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Retour au Nucléaire : de nouveaux réacteurs à partir de 2035

Retour au Nucléaire : de  nouveaux réacteurs à partir de 2035

 

Finies sans doute les élucubrations sur la substitution des énergies alternatives au nucléaire après le passage peu glorieux de Nicolas Hulot au gouvernement. Certes les énergies alternatives prendront leur place dans le mix énergétique mais le nucléaire va demeurer dominant. La secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’écologie, Bérangère Abba, précise les orientations indiquées par le président de la république concernant la construction de nouveaux réacteurs. L’objectif serait de commencer la construction autour de 2025 pour une mise en service une dizaine d’années plus tard. Au total six EPR pourrait être mis en service.

Il s’agirait « à court terme, d’EPR2, un modèle amélioré par rapport au retour d’expérience de construction des EPR précédents », a-t-elle dit à l’occasion d’un débat avec des sénateurs sur la sûreté de l’atome.

« Sans être devins, nous imaginons un calendrier de dépôt des dossiers autour de 2023 pour une mise en service en 2035-2037. Au préalable, EDF a soumis des options de sûreté de l’EPR2 à l’ASN [Autorité de sûreté nucléaire], qui en a validé les principes. Nous avons donc un cadre et un retour d’expérience sur les premiers EPR », a-t-elle ajouté.

Le premier site concerné pourrait être celui de Penly en Seine-Maritime . Le premier EPR construit en France à Flamanville devrait enfin être mis en service cette année après plusieurs retards.

Fin de la voiture thermique : 2035 pour la commission européenne ou plus tard pour la France

Fin de la voiture thermique : 2035 pour la commission européenne ou plus tard  pour la France

 

La France commence à prendre conscience que l’Europe est engagée dans la voie d’une démolition sans précédent de son industrie automobile avec des objectifs beaucoup trop précipités voir même hasardeux. Ainsi la commission européenne souhaiterait  que les véhicules thermiques soient interdits dès 2035. La France préférerait plus trad avec une transition plus douce incluant la prise en compte des véhicules hybrides. La France ne voit pas les choses du même œil et opte de son côté pour une transition plus lente. « Les hybrides rechargeables sont une bonne solution de transition, il faut qu’ils soient une option de transition dans la durée », a indiqué l’Elysée. « On n’a pas acté la fin du moteur thermique en 2035, ça fermerait la porte à l’hybride également ».

Pour 2030, le gouvernement français et la filière militent pour « un objectif réaliste »« autour de 55% de baisse des émissions maximum », soit moins que ce que devrait proposer la Commission européenne.

Le problème majeur c’est que ici 2035 l’industrie européenne notamment française n’aura pas eu le temps de s’assurer de la maîtrise d’un certain nombre de technologies du véhicule électrique notamment concernant les batteries. Du coup les normes européennes pourraient constituer une sorte de porte ouverte à la Chine en Europe pour ses technologies

Le gouvernement prépare d’ailleurs dans ce sens, pour la fin de l’été, un plan d’investissements pour soutenir la transition du marché automobile, selon l’Elysée, un an après la mise en œuvre d’un plan de relance de la filière en mai 2020, doté de huit milliards d’euros. Une « cartographie détaillée de l’impact de cette transition et des moyens de l’Etat qui peuvent être mis en place », filière par filière, doit également être présentée au Premier ministre.

La Plateforme automobile (PFA), qui représente la filière, estime à 17 milliards d’euros l’enveloppe nécessaire pour localiser en France « dans les cinq ans les technologies clés de l’automobile du 21ème siècle ». La plateforme estime à 30% le niveau d’aide publique requis. PFA, qui se fonde sur un rapport du cabinet McKinsey, indique par ailleurs que 6,6 milliards d’euros devront être débloqués pour être investis dans l’installation de bornes de recharges publiques, nécessaires pour les deux millions de véhicules électriques attendus en 2025.

Dans un marché globalement en recul à cause de la pandémie de Covid-19, les voitures électriques progressent mais bien insuffisamment pour compenser la baisse des immatriculation. En cause notamment la fiabilité de la technique électrique et surtout son cout. Nombre de ménages ne sont pas prêts à dépenser 40 à 50 000 € pour changer leur véhicule.

 

Fin des voitures thermiques en 2035 au lieu de 2040

Fin des voitures thermiques en 2035 au lieu de 2040

 

 

À défaut de la réforme les retraites à laquelle s’oppose pour l’instant une majorité de Français, Macron risque d’annoncer le 14 juillet la fin des voitures thermiques en 2035 au lieu de 2040.

Première observation, voit mal pourquoi le chef de l’État se mêle du calendrier aussi précis. Deuxième observation, cette précipitation à coloration électorale pour séduire des écolos va précipiter un peu plus le déclin de l’automobile française déjà dans une situation assez dramatique. Certes on comprend que l’échéance soit fixée pour la fin du moteur thermique encore faudrait-il s’assurer de l’avantage environnemental de la voiture électrique qui pourrait bien être rapidement dépassée par la perspective de l’utilisation de l’hydrogène.

La vérité sans doute c’est que le président de la république ne s’est pas trop quoi annoncer de nouveau  pour son discours du 14 juillet. Une coloration écologique de son propos ne mange pas de pain sauf qu’elle créait encore un peu plus de confusion dans la mesure où l’interdiction qui passerait de 2040 à 2035 viserait surtout la production et que pendant une vingtaine d’années au moins il faudra encore tolérer dans le parc des voitures thermiques. D’ici là il se pourrait bien que l’hydrogène arbitre entre moteur thermique et moteur à batteries électriques.

Voiture à essence interdite d’ici 2030 et 2035 au Japon

Voiture à essence interdite d’ici 2030 et 2035 au Japon

La production de voitures à moteur thermique sera prohibée d’ici 2030. La totalité du parc à essence en circulation sera, elle, interdite d’ici 2035. Cette décision du Japon d’interdire la production des véhicules à essence d’ici 2030 aura des conséquences sur l’ensemble du monde. Le Japon est en effet l’un des plus grands producteurs d’automobiles. Le basculement vers des véhicules propres au moins 10 ans avant les autres va constituer un avantage compétitif considérable. Par ailleurs, le Japon mise sur le développement prioritaire de l’hydrogène.  Cette “stratégie de croissance verte”, centrée sur les secteurs de l’automobile et de l’hydrogène, s’inscrit dans le cadre du plan présenté en octobre dernier part le Premier ministre Yoshihide Suga, qui souhaite aligner le Japon sur les critères ambitieux de l’Union européenne et la Chine notamment en matière de réduction des émissions polluantes.

L’Etat, qui offrira des allègements fiscaux et d’autres incitations financières aux entreprises, entend générer 90.000 milliards de yens (870 milliards de dollars) de croissance économique supplémentaire par an d’ici 2030 à travers les investissements dans la croissance verte et 190.000 milliards ($1.800 milliards) d’ici 2050.

Un fonds “vert” de 2.000 milliards de yens soutiendra les investissements des entreprises dans les technologies vertes. Ce plan prévoit de remplacer la vente de nouveaux véhicules à moteur thermique par celle de véhicules électriques, notamment des véhicules hybrides et à pile à combustible, d’ici mi-2030.

Le Japon vise également à utiliser “autant que possible” les énergies renouvelables d’ici 2050, principalement par le biais de parcs éoliens en mer. L’objectif centrale vise à ce que les sources d’énergie renouvelables représentent 50 à 60% des sources d’énergie du pays d’ici 2050, contre moins de 20% aujourd’hui, tout en réduisant la dépendance à l’égard de l’énergie nucléaire.

 

Nucléaire : « 50% en 2035 » !

 

 

 

De Rugy, l’archétype de l’oligarque carriériste qui a slalomé entre tous les courants, reprend à son compte l’idée ridicule de ramener le nucléaire à 50% en 2035.   Certes on ne pourrait  qu’être d’accord avec la politique de transition énergétique qui viserait  d’une part à réduire la part du nucléaire à 50 % d’ici 15 ans,  d’autre part à développer les énergies alternatives. A ceci près que c’est une fumisterie. Un objectif ambitieux mais irréalisable.  Pour preuve dans les 20 ans à venir, on  ne fermera aucune centrale nucléaire et l’éventuelle fin de  Fessenheim sera plus que  compensée par la mise en service de la centrale de Flamanville.  La durée de vie du parc actuel sera même prolongée d’une vingtaine d’années avec l’opération grand carénage. La loi de transition énergétique est dores et déjà caduques  comme le seront les PPE (programmation) de de Rugy. Ces documents  présentent davantage un caractère d’affichage qu’une dimension réellement opérationnelle. Pour parler plus clair,  loi et PPE sont  décidés pour satisfaire les écolos politisés et-ou- ésotériques et non pour constituer la base d’une politique énergétique.la France est irrémédiablement engagé dans une prolongation du nucléaire du fait du grand carénage. Une obligation après Fukushima. Soit au moins 50 milliards qui ne pourront être amortis que par la prolongation de la vie des réacteurs (de 20 à 30 ans). Et ce n’est pas au moins avant 2050-2060 qu’on pourra ramener le nucléaire sous les 50%.  .En outre, il   faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % à 100% du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel le moment venu. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards sans parler de la remise à niveau financière d’Areva qui va couter autour de 10 milliards. Enfin avec le développement notamment des énergies alternatives, il faudra envisager la construction d’un nouveau réseau électrique pour collecter et redistribuer le courant. Pour raccorder des milliers de centrales de production d’électricité que seraient tous ces parcs éoliens disséminés sur le territoire, et pour éviter une instabilité des réseaux, ERDF a annoncé 40 milliards d’investissements dont 4000 km de lignes haute tension. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. Globalement  il faudra trouver de l’ordre de 500 milliards d’ici 2050-2060.E la France ne peut plus reculer car ces dépenses sont pour la plupart  obligatoires. L’ échéance de 50% en 2035 est une illusion, un mensonge, et même une escroquerie technique et politique. Quant aux interrogations de Rugy sur l’EPR, elles relèvent d’un fantasme car Macron veut en construire 6 et en exporter. Bref un ministre qui ne sert à rien, sauf à faire du vent qui serait bien nécessaire pour faire tourner les inutiles éoliennes, couteuses et improductives. D’autres sources d’énergies pourraient être utilisées comme la géothermie, le problème c’est que ça ne rapporte rien à l’Etat et aux producteurs d’énergie !

La SNCF : l’hydrogène d’ici 2035, si la société existe encore !

La SNCF : l’hydrogène d’ici 2035, si la société existe encore !

 

 

 

Jamais sans doute un patron de la SNCF n’aura été aussi bavard dans les médias. Guillaume Pepy a toujours quelque chose à annoncer, c’est le champion de la communication mais pas forcément de la gestion. Pour preuve,  l’état lamentable de l’entreprise où il occupe des fonctions de direction depuis maintenant une vingtaine d’années. Pour l’ancien énarque,  le faire savoir et plus important que le savoir-faire. Une tendance générale à la SNCF au nombre d’énarques ont pris la place de nombreux d’ingénieurs x-mines. Certes ces derniers n’étaient pas toujours de grands experts en matière de gestion mais techniquement il savait au moins de quoi il parlait. Avec l’ENA,  c’est la double punition : incompétence technique et incompétence en matière de management et de gestion. Pepy des trains à l’hydrogène sur les lignes secondaires ou transversales qui auront disparu d’ici 20 ans. Faut-il aussi rappeler à la direction de la SNCF qu’elle fait aussi circuler des trains diesels sur les lignes électrifiés cela au nom d’économies. Des économies qui se font sur une sur une théorie économique complètement obsolète qui consiste à se priver d’activité selon une théorie vieille de plus de 50 ans qui conduit progressivement au réseau noyau qui ne desservira que les grandes villes. Pourtant le patron de la SNCF annonce la mise en service de train à propulsion hydrogène d’ici 2030 au lieu de 2050. La question qu’il faut se poser c’est de savoir si c’est train à hydrogène seront encore nécessaires pour se substituer au diesel sur le réseau secondaire «  Il faut qu’on arrive à sortir du diesel ferroviaire non pas en 2050 comme ça a été prévu mais en 2030-2035  », a déclaré le directeur général de la SNCF. Si la majorité du trafic du groupe ferroviaire transite aujourd’hui par des voies électrifiées, les locomotives diesel représentent encore environ 20 % du parc de la société. «  Chaque jour, 25 % des trains qui circulent sont à traction diesel  », a précisé le dirigeant. Des trains qui le plus souvent desservent des lignes aujourd’hui très menacées. Il faudrait aussi parler des questions techniques car la filière hydrogène est encore loin d’être opérationnelle. Il faudra sans doute encore 30 ou 40 ans d’après les experts pour la maîtriser complètement. En outre,  le bilan énergétique et écologique est loin d’être évident en raison précisément des conditions de production de l’hydrogène. Dernière question, accessoire sans doute, qui va payer car la question de l’endettement de la SNCF est loin d’avoir été traitée entièrement. En l’état actuel des résultats de la SNCF, le financement sera exclusivement l’emprunt !

Retraites : 63 ans en 2025 et 64 ans en 2035

Retraites : 63 ans en 2025 et 64 ans en 2035

 

 

On ne toucherait pas au mythique âge de départ à la retraite mais le gouvernement penserait mettre un système de bonus malus pour encourager les Français à partir à 63 ans en 2025 et 64 ans en 2035. Des dispositions qui permettraient d’après le conseil d’orientation des retraites d’assurer l’équilibre financier des régimes. Un système similaire est en vigueur depuis 2015 pour les régimes de retraite complémentaire du privé Arrco et Agirc. À compter du 1er janvier 2019, un salarié du secteur privé pourra en effet toucher une retraite complémentaire à taux plein à 63 ans. S’il décide de partir à la retraite à 62 ans et sollicite sa retraite complémentaire à ce moment-là, sa pension complémentaire sera minorée. Au contraire, s’il choisit de prolonger sa carrière au-delà de 63 ans, sa pension complémentaire sera dopée lorsqu’il partira à la retraite. Pour le court terme la négociation est encore loin d’être terminée car de nombreux autres aspects doivent être pris en compte comme les carrières longues, le temps de cotisation. Emmanuel macro souhaitait  aller relativement vite sur cette question, il voulait  qu’une loi soit votée en juin toutefois les discussions pourraient durer plus longtemps et même toute l’année 2019. En effet Macron n’est plus en situation politique  pour imposer une grande réforme à la hussarde. En outre, son slogan un euro de cotisation pour la retraite vaut la même chose pour tout le monde manque sérieusement de contenu. Enfin l’équilibre des régimes de retraite dépend aussi du rapport entre nombreux d’actifs et nombre d’inactifs. De ce point de vue, tout dépend de l’évolution démographique mais aussi de la croissance. Il serait bien illusoire de prévoir quelle sera cette croissance en 2025 et en 2035. Sans doute pourquoi la France se lance à peu près tous les cinq ans dans un travail de réforme des retraites. Sur le long terme la problématique risque donc de se reposer.

Nucléaire 50%: « horizon 2035 » !!! (Edouard Philippe)

 Nucléiaire 50%:   »horizon 2035 » !!!  (Edouard Philippe)

 

C’est évidemenet une escroquerie cette annonce de 50%. En effet de son côté EDF annonce que la réduction à 50 % ne pourra pas se produire avant 2050. Bref un engagement aussi irresponsable que celui pris par Ségolène Royal concernant la réduction de la production nucléaire à 50 % en 2025 et qui figure toujours dans la loi ! L’échéance à laquelle le gouvernement compte parvenir à 50%, contre environ 75% aujourd’hui, est l’un des enjeux centraux de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui doit être dévoilée à la fin octobre.

“Les axes de la préparation de cette PPE sont connus, l’engagement pris par le président de permettre la constitution d’un mix énergétique à l’horizon de 2035 avec 50% de nucléaire a été formulé, d’ailleurs par Nicolas Hulot lui-même”, a dit Edouard Philippe lors d’une conférence de presse à l’Elysée. La date de 2025, décidée sous François Hollande, a été abandonnée en novembre dernier. Traité par Nicolas Hulot jusqu’à sa démission la semaine dernière, le dossier est désormais sur le bureau de François de Rugy, qui a pris sa succession mardi à la tête du ministère de la Transition écologique. “Je laisse à François de Rugy le temps de prendre les dossiers, de rencontrer les acteurs et ensuite de me faire des propositions pour pouvoir trancher de façon définitive”, a ajouté Edouard Philippe à l’issue d’un séminaire gouvernemental. Historiquement favorable à la fin du nucléaire à moyen terme, le nouveau ministre passé par les Verts n’a rien voulu dire de ses intentions en la matière lors d’une interview accordée mercredi à France Inter.

Nucléaire: 50% de l’électricité en 2050, par en 2025 ou 2035 (EDF)

Nucléaire: 50% de l’électricité en 2050,  par en 2025 ou 2035 (EDF)

 

 

Près  Ségolène Royal, Hulot puis maintenant le premier ministre lui-même, Édouard Philippe tourne autour du pot quant à la part du nucléaire, EDF annonce la couleur il ne faut pas attendre une réduction de la production nucléaire à hauteur de 50 % avant 2040 ou 2050. Un grand nombre de réacteurs nucléaires ont été construit entre les années 80 et 90. Or leur durée de vie était prévue autour de 40 ans. Mais depuis les mesures de sécurité supplémentaire imposée par la catastrophe de Fukushima qui se traduit notamment par le très coûteux carénage il n’y aura pas d’autres solutions que de prolonger encore de 20 ans la vie des centrales pour amortir l’investissement de l’ordre de 50 milliards. En clair, les centrales seront prolongées jusqu’en 2040 ou 2050 en. Et c’est seulement à ce moment-là on pourra envisager une réduction de la production nucléaire à 50 %. Bref un décalage de 25 ans par rapport à la loi de Ségolène Royal. EDF aura beau jeu d’obtenir la prolongation de ses réacteurs d’autant plus que le gouvernement se défaussera sur l’autorité de sûreté nucléaire comme l’a déjà annoncé Macon. En outre il faut prévoir que 3 à 6  centrales EPR nouvelles seront construites pendant la période. Dernier élément en faveur d’EDF,  le fait que les énergies renouvelables relèvent souvent du gadget et de la gabegie financière comme par exemple les improductives et coûteuses éoliennes ; Sortes de moulin avant pour masquer la stratégie nucléaire. On attend évidemment avec impatience la décision de Rugy. . De ce point de vue,  on peut s’attendre à un verbiage fumeux qui ne changera pas la situation.  EDF prévoit d’étaler sur 20 ans -entre 2030 et 2050- l’arrêt des 58 réacteurs que compte le parc nucléaire français et donc leur renouvellement. Son plan prévoit de prolonger les 34 plus vieilles centrales (900 MW), construites au début des années 1980, à 50 ans soit jusqu’en 2030. Et d’allonger la durée de vie des 24 plus jeunes (1300 MW), construites vers 1990, à 60 ans c’est-à-dire jusqu’en 2050. Parallèlement on prévoit la construction du premier réacteur du nouveau programme nucléaire français vers 2023 pour aboutir vers 2030. Dans l’hypothèse où la consommation électrique n’augmenterait pas -ce qui est probable-, EDF prévoit de construire au moins six EPR pour commencer.

 




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