Archive pour le Tag '2022'

Page 3 sur 11

Sondage 2022 : Zemmour prend surtout des voix à Le Pen (Dominique Reynié, professeur à Sciences Po )

Sondage 2022 : Zemmour prend surtout des voix à Le Pen (Dominique Reynié, professeur à Sciences Po )

Les chiffres sont sans appel d’après le dernier sondage, Zemmour progresse de 5 % qu’il prend à peu près totalement à Marine Le Pen qui ,elle, perd 5 %.

 

Les écarts se resserrent nettement. Eric Zemmour atteint les 13% en se rapprochant dangereusement de Marine Le Pen, selon Harris Interactive pour Challenges. « Cette enquête est pleine d’intérêt, estime dans l’Opinion le directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, Dominique Reynié. Elle annonce une configuration problématique. On observe que la baisse de Le Pen profite à Zemmour et pas aux Républicains. Il y a un transfert de l’électorat de Le Pen vers Zemmour. »

Pour expliquer cette dynamique, Dominique Reynié ajoute : « Zemmour offre à une droite dure orpheline de chef, un chef. Et du côté du Rassemblement national, il offre le retour du visage d’une extrême droite classique, celle de Jean-Marie Le Pen, que les électeurs historiques n’arrivent pas à oublier. »

Désigné sur le fil face à Sandrine Rousseau lors de la primaire des écologistes, Yannick Jadot, quant à lui, va devoir rassembler. « C’est une victoire assez serrée, au terme d’un débat déraisonnable, confirme Dominique Reynié. Yannick JadoLes chiffres sont sans appel, d’après le dernier sondage Zemmour atteint 15 % des voix, il gagne 5 % qu’il prend à Le Pen qui en perd autant.t s’est laissé enfermer dans la radicalité de Sandrine Rousseau. Il peut servir de point d’arrivée d’électeurs socialistes déçus par la candidature d’Anne Hidalgo mais il aura du mal à tenir un discours cohérent. »

Du côté des Républicains, il faudra attendre le 4 décembre pour connaître le candidat de la droite. Un retard à l’allumage qui pourrait porter préjudice au parti de Christian Jacob : « Il y a une somme d’erreurs importantes commises par Les Républicains, ajoute Dominique Reynié, comme ce processus de désignation interminable ou encore l’exclusion des centristes. La droite se retrouve obligée de regarder passer le train car elle n’a pas de leader, pas même d’accord clair sur la procédure de désignation. Et même ceux entrés dans la compétition ne font pas entendre de propositions nouvelles, puissantes, pour peser sur le débat ! »

Présidentielle 2022 : Zemmour à 13 % bientôt devant Le Pen ?

Présidentielle 2022 : Zemmour à 13 % bientôt devant Le Pen ?

 

 

Inutile de le cacher le paysage politique est complètement bousculée par Zemmour qu’on partage ou pas les convictions du polémiste. En effet avec 15 % d’intentions de vote et surtout la dynamique qui le soutient Zemmour pourrait bien être en capacité de dépasser Marine Le Pen et même de se qualifier au second tour.

Une dynamique qui déstabilise complètement le front national où MarineLe Pen  est complètement engluée dans son immobilisme autant que dans son incompétence notoire. La droite républicaine est également profondément secouée car Zemmour va sans doute dépasser le candidat le mieux placé à savoir Xavier Bertrand dont la légitimité par ailleurs est contesté au sein même des républicains. De ce point de vue, la concurrence installée entre les candidats républicains potentiels constitue une sorte de suicide politique.

Du côté de Macron, on semble se réjouir de voir Marine Le Pen très affaiblie par Zemmour. Le problème c’est que Zemmour constitue un autre adversaire que Marine Le Pen qui a atteint depuis longtemps le seuil de sa compétence. Autant il est facile pour macron d’écraser Marine Le pendans un débat public autant il aurait du mal à nier l’existence des problématiques qui évoque Zemmour. Ces problématiques existent ( émigration incontrôlée, insécurité, laxisme et immobilisme de l’État, déclin économique) , elles sont partagées par un grand nombre de Français, m^meême si les solutions radicales proposées par Zemmour recueillent beaucoup moins d’adhésion tellement elle demeure théoriques et irréalistse.

2022-Le grand vide politique face à Zemmour

2022-Le grand vide politique face à Zemmour

À juste titre, Raphaël Glucksmann ,député européen a souligné le grand vide politique face à Zemmour. Pour preuve notamment ce débat avec Mélenchon ce dernier en dépit de sa qualité oratoire a largement peiné face à son débat  sur BFM.
 

« Mon problème ce n’est pas Zemmour, mon problème c’est nous », a lancé ce jeudi matin sur BFMTV-RMC le député européen Raphaël Glucksmann, fondateur du mouvement de gauche Place Publique. Interrogé sur la tenue du débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour ce jeudi soir sur BFMTV, il a critiqué le manque de « passion » de la classe politique actuelle.

« Mon problème ce n’est pas Zemmour, mon problème c’est nous, le vide qui lui fait face, le vide qui lui fait place. Mon problème c’est que face à Zemmour il n’y a pas de contre-récit », a-t-il déclaré, ajoutant que par conséquent, « le seul récit français qui s’impose aujourd’hui c’est celui d’Éric Zemmour ».

 Si le polémiste, condamné pour provocation à la haine, prend autant de place dans le débat public ces dernières semaines, c’est parce qu’il a « quelque chose que les autres semblent avoir perdu c’est la flamme, la foi », explique Raphaël Glucksmann. Et ce alors qu’autour de lui il y a « un univers où personne n’a la foi, où tout le monde débite des éléments de langage ultra-entendus et qu’il n’y a plus de sincérité ».

 « Sa France est extrêmement rabougrie, elle est petite, xénophobe, mais il a une foi », martèle le député européen. Et c’est ce supplément qu’il possède par rapport à ses adversaires qui le rend « extrêmement dangereux ».

« Vous savez ce qu’il se passe quand tout tourne autour d’un soleil? À la fin le soleil avale les astres morts, et c’est la leçon des États-Unis, la leçon de Trump, tout le monde lui a tapé dessus, tout le monde a fait des couv’ sur sa vie, ses frasques, ses mensonges… Et à la fin c’est lui qui gagne », déplore Raphaël Glucksmann.

En ce sens, selon lui, avant de s’attaquer à Éric Zemmour, qui n’est toujours pas officiellement candidat à la présidentielle, il faut que la gauche « s’interroge sur son vide », explique-t-il. « Sur le fait qu’elle a été au pouvoir pendant des années et a complètement déçu, n’a rien proposé comme transformation qui donne sens au fait d’être Français ». Il évoque également la nécessité de se questionner sur le libre-échange, la désindustrialisation du pays ou encore « le fait que le délitement civique s’imposait partout. C’est cela qui doit nous interroger ».:

Crise Sanitaire: Bruxelles veut la fin des aides de l’État aux entreprises au 1er juillet 2022

Crise Sanitaire: Bruxelles veut la fin des aides de l’État aux entreprises au 1er juillet 2022

 

 

Encore une orientation européenne qui risque de faire émerger les oppositions entre différents pays de l’UE. Cette décision de mettre fin aux aides aux entreprises des entreprises dès la fin de juin 2022 va susciter nombre de polémiques. Elle va d’abord apparaître comme une orientation très technocratique car s’appliquant à tous les secteurs économiques sans distinction des conséquences concrètes. Or certains secteurs économiques ont été bien plus touchés que d’autres. En outre des aides devront être lissés dans le temps pour ne pas d’un coup peser de manière brutale sur la situation financière des entreprises.

La crise a en outre révélé la nécessité de soutenir durablement des secteurs en voie de disparition du fait d’une mondialisation incontrôlée. Certains produits et services devront être rapatriés pour assurer un minimum de souveraineté européenne ( l’exemple le plus caricatural étend celui des composants électroniques).

La Commission européenne a don annoncé qu’elle souhaitait mettre fin en juin 2022 à l’assouplissement exceptionnel des aides d’État introduit pendant la crise du Covid-19 pour aider les entreprises en difficulté. Prenant acte de la forte reprise économique depuis le printemps, Bruxelles «a envoyé aux États membres, pour consultation, un projet de proposition visant à prolonger jusqu’au 30 juin 2022 l’encadrement temporaire des aides d’État, tout en définissant la voie à suivre en vue de [sa] suppression progressive», précise un communiqué.

Ce régime d’exception, introduit depuis mars 2020, devait expirer fin 2021. Il a permis aux États membres de verser un total de 3 milliards d’euros d’aides pour sauver des entreprises touchées par la crise économique liée à la pandémie de Covid-19.

2022 : bloc élitaire contre bloc populaire ? ( Jérôme Sainte-Marie)

2022 : bloc  élitaire contre bloc populaire ? ( Jérôme Sainte-Marie)

 

Jérôme Sainte-Marie, président de la société d’études et de conseil Polling Vox : « Est-ce que Zemmour peut attirer durablement le vote populaire ? Il s’intéresse à l’économie pour les catégories bourgeoises, il leur promet beaucoup, et il ne promet rien aux catégories populaires, sauf d’arrêter l’immigration. »(L’opinion , extrait)

 

Marine Le Pen est passée en dessous de la barre des 20 % ces derniers jours dans les sondages, tandis qu’Eric Zemmour s’est hissé entre 10 % et 13 %. Est-ce le début du délitement du « bloc contre bloc » que vous avez théorisé, bloc élitaire contre bloc populaire ?

Dans les derniers sondages, Marine Le Pen conserve un soutien très fort parmi les classes populaires, et notamment chez les ouvriers : plus de 40 % d’entre eux votent Le Pen au premier tour, contre seulement 3 % des cadres. Cette baisse très sensible de Marine Le Pen chez les cadres, correspond à leur départ chez Eric Zemmour. L’initiative de ce dernier vise à ressusciter le clivage gauche-droite à la place du clivage bloc élitaire/bloc populaire qui a structuré le quinquennat jusqu’à présent. Cette tentative peut-elle réussir ? On n’a pas encore abordé les thèmes économiques et sociaux, Eric Zemmour s’en tient à grande distance. Par ailleurs, les classes populaires se politisent plus tard que les autres, généralement en février. On est donc dans un moment où on a l’impression que ces lignes-là sont troublées et que la gauche et la droite retrouvent droit de cité. Je ne suis pas sûr du tout que cela se confirme.

Eric Zemmour prend aussi des voix chez LR, parmi l’électorat de François Fillon en 2017…

Bien sûr. Il emprunte au lepénisme père et fille sur l’immigration, et il emprunte beaucoup, pour ce qui est de la vision de la société, à François Fillon. Il parle à une droite patrimoniale. A terme, on ne sait pas très bien à qui il va prendre. Une poussée dans les sondages durant une période d’exposition médiatique extraordinaire ne signifie pas forcément un renversement culturel ou politique durable. Eric Zemmour bénéficie d’une exposition médiatique inouïe et massive, qui ne s’est jamais vue, même à l’époque de Nicolas Sarkozy. Donc, vous avez un phénomène de saturation médiatique, dont les effets sont impressionnants, mais nul ne sait s’ils sont durables. A terme, je pense que le destin d’Eric Zemmour sera de contenir le score de la droite classique, puisqu’il a un programme économique, social et identitaire qui correspond à la frange de la droite qui a voté Villiers ou Fillon.

Peut-il séduire une partie de l’électorat populaire de Marine Le Pen ?

A part celle d’Emmanuel Macron, les grandes victoires électorales ont eu lieu grâce à des promesses très fortes aux catégories populaires, qui n’étaient pas uniquement des promesses culturelles ou identitaires. Est-ce que Zemmour peut attirer durablement le vote populaire ? Il s’intéresse à l’économie pour les catégories bourgeoises, il leur promet beaucoup, et il ne promet rien aux catégories populaires, sauf d’arrêter l’immigration. Il y a une vraie dissymétrie dans son offre économique et sociale. Comme si on devait payer d’argent les catégories supérieures et payer de valeurs ou de symboles les catégories populaires…

Peut-il gagner davantage encore sur l’électorat de droite ?

Pour l’instant, comme LR n’est pas en position de combat, la droite a libéré un espace. Les choses changeront quand elle aura un candidat. L’essentiel du parti sera derrière ce candidat, cela va immédiatement comprimer l’espace politique et médiatique d’Eric Zemmour. Mécaniquement, le débat sera plus difficile pour lui. Sa dimension très fortement transgressive plaît à la droite « hors les murs », mais pourra-t-elle plaire à l’électorat classique de LR ? Je n’en suis pas sûr du tout. L’épreuve du feu pour lui, ce sera les propositions hors immigration, car tout n’est pas réductible à l’immigration.

S’il va au bout, sa candidature serait donc une bonne nouvelle pour Emmanuel Macron ?

Oui, car elle renforce mécaniquement Emmanuel Macron. Elle contribue à réduire le bloc populaire et a priori ne touche pas au bloc élitaire, dont l’idéologie est le progressisme, c’est-à-dire exactement l’opposé de la pensée d’Eric Zemmour. Par ailleurs, Zemmour rend Macron plus sympathique aux yeux de la gauche, car il est un repoussoir absolu pour la gauche. De plus, comme il a des propositions assez proches de celles de Marine Le Pen, il ne peut faire campagne que sur le dénigrement de la candidate qui était pour l’instant la mieux placée face à Macron. C’est tout bénéfice pour Macron pour le second tour : pendant qu’ils se taperont les uns sur les autres, il pourra se livrer à un travail de rassemblement de ses électeurs.

Je ne le lui conseille pas. C’est toujours dangereux, parce qu’il y a une dimension passionnelle dans le choix politique. A travers le vote, les gens expriment aussi des peurs, des espérances, et donc des émotions. Se mettre en surplomb, comme un instituteur par rapport à ses élèves, ce serait suicidaire. En revanche, il peut être le candidat des solutions, et surtout des garanties. Il a réussi à garantir le versement des retraites, de la plupart des salaires, et la survie économique du pays pendant la crise de la Covid. Il y avait une promesse de changement très forte chez Macron en 2017, il devrait plutôt être le candidat des garanties en 2022.

Eric Zemmour est donc l’allié objectif d’Emmanuel Macron aujourd’hui ?

Oui, c’est évident. Il a des traits d’image qui correspondent à une niche de 20-25 % au premier tour, ce qui est déjà énorme. Mais il clive énormément : 47 % des Français ont une très mauvaise opinion de lui. Donc la marche pour l’emporter au second tour est très élevée, au moins autant que pour Marine Le Pen. Cela va être un obstacle, car à un moment, on va commencer à parler second tour. Aujourd’hui, tout est fondé sur l’idée que Marine Le Pen n’a aucune chance de gagner la présidentielle. Il y a un grand silence sur les chances qu’aurait Zemmour de l’emporter, mais elles sont très faibles. Pour l’instant on s’amuse, on se fait plaisir, mais au moment du choix réel, mais quand le téléspectateur va se transformer en électeur, on raisonnera beaucoup moins selon le principe de plaisir et davantage selon le principe de responsabilité ou de rationalité. On est tous en train de suivre les courbes, mais les courbes ne montent pas jusqu’au ciel

« FORMER « 1,4 MILLION DE DEMANDEURS D’EMPLOI EN 2022″

« FORMER « 1,4 MILLION DE DEMANDEURS D’EMPLOI EN 2022″

 

 

Une nouvelle constructive avec cette promesse de former plus d’un million de chômeurs au cours de l’année 2022. Le Premier ministre Jean Castex avance e n effet l’objectif de « former 1,4 million de demandeurs d’emploi en 2022″ et annonce l’extension « sur toute l’année 2022″ des aides au recrutement d’alternants, dans une interview publiée dimanche sur le site des Echos.

Évoquant les difficultés de recrutement qui tendent « à se généraliser », le Premier ministre, qui doit présenter lundi les modalités du nouveau « plan d’investissement dans les compétences », plaide qu’il faut « travailler à la fois à la formation » des salariés et des 5,927 millions de demandeurs d’emploi de catégorie A, B ou C, selon les dernières données disponibles.

Il indique que pour la formation professionnelle, le gouvernement entend « mobiliser 1,4 milliard d’euros supplémentaires sur 2021 et 2022, dont 900 millions dès cette année », en précisant qu’il s’agit de redéployer des crédits d’urgence qui avaient été « budgétés pour la gestion de la crise ».

L

Présidentielle 2022 : les « Républicains » à la vitesse de la tortue

Présidentielle 2022 : les « Républicains » à la vitesse de la tortue

 

Les républicains ont donc finalement choisi ce qui était prévisible à savoir le choix du candidat dans le cadre d’un congrès et non d’une primaire ouverte. On se souvient des dégâts produits par la dernière consultation ouverte des républicains. Samedi, 58 % des adhérents LR à jour de cotisation (soit 23 095 votants sur 79 181 inscrits) ont choisi l’option d’un congrès à deux tours pour choisir le candidat de la droite à la présidentielle. Seuls les militants LR pourront donc participer à ce vote le 4 décembre. 

Plusieurs candidats à la candidature devraient se manifester mais pour l’instant c’est Xavier Bertrand qui va se soumettre à cette formalité qui fait figure de favori face à Michel Barnier, Valérie Pécresse, Éric Ciotti et Philippe Juvin . On notera toutefois une particularité dans ce congrès à savoir que les deux principaux candidats à savoir Xavier Bertrand et Valérie Pécresse sont aujourd’hui en dehors du parti. La vérité sans doute c’est que beaucoup de candidats ont un peu honte d’afficher le parti qui les désigne et pour élargir leur lectorat se présente Intuitu personæ. Il est même assez probable que sur les documents de propagande le candidat cachera autant qu’il le peut son organisation d’origine. Unmute

2022-Bertrand favori au congrès des  » Républicains ».

2022-Bertrand favori au congrès des  » Républicains ». 

 

Une enquête diffusée dans le Parisien avait déjà montré que Xavier Bertrand avait la meilleure cote de popularité parmi les sympathisants des républicains. Xavier Bertrand est considéré par 78 % de cette population comme le meilleur candidat pour s e qualifier au  second tour. Valérie Pécresse obtient 65 % et Michel Barnier 35 %. « Quel que soit l’adversaire testé, Xavier Bertrand est nettement le meilleur candidat républicain d’après Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop.

Xavier Bertrand devance, ses rivaux de droite : 58 points devant Pécresse face à Jean-Luc Mélenchon, 48 face à Anne Hidalgo, 53 face au candidat écologiste, 55 face à Emmanuel Macron, 59 face à Marine Le Pen et 56 face à Éric Zemmour. Cette large avance au sein de sa famille politique se vérifie également dans les segments électoraux traditionnels de la droite : Bertrand « surperforme », selon Dabi, chez les retraités et les personnes âgées, les chefs d’entreprise, les cadres supérieurs et les commerçants.

Pour sa part, chez les sympathisants LR, la présidente de la Région Île-de-France devance Michel ­Barnier, quoique de façon nettement moins spectaculaire (entre 1 et 7 points d’écart seulement) face à Anne Hidalgo, au candidat écologiste et à Marine Le Pen. Mais pas contre Jean-Luc Mélenchon (face auquel l’ex-commissaire européen se situe 11 points devant Pécresse), Emmanuel Macron (3 points) et Éric Zemmour (8 points). « C’est peut-être le signal faible d’un doute sur la volonté de Valérie Pécresse d’aller au bout », postule Dabi. Et, aussi, de l’estime dont jouit auprès des sympathisants de droite Michel Barnier, désormais positionné comme le troisième homme de cette compétition interne.

Une réserve de taille toutefois en l’état des sondages actuels Bertrand ne serait pas à même de l’emporter face à Emmanuel Macron, pour 55 % des Français, et encore moins Valérie Pécresse. Des sondages cependant à relativiser dans la mesure où l’expérience démontre que des sondages à sept mois d’une élection peuvent être largement contredits au moment de l’échéance électorale.

Méthodologie

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 23 au 24 septembre 2021.

2022-Primaire écolo d’EELV?: L’écologie ou le gauchisme

2022-Primaire écolo  d’EELV?:  L’écologie ou le gauchisme

Le duel entre Yannick Jadot et Sandrine Rousseau pour savoir qui va représenter Europe écologie les Verts lors des élections présidentielles est à la fois une bataille de personnalités et de projets de société. Yannick Jadot, député européen, propose une écologie modérée qui tienne compte des réalités tandis que Sandrine Rousseau en fait complètement abstraction avec des propositions complètement hors sol par exemple quand elle propose un revenu minimum pour tous de 850 € ( pourquoi pas 1500 ou 3000 €) et la rupture totale avec la croissance.

 

D’un côté, c’est un réformiste et de l’autre une révolutionnaire gauchiste dont la radicalité constitue le principal programme. Bref Sandrine Rousseau veut une rupture avec tous sans trop savoir quelles en seront les conséquences sociales et économiques. Une position qui séduit assez les bobos, les fonctionnaires et les extrémistes de gauche. Deux courants d’idées complètement opposées avec d’un côté une préoccupation écologique st une démarche réformiste. De l’autre une perspective ultra gauchiste en matière écologique tout autant qu’en matière sociale économique.

 

Le drame évidemment pour les écolos c’est qu’ils risquent  de choisir Sandrine Rousseau, phénomène médiatique apparu soudainement au lieu d’un responsable connu et bénéficiant d’une certaine popularité.

Dans les sondages actuels on donne seulement 2 % à Sandrine Rousseau. Il est probable que l’intéressée ne fera guère plus de 5 % à l’occasion des élections présidentielles condamnant à nouveau Europ écologie les Verts à jouer les utilités.

C’est d’ailleurs devenu une sorte de tradition dans ce parti de choisir le plus radical mais aussi le moins compétent est le moins populaire.

Action climat : le cœur de la problématique pour l’élection de 2022

Action climat : le cœur de la problématique pour l’élection de 2022

 

Transport, logement, agriculture… A l’attention des candidats à la présidentielle, l’économiste Alain Grandjean et la physicienne Farah Hariri plaident, dans une tribune au « Monde », pour une série d’actions prioritaires à mettre en œuvre afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

 

Tribune.

 

L’envergure et l’intensité des inondations, les canicules et les incendies estivaux, la montée irréversible du niveau de la mer, le sévère rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, la poursuite de la croissance des émissions de CO2 et de méthane nous obligent à accélérer l’action climatique. Que faire ?

 

Nous avons formulé un plan en douze propositions d’actions prioritaires à mener en France. Il ne s’agit pas d’un catalogue dans lequel on pourrait piocher, mais d’un ensemble articulé pour réaliser l’objectif de neutralité carbone à 2050 que nous nous sommes donné. Nous avons la conviction que l’action climatique doit désormais être la colonne vertébrale du programme des candidats à l’Elysée. C’est également le chemin pour aller vers l’emploi pour tous, une meilleure santé publique et plus de justice sociale.

 

Les douze propositions, chacune à fort effet de levier, traitent, d’une part, des enjeux de gouvernance et de financement et, d’autre part, des enjeux sectoriels en se concentrant sur les secteurs les plus émissifs. Nous avons raisonné en fonction des priorités en matière d’émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’importance en matière d’adaptation au changement climatique. Ce programme apporte des solutions nécessaires pour lever les freins culturels, économiques et politiques. Il doit être porté au plus haut niveau de l’Etat.

Nous demandons que le premier ministre rende compte mensuellement de l’évolution de l’action climatique et de ses indicateurs-clés. Un plan massif d’investissements de 2 % à 3 % du PIB annuel sera nécessaire. L’interprétation des règles budgétaires doit être adaptée de sorte que le montant de ce plan d’investissements ne soit pas comptabilisé dans le calcul du déficit public. Nous proposons qu’il soit financé par une facilité européenne dont la Banque centrale européenne (BCE) pourra assurer le refinancement. N’oublions pas que l’argent n’a pas le pouvoir de réaliser la transformation nécessaire à la transition ; c’est à l’Etat de fixer le cap et de lancer les opérations pour qu’ensuite la BCE mette l’argent à disposition. Nous proposons de conjuguer ce plan d’investissements avec une « taxonomie brune » afin d’identifier et de faire cesser les activités carbonées. Enfin, un signal-prix incitatif, calculé en fonction d’un score carbone, guidera les choix des agents économiques.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Climat : la France n’est toujours pas dans les clous pour atteindre ses objectifs en 2030

Face aux menaces de pénuries et aux tensions géopolitiques liées aux matériaux, il faut réinventer la politique industrielle française. Relocalisation, revalorisation et résilience doivent être au cœur de la transformation industrielle à conduire. Les entreprises devront, en plus, élaborer un plan d’arrêt des activités nuisibles au climat conformément à la « taxonomie brune ». Les semi-conducteurs étant des composants incontournables pour accélérer la transition énergétique, nous proposons dans cette nouvelle optique d’installer une usine de production de semi-conducteurs bas carbone en France, et de mettre l’intelligence artificielle (IA) au service de cette transformation. En effet, l’IA a son plein potentiel à jouer tant pour comprendre finement le problème climatique que pour élaborer des solutions de réduction des GES. Enfin, l’électricité française étant bas carbone, elle permet de développer une filière de production d’hydrogène bas carbone qui devra être fléchée vers des usages bien précis : industrie, kérosène de synthèse pour l’aviation, transports maritimes.

Sondage Présidentielle 2022 : la politique du chéquier de Macron paye, plus 6 % !

Sondage Présidentielle 2022 : la politique du chéquier de Macron paye, plus 6 % !

 

Le président de la république distribue un peu prés chaque jour un chèque pour telle ou telle catégorie sociale et apparemment cela influence de manière favorable les sondages.

Il aurait ainsi gagné 6 % de code de confiance Le chef de l’État progresse dans toutes les catégories de la population, même dans celles qui lui sont traditionnellement plus défavorables comme les employés et les ouvriers (40%, +7 points). Il reste également très bien positionné dans les catégories sociales aisées : 52% de ces Français ont une bonne opinion de lui.

Sondage 2022: Zemmour à 11%, Le Pen à 18 %

Sondage 2022: Zemmour à 11%, Le Pen à 18 %

Emmanuel Macron et Marine Le Pen arriveraient en tête au premier tour de la présidentielle, le président sortant (23%) devançant la présidente du RN (18%), tandis que le polémiste Eric Zemmour recueillerait 11%, selon un sondage Harris Interactive pour Challenges publié mardi.

Les chiffres pour Emmanuel Macron et Marine Le Pen, stables sur une semaine, sont les mêmes quel que soit le candidat de droite (Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse) ou écologiste (Yannick Jadot ou Sandrine Rousseau) testés, hormis dans une configuration Jadot/Pécresse où Marine Le Pen monterait à 19%, selon la 14e vague de ce sondage. Eric Zemmour – testé dans tous les cas de figure, alors qu’il n’a pas encore annoncé sa candidature – gagne de son côté un point sur une semaine, à 11%. À droite, Xavier Bertrand recueillerait 14% (stable par rapport à la semaine précédente) si Yannick Jadot est le candidat des Verts (15% si c’est Sandrine Rousseau).

Yannick Jadot serait à 6% et Sandrine Rousseau à 2%. Valérie Pécresse obtiendrait, elle, 12% (-1 point). Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) recueillerait 2% quel que soit le scénario. À gauche, Jean-Luc Mélenchon est donné à 11% dans tous les scénarios, Anne Hidalgo à 7% (si Jadot est candidat) ou 8% (si c’est Sandrine Rousseau qui est candidate), Arnaud Montebourg à 2% (si Jadot candidat) ou 4% (si Rousseau candidate), Fabien Roussel (PCF) à 3%. Au second tour, 55% des personnes interrogées voteraient pour Emmanuel Macron, 45% pour Marine Le Pen. Concernant les reports de voix, 39% des électeurs ayant voté pour Xavier Bertrand voteraient pour Emmanuel Macron au second tour, 28% pour Marine Le Pen, et 33% voteraient blanc, nul, ou s’abstiendraient.

Ceux d’Eric Zemmour au premier tour se reporteraient à 62% sur Marine Le Pen tandis que 29% ne s’exprimeraient pas. À gauche et chez les écologistes, les électeurs du premier tour hésiteraient fortement entre voter Emmanuel Macron et s’abstenir: ceux de Yannick Jadot se reporteraient à 37% vers Emmanuel Macron mais 61% s’abstiendraient ou voteraient nul, ceux de Jean-Luc Mélenchon choisiraient Emmanuel Macron à 32% mais s’abstiendraient à 48%, et ceux d’Anne Hidalgo voteraient à 48% pour le président sortant mais 42% s’abstiendraient. Des sondages qui sont cependant à prendre avec une grande prudence car l’échéance électorale présidentielle est encore loin. Les résultats des sondages risquent encore d’évoluer quand les candidats seront effectivement déclarés sans parler d’événements conjoncturels difficilement prévisibles qui pourraient peser sur la campagne.

Politique- Présidentielle 2022 : Le mythe de l’homme providentiel

Politique- Présidentielle 2022 : Le mythe de l’homme providentiel

Pour l’historien Jean Garrigues, à chaque fois qu’elle a été confrontée à une situation de crise, la République a eu la tentation de se trouver un sauveur, notion pourtant bien éloignée de nos aspirations à la démocratie participative et à l’horizontalité.( Le Monde, extrait)

Tribune.

 

A proximité d’une nouvelle élection présidentielle, voilà que réapparaît le syndrome du sauveur, notre fascination séculaire pour l’homme providentiel. A sept mois du scrutin, ils sont déjà trois à s’inscrire dans cette mythologie récurrente, qui nous hante depuis Napoléon Bonaparte. Le premier en lice a été Xavier Bertrand, se présentant comme le candidat à l’écoute des régions, refusant de se plier aux règles de son parti, défiant le président des élites au nom du peuple des terroirs. Puis est apparu Arnaud Montebourg, qui, lui aussi, a choisi de contourner les règles de sa famille politique pour se forger une image de sauveur, porte-parole des mécontents, des insatisfaits, chevalier du « made in France » face aux technocrates européanisés.

L’un et l’autre essaient de faire oublier qu’ils ont été au pouvoir, partie intégrante de ce « système » qu’ils prétendent aujourd’hui combattre, et profondément associés aux errements politiques qui ont conduit à la crise actuelle de la démocratie. C’est ainsi que deux chevaux de retour de l’establishment politique se refont une virginité hors du circuit traditionnel de la candidature, misant, non sans pertinence, sur le rejet des partis et sur la personnalisation du rendez-vous présidentiel.

Mais ils seront peut-être bientôt rejoints par une autre figure d’extériorité, plus proche encore de l’archétype de l’homme providentiel : Eric Zemmour. Ce dernier aura en effet beau jeu de se revendiquer comme le seul candidat antisystème, n’ayant jamais été associé au pouvoir politique. Par ailleurs, ses thématiques ultranationalistes, notamment son anti-européisme viscéral et sa thèse du « grand remplacement », l’inscrivent dans la lignée du sauveur populiste que fut, à la fin du XIXsiècle, le général Boulanger.

Surnommé le « général Revanche », il apparut aux Français comme le seul capable de redonner à la nation l’honneur qu’elle avait perdu lors de la défaite de 1871. Cela dit, et à l’instar de Boulanger, qui était un familier du pouvoir, il est évident qu’Eric Zemmour fait lui aussi partie, depuis des années, des élites médiatico-politiques qui se partagent l’espace public. C’est une sorte de mirage que de le faire apparaître comme le chevalier immaculé de la régénération, lui qui est en réalité un pur produit du système. Mais la politique se nourrit justement de mirages.

Et si l’on peut avoir des doutes sur la légitimité, l’authenticité et l’éthique de leurs personnalités et de leurs programmes, ces trois candidats potentiels peuvent prétendre ranimer la flamme toujours vive de l’homme providentiel. Comme l’écrit François Mitterrand dans Le Coup d’Etat permanent (Plon, 1964), « les temps du malheur sécrètent une race d’hommes singulière qui ne s’épanouit que dans l’orage et la tourmente ». A chaque fois qu’elle a été confrontée à une situation de crise, la République a eu la tentation d’un homme providentiel, d’un héros, d’un sauveur capable de nous délivrer de nos malheurs et de nos incertitudes.

Politique- 2022 :Budget électoral avec baisses d’impôts

Politique- 2022 :Budget électoral avec baisses d’impôts

Comme promis par Emmanuel Macron en 2017 , le gouvernement accélère en 2022 la baisse d’impôts notamment sur les bénéfices des entreprises et la taxe d’habitation

Lors de la présentation du texte mercredi, les locataires de Bercy, Bruno Le Maire (Économie) et Olivier Dussopt (Comptes publics) n’ont pas manqué de se féliciter d’avoir réduit la pression fiscale de 50 milliards d’euros depuis 2017. «Ce n’était pas arrivé depuis vingt ans!», a insisté Bruno Le Maire. Pour emboîter le pas au gouvernement, la plupart des candidats aux présidentielles en 2022 annonces aussi cadeaux fiscaux et augmentation de pouvoir d’achat.

2022:un budget de dépenses électorales

2022: un budget de dépenses électorales

 

Un papier du Monde constate que le gouvernement pour des motifs électoraux ne regarde plus à la dépense. Témoin le budget de 2022. (Extrait)

 

Le projet de budget pour 2022, présenté mercredi 22 septembre, innove en faisant l’impasse sur le coût réel des nouvelles dépenses. Les près de 12 milliards d’euros d’augmentation affichés ne comprennent ni le revenu d’engagement en faveur des jeunes ni la première tranche du plan d’investissements destiné à préparer la France de 2030. Ces mesures ne seront annoncées que dans quelques semaines. Elles représentent un surcoût de près de 50 % par rapport au montant annoncé.

Si cette cuisine budgétaire a agacé le Haut Conseil des finances publiques, qui se refuse à se prononcer sur le réalisme des prévisions de déficit pour 2022, elle est surtout le signe qu’en cette fin de quinquennat l’exécutif ne regarde plus à la dépense. Le contexte s’y prête. D’abord, une campagne présidentielle a toujours tendance à désinhiber la majorité sortante en matière d’équilibre des finances publiques. Emmanuel Macron ne fait pas exception.

 

Certaines défenses étaient sans doute indispensables pour soutenir l’économie mais l’annonce régulière d’engagements financiers correspond davantage aujourd’hui à des annonces électorales

Soutenir massivement l’économie qui menaçait de s’effondrer ne souffre d’aucune contestation. En revanche, beaucoup de dépenses pérennes annoncées en sortie de crise pandémique ne sont pas directement liées à celle-ci. L’opportunisme budgétaire dont a fait preuve le gouvernement l’a conduit à augmenter les dépenses ordinaires de 54 milliards d’euros en l’espace de deux ans. Le rythme de progression en Allemagne a été beaucoup moins rapide, creusant un peu plus l’écart entre les deux économies.


Ségur de la santé, revalorisation des salaires des enseignants, aides aux plus précaires, Beauvau de la sécurité, revitalisation de Marseille… prises une à une, ces mesures répondent à des besoins légitimes. Mais, faute de contreparties en termes d’économies sur d’autres postes, elles sont financées par la dette. C’est aujourd’hui le cas pour la moitié des dépenses publiques.

D’une certaine manière le gouvernement engage la soutenabilité  financière.

La croissance, qui devrait ralentir dès 2023 pour retrouver son rythme d’avant-crise, ne sera pas suffisante pour assurer la soutenabilité de notre dette, pas plus qu’une hausse de la fiscalité. La faiblesse des taux d’intérêt peut en donner l’illusion. Mais faire reposer la souveraineté du pays uniquement sur cet aléa relève d’un pari très risqué.

La campagne présidentielle ne favorise guère, hélas, la prise de conscience. Les candidats déclarés, de gauche comme de droite, se livrent à une surenchère de promesses, comme s’ils se sentaient délivrés des contraintes du pacte de stabilité européen, qui ne sera renégocié qu’au lendemain de l’élection française.

La rigueur de retour après avril 2022

La question de l’efficacité de la dépense publique, pourtant soulevée depuis des années par la Cour des comptes, est en revanche totalement occultée. Cela promet au président qui sera élu en avril 2022 des lendemains qui déchantent.

Budget électoral de 2022: des baisses d’impôts

Budget électoral de 2022: des baisses d’impôts

Comme promis par Emmanuel Macron en 2017 , le gouvernement accélère en 2022 la baisse d’impôts notamment sur les bénéfices des entreprises et la taxe d’habitation

Lors de la présentation du texte mercredi, les locataires de Bercy, Bruno Le Maire (Économie) et Olivier Dussopt (Comptes publics) n’ont pas manqué de se féliciter d’avoir réduit la pression fiscale de 50 milliards d’euros depuis 2017. «Ce n’était pas arrivé depuis vingt ans!», a insisté Bruno Le Maire. Pour emboîter le pas au gouvernement, la plupart des candidats aux présidentielles en 2022 annonces aussi cadeaux fiscaux et augmentation de pouvoir d’achat.

Présidentielle 2022 : Le mythe de l’homme providentiel

Présidentielle 2022 : Le mythe de l’homme providentiel

Pour l’historien Jean Garrigues, à chaque fois qu’elle a été confrontée à une situation de crise, la République a eu la tentation de se trouver un sauveur, notion pourtant bien éloignée de nos aspirations à la démocratie participative et à l’horizontalité.( Le Monde, extrait)

Tribune.

 

A proximité d’une nouvelle élection présidentielle, voilà que réapparaît le syndrome du sauveur, notre fascination séculaire pour l’homme providentiel. A sept mois du scrutin, ils sont déjà trois à s’inscrire dans cette mythologie récurrente, qui nous hante depuis Napoléon Bonaparte. Le premier en lice a été Xavier Bertrand, se présentant comme le candidat à l’écoute des régions, refusant de se plier aux règles de son parti, défiant le président des élites au nom du peuple des terroirs. Puis est apparu Arnaud Montebourg, qui, lui aussi, a choisi de contourner les règles de sa famille politique pour se forger une image de sauveur, porte-parole des mécontents, des insatisfaits, chevalier du « made in France » face aux technocrates européanisés.

L’un et l’autre essaient de faire oublier qu’ils ont été au pouvoir, partie intégrante de ce « système » qu’ils prétendent aujourd’hui combattre, et profondément associés aux errements politiques qui ont conduit à la crise actuelle de la démocratie. C’est ainsi que deux chevaux de retour de l’establishment politique se refont une virginité hors du circuit traditionnel de la candidature, misant, non sans pertinence, sur le rejet des partis et sur la personnalisation du rendez-vous présidentiel.

Mais ils seront peut-être bientôt rejoints par une autre figure d’extériorité, plus proche encore de l’archétype de l’homme providentiel : Eric Zemmour. Ce dernier aura en effet beau jeu de se revendiquer comme le seul candidat antisystème, n’ayant jamais été associé au pouvoir politique. Par ailleurs, ses thématiques ultranationalistes, notamment son anti-européisme viscéral et sa thèse du « grand remplacement », l’inscrivent dans la lignée du sauveur populiste que fut, à la fin du XIXsiècle, le général Boulanger.

Surnommé le « général Revanche », il apparut aux Français comme le seul capable de redonner à la nation l’honneur qu’elle avait perdu lors de la défaite de 1871. Cela dit, et à l’instar de Boulanger, qui était un familier du pouvoir, il est évident qu’Eric Zemmour fait lui aussi partie, depuis des années, des élites médiatico-politiques qui se partagent l’espace public. C’est une sorte de mirage que de le faire apparaître comme le chevalier immaculé de la régénération, lui qui est en réalité un pur produit du système. Mais la politique se nourrit justement de mirages.

Et si l’on peut avoir des doutes sur la légitimité, l’authenticité et l’éthique de leurs personnalités et de leurs programmes, ces trois candidats potentiels peuvent prétendre ranimer la flamme toujours vive de l’homme providentiel. Comme l’écrit François Mitterrand dans Le Coup d’Etat permanent (Plon, 1964), « les temps du malheur sécrètent une race d’hommes singulière qui ne s’épanouit que dans l’orage et la tourmente ». A chaque fois qu’elle a été confrontée à une situation de crise, la République a eu la tentation d’un homme providentiel, d’un héros, d’un sauveur capable de nous délivrer de nos malheurs et de nos incertitudes.

Présidentielle 2022: un concours de promesses et de dépenses

Présidentielle 2022: un concours de promesses et de dépenses

Face au vide intellectuel de la plupart des candidats concernant l’avenir du pays, le  vide est comblé par un concours de promesses et de dépenses où le chef de l’État  mène la danse. Chaque jour ou presque le président de la république distribue les engagements de dépenses et cela risque de durer jusqu’en avril 2022.

Les autres candidats participent pour la plupart à ce concours Lépine de la dépense publique pour chaque catégorie professionnelle. Le plus cas caricatural et sans doute cette promesse d’Anne Hidalgo de doubler le salaire des enseignants. Le Figaro note que « Ce n’est plus une offensive, c’est un déferlement. Depuis le déplacement d’Emmanuel Macron à Marseille au début du mois - entre quartiers Nord, calanques, école, hôpital et Sommet sur l’environnement -, pas un jour ou presque ne passe sans une intervention plus ou moins officielle du président de la République sur à peu près tous les sujets. »

Présidentielle 2022 : Christiane Taubira qui avait fait perdre Jospin cette fois ne sera pas candidate

Présidentielle 2022 : Christiane Taubira qui avait fait perdre Jospin cette fois ne sera pas candidate

 

Cette fois Christiane Taubira qui avait fait perdre Jospin ne veut pas être accusée de la même erreur «Je ne peux pas venir contribuer à l’éparpillement.» Sur France Inter, ce matin, Christiane Taubira a annoncé qu’elle ne serait pas candidate pour l’élection présidentielle de 2022. «Je ne peux pas venir m’aligner. Je ne peux pas dire que notre chance, c’est de sortir de la confusion, d’éviter la dispersion, de voir comment nous additionnons nos forces et les faisons converger, et en même temps dire que je viens apporter mon obole», a-t-elle expliqué.

2022 : Stéphane Le Foll critique le vote interne du PS

 

L e paradoxe du IPS d’après Stéphane le Foll c’est que le parti socialiste va cadenasser la désignation du candidat socialiste pour précisément choisir une candidate, la mIRE  de Paris, qui n’est plus adhérente au parti. Stéphane le Foll critique le changement de statut qui permet de limiter le vote aux seuls membres du parti socialiste. Jusque-là? les statuts prévoyaient un effet un vote citoyen ouvert. Le vote sera d’autant plus cadenassé qu’il y a beaucoup d’incertitudes sur le nombre exact de membres du parti socialiste. lE  nombre d’adhérents à jour de leur cotisation serait de 22 000 ans en  2021 alors qu’ils étaient de plus de 100 000 en 2016.

« Si le principe d’un vote a été acté pour choisir celui ou celle qui portera le projet socialiste à la présidentielle, je demande un vote ouvert aux sympathisants et un débat entre les candidats. Ce débat devra être public, télévisé et il devra permettre de véritables interactions sur le fond », écrit le maire du Mans, qui appelle « à faire revivre la vie démocratique interne ».

12345...11



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol