Archive pour le Tag '2024 ?'

Page 5 sur 7

Economie mondiale: quelles perspectives pour 2024 ?

Economie mondiale: quelles perspectives pour 2024 ?

Le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII) livre son décryptage annuel des grandes tendances à venir dans son ouvrage collectif « L’économie mondiale 2024 » publié aux Éditions La Découverte (collection Repères), à paraître le 7 septembre. Tour d’horizon des grandes questions de l’année à venir avec Isabelle Bensidoun et Jézabel Couppey-Soubeyran, coordinatrices de l’ouvrage.

dans The Conversation France

Dans un contexte des plus difficiles, à la fois de crise énergétique et de guerre sur le sol européen, d’inflation généralisée, de resserrement des politiques monétaires, de turbulences financières, l’économie mondiale n’aura pas si mal résisté. La croissance a certes été divisée par presque deux, de 6,1 % en 2021 à 3,4 % en 2022, mais, dans ces conditions, l’atterrissage aurait pu être bien plus brutal.

Sur le front de l’inflation, la hausse observée depuis fin 2021 dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s’est repliée en octobre 2022, lorsque les tensions sur les marchés de l’énergie et de l’alimentation se sont atténuées.

Toutefois les pressions inflationnistes restent fortes, notamment en zone euro. Si, entre début 2022 et début 2023, l’inflation importée a largement contribué, pour 40 %, à celle des prix à la consommation en zone euro (plus précisément du déflateur de la consommation), la contribution de l’augmentation des profits a été plus forte encore, à hauteur de 45 %, d’après le Fonds monétaire international (FMI).

Pour faire face à la persistance de l’inflation, les banques centrales ont très fortement resserré leur politique monétaire en 2022 et en 2023. Ces resserrements n’allaient pas de soi, notamment en zone euro, où l’inflation ne résultait pas d’une surchauffe de l’économie. Leurs conséquences ont commencé à se manifester avec notamment des tensions dans le secteur bancaire, se traduisant par des faillites de plusieurs banques régionales aux États-Unis et du Credit Suisse sur le continent européen.

Avec les fortes hausses de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed), ce sont aussi les dettes publiques des pays en développement qui ont été affectées. Le niveau record de défauts souverains dans ces pays en atteste : 9 entre début 2020 et début 2023, contre 13 entre 2000 et 2019.

Le durcissement des politiques monétaires a également conduit à un retournement du cycle immobilier dans les pays de l’OCDE et en Chine. C’est un moteur de la croissance qui se grippe, avec des conséquences d’autant plus fortes que la dépendance de l’économie au secteur de la construction l’est aussi.

Mais au-delà, c’est tout un modèle de croissance, fondé sur la demande et nécessitant en permanence la hausse des prix de l’immobilier et de l’endettement privé, qui apparaît à bout de souffle. La priorité est désormais donnée à la réindustrialisation pour regagner en autonomie et inverser les conséquences sociales de la désindustrialisation. Il n’est pas simple cependant de rétablir le tissu productif dans un modèle de croissance qui a déformé la structure de production en faveur des services et au détriment du secteur manufacturier. Ce redéploiement de l’industrie ne sera possible qu’en changeant de modèle et que s’il s’inscrit dans un plan de décarbonation indispensable face à la menace existentielle que constitue le dérèglement climatique.

Des reconfigurations annonciatrices d’un changement plus ou moins profond sont-elles à l’œuvre ?

Il nous semble que oui. C’est même le fil directeur de cette édition 2024 de l’ouvrage annuel du CEPII : l’économie mondiale est en phase de reconfigurations, au pluriel. D’abord celle de la mondialisation, pour laquelle un changement de paradigme s’observe. Et en la matière, Isabelle Bensidoun et Thomas Grjebine montrent dans leur contribution que ce sont les États-Unis qui ont donné le ton.

Certes les différents épisodes qui se sont succédé – l’après-crise financière, la crise sanitaire, les ruptures d’approvisionnement post-crise sanitaire et la guerre en Ukraine – ont tous conduit à faire de la sécurité une nouvelle priorité. Mais c’est bien la décision des États-Unis de changer de logiciel, pour faire de la réindustrialisation et de la lutte contre le changement climatique leurs priorités, et pour cela d’avoir recours à des subventions massives et des mesures protectionnistes, dans le cadre de l’Inflation Reduction Act notamment, qui ont mis un terme à la mondialisation telle qu’on l’a connue depuis quatre décennies.

C’est aussi en proposant un nouveau consensus de Washington en avril 2023, dont la politique industrielle est le pilier, où le retour des États dans la gestion économique est consacré, et où la promotion du libre-échange n’est plus en vogue, mais remplacée par la recherche d’alliances avec ceux qui partagent les mêmes valeurs, le friendshoring, que les Américains ont rompu avec l’ancien consensus qui reposait sur le retrait des États et la recherche d’une libéralisation toujours plus poussée des forces du marché.


S’il est un domaine où les questions de sécurité et de recompositions ont dû s’observer cette année c’est bien celui de l’énergie ?

Tout à fait. Et c’est un domaine où les recompositions ont dû se faire dans l’urgence, en faisant appel aux alliés ou « amis », comme on veut bien les appeler. Que ce soit les États-Unis pour le gaz liquéfié ou la Norvège et l’Algérie pour le gaz.

Pour Anna Creti et Patrice Geoffron, les conséquences de la guerre en Ukraine ont dépassé les frontières de l’Union européenne, en perturbant les routes mondiales d’acheminement des hydrocarbures, ainsi que le niveau et les mécanismes de prix (prix plafond, rabais forcés), avec pour conséquence un monde énergétique qui tend à se recomposer entre un « marché russe », regroupant les pays qui acceptent de commercer avec la Russie, et un « marché non russe », avec des passerelles comme l’Inde qui raffine du brut russe et le réachemine en partie en Europe.

Toutefois la vulnérabilité des approvisionnements européens, que la guerre en Ukraine a mis au jour, a surtout eu pour conséquence de faire s’envoler les prix du gaz et par contagion ceux de l’électricité, les craintes de rupture ayant pu être limitées par les recompositions. Si début 2023 les prix n’étaient plus aussi délirants qu’à la mi-2022, l’approche de l’hiver pourrait les faire à nouveau augmenter, ce qui réclame que la réforme du marché de l’électricité, pour le rendre moins dépendant des fluctuations des prix du gaz, soit rapidement opérationnelle.

Les politiques industrielles reviennent sur le devant de la scène, le nouveau consensus de Washington en fait son pilier, mais pourquoi un tel retournement ?

Dans leur présentation du nouveau consensus de Washington, les Américains ont été très clairs : tous les modèles de croissance ne se valent pas et celui qui a conduit à atrophier la capacité industrielle dans des secteurs essentiels comme les semi-conducteurs, a fait, de leur point de vue, trop de dégâts pour être poursuivi : dégâts en matière d’indépendance, dégâts sociaux, dégâts politiques.

C’est un nouveau paradigme, où, selon Thomas Grjebine et Jérôme Héricourt, la primeur donnée aux baisses de prix, que la libéralisation commerciale a permis, pour favoriser le pouvoir d’achat du consommateur au prix d’une concurrence accrue pour la production manufacturière nationale, n’est plus de mise.

La politique industrielle est aussi une condition nécessaire pour réussir la transition écologique. C’est une nouvelle révolution industrielle qui s’engage, dont l’enjeu pour les grandes puissances est de ne pas la rater. Et pour cela, l’histoire nous l’enseigne, l’État doit intervenir : protection des industries naissantes et révolutions industrielles sont allées de pair.

Si les raisons pour légitimer les politiques industrielles sont nombreuses, il n’en reste pas moins qu’elles posent de sacrés défis en économie ouverte. Car réindustrialiser est particulièrement difficile dans les pays où la consommation intérieure reste le moteur de la croissance économique et où la désindustrialisation est avancée.

Dans ce cadre, les politiques de relance pour soutenir la demande tendent à réduire la part du secteur manufacturier alors que ce qui est recherché par les politiques industrielles, c’est justement l’inverse. Se pose alors inévitablement la question des protections à mettre en place pour mener à bien la réindustrialisation.

Dans ce contexte, quelle place pour les politiques commerciales, dont l’objet était avant tout de favoriser la libéralisation ?

C’est effectivement le rôle qui leur a été dévolu au tournant des années 1970-1980 et que les années 1990-2000 ont semblé entériner. Les politiques commerciales recherchaient alors avant tout l’efficacité économique par l’exploitation des avantages comparatifs, la minimisation des coûts ou l’optimisation des chaînes de valeurs mondiales. Mais de nouveaux objectifs sont en train de supplanter ceux d’hier.

Pour Charlotte Emlinger, Houssein Guimbard et Kevin Lefebvre, la lutte contre le réchauffement climatique, la sécurité nationale ou encore la sécurisation des approvisionnements redessinent les contours des politiques commerciales. Ce faisant, ces politiques vont se trouver de plus en plus étroitement imbriquées avec les politiques industrielles nationales. À cela s’ajoutent l’augmentation des obstacles au commerce liés à la militarisation des politiques commerciales et la rivalité sino-américaine.

Tout cela laisse penser que les périodes de libéralisation du commerce international sont derrière nous. Le risque cependant dans ce monde qui se polarise est de voir les impératifs géoéconomiques de court terme l’emporter sur les défis environnementaux conditionnant le long terme de l’humanité. Pour éviter qu’il en soit ainsi, il va alors falloir trouver comment restaurer un minimum de multilatéralisme. Une entreprise dont le succès est loin d’être assuré !

La mondialisation commerciale se recompose, les impératifs climatiques et la sécurité économique prennent le pas sur la libéralisation, mais qu’en est-il de la mondialisation financière ?

Là encore, des mutations s’opèrent. L’encensement de la liberté des flux de capitaux et de la flexibilité des taux de changes a fait long feu. Certes, la mondialisation financière n’a pas disparu, mais la tournure qu’elle a prise au fil des crises et de la montée des tensions géopolitiques est très éloignée de l’illusion libérale qui en a été le berceau.

Les banques centrales prennent de plus en plus de mesures qui influencent les flux de capitaux, avec des implications géopolitiques. Elles interviennent sur les marchés des changes, s’accordent des prêts entre elles, échappant ce faisant au multilatéralisme hérité de la fin des années 1940, qui reposait sur de grandes institutions financières internationales telles que le FMI.

La question se pose de ce qui va advenir du dollar dans ce nouveau système monétaire international. Pour Éric Monnet, un monde plus multipolaire se dessine où, sans du tout faire disparaître le dollar, des monnaies différentes, et notamment le renminbi, seront utilisées et thésaurisées en fonction des liens commerciaux et géopolitiques.

Ces reconfigurations qui émergent, avec un rôle plus résolu de la puissance publique, sauront-elles relever le défi de la transition écologique ?

À l’heure où la plupart des limites planétaires, ces seuils que l’humanité n’aurait pas dû dépasser pour ne pas compromettre la viabilité de l’espèce, ont déjà été franchies, pour Michel Aglietta et Étienne Espagne, la planification écologique constitue le seul rempart face au capitalocène, cette ère dans laquelle non seulement l’activité humaine mais aussi le système d’accumulation dans lequel elle se déploie ont conduit à un tel désastre. Et qui dit planification, dit retour des États.

Donc oui ces reconfigurations, bien que très partielles encore, vont dans le bon sens, que ce soit le Green New Deal américain avec la loi IRA – Inflation Reduction Act, le_ Green Deal européen et son Net Zero Industry Act ou la promotion d’une Civilisation écologique en Chine.

Deux écueils toutefois à ces avancées : primo, le cadre de conflictualité géopolitique dans lequel elles s’organisent et les limites que cela produit pour bâtir une planification écologique à l’échelle mondiale, la seule valable pour répondre à la crise écologique ; secundo, la difficulté pour les pays du Sud de trouver leur place dans ce nouveau contexte, sachant que leurs leviers économiques sont bien en deçà de ceux que la Chine, les États-Unis et l’Union européenne peuvent mobiliser.

Dès lors, les stratégies que ces pays peuvent développer sont forcément subordonnées à celles de ces trois blocs, avec plusieurs menaces liées à la concurrence accrue pour les ressources minérales ou à la mise en place de nouvelles chaînes de valeur des technologies vertes. Aussi pour éviter que la planification écologique ne soit réservée à un club restreint, la coopération internationale, moteur fondamental et aujourd’hui manquant, doit être vigoureusement réactivée.

Une planification écologique se met en place, avec certes encore des limites, mais la plus importante d’entre elles n’est-elle pas l’insuffisance des investissements qui y sont consacrés ?

Les évaluations sont désormais nombreuses des besoins d’investissement pour la transformation écologique. Aussi diverses soient-elles, car fondées sur des périmètres sectoriels et des scénarios de transition contrastés, toutes font effectivement état d’un manque d’investissement. Cela pose inévitablement la question de savoir s’il n’y a pas là un problème de financement.

C’est à première vue assez paradoxal puisqu’il existe une masse énorme d’actifs financiers. De quoi se demander s’il ne suffirait pas de mieux les orienter : vers le financement de la transition. Mais pour Jézabel Couppey-Soubeyran et Wojtek Kalinowski, le financement de la transition ne se réduit pas à un problème de réorientation des flux.

D’abord, il ne faut pas surestimer la fluidité́ de cette réorientation : les investissements verts ne remplacent pas nécessairement les investissements bruns, et pour un temps au moins ne font que s’y ajouter, ce qui élève les besoins financiers. Le secteur agricole ou celui des transports fournissent des illustrations utiles.

Ensuite, si tout doit bien sûr être mis en œuvre pour permettre la réorientation des financements privés, il ne faut pas sous-estimer le besoin de fonds publics car, même bien réorientés, les fonds privés n’iront que vers des investissements suffisamment rentables, or ceux nécessaires à une transformation écologique juste ne le sont pas tous.

La part non rentable réclame des financements publics adaptés, protégés de la pression du marché, gratuits voire même sans exigence de retour financier. De nouvelles formes sont en ce sens envisageables sous la forme de dons de monnaie centrale, plus ou moins compatibles avec les cadres institutionnels actuels, selon qu’ils feraient intervenir directement la banque centrale ou des sociétés financières publiques. Nonobstant ces obstacles institutionnels que le débat démocratique pourrait lever, le chemin existe !

Sport: un marasme sportif à prévoir pour la France aux JO de 2024

Sport: un marasme sportif à prévoir pour la France aux JO de 2024


Le récent championnat du monde d’athlétisme a révélé le véritable niveau sportive de la France. Le pays n’a obtenu en effet aucune médaille d’autres très peu d’autres médailles.
Pourtant pour des raisons politiques la France a été candidate et va organiser les JO de 2024. Tout a été prévu ou presque sauf la stratégie de préparation et de sélection des athlètes.

Il aurait évidemment fallu mettre en œuvre un véritable plan de détection des futurs athlètes à l’école et de mettre en place les moyens correspondants.
Au lieu de cela on a laissé les clubs se débrouiller avec leurs moyens très insuffisants.

Jusque-là en a parlé énormément de JO de 2024 mais en oubliant la problématique des athlètes et du lamentable niveau français. Heureusement il y a quelques disciplines accessoires autres que l’athlétisme qui permettront de masquer l’énorme déception à prévoir pour les JO de 2024.

Cette situation inquiète donc un an avant le début des Jeux olympiques à Paris. « Le bilan n’est pas bon, c’est une déception » a concédé sur franceinfo Romain Barras, le directeur de la haute performance de la fédération française. Les dirigeants de l’athlétisme français, qui se dirige vers son pire bilan aux Mondiaux, ont d’ailleurs rendez-vous au ministère des Sports ce mardi pour s’expliquer. Comment justifier cette débâcle ? Quelles sont les solutions ? Ce bilan calamiteux est-il un mauvais présage pour les Jeux ?

« Si on continue comme ça, je pense que gagner trois médailles aux JO ou aux Mondiaux deviendra exceptionnel » : ce constat cinglant est signé Stéphane Diagana. Interrogé par franceinfo, Le champion du monde 1997 du 400 mètres haies s’alarme notamment d’une place du sport insuffisante en France et notamment dès l’école. Selon le consultant de France Télévisions, il faudrait prendre exemple sur la Slovénie qui mène « un suivi en matière de santé publique depuis quarante ans ». « Tous les gamins en changeant de classe sont évalués sur des capacités physiques », souligne-t-il. Avec ce système, les Slovènes « peuvent alerter ou bien repérer ceux (les jeunes, ndlr) qui ont des qualités particulières. Là-bas, les parents ont envie que leurs enfants soient en bonne santé, qu’ils fassent du sport et après s’ils sont champions, c’est très bien ».

JO : un marasme sportif à prévoir pour la France en 2024

JO : un marasme sportif à prévoir pour la France en 2024


Le récent championnat du monde d’athlétisme a révélé le véritable niveau sportive de la France. Le pays n’a obtenu en effet aucune médaille d’autres très peu d’autres médailles.
Pourtant pour des raisons politiques la France a été candidate et va organiser les JO de 2024. Tout a été prévu ou presque sauf la stratégie de préparation et de sélection des athlètes.

Il aurait évidemment fallu mettre en œuvre un véritable plan de détection des futurs athlètes à l’école et de mettre en place les moyens correspondants.
Au lieu de cela on a laissé les clubs se débrouiller avec leurs moyens très insuffisants.

Jusque-là en a parlé énormément de JO de 2024 mais en oubliant la problématique des athlètes et du lamentable niveau français. Heureusement il y a quelques disciplines accessoires autres que l’athlétisme qui permettront de masquer l’énorme déception à prévoir pour les JO de 2024.

Cette situation inquiète donc un an avant le début des Jeux olympiques à Paris. « Le bilan n’est pas bon, c’est une déception » a concédé sur franceinfo Romain Barras, le directeur de la haute performance de la fédération française. Les dirigeants de l’athlétisme français, qui se dirige vers son pire bilan aux Mondiaux, ont d’ailleurs rendez-vous au ministère des Sports ce mardi pour s’expliquer. Comment justifier cette débâcle ? Quelles sont les solutions ? Ce bilan calamiteux est-il un mauvais présage pour les Jeux ?

« Si on continue comme ça, je pense que gagner trois médailles aux JO ou aux Mondiaux deviendra exceptionnel » : ce constat cinglant est signé Stéphane Diagana. Interrogé par franceinfo, Le champion du monde 1997 du 400 mètres haies s’alarme notamment d’une place du sport insuffisante en France et notamment dès l’école. Selon le consultant de France Télévisions, il faudrait prendre exemple sur la Slovénie qui mène « un suivi en matière de santé publique depuis quarante ans ». « Tous les gamins en changeant de classe sont évalués sur des capacités physiques », souligne-t-il. Avec ce système, les Slovènes « peuvent alerter ou bien repérer ceux (les jeunes, ndlr) qui ont des qualités particulières. Là-bas, les parents ont envie que leurs enfants soient en bonne santé, qu’ils fassent du sport et après s’ils sont champions, c’est très bien ».

Fiscalité-budget 2024: Pas d’impôts en plus… mais des prélèvements supplémentaires

Fiscalité-budget 2024: Pas d’impôts en plus… mais des prélèvements supplémentaires

La première ministre affirme haut et fort qu’il n’y aura pas de hausse d’impôts dans le budget 2024. Dans la même temps, elle affirme cependant qu’il y aura des prélèvements supplémentaires comme la réduction du remboursement des médicaments et des taxes ici ou là.

La vérité, c’est que le gouvernement est coincé d’abord par les exigences européennes. Bruxelles a en effet mis en demeure la France de réduire l’ampleur du déficit budgétaire. Par ailleurs le pays n’a promis de respecter les 3 % de déficit qu’en 2027. Ce serait le dernier pays à respecter les normes européennes. Parallèlement, il faut évidemment aussi faire face à l’énorme endettement de 3000 milliards qui génèrent environ 100 milliards de charges annuelles. Par ailleurs le gouvernement est tenu par ses promesses de ne pas augmenter les impôts sur les revenus des couches moyennes.

« Je vois beaucoup de rumeurs selon lesquelles on voudrait augmenter les impôts, il n’est pas question, ce n’est pas du tout la philosophie du gouvernement, d’augmenter les impôts des ménages. Au contraire, on veut continuer à baisser les impôts en étant évidemment attentif au pouvoir d’achat des classes moyennes », a déclaré la Première ministre.

Pendant le Conseil des ministres de rentrée, mercredi matin, Emmanuel Macron a dit à ses troupes « qu’il ne fallait pas laisser monter la petite musique sur les hausses d’impôts », soulignant qu’il les avait baissés depuis six ans, a rapporté une source gouvernementale. Il a toutefois admis qu’il faudrait « faire des choix » pour le prochain budget, selon cette même source.

En revanche, Elisabeth Borne a admis que l’augmentation des franchises médicales « fait partie des réflexions ». « Il ne s’agit évidemment pas d’empêcher les gens de se soigner », a nuancé la cheffe du gouvernement, en disant vouloir « protéger à la fois les personnes très vulnérables, très modestes, et aussi les patients qui auraient des affections de longue durée ou chroniques ».

Dans le cadre du budget, au grand dam du patronat, le gouvernement pourrait étaler sur quatre ans la suppression totale de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), initialement annoncée pour 2024. Réduit de moitié en 2023, cet impôt de production avait rapporté plus de 9,6 milliards d’euros à l’Etat et aux collectivités locales en 2022.

Pour faire des économies, la suppression de niches fiscales défavorables à l’environnement est à l’étude, tout comme l’alourdissement de la taxation des sociétés d’autoroute et des billets d’avion. En matière de dépenses, Bruno Le Maire compte amputer de plus d’un milliard d’euros les subventions de l’Etat à ses opérateurs comme le CNRS ou Pôle emploi.

Le dispositif « Pinel », qui permet aux particuliers de bénéficier de réductions d’impôts sur l’achat d’un logement locatif, devrait disparaître et le prêt à taux zéro être recentré, pour une économie estimée de deux milliards d’euros à terme. D’autres mesures d’économies comme la suppression des allègements de cotisations patronales pour les salaires compris entre 2,5 et 3,5 Smic, préconisée par le député Renaissance Marc Ferracci pourraient être inscrites dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

Conjoncture : pas de reprise économique avant 2024

Conjoncture : pas de reprise économique avant 2024

Le transport- et la logistique plus globalement – constitue un indicateur avancé de la conjoncture. Le directeur général de l’entreprise allemande « Transporeon », Stéphane Sieber , explique que la reprise économique n’interviendra pas avant 2024 au plan mondial ( dans « La tribune »).

Il est juste de dire qu’il y a un peu plus de normalité. Mais il faut être très prudent avec ce mot, car ces dernières années nous ont appris qu’il n’y a jamais rien de normal. Nous avons certainement constaté, en particulier dans le fret aérien et maritime, que l’augmentation massive des taux de fret s’est considérablement calmée. Sur le maritime, ce phénomène est dû à un meilleur équilibre entre l’offre et la demande, avec des conteneurs vides qui se trouvent désormais au même endroit que les navires. Ce qui facilite les flux. La réduction des obstacles au commerce mondial avec la fin des restrictions, mais aussi la fin de certains micro-événements tels que le blocage du canal de Suez, a permis de retrouver une certaine normalité.

Pour l’aérien, le principal facteur contributif a été, tout d’abord, le redémarrage des transports terrestres. Pendant les premières phases de la pandémie, face à des transports terrestres entravés, les entreprises se sont tournées vers le fret aérien, vu alors comme le dernier recours. Ensuite une certaine normalisation est venue du retour des avions passagers, qui offrent la majeure capacité du cargo aérien avec leurs soutes. L’arrêt des vols pendant la pandémie avait ainsi créé une sous-capacité artificielle et fait grimper les taux de fret.

Dans le secteur routier, la situation s’est également normalisée dans une certaine mesure. Cela tient surtout à un ralentissement considérable de la demande en fin d’année dernière. Comme toujours, les industries cycliques comme la construction, la chimie, les métaux et l’acier – qui souffraient déjà le plus des coûts élevés de l’énergie – ont été les premières touchées. Elles ont ralenti leur production, ce qui a réduit la demande. Les taux de fret ont baissé, mais restent néanmoins à un niveau relativement élevé en comparaison de 2020 et 2021.

En Europe, cela s’explique d’une part par la pénurie de main-d’œuvre, en particulier des conducteurs. Il y a un aspect démographique qui a été renforcé par la guerre en Ukraine. De nombreux conducteurs russes, biélorusses et ukrainiens manquent à l’appel (ce qui pourrait représenter 200.000 chauffeurs environ, soit près de la moitié du manque en Europe selon l’Union internationale des transports routiers, NDLR).

Le deuxième facteur de hausse des taux de fret est l’inflation et la persistance de coûts de production élevés. Les prix de l’énergie se sont normalisés, mais l’introduction du « paquet mobilité » de l’Union européenne entraîne des charges administratives supplémentaires pour les prestataires de services qu’ils répercutent sur leurs clients.

Par conséquent, les taux de fret sont élevés malgré un marché mou, dû à la performance économique relativement faible dans toute l’Europe. Tout le continent est plus ou moins dans la même situation, mais il est probable que l’Allemagne s’en sorte particulièrement mal par rapport à d’autres pays. A l’inverse, nous observons déjà aux Etats-Unis quelques signes de reprise économique. Le marché américain s’est beaucoup affaibli, plus rapidement que l’Europe, mais il semble s’en sortir également plus rapidement. C’est une tendance que nous avons déjà observée par le passé, avec une économie américaine tout simplement plus volatile et plus réactive que l’économie européenne.

Budget 2024 : Augmentation de 30 milliards du coût de la dette et 43 000 Euros par habitant

Budget 2024 : Augmentation de 30 milliards du coût de la dette et 43 000 Euros par habitant


Selon les « Echos », à l’horizon 2027, la charge de la dette ( autour de 3000 milliards !) pourrait coûter 10 milliards d’euros supplémentaires. Une augmentation mécanique puisque la France augmentée empruntait à 0 % en 2021 et en 2023 autour de 3%. Conséquence l’endettement coûtera 30 milliards de plus.

Rappelons qu’en 2000 la dette ne représentait que 60% du PIB. Elle représente maintenant 112,5% du PIB, ce qui représente 44.300 euros par Français.

À titre indicatif, à fin 2022, la dette française représentait une charge de 43.060 euros par habitant (+ 1.843 euros pour la seule année 2022, soit nettement supérieur à l’endettement moyen du citoyen européen qui a augmenté de 1.191 euros sur la même période).

Bercy estimait à 20 milliards d’euros la hausse de la charge d’endettement entre 2022 et 2027 mais selon les dernières prévisions, le montant pourrait être de 30 milliards d’euros, soit 10 milliards d’euros de plus que prévu, d’après des informations ressortant du programme de stabilité, citées par Les Echos.

La Cour des comptes avait pourtant alerté « le retournement marqué de la charge de la dette », en forte hausse « après une décennie de quasi-stabilité ou de légère baisse ». De fait, l’inflation joue, une partie des obligations françaises étant indexées sur l’évolution des prix.

Plombée par son endettement public à 111,6 % du PIB, la France reste fortement exposée à une remontée des taux. Début 2021, Paris se finançait à un taux proche de 0 % pour ses emprunts à 10 ans. Las, il tourne autour de 3% actuellement (avec un pic à plus de 3 % en janvier et en mars). La charge de la dette publique française risque de peser lourd dans les années qui viennent. D’où, aussi, la nécessité de trouver des pistes de réduction de la dépense publique. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, notamment, planche sur la question.

Budget 2024 : Augmentation de 30 milliards du coût de la dette

Budget 2024 : Augmentation de 30 milliards du coût de la dette


Selon les « Echos », à l’horizon 2027, la charge de la dette ( autour de 3000 milliards !) pourrait coûter 10 milliards d’euros supplémentaires. Une augmentation mécanique puisque la France augmentée empruntait à 0 % en 2021 et en 2023 autour de 3%. Conséquence l’endettement coûtera 30 milliards de plus.

Bercy estimait à 20 milliards d’euros la hausse de la charge d’endettement entre 2022 et 2027 mais selon les dernières prévisions, le montant pourrait être de 30 milliards d’euros, soit 10 milliards d’euros de plus que prévu, d’après des informations ressortant du programme de stabilité, citées par Les Echos.

La Cour des comptes avait pourtant alerté « le retournement marqué de la charge de la dette », en forte hausse « après une décennie de quasi-stabilité ou de légère baisse ». De fait, l’inflation joue, une partie des obligations françaises étant indexées sur l’évolution des prix.

Plombée par son endettement public à 111,6 % du PIB, la France reste fortement exposée à une remontée des taux. Début 2021, Paris se finançait à un taux proche de 0 % pour ses emprunts à 10 ans. Las, il tourne autour de 3% actuellement (avec un pic à plus de 3 % en janvier et en mars). La charge de la dette publique française risque de peser lourd dans les années qui viennent. D’où, aussi, la nécessité de trouver des pistes de réduction de la dépense publique. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, notamment, planche sur la question.

Budget 2024 : pas de hausse d’impôts mais des ponctions supplémentaires

Budget 2024 : pas de hausse d’impôts mais des ponctions supplémentaires ( Elisabeth Borne)

La première ministre affirme haut et fort qu’il n’y aura pas de hausse d’impôts dans le budget 2024. Dans la même temps, elle affirme cependant qu’il y aura des prélèvements supplémentaires comme la réduction du remboursement des médicaments et des taxes ici ou là.

La vérité, c’est que le gouvernement est coincé d’abord par les exigences européennes. Bruxelles a en effet mis en demeure la France de réduire l’ampleur du déficit budgétaire. Par ailleurs le pays n’a promis de respecter les 3 % de déficit qu’en 2027. Ce serait le dernier pays à respecter les normes européennes. Parallèlement, il faut évidemment aussi faire face à l’énorme endettement de 3000 milliards qui génèrent environ 100 milliards de charges annuelles. Par ailleurs le gouvernement est tenu par ses promesses de ne pas augmenter les impôts sur les revenus des couches moyennes.

« Je vois beaucoup de rumeurs selon lesquelles on voudrait augmenter les impôts, il n’est pas question, ce n’est pas du tout la philosophie du gouvernement, d’augmenter les impôts des ménages. Au contraire, on veut continuer à baisser les impôts en étant évidemment attentif au pouvoir d’achat des classes moyennes », a déclaré la Première ministre.

Pendant le Conseil des ministres de rentrée, mercredi matin, Emmanuel Macron a dit à ses troupes « qu’il ne fallait pas laisser monter la petite musique sur les hausses d’impôts », soulignant qu’il les avait baissés depuis six ans, a rapporté une source gouvernementale. Il a toutefois admis qu’il faudrait « faire des choix » pour le prochain budget, selon cette même source.

En revanche, Elisabeth Borne a admis que l’augmentation des franchises médicales « fait partie des réflexions ». « Il ne s’agit évidemment pas d’empêcher les gens de se soigner », a nuancé la cheffe du gouvernement, en disant vouloir « protéger à la fois les personnes très vulnérables, très modestes, et aussi les patients qui auraient des affections de longue durée ou chroniques ».

Dans le cadre du budget, au grand dam du patronat, le gouvernement pourrait étaler sur quatre ans la suppression totale de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), initialement annoncée pour 2024. Réduit de moitié en 2023, cet impôt de production avait rapporté plus de 9,6 milliards d’euros à l’Etat et aux collectivités locales en 2022.

Pour faire des économies, la suppression de niches fiscales défavorables à l’environnement est à l’étude, tout comme l’alourdissement de la taxation des sociétés d’autoroute et des billets d’avion. En matière de dépenses, Bruno Le Maire compte amputer de plus d’un milliard d’euros les subventions de l’Etat à ses opérateurs comme le CNRS ou Pôle emploi.

Le dispositif « Pinel », qui permet aux particuliers de bénéficier de réductions d’impôts sur l’achat d’un logement locatif, devrait disparaître et le prêt à taux zéro être recentré, pour une économie estimée de deux milliards d’euros à terme. D’autres mesures d’économies comme la suppression des allègements de cotisations patronales pour les salaires compris entre 2,5 et 3,5 Smic, préconisée par le député Renaissance Marc Ferracci pourraient être inscrites dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

Transition écologique : 7 milliards d’euros supplémentaires en 2024, annonce Elisabeth Borne, pris où ?

Transition écologique : 7 milliards d’euros supplémentaires en 2024, annonce Elisabeth Borne, pris où ?

En délicatesse politique la première ministre comme l’ensemble de l’exécutif ne cesse de pratiquer la fuite en avant. D’un côté, on affirme que la situation financière est à juste titre dramatique pour la France avec un endettement de plus de 3000 milliards mais de l’autre chaque jour on annonce la distribution d’enveloppes pour tel objectif ou telle catégories. Le seul problème ,c’est qu’on ne dit jamais comment sera financée ce nouvel engagement financier. Sans doute certainement par la dette qui enfle et dont la charge constitue désormais le premier budget du pays (autour de 75 milliards)

Un « investissement inédit de l’Etat » : voilà les mots choisis par Elisabeth Borne pour annoncer dans une interview au « Parisien »/»Aujourd’hui en France » les 7 milliards d’euros supplémentaires que l’Etat va mobiliser en 2024 pour doubler le rythme de réduction des émissions de gaz à effet de serre de la France et tenir les objectifs pour 2030.

« L’Etat va prendre sa part puisque, dès l’an prochain, nous allons rehausser de 5 milliards d’euros notre contribution au plan, au-delà des 2 milliards de plus qu’on avait déjà prévus », ainsi » en 2024, nous aurons 7 milliards de plus qu’en 2023 pour le financement de la transition écologique », a déclaré Elisabeth Borne.

Fin 2023, le gouvernement avait déjà annoncé la mobilisation de 2 milliards d’euros pour alimenter le Fonds vert , destiné à accompagner les projets écologiques des collectivités territoriales.

« C’est un investissement inédit de l’Etat qui servira à financer les rénovations énergétiques, les transports en commun, les énergies renouvelables et la transition agricole », a-t-elle ajouté, sans préciser à ce stade la source de ces financements qui doivent être discutés dans le Projet de loi de finances 2024.

« Ça ne veut pas dire 7 milliards d’impôts supplémentaires, bien au contraire », précise-t-on dans son entourage, soulignant que ce chiffrage correspond à l’ordre de grandeur des réductions de dépenses attendues des ministères. Le problème c’est q’ on ne précise pas quel ministère pas davantage qu’on indique l’ampleur des économies

Sondage Européennes 2024 : hausse de la droite

Européennes 2024 : hausse de la droite

Un effet des émeutes- D’après une étude Ifop réalisée pour Sud Radio les 4 et 5 juillet derniers, publiée ce vendredi, le bloc de droite, qui comprend le Rassemblement national, Les Républicains, Reconquête et Debout La France, atteint 48% des intentions de vote. Une véritable poussée de 6 points par rapport à un sondage similaire réalisé il y a deux mois, qui le jaugeait à 42%.

Pour anticiper au mieux les intentions de vote des Français, il faut préciser que l’institut de sondage a testé, auprès de son échantillon, une série de listes électorales incarnées par différentes têtes d’affiche choisies. Dans le détail, la liste RN menée par Jordan Bardella arriverait en tête avec 26% des voix (+1). Celle des Républicains, portée par François-Xavier Bellamy et Michel Barnier, culminerait à 11% (+3) des intentions de vote. Incarnée par Éric Zemmour et Marion Maréchal, la liste Reconquête grimperait à 7% (+1) des voix. Debout La France récolterait 4% des bulletins (+1).

La liste étiquetée Renaissance-Modem-Horizons, menée par Stéphane Séjourné, atteindrait 20% (+1) des intentions de voix. Dans cette tectonique des plaques électorales, c’est la gauche, partant avec le handicap de la division, qui en fait les frais.

En tête de leur camp politique, les deux listes du PS et d’EELV, respectivement incarnées par Raphaël Gluskmann et David Cormand, seraient ex aequo à 9% (-1 chacune) des bulletins. La liste de La France Insoumise, portée par Manon Aubry, chuterait de 10 à 8% (-2) des voix. Le Parti communiste, incarné par Fabien Roussel, lui, ne récolterait que 4% (-1) des suffrages. Les fortes fractures à gauche sur la police et les positions controversées de Jean-Luc Mélenchon sur les émeutes peuvent potentiellement expliquer cette décrue sondagière.

Sénégal : le président Macky Sall renonce pour 2024

Sénégal : le président Macky Sall renonce pour 2024

Les tentatives de certains responsables africains de prolonger ad vitam aeternam leur mandat rencontre de plus en plus d’obstacles. Ainsi au Sénégal suite notamment aux réactions d’opinion, le président sénégalais actuel a annoncé qu’il renonçait un troisième mandat en 2024. Bref, la démocratie s’installe progressivement et durablement en Afrique. Le développement mais la démocratie est une condition nécessaire même si elle n’est pas suffisante.

Le président sénégalais, Macky Sall, a donc annoncé, lundi 3 juillet, qu’il ne serait pas candidat à un troisième mandat lors de la présidentielle de février 2024. « Le Sénégal dépasse ma personne et il est rempli de leaders capables de pousser le pays vers l’émergence », a-t-il déclaré lors d’une adresse à la nation diffusée sur la télévision publique, mettant fin à un suspens de plusieurs mois.

Elu en 2012, réélu en 2019, Macky Sall avait fait réviser la Constitution en 2016. Elle stipule que « nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs », mais il expliquait que cela ne le concernait pas puisqu’il avait exercé son premier mandat avant la réforme !

Hausse des Loyers: Prix plafonné à 3,5 % en 2024

Hausse des Loyers: Prix plafonné à 3,5 % en 2024

Le Parlement a définitivement approuvé, mercredi 28 juin, le prolongement d’un plafonnement de la hausse des loyers, malgré les critiques de la gauche, qui a prôné jusqu’au bout un gel. « L’inflation ralentit au mois de mai, à 5,1% sur un an, [mais] il nous faut encore protéger et accompagner », a insisté dans l’hémicycle la ministre déléguée aux PME, Olivia Grégoire, en soutenant la proposition de loi du député Renaissance Thomas Cazenave.

L’Assemblée reconduit un « bouclier » qui plafonne à 3,5% la hausse de l’indice de référence des loyers (IRL) pour les locataires du parc privé et du parc social. Instauré à l’été 2022, il devait prendre fin au 30 juin 2023, ce qui a conduit le camp présidentiel à légiférer dans l’urgence.

Européennes 2024: un scrutin serré

Européennes 2024: un scrutin serré

Selon un sondage réalisé par l’institut Elabe pour l’Opinion. Le décryptage de Bernard Sananès dans l’Opinion

Quels sont les principaux enseignements de ce sondage à un an des européennes ?

Bernard Sananès, président de l’institut de sondages Elabe : Le match s’annonce serré, comme il l’avait été en 2019 entre le Rassemblement national et la liste de la majorité présidentielle. C’est le premier sondage que nous réalisons. Nous le réalisons pour l’Opinion à un an, quasiment, du scrutin.

Et on voit bien que dans les deux hypothèses testées, le Rassemblement national serait devant la liste de la majorité présidentielle : 27 % contre 26 % dans l’hypothèse d’une liste commune avec la gauche Nupes.

26 % contre 22,5 % dans l’hypothèse d’une liste divisée à gauche. On voit bien que ce match s’annonce serré et s’annonce d’autant plus serré que ça dépendra de la campagne.

Est-ce qu’on va avoir une campagne qui va être très nationalisée comme ça peut être le cas parce qu’on va être dans un scrutin quasiment à la mi-mandat du quinquennat d’Emmanuel Macron ?

Ou est-ce qu’on restera sur des enjeux européens qui, on le sait, passionnent moins l’électorat et qui mobilisent moins les électorats d’opposition ?

Qu’en est-il pour la majorité présidentielle qui semble résister à l’usure du pouvoir ?
La majorité présidentielle résiste plutôt bien. Elle pourrait approcher voire dépasser le score qu’elle a obtenu en 2019. La liste de la majorité présidentielle avait obtenu 22,4 % des suffrages.

C’est à mettre en regard d’éléments qui sont mis au crédit d’Emmanuel Macron dans d’autres enquêtes et notamment, bien sûr, sa dimension et sa stature internationales.

On voit également que la liste de la majorité présidentielle mordrait encore sur la liste de droite. Ce qui va d’ailleurs poser un problème pour Les Républicains, crédités de 8 à 9 % dans notre enquête. Finalement, quelle ligne européenne vont porter Les Républicains ?

On sait que leur électorat va être tenté, pour partie, par un vote Rassemblement national, la partie de l’électorat LR qui est contre l’Europe. Mais qu’une autre partie de l’électorat, plutôt centre droit, peut être séduite par le discours pro-européen très engagé du président de la République.

Donc pour LR, l’enjeu sera de trouver un positionnement dans cette campagne européenne.

Quel score pourrait espérer la gauche selon qu’elle se présente groupée ou désunie ?
Pour la Nupes, ce choix tactique s’annonce très important. Unie, la Nupes pourrait espérer, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, rivaliser avec les premières places, et espérer faire jeu égal pour s’approcher du score du Rassemblement national ou de la majorité présidentielle.

Mais, divisée, elle totaliserait beaucoup plus de suffrages. Les trois ou quatre listes de gauche dépasseraient, si on les totalise, dans notre enquête d’intentions de vote Elabe pour l’Opinion, le cap des 30 %.

Pourquoi ? Parce qu’il y a une partie de l’électorat, que ce soit Europe Ecologie-Les Verts ou que ce soit l’électorat socialiste, social démocrate, qui ne voudrait pas, dans ce scrutin européen, voter pour une liste unique de la Nupes.

On le sait, le discours européen, les positionnements européens divisent à gauche. C’est un choix tactique qui va avoir beaucoup d’importance, évidemment, au-delà du débat politique.

Mali: des élections en 2024 ?

Mali: des élections en 2024 ?

Après l’adoption de la nouvelle constitution, des élections pourraient avoir lieu au Mali. Rien n’est sûr cependant car la souveraineté du Mali est maintenant largement hypothéquée par la présence des Russes et notamment de Wagner.

Les électeurs maliens ont adopté à une très large majorité de 97% des amendements constitutionnels soumis aux urnes par la junte militaire au pouvoir, a déclaré vendredi la commission électorale malienne.

Cette adoption ouvre la voie à des élections en février 2024, ont ajouté les autorités.

Environ 8,4 millions de Maliens étaient invités à participer dimanche à un référendum visant à modifier la Constitution que la junte militaire présente comme une étape vers des élections et un retour à un régime civil.

Les militaires qui ont pris le pouvoir lors de coups d’État en 2020 et 2021 ont organisé ce scrutin sous la pression de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.

(Reportage Tiemoko Diallo et Fadimata Kontao, version française Kate Entringer, édité par Jean-Stéphane Brosse)

Paris 2024 : dix travailleurs sans papiers attaquent des géants du BTP devant les prud’hommes

Paris 2024 : dix travailleurs sans papiers attaquent des géants du BTP devant les prud’hommes

Dix travailleurs sans papiers, ayant travaillé sur les chantiers des Jeux olympiques de Paris 2024, assignent des géants du BTP devant le conseil de prud’hommes de Bobigny (Seine-Saint-Denis), selon les informations de franceinfo mardi 20 juin.

Originaires du Mali ou de République démocratique du Congo, ils vivent en France depuis plusieurs années. Ils demandent des comptes à leurs anciens employeurs directs, huit sociétés sous-traitantes, mais également aux quatre géants du BTP, Vinci, Eiffage, Spie Batignolles et GCC, les donneurs d’ordre des chantiers sur lesquels ils travaillaient.

« Tout le monde savait que je n’avais pas de papiers. Et c’est Spie Batignolles qui commande sur le chantier », témoigne Moussa, l’un des travailleurs. « Un jour, j’avais mal au genou. J’ai demandé à mon patron si je pouvais prendre un ou deux jours de repos. Il m’a dit : ‘Si tu n’es pas là lundi, tu prends tes affaires’. J’ai dû continuer à travailler malgré la souffrance. La France n’est pas mieux que le Qatar. »

Selon la CGT qui défend ces travailleurs, les entreprises donneuses d’ordre, comme Vinci ou Eiffage, sont responsables, car le code du travail impose aux donneurs d’ordre de contrôler ce qui se passe sur le chantier. « On nous avait promis des chantiers des JO exemplaires, rappelle Richard Bloch, de la CGT. Finalement c’est pire qu’ailleurs, car il y a un impératif politique : il faut que les chantiers soient livrés en temps et en heure. Donc les sociétés mettent en œuvre tous les moyens légaux ou illégaux pour livrer dans les temps. » Le syndicat évalue à une centaine le nombre d’ouvriers dans cette situation. Mais la Solidéo, la Société de livraison des ouvrages olympiques, parle de moins d’une centaine de cas repérés malgré 850 contrôles.

1...34567



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol