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Présidentielle 2022 : réduction du nombre de fonctionnaires ou réduction des champs publics d’intervention

Présidentielle 2022 : réduction du nombre de fonctionnaires ou réduction des champs publics d’intervention

 

Deux concours Lépine ont été lancés l’occasion de la campagne électorale : d’une part la surenchère de l’augmentation des salaires, d’autre part la réduction du nombre de fonctionnaires. Sur cette dernière problématique, le thème est récurrent à chaque élection présidentielle. Pourtant globalement le nombre de fonctionnaires n’a jamais diminué. La proposition vient surtout de la droite alors que la gauche propose en général d’augmenter les effectifs « du service public ».

 

En France le débat est complètement obscurci par le fait qu’on entretient une confusion totale entre les champs d’intérêt général,, les organisations qui doivent le prendre en charge et le statut des institutions et des personnels.

 

Or prendre la question par la suppression des effectifs n’est sans doute pas la bonne solution. Afin d’être pertinent sur cette problématique, il conviendrait sans doute d’abord d’inventorier les champs d’intervention publique et de les réduire à ceux qui réellement mettent en cause l’intérêt général.

 

En clair l’état et les collectivités publiques devraient se débarrasser de tout ce qui ne met pas en cause l’intérêt général. Ensuite les champs d’intervention étant plus réduits,  on pourrait envisager d’en confier la gestion soit à des institutions publiques soit à des organisations privées par voie notamment de délégation de service public.

. La question des effectifs peut alors être traitée de manière plus claire et plus efficace. Notons que pour nombre d’activités déjà des organisations privées assume avec satisfaction des missions de service public.

 

Le problème c’est qu’en général la plupart des responsables politiques déterminent avec précision les effectifs à renforcer dans les services publics (en général: justice, police, école, santé etc.) mais ils sont pour le moins vague pour désigner les services qui méritent des dégraissages.

 

Le discours des politiques sur ce sujet et pour le moins ambigu par exemple celui de Michel Barnier

, «il faut plus de fonctionnaires de police sur le terrain, il faut plus de professeurs mieux payés». Pour l’ancien négociateur du Brexit, «on peut diminuer les frais de fonctionnement de la puissance publique sans baisser le niveau de la qualité du service public».

Dans une analyse du bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron, l’Institut Montaigne relève par ailleurs que les dépenses de personnels de l’État sont passées de 189 à 195,4 milliards d’euros, entre les projets de loi de finances de 2019 et 2021, soit une hausse de 3,4%.

Présidentielle 2022 : et pourquoi pas le droit de vote dès la maternelle ?

Présidentielle 2022 : et pourquoi pas le droit de vote dès la maternelle ?

 

 

À défaut d’une campagne électorale de haut niveau, on doit se satisfaire d’un débat démagogique et au ras des pâquerettes. Ainsi par exemple les promesses d’augmentation de salaire des différentes catégories sociales. Ainsi récemment concernant le droit de vote que la candidate socialiste veut ramener à 16 ans. Une proposition également soutenue par député François Jolivet (LREM). L’objectif est évidemment de rabattre une clientèle électorale jeune en espérant qu’elle récompensera les auteurs de la proposition.

Un débat évidemment surréaliste car on a déjà bien du mal en France à élever le niveau de responsabilité de jeunes gens de 18 ans . Pourquoi pas aussi le vote à 14 ans, à 12 ans voir à la maternelle.

 On comprend évidemment que la candidate socialiste à la ramasse dans les sondages se laisse aller à la pire démagogie dans nombre de domaines. On comprend moins que la république en marche rejoigne le mouvement général de complaisance vis-à-vis de la nullité du débat.  À moins évidemment que dans les rangs de la majorité on commence à s’inquiéter quant aux certitudes de réélection de Macon. Lors d’un débat organisé à Midi Libre sur le thème des jeunes et l’Europe, la députée européenne Irène Tolleret (LREM) s’était curieusement elle aussi dit favorable à un «droit de vote à 16 ans». L’eurodéputée marcheuse rappelle cette semaine que «ces jeunes ont une conscience politique, une capacité de mobilisation. Pourquoi ne pas leur donner le droit de vote ?».

La candidate du Parti socialiste, Anne Hidalgo, en rajoute une couche. Dans une interview à Franceinfo ce lundi matin, la maire de Paris va jusqu’à suggérer «qu’il faudrait aussi permettre aux jeunes d’être éligibles». Elle estime notamment que le droit de vote dès 16 ans permettrait de «prendre conscience de ce que cela signifie d’être dépendant des autres», et de la «fragilité de la démocratie». Et pourquoi pas effectivement un président de la république de 16 ans et même de 8 ans ?

Pour un gouvernement d’union nationale en 2022 ( Luc Ferry)

Pour un gouvernement d’union nationale en 2022 ( Luc Ferry)

 

Loin de tomber dans le déclinisme, le philosophe ancien ministre Luc Ferry estime que la gravité de la situation en France nécessiterait un gouvernement d’union nationale en 2022.( Notons que c’est un peu ce qui se passe en Allemagne assez régulièrement avec par exemple pour la fin de l’année un gouvernement opérationnel réunissant libéraux, sociaux-démocrates et écolos). Luc ferry regrette surtout le manque d’ambition des réformes. ( dans l’Opinion)

Concernant la situation de la France, Luc Ferry explique : « Chaque époque a des défis, le monde va mille fois mieux que dans les années 1960, le nôtre est encore devant nous mais ce n’est pas perdu. Mais il faudrait à l’Elysée et à Matignon des gens lucides. Je n’ai pas une grande sympathie pour ceux qui ont quitté le navire gaulliste pour retrouver Bayrou et Macron. Ce n’est pas ma tasse de thé ! Si un gaulliste se présente, il aura ma voix. »

L’ancien ministre estime aussi que « tous les ministres actuels sont impuissants ». Jean-Michel Blanquer compris ? « Evidemment, répond-il, ça fait cinq ans qu’il ne se passe à peu près rien ! Il y a extraordinairement peu de réforme. Mais moins vous en faites, plus vous restez sur le cheval ! » Sa solution ? « Un gouvernement d’union nationale en 2022. C’est ça ou le déclin. »

Luc Ferry publie Réflexions sur l’école pour renouer avec le bon sens. Un an après l’assassinat de Samuel Paty, les choses ont-elles changé ? «Non, affirme l’ancien ministre de l’Education nationale, ça ne peut pas changer en un an. Gérard Collomb disait que nous avons probablement en France plusieurs dizaines de milliers de jihadistes prêts à passer à l’acte. Et Gérard Collomb n’est pas d’extrême droite ! Ce danger est extrêmement difficile à juguler car nous avons à faire à des idéologies très puissantes.»

Le philosophe ajoute : «Mais parler de séparatisme, c’est stupide. Leur projet est de dominer le monde, ça n’a rien à voir avec le séparatisme. Il s’agit de l’islamisme, du fanatisme religieux, pas d’autre chose. »

En 2004, Luc Ferry a porté avec succès un texte pour interdire les signes religieux à l’école. Mais aujourd’hui, des études montrent que près de la moitié des jeunes s’oppose à cette loi. «Ils sont très “woke”, très cancel culture, analyse le philosophe. Le politiquement correct américain s’est infiltré chez nous. Ils se pensent éveillés, mais ils ne voient pas le danger. En 1968, c’était pire, ils étaient maoïstes !»

Et selon lui, le président de la République est un « libéral multiculturaliste à l’américaine. Quand il a prononcé sa phrase sur le “privilège blanc”, ça montre qu’il est bien plus proche de ces jeunes que d’un vieux gaulliste comme moi. »

Concernant la situation de la France, Luc Ferry explique : « Chaque époque a des défis, le monde va mille fois mieux que dans les années 1960, le nôtre est encore devant nous mais ce n’est pas perdu. Mais il faudrait à l’Elysée et à Matignon des gens lucides. Je n’ai pas une grande sympathie pour ceux qui ont quitté le navire gaulliste pour retrouver Bayrou et Macron. Ce n’est pas ma tasse de thé ! Si un gaulliste se présente, il aura ma voix. »

L’ancien ministre estime aussi que « tous les ministres actuels sont impuissants ». Jean-Michel Blanquer compris ? « Evidemment, répond-il, ça fait cinq ans qu’il ne se passe à peu près rien ! Il y a extraordinairement peu de réforme. Mais moins vous en faites, plus vous restez sur le cheval ! » Sa solution ? « Un gouvernement d’union nationale en 2022. C’est ça ou le déclin. »

2022- concours Lépine des promesses : Le Pen propose un chèque de 200 € par mois

2022- concours Lépine des promesses : Le Pen propose un chèque de 200 € par mois

Il est évident que la décision de Macon d’attribuer un chèque de 100 € une fois pour toutes contre l’inflation notamment constatée dans l’énergie fait t un peu petit bras par rapport à la proposition de Le Pen de restituer 200 € par mois aux ménages. Rien de moins !

D’autres candidats reposent aussi des mesures d’augmentation du pouvoir d’achat. Par exemple Anne Hidalgo qui propose le doublement du salaire des enseignants. Ce concours Lépine des promesses salariales témoigne à l’évidence du vide du contenu de la campagne électorale. Faute d’être en capacité d’avoir une vision pertinente sur l’avenir du pays, nombre de candidats se rabattent sur des orientations de nature syndicale. Notons aussi la proposition de l’écolo Sandrine Rousseau qui propose elle une nouvelle réduction du temps de travail à 32 heures. À quand la proposition d’un temps de travail à 20 heures avec un SMIC à 2000 € ?

Budget 2022 : un dépassement supplémentaire de 10 milliards d’euros

Budget 2022 : un dépassement supplémentaire de 10 milliards d’euros

Officiellement le président de la république a décrété la fin du quoi qu’il en coûte. Pourtant ,il ne cesse de multiplier les mesures sociales et économiques en faveur des électeurs potentiels. Comme les candidats qui lui seront opposés en 2022 lui emboîtent le pas dans ce concours Lépine des cadeaux sociaux, le président va continuer de se montrer généreux vis-à-vis de tout ceux qui seraient susceptibles de lui apporter leurs suffrages. D’ores et déjà d’après des promesses déjà annoncées, il faudra compter un dépassement supplémentaire de 10 milliards d’euros. en 2022  (  4 à 5 milliards d’euros sur deux ans pour le seul chèque carburant ). L’ensemble des annonces se traduira par un déficit supplémentaire de 10 milliards d’euros pour le budget 2022

« Nous faisons face à une flambée des prix du gaz avec une hausse multipliée par dix en période de crise. Il y a une répercussion directe sur les prix de l’électricité. Il y a aussi une hausse des prix à la pompe. Enfin, l’inflation transitoire peut durer. La reprise économique en Europe, aux Etats-Unis et en Chine tire les prix vers le haut [...]   », a expliqué le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, ce matin lors d’une réunion avec des journalistes.

« Dans le PLF 2022, il y a une stratégie. Elle repose sur deux piliers : l’investissement et la protection. Pour le premier volet, c’est le plan d’investissement 2030 et le plan compétences. Pour le second volet, nous devons protéger les Français des hausses des prix de l’énergie. Les Français ne doivent pas prendre de plein fouet les effets de l’inflation », a-t-il martelé en marge d’un déplacement dans les Hautes-Alpes.

Emmanuel Macron avait pourtant annoncé « la fin du quoi qu’il en coûte » mais la campagne électorale en cours amènera sans doute sa suspension jusqu’en avril 2022, date des élections présidentielles.

Présidentielle 2022 : revoilà Poutou, le communiste révolutionnaire !

Présidentielle 2022 : revoilà Poutou, le communiste révolutionnaire !

 

 

Il n’y a sans doute qu’en France qu’il y a encore autant de micro-organisations qui se revendiquent  communiste et révolutionnaire. Le nouveau parti anticapitaliste (NPA) présente pour la troisième fois Poutou à lélection présidentielle. Un révolutionnaire qui sans doute ne sera pas soutenu par davantage qu’1% des électeurs.

Notons que l’ancienne ligne communiste révolutionnaire devenue nouveau partie anticapitaliste ne fait pas preuve de grande révolution en présentant pour la troisième fois le même candidat. Bref exactement la même pratique que les vieux partis traditionnels.

Cette fois cependant ,l’intéressé n’est pas certain d’obtenir les 500 signatures nécessaires comme d’ailleurs bien d’autres candidats à la candidature. On compte en effet en France aujourd’hui entre 30 et 50 candidats pour la magistrature suprême avec des postures pour certains pour le moins surréalistes voire fantaisistes. Une multiplication qui ne grandit pas le pays et qui d’une certaine façon ridiculise la démocratie.

JOSPIN 2022 ou 2027 ? La gauche recrute dans les maisons de retraite !

JOSPIN 2022 ou 2027? La gauche recrute dans les maisons de retraite !

Le  looser François Hollande qui en connaît un rayon en matière d’échec  présidentiel estime que les candidats de la gauche sont tous des lilliputiens. Sans doute pour tenter encore et encore un éventuel retour et incarner cette introuvable union de la gauche. Force est de constater avec Hollande que le casting de la gauche n’a guère changé.

En tête on trouve toujours l’éternel grognon Mélenchon, les mêmes candidats de l’extrême-gauche, et les fantaisistes Montebourg, égérie du slip français ou encore Anne Hidalgo qui veut en même temps doubler le salaire des fonctionnaires et réduire le temps de travail.

Résultat cette gauche-là est complètement discréditée et elle n’atteindra toutes forces comprises que de l’ordre de 25 %. Certains reviennent même à envisager de solliciter Jospin, pourtant pas un exemple de réussite politique, pour l’élection de 2022 vous-même 2027 où les chances de la gauche paraissent plus sérieuses. Bref à gauche, on va bientôt recruter des candidats à la présidentielle dans les maisons de retraite.

À 84 ans Lionel Jospin est encore vert ou plutôt rosé . En 2022, il sera âgé de seulement 85 ans. Et en 2027 de 90 ans. Peut-être l’âge de la nouvelle maturité politique pour un pays fortement déçu d’avoir misé sur la jeunesse d’un Macron qui a perdu la boussole en même temps que la raison à force de se laisser entraîner par la dictature médiatique de la mode du moment.

Près de vingt ans après la présidentielle de 2002, un groupe de trois amis va se lancer dans un périple de quelques jours à travers la France dans les pas de Lionel Jospin, dans l’espoir de le convaincre de se présenter au prochain scrutin  d’après BFM;. 

Inflation : une stabilisation…. peut-être d’ici la fin 2022 ? ( FMI

Inflation : une stabilisation…. peut-être d’ici la fin 2022 ? ( FMI)

 

Le FMI aussi reprend la chanson du nouveau concept d’inflation temporairecon  sidérant que la hausse des prix aujourd’hui provient surtout des conséquences de la crise sanitaire, des difficultés logistiques et de hausses passagères de matières premières. « Il y a toujours un consensus sur le fait que dans les économies avancées, l’inflation est temporaire », a ainsi précisé Kristalina Georgieva, la directrice maintenant contestée du fonds monétaire international ( affaire du bidouillage d’un rapport lorsqu’elle était à la Banque mondiale).

 

Pourtant cette inflation n’est pas marginale à supposer qu’elle soit passagère. Elle atteint un effet autour de 3 % en Europe, un peu plus de 2 % en France et autour de 5 % aux États-Unis. Certains aspects sont certes conjoncturels du fait de la brutalité d’une reprise économique qui contraste avec l’écroulement suite au Covid. Les approvisionnements sont largement bousculés par les dysfonctionnements logistiques. Reste cependant de nombreuses raisons qui ne sont pas conjoncturelles mais structurelles comme la hausse de certaines matières premières, la pression de plus en plus forte des exigences environnementales et la restructuration de l’appareil de production.

Le même refrain est entamé par toutes les institutions, les banques centrales, les banques, les gouvernements et les groupes de pressions qui ne souhaitent pas traiter la question salariale qui se pose après la hausse des prix,  pas davantage que la rémunération de l’épargne.

Les banques centrales pourront tenir ce discours tant qu’elles maintiendront leurs politiques accommodantes qui consistent à délivrer massivement des liquidités presque gratuites aux banques et à maintenir des taux d’intérêt voisin de zéro. Un discours qui pourra aussi être tenu encore tant que l’endettement sera encore largement toléré.

Viendra toutefois le moment où la hausse des prix ce transmettant de façon durable dans la consommation, il faudra réajuster les équilibres à moins de s’engager dans un processus de quasi dévaluation des monnaies.

Du soleil en 2022 : Jean Lassalle candidat !

Du soleil en 2022 : Jean Lassalle candidat !

 

Jean Lassalle ne va peut-être pas apporter énormément de lumière dans la campagne électorale mais sans doute un peu de chaleur humaine, un peu d’humanité parmi des candidats dont beaucoup sont des adeptes du discours convenu à la mode énarque.

Jean Lassalle ,à nouveau candidat, ne sera sans doute pas porteur d’un grand projet , ni d’une dynamique voir même de la moindre espérance politique. Jean Lassalle est aimé pour autre chose : pour sa simplicité qui frôle d’ailleurs souvent le simplisme. Peu importe d’ailleurs puisqu’on a un peu de mal à comprendre la moitié de ce qu’il raconte. Mais la musique de sa voix est belle, une voix territoriale comme on dit maintenant pour ne plus employer les gros mots de « province » ou « ruralité ».

Politiquement la posture de Jean Lassalle est assez floue.

En 2020, Jean Lassalle rejoint le groupe «Libertés et territoires» au sein de l’Assemblée nationale.

«Libertés et territoires» est un groupe « éclectique qui permet à des élus marginaux dans leurs groupes respectifs de bénéficier de moyens d’action et de temps de parole dans l’hémicycle »1. « le groupe est d’abord né de la volonté des non-inscrits de se doter de moyens matériels et de temps de parole »2Laurent de Boissieu le compare au groupe République et liberté, qui a existé de 1993 à 1997, en ce qu’il est « davantage “technique” qu’idéologique ». Bref un groupe et ailleurs comme Jean Lassalle !.

 

2022 et augmentations des salaires : des électeurs pas dupes ( François Bayrou)

2022 et augmentations des salaires : des électeurs pas dupes ( François Bayrou)

 

 

À juste titre ,François Bayrou, commissaire au plan et à la productivité dénonce le concours de démagogie de nombre de candidats qui proposent de très fortes hausses de salaires. La vérité sans doute, c’est que la campagne manque sérieusement de contenu et que les candidats cachent le vide en se transformant en syndicalistes.

 

Interview de Bayrou dans le JDD (extrait)

 

Tous les candidats à la présidentielle font assaut de mesures pour augmenter les salaires. Que pensez-vous de cette débauche de propositions?
Les promesses mirobolantes, c’est la maladie infantile des campagnes électorales. Et de ce point de vue, cette campagne est partie sur les chapeaux de roues! Mais quelle crédibilité? Quand Mme Hidalgo propose le doublement « au moins » du salaire des enseignants, donc de tous les salaires et des retraites de la fonction publique, sans en financer un seul euro, et en annonçant en même temps une baisse des taxes, c’est croire que les électeurs sont débiles. Et toute annonce d’augmentation générale des salaires, décidée d’en haut par le seul pouvoir politique, dans un pays en déficit du commerce extérieur et en déficit budgétaire, se heurtera au mur du réel. La hausse des salaires est naturelle et bienvenue quand elle correspond à une augmentation de la productivité.

 

Lesquelles?
Les hausses justes et bienvenues, secteur par secteur, sont celles qui sont liées au besoin des entreprises d’embaucher des professionnels qualifiés, dans les secteurs qui ont du mal à recruter, et aussi l’amélioration du revenu par l’association des salariés aux bonnes performances de leur entreprise.

 

Les propositions d’augmentation générale avancées par les différents candidats ne vous semblent donc ni réalistes ni tenables?
Les promesses d’augmentation massives et générales sont des tentatives d’abus de confiance, sans crédibilité, et dont les citoyens ne sont pas dupes une seule seconde.

 

Mais pourquoi n’est-ce pas crédible?
Dans l’immense majorité des entreprises privées, il n’y a pas de hausse des salaires solide sans hausse de la productivité et des résultats réels de l’entreprise. Dans la fonction publique, la limite, ce sont évidemment les ressources publiques, les impôts et les taxes qui permettent de financer ces augmentations. La voie de la baisse des charges a souvent été explorée, mais a atteint sa limite : les charges sur les bas salaires, au niveau du smic, ont quasiment été réduites à zéro. Ce qui crée des trappes à bas salaires : les employeurs répugnent donc à sortir du smic car ils augmenteraient considérablement leurs charges. En d’autres temps, c’était facile : en 1968, en 1981, on a vécu de fortes augmentations de façade, gommées quelques mois plus tard par une dévaluation. En réalité, ces augmentations apparentes avaient été payées en monnaie de singe. Aujourd’hui, avec la monnaie unique pour les pays européens, cette manipulation n’est plus possible.

 Que préconisez-vous, donc, pour parvenir à des hausses de salaires significatives?
En premier lieu, et de façon immédiate : la progression de la participation et de l’intéressement. Il faut que, dans l’esprit des chefs d’entreprise et des salariés, il y ait une liaison quasi automatique entre performance de l’entreprise et amélioration des revenus des salariés. C’est la clé la plus accessible. Dans nombre d’entreprises, cela peut faire un treizième ou un quatorzième mois. Il y a un deuxième moyen de faire monter les salaires, c’est de partir à la reconquête du secteur productif du pays : il y aura davantage de besoins en emploi, davantage d’offres d’emploi, nécessaires pour suivre les carnets de commandes. Ce qui s’accompagnera d’une hausse des salaires. Ça, c’est la stratégie de fond que nous devons suivre.

 

Avez-vous d’autres pistes?
Il existe aussi une troisième voie : réfléchir au reste à charge, à maîtriser et à baisser les charges obligatoires qui pèsent sur les familles et les salariés. Regardez l’énergie : si nous en restons à l’énergie traditionnelle, le pétrole ou le gaz, alors elle coûtera de plus en plus cher, et d’abord pour des raisons liées au climat. Mais si nous prenons les renouvelables au sérieux et investissons sérieusement dans la production d’énergie nucléaire, avec zéro émissions de gaz à effet de serre et des coûts garantis sur le long terme, nous empêcherons les prix de l’énergie d’exploser. Et cela évite d’assommer le consommateur en augmentant constamment le prix de l’énergie et les taxes.

Les thèmes de l’immigration et de la sécurité occupent une place centrale dans ce début de campagne. Mais la question des salaires et, au-delà, du pouvoir d’achat ne constitue-t-elle pas une priorité pour les Français?
Si vous regardez les sondages pendant les précédentes campagnes, le pouvoir d’achat arrive très souvent en tête des préoccupations. Et cette fois encore, les questions du salaire, du travail, du nombre d’emplois offerts, de la productivité et de la qualité des services publics, ce sont les principales questions qui se posent aujourd’hui à la société française. Évidemment, celles qui tiennent à l’identité sont réelles et très importantes : avant de savoir ce que vous voulez, vous devez savoir qui vous êtes. Ces questions-là doivent donc être prises en charge. Mais avec équilibre, pas avec excès et obsessionnellement, comme c’est le cas actuellement.

 

Aujourd’hui, les indicateurs économiques sont au vert, mais beaucoup s’inquiètent d’une dégradation, en pleine campagne présidentielle, du pouvoir d’achat des Français. N’est-ce pas un problème politique pour Emmanuel Macron?
La formulation de votre question est intéressante. Après de telles crises, les Gilets jaunes et la crise incroyable du Covid, qui aurait pu imaginer qu’une question d’un grand journal commence par le fait que les indicateurs économiques sont « au vert »? Ce n’est pas un hasard : c’est parce que des décisions ont été prises. Amélioration des conditions de travail des entreprises, climat de confiance, État présent dans les crises et (un peu) plus efficace, fiscalité mieux adaptée, pour l’entreprise et pour les ménages avec la suppression de la taxe d’habitation, augmentation des revenus des salariés, des plus basses retraites, de l’allocation adulte handicapé : ce sont des coups de pouce massifs en dépit des crises et dont l’efficacité est manifeste. Et donc, oui, quand l’économie va mieux, la question du pouvoir d’achat vient naturellement. Mais les électeurs ne se laissent plus prendre au piège des promesses du Père Noël et des baguettes magiques. Ils jugent en même temps la qualité des propositions et la crédibilité de ceux qui les formulent. Propositions mirobolantes et crédibilité zéro égalent un haussement d’épaules de la part de l’opinion.

 

La question du pouvoir d’achat sera-t-elle le talon d’Achille du bilan de

Craignez-vous un retour de la grogne sociale, une éruption semblable à celle des Gilets jaunes en 2018?
Le phénomène des Gilets jaunes révélait deux exaspérations : l’une qui tient à la situation économique et sociale et aux difficultés de fin de mois, notamment en raison de l’augmentation continue et non compensée du gasoil, indispensable pour rouler et se chauffer ; l’autre au sentiment d’humiliation de ceux qui ne se sentent pas pris en compte. Ce mélange est détonant et dangereux. C’est pourquoi, outre le sujet du pouvoir d’achat, il faut traiter celui des mécanismes démocratiques de reconnaissance de tous ceux qui sont en bas de la pyramide, recréer le lien entre leur citoyenneté émoussée et les pouvoirs, réinventer une pleine citoyenneté. Le Président avait identifié ces problèmes en 2017. Ont-ils été résolus en cinq ans? Non. Il y a eu des réticences considérables, des blocages dans l’appareil d’État, des inerties dans les administrations. Cela sera l’un des enjeux du quinquennat qui vient : réussir à faire bouger ce qui est congelé dans l’organisation de la société française. Sinon, l’inquiétude et la colère ne passeront pas.

Sondage Présidentielle 2022 : rien n’est joué pour la qualification au deuxième tour

Sondage Présidentielle 2022 : rien n’est joué pour la qualification au deuxième tour

Selon le dernier sondage Ifop Fiducial pour Le Figaro et LCI réalisé auprès d’un échantillon de 5000 personnes, rien n’est joué pour la qualification au deuxième tour ou la bataille fait rage entre Le Pen, Zemmour et Bertrand. Pour l’instant, macro domine avec autour de 25 % et ses trois autres principaux concurrents totalisent chacun 15 à 18 %.

Des certitudes toutefois, la gauche semble définitivement hors-jeu avec un total à peine de 25 % et en plus complètement divisée.

C’est une véritable victoire idéologique de la droite et de la droite extrême», juge Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’Ifop qui constate la dynamique Zemmour

 » La dynamique est clairement de son côté, il est en train de devenir l’attrape-tout de la droite et de la droite extrême.

Présidentielle 2022 : Pécresse va reprendre sa carte chez LR… comme Bertrand !!!

Présidentielle 2022 : Pécresse  va reprendre sa carte chez LR… comme Bertrand !!!

 

Retour au bercail des autonomes Valerie Pécresse et Xavier Bertrand qui annonce qu’ils vont reprendre leur carte chez les républicains. De quoi sourire évidemment s’il n’y avait pas lieu aussi de pleurer. Tout ce cirque pour pas grand-chose. L’un comme l’autre avait pourtant crié sur les toits des écrans télévisés qu’il ne reviendrait jamais dans la maison-mère.

 

Le problème aujourd’hui c’est qu’il y a le feu dans le vieux parti « héritier » du gaullisme. Si les prochaines élections devaient écarter une nouvelle fois du pouvoir le candidat des républicains, celui-ci pourrait être condamné à la disparition sur le mode du parti socialiste avec une plus ou moins longue agonie

 

 Valérie Pécresse qui ne parvient pas réellement refaire son retard sur Xavier Bertrand ne manque pas de culot à défaut de compétences en déclarant : «Aujourd’hui, je demande à tous les membres de Libres ! (son mouvement, ndlr), qui partagent comme moi les valeurs de la droite, d’adhérer à LR pour construire ensemble le parti de la reconquête et de l’alternance. Et cette ligne, je me l’applique à moi-même. Notre objectif, c’est, ensemble, de battre Emmanuel Macron », lance-t-elle.

Valérie Pécresse avait quitté Les Républicains le 5 juin 2019, après le mauvais score lors des élections européennes (8,5% des suffrages). À l’époque, elle justifie ce choix par une volonté de «refonder la droite, menacée d’extinction». Elle juge LR «cadenassé, verrouillé et vidé de ses adhérents». «Soyons très clairs: moi je quitte LR mais je reste de droite et je reste dans l’opposition à Emmanuel Macron», expliquait-elle à l’époque.

Sondage 2022 : Zemmour au second tour

 Sondage 2022 : Zemmour au second tour

 

Un sondage Harris Interactive réalisé pour Challenges place Éric Zemmour en capacité de se qualifier pour le second tour face à Emmanuel Macron. Il récolterait entre 17 et 18% des intentions de vote, selon le candidat de la droite face à lui. La semaine dernière, le même institut de sondage créditait déjà le polémiste de 17% des intentions de vote.

Emmanuel Macron fait toujours la course en tête en récoltant 24%. Marine Le Pen récolte, elle, au premier tour, la troisième place avec 15%. Sans la présence du polémiste, l’actuel président est crédité de 25 à 28% selon les hypothèses tandis que Marine Le Pen recueillerait entre 26 et 27% d’intentions de vote et se qualifierait ainsi pour le second tour.

Du côté des Républicains, Xavier Bertrand est au coude-à-coude avec la candidate du RN en récoltant 14% à 15% des intentions de vote selon le scénario.

Dans l’éventualité d’un second tour Macron-Zemmour, le président sortant récolterait 57% contre 43% pour le polémiste.

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin. Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

2022: envolée de croissance à 6% ?

2022: envolée de croissance à 6% ?

Le chiffre de 6 % de croissance en 2021 fait rêver certains journalistes approximatifs. En effet cette progression ne fait que compenser l’écroulement économique dû à la crise sanitaire. La France ne retrouvera en réalité que son niveau de croissance de fin 2019. À partir de 2022, il s’agira d’une véritable croissance. En général,  les économistes prévoient 3 à 4% d’augmentation du pub pour l’année prochaine.

Mais d’après les derniers travaux dévoilées par l’observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) ce mercredi 13 octobre, la croissance de l’économie française pourrait rebondir de 6,2% en 2022 au lieu de 4% si une partie de cette épargne était fléchée vers la consommation.

Les économistes estiment que plus de 151 milliards d’euros ont été accumulés par les ménages Français depuis le début de la pandémie. « L’épargne est un élément crucial de notre scénario », a déclaré l’économiste Christophe Blot lors d’un point presse.

« Les nouvelles sont plutôt bonnes. Le climat des affaires se porte bien. La confiance des ménages est plus élevée qu’au moment de la crise des gilets jaunes alors que l’impact macroéconomique de la crise n’a rien à voir. Il y a eu cet été un bond très fort de la consommation avec la levée des mesures prophylactiques », a affirmé l’économiste Mathieu Plane.

Dans leur modèle, les économistes de l’OFCE tablent sur la consommation d’un cinquième du total de l’épargne accumulée. C’est à dire environ 30 milliards d’euros, soit l’équivalent du plan d’investissement annoncé par Emmanuel Macron pour bâtir la France de 2030.

Une réserve toutefois le fait que cette épargne est concentrée sur la partie la plus aisée des ménages

Un risque aussi, la montée inévitable de l’inflation qui va venir grignoter le pouvoir d’achat en même temps que l’épargne.

2022 : Anne Hidalgo plombée entre 5 et 7 %

2022 : Anne Hidalgo plombée entre 5 et 7 %

 

 

Anne Hidalgo s’est engagée dans une aventure mortifère pour le parti socialiste et peut-être même pour elle-même. En effet, les différents sondages ne lui donnent que5à 7 % pour l’échéance de 2022. C’est à peu près le score qu’avait fait Benoît  Hamon en 2017. Un score jugé à l’époque catastrophique mais qui n’est que la traduction de la perte de sens d’un parti socialiste privé à la fois de projets et de bases démocratiques. Le parti socialiste n’est plus qu’une espèce de club d’élus qui résistent encore dans les élections locales mais qui est complètement marginalisé dans les grandes échéances nationales.

 

La personnalité d’Anne Hidalgo n’a pas amélioré la situation du parti socialiste. Elle vient en effet de connaître de énormes erreurs. La première qui a consisté à demander le doublement du salaire des enseignants qui évidemment bouleverserait totalement la grille de salaire des fonctionnaires et le budget.

 

Le second écart récent a consisté à proposer une nouvelle baisse du temps de travail à 32 heures sans perte de salaire évidemment. Certainement pas une bonne idée quand l’économie est handicapée d’une part par le poids de la fiscalité, d’autre part par un manque de productivité et de compétitivité. Trop peu d’actifs en France sont en effet en situation de travail du fait de la mauvaise insertion des jeunes et de l’exclusion prématurée des plus anciens.

 

Bref à défaut de programme Anne Hidalgo fait dans le gauchisme radical. Une espèce de copier coller de Mélenchon moins la verve.

Présidentielle 2022 : Zemmour à 18 % en deuxième position

Présidentielle 2022 : Zemmour à 18 % en deuxième position

 

De toute évidence médias et experts politiques sont déboussolés par la montée de Zemmour qui selon la dernière enquête serait maintenant deuxième position et atteindrait entre 17 et 18 pour cent.

 

Les experts, les médias et les partis politiques sont complètement désarçonnées par ce phénomène. Pour se rassurer, il ne cesse d’accumuler les faux arguments. Ainsi au début on a considéré que le phénomène Zemmour constituait une bulle médiatique qui allait rapidement éclater. Ensuite que la montée dans les sondages serait contredite dès que Zemmour passerait à autre chose que son obsession sur les questions migratoires. Enfin que Zemmour était incapable de faire la moindre proposition dans d’autres champs que l’immigration notamment en matière économique.

Le problème c’est que Zemmour n’est pas plus mauvais que d’autres dans ce domaine. Par exemple concernant la politique énergétique,  il a plutôt remis les pendules à l’heure face aux  élucubrations de certains écolos bobos. Dans beaucoup d’autres domaines économiques notamment en matière de réindustrialisation, il propose de développer des politiques garantissant une meilleure souveraineté et soutenant l’emploi.

 

Certes certaines propositions peuvent paraître encore floues voire contradictoires  ( quelles conséquences par exemple sur la quasi sortie de l’Europe en matière de monnaie, de pouvoir d’achat et de dette).  Le problèm, e c’est que les adversaires de Zemmour ne sont guère plus clairs sur ces questions et pour l’instant aucun des candidats n’a été capable de faire une analyse à la hauteur des faiblesses structurelles de la France et encore moins de dégager une vision pour le redressement du pays dans les domaines économiques.

 

Pour l’essentiel, les candidats se limitent à faire des promesses à toutes les catégories sociales se comportant ainsi davantage ensyndicaliste qu’en gérant des intérêts supérieurs de la nation. C’est sur la grande nullité des candidats à la présidentielle que prospère Zemmour. En outre et peut-être surtout Zemmour rompt avec le discours stéréotypé de type ENA adopté par toute la classe politique. Un discours abscons, scientiste qui masque une double incompétence technique et culturelle.

 

Zemmour n’obtiendra peut-être pas le Nobel de l’économie mais ses concurrents sont d’une nullité crasse qui offre  un chemin royal au polémiste. Zemmour n’est sans doute pas un canon de beauté politique, loin s’en faut, mais il soutient la comparaison dans ce domaine avec les autres leaders politiques tellement peu sexy.

 

Harris Interactive, dans une enquête exclusive pour le magazine Challenges*, estime qu’il arriverait deuxième du premier tour. Éric Zemmour obtiendrait en effet 17% des suffrages (18 si le candidat de la droite est Michel Barnier), derrière Emmanuel Macron (entre 24 et 27% selon le candidat de droite) mais devant Marine Le Pen (entre 15 et 16%).

Vient ensuite Marine Le Pen, puis Xavier Bertrand, dans l’hypothèse où il serait le candidat de la droite (là aussi, LR n’ayant pas encore désigné son candidat officiel, il ne s’agit que de suppositions).

Jean-Luc Mélenchon recueillerait 11% des voix, contre 6% pour Anne Hidalgo (PS) et Yannick Jadot (EELV). Dans l’hypothèse où le candidat de la droite serait Valérie Pécresse ou Michel Barnier, il ou elle arriverait au même niveau ou derrière Jean-Luc Mélenchon. Dans l’hypothèse où Eric Zemmour se hisserait au second tour, Emmanuel Macron l’emporterait à 55% des suffrages.

Si on s’intéresse au profil des sondés qui répondent voter pour Éric Zemmour, 30% d’entre eux avaient voté Marine Le Pen au premier tour en 2017, 31% François Fillon, 6% Emmanuel Macron et 3% Jean-Luc Mélenchon. Les hommes sont sur-représentés dans l’électorat potentiel du polémiste à la droite de la droite (21%), tout comme les plus de 50 ans (20%), les catégories aisées (18%) et les inactifs (18%). Par ailleurs, les sondés qui penchent pour Éric Zemmour sont 75% à se dire « sûrs » de leur choix.

*Enquête réalisée en ligne du 1er au 4 octobre 2021, sur un échantillon de 1.310 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 1.062 personnes inscrites sur les listes électorales. La méthode des quotas et le redressement ont été appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et comportement électoral antérieur

Présidentielles 2022 : le moral dans les chaussettes pour la gauche

Présidentielles 2022 : le moral dans les chaussettes pour la gauche

 

Trois raisons qui expliquent l’écroulement de la gauche. D’abord son inefficacité sur le plan socio- économique, son échec notamment sur l’emploi. Ensuite son renoncement aux valeurs de la laïcité pour ne pas contrarier le courant islamiste. Enfin ses propositions irréalistes concernant l’environnement même si le sujet demeure important pour les Français. Résultat :27,5% des intentions de vote au premier tour, pour l’ensemble des sept personnalités de gauche aujourd’hui candidates à l’élection présidentielle. C’est très peu, comparativement aux 24% crédités à Emmanuel Macron, 18% à Marine Le Pen, 15% à Xavier Bertrand et 12% à Eric Zemmour, dans le dernier baromètre Ifop Fiducial pour LCI et Le Figaro publié le 4 octobre.

Dans un scénario où Eric Zemmour et Xavier Bertrand seraient candidats, les intentions de vote pour l’écologiste Yannick Jadot sont de 8% (+0,5), celles pour le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon de 7% (-2). Elles s’établissent à 5,5% (-1,5) pour la candidate PS Anne Hidalgo et à 3,5% pour Arnaud Montebourg, le candidat PCF Fabien Roussel se situant à 2%.

 

« Ce qui marque, c’est à quel point la gauche est faible – 27, 28% selon notre sondage« , a analysé Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’Ifop, sur LCI. « On est à un étiage historiquement bas. Quand on prend l’un des plus mauvais, qui était 2007, on était autour de 30%. Ça en dit long sur la dislocation de la gauche. » 

Présidentielles 2022:sans Le Pen au deuxième tour ?…….. et sans Macron!

Présidentielles  2022:sans  Le Pen au deuxième tour ?…….. et sans Macron!

 

Depuis des mois et des mois, les analystes politiques prévoient un second tour Macron-Le Pen. Avec chacun selon les sondages et les moments autour de 20 à 25 % des voix. Aujourd’hui notamment avec la venue de Zemmour, les mêmes spécialistes s’interrogent sur l’hypothèse Marine Le Pen au second tour.

Il se pourrait en effet que l’arrivée de Zemmour change la donne électorale. Un autre candidat par exemple de droite comme Xavier Bertrand pourrait se qualifier ou même Zemmour lui-même. En effet, le seuil à atteindre pour se qualifier au second tour tourne autour de 15 % depuis que Zemmour a divisé la  droite.

Ce que reconnaît Jérôme Jaffré est directeur du Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique « Nous sommes dans la précampagne plutôt que dans la campagne elle-même. Car le scrutin est encore loin, ce n’est pas le temps de la prise de décision des électeurs. D’autant plus que les choses prendront une autre tournure quand Emmanuel Macron se déclarera: la lutte s’organisera alors autour de lui et, pour les autres candidats, contre lui. Restent déjà des indications majeures. Tout d’abord, l’incertitude sur l’affiche du second tour. Si Macron paraît avoir de grandes chances d’être l’un des finalistes, nous ne sommes pas sûrs de qui sera son adversaire, alors que tout depuis 2017 annonçait un nouveau duel Macron/Le Pen! Ensuite, nous entrevoyons un renversement du rapport des forces, car la droite extrême de Le Pen et Zemmour totalise aujourd’hui plus de 30 % des intentions de vote. Et la droite classique, qui jadis dominait ce camp, »

Ce que ne dit pas par contre le politologue, c’est l’hypothèse d’une non qualification de Macron lui-même au second tour. Pour l’instant ,  Macron jouit encore d’un certain soutien dans l’opinion en tant que président de la république (un peu moins de 40 %). Ceci étant,  c’est autre chose que de considérer les intentions de vote pour une future candidature. Il se pourrait bien que l’anti Macron constitue l’axe stratégique de la plupart des candidats. Macron lui-même suscite par sa personnalité autoritaire et un peu mondaine un rejet d’une grande partie de la population.

Rien n’est joué dans cette élection. Macron élu essentiellement par les voies de gauche en 2017 a conduit une politique de droite. Il aura du mal à valoriser son bilan politique relativement contradictoire tant sur le plan économique que sociétal. Macron a surtout fait du slalom politique en contournant les difficultés et en se contredisant sur de nombreux sujets. La France surtout ne sort pas renforcée de son mandat. Elle demeure faible sur le plan économique et fragile sur le plan sociétal.

Présidentielle 2022 : 30 à 50 candidats, la soupe est bonne !

Présidentielle 2022 : 30 à 50 candidats, la soupe est bonne !

Une trentaine de candidats ont déjà fait part de leur intention de se présenter en 2022. Une vingtaine d’autres pourrait le faire d’ici avril de l’année prochaine. Évidemment tous ne seront pas retenus. En 2017, 11 seulement, si l’on peut dire, avaient réussi à obtenir le nombre de signatures suffisantes. La particularité en France ,c’est que beaucoup de candidats déjà perdants se représentent encore, certains pour la deuxième ou la troisième fois. Certains très marginaux n’obtiendront que de 1 à 2 % mais c’est évidemment le moment de leur vie : apparaître sur le petit écran pour satisfaire leur ego. Pour d’autres, un peu plus sérieux , il s’agit de conquérir le pouvoir avec quelques chances de succès. Dans ce cas là, il ne sont que trois ou quatre.

Cet engouement démocratique pour la fonction présidentielle est aussi significatif du fait que la politique nourrit son homme. Certes tous ne visent pas la magistrature suprême et des milliers et des milliers de la superstructure politique (élus locaux, conseillers départementaux, conseillers de communauté, conseillers régionaux, députés, sénateurs etc.) vivent de cette activité pendant des années voire des dizaines d’années.

Certains candidats n’ont strictement aucune chance et sont là pour témoigner de leurs idées plus ou moins farfelues et ou de leur idéologie ( les trotskistes, le parti Animaliste, un maire transgenre et les inoxydable Jean Lassalle ou Asselineau.

Cette espèce de foire aux candidats ne grandit pas la France. Cela démontre au contraire l’affaiblissement des organisations qui normalement doivent assurer la médiation entre le pouvoir et les citoyens. Beaucoup de ces candidats sérieux vont même cacher leur organisation d’origine avec des slogans aussi médiocres que  : « ensemble, l’avenir c’est demain ». Bref le dégré zéro de la politique . Et pour se faire élire ou tenter, en multiplie évidemment les promesses de réévaluation notamment des salaires de chaque catégorie sociale. Un vrai concours Lépine de la démagogie qui démontre  qu’à défaut d’idées certains candidats ne manquent pas d’appétit pour la soupe du pouvoir. Pas étonnant si un personnage comme Zemmour émerge dans un environnement politique d’une telle médiocrité. De ce point de vue Macron avait montré le chemin en 2017.

2022 : Jadot pour un très vague plan d’investissement de 50 par an

2022 : Jadot pour un très vague plan d’investissement de 50 par an

   

 

Une promesse intéressante du candidat choisi par les Verts celle consistant à engager un vaste programme d’investissement dont la moitié consacrée au service public et l’autre moitié à la reconstruction et au logement.  Des propos toutefois relativement vague et surtout dont le mode de financement n’est pas précisé.

 

Les propos de Yannick Jadot paraissent particulièrement flous et généraux pour un candidat à la présidence de la république et témoigne sans doute de l’impréparation de cette catégorie d’écolos à assumer un jour la magistrature suprême.

 

«Dès mon premier jour, j’engagerai la sortie de l’élevage industriel. Il faut (…) réinstaller les agriculteurs dans les campagnes, avec des revenus décents. Ce qui permettra de remplir un autre objectif: lutter contre la malbouffe, donc contre les maladies chroniques et l’obésité», explique le candidat écologiste au JDD. Il «extirpera» ensuite «les lobbys qui gangrènent l’économie française et vampirisent les subventions et les politiques publiques pour qu’enfin ce soit le climat, la santé, l’environnement et la justice sociale qui priment».

«Chaque euro d’argent public sera conditionné à la protection de l’environnement. Plus un euro pour Total tant que Total n’a pas rompu avec sa logique qui consiste à chercher toujours plus de pétrole et plus de gaz dans le sous-sol !», assure-t-il. Pour «réparer notre société» et «reconstruire notre économie», Yannick Jadot prévoit un plan d’investissement «de 50 milliards d’euros par an sur le quinquennat, soit 2 % du PIB».

«Vingt-cinq milliards d’euros seront consacrés à la reconstruction, dont 10 milliards au logement et au bâtiment», et «25 milliards seront dévolus à des services publics de qualité». Ce programme «va créer 1,5 million d’emplois, revivifier l’économie, et enclencher un cercle vertueux d’investissement et de consommation responsable», assure-t-il.

«Nous allons restaurer un impôt sur la fortune et aller vers l’ISF climatique. Le patrimoine financier qui investit dans les énergies fossiles sera davantage taxé. Il faut décarboner la finance !», clame le candidat écologiste qui  fait la la preuve de son amateurisme politique quand il s’agit de se mettre en posture de gestion

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