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Conséquences des Eoliennes: une dépréciation de l’immobilier de 30%,

Conséquences des Eoliennes: une dépréciation de l’immobilier de 30%,

 

 

Le mix énergétique a été remis en cause, en clair la part du nucléaire ne va pas bouger avant 2040 ou 2050 au moins  contrairement à la loi de programmation énergétique. Mais pour masquer, son revirement total Hulot va certainement accélérer le développement des inutiles et coûteuses éoliennes afin de tenter de sauver son vernis écolo. Les conséquences sur les différents projets sont catastrophiques sur le prix de l’immobilier et se traduisent en réalité par des effets antiredistributifs.  D’après de nombreuses études faites au plan international et national (en France notamment auprès des notaires et des commissaire-enquêteur),  l’éolien entraîne une baisse très sensible de la valeur du foncier et en particulier de l’immobilier. Pour l’immobilier, la perte moyenne se situe autour de 30 % avec une certaine dispersion selon l’équilibre entre la demande et l’offre et selon l’éloignement des éoliennes. .Les pertes les plus importantes se situent dans les zones rurales déjà économiquement défavorisées. Des zones qui ne cessent de perdre des habitants et des emplois qui déséquilibrent la demande au profit du phénomène de sururbanisation. Du coup, les prix ne sont soutenus dans les zones peu denses essentiellement que par les achats de retraités et de résidents secondaires y compris dans certains cas d’étrangers. En dépit de cela,  les prix ont baissés d’environ 50 % en une quinzaine d’années. Avec  l’installation d’éoliennes,  la perte supplémentaire serait  d’environ 30%. Pour preuve les effets désastreux de l’annonce d’éolienne dans des communes de l’est du Maine et Loire (à Mouliherne par exemple, village de 800 habitants ou à Noyant village de 2000 habitants) où des pavillons type 5 avec jardin se vendent  autour de 50 000 à  60 000 euros quand ils valaient encore 100 000 euros il y a quelques années.  La perspective de projet même vague concernant des parcs d’éolienne éloigne certains candidats à l’achat en particulier des retraités mais surtout les étrangers. Ainsi en Anjou, où résident nombre de britanniques, l’impact est significatif. Cela en raison du fait qu’en général les britanniques ont en moyenne acheté  au double du prix habituel il y a une quinzaine d’années soutenant ainsi les prix du marché. Depuis avec la dépréciation de la livre, le Brexit, la dépréciation immobilière générale des zones peu denses, les prix de vente vont notoirement diminué. Ils vont subir une nouvelle baisse avec l’éolien qui contaminera l’ensemble de l’offre. Pour une commune comme Mouliherne, la perte sera de l’ordre de 15 millions si l’on considère que la valeur du patrimoine immobilier représente environ 50 millions. Un transfert financier en quelque sorte vers les bénéficiaires, les promoteurs et les ressources publiques locales. Comme redistribution on fait mieux ! Pour vérifier le raisonnement, il suffit d’abord de comparer le prix estimé par les propriétaires et celui estimé par les notaires ou agences immobilière. Un exercice recommandé  pour voir plus clair !  En général la surestimation frôle les 50%. Là où on évalue un bien à 150 000 euros, il faudra sans doute se contenter de 100 000 lors de la transaction. Là dessus, il conviendra désormais d’appliquer une dépréciation liée à l’implantation des éoliennes. Observons l’un des effets de l’observation de ce phénomène de dépréciation des prix. Nombre de personnes âgées compte sur la valeur de leur patrimoine immobilier pour financer leur futur séjour en maison de retraites. Or le prix moyen d’un séjour est de 2000 euros mensuels or la valeur du patrimoine sera consommée  en 3 ou 4 ans !

Bureau politique-Les Républicains : 30 membres sur 130 votent l’ épuration

Bureau politique-Les Républicains : 30 membres  sur 130 votent l’  épuration

Épuration de type stalinien chez les Républicains avec le deux seulement une trentaine de membres présents sur 126 (la plupart étant évidemment absents). Le chiffre même du nombre de votants met en lumière la crise que connaît le parti les Républicains. Un petit tiers seulement des membres du bureau politique était présent. Les deux autres tiers ont fait valoir des absences pour motifs diplomatiques ou plus exactement politiques puisque la plupart étaient contre  les exclusions. Certes on peut éventuellement comprendre que certains Républicains membres du gouvernement ne puissent plus appartenir au parti en cause par contre la mise à l’écart des constructifs est davantage discutables. Lourdement battus lors de la consultation présidentielle, les Républicains dont l’ambition est de rassembler commencent donc par éliminer. Visiblement le petit cercle de radicaux qui s’est prononcé pour l’épuration n’a pas compris grand-chose du big-bang politique provoqué par Macron. Première observation Macon a largement puisé dans les propositions de la droite pour établir son programme, pire il a même choisi un Républicain comme premier ministre. Tout cela montré le caractère complètement vain de pseudos oppositions entre la gauche sociale démocrate et la droite libérale. C’est même la première fois que la droite choisit un responsable comme Vauquiez  aussi anti européen et aussi proche des thèses du Front National. Certes Wauquiez sera élu par les plus radicaux des Républicains mais il sera encore davantage en contradiction avec ses électeurs qui dans une très grande majorité souhaitent une attitude plus constructive de leur parti. Wauquiez en s’appuyant les extrêmes risques de devenir le Hamon de droite, c’est-à-dire de se couper de l’essentiel de l’électorat des Républicains qui traditionnellement depuis l’UMP avaient vocation à rassembler gaullistes, européens, libéraux et humanistes. Il est clair qu’avec ce le bureau politique augure mal de l’avenir des Républicains qui se ratatinent sur les questions identitaires, nationalistes, antieuropéennes et antilibérales. Été en désaccord Le parti Les Républicains (LR) a don  « réussi » à trancher.  Mardi 31 octobre, le bureau politique du mouvement a donc voté l’exclusion des membres du gouvernement issus de ses rangs – Gérald Darmanin (ministre des comptes publics) et Sébastien Lecornu (secrétaire d’Etat pour la transition écologique et solidaire) –, ainsi que des figures de proue du groupe dissident Les Constructifs à l’Assemblée nationale, Thierry Solère et Franck Riester. Le premier ministre, Edouard Philippe, qui ne s’est pas rendu aux convocations de son parti, n’a pas été formellement exclu pour des raisons juridiques ; mais le bureau politique a acté son départ. Comme souvent ces dernières semaines, aucune des figures de la droite modérée, tels Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Dominique Bussereau ou Jean-Pierre Raffarin, n’a pris la peine de se déplacer.  D’un point de vue politique, ces exclusions pourraient accélérer la création d’une nouvelle formation politique à laquelle Les Constructifs réfléchissent depuis cet été. A moins qu’ils ne rejoignent La République en marche, à l’instar du ministre de l’économie, Bruno Le Maire.

Catalogne : Puigdemont, menacé de 30 ans prison

Catalogne : Puigdemont, menacé de 30 ans prison

On ne peut pas dire que Madrid recherche réellement l’apaisement en Catalogne avec cette menace de 30 ans de prison qui plane sur la tête de Carles Puigdemont. Madrid voudrait jeter de l’huile  sur le feu qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Certes on peut considérer que le référendum du 1er octobre concernant l’indépendance était à la fois illégal et non représentatif. Pour autant en multipliant les actes de répression, Madrid donne le sentiment de rechercher la provocation. Il est clair qu’il aurait été politiquement plus intelligent d’attendre le résultat des nouvelles élections prévues le 21 décembre avant d’engager un processus de répression qui ne peut que diviser encore un peu plus la population catalane. Carles Puigdemont  n’est évidemment pas sans responsabilité mais Madrid en multipliant les actes répressifs contribuent largement à encourager la division en Catalogne. La présidente destituée du Parlement catalan, Carme Forcadell (et 5 autres responsables), va être prochainement convoquée devant la Cour suprême en vue de son inculpation après la déclaration d’indépendance de la région espagnole, a annoncé mardi à l’AFP une source judiciaire. Le parquet général de l’Etat a par ailleurs demandé l’inculpation, pour les mêmes faits, du président catalan destitué Carles Puigdemont. L’Audience nationale, tribunal spécialisé dans les affaires complexes, n’a pas encore annoncé si elle acceptait cette requête pour laquelle elle est compétente selon le parquet. La majorité indépendantiste du parlement catalan a voté vendredi une déclaration d’indépendance de sa région, immédiatement mise sous tutelle par Madrid, qui a destitué son exécutif, dissout le parlement, convoqué des élections régionales pour le 21 décembre et menacent maintenant les responsables catalans de 15 à 30 ans de prison pour actes de rébellion et sédition. Visiblement Rajoy n’est guère adepte de la « clémence de d’Auguste » et instrumentalise l’affaire Catalane pour  renforcer un pouvoir qui était affaibli avant ces événements.

Assurance maladie : 30% des dépenses « pas pertinentes » mais lesquelles ?

Assurance maladie : 30% des dépenses « pas pertinentes » mais lesquelles ?

 

 

La ministre à de la santé  n’apporte pas de réponse à ce qui constitue davantage un slogan qu’une interrogation. Un slogan très provocateur car si la branche maladie parvenait à réduire déjà de 5 % ses dépenses cela permettrait pratiquement d’équilibrer la sécu. La sécu dont le budget est énorme près de 500 milliards annuels bien supérieurs budget de l’État lui de l’ordre de 100 milliards.  En 2018, le déficit de la Sécurité sociale se réduit mais il sera de 3 milliards d’euros, après 4,4 milliards d’euros cette année. La perspective du ministre relève davantage de l’incantation que des réalités économiques possibles. Certes il y a sans doute du ménage à faire notamment dans les hôpitaux qui ne constituent pas un modèle d’organisation loin s’en faut tellement  les responsabilités sont éclatées. Ceci étant des progrès en déjà été réalisés concernant l’ambulatoire, d’autres peuvent sans doute être encore faits mais il y a forcément des limites pour ne pas mettre en cause la qualité des soins. La suppression arbitraire de lits n’est pas forcément une solution très sociale. Faute de place des patients pourrait être contraints de se rabattre dans des cliniques privées. Cela suppose de bénéficier d’une solide complémentaire ou de payer la note.  Il n’est pas du tout sûr que la ministre parvienne à atteindre un objectif un peu illusoire. La vérité c’est que la dérive est difficilement contrôlable pour plusieurs raisons. La première tient à la démographie. Les Français vivent de plus en plus vieux (comme dans nombre d’autres pays) et leurs dépenses médicales ne cessent de progresser. Seconde raison liée à la première, les progrès de la médecine et la sophistication des thérapies qui deviennent de plus en plus coûteuses. Enfin la sécu sert aussi d’amortisseur social face à la crise. En outre il est clair qu’en l’état actuel du chômage les recettes sont durement affectées tandis que les dépenses dérivent.  En 2018, le déficit de la Sécurité sociale se réduit. Un léger mieux, mais l’équilibre ne devrait pas être atteint avant 2020, selon les prévisions du gouvernement. La solution pour la ministre de la santé : la volonté de mener des « réformes structurelles » pour « contrôler » la hausse des dépenses de santé liée au vieillissement de la population. « À l’hôpital, nous allons favoriser l’ambulatoire », explique-t-elle, annonçant que le gouvernement allait « fermer les lits qui ne servent à rien ou les réorienter vers de nouveaux besoins. Nous voulons lutter contre les opérations inutiles ou les actes réalisés deux fois. . Il faudra en particulier opérer des réformes structurelles qui s’opposeront  à certains corporatismes mais sans affecter la qualité des soins. Un numéro d’équilibriste particulièrement délicat.  Enfin, les établissements pourraient économiser un milliard d’euros en mutualisant certaines dépenses, comme les achats de médicaments. » Sur le tiers-payant, Agnès Buzyn le confirme : « Nous tiendrons l’engagement du Président de la République de rendre le tiers-payant généralisable » mais, précise-t-elle, « nous devons poursuivre nos efforts pour en assurer une application effective partout. Nous ne sommes pas prêts techniquement à l’étendre. »  . Il s’agit sans doute d’un problème technique compte tenu du nombre incalculable de mutuelles (plus de 500 !) mais aussi d’un problème politique car les médecins généralistes ne sont pas équipés pour gérer des procédures aussi complexes

Les PEL taxés à 30%

Les PEL taxés à 30%

 

Comme le livret A,  les PEL représentent une manne de l’ordre de 260 milliards qui forcément attisent l’appétit fiscal pouvoirs public. De ce fait,  le ministre de l’économie Bruno Lemaire a décidé que le plan d’épargne logement sera soumis au prélèvement forfaitaire unique, à partir de janvier 2018. Du coup les PEL risquent d’être de moins en moins attractifs. La rémunération de 1 % depuis août 2016 étant déjà dérisoire. (Comme celle du livret A à 0,75%) Ce qui explique en grande partie qu’une grande majorité de l’épargne des Français dort  sur les comptes courants pour un montant supérieur aux livrets.  Après  les contrats d’assurance-vie imposés l’an prochain au prélèvement forfaitaire unique de 30%, (lorsque le placement dépassera 150.000 euros), le  un prélèvement forfaitaire unique de 30 % s’appliquera  aux  nouveaux PEL. Les intérêts des plans d’épargne-logement ouverts après le 1er janvier prochain seront ainsi soumis à ce prélèvement « dès la première année », explique-t-il. Concernant les « plans ouverts avant le 1er janvier 2018, les intérêts produits jusqu’à la veille du 12e anniversaire du PEL resteront exonérés d’impôt sur le revenu. En revanche, les intérêts produits après 12 ans seront imposés » au prélèvement forfaitaire unique (PFU) à hauteur de 30%, a précisé Bruno Le Maire dans cet entretien au quotidien économique publié lundi.  Pour l’assurance-vie l’imposition forfaitaire de 30% s’appliquerait au-delà de 150.000 euros d’encours nets, tous contrats confondus, pour une personne seule et 300.000 euros pour un couple. « Le PFU ne s’appliquera qu’aux revenus produits par la fraction des encours supérieure à ces seuils. 1,5 milliard d’euros seraient  le coût de la mise en place du prélèvement forfaitaire unique.

Eolienne : une dépréciation de l’immobilier de 30%

Eolienne : une dépréciation de l’immobilier de 30%

 

 

D’après de nombreuses études faites au plan international et national (en France notamment auprès des notaires et des commissaire-enquêteur),  l’éolien entraîne une baisse très sensible de la valeur du foncier et en particulier de l’immobilier. Pour l’immobilier, la perte moyenne se situe autour de 30 % avec une certaine dispersion selon l’équilibre entre la demande et l’offre. Les pertes les plus importantes se situent dans les zones rurales déjà économiquement défavorisées. Des zones qui ne cessent de perdre des habitants et des emplois qui déséquilibrent la demande au profit du phénomène de sururbanisation. Du coup, les prix ne sont soutenus dans les zones peu denses essentiellement que par les achats de retraités et de résidents secondaires y compris dans certains cas d’étrangers. En dépit de cela,  les prix ont baissés d’environ 50 % en une quinzaine d’années. Avec  l’installation d’éoliennes,  la perte supplémentaire sera d’environ 30%. Pour preuve les effets désastreux de l’annonce d’éolienne dans des communes de l’est du Maine et Loire ( à Mouliherne par exemple, village de 800 habitants ou à Noyant village de 2000 habitants  ) où des pavillons type 5 avec jardin se vendent  autour de 50 000 à  60 000 euros quand ils valaient encore 100 000 euros il y a quelques années.  La perspective de projet même vague concernant des parcs d’éolienne éloigne certains candidats à l’achat en particulier des retraités mais surtout les étrangers. Ainsi en Anjou, où résident nombre de britanniques, l’impact est significatif. Cela en raison qu’en général les britanniques ont en moyenne acheté  au double du prix habituel il y a une quinzaine d’années soutenant ainsi les prix du marché. Depuis avec la dépréciation de la livre, le Brexit, la dépréciation immobilière générale des zones peu denses les prix de vente vont notoirement diminué. Ils vont subir une nouvelle baisse avec l’éolien qui contaminera l’ensemble de l’offre.

Cuba : des salaires de 30 dollars par mois

 

  • Cuba : des salaires de 30 dollars par mois

 

 

Avec le Venezuela, Cuba représente le modèle politique de Mélenchon. Un modèle pourtant de sous-développement avec la dictature en plus. D’après  l’Office national de la statistique et de l’information de Cuba révèle tout dans son dernier rapport: les Cubains gagnent en moyenne 740 pesos cubanos (29,60 dollars) par mois. Non sans disparités régionales et sectorielles. Mieux vaut vivre à Varadero qu’à Guantanamo. Et travailler dans l’industrie sucrière que dans la culture. Si pendant cinquante ans les Cubains gagnaient peu ou prou le même salaire mensuel, La Havane a enterré il y a dix ans l’un des grands dogmes de la révolution, l’égalité salariale. Les écarts se sont fortement creusés, allant de 1 à 4, entre un instituteur et un médecin spécialiste (65 dollars), voire plus. Les travailleurs les plus productifs perçoivent des bonus substantiels, mais tout dépend de l’intérêt stratégique de l’industrie concernée. Le quotidien des Cubains est bien subventionné, tant pour le transport, la santé ou l’éducation, mais ces aides sont insuffisantes pour vivre décemment de la seule rémunération officielle. La plupart des travailleurs se reposent sur le marché noir et l’économie du pourboire. Dans un lieu touristique, un serveur gagnera en pourboires en un jour l’équivalent d’un mois de son salaire payé par l’État. De nombreux cadres médecins, avocats, techniciens se sont reconvertis dans des emplois de serveurs.

 

Banques classiques : suppression de 30 à 50 % des effectifs d’ici 10 ans

Banques classiques : suppression de 30 à 50 % des effectifs d’ici 10 ans

Plus de 30% des effectifs bancaires devraient disparaître en Europe d’ici 2025. Selon une étude de Citi, mais d’autres avancent le chiffre de 50%. En cause,  la révolution des moyens de paiement avec en particulier l’utilisation des smartphones, la banalisation des banques en ligne et l’accentuation de la numérisation des opérations bancaires. Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que quatre %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Les réductions d’effectifs vont devoir encore s’accentuer et s’accélérer si le secteur bancaire européen veut améliorer sa rentabilité et se rapprocher des niveaux atteints par les banques américaines, estiment des investisseurs. « Nous interprétons les suppressions de postes comme le signe d’un changement structurel et pas seulement conjoncturel vers des banques de plus petite taille », a dit Jamie Clarke, qui codirige la recherche macroéconomique de la société de gestion Liontrust. Moins d’un tiers des banques de la zone euro présentaient une structure leur permettant d’espérer dégager une rentabilité satisfaisante sur la durée contre 80% des banques américaines, selon une étude sur 300 grandes banques internationales publiée l’année dernière par le Fonds monétaire international. « Les banques américaines ont presque toutes fait ce qu’il y avait à faire et sont sur une pente ascendante », dit Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities. La baisse des effectifs peut certes résulter de cessions d’activités en bloc sans se traduire nécessairement pas des destructions d’emploi. Mais les changements technologiques poussent les banques à fermer des agences ou à migrer vers des systèmes moins intensifs en main-d’œuvre. « Nous sommes dans un marché durablement baissier pour l’emploi dans le secteur bancaire parce que nous voyons que la technologie et l’automation détruisent finalement des postes dans la banque de détail », dit à Reuters Xavier VanHove, associé de la société de gestion THS Partners. De nombreuses banques européennes sont en pleine réflexion sur le sort de leurs activités de banque d’investissement avec des activités de marché particulièrement sur la sellette car gourmandes en fonds propres et aux marges comprimées par les évolutions technologiques. Et c’est évidemment la banque de détail qui serait la plus touchée. Les 37.000 agences qui font travailler 220.000 salariés sont aujourd’hui trop nombreuses. Avec 1 agence pour 1.720 habitants, la France (et l’Europe du sud en général) est trop bien pourvue. L’étude relève que dans les pays du nord de l’Europe ainsi qu’aux Pays-Bas, le nombre d’agences bancaires par habitant est trois fois moins important qu’en Espagne et en Italie. Et deux fois moins qu’en France. Les experts de Citi voient donc les banques françaises se mettre progressivement au niveau scandinave. Ce qui suppose de réduire de moitié leur réseau d’ici à 2025.

 

Macron: »Faucille et nez crochu» ou le parfum des années 30

Macron: »Faucille et nez crochu»  ou le parfum des années 30

Certaines insultes et certaines caricatures ne sont pas sans rappeler le détestable parfum des années 30. Un parfum qui se répand dangereusement en Europe avec la montée de la xénophobie, la désignation de l’immigré comme bouc émissaire, la démagogie populiste comme remède, la remise en cause des institutions voire de la démocratie quand on s’attaque aux médias et à la justice. Finalement,  la même dérive que celle de Trump qu’approuvent d’ailleurs le Front National et les plus réactionnaires des Républicains. Censé incarné l’offensive de la droite contre Emmanuel Macron, un visuel diffusé vendredi sur le compte Twitter des Républicains a provoqué l’indignation des internautes. En représentant Emmanuel Macron en banquier en haut de forme et au nez crochu, faucille soviétique en main, le parti de François Fillon voulait dénoncer son passé dans la finance et les nombreux ralliements venus de la gauche, notamment de l’ancien premier secrétaire du Parti communiste, Robert Hue. Mais les internautes y ont vu une ressemblance avec les caricatures antisémites des années 30.

 

Sortie de l’euro : un coût très sous-estimé de 30 milliards par an

Sortie de l’euro : un coût très sous-estimé de 30 milliards par an

 

Le gouverneur de la Banque de France considère que la sortie de l’euro par la France se traduirait par un coût  élevé pour l’économie et des finances publiques françaises. Il avance le chiffre de 30 milliards supplémentaires par an  pour le coût de la dette. Un  chiffre sans doute assez approximatif et très sous-estimé. En effet on estime qu’une monnaie nationale subirait une dévaluation de l’ordre de 20 % par rapport à l’euro ( ce que reconnaît même le Front National mais sans indiquer les conséquences pour le pouvoir d’achat et les finances publiques). Mécaniquement la dette augmenterait d’autant à moins que les créanciers n’acceptent que la France fassent partiellement  défaut sur une partie de l’endettement comme en Grèce. Mais dès lors  compte tenu des risques les taux d’intérêt s’envoleraient bien au-delà des 1,5 % d’augmentation qu’évoque le gouverneur de la Banque de France. La France ne peut vivre sans emprunter non seulement pour rembourser les intérêts de la dette mais aussi pour assurer le fonctionnement de l’État ( budget, retraite, sécu, Unedic notamment). Sans parler de grandes entreprises en graves difficultés financières comme EDF ou la SNCF. On sait par exemple que le seul budget présente un déficit de l’ordre de 3 % par an. Un déficit qu’il faut bien combler en empruntant 60 milliards supplémentaires. Par ailleurs, il est clair que les différentes mesures complètement démagogiques proposées par le Front national créeraient un climat d’instabilité qui provoquerait une hausse considérable des taux d’intérêt. Du coup, l’estimation du gouverneur de la Banque de France paraît complètement sous-estimée. Certes l’évaluation est difficile mais il faudrait parler plutôt de 300 milliards la première année et non de 30 milliards.  L’euro est « une arme dans la compétition internationale », a déclaré lundi François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, indiquant qu’une sortie de la monnaie unique se traduirait par un coût élevé pour les finances publiques françaises.  « Si nous étions tout seuls (…), nous serions désarmés face à la spéculation des marchés financiers (…) et face aux pressions américaines sur le dollar », a affirmé le banquier central, interrogé sur France Inter sur les conséquences d’une éventuelle sortie de l’euro, défendue notamment par la candidate du Front National à l’élection présidentielle, Marine Le Pen. Sans l’euro, le financement de la dette publique française coûterait plus de 30 milliards d’euros d’intérêts supplémentaires par an, a également avancé M. Villeroy de Galhau, qui montait au créneau pour défendre l’existence de la monnaie unique, mise sur les rails par le Traité de Maastricht qui fête cette année ses 25 ans. Ce montant représente « l’équivalent du budget annuel de Défense de la France, ce budget que l’on veut renforcer. (…) Donc l’euro, c’est une forme de protection », a-t-il argué. Enfin, « les taux d’intérêt, depuis que nous avons l’euro, ont baissé d’environ 1,5% », a-t-il défendu, rappelant leur importance dans la fixation de ceux des prêts immobiliers et des crédits aux entreprises.

Revenu universel de Benoît Hamon : plus de 30 % d’impôts supplémentaires !

Revenu universel de Benoît Hamon : plus de 30 % d’impôts supplémentaires !

«Je mettrai en place un revenu universel d’existence » Benoît Hamon vainqueur du premier tour de la primaire à gauche, dans son programme. Conséquence, il faudra ajouter au moins au moins 350 milliards au 1000 milliards d’impôt annuel (total des prélèvements obligatoires).

Alors que la valeur travail est sans doute au coeur  de la détérioration de la compétitivité de certains pays occidentaux en particulier en France, la solution avancée serait d’attribuer un revenu universel ou revenu de base à tous ; Un revenu qui varierait de 500 à 1000 € par mois ce qui représenterait selon les hypothèses de 300 à 700 milliards par an. Une véritable folie économique mais aussi une immense duperie sur le plan social car ce revenu universel se substituerait alors  à toutes les deux autres prestations sociales (Chômage, maladie, retraite). Les plus défavorisés seraient alors  victimes car pour la plupart incapable de gérer de manière prévisionnelle les risques précédemment assurés par la solidarité nationale du système actuel. En gros notons que cette proposition est surtout soutenue par le courant gauchiste mais curieusement aussi par le courant ultralibéral qui, lui, ne serait pas fâché de casser tout le système de protection sociale. Le Figaro revient justement sur cette proposition de revenu de base un peu surréaliste et qui doit surprendre nombre de travailleurs de pays en développement. Le principe est très simple: chaque citoyen bénéficie d’une allocation, quels que soient ses revenus, son statut professionnel ou sa situation de famille. Cette prime remplace les autres aides sociales. Selon le Mouvement français pour un revenu de base (MFRB), association créée en 2013 pour promouvoir et informer sur le revenu de base, il s’agit d’un «droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d’autres revenus, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement». Les promoteurs de différents modèles, comme Lionel Stoléru et Martin Hirsch, militent de longue date pour qu’un réel filet de sécurité soit mis en place dans la société. Plus récemment, Gaspard Koenig, le directeur du think-tank libéral Génération Libre, a fait entendre sa voix pour défendre ce revenu qui «assure une autonomie aux individus lui permettant d’effectuer librement des choix de vie». Les défenseurs d’un tel dispositif n’ont pas tous les mêmes arguments. Certains ont une approche libérale du sujet: le revenu de base aurait surtout pour but de réduire le rôle de l’État-providence et libérer l’individu ; il garantit le minimum et le marché prend le relais. La seconde vision témoigne d’une approche influencée par le marxisme: le revenu de base libère l’individu du travail et le rend libre de ses choix d’activités (travail salarié à temps plein ou partiel, entrepreneuriat, travail bénévole, engagement social ou politique…).  Les opposants au système ne manquent pas non plus d’arguments. Le Secours catholique craint, par exemple, qu’un revenu de base se fasse davantage au détriment des populations les plus fragiles. Selon lui, «c’est un système qui ne favorise pas l’inclusion sociale ; ce n’est pas un rempart contre la pauvreté». Dans un autre registre, certains dénoncent un encouragement au laxisme qui foulerait aux pieds la valeur travail. «C’est un vieux rêve, un peu marxiste, plein de bons sentiments irréfutables, mais sans réflexion économique», avait déclaré le directeur du Centre international d’études monétaires et bancaires à Genève, Charles Wyplosz, après le refus des Suisses. Pour lui, si le lien entre la rémunération et le travail était coupé, «les gens en fer(aie)nt moins».

 

30 % des agriculteurs menacés de disparition

30 % des agriculteurs menacés de disparition

 

 

Conséquence de la crise conjoncturelle mais surtout structurelle affectant notamment la production de viande de lait aussi de blé cette année. La Mutualité sociale agricole (MSA), sécurité sociale des agriculteurs, en attendait 60.000 demandes pour la prime d’activité, nouveau dispositif pour les travailleurs à revenus modestes qui a remplacé le RSA activité pour l’ensemble de 2016. Or, elle a déjà reçu 200.000 demandes depuis le début de l’année, a-t-elle souligné lors d’une conférence de presse mardi 11 octobre, une semaine après la présentation par le gouvernement de son plan d’aide. Ces requêtes concernent pour un tiers les chefs d’exploitations, et pour deux tiers les salariés agricoles. Cette explosion de la demande est un indicateur incontestable de l’aggravation de la crise agricole: alors qu’en 2014 18% des agriculteurs imposés au régime réel avaient eu des revenus équivalents à 354 euros par mois, en 2015 30% d’entre eux se sont retrouvés dans cette situation, notamment parmi les exploitants laitiers et les éleveurs bovins, relève la MSA. En 2016, la situation risque d’ailleurs encore d’empirer, avec la chute de 32% de la production de blé tendre en raison de la mauvaise météo., même s’il est à prendre avec plus de prudence: le nombre d’appels auprès de la permanence de prévention du suicide chez les agriculteurs, Agri’écoutes. Au premier semestre, ils ont été 1.700, soit une moyenne de 285 appels par mois, contre une centaine par mois sur la même période un an plus tôt. Si la nouveauté du dispositif, lancé en octobre 2014, et qui n’a commencé à être connu qu’à compter des mois de mars/avril 2015, compte sans doute, la MSA souligne également un changement dans la nature des appels. Ce sont en effet désormais de plus en plus souvent les épouses qui contactent Agri’écoutes, « par rapport au désarroi de leur mari ». Michel Brault, directeur général de la MSA, l’explique ainsi: « Lorsqu’il n’y a plus de revenus qui rentrent, un fort endettement, l’homme n’ose plus appeler. Il se réfugie dans le travail, ne s’occupe plus des papiers, des échéances. C’est le conjoint qui est confronté à cela ». Pourtant, le risque de suicide est concret: selon des chiffres publiés la semaine passée par Santé Publique France et la MSA, près de 300 agriculteurs se sont suicidés en 2010 et 2011, sur une population de 480.000 personnes, avec une surmortalité particulièrement marquée chez les éleveurs bovins (lait et viande) âgés de 45 à 54 ans. La MSA souhaite donc passer à la prise de contact directe et à l’accompagnement personnalisé, en s’appuyant sur ses 900 travailleurs sociaux présents sur tout le territoire.

(Avec AFP)

 

Sécurité Routière: plus 30 % pour la mortalité, pourquoi

Sécurité Routière: plus 30 % pour la mortalité, pourquoi

Réponse comme à chaque fois : on n’en sait rien. Régulièrement le ministre ou l’office national de la sécurité routière annonce soit des chiffres en augmentation ou en baisse pour les tués et blessés de la route. En réalité aucun organisme compétent n’analyse de manière scientifique les facteurs explicatifs de ces variations. Du coup on s’en remet à des explications de bistrot ou alors  on en profite pour justifier une augmentation du nombre de radars (par ailleurs sans doute indispensables).  Après avoir observé une légère baisse ces derniers mois, la mortalité routière était de nouveau en hausse en septembre. L’office national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a en effet annoncé, vendredi, que le nombre de tués sur les routes françaises avait bondi de 30,4% en septembre. 335 personnes ont perdu la vie, soit 78 de plus qu’en septembre 2015. Des chiffres qui mettent un terme à la tendance à la baisse amorcée entre juin et août. Selon l’ONISR, «cette hausse de la mortalité routière est à mettre en regard de la comparaison statistique avec un mois de septembre 2015 exceptionnel, qui avait connu une baisse très forte du nombre de personnes tuées sur les routes (-17,4% ndlr), en partie en raison de conditions météorologiques très défavorables, marquées par de fortes pluies et inondations» qui limitent les déplacements. Seul point positif, le nombre d’accidents corporels a diminué de 1,2%, et le nombre de blessés a baissé de 3,4%. Cette progression fait craindre une troisième année consécutive d’augmentation. Après douze années de baisse, la France a vu repartir à la hausse le nombre de victimes de la route. 3.384 personnes sont mortes en 2014 (+3,5% par rapport à 2013) et 3.464 en 2015 (+2,4% par rapport à 2014). Depuis trente-cinq ans, la France n’avait jamais enregistré deux années consécutives de hausse de la mortalité. La sécurité routière a souligné la «détermination du gouvernement à mettre en œuvre l’ensemble des mesures décidées en 2015, notamment celles prises par le Comité interministériel de sécurité routière» d’octobre 2015, «dont onze mesures seront examinées la semaine prochaine à l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi de modernisation de la justice du XXIe siècle». Rappelons l’essentiel des mesures qui avaient été préconisées :

«   »Les routes de France ne peuvent pas être un cimetière ». C’est sur un ton volontairement alarmiste que le premier ministre Manuel Valls a présenté vendredi 2 octobre 20155 les 22 mesures arrêtées au terme d’un comité interministériel consacré à la sécurité sur les routes.

Alors que le nombre de morts est reparti à la hausse après plusieurs années de baisse (3384 personnes ont perdu la vie en 2014), le chef du gouvernement a réitéré l’objectif de « réduire la mortalité routière de moitié » d’ici 2020. Un objectif beaucoup plus difficile à atteindre en raison des effets de paliers. « Nous ne sommes plus à un moment où une seule mesure (ceinture de sécurité, permis à points) peut constituer l’alpha et l’omega pour faire diminuer le nombre de morts », a reconnu Manuel Valls.

Ceci explique peut-être pourquoi aucune mesure phare ne se détache réellement de la batterie de préconisations présentées ce vendredi depuis l’Hôtel de Matignon. La plus surprenante est aussi la plus anecdotique. Pour la première fois, des drones vont être expérimentés pour détecter les conduites à risque sur les routes françaises en lieu et place des hélicoptères.  Les tests salivaires pour repérer les automobilistes conduisant sous influence remplaceront bien les prises de sang. En attendant que ces appareils fassent leurs preuves, le gouvernement compte avant tout sur l’intensification des contrôles radars pour responsabiliser les automobilistes dont l’attention s’est manifestement relâchée ces dernières années. Manuel Valls a notamment annoncé que le parc vieillissant, qui compte 4200 appareils installés, passera à 4700 d’ici trois ans. L’Etat va multiplier les radars embarqués (qui ne sont pas repérables par les dispositifs anti-radars) en externalisant leur exploitation à des opérateurs agréés. Après avoir testé les radars à double sens, les autorités vont également déployer des radars de nouvelle génération capables de détecter de nouvelles formes d’infractions (comme l’interdiction de demi-tour). Des dispositifs de leurre seront également installés de manière à accroître la vigilance des conducteurs. Techniquement, les radars fixes seront toujours signalés par un panneau d’avertissement. Mais près de 10.000 panneaux annonceront des radars qui n’existent pas.

Manuel Valls a tenu à justifier cette intensification des contrôles radars, très impopulaires et souvent soupçonnés d’alimenter les caisses de l’Etat. Le premier ministre a notamment rappelé que les recettes engrangées par les radars (600 millions d’euros à ce jour) servent à financer l’entretien et l’installation de ces contrôles et participent au financement des infrastructures routières ainsi qu’aux collectivités locales. »

Projet Alstom le 30 septembre : très ambiguë

Projet Alstom le   30 septembre : très ambiguë

Un projet pour le moins ambigu et qui risque d’être remis en cause par les réalités économiques et juridiques. Le projet repose surtout sur la promesse de faire commander des rames TGV par la SNCF. Or cette commande de la SNCF à Alstom est très hypothétique. D’abord pour des raisons juridiques, la SNCF et condamnée à faire des appels d’offres où la concurrence sera rude. Elle ne peut passer commande directement Alstom  sans cet appel d’offres. Notons que la France et Alstom se satisfont généralement de la procédure d’appel d’offres qui permet et c’est heureux à Alstom de vendre du matériel ferroviaire au monde entier. Le projet repose cependant sur des commandes notamment de TGV destinés en particulier à la future ligne Paris Milan dont l’ouverture théorique devrait intervenir en 2030 mais plus vraisemblablement en 2035 notamment particulier pour des raisons techniques. La SNCF n’a nul besoin de rames supplémentaires par rapport aux commandes engagées, elle n’a surtout pas les moyens financiers. Le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, qui est à l’économie ce que McDo est à la gastronomie pense cependant que son projet est pertinent. Mais faute de remise à plat de la situation de la SNCF ! ( un endettement de plus de 40 milliards !Une paille), de la politique des transports et de son articulation avec la politique industrielle, le plan   du ministre de l’industrie risque de ressembler simplement à des promesses susceptibles de tenir jusqu’au élection présidentielle  Le gouvernement veut donner l’impression de  préserver l’activité du site de fabrication de locomotives de Belfort, dont la direction du groupe a annoncé le 7 septembre le transfert en Alsace en raison d’un carnet de commandes insuffisant pour les prochaines années. Le sort du site de Belfort, où 400 emplois sont en jeu, s’est invité dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2017. Ce dossier fait écho à l’échec du sauvetage des hauts-fourneaux de Florange (Moselle), devenu pour une partie de la gauche le symbole de l’impuissance du pouvoir socialiste. Le gouvernement mise notamment sur la fourniture par Alstom de rames de TGV à la SNCF pour la liaison Paris-Turin-Milan et sur plusieurs appels d’offres en cours. « La solution sera trouvée pour maintenir une activité », a assuré mercredi le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, interrogé par BFM TV et RMC. « Les choses avancent et le ministre pourrait s’exprimer la semaine prochaine », renchérissait-on mercredi matin dans l’entourage du secrétaire d’Etat à l’Industrie. On attend avec impatience cette expression du ministre sur le dossier Alstom qui pourrait bien ressembler à celui de Florange

Europe : 30 millions de véhicules diesel « sales » : n’importe quoi !

Europe : 30 millions de véhicules diesel « sales » : n’importe quoi !

C’était là Une de la plupart des médias il y aurait Environ 29 millions de véhicules équipés de moteurs diesel circulant dans l’UE émettant beaucoup plus de gaz polluants que la limite autorisée, affirme une étude de l’ONG Transport & Environnement publiée lundi, à l’occasion du premier anniversaire du scandale Volkswagen. Cet information brute a été reprise telle quelle sans commentaire. Pourquoi 29 millions ? D’où sort ce chiffre ? D’un calcul de coin de table d’un bistrot écolo ? La vérité est sans doute différente, plus grave aussi. L’Europe compte environ 400 millions de véhicules. Environ 55 % de ses véhicules utilisent comme carburant le diesel. On sait  que la totalité  du parc automobile diesel dépasse les normes en vigueur en matière d’émission polluante notamment ;  pour la simple raison qu’en moyenne les véhicules consomment 2 l de plus en circulation réelle par rapport à ce qui est annoncé par les constructeurs. Des différences en plus ou en moins importantes selon les constructeurs et les types de véhicules. Conclusion ce sont 200 millions de véhicules qui dépassent les normes fixées par la réglementation. Notons  cependant que l’association écolo transport et environnement prend des précautions oratoires vis-à-vis des résultats de son étude. « Il ne s’agit que de la « partie émergée de l’iceberg », estime toutefois Transport & Environnement (T&E), qui cherche avec cette étude à « exposer le nombre choquant de voitures diesel sales sur les routes de l’UE et la faible régulation des véhicules par les autorités nationales ».T&E a compilé les données portant sur 230 modèles, issues des enquêtes réalisées par les gouvernements français, britannique et italien dans le sillage du « Dieselgate », ainsi que certaines bases de données publiques. Bref du bricolage statistique fondé en outre  sur les données faussées des Etats.

Sécheresse dans 30 départements

Sécheresse dans 30 départements

 

 

Il n’a pas plus depuis presque deux mois et le manque d’eau se fait sentir. L’usage de l’eau a donc été restreint dans 30 départements en raison de la sécheresse. Les restrictions concernent le sud et l’ouest de la France et sont d’importance variable. Dans le Sud-ouest, l’Ouest et au sud de la Bretagne, les zones les plus impactées par le manque d’eau, des arrêtés interdisent les prélèvements d’eaux non prioritaires, y compris à des fins agricoles. Seuls les usages pour la santé, la sécurité civile, l’eau potable ou la salubrité sont autorisés. Ces zones les plus impactées par le manque d’eau se trouvent dans les départements suivants : Vendée, Loire-Atlantique, Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Indre, Dordogne, Eure-et-Loir, Gers, Haute-Garonne, Lot, Tarn, Tarn-et-Garonne et l’Aude mais également les Alpes-de-Haute-Provence. Ceci étant  ces mesures de restriction seront comme d’habitude très relatives et on pourra voir sans doute encore des arrosages de maïs en plein midi. De ce point de vue les restrictions relatives au lavage des voitures apparaît bien désuet. Les restrictions concernent la réduction des prélèvements agricoles, pour l’arrosage des jardins ou le lavage des voitures.

 

(Avec agences)

gaz à effet de serre : croissance de 30 %, l’objectif de COP 21 illusoire d’ici 2040

gaz à effet de serre : croissance de 30 %, l’objectif de COP 21 illusoire

d’ici 2040

 

Alors que Cop 21 a prévu de limiter la température à 1,5° il est plus vraisemblable qu’on attendra le double soit 3°. Pour atteindre l’objectif illusoire de Cop 21 il faudrait dès maintenant -compte tenu des délais d’adaptation- décider de n’utiliser que 20 % des les énergies fossiles (à l’origine de 80 % des émissions polluantes). En effet l’organisme américain EIA  (L’Energy Information Administration, agence américaine indépendante rattachée au ministère américain de l’Energie). estime que les émissions de gaz à effet de serre vont encore augmenter d’un tiers d’ici 2040. Cette évaluation ne tient que très partiellement compte de l’engagement des Etats, reconnait l’EIA. L’organisme a eu du mal à évaluer l’apport réel des contributions nationales à l’effort commun de réduction. Ces engagements varient en effet énormément entre réduction réelle des émissions de CO2, volonté d’atteindre un pic d’émissions à plus ou moins long terme, prise en compte des puits de carbone comme les forêts, etc. Mais malgré ces restrictions, l’EIA parie pour une croissance continue des émissions qui rend illusoire l’objectif de limiter les températures à 1,5°C pour arriver plutôt à 3°C. Dans le détail, les Américains estiment que la part de la consommation des énergies fossiles va reculer de 82% en 2012 à 78% en 2040 devant la poussée des énergies renouvelables. Les changements d’utilisation des énergies fossiles devraient également permettre de réduire l’intensité carbone (c’est à dire les émissions de CO2 par bien produit). La part du charbon –le plus polluant- va descendre de 28% en 2012 à 22% en 2040 et celle du fuel de 33 à 30% tandis que la part du gaz montera de 23 à 26%. La quantité d’énergie pour fabriquer un bien (ou efficacité énergétique), devrait baisser de 0,4% par an. Des progrès qui sont insuffisants vis-à-vis de la hausse de la consommation de biens et des besoins des pays en voie de développement. Car le message principal de l’administration américaine, c’est que la part des émissions des 34 pays les plus riches membres du club de l’OCDE diminue face à la croissance des pays émergents. Dans un rapport que l’OCDE vient de publier à la demande du G7 , cette tendance est confirmée par l’utilisation des matières premières dans le monde. Si les pays les plus développés voient leur consommation stagner, celle des pays émergents continue de suivre la courbe du PIB mondial.

‘(avec Challenges)

 

Hôpitaux : 30 jours d’absentéisme par an

Hôpitaux : 30 jours d’absentéisme par an

 

L’information ciblant plus d’une vingtaine d’établissements a pu surprendre en fait ces 30 jours d’absentéisme en moyenne concerne la plupart des établissements hospitaliers, aussi l’ensemble de la fonction publique. Pour résumer l’absentéisme représente de leur de 30 jours par an dans ce secteur est à peu près la moitié dans le privé. Un sujet tabou car l’absentéisme s’ajoute au sureffectif d’une fonction publique qui plombe la fiscalité et la compétitivité. Et les conditions de travail effectivement souvent difficile des infirmières comme des aides-soignantes ne sauraient   masquer  le laxisme de la gestion pour la plupart des autres catégories de fonctionnaires. Les hôpitaux sont malades de l’absentéisme (mais comme d’autres secteurs de la fonction publique). En 2014, les agents de 22 établissements français ont cumulé plus de 30 jours d’absentéisme, selon les données de l’outil publique Hospi Diag. Le total est alarmant lorsqu’il est comparé à la moyenne dans le secteur privé qui s’élève à 16,7 jours. Pour établir ce constat, les absences liées aux RTT et aux arrêts maladies ont été prises en compte. Le Figaro rapporte ainsi que les régions les plus touchées par l’absentéisme des agents hospitaliers sont la Corse, la Guyane, la Haute-Normandie, le Nord-Pas-de-Calais et Provence-Alpes-Côte d’Azur. C’est justement en PACA que se trouve le plus mauvais élève : le centre hospitalier Louis-Raffali de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) avec une moyenne de 39,7 jours d’arrêts par agent. Dans le bas du classement, cet établissement est accompagné par : le groupe hospitalier deCarnelle Portes de l’Oise (37 jours) ainsi que les centres hospitaliers de Fontainebleau (34,6 jours), de Brignoles (34 jours), de Castellucio (33,5 jours) et de Hénin-Beaumont (33,5 jours).  L’absence de jour de carence dans la fonction publique, c’est-à-dire de journée non rémunéré en cas d’absence, est également pointé du doigt car il pousserait les agents à se faire arrêter. Mis en place par la droite en 2012, le jour de carence a été supprimé par le gouvernement Ayrault en 2013. L’année où la mesure a été appliquée, les petits arrêts d’un ou deux jours avaient chuté de près d’un tiers.

Banques : suppression de 30 à 50 % des effectifs d’ici 10 ans

Banques : suppression de 30 à 50 % des effectifs d’ici 10 ans

Plus de 30% des effectifs bancaires devraient disparaître en Europe d’ici 2025. Selon une étude de Citi, mais d’autres avancent le chiffre de 50%. En cause la révolution des moyens de paiement avec en particulier l’utilisation des Smartphones, la banalisation des banques en ligne et l’accentuation de la numérisation des opérations bancaires. Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que quatre %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Les réductions d’effectifs vont devoir encore s’accentuer et s’accélérer si le secteur bancaire européen veut améliorer sa rentabilité et se rapprocher des niveaux atteints par les banques américaines, estiment des investisseurs. « Nous interprétons les suppressions de postes comme le signe d’un changement structurel et pas seulement conjoncturel vers des banques de plus petite taille », a dit Jamie Clarke, qui codirige la recherche macroéconomique de la société de gestion Liontrust. Moins d’un tiers des banques de la zone euro présentaient une structure leur permettant d’espérer dégager une rentabilité satisfaisante sur la durée contre 80% des banques américaines, selon une étude sur 300 grandes banques internationales publiée l’année dernière par le Fonds monétaire international. « Les banques américaines ont presque toutes fait ce qu’il y avait à faire et sont sur une pente ascendante », dit Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities. La baisse des effectifs peut certes résulter de cessions d’activités en bloc sans se traduire nécessairement pas des destructions d’emploi. Mais les changements technologiques poussent les banques à fermer des agences ou à migrer vers des systèmes moins intensifs en main-d’œuvre. « Nous sommes dans un marché durablement baissier pour l’emploi dans le secteur bancaire parce que nous voyons que la technologie et l’automation détruisent finalement des postes dans la banque de détail », dit à Reuters Xavier VanHove, associé de la société de gestion THS Partners. De nombreuses banques européennes sont en pleine réflexion sur le sort de leurs activités de banque d’investissement avec des activités de marché particulièrement sur la sellette car gourmandes en fonds propres et aux marges comprimées par les évolutions technologiques. Et c’est évidemment la banque de détail qui serait la plus touchée. Les 37.000 agences qui font travailler 220.000 salariés sont aujourd’hui trop nombreuses. Avec 1 agence pour 1.720 habitants, la France (et l’Europe du sud en général) est trop bien pourvue. L’étude relève que dans les pays du nord de l’Europe ainsi qu’aux Pays-Bas, le nombre d’agences bancaires par habitant est trois fois moins important qu’en Espagne et en Italie. Et deux fois moins qu’en France. Les experts de Citi voient donc les banques françaises se mettre progressivement au niveau scandinave. Ce qui suppose de réduire de moitié leur réseau d’ici à 2025.

Le journal du Dimanche : suppression de 30 % des effectifs

Le journal du Dimanche : suppression de 30 % des effectifs

Encore un grand média soumis un plan drastique de réduction des effectifs. Cette fois c’est le JDD qui pourrait perdre 30 % de ses les emplois. Un phénomène récurrent dans la plupart des grands médias concurrencés par de nouveaux modes d’information et aussi victimes  il faut bien le dire de la routine coupable qui consiste essentiellement à reproduire des dépêches d’agence, du gouvernement ou des lobbys sans autre analyse. Conséquence globale une baisse d’audience et une diminution des revenus de la publicité. D’une certaine manière c’est le modèle économique de la grande presse qui est en cause et derrière sa ligne éditoriale. . La rédaction du Journal du Dimanche pourrait donc voir 30 % de ses postes supprimés dans le cadre du plan de départs volontaires annoncé par sa maison-mèreLagardère Active. Ce plan porte en effet sur 220 postes en 2016 dans les activités presse (Elle, Paris Match, Le JDD, Télé 7 Jours, Ici Paris, France Dimanche,…) et publicité du groupe. Les rédactions des trois titres phare du groupe, Le JDD, Paris Match et Elle, devraient être particulièrement touchées par ce plan, qui sera détaillé titre par titre lors d’un comité d’entreprise mardi. Au JDD, qui fonctionne actuellement avec une rédaction d’une cinquantaine de personnes, entre 15 et 16 postes sont concernés par le plan, selon une source proche du dossier, qui ajoute qu’il devrait y avoir « des réductions encore plus fortes ailleurs ». Paris Match et Elle pourraient voir leurs effectifs réduits « d’environ 20 % », selon PresseNews.

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