Archive pour le Tag '2050'

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Plus de nucléaire à l’horizon 2050 ?

Plus de nucléaire à l’horizon 2050 ?

Une étude de l’ADEME qui va contrarier EDF qui prévoit de construire à la même échéance 40 ou 50 réacteurs nucléaires pour remplacer tous les anciens. Le PDG d’EDF a déclaré vendredi, que l’entreprise projetait un renouvellement du parc nucléaire français, qui devrait se traduire par le déploiement à terme de « plusieurs dizaines » de réacteurs EPR NM. « A partir de 2028, 2030, ce n’est pas une science exacte, nous allons commencer à installer en France des EPR nouveau modèle. (…) Et en 2050, 2055, on n’aura plus de (réacteurs de) la génération actuelle. On aura les EPR NM: on en aura 30, 35 ou 40. On aura plusieurs dizaines qui seront le produit de remplacement du parc actuel », a précisé Jean-Bernard Lévy lors d’une rencontre avec des journalistes. Pourtant l’étude de l’ADEME considère qu’on pourrait se passer totalement du nucléaire d’ici 2050. Une énergie 100% verte permettrait d’«assurer l’équilibre offre-demande heure par heure», assure l’Ademe.  Selon cette dernière, le bouquet électrique de 2050 pourrait se composer, dans un scénario idéal, de 63% d’éolien, 17% de solaire, 13% d’hydraulique et 7% de géothermie et thermique renouvelable. «Les sources d’énergie principales sont dans tous les cas l’éolien et le solaire», souligne-t-elle. L’étude établit ensuite d’autres hypothèses de comparaison dans lesquelles la part des énergies renouvelables diminue à 95%, 80% puis 40%. Ce dernier taux est celui qui a été retenu pour 2030 dans le cadre de la loi sur la transition énergétique. «On constate que la différence de coût entre le cas de référence 100% énergies renouvelables et les cas 40%, 80% et 95% reste relativement faible», écrit l’Ademe. En effet, avec une électricité 100% verte, le mégawattheure consommé coûte 119 euros. Avec un taux à 95%, il s’établit à 116 euros. Il passe à 113 euros avec 80% d’énergies renouvelables puis 117 euros avec 40%.  Ces coûts varient toutefois fortement en fonction de contraintes d’acceptabilité, de comportement et d’économie. Une moindre maîtrise de la consommation fait par exemple bondir le prix de l’électricité 100% renouvelable à 125 euros/mégawatheure. «En effet, en cas de moindre maîtrise de la demande, le système devra faire appel à des filières d’énergies renouvelables moins rentables, ainsi qu’à une quantité plus importante de stockage pour passer la pointe d’hiver», expliquent les auteurs de l’étude. De même, en cas «d’acceptabilité très contrainte» – si par exemple les Français n’acceptent pas le développement du réseau d’éoliennes terrestres – le coût passe à 133 euros «car il faudra remplacer en partie les énergies terrestres par des filières marines, en général plus onéreuses», explique le rapport. Le scénario le plus favorable est celui dans lequel les énergies renouvelables sont acceptées et disposent d’un accès facilité au capital. Dans ce cas, le mix 100% énergie verte voit son coût chuter à 103 euros.

« Réchauffement climatique : 200 millions de réfugiés en 2050″

« Réchauffement climatique : 200 millions de réfugiés en 2050″

INTERVIEW (JDD)  – de la sénatrice Esther Benbassa, qui porte le texte au sénat

 

Pourquoi avoir décidé de déposer cette proposition de résolution?
Dans quelques semaines, la France accueillera la COP 21 (la conférence internationale sur le climat, Ndlr). Le réchauffement climatique provoque en grande partie les déplacements environnementaux. Aujourd’hui, dans le monde, plus de 22 millions de personnes se déplacent à la suite d’une catastrophe naturelle*. On prévoit 200 millions de déplacés climatiques en 2050. Ces personnes ne relèvent pas de la convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés et n’ont aucune protection juridique. C’est aussi pour ça qu’ils ne veulent pas s’appeler « réfugiés ».

Concrètement, quel est votre objectif?
Nous voulons – si ce texte est voté et il a des chances de l’être mercredi – que la France puisse lancer, dans le cadre de la COP 21, des pourparlers pour la protection juridique de ces personnes. Le CO2 est majoritairement produit par les pays du Nord. Il faut que l’on aide ceux du Sud à s’occuper de ces déplacés environnementaux. Pour le moment, ces populations ne vont pas en Europe ou en Amérique du Nord, mais se déplacent de manière régionale ou dans les états limitrophes aux pays où ils ont subi les catastrophes. Ce n’est pas un problème à confondre avec les réfugiés politiques. Cela n’a absolument rien à voir.

Vous souhaitez la création d’un statut spécifique?
Déjà, nous voulons qu’on reconnaisse leur qualification. La France, dans le cadre propice de la COP 21, doit promouvoir, au sein des institutions européennes et internationales, des mesures de prévention et de protection des déplacés. Il faut les protéger, on ne peut pas les jeter à la mer! Ils n’ont rien, on ne sait pas quand ils arrivent… Et comme ils ne relèvent d’aucune convention, on ne peut même pas les nommer. On ne sait pas non plus comment les protéger. Depuis les années 1990, le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, Ndlr) alerte la communauté internationale de mouvements de population qui peuvent découler du changement climatique. Nous voulons attirer l’attention et éviter cet effet de surprise catastrophique dont sont responsables nos politiques qui ne prévoient pas.

100% d’énergie renouvelable d’ici 2050 (ADEME)

100% d’énergie renouvelable d’ici 2050 (ADEME)

Un rapport dont la diffusion a été reportée car elle mettait en cause les orientations stratégiques en matière d’énergie. D’après l’ADEME, notre pays pourrait être techniquement capable pour 2050 de produire une électricité 100% renouvelable en s’appuyant principalement sur l’énergie éolienne, solaire et hydraulique. Cette production « verte » totale pourrait - grâce à de nombreuses améliorations techniques à venir – atteindre 1.268 terawattheures (TWh), « soit le triple de la demande annuelle », précise le rapport. On a bien lu : trois fois les besoins des Français. Pour le  nucléaire qui fournit actuellement 75% de notre courant, l’Ademe estime que la France pourrait faire le choix de s’en passer, et c’est sans doute ce point qui coince en haut lieu. La Loi de transition énergétique, défendue en ce moment à l’Assemblée nationale par la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal n’est pas vraiment sur cette ligne. Elle défend en effet un passage à 50% d’électricité nucléaire en 2025 – ou peut-être 2030. Ce passage au tout-renouvelable coûterait 119 euros par megawattheure (MWh) contre 91 euros actuellement. Autrement dit, il ne serait guère plus onéreux qu’aujourd’hui. Argument embarrassant pour les pro-nucléaires (toujours fort nombreux dans les ministères) qui ne cessent de répéter que seul l’atome peut garantir des factures électrique accessibles et qu’un 100% renouvelable serait un suicide économique. Bien pensée, cette conversion ne souffrirait pas de défaillances dues aux aléas climatiques. En effet, entend-on souvent, parfois le vent souffle, parfois pas, parfois le soleil brûle, parfois pas… Est-il vraiment possible de garantir que les citoyens aient autant de courant qu’ils le souhaitent, quel que soit le temps dehors ? Schémas à l’appui, l’Ademe répond affirmativement, en tablant notamment sur d’importantes capacités de stockage de l’électricité.

100% d’énergie verte en 2050 ?

100% d’énergie verte en 2050

Ce serait peut être possible mais visiblement certains syndicats partisans du nucléaire s’y  opposent, ce que révèle uen article de la Tribune. « Vers un mix électrique 100% renouvelable en 2050 », l’étude menée conjointement par l’Ademe et la Direction générale de l’énergie et du climat du ministère de l’écologie et dont la publication vient d’être reportée, relance le débat sur le mix énergétique futur de la France, alors que la loi sur la transition énergétique doit revenir au Parlement en deuxième lecture.  C’est une position bien délicate que le directeur général de l’Ademe, Fabrice Boissier, s’est efforcé de tenir jeudi matin lors d’un rendez-vous avec la presse en amont du colloque organisé par l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie les 14 et 15 avril prochains sur « La place des énergies renouvelables dans le mix électrique français ». En effet, alors que cet événement devait être l’occasion de rendre publique une étude exploratoire financée par l’Ademe (et co-pilotée par la DGEC) intitulée « Vers un mix électrique 100% renouvelable en 2050 », il n’en est aujourd’hui plus question. Raisons invoquées par l’agence, qui promet une publication « dans quelques mois » : des hypothèses en nombre insuffisant notamment en termes de coûts et de disponibilité de certaines technologies ; une absence de chiffrage des impacts économiques et, plus globalement, après consultation du Comité d’échange (composé de professionnels de la filière, dont RTE, EDF ou encore le Syndicat des énergies renouvelables), la conclusion qu’une version « plus complète et utile » était nécessaire. Il s’agit pourtant là du fruit de 14 mois de travail, exposé sur près de 120 pages. Mais pas question pour l’Ademe de se contenter de calculs de coin de table et autres discours incantatoires qui ont pu être tenus par des organisations plus radicales lors du débat national sur la transition énergétique. L’Ademe, c’est plus sérieux que ça, et Fabrice Boissier de rappeler que les objectifs du projet de loi sur la transition énergétique et la croissance verte sont très proches des hypothèses développées dans les scenarios prospectifs de l’agence. En effet, l’objectif de 32% du mix énergétique (40% du mix électrique) retenu dans le texte de loi n’est guère éloigné des 35% évoqués dans le scénario Ademe à 2030. Quant aux 55% qui figurent dans le scénario 2050 de l’agence, ils permettent de respecter le facteur 4 (diminution par 4 des émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2050), un des principaux piliers la transition énergétique. Dans le même temps, l’Ademe affirme que « cette étude, essentiellement scientifique et technique, n’a pas vocation à documenter directement une politique énergétique » et rappelle que la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie) est établie pour 5 ans, à comparer avec l’horizon étudié de 2050. Dans l’étude elle-même, les auteurs avaient pris la précaution d’affirmer : « L’Ademe est tout à fait consciente que cette étude n’est qu’une première pierre à un édifice qu’il sera nécessaire de continuer de construire les années prochaines. Les résultats engendrent de nouvelles questions, que de futures études pourront très certainement traiter. » Il semblerait pourtant qu’elle ait déplu. FO et la CGT, traditionnellement opposés aux énergies renouvelables, auraient notamment donné de la voix. Le simple fait d’évoquer une France qui pourrait, un jour même lointain, se passer du nucléaire reste apparemment tabou. Mais puisqu’elle a finalement fuité et été mise en ligne par le site Médiapart dès mercredi soir, on peut en résumer les grandes lignes : un mix électrique français issu à 100% d’énergies renouvelables est possible, et pour un coût qui serait finalement proche de celui correspondant au scénario retenu pour la transition énergétique, dans lequel la part du nucléaire atteindrait 50% en 2025 (contre 77% aujourd’hui). Ce serait possible car la France dispose des ressources (solaire, éolien, hydoélectricité, géothermie, énergies marines, biomasse, etc.) nécessaires, et même bien plus que cela, à en croire l’étude, qui évoque un potentiel de 1 268 TWh « trois fois plus important » que la demande anticipée de 422 TWh. Et ce, y compris en cas de conditions climatiques défavorables. Dans le scénario de référence, l’éolien se taillerait la part du lion avec 63% du mix électrique (17% pour le solaire, 13% pour l’hydraulique et 7% pour le thermique). Une hypothèse téméraire au regard des difficultés actuelles de la filière française, en retard sur ses objectifs à 2020. Conscients de cette écueil, les auteurs de l’étude ont d’ailleurs prévu un scénario alternative dans lequel une plus grande quantité de solaire en toiture, l’énergie houlomotrice et le stockage viennent compenser le « déficit » d’éolien terrestre et de photovoltaïque au sol. Mais le volet économique de l’étude est sans doute le plus frappant : le coût de cette conversion au « tout renouvelable » ne serait pas significativement plus élevé que le prix actuel de l’énergie : 119€/MWh, à comparer avec 91/MWh aujourd’hui…et 117 €/MWh dans un scénario intégrant 40 % seulement de renouvelables en 2050 (et potentiellement 50 % de nucléaire). Certes, ce coût pourrait augmenter selon la disponibilité de certaines technologies, et leur prix. C’est le cas notamment des dispositifs de pilotage de la demande et du stockage, deux points essentiels à la validité du scénario. Celui-ci implique à la fois une efficacité énergétique au top et une forte maîtrise de la demande aboutissant à une légère diminution de la consommation. Il repose aussi sur des capacités de stockage suffisantes pour garantir un équilibre permanent entre l’offre et la demande, malgré le caractère intermittent de certaines énergies renouvelables (essentiellement le solaire et l’éolien). C’est précisément pour ces raisons que le syndicat des énergies renouvelables (SER), qui salue « la qualité scientifique de l’étude », notamment les calculs précis effectués au pas horaire, regrette le report de la publication. « Même si certaines hypothèses sont tirées aux limites (la part très importante de l’éolien terrestre, par exemple), c’est un exercice qui permet d’ouvrir une réflexion sur la capacité des renouvelables à couvrir la demande électrique française, et surtout sur les conséquences techniques, économiques et industrielles que cela implique, souligne Damien Mathon, son délégué général. Anticiper les enjeux industriels pourrait justifier une politique de soutien de l’offre, propre à favoriser les ruptures technologiques. » C’est en effet grâce à ce genre d’études prospectives que l’on peut éviter de prendre du retard sur certaines technologies , telles que le « power to gaz » ou l’hydrogène, qui permettent un stockage de longue durée et sur lesquelles l’Allemagne a un train d’avance. Or, si cette généralisation des renouvelables est possible en France, elle l’est très certainement (voire plus facilement) ailleurs, et une expertise sur ces technologies favoriseraient la place des industriels français sur le marché mondial…  Bien loin de cette hypothèse de 100%, la France est aujourd’hui à la peine sur ses objectifs à l’horizon 2020. Alors qu’elle s’est engagée à atteindre 23% d’énergies renouvelables dans son mix énergétique (27% pour le mix électrique), sa trajectoire actuelle ne la conduirait qu’à 17% (23% pour la seule électricité). L’Ademe se montre plus confiante sur l’atteinte des objectifs à 2030. Fabrice Boissier reconnaissait jeudi qu’ils étaient « réalistes mais ambitieux », nécessitant un changement de société, de modes de production et de consommation de l’énergie, et donc, « une impulsion politique. »

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