelle tous les marqueurs de risque sont allumés : l’once d’or monte, les taux d’intérêt tombent (ceux des obligations d’Etat américaines sont à leur plus bas niveau depuis 2016), et la volatilité s’envole de 40 % en Europe et aux Etats-Unis.

Les marchés sont toujours excessifs…

La baisse de lundi n’est pas chère payée si on va effectivement vers un ralentissement brutal de la croissance mondiale. Mesure-t-on bien les conséquences du coronavirus ? La récession peut-elle frapper des pays asiatiques et faire chuter l’Allemagne et l’Europe ​? Si oui, il s’agirait du « ​black swan ​» de 2020, que chacun redoute lorsque les indices grimpent. En début de phase aiguë, il faut des solutions rapides pour calmer les investisseurs. Le marché n’est pas l’économie, il la paye toujours plus cher ​: les actions du CAC 40 valent 20 fois les résultats des entreprises. Mais pour que cela dure il faut des signes rassurants très rapidement, dans les tout prochains jours. Du côté de l’épidémie, ou du côté des banques centrales et des pouvoirs publics.

« Nous sommes dans la phase aiguë dans laquelle tous les marqueurs de risque sont allumés : l’once d’or monte, les taux d’intérêt tombent et la volatilité s’envole de 40 % en Europe et aux Etats-Unis »

Les banques centrales peuvent-elles, une fois encore, ramener la sérénité ​?

C’est l’inquiétude qu’expriment les investisseurs aujourd’hui. Les banques centrales sont actives depuis dix ans. L’an dernier, ce sont leurs interventions qui ont permis la hausse à deux chiffres des grands indices. Je précise que la Fed américaine a injecté 420 milliards de dollars depuis le mois de septembre, suite à une situation de stress sur le marché interbancaire. C’est à elle qu’on peut largement attribuer les records inscrits par les actions ces dernières semaines. Certes, les entreprises ont souvent publié de très bons résultats pour 2019, mais la Bourse a ouvertement ignoré les incertitudes pour l’avenir, et ce grâce à l’action de la Fed. Aujourd’hui on est obligé de « ​pricer ​» le risque qui fait figure d’éléphant dans la pièce, celui du coronavirus. Or c’est très compliqué à ce stade.

Une nouvelle injection d’argent pourrait ne pas suffire pour rassurer les marchés ​?

Nous sommes sur une ligne de crête, à un point d’inflexion. Soit le marché se fait peur, on l’a déjà vu fin 2018 lorsque les actions ont perdu 20 %. Mais finalement l’épidémie n’explose pas, les banques centrales sont bien là et le prouvent. Les investisseurs acceptent de reprendre du risque, c’est-à-dire d’acheter des actions, car c’est encore le meilleur moyen d’obtenir un minimum de rendement. Dans ce cas, les indices peuvent repartir très rapidement à la hausse. L’autre hypothèse est que l’épidémie a des conséquences très inattendues, au point de casser la croissance mondiale. Les interventions des banques centrales sont inefficaces car plus personne ne veut prendre de risque. C’est la trappe à liquidité ​: les actions peuvent perdre 15 % à 30 % en deux ou trois mois, les marchés sont déconnectés de l’action des banquiers centraux. Nous sommes face ce schéma binaire ​: rebond rapide ou forte chute.

Sait-on aujourd’hui ce qui est cher ou pas ​?

Prenons le cas de l’indice Dax. L’Allemagne est très concernée par la santé de la Chine, avec laquelle elle a échangé 206 milliards d’euros l’an dernier. Et pourtant le DAX de la Bourse de Francfort valorisait en moyenne les valeurs de l’indice, il y a encore quelques jours, 19 fois leurs bénéfices. C’est nettement supérieur à la moyenne historique. Le marché était convaincu que l’épidémie ne durerait pas. Et tout d’un coup on se rend compte que c’était complètement déraisonnable. Ce qui semblait normal est devenu hors de prix. Les investisseurs se souviennent subitement qu’en 2018, lors de la précédente phase de stress, la Bourse allemande ne valait que 11 fois les bénéfices.

Le raisonnement vaut aussi pour Apple, pleinement concerné par ce qui se passe en Chine, et qui est toujours proche de son record boursier. Et de manière générale pour les grandes « ​tech ​» américaines, et toute la classe actions ​: on ne voyait que les banques centrales, omniprésente depuis des années. Un autre phénomène a entretenu la tranquillité de la Bourse ​: très peu de grands groupes ont révisé en baisse leurs prévisions, hormis Apple qui vient de faire un « ​warning ​» sur son chiffre d’affaires. La communication se borne souvent à un « ​on a du mal à chiffrer ​».

Le cycle des profits des entreprises n’est-il pas en train de s’essouffler de toute façon ​?

On ne peut pas le dire à ce stade. Si cette crise est l’affaire d’un trimestre, les profits ne seront pas véritablement menacés. Il y aura très probablement un fort effet de rattrapage sur le reste de l’année. En revanche, si l’on met de côté l’effet coronavirus, les salaires progressent aux Etats-Unis et en Europe, dans un environnement de chômage bas ou en baisse. La question de la hausse des coûts et du partage de la valeur ajoutée se pose dans les entreprises, mais c’est une autre problématique.

Qui vend des actions aujourd’hui ​​​?

Toutes sortes d’investisseurs, si l’on se fie à l’importance des volumes. Il y a toujours les incontournables spéculateurs qui attendent ce genre de phase d’inquiétude pour vendre à découvert. Mais aussi des gestions plus classiques, qui allègent leur position. Sans signaux rassurants, les actions peuvent vite perdre 30 %. En revanche, si le rythme des contaminations ralentit, l’optimisme peut revenir très rapidement.

Inégalités : 30 % du patrimoine détenu par 5 % des Français

Inégalités : 30 % du patrimoine détenu par 5 % des Français

 

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Il convient toujours de se méfier des moyennes qui peuvent révéler de très grandes dispersions. Par exemple, il y a forcément un léger écart entre la fortune de Pinault, l’un des plus riches du monde qui possède 100 milliards et un smicard qui possède rien du tout, ni même une automobile. En moyenne,  le patrimoine des Français tourne autour de 250 000 €, les plus riches des milliards, les moins riches des millions et au moins 10% des Français ne possède en fait qu’une économie de deux mois de revenus. Sans parler des chômeurs qui ne touchent aucune indemnité.( le halo du chômage). On objectera que les inégalités plus fortes encore dans d’autres pays comme par exemple aux États-Unis ou en Chine. Ainsi nous trouve des milliardaires qui rachètent des entreprises et des patrimoines immobiliers dans le monde entier tandis que le chinois de base devra se contenter de 500 € mensuels par mois. L’existence de ces inégalités ailleurs ne saurait cependant justifier  des écarts encore importants en France. Certes des écarts qui subsisteront toujours mais la question est celle de leur ampleur et de leur cohérence avec l’efficacité économique et la justice sociale. Notons que Les inégalités de patrimoine sont, en France, beaucoup plus importantes que celles des revenus. Ainsi, selon la dernière étude de l’Insee, parue ce jeudi, la moitié des ménages la mieux dotée en patrimoine concentrait 92 % de la masse du patrimoine de l’ensemble des personnes vivant en France en 2018. De la même manière, 5 % des ménages détiennent un tiers du patrimoine et le centième de la population le plus aisé se partage même 16 % de l’ensemble. Ces inégalités apparaissent stables depuis la dernière enquête de l’Insee en 2015. Elles avaient augmenté entre 2004 et 2010 puis décru les cinq ans suivants.

En 2018, le patrimoine net moyen des ménages s’élève à 240.000 euros. Les 10 % les plus aisés détiennent au moins 608.000 euros, tandis que les 10 % les plus modestes possèdent au maximum 3 800 euros chacun, «soit 160 fois moins», insiste l’Insee.

Le patrimoine brut des Français est avant tout constitué de biens immobiliers (à 61 %) et d’actifs financiers (pour 20 %). Quelque 60 % des ménages sont en effet propriétaires de leur résidence principale, qu’ils aient ou non terminé d’en rembourser l’achat.

Le patrimoine résiduel (voiture, équipement de la maison, bijoux, œuvre d’art…) constitue seulement 8 % du patrimoine total. «Cette composante est majeure dans le patrimoine des ménages les plus modestes, note toutefois l’Insee. Elle représente 71 % du patrimoine total des 10 % des ménages les moins dotés. Ceux-ci ne détenant quasiment pas de patrimoine immobilier.»

À l’inverse, les ménages les plus aisés détiennent davantage d’actifs financiers (34 % de leur patrimoine pour le premier centile) et de patrimoine professionnel (28 %). Le patrimoine financier apparaît ainsi particulièrement concentré: 5 % des ménages les mieux dotés en détiennent plus de la moitié.

La 4G en retard chez les ploucs et la 5 G pour dans 30 ans

La 4G en retard chez les ploucs et la 5 G pour dans 30 ans

 

Au moment où on annonce à grand renfort de com.  Le développement généralisé de la 5g  -et par ailleurs du câble-, on s’aperçoit en fait que certaines zones ne sont pas couvertes par la 4G (certains ne reçoivent même pas la 3G dans des conditions satisfaisantes). Exemple quand on revoit un SMS le lendemenain de son émission ! Les opérateurs ne respectent pas leurs engagements . La couverture des zones blanches et des axes de transports, prévue dans le cadre de l’accord passé entre l’État et les opérateurs début 2018, ne va pas suffisamment vite et risque de ne pas être à la hauteur des engagements pris par les opérateurs en échange du renouvellement à titre gracieux de plusieurs fréquences accordées il y a 20 ans, selon l’ARCEP. Les mêmes retards seront constatés pour la 5G. Une 5G qui pourraiat même ne jamais atteindre les zones peu denses au profit dune technologie moins puissante ou d’une 4G améliorée ;

En effet y aura-t-il une technologie 5G  pour les villes et une autre pour les ploucs ? C’est la question qu’on peut se poser en raison du passé mais aussi du futur. Pour le passé, on sait que nombre de zones ne sont pas encore couvertes par la 3G, la 4G ou  ne sont pas couvertes du tout ou alors de temps en temps. Pour le futur, il n’est pas certain que la 5G couvre  rapidement l’ensemble du territoire. On pourrait se contenter pour certaines zones de la 4G améliorée. De toute manière la 5G à très, très  haut débit, celle des 26 GHz, sera réservé aux villes L’attribution va concerner la bande de fréquences des 3,4 à 3,6 GHz. qui permet d’offrir un bon débit couplé à une portée correcte pour couvrir le pays. Mais  autre bande, celle des 26 GHz, sera plus tard attribuée aux opérateurs. Ces fréquences seront essentiellement utilisées dans les villes, car si elles permettent des débits très puissants, leur portée, elle, s’avère faible. Lors de l’attribution de cette bande « cœur », 310 MHz seront proposés aux opérateurs. Une quantité jugée « significative » par l’Arcep.  Pour cette attribution, l’Arcep propose une procédure en deux temps. Le premier permettra aux quatre opérateurs nationaux (Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free) d’acquérir chacun un bloc d’une taille de 40 à 60 MHz, à prix fixe, lequel sera déterminé par le gouvernement. Des engagements spécifiques seront liés à ces blocs. Les opérateurs devront notamment répondre aux demandes jugées « raisonnables » des industriels désireux de bénéficier de la 5G à certains endroits. Ou encore lancer des offres 5G à usage fixe dans certains territoires peu peuplés. Dans un second temps, les fréquences restantes seront mises aux enchères. Les opérateurs pourront cette fois acquérir plusieurs blocs de 10 MHz, avec un prix de réserve fixé ici aussi par le gouvernement. Tous les opérateurs qui remporteront des fréquences seront soumis à des obligations. Chacun devra notamment déployer 12.000 sites en 5G d’ici à la fin 2025 – ce qui correspond, selon l’Arcep, à une couverture des deux tiers de la population. Pour ne pas réserver la 5G aux grandes villes et éviter une nouvelle fracture numérique, des obligations concernent les territoires ruraux. Ainsi, en 2025, 90% des sites mobiles d’un opérateur devront proposer un débit au moins égal à 240 mégabits par seconde – lequel pourra être atteint soit via la 5G, soit par le biais d’une 4G boostée.  Il faudra au final attendre 2030 pour que tous les sites mobiles des opérateurs proposent a minima un débit de 240 mégabits par seconde.

 

La retraite chapeau limitée à 30% ?

La retraite chapeau limitée à 30% ?

 

Face au scandale des retraites chapeaux, le pouvoir se devait de réagir. Ce qu’il a fait bien tardivement à travers la voix du ministre de l’économie Bruno Lemaire ce dernier proposerait de limiter la retraite des dirigeants des grandes entreprises à 30 % de leurs revenus. On sait par exemple que Tom Henderson le patron d’Airbus va partir avec une retraite de 1,3 millions parents alors qu’il n’a effectués que c’est en de présence dans la société. Par ailleurs son salaire était d’environ 3 millions mais son revenu de 5 millions. Du coup le plafond fixé par le ministre de l’économie ne change strictement rien puisque ce plafond pour Tom Henderson se situerait à 1,5 millions. La vérité c’est que le pouvoir ne veut pas s’attaquer ni à la structure de rémunération, ni au niveau des salaires et pas davantage aux retraites. Dans le même temps le gouvernement pour l’ensemble des salariés veut là des réformes profondes dont certaines sont sans doute justifié mais particulièrement injuste par rapport aux patrons de grandes entreprises il y a la évidemment une forme inadmissible de justice sociale. Visiblement le ministre de l’économie Bruno Lemaire a réagi de manière un peu rapide en effectuant un calcul de coin de table. Notons qu’il parle de 30 % des revenus et non de 30 % du salaire. Or on sait que les grands patrons dépriment de performance sans parler des stock-options attribués bien sûrs gratuitement et qui ont pour objet de faire en sorte que les dirigeants soient plus proches des actionnaires que des salariés voir de l’intérêt de leur entreprise

“Je suis opposé aux rémunérations excessives, en particulier en matière de retraite chapeaux, qui décrédibilisent le capitalisme et rendent ces équilibres incompréhensibles et injustes”, a dit Bruno Le Maire dans une interview accordée aux Echos de mercredi. En vue de limiter les montants perçus, le ministère de la Santé souhaite ou bien plafonner ces montants à 30% des revenus du dirigeant ou imposer un plafond en valeur absolue.

Bruno Le Maire a prévenu que le plafond, quelle que soit l’option envisagée, serait “très inférieur au 1,3 million d’euros par an prévus pour Tom Enders”. Un mensonge évidemment car tout dépend du montant de la rémunération.

Report du Brexit au 30 juin: refus de l’UE

Report du Brexit au 30 juin: refus de l’UE

 

 

Pas question de reporter le Brexit  jusqu’au 30 juin prochain comme le demande la première ministre britannique Theresa May. Le durcissement de la position européenne s’explique d’une part par la proximité des élections de l’union qui commence le 23 mai, aussi par l’agacement de l’Europe vis-à-vis des contradictions du Parlement britannique lequel ne veut pas de Brexit  dur mais ne veut pas non plus de Brexit doux  en refusant l’accord de transition négociée par Theresa May et l’union européenne. La grande question est de savoir si le Royaume-Uni est de savoir si le Royaume uni est en incapacité d’accepter ou non l’accord de transition qui ne pourra être modifiée de façon significative sur le fond. Sans doute serait-il possible de faire quelques aménagements de forme mais il n’est pas certain que le Parlement britannique vote en faveur de ce texte réaménagé. Du coup de perspectives sont soit  l’hypothèse d’un Brexit  dur auxquels cependant le Parlement britannique a renoncé au bien un nouveau report dans le temps de la date du Brexit. Bref l’horizon est particulièrement bouché  du fait des contradictions britanniques. Donald Tusk a répondu sèchement à la première ministre britannique en indiquant qu’il était possible d’accorder à la Grande-Bretagne un bref report de sa rupture avec l’Union à condition que la Chambre des communes approuve la semaine prochaine l’accord de sortie que Londres et Bruxelles ont conclu. Si tel est le cas, aucun sommet européen extraordinaire ne sera nécessaire la semaine prochaine, a-t-il poursuivi. Dans le cas contraire, il pourrait rappeler les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE à Bruxelles, où ils se réunissent déjà en sommet jeudi et vendredi de cette semaine.“A la lumière des consultations que j’ai menées au cours des derniers jours, je pense qu’une courte prolongation sera possible mais dépendra d’un vote positif sur l’accord de retrait à la Chambre des communes”, a déclaré Donald Tusk, s’adressant à la presse. La Commission européenne estime pour sa part qu’un report du Brexit ne doit pas dépasser le 23 mai, ou qu’il doit être plus long et impliquer alors une participation du Royaume-Uni au scrutin européen. En clair l’union économique pousse maintenant le Royaume-Uni vers un break site dur à moins qu’il accepte l’accord de transition passée entre Theresa May et la commission européenne.

Popularité de Macron : stagnation à 30%

Popularité de Macron : stagnation  à 30%

 

 

Un sondage qui en quelque sorte contredit ceux  des organes de presse (JDD, Paris match et Europe 1 notamment détenus par Bolloré et Lagardère, deux des plus fidèles supporters de Macron. En effet, les médias des deux grands patrons n’avaient cessé d’annoncer une remontée spectaculaire de Macron d’au moins six points depuis le début de l’année. Des sondages sans doute bidonnés  pour faciliter la remontada de Macron. Or dans un récent sondage de BVA pour La Tribune-Orange-RTL,  » les bonnes opinions à l’égard d’Emmanuel Macron continuent de baisser chez les habitants de communes rurales (- 3 pts à 22%) et périurbaines (-6pts à 22%) alors qu’elles progressent chez les habitants de grandes agglomérations (+2pts à 37%) » souligne BVA. (Crédits : Philippe Wojazer)L’enquête mensuelle réalisée par BVA pour La Tribune-Orange-RTL indique que 30% des Français ont une opinion favorable d’Emmanuel Macron contre 31% en janvier. Pas vraiment la preuve que Macon remonte dans tous les sondages. . D’après le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, Orange et RTL, la part des Français ayant une bonne opinion d’Emmanuel Macron se stabilise à 30% contre 31% le mois dernier. A l’opposé, la proportion de répondants ayant un jugement défavorable s’élève à 69%, au même niveau qu’en janvier.

Au classement des personnalités, l’ancien ministre de la Transition écologique et des solidarités, Nicolas Hulot, arrive en tête du podium. 40% des personnes des personnes interrogées souhaitent ainsi que l’ancien présentateur de télévision ait davantage d’influence dans la vie politique française. Arrivent ensuite, Alain Juppé (29%, – 5 points) qui vient d’annoncer sa démission de la mairie de Bordeaux pour rejoindre le Conseil constitutionnel, et le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (28%). L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy gagne également de la popularité chez les Français avec 27% d’opinions favorables (+3 points). Enfin, Marine Le Pen reste stable dans le dernier baromètre à 26%.

Du côté des partis politiques, Europe-Ecologie-Les Verts figure en tête du classement (45% de bonnes opinions). Loin derrière, le parti écologiste est suivi par République en Marche (33%) et les Républicains (27%). A l’opposé, le parti de Nicolas Dupont-Aignan Debout la France (20%), Générations (15%) de Benoît Hamon ou les Patriotes (13%) de Florian Philippot sont en bas  de tableau.

(*)Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 20 au 21 février 2019. Echantillon de 1012 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

La popularité de Macron : toujours très basse à 30%

La popularité de Macron : toujours très basse à 30%

 

 

Un sondage qui en quelque sorte contredit ceux  des organes de presse (JDD, Paris match et Europe 1 notamment détenus par Bolloré et Lagardère, deux des plus fidèles supporters de Macron. En effet, les médias des deux grands patrons n’avaient cessé d’annoncer une remontée spectaculaire de Macron d’au moins six points depuis le début de l’année. Des sondages sans doute bidonnés  pour faciliter la remontada de Macon. Or dans un récent sondage de BVA pour La Tribune-Orange-RTL,  » les bonnes opinions à l’égard d’Emmanuel Macron continuent de baisser chez les habitants de communes rurales (- 3 pts à 22%) et périurbaines (-6pts à 22%) alors qu’elles progressent chez les habitants de grandes agglomérations (+2pts à 37%) » souligne BVA. (Crédits : Philippe Wojazer)L’enquête mensuelle réalisée par BVA pour La Tribune-Orange-RTL indique que 30% des Français ont une opinion favorable d’Emmanuel Macron contre 31% en janvier. Pas vraiment la preuve que Macon remonte dans tous les sondages. . D’après le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, Orange et RTL, la part des Français ayant une bonne opinion d’Emmanuel Macron se stabilise à 30% contre 31% le mois dernier. A l’opposé, la proportion de répondants ayant un jugement défavorable s’élève à 69%, au même niveau qu’en janvier.

Au classement des personnalités, l’ancien ministre de la Transition écologique et des solidarités, Nicolas Hulot, arrive en tête du podium. 40% des personnes des personnes interrogées souhaitent ainsi que l’ancien présentateur de télévision ait davantage d’influence dans la vie politique française. Arrivent ensuite, Alain Juppé (29%, – 5 points) qui vient d’annoncer sa démission de la mairie de Bordeaux pour rejoindre le Conseil constitutionnel, et le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (28%). L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy gagne également de la popularité chez les Français avec 27% d’opinions favorables (+3 points). Enfin, Marine Le Pen reste stable dans le dernier baromètre à 26%.

Du côté des partis politiques, Europe-Ecologie-Les Verts figure en tête du classement (45% de bonnes opinions). Loin derrière, le parti écologiste est suivi par République en Marche (33%) et les Républicains (27%). A l’opposé, le parti de Nicolas Dupont-Aignan Debout la France (20%), Générations (15%) de Benoît Hamon ou les Patriotes (13%) de Florian Philippot sont en bas  de tableau.

(*)Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 20 au 21 février 2019. Echantillon de 1012 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

Abeilles : 30% tuées cet hiver

Abeilles : 30% tuées cet hiver

Une vaste enquête auprès de 15 000 apiculteurs révèle que de l’ordre de 30 % des abeilles ont été tué l’hiver dernier. Une surmortalité supérieure liée aux parasites mais surtout aux insecticides. Les résultats d’études, conduites au Canada et en Europe  publiées dans la revue américaine Science, révèlent aussi que l’environnement local et l’état de santé des ruches peuvent moduler les effets des néonicotinoïdes, dits pesticides « tueurs d’abeilles » et largement utilisés dans l’agriculture. Mais ces substances chimiques, qui agissent sur le système nerveux des insectes, ont dans l’ensemble « des effets nettement délétères » sur ces pollinisateurs essentiels à de nombreuses récoltes, dont une nette réduction de leur taux de reproduction et une forte augmentation de leur mortalité, concluent ces travaux financés en partie par le secteur, avec les groupes allemand Bayer et suisse Syngenta. La première expérience, conduite sur un total de 3.000 hectares au Royaume-Uni, en Allemagne et en Hongrie, a exposé trois espèces d’abeilles à des récoltes de colza d’hiver dont les semences avaient été traitées avec de la clothianidine de Bayer Crop Science, ou avec du thiaméthoxame de Syngenta. Il s’agit de deux des trois néonicotinoïdes interdits temporairement dans l’Union européenne en 2013 en raison des craintes de leurs effets sur la santé des abeilles. Le 1er septembre dernier, cinq molécules néonicotinoïdes jugées responsables de la surmortalité d’insectes pollinisateurs comme les abeilles ont été interdites, conformément à une loi passée sous le précédent quinquennat. La loi agriculture et alimentation, adoptée à l’Assemblée le 2 octobre, prévoit en outre d’interdire les “produits phytopharmaceutiques contenant une ou des substances actives présentant des modes d’action identiques à ceux de la famille des néonicotinoïdes”.

Eoliennes Mouliherne : une dépréciation de l’immobilier de 30%

Eoliennes  Mouliherne : une dépréciation de l’immobilier de 30%

 

 

Une dépréciation qui s’ajoute à celle qui découle d’un processus de désertification et encouragée par des responsables municipaux qui entretiennent des liens plus qu’approximatif avec les réalités économiques et sociales. En fait, des maires surtout attirés par les promesses d’argent qui leur permettront de continuer de financer des équipements inutiles et coûteux quand la priorité doit être le développement économique et la création d’emplois. D’après de nombreuses études faites au plan international et national (en France notamment auprès des notaires et des commissaire-enquêteur),  l’éolien entraîne une baisse très sensible de la valeur du foncier et en particulier de l’immobilier. Pour l’immobilier, la perte moyenne se situe autour de 30 % avec une certaine dispersion selon l’équilibre entre la demande et l’offre et selon l’éloignement des éoliennes. . Les pertes les plus importantes se situent dans les zones rurales déjà économiquement défavorisées. Des zones qui ne cessent de perdre des habitants et des emplois qui déséquilibrent la demande au profit du phénomène de sururbanisation. Du coup, les prix ne sont soutenus dans les zones peu denses essentiellement que par les achats de retraités et de résidents secondaires y compris dans certains cas d’étrangers. En dépit de cela,  les prix ont baissés d’environ 50 % en une quinzaine d’années. Avec  l’installation d’éoliennes,  la perte supplémentaire serait  d’environ 30%. Pour preuve les effets désastreux de l’annonce d’éolienne dans des communes de l’est du Maine et Loire (à Mouliherne par exemple, village de 800 habitants ou à Noyant village de 2000 habitants) où des pavillons type 5 avec jardin se vendent  autour de 50 000 à  60 000 euros quand ils valaient encore 100 000 euros il y a quelques années.  La perspective de projet même vague concernant des parcs d’éolienne éloigne certains candidats à l’achat en particulier des retraités mais surtout les étrangers. Ainsi en Anjou, où résident nombre de britanniques, l’impact est significatif. Cela en raison du fait qu’en général les britanniques ont en moyenne acheté  au double du prix habituel il y a une quinzaine d’années soutenant ainsi les prix du marché. Depuis avec la dépréciation de la livre, le Brexit, la dépréciation immobilière générale des zones peu denses, les prix de vente vont notoirement diminué. Ils vont subir une nouvelle baisse avec l’éolien qui contaminera l’ensemble de l’offre. Pour une commune comme Mouliherne, la perte sera de l’ordre de 15 millions si l’on considère que la valeur du patrimoine immobilier représente environ 50 millions. Un transfert financier en quelque sorte vers les bénéficiaires, les promoteurs et les ressources publiques locales. Comme redistribution on fait mieux ! Pour vérifier le raisonnement, il suffit d’abord de comparer le prix estimé par les propriétaires et celui estimé par les notaires ou agences immobilière. Un exercice recommandé  pour voir plus clair !  En général la surestimation frôle les 50%. Là où on évalue un bien à 150 000 euros, il faudra sans doute se contenter de 100 000 lors de la transaction. Là dessus, il conviendra désormais d’appliquer une dépréciation liée à l’implantation des éoliennes. Observons l’un des effets de l’observation de ce phénomène de dépréciation des prix. Nombre de personnes âgées compte sur la valeur de leur patrimoine immobilier pour financer leur futur séjour en maison de retraites. Or le prix moyen d’un séjour est de 2000 euros mensuels or la valeur du patrimoine sera consommée  en 3 ou 4 ans !

 

L’électricité française : 30% de taxes

L’électricité française : 30% de taxes

 

L’électricité française pourrait être l’une des moins chers elle n’était pas grevée de taxes. Des taxes qui représentent de l’ordre de 30 % de la facture.

Cette  facture d’électricité reste une énigme pour près de neuf Français sur dix, selon un sondage publié ce jeudi. Le Figaro vous détaille les cinq éléments à regarder sur votre facture pour bien la comprendre. Trop de rubriques, des montants très décortiqués, des taxes à toutes les lignes … La facture d’électricité reste une énigme pour près de neuf Français sur dix (89%), selon un sondage* publié ce jeudi et réalisé par l’Ifop pour Qinergy, un service de mesure en temps réel de la consommation électrique, destiné aux particuliers. Dans le détail, si 61% des consommateurs disent réussir «globalement» à s’y retrouver, ils admettent ne pas «tout comprendre». Pour 21% d’entre eux, ils parviennent «péniblement» à comprendre «certains élements», tandis que 7% se contentent de «consulter le montant à payer» car «il y a longtemps qu’ils n’essaient plus de comprendre les autres rubriques». Résultat: près de la moitié des Français (47%) disent avoir régulièrement une mauvaise surprise en découvrant le montant de leur facture, et 55% des clients soulignent ne pas avoir «les moyens de vérifier» ce que leur facture leur fournisseur d’électricité.

On  distingue quatre grandes familles de taxes et contributions s’appliquant à l’électron : suivez ce guide pour mieux comprendre votre facture d’électricité.

La contribution tarifaire d’acheminement (CTA)

La contribution tarifaire d’acheminement (CTA) est une taxe apparue en 2005. Elle représente, à ce jour, environ 1 % d’une facture moyenne d’électricité. La CTA a pour but de contribuer au financement des caisses de retraite des personnels des industries électrique et gazière (IEG), et plus particulièrement des droits acquis par ces derniers avant l’adossement de leur régime au régime général, intervenu en 2005. Elle apparaît obligatoirement sur toutes les factures d’électricité et de gaz depuis le 15 août 2009.

Le produit de cette contribution est donc reversé par les fournisseurs d’électricité à la Caisse Nationale des Industries Électrique et Gazière (CNIEG), pour financer la pension des retraités d’EDF, GDF, RTE, GRTgaz ou encore GRDF.Le montant de la CTA n’est pas proportionnel à votre consommation mais forfaitaire, et dépend pour chaque client de la puissance de son compteur en kVA. En effet, la contribution est calculée par l’application d’un pourcentage de 27,04 % sur le tarif d’utilisation du réseau public d’électricité (TURPE), qui sert à rémunérer les gestionnaires du réseau de transport et de distribution. Or, le montant du TURPE est lui-même déterminé en partie par la puissance souscrite en kVA.

La contribution aux charges de service public de l’électricité (CSPE)

La contribution aux charges de service public de l’électricité (CSPE) représente environ 10 % de la facture d’électricité, et se caractérise depuis quelques années par une croissance très rapide : indexé sur la consommation de chaque ménage, son montant a été fixé à 19,50 € du MWh au 1er janvier 2015, soit une augmentation de 18 % en un an et… de 550 % depuis 2002 !

De fait, ce prélèvement est destiné à couvrir une grande variété de charges, dont :

  • Le rachat obligatoire par EDF, ou par certaines entreprises locales de distribution, du surplus de production des particuliers ayant recours à une énergie renouvelable (éolien, photovoltaïque…).
  • Les coûts liés au tarif social de l’électricité et à la participation des fournisseurs au fonds de solidarité pour le logement.
  • Le coût de fonctionnement du médiateur national de l’énergie, qui intervient dans les litiges opposant les clients avec leurs fournisseurs ou distributeurs.
  • Et enfin le surcoût représenté par l’alimentation en électricité de certains territoires insulaires, non interconnectés avec le réseau national. C’est le cas de la Corse, de certaines îles bretonnes et bien sûr des départements d’outre-mer.

À ce jour, la croissance rapide de la CSPE est surtout liée, selon EDF, à celle de la filière des énergies renouvelables et donc à une obligation de rachat de plus en plus lourde à assumer, qui engloutit 63,7 % du produit total de la taxe en 2015.

On notera, pour mémoire, que le montant de la CSPE fait l’objet d’un plafond pour les très gros consommateurs, lesquels ne pourront payer plus de 627 783 € de CSPE en 2015.

finale d’électricité (TCFE) correspondent, depuis le 1er janvier 2011, aux anciennes taxes locales de l’électricité (TLE). La très grande majorité des consommateurs particuliers et professionnels, à savoir ceux qui ont souscrit une puissance inférieure ou égale à 250 kVA, sont soumis à la part communale de cette taxe (TCCFE) ainsi qu’à sa part départementale (TDCFE). Les plus gros clients, abonnés pour des puissances supérieures, sont redevables en plus d’une taxe dite « intérieure » (TICFE). Les montants exacts de la TCCFE et de la TDCFE s’obtiennent par un savant calcul : il convient de multiplier la taxation de base, fixée par l’État (actuellement 0,75 € du MWh pour une puissance inférieure ou égale à 36 kVA), par un coefficient déterminé par la commune ou le département. Ce coefficient, en 2014, pouvait être compris entre 0 et 8,44, ce qui donne donc une bonne idée des énormes différences qui peuvent se manifester d’une commune ou d’un département à l’autre !

Pour un consommateur moyen, les TCFE s’imputent sur la facture d’électricité à hauteur de 7 % environ.

Différents taux de TVA s’appliquent en ce qui concerne votre facture d’électricité :

  • Le taux réduit de 5,5 % est applicable au montant de votre abonnement.
  • Votre consommation d’électricité, exprimée en euros, subit en revanche le nouveau taux standard de 20 %. Le montant total de votre TVA sera donc directement proportionnel à la quantité de kWh que vous aurez consommé sur la période de référence.

Il convient par ailleurs de bien prendre en compte une subtilité typiquement française : la TVA s’applique aussi sur le montant des autres taxes évoquées ci-dessus ! Plus précisément, la contribution tarifaire d’acheminement est intégrée à la part de TVA à 5,5 %, tandis que la CSPE et les TCFE, indexées sur votre consommation, sont taxées au taux standard de 20 %. Une « taxe sur la taxe » qui renchérit d’autant le coût de l’énergie pour le consommateur final… Au sein de l’Union européenne, le prix moyen varie du simple au quasiment triple entre la Bulgarie (10 centimes le kilowattheure) et la Belgique (28 centimes), lanterne rouge du classement. Il est toutefois à noter que ni l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, pays où l’électricité est notoirement chère, n’ont fourni de données à Eurostat. La France se situe, elle, à 17 centimes par kilowattheure, ce qui reste moins cher que l’Irlande (21 centimes), le Portugal (24 centimes) ou le Danemark (26 centimes), mais plus élevé que la Suède (16 centimes), la Finlande (14 centimes) ou le Luxembourg (15 centimes). Autres champions européens de l’électricité bon marché, la Norvège et l’Islande, à 12 centimes d’euro. Une donnée peut expliquer ce classement surprenant de la France: l’augmentation galopante des taxes. D’après une autre étude de l’Observatoire de l’industrie électrique publiée en juillet, la fiscalité représente désormais plus d’un tiers des factures d’électricité, soit une augmentation de 40 % en l’espace de quatre ans. Dans le même temps, les coûts de la production et de l’acheminement sont restés quasiment stables, avec respectivement + 2 % et + 5 %.

 

Cap 2022 : propose 30 milliards d’euros d’économies dans le public

Cap 2022 : propose 30 milliards d’euros d’économies dans le public

 

 

Un rapport uen peu explosif qui d’ailleurs ne sera diffusé qu’au compte goute par le gouvernement qui ne veut sans doute pas que se constitue un front d’opposition chez les fonctionnaires.  Le Comité Action publique 2022, chargé par l’exécutif d’identifier des pistes de réformes et d’économies dans la sphère publique, propose 22 mesures, dont la suppression des taux réduits de TVA, pour réaliser une trentaine de milliards d’économies à moyen terme, selon Le Figaro. Les services du Premier ministre ont fait savoir la semaine dernière que celui-ci ferait d’ici au mois d’octobre des annonces sur la réforme de l’Etat au fur et à mesure d’ateliers thématiques. Contrairement à ce que le gouvernement avait envisagé dans un premier temps, le rapport de ces 44 experts du privé et du public, mandatés en octobre dernier par Matignon, sera rendu public, mais seulement après la “phase de décisions”. Le rapport propose “un nouveau contrat social entre l’administration et ses collaborateurs” et un “assouplissement du statut” de fonctionnaire. Jugeant nécessaire de “mettre un terme à toutes les interventions publiques dont l’efficacité n’est pas démontrée”, les auteurs prônent la suppression des taux réduits de TVA, dans le bâtiment et la restauration notamment, des aides à l’innovation, des aides à la transition énergétique. Le gain attendu serait de cinq milliards d’euros. Pour la restauration le rapport indique « La réduction de la TVA a essentiellement profité aux propriétaires de restaurants. Plus précisément, nous montrons que, 30 mois après la baisse de TVA, les prix ont seulement diminué de 1,9%, tandis que le coût des salaires et des fournitures a seulement augmenté de 4,1% et de 5%, respectivement, et que les bénéfices des propriétaires ont augmenté d’environ 24%. »Les experts proposent aussi  une refonte du système de soins, dont ils attendent plus de cinq milliards d’euros d’économies, la mise en concurrence des services d’aide au retour à l’emploi et le recentrage de Pôle emploi sur l’indemnisation, le contrôle et l’accompagnement des chômeurs les moins autonomes (environ 350 millions d’euros d’économies). Afin d’économiser “un milliard d’euros d’ici 2022”, le rapport propose une simplification “drastique” du recouvrement des impôts. L’Etat, selon les auteurs, doit renoncer à l’ensemble des compétences qu’il a décentralisées (aménagements, formation…) pour un gain d’environ un milliard d’euros. Le document propose par ailleurs d’assouplir le statut des fonctionnaires, afin de faciliter les évolutions entre les trois fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière). Enfin, les auteurs du rapport proposent de simplifier les organismes chargés de recouvrer les impôts (un milliard d’euros d’économies) et de réformer Pôle emploi.

Police de sécurité du quotidien : 30 quartiers ciblés sur 500 !!!

Police de sécurité du quotidien : 30 quartiers ciblés sur 500 !!!

 

 

Un nouveau nom, la « PSQ »  pour tenter de rétablir l’état de droit dans certains quartiers en pleine dérive. Mais les moyens concerneront seulement 30 zones sur 500 potentiellement concernées. Bref des moyens pas du  tout à la hauteur des enjeux. Pas étonnant la quasi-totalité des responsables gouvernementaux ou des députés ignorent les réalités sociales et sociétales de ces quartiers et n’y ont jamais résidé. Dès lors,   il ne faut guère s’étonner que ces zones de non droit aient  fourni 1500 à 2000 candidats au djihadisme  en Syrie et en Irak et que d’une façon générale l’économie de la drogue face office  de régulation là ou la puissance publique ne pénètre même plus.  Le ministre de l’Intérieur a donc annoncé que trente quartiers difficiles bénéficieront de «moyens supplémentaires» d’ici à janvier 2019 dans le cadre de cette «PSQ». Avec une volonté: ne pas ressusciter la police de proximité, cette «pol prox» devenue le symbole de l’échec de la politique sécuritaire du gouvernement Jospin et un épouvantail pour la droite. Mais, si elle affirme des principes et dégage des moyens, la PSQ recycle aussi des mesures déjà lancées. Ces derniers mois, elle a d’ailleurs suscité chez les élus et les forces de l’ordre autant d’attentes que d’interrogations.

Des dizaines de communes (Aulnay-sous-Bois, Lille, Grenoble, Toulouse, etc.) se sont portées candidates, avec bien souvent l’espoir de glaner des effectifs supplémentaires au regard des 10.000 créations de postes annoncées. Au sein des forces de l’ordre, d’aucuns craignent que les annonces ministérielles ne se limitent notamment à labelliser «PSQ» des mesures ou chantiers déjà actés, comme la forfaitisation des amendes pour consommation de cannabis. Pour les syndicats policiers, les grandes ambitions ont déjà été mises à mal par une concertation en pointillés.

Réforme constitutionnelle : Rugy veut 30% de parlementaires en moins et la limitation des mandats

Réforme constitutionnelle : Rugy veut 30% de parlementaires en moins et la limitation des mandats

 

D’une certaine manière,  la guerre psychologique et politique est engagée entre d’une part le président du Sénat, Gérard Larcher d’autre part le président de l’Assemblée nationale François de Rugy. Un François de Rugy qui prend à témoin l’opinion publique à propos des réticences de Larcher concernant la limitation du nombre de parlementaires et la limitation dans le temps du mandat. Il est clair que sur ce point Gérard Larcher a le soutien de nombre d’élus mais que l’opinion publique, elle, est évidemment en faveur de François de Rugy. On a en effet un peu de mal à comprendre le refus de Gérard Larcher de limiter par exemple à 18 ans le temps du  mandat d’un sénateur.  «Je pense que les Français seront impitoyables avec ceux qui bloqueraient tout changement visant à répondre à la crise démocratique», lui a implicitement répliqué François de Rugy jeudi. Devant la presse, le président de l’Assemblée nationale a dévoilé plusieurs propositions, reprenant en partie les idées avancées par les députés en décembre, et sans franchement tenir compte des fameuses «lignes rouges» du président du Sénat. François de Rugy a ainsi évoqué dans ses propositions la baisse de 30% du nombre de parlementaires, jugeant important de l’inscrire dans la Constitution. «On veut fixer cette règle, la graver dans le marbre pour éviter que d’autres formations politiques qui y sont moins favorables le remettent en cause. C’est un élément indispensable pour réintroduire de la confiance entre les gouverneurs et les gouvernés», explique le vice-président de l’Assemblée Hugues Renson. La mise en place de la mesure reste cependant à étudier: l’exécutif hésite entre fusionner les circonscriptions existantes ou remettre à plat tout le redécoupage électoral. François de Rugy a plaidé pour que 100 députés sur les 400 futurs soient élus à la proportionnelle, rejoignant la promesse faite par Emmanuel Macron lors de son discours devant le Congrès de Versailles. Le président de l’Assemblée nationale a aussi conservé sa proposition de limiter le cumul des élus à trois mandats dans le temps. «Trois mandats successifs identiques, c’est déjà la possibilité d’être 15 ans député ou 18 ans maire ou sénateur. Cette réforme est démocratique et largement souhaitée par les Français», a estimé François de Rugy.

30 Millions d’actifs, 10% au chômage pour longtemps avec une croissance à 2%

30 Millions d’actifs, 10% au chômage pour longtemps avec une croissance à 2%

Il est clair qu’avec une croissance qui ne dépasse guère 2 % par an la France n’est pas prête de faire diminuer de manière significative le chômage. Pour résumer , on compte environ 30 millions d’actifs et 10 %,  soit de l’ordre de 3 millions,  sont au chômage total. Comme la création nette est de l’ordre de 200 000 emplois, qu’il y a 600 000 départs à la retraite le solde global ne bouge guère puisque chaque année on compte 800 000 nouveaux entrants sur le marché du travail (il faut aussi compter sur les effets de la productivité). L’analyse de l’INSEE sur l’année 2016 permet de saisir dans le détail les gens je du chômage.  En moyenne, en 2016, 29,2 millions de personnes de 15 à 64 ans en France sont actives, soit 71,4 % de cette tranche d’âge. Parmi elles, 26,2 millions ont un emploi et 3,0 millions sont au chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) ; 11,7 millions sont inactives, c’est-à-dire ne travaillent pas et ne recherchent pas activement un emploi ou ne sont pas disponibles pour en occuper un (figure 1). Sur la dernière décennie, la population active âgée de 15 à 64 ans a augmenté, principalement sous l’effet de la hausse du taux d’activité. Entre 2006 et 2016, le nombre d’actifs a augmenté de 1,0 million de personnes et le taux d’activité des 15–64 ans, de 1,9 point en France métropolitaine (sources). Cette hausse est avant tout portée par les seniors : entre 2006 et 2016, en France métropolitaine, le nombre d’actifs âgés de 50 à 64 ans a augmenté de 1,7 million et leur taux d’activité de 8,4 points (dont 7,4 points au titre de l’emploi). La participation croissante des seniors au marché du travail, ininterrompue malgré la crise de 2008, est liée aux réformes des retraites et aux restrictions d’accès aux dispositifs de cessation anticipée d’activité (dispense de recherche d’emploi, préretraite, retraite anticipée). La progression de l’activité des seniors se poursuit en 2016 (+ 0,8 point).

La hausse de l’activité est également due à une participation accrue des femmes au marché du travail : leur taux d’activité a progressé de 3,1 points entre 2006 et 2016 en France métropolitaine. Sur la même période, celui des hommes est resté stable. Les écarts de taux d’activité restent cependant encore marqués entre hommes et femmes : en 2016, en France, 67,6 % des femmes de 15–64 ans sont actives, contre 75,4 % des hommes.

Figure 1 – Statut d’activité

Statut d’activité

Ensemble

Sexe (en %)

Âge (en %)

en milliers

en %

Femmes

Hommes

15-24 ans

25-49 ans

50-64 ans

Actifs

29 207

71,4

67,6

75,4

36,9

87,9

64,9

Ayant un emploi

26 243

64,2

60,9

67,6

27,8

79,7

60,3

Chômeurs

2 964

7,2

6,7

7,8

9,1

8,2

4,6

Inactifs

11 683

28,6

32,4

24,6

63,1

12,1

35,1

Ensemble

40 890

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2016.

Figure 2 – Statut d’emploi et type de contrat

Statut d’emploi et type de contrat

Ensemble

Sexe (en %)

Âge (en %)

en milliers

en %

Femmes

Hommes

15-24 ans

25-49 ans

50 ans ou plus

Non-salariés

3 140

11,8

8,4

15,0

2,7

10,5

16,9

Salariés

23 442

88,2

91,6

85,0

97,3

89,5

83,1

Contrat à durée indéterminée*

19 987

85,3

85,1

85,4

44,0

87,5

92,8

Contrat à durée déterminée

2 453

10,5

12,3

8,6

32,1

9,5

5,9

Apprentissage

379

1,6

1,1

2,1

16,6

0,3

0,0

Intérim

624

2,7

1,5

3,8

7,2

2,7

1,2

Ensemble

23 442

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

Ensemble des emplois

26 584

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

  • *Y compris les fonctionnaires
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2016.

Plus de trois emplois sur quatre dans le secteur tertiaire

En 2016, la part des professions intermédiaires et des cadres s’établit à 43,6 % des actifs occupés (figure 3) et augmente légèrement (+ 0,7 point sur un an), dans la continuité des années précédentes. A contrario, la part des ouvriers, qui avait fortement baissé durant les dernières années, reste stable en 2016 (20,3 %). Celle des employés (27,4 %) recule légèrement. Au total, en 2016, un actif occupé sur cinq est ouvrier ou employé non qualifié.

Les femmes occupent plus souvent des postes d’employés (43,3 %, contre 12,6 % pour les hommes), alors que les hommes sont plus fréquemment ouvriers (31,6 %, contre 8,3 % pour les femmes). Au total, les femmes sont plus présentes sur des postes d’employés ou d’ouvriers non qualifiés (26,4 % contre 14,9 % pour les hommes). La part de cadres reste plus élevée chez les hommes que chez les femmes (20,4 % contre 14,9 %).

Les jeunes de 15 à 24 ans qui occupent un emploi sont, en lien avec leur niveau de diplôme, essentiellement employés ou ouvriers (70,7 %), majoritairement non qualifiés ; seuls 4,8 % sont cadres. La structure des emplois par catégorie socioprofessionnelle est globalement proche entre les 25–49 ans et les 50 ans ou plus.

En 2016, 75,8 % des personnes ayant un emploi, salarié ou non, travaillent dans le secteur tertiaire : 88,0 % des femmes et 64,5 % des hommes, cet écart s’expliquant essentiellement par la forte présence féminine dans les secteurs de l’enseignement, de la santé humaine et de l’action sociale. Les autres secteurs se caractérisent par une plus forte présence masculine : l’industrie représente 13,6 % des emplois (19,1 % pour les hommes), la construction 6,4 % des emplois (11,0 % pour les hommes) et l’agriculture 2,8 % des emplois (4,0 % pour les hommes). Les 50 ans ou plus travaillent plus souvent dans l’agriculture (4,3 %) et les moins de 25 ans dans le commerce (18,2 %) et l’hébergement-restauration (9,1 %).

Figure 3 – Catégorie socioprofessionnelle et secteur d’activité¹

Catégorie socioprofessionnelle et secteur d’activité¹

Ensemble

Sexe (en %)

Âge (en %)

en milliers

en %

Femmes

Hommes

15-24 ans

25-49 ans

50 ans ou plus

Catégorie socioprofessionnelle
Agriculteurs exploitants

482

1,8

1,0

2,6

0,4

1,3

3,3

Artisans, commerçants, chefs d’entreprise

1 742

6,6

4,0

9,0

1,3

6,1

8,9

Cadres et professions intellectuelles supérieures

4 725

17,8

14,9

20,4

4,8

18,8

19,0

Professions intermédiaires

6 853

25,8

28,2

23,6

22,2

28,0

22,1

Employés qualifiés1

3 718

14,0

21,7

6,8

17,3

14,3

12,5

Employés non qualifiés1

3 556

13,4

21,6

5,8

20,8

11,5

15,2

Ouvriers qualifiés

3 532

13,3

3,5

22,5

15,0

13,5

12,5

Ouvriers non qualifiés

1 869

7,0

4,8

9,1

17,6

6,2

6,1

Non déterminé

107

0,4

0,4

0,4

0,6

0,4

0,4

Secteur d’activité2
Agriculture

754

2,8

1,6

4,0

2,9

2,1

4,3

Industrie

3 626

13,6

7,8

19,1

14,2

14,0

12,7

Construction

1 699

6,4

1,4

11,0

7,3

6,7

5,6

Tertiaire

20 161

75,8

88,0

64,5

73,1

76,0

76,3

Commerce

3 428

12,9

12,6

13,2

18,2

13,2

10,9

Transports

1 463

5,5

3,0

7,8

4,1

5,5

5,9

Hébergement et restauration

1 022

3,8

3,9

3,8

9,1

3,6

3,0

Information et communication

740

2,8

1,7

3,8

2,1

3,2

2,2

Finance, assurance immobilier

1 224

4,6

5,4

3,9

3,1

4,7

4,8

Act. scient., techn., serv. admin.

2 568

9,7

9,3

10,0

8,3

10,5

8,3

Administration publique

2 431

9,1

10,0

8,3

5,7

8,6

11,2

Enseignement

1 995

7,5

10,7

4,6

4,3

7,8

7,8

Activités pour la santé humaine

1 892

7,1

11,1

3,4

5,1

7,2

7,4

Héberg. médico-social et social et action sociale sans hébergement

1 976

7,4

13,0

2,3

6,3

6,9

8,8

Autres services

1 422

5,3

7,3

3,5

6,7

4,8

6,1

Activité indéterminée

344

1,3

1,2

1,4

2,5

1,2

1,1

Ensemble

26 584

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

  • 1. La ventilation entre employés qualifiés et non qualifiés se fonde sur la nomenclature PCS à quatre chiffres.
  • 2. Les intérimaires sont classés dans le secteur utilisateur.
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes en emploi de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2016.

6,5 % des actifs occupés sont en sous-emploi

En 2016 comme en 2015, 18,8 % des personnes en emploi travaillent à temps partiel (figure 4). Cette part atteint 43,4 % parmi les employés non qualifiés. Elle est près de quatre fois plus élevée chez les femmes (30,1 % contre 8,2 % pour les hommes) et plus importante aux âges extrêmes (24,8 % pour les 15–24 ans et 22,2 % pour les 50 ans ou plus). En moyenne, les salariés à temps partiel travaillent habituellement23,3 heures par semaine, contre 39,1 heures pour les salariés à temps complet et 46,2 heures pour les non-salariés.

En 2016, 1,7 million de personnes sont en situation de sous-emploi , soit 6,5 % des actifs occupés. Il s’agit essentiellement de personnes à temps partiel souhaitant travailler davantage et disponibles pour le faire (1,6 million de personnes, dont près d’un quart recherchent activement un autre emploi). Le sous-emploi affecte surtout les femmes (9,4 %), les jeunes (11,9 %) et les employés non qualifiés (18,2 %).

Figure 4 – Temps partiel et sous-emploi

Temps partiel et sous-emploi

Temps partiel

Sous-emploi

Effectifs (en milliers)

Part (en %)

Effectifs (en milliers)

Part (en %)

Catégorie socioprofessionnelle
Non-salariés

519

16,5

195

6,2

Salariés

4 474

19,1

1 528

6,5

Cadres

427

10,1

85

2,0

Professions intermédiaires

993

15,4

255

4,0

Employés qualifiés*

828

22,3

221

5,9

Employés non qualifiés*

1 542

43,4

647

18,2

Ouvriers qualifiés

286

8,1

137

3,9

Ouvriers non qualifiés

382

20,4

177

9,5

Sexe
Femmes

3 860

30,1

1 209

9,4

Hommes

1 133

8,2

515

3,7

Âge
15-24 ans

516

24,8

248

11,9

25-49 ans

2 705

16,4

1 017

6,2

50 ans ou plus

1 772

22,2

459

5,7

Ensemble

4 993

18,8

1 724

6,5

  • * La ventilation entre employés qualifiés et non qualifiés se fonde sur la nomenclature PCS à quatre chiffres.
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes en emploi de 15 ans ou plus.
  • ·         Source : Insee, enquête Emploi 2016.

Renouvelables : objectif de 30% pour l’UE d’ici 2030

Renouvelables  : objectif de 30% pour l’UE d’ici 2030

Un objectif qui évidemment correspond à la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique mais plus généralement pour limiter la pollution et le gaspillage des ressources naturelles. Un objectif cependant très flou qui ne fait pas de distinction entre les énergies réellement productives et les autres et qui ne tient pas compte des grandes diversités énergétiques en Europe. En 2015, la production primaire d’énergie renouvelable dans l’UE-28 s’élevait à 205 millions de tonnes-équivalent pétrole (tep), soit 26,7 % de la production d’énergie primaire totale, toutes sources confondues. La production d’énergie renouvelable dans l’UE-28 a progressé au total de 71 % entre 2005 et 2015, ce qui équivaut à une augmentation moyenne de 5,5 % par an. La progression rapide observée dans la production primaire d’énergie renouvelable pourrait être opposée à la situation que connaît la production primaire, toutes sources confondues, dans la mesure où la production totale a chuté de 15,2 % (soit une moyenne de 1,6 % par an), ce qui souligne l’importance croissante des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique de l’UE. Les biocarburants et les déchets renouvelables constituaient en 2015 les sources d’énergie renouvelables les plus importantes de l’UE-28 et représentaient un peu moins des deux tiers (63,5 %) de la production primaire d’énergie renouvelable (voir le tableau 1). En deuxième position, l’énergie hydraulique jouait également un rôle important dans le bouquet des énergies renouvelables (14,3 % du total), suivie par l’énergie éolienne (12,7 %). Bien que leur production soit restée à un niveau relativement bas, les énergies éolienne et solaire ont connu une expansion particulièrement rapide, représentant 6,4 % du total de l’énergie renouvelable produite dans l’UE-28 en 2015 contre 3,2 % du total pour l’énergie géothermique. La production d’énergie hydrocinétique, houlomotrice et marémotrice, qu’on retrouve principalement en France et au Royaume-Uni, est actuellement très limitée. L’Allemagne a été le plus grand producteur d’énergie renouvelable de l’UE-28 en 2015, avec 19 % du total. L’Italie (11,5 %) et la France (10,4 %) étaient les seuls autres États membres de l’UE à enregistrer des pourcentages à deux chiffres, suivis de la Suède (9 %) et de l’Espagne (8,2 %). Entre 2005 et 2015, la production d’énergie renouvelable à Malte a progressé en moyenne de 40,3 % par an, bien que le niveau absolu de production soit resté, de loin, le plus faible de l’UE-28. Au cours de cette même période, des augmentations annuelles moyennes supérieures à 10 % ont été également enregistrées en Belgique et au Royaume-Uni (13 % par an pour les deux pays) ainsi qu’en Hongrie (10,5 %; il convient de noter que les données pour la Hongrie ont fait l’objet d’une profonde révision) et en Irlande (10,4 %); une progression relativement rapide de la production primaire d’énergie renouvelable a été également enregistrée en Bosnie-Herzégovine (14,1 % par an au cours de la période 2005-2014). Le taux de variation pour la production primaire d’énergie renouvelable dans les autres États membres de l’UE et dans les pays tiers était inférieur à 10 % par an, une progression relativement lente ayant été observée dans la production des énergies renouvelables — atteignant une moyenne de moins de 3 % par an — en Croatie, en Lettonie, en Autriche, en Roumanie, en Slovénie, en Finlande et en Suède, ainsi qu’en Albanie, au Monténégro, dans l’ancienne République yougoslave de Macédoine, en Norvège et en Serbie. Les différences considérables constatées entre les États membres de l’UE dans le bouquet des énergies renouvelables s’expliquent dans une large mesure par leurs dotations en ressources naturelles et les conditions climatiques existantes.  En 2015, les sources d’énergie renouvelables représentaient 13 % de la consommation intérieure brute d’énergie de l’UE-28 (voir le tableau 2). L’importance des énergies renouvelables dans la consommation intérieure brute était relativement élevée au Danemark (28,4 %), en Autriche (29 %) et en Finlande (31,6 %). Leur part a dépassé un tiers de la consommation intérieure en Lettonie (35,1 %) et en Suède (42,2 %), tout comme en Albanie (34,3 %), en Norvège (44,7 %) et en Islande (84,9 %). L’Union européenne visait jusque là à  porter la part d’énergie produite à partir de sources renouvelables à 20 % de sa consommation finale brute d’énergie à l’horizon 2020.   Les ministres de l‘Environnement et de l‘Energie de l‘Union européenne (UE) se sont fixé lundi pour objectif de parvenir à au moins 27% d’énergie renouvelable en 2030, avant d‘entamer l‘année prochaine des négociations avec le Parlement européen qui voudrait placer la barre plus haut. Le Parlement européen a de son côté défendu en octobre un objectif de 35% en 2030.

Moins 30% de parlementaires

Moins 30% de parlementaires

On compte actuellement environ 1000 parlementaires (exactement 925). Le gouvernement propose d’en supprimer 278). Et certains déjà de pousser des cris d’orfraie pour atteinte à la démocratie et rupture du lien avec le citoyen. Il faut bien convenir que la place est bonne compte tenu des différents avantages dont bénéficient les députés et surtout les sénateurs y compris en matière de retraite. D’un certain point de vue, la réforme voulue par macro, est salutaire mais il était possible d’aller encore plus loin d’autant que dans le contexte de la Ve République le Parlement ne joue pas un grand rôle en matière d’initiative législative. La quasi-totalité des textes sont proposés par le gouvernement. C’est la logique actuelle des institutions. On aurait pu sans dommage supprimer les deux tiers des parlementaires sans affecter beaucoup la démocratie. D’ailleurs en général si les Français connaissent bien leurs maires, par contre, leurs liens avec les députés sont très lâches et on connaît rarement le nom de son sénateur. Au-delà des économies permises par la réduction du nombre de parlementaires se posent surtout la question de la constitution d’une sorte d’oligarchie, de professionnels de la politique sorte de nouveau clercs  qui avec l’administration étouffent  l’économie et la société en multipliant les normes. Faut-il rappeler que le dispositif législatif repose en France sur plus de 10 000 lois et plus de 100 000 décrets et que chaque décret comporte 20 ou 30 dispositions. La compétitivité et la liberté ne peuvent  résister face à une telle cathédrale législative et administrative. Un autre aspect de la réforme concerne la mise en place d’une dose de proportionnelle. « Afin que l’effet de l’introduction de la proportionnelle puisse avoir un réel impact dans un contexte marqué par la réduction du nombre de sièges de députés, il pourrait être proposé de l’appliquer pour 90 sièges sur 403 dans une circonscription unique », estime le groupe de travail parlementaires. Ce groupe de travail propose également d’accélérer la procédure en limitant à une seule la lecture d’un texte à l’Assemblée et au Sénat. En l’absence d’accord entre les deux chambres, il n’y aurait pas de nouvelle lecture et l’Assemblée, qui a constitutionnellement le dernier mot, procéderait directement à la lecture définitive. François de Rugy a précisé que le bureau de l’Assemblée serait saisi en janvier de plusieurs propositions de réformes, notamment concernant les collaborateurs parlementaires et l’ouverture vers l’extérieur de l’Assemblée. Il présentera en janvier à son homologue du Sénat, Gérard Larcher (LR), plusieurs dispositions afin qu’elles puissent être introduites dans la réforme constitutionnelle prévue en 2018.

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