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Paris : le climat d’Alger en 2100

 Paris : le climat d’Alger en 2100

 

Sur la tendance,  c’est possible car il faut  f s’attendre  à des étés de 50° déclare  Robert Vautard, climatologue au CNRS et directeur de recherche au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE). Interrogé par franceinfo, ce spécialiste affirme que « les températures extrêmes que l’on subit cet été vont devenir la norme ».

 

Franceinfo : Peut-on imputer les vagues de chaleur actuelles au changement climatique ?

Robert Vautard : D’une manière générale, oui. Il n’y a plus de doutes là-dessus. On est capable de démontrer scientifiquement que les vagues de chaleur sont une conséquence directe du réchauffement climatique, contrairement aux cyclones ou aux fortes pluies, pour lesquels il est encore difficile d’établir un lien de causalité.

On sait notamment que les gaz à effet de serre et les activités humaines augmentent directement la fréquence des vagues de chaleur.

Pourquoi ?

On ne pourra pas revenir à un climat normal, même en diminuant nos émissions de CO2. On pourra les contenir et en limiter la progression mais les températures dépendent des gaz à effet de serre qui se trouvent déjà dans l’atmosphère et faire redescendre les niveaux de CO2, c’est extrêmement difficile. Contrairement à la pollution atmosphérique, dont les particules retombent assez vite, ces émissions de gaz à effet de serre ne retombent pas, ou extrêmement lentement. On a tendance à l’oublier.

Aujourd’hui, on se retrouve avec des étés étouffants. Mais avec l’augmentation actuelle des émissions de CO2, il faudra s’y habituer car les épisodes caniculaires deviendront la norme. Robert Vautard à franceinfo

 

Que peut-on faire en priorité pour lutter contre ce réchauffement climatique ?

À notre niveau, il faut d’abord que l’on ait une prise de conscience. Le changement climatique ne sera pas un problème dans vingt ou trente ans. C’est maintenant. On en subit même déjà les conséquences aujourd’hui puisque l’on doit déjà s’adapter, particulièrement en été avec ces vagues de chaleur. Cette prise de conscience peut paraître évidente mais force est de constater que, pour le gouvernement américain par exemple, ce n’est pas du tout une priorité. Malgré les bonnes intentions affichées des politiques, le climat reste quand même au second plan par rapport à des sujets qu’ils jugent plus immédiats.

La deuxième étape, c’est l’action. Il faut agir un peu à tous les niveaux. Cela commence par recourir au maximum à une énergie zéro carbone, qui n’émet pas de CO2 : ce n’est pas difficile et c’est déjà en cours. On est sur la bonne voie. Même si, aujourd’hui, le problème n’est pas tellement en France ou en Europe mais dans les pays émergents. Il ne faut pas les blâmer mais il faut plutôt réfléchir à les aider pour qu’ils se développent d’une façon différente de la nôtre. Ce n’est pas un défi uniquement pour eux : il nous concerne tous.

Dans les villes, la situation s’annonce particulièrement difficile…

Les villes ont un climat vraiment particulier, surtout en été. Le peu de présence de végétation notamment fait que l’énergie est piégée la journée dans la ville et a du mal à s’évacuer la nuit. Cela crée un îlot de chaleur urbain qui fait que les températures redescendent beaucoup moins vite la nuit, contrairement aux campagnes environnantes.

La persistance de températures élevées la nuit pose un gros problème de santé car on sait que pendant les périodes de forte chaleur, le corps a besoin de se reposer la nuit. Robert Vautard, climatologue franceinfo

On est capable d’absorber des températures assez fortes la journée, à condition de se reposer après.

Jean Jouzel, climatologue et vice-président du Giec, affirmait que l’on pourrait même atteindre les 50 degrés dans l’est de la France, dans la deuxième partie du XXIe siècle. Vous confirmez ?

Bien sûr. Si le réchauffement climatique augmente de 3 ou 4 degrés, on a des scénarios dans lesquels les écarts à la normale d’aujourd’hui seront beaucoup plus importants. L’été 2003 en région parisienne était 3 degrés plus chaud que la normale.

Hausse brutale des océans d’ici 2100

Hausse brutale des océans d’ici 2100

La hausse des océans pourrait atteindre de l’ordre d’un mètre d’ici la fin du siècle alors qu’elle a atteint 14 cm au cours du siècle dernier. Sur France Info, Le climatologue du LEGOS (Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiale) Benoit Meyssignac estime « crédibles » les prévisions de l’académie américaine des sciences qui table sur une levée de 51 à 130 cm du niveau des océans d’ici 2100.  Le climatologue du LEGOS (Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiale) Benoit Meyssignac estime « crédibles » les prévisions de l’académie américaine des sciences qui table sur une levée de 51 à 130 cm du niveau des océans d’ici 2100.   »La montée est 5 à 10 fois plus rapide par rapport à ce que l’on a observé sur les 3.000 dernières années », prévient-il, notamment, selon lui, à cause du « réchauffement des océans » qui fait se dilater les eaux, ainsi que la fonte des glaciers « à 70% causée par des émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique« .   Si la montée des eaux est immuable, le récent accord de Paris sur le climat pourrait néanmoins la « ralentir de manière significative d’ici la fin du XXIe siècle« , selon le climatologue. S’il est difficile de dire à quoi ressemblera le trait de côte en 2100, on sait déjà qu’il « réagit à la montée des eaux« . Autre certitude, les régions en danger aujourd’hui seront « encore plus vulnérables » et cela même avec les prévisions les plus optimistes. Selon une étude publiée lundi dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences, le niveau des océans monte plus rapidement depuis le siècle dernier que durant les trois derniers millénaires à cause du changement climatique. Ainsi, entre 1900 et 2000, les océans et les mers de la planète ont monté d’environ 14 centimètres sous l’effet de la fonte des glaces, notamment dans l’Arctique. Selon ces climatologues, sans la hausse de la température planétaire observée depuis le début de l’ère industrielle, la montée des océans aurait été moitié moindre au XXe

 

Réchauffement climatique : 4 degré d’ici 2100

Réchauffement climatique : 4 degré d’ici 2100

Pollution, inondation, sécheresse, disparition d’espèces, changement de culture agricole autant de conséquences de la montée inexorable de la température. Il est urgent de limiter notre pollution si l’on veut éviter la montée de la température moyenne du globe au-delà de 2°C d’ici 2100, chiffre décidé lors de la conférence climat de Copenhague de 2009. Actuellement, si nous ne faisons rien, il faut en fait s’attendre à un climat de 4°C de plus, préviennent les scientifiques réunis à Paris. Pour éviter d’atteindre cette hausse, nous ne devons pas envoyer dans l’atmosphère plus de 900 milliards de tonnes de CO2, un chiffre qui sera atteint d’ici 20 ans si nous poursuivons à notre rythme actuel. Les derniers constats scientifiques montrent que les effets du changement climatique sont déjà présents : vagues de chaleur, les inondations et fonte des glaces.  Les scientifiques rappellent qu’il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 40% à 70% d’ici 2050, si nous voulons arriver à zéro émission en 2100. C’est encore possible si nous mettons un prix au carbone, si nous investissons dans des transports, des villes propres. Cela ne représente qu’une petite part des milliards que nous allons consacrer dans nos futurs investissements d’infrastructures. Les scientifiques reconnaissent que les changements seront plus faciles à faire pour la production d’énergie, les voitures ou l’efficacité énergétique, mais qu’ils seront plus compliqués dans l’aviation, les transports routiers et maritimes. « Nous sommes dans une progression du réchauffement sans équivoque et nous verrons si 2015 bat le record de 2014« , explique Jean Jouzel, climatologue, vice-président du Giec. Au-delà de la hausse des températures, de l’élévation du niveau de la mer et de la fonte de glaces, il a été constaté que certaines espèces animales changeaient leur mode de vie. « Les zones climatiques se déplacent de quelques kilomètres par décennie et cela va s’accélérer. On a observé un changement chez les requins, mais aussi une modification de la date des migrations. Les cultures suivent aussi le changement des saisons« , constate Jean Jouzel. « Il faut aller vers un nouveau mode de développement sobre en carbone, qui demande une mobilisation de tous« , avertit Jean Jouzel. « Il faut aussi penser en terme de développement des pays pauvres et cela doit aller de pair avec la lutte contre le réchauffement climatique. »

 

Climat : plus 4 degrés d’ici 2100 ( Shell)

Climat : plus 4 degrés d’ici 2100 ( Shell)

 

C’est le pétrolier Shell qui l’affirme, pas vraiment un lobby écolo, le réchauffement climatique risque d’augmenter de 4 degrés d’ici 2100. Avec d’énormes conséquences sur la montée des eaux ( inondations, crise alimentaire ,  désertification, disparition d’espèces animales et végétales etc.).  Le  document interne de la compagnie pétrolière concède que le réchauffement climatique ne pourra pas se limiter à 2 degrés.
Se référant aux prévisions de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), il ajoute qu’une augmentation de la température de 4 degrés à court terme est plus vraisemblable, laquelle sera très certainement suivie d’une augmentation de 6 degrés après 2100. Ces prévisions correspondent respectivement à 2 fois puis 3 fois plus que la limite acceptée par la communauté internationale. Ben van Beurden, chef exécutif de Shell, s’est souvent plu récemment à répéter que le groupe Shell est une « compagnie responsable qui accepte tout à fait de prendre en considération l’urgence climatique ».
« Au-delà des considérations écologiques, je crois que Shell ne réalise pas ce qui pourrait arriver à son business si le réchauffement climatique continue d’augmenter ainsi. », rétorque Charlie Kronick de Greenpeace.  Par ailleurs, lorsque la compagnie pétrolière affirme que l’exploitation de ses gisements pétroliers permet au niveau de vie des pays en voie de développement d’augmenter, « il y a une incohérence » selon Louise Rouse, consultante Greenpeace, qui estime que ce discours n’est pas compatible avec le fait de mener des stratégies économiques non-respectueuses de l’environnement.




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