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Covid 3 juillet 2022: irresponsabilité du gouvernement face à la hausse en France

Covid 3 juillet 2022: irresponsabilité du gouvernement face à la hausse en France

 

non seulement la campagne électorale a fait l’impasse la question militaire liée à la Covid mais le danger est toujours autant ignoré par un gouvernement irresponsable. Pire, le ministère de la santé avec le départ de la ministre battu aux élections est aux abonnés absents. Quant à l’administration et a décidé déjà depuis plusieurs semaines de ne plus publier de statistiques les week-ends considérant que la situation s’améliore !

En réalité les statistiques françaises sont particulièrement mauvaises comparées aux autres pays. Ainsi en France on a même atteint 125 000 contaminations nouvelles dans les dernières publiées vendredi 1er juillet. Et les hospitalisations reprennent aussi nettement à la hausse.

La semaine du 20 au 26 juin, la hausse des nouvelles hospitalisations s’est également poursuivie (+19%) après une augmentation de 26% la semaine précédente. Jeudi, 15.836 personnes étaient hospitalisées avec un diagnostic Covid. Les taux d’hospitalisation étaient particulièrement élevés chez les 80-89 ans (35,4 pour 100.000 habitants) et les 90 ans et plus (61,8 pour 100.000), précise Santé publique France. Sur la semaine étudiée, le nombre de décès à l’hôpital et en établissements et services médico-sociaux a aussi augmenté après plusieurs semaines de baisse (225, +3%).

À peu près toutes les protections ont été levées en France en raison du contexte électoral afin de ne pas déplaire aux Français. Il serait pourtant urgent de rétablir les mesures d’hygiène en particulier dans les lieux clos et les transports; de relancer aussi la politique de vaccination.

 

  • En France, on a enregistré ce vendredi 1 juillet 2022,  +125.066 ces dernières 24h, +52 morts en 24h soit 149.585 au total. Le nombre total de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.904 (+1) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 120.681 (+51 en 24h). 53.562.287 personnes sont totalement vaccinées contre la covid-19 en France.
  • L’Espagne recense aux dernières remontées, 12.734.038 (0) cas au total. Le pays dénombre, le jeudi 30 juin 2022, 107.906 morts au total soit 0 depuis le dernier bilan. 95.071.546 doses de vaccin ont été administrées.
  • Le Portugal enregistre +25 morts en 24h ce mercredi 29 juin 2022 portant le total à 24.149 morts depuis le début de la pandémie et +10.657 nouveaux cas en 24h soit un total de 5.171.236 cas confirmés. 24.616.852 doses de vaccin ont été administrées.
  • Au Royaume-Uni, on compte +14.586 nouveaux cas en 24h, soit 22.720.797 cas au total depuis le début de l’épidémie. Le pays enregistre, ce mercredi 29 juin 2022, +12 morts en 24h soit 180.330 morts au total. 103.703.976 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Italie, on note +86.900 nouveaux cas ces dernières 24h. On compte +72 décès en 24h ce vendredi 1 juillet 2022. Le nombre de décès est désormais de 168.425 au total depuis le début de l’épidémie. Le nombre total de cas recensés est de 18.610.011. 138.272.875 doses de vaccin ont été administrées.

Covid 2 juillet 2022: Forte hausse en France

Covid 2 juillet 2022: Forte hausse en France

 

  • En France, on enregistre ce vendredi 1 juillet 2022,  +125.066 ces dernières 24h, +52 morts en 24h soit 149.585 au total. Le nombre total de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.904 (+1) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 120.681 (+51 en 24h). 53.562.287 personnes sont totalement vaccinées contre la covid-19 en France.
  • L’Espagne recense aux dernières remontées, 12.734.038 (0) cas au total. Le pays dénombre, le jeudi 30 juin 2022, 107.906 morts au total soit 0 depuis le dernier bilan. 95.071.546 doses de vaccin ont été administrées.
  • Le Portugal enregistre +25 morts en 24h ce mercredi 29 juin 2022 portant le total à 24.149 morts depuis le début de la pandémie et +10.657 nouveaux cas en 24h soit un total de 5.171.236 cas confirmés. 24.616.852 doses de vaccin ont été administrées.
  • Au Royaume-Uni, on compte +14.586 nouveaux cas en 24h, soit 22.720.797 cas au total depuis le début de l’épidémie. Le pays enregistre, ce mercredi 29 juin 2022, +12 morts en 24h soit 180.330 morts au total. 103.703.976 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Italie, on note +86.900 nouveaux cas ces dernières 24h. On compte +72 décès en 24h ce vendredi 1 juillet 2022. Le nombre de décès est désormais de 168.425 au total depuis le début de l’épidémie. Le nombre total de cas recensés est de 18.610.011. 138.272.875 doses de vaccin ont été administrées.

Economie, politique, société: les plus lus (30 juin 2022- 7h23)

Covid France 29 juin 2022 : forte hausse avec +147.248 cas nouveaux en 24h

Covid France 29 juin 2022 : forte hausse avec +147.248 cas nouveaux en 24h

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On enregistre mardi 28 juin 2022 forte hausse avec +147.248 cas nouveaux en 24h  , 149.443 morts au total, +37 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.902 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 120.541 (+37 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 1,45 le taux d’incidence à 731,71 et la tension hospitalière à 17,8 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 15.496 (+397) personnes hospitalisées et 898 (+18) malades en réanimation.

Compte tenu de la tendance actuelle favorable et la baisse des principaux indicateurs, à partir du 11 juin 2022, les indicateurs COVID-19 produits par Santé publique France seront actualisés sur Géodes et data.gouv.fr tous les jours à l’exception des week-end et des jours fériés.

Bilan des régions :

  • Ile-de-France : 4.459 (+126) hospitalisées, 294 (+8) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Grand Est : 966 (-5) hospitalisés, 79 (-3) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.304 (+62) hospitalisés, 88 (0) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.546 (+84) hospitalisés, 71 (+6) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.239 (+45) hospitalisé, 65 (0) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Bretagne: 558 (+2) hospitalisés, 31 (+4) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Normandie : 1.031 (+10) hospitalisés, 37 (+2) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.015 (+6) hospitalisés, 53 (-2) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 346 (+15) hospitalisés, 21 (+1) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Occitanie: 1.216 (+7) hospitalisés, , 61 (0) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 616 (-2) hospitalisés, 34 (-1) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 642 (+2) hospitalisés, 26 (-4) en réanimation et +1 décès en 24h

Covid France 28 juin 2022 :+17.601 cas en 24h

 

On enregistre lundi 27 juin 2022 :+17.601 cas en 24h, 149.406 morts au total, +48 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.902 (+1) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 120.504 (+47 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 1,39 le taux d’incidence à 693,12 et la tension hospitalière à 17,4 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 15.099 (+463) personnes hospitalisées et 880 (+58) malades en réanimation.

 

Bilan des régions :

  • Ile-de-France : 4.333 (+57) hospitalisées, 286 (+6) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Grand Est : 971 (+22) hospitalisés, 82 (+7) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.242 (+57) hospitalisés, 88 (+14) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.462 (+71) hospitalisés, 65 (+7) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.194 (+71) hospitalisé, 65 (+2) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Bretagne: 556 (+49) hospitalisés, 27 (-1) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Normandie : 1.021 (+15) hospitalisés, 35 (0) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.009 (-9) hospitalisés, 55 (+6) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 331 (+10) hospitalisés, 20 (+4) en réanimation et 0 décès en 24h
  • Occitanie: 1.209 (+36) hospitalisés, , 61 (+6) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 618 (+1) hospitalisés, 35 (-2) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 640 (+70) hospitalisés, 30 (+7) en réanimation et +2 décès en 24h

 

Covid France 25 juin 2022 :+79.262 cas en 24h

 

On enregistre  vendredi 24 juin 2022  :+79.262 cas en 24h, 149.317 morts au total, +49 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.891 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 120.426 (+49 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 1,39 le taux d’incidence à 565,67 et la tension hospitalière à 16,4 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 14.550 (+51) personnes hospitalisées et 830 (-11) malades en réanimation.

 

Bilan des régions :

  • Ile-de-France : 4.223 (+41) hospitalisées, 277 (-2) en réanimation et +10 décès en 24h
  • Grand Est : 942 (-5) hospitalisés, 74 (-1) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.167 (-5) hospitalisés, 78 (-3) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.390 (+33) hospitalisés, 57 (-1) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.123 (+3) hospitalisé, 71 (+1) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Bretagne: 510 (+5) hospitalisés, 29 (-2) en réanimation et 0 décès en 24h
  • Normandie : 999 (-1) hospitalisés, 36 (+5) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.004 (+6) hospitalisés, 48 (+4) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 312 (-14) hospitalisés, 13 (-5) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Occitanie: 1.184 (+8) hospitalisés, , 55 (-2) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 622 (-5) hospitalisés, 37 (+3) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 572 (-7) hospitalisés, 23 (-5) en réanimation et +4 décès en 24h

 

Economie, politique, société: les plus lus (24 juin 2022- 8h36)

Covid France le 24 juin 2022 : encore 79.852 cas nouveaux en 24h

Covid France le 24 juin 2022 : encore 79.852 cas  nouveaux en 24h 

On enregistre jeudi 23 juin 2022 : encore 79.852 cas  nouveaux en 24h, 149.268 morts au total, +40 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.891 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 120.377 (+40 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 1,39 le taux d’incidence à 527,12 et la tension hospitalière à 16,6 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 14.499 (+87) personnes hospitalisées et 841 (-4) malades en réanimation.

 

Bilan des régions :

  • Ile-de-France : 4.182 (+25) hospitalisées, 279 (-2) en réanimation et +10 décès en 24h
  • Grand Est : 947 (-2) hospitalisés, 75 (0) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.172 (-17) hospitalisés, 81 (+1) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.357 (+1) hospitalisés, 58 (-1) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.120 (+13) hospitalisé, 70 (0) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Bretagne: 505 (-5) hospitalisés, 31 (+4) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Normandie : 1.000 (+1) hospitalisés, 31 (0) en réanimation et 0 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 998 (+36) hospitalisés, 44 (-2) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 326 (-2) hospitalisés, 18 (-3) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Occitanie: 1.176 (+43) hospitalisés, , 57 (+5) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 627 (+4) hospitalisés, 34 (0) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 579 (+7) hospitalisés, 28 (-5) en réanimation et +2 décès en 24h

 

Campagne électorale Législatives 2022 : une caricature ?

Campagne électorale  Législatives 2022 : une caricature ? 

 

Entamée sur de lourds non-dits, la campagne des élections législatives qui prend fin vendredi 17 juin menace de se terminer dans la caricature. Chaque jour, le ton monte un peu plus entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, comme si l’on était encore dans le prolongement du match présidentiel, alors qu’il s’agit d’élire 572 députés (cinq l’ayant déjà été au premier tour) pour un travail primordial d’élaboration de la loi et de contrôle de l’exécutif. L’excessive présidentialisation du régime se lit à travers l’impossibilité d’exister pour les autres acteurs, à commencer par la première ministre, Elisabeth Borne, qui échoue à imprimer sa marque en ce début de quinquennat.( papier du Monde)

 

La feinte dont use depuis des mois le camp présidentiel face au retournement de la conjoncture et à l’impopularité de son projet de retraite à 65 ans est en passe de se retourner contre lui. En en disant le moins possible, le président de la République espérait anesthésier le débat et éviter la cristallisation d’un camp contre lui. En parvenant à réaliser l’union des gauches derrière sa personne, l’« insoumis », qui n’était arrivé qu’en troisième position lors du premier tour de la présidentielle, a déjoué le piège. Il s’est mis en situation de pouvoir priver le président de la République d’une majorité, dimanche 19 juin, si un nombre suffisant d’abstentionnistes le rallient.

 

Depuis, l’Elysée peine à reprendre la main, alternant silence et déclarations dramatiques, comme celle prononcée sur le tarmac de l’aéroport d’Orly, mardi 14 juin. Avant de s’envoler pour la Roumanie, le président de la République a solennellement exhorté les Français à donner « une majorité solide au pays », en soulignant le risque d’ajouter « un désordre français au désordre du monde ».

Il est normal qu’un chef d’Etat fraîchement réélu demande à son peuple de lui donner les moyens de présider. Mais la dramatisation excessive du ton, alors que la campagne s’est déroulée sous anesthésie, comme à distance du chaos du monde, a surpris. Si la France vit, comme le dit Emmanuel Macron, « un moment historique », il eût été nécessaire que les citoyens y soient associés de près.

 

Faute de l’avoir fait, le chef de l’Etat en est réduit à pratiquer ce qu’il a longtemps dénoncé : la politique politicienne. Pour tenter de réveiller les électeurs du centre et de la droite, il s’emploie à rejeter Jean-Luc Mélenchon dans le camp de ceux qui menacent la République. Ce faisant, il renvoie dos à dos l’extrême droite et une partie de la gauche, rompt avec la logique du front républicain qui prévalait depuis 2002, suscite le malaise au sein même de ses troupes, pour un résultat aléatoire. A gauche, la dynamique repose sur la fierté d’avoir retrouvé le chemin de l’union, si bien que, à ce stade, les sorties de route de son porte-drapeau comptent relativement peu, de même que l’incohérence programmatique de la coalition qu’il a fait naître.

 

Se trouvent ainsi réunies les conditions d’une fin de campagne à côté des vrais sujets : plus l’environnement international s’obscurcit, plus les effets du réchauffement climatique deviennent tangibles, plus la France se rétrécit dans des querelles qui n’ont pas lieu d’être. Le camp de la Nupes y prend toute sa part. Depuis dimanche, son propos n’est pas de tenter de crédibiliser un coûteux projet de rupture qui promet la retraite à 60 ans ou le smic à 1 500 euros net, mais de révéler de prétendues hausses d’impôts cachées du projet Macron. La ficelle a beau être grosse, elle est complaisamment relayée, achevant de donner à cette campagne le caractère qu’elle ne devrait pas avoir : celui de ne pas être sérieuse, en des temps d’une extrême gravité.

Elections législatives 2022 : un vote sanction contre la méthode Macron

Elections législatives 2022 : un vote sanction contre la méthode Macron

 

 

Le désir de renouvellement des élus qui habite les électeurs a empêché Emmanuel Macron d’obtenir la majorité absolue. Le président semble avoir été sommé de changer radicalement de méthode d’après Jérôme Fenoglio dans le Monde .

 

Une fois mis en mouvement, le dégagisme s’avère un mécanisme électoral presque impossible à enrayer. Porté au pouvoir par ce puissant phénomène de rejet, de ses prédécesseurs tout autant que de ses concurrents issus des partis traditionnels, Emmanuel Macron pensait lui avoir échappé en obtenant sa réélection à la présidence de la République, il y a près de deux mois. Las, c’est la majorité absolue qu’il revendiquait à l’Assemblée nationale qui vient d’être frappée de plein fouet par ce désir de renouvellement des têtes et de bouleversement des situations acquises qui semble tenailler les électeurs français. Au soir de ce second tour des élections législatives, M. Macron se retrouve face à un état des lieux tout aussi inédit que celui qui avait été dressé à son entrée à l’Elysée, cinq ans plus tôt.

Un vote sanction, sans équivalent après une réélection aussi récente, a presque réduit de moitié le nombre des députés de son parti, LRM, au sein d’une coalition, Ensemble !, à laquelle manquent plus de quarante sièges pour atteindre la majorité absolue, alors qu’elle était si large au cours du premier quinquennat. Il lui faudra donc se résigner à une majorité relative bien plus ténue, plus isolée, et infiniment moins souhaitée que celle à laquelle François Mitterrand avait confronté son premier ministre, Michel Rocard, après sa réélection de 1988.

Cette secousse politique majeure a valu bien des déconvenues au camp présidentiel durant la soirée : trois ministres défaites, nombre de figures du parti et du groupe parlementaire battues – dont Christophe Castaner et Richard Ferrand, piliers de la conquête puis de l’exercice du pouvoir – vont obliger à recomposer en profondeur la physionomie de la Macronie. Mais c’est un chiffre qui scelle, plus que tous les autres, l’échec du président. Dans la nouvelle Assemblée nationale siégeront, selon les décomptes du Monde, 91 députés issus de l’extrême droite, dont 89 du Rassemblement national. Ce nombre représente le triple du sommet historique atteint par le Front national de Jean-Marie Le Pen en 1986. Cette fois sans proportionnelle, alors que c’était le cas à l’époque. C’est au scrutin majoritaire, réputé si pénalisant pour ses troupes, que Marine Le Pen a cueilli ce succès au terme d’une campagne si relâchée qu’elle-même en semblait la première surprise.

Face à cette extrême droite, un mécanisme électoral, bien moins solide que le dégagisme ambiant, a été cassé : le front républicain. A force d’entorses passées, il était de fait déjà bien déréglé. Mais c’est le parti présidentiel qui lui a porté le coup fatal, dans l’entre-deux-tours de ces législatives, en ne donnant pas de consigne nationale pour faire battre les candidats RN, alors qu’Emmanuel Macron doit en bonne partie sa réélection face à Marine Le Pen au respect de cette discipline entre formations républicaines. Dimanche, ce sentiment de trahison s’est traduit par un effondrement général du réflexe républicain : d’après les sondages, les électeurs de LRM ne se sont pas davantage déplacés que ceux de la Nupes pour barrer la route à un concurrent RN. De la part de la majorité sortante, cette absence de réciprocité ne signe pas seulement le cynisme d’une manœuvre à courte vue – qui aura finalement contribué à nuire à son propre résultat.

Elle constitue surtout, pour M. Macron, un reniement majeur par rapport aux principes affichés lors de la fondation de son parti et des prémices de sa conquête du pouvoir. Les citations prononcées alors sont nombreuses et éloquentes. La lutte contre les causes du vote RN, et contre la formation politique qui en tire profit, figurait au premier rang des priorités. Jamais aucun signe d’égalité n’avait été tiré entre le parti d’extrême droite – dont les racines xénophobes n’ont pas évolué – et la protestation radicale portée par La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, quels que soient les griefs formulés à son encontre.

Plus récemment, avant le second tour, des emprunts ont même été effectués dans le programme et les slogans du candidat « insoumis », des paroles amènes ont été prononcées à l’attention de ses partisans. Jusqu’à ce que l’accord conclu au sein de la Nupes ne modifie le rapport de force et conduise brusquement à traiter la coalition autour de M. Mélenchon comme le plus grand des périls, et comme une proposition « extrême ». Au risque de laisser penser que cet adjectif sert avant tout à disqualifier, au gré des circonstances, tout ce qui gêne l’accès puis le maintien au pouvoir d’Emmanuel Macron.

Dimanche soir, un homme était involontairement le révélateur de ces calculs et de ces reniements. Clément Beaune, ministre délégué chargé de l’Europe, a arraché de justesse son siège de député de Paris après avoir été l’un des très rares de son camp à appeler à voter, sans ambiguïté aucune, contre les candidats du RN. Au milieu de l’hécatombe des figures de la majorité, sa victoire sonnait comme un rappel bienvenu de ce que fut l’essence proclamée du macronisme : un attachement à la construction européenne viscéralement lié au rejet du nationalisme d’extrême droite.

Toutefois, les défaillances de la coalition présidentielle n’expliquent pas, à elles seules, le nombre historique de députés RN et l’attraction que ce parti exerce sur des électeurs loin d’être tous conscients des périls que cachent les nouvelles postures protectrices de Marine Le Pen. La complaisance prêtée par certains médias, et quelques intellectuels, aux premiers mois de campagne d’Eric Zemmour a certainement accentué le trouble, en laissant accroire que ces délires racistes et xénophobes étaient compatibles avec un rassemblement de toutes les composantes de la droite et de son extrême. La délimitation de ce qui peut être dit, et surtout être fait, en démocratie, n’en finit plus de susciter l’ironie. Les votes de barrage sont devenus objets de moquerie, l’invocation de principes républicains est assimilée à un bruit de quincaillerie.

Lors de ces législatives, les Républicains ont fini par payer le prix fort de cette banalisation, en voyant leur nombre de députés amputé de plus d’un tiers. Le RN pourra constituer un groupe plus puissant que le leur, et sans doute même revendiquer le statut de deuxième parti le mieux représenté à l’Assemblée, devant La France insoumise, composante la plus fournie de la Nupes.

Pour la gauche, ces élections laisseront un goût d’inachevé. Le mécanisme d’union a permis d’entrer en force dans l’Hémicycle. Les « insoumis » et les Verts obtiennent un nombre de sièges inédit, le PS maintient les siens à un niveau que ne laissait pas augurer le rapport des scores entre Anne Hidalgo et Jean-Luc Mélenchon. Mais le nombre de suffrages obtenus par la coalition n’a pas vraiment progressé par rapport au total de 2017, et l’objectif d’installer le troisième homme de la présidentielle à Matignon est loin d’avoir été atteint. La coalition devra se passer de la présence de son mentor pour s’imposer comme la première force d’opposition, et donner de la visibilité à ses propositions.

Face à ces deux blocs puissants, étant donné que pour l’heure Les Républicains refusent de devenir la force d’appoint d’une majorité absolue, que peuvent faire Emmanuel Macron et sa première ministre, Elisabeth Borne ? A l’évidence pas grand-chose si le président persiste dans les postures et les erreurs qui ont conduit à l’échec de ces législatives. Au jeune élu du premier mandat, qui voulait incarner tous les attraits de la nouveauté, a succédé, ces derniers jours, un chef de la majorité prêt à tirer toutes les ficelles usées du sortant pour s’épargner une vraie campagne : le refrain « moi ou le chaos », l’appropriation des symboles de la République, l’utilisation à outrance de la fonction, la dissimulation du programme, le dénigrement à géométrie variable des adversaires. Bref, à recourir à une hyperprésidentialisation si caricaturale qu’elle invalidait d’avance toutes les promesses de changement.

Le pire serait de persister dans cette tactique et de jouer sur le temps pour démontrer que la paralysie et le blocage sont le fait des oppositions, en rongeant son frein jusqu’à une dissolution. Le temps ne permet plus de se livrer à ces calculs tactiques. Les années du quinquennat qui s’ouvre constituent de fait une période sans retour, où, sur plusieurs fronts, des décisions doivent impérativement être prises.

La fournaise des jours qui ont précédé ce second tour a souligné à quel point l’action face à la crise climatique devient impérieuse. Les réformes et adaptations de nos sociétés de surconsommation doivent être lancées au plus vite. La crise géopolitique prend pour l’heure la forme d’une guerre sur notre continent, et débouche à court terme sur un risque de choc économique, fait de pénuries et d’inflation. La crise démocratique menace de défaire les Etats-Unis ; en France, nous l’avons sous les yeux, elle prend la forme d’une abstention qui n’a jamais été aussi forte, et elle vient d’envoyer près de cent représentants d’un parti d’extrême droite au Parlement. La conjonction de ces périls place, qu’on le veuille ou non, une responsabilité immense sur les épaules du président qui a été réélu pour les cinq prochaines années.

Par leur vote, les électeurs ne lui en ont pas dénié toute capacité, qu’il a montrée au plus fort de la pandémie de Covid-19. Mais ils semblent l’avoir sommé de changer radicalement de méthode : ne plus gouverner seul ou presque, consentir à débattre, prendre le temps de convaincre, composer au lieu d’imposer. Au cours de la si brève campagne écoulée, M. Macron avait théorisé, maladroitement, une « refondation » de la vie démocratique à l’écart de la représentation nationale. La majorité relative donne l’occasion de s’y atteler sans délai, à l’intérieur de l’Hémicycle.

 

Covid France 21 juin 2022 : +11.566 cas confirmés en 24h.

Covid France 21 juin 2022 : +11.566  cas confirmés en 24h.

On enregistre ce lundi 20 juin 2022 :+11.566  cas confirmés en 24h.,  149.106 morts au total, +45 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.889 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 120.217 (+45 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 1,35 le taux d’incidence à 459,31 et la tension hospitalière à 16,8 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 14.190 (+258) personnes hospitalisées et 849 (+19) malades en réanimation.

 

Bilan des régions :

  • Ile-de-France : 4.099 (+51) hospitalisées, 287 (+6) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Grand Est : 922 (-13) hospitalisés, 71 (+3) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.152 (-8) hospitalisés, 81 (+1) en réanimation et +11 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.342 (+21) hospitalisés, 61 (-8) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.079 (+49) hospitalisé, 73 (+11) en réanimation et 0 décès en 24h
  • Bretagne: 518 (+21) hospitalisés, 28 (0) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Normandie : 949 (-26) hospitalisés, 31 (0) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 956 (+40) hospitalisés, 41 (+3) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 313 (+26) hospitalisés, 16 (0) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Occitanie: 1.125 (+33) hospitalisés, , 58 (0) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 625 (+15) hospitalisés, 34 (+2) en réanimation et 0 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 588 (+44) hospitalisés, 34 (+5) en réanimation et +2 décès en 24h

 

Elections législatives 2022 : Une campagne en dehors du sujet

Elections législatives 2022 : Une campagne en dehors du sujet

 

Atone avant le premier tour, le débat politique tourne, depuis, à la caricature. Plutôt que de débattre des graves enjeux du moment, la majorité s’applique à présenter la gauche en menace pour la République et les candidats de la Nupes prétendent dévoiler l’« agenda caché » du président. ( papier du Monde)

 

Entamée sur de lourds non-dits, la campagne des élections législatives qui prend fin vendredi 17 juin menace de se terminer dans la caricature. Chaque jour, le ton monte un peu plus entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, comme si l’on était encore dans le prolongement du match présidentiel, alors qu’il s’agit d’élire 572 députés (cinq l’ayant déjà été au premier tour) pour un travail primordial d’élaboration de la loi et de contrôle de l’exécutif. L’excessive présidentialisation du régime se lit à travers l’impossibilité d’exister pour les autres acteurs, à commencer par la première ministre, Elisabeth Borne, qui échoue à imprimer sa marque en ce début de quinquennat.

La feinte dont use depuis des mois le camp présidentiel face au retournement de la conjoncture et à l’impopularité de son projet de retraite à 65 ans est en passe de se retourner contre lui. En en disant le moins possible, le président de la République espérait anesthésier le débat et éviter la cristallisation d’un camp contre lui. En parvenant à réaliser l’union des gauches derrière sa personne, l’« insoumis », qui n’était arrivé qu’en troisième position lors du premier tour de la présidentielle, a déjoué le piège. Il s’est mis en situation de pouvoir priver le président de la République d’une majorité, dimanche 19 juin, si un nombre suffisant d’abstentionnistes le rallient.

Depuis, l’Elysée peine à reprendre la main, alternant silence et déclarations dramatiques, comme celle prononcée sur le tarmac de l’aéroport d’Orly, mardi 14 juin. Avant de s’envoler pour la Roumanie, le président de la République a solennellement exhorté les Français à donner « une majorité solide au pays », en soulignant le risque d’ajouter « un désordre français au désordre du monde ».

Il est normal qu’un chef d’Etat fraîchement réélu demande à son peuple de lui donner les moyens de présider. Mais la dramatisation excessive du ton, alors que la campagne s’est déroulée sous anesthésie, comme à distance du chaos du monde, a surpris. Si la France vit, comme le dit Emmanuel Macron, « un moment historique », il eût été nécessaire que les citoyens y soient associés de près.

Faute de l’avoir fait, le chef de l’Etat en est réduit à pratiquer ce qu’il a longtemps dénoncé : la politique politicienne. Pour tenter de réveiller les électeurs du centre et de la droite, il s’emploie à rejeter Jean-Luc Mélenchon dans le camp de ceux qui menacent la République. Ce faisant, il renvoie dos à dos l’extrême droite et une partie de la gauche, rompt avec la logique du front républicain qui prévalait depuis 2002, suscite le malaise au sein même de ses troupes, pour un résultat aléatoire. A gauche, la dynamique repose sur la fierté d’avoir retrouvé le chemin de l’union, si bien que, à ce stade, les sorties de route de son porte-drapeau comptent relativement peu, de même que l’incohérence programmatique de la coalition qu’il a fait naître.

Se trouvent ainsi réunies les conditions d’une fin de campagne à côté des vrais sujets : plus l’environnement international s’obscurcit, plus les effets du réchauffement climatique deviennent tangibles, plus la France se rétrécit dans des querelles qui n’ont pas lieu d’être. Le camp de la Nupes y prend toute sa part. Depuis dimanche, son propos n’est pas de tenter de crédibiliser un coûteux projet de rupture qui promet la retraite à 60 ans ou le smic à 1 500 euros net, mais de révéler de prétendues hausses d’impôts cachées du projet Macron. La ficelle a beau être grosse, elle est complaisamment relayée, achevant de donner à cette campagne le caractère qu’elle ne devrait pas avoir : celui de ne pas être sérieuse, en des temps d’une extrême gravité.

Politique–Campagne Législatives 2022 : une caricature ?

Politique–Campagne Législatives 2022 : une caricature ? 

 

Entamée sur de lourds non-dits, la campagne des élections législatives qui prend fin vendredi 17 juin menace de se terminer dans la caricature. Chaque jour, le ton monte un peu plus entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, comme si l’on était encore dans le prolongement du match présidentiel, alors qu’il s’agit d’élire 572 députés (cinq l’ayant déjà été au premier tour) pour un travail primordial d’élaboration de la loi et de contrôle de l’exécutif. L’excessive présidentialisation du régime se lit à travers l’impossibilité d’exister pour les autres acteurs, à commencer par la première ministre, Elisabeth Borne, qui échoue à imprimer sa marque en ce début de quinquennat.( papier du Monde)

 

La feinte dont use depuis des mois le camp présidentiel face au retournement de la conjoncture et à l’impopularité de son projet de retraite à 65 ans est en passe de se retourner contre lui. En en disant le moins possible, le président de la République espérait anesthésier le débat et éviter la cristallisation d’un camp contre lui. En parvenant à réaliser l’union des gauches derrière sa personne, l’« insoumis », qui n’était arrivé qu’en troisième position lors du premier tour de la présidentielle, a déjoué le piège. Il s’est mis en situation de pouvoir priver le président de la République d’une majorité, dimanche 19 juin, si un nombre suffisant d’abstentionnistes le rallient.

 

Depuis, l’Elysée peine à reprendre la main, alternant silence et déclarations dramatiques, comme celle prononcée sur le tarmac de l’aéroport d’Orly, mardi 14 juin. Avant de s’envoler pour la Roumanie, le président de la République a solennellement exhorté les Français à donner « une majorité solide au pays », en soulignant le risque d’ajouter « un désordre français au désordre du monde ».

Il est normal qu’un chef d’Etat fraîchement réélu demande à son peuple de lui donner les moyens de présider. Mais la dramatisation excessive du ton, alors que la campagne s’est déroulée sous anesthésie, comme à distance du chaos du monde, a surpris. Si la France vit, comme le dit Emmanuel Macron, « un moment historique », il eût été nécessaire que les citoyens y soient associés de près.

 

Faute de l’avoir fait, le chef de l’Etat en est réduit à pratiquer ce qu’il a longtemps dénoncé : la politique politicienne. Pour tenter de réveiller les électeurs du centre et de la droite, il s’emploie à rejeter Jean-Luc Mélenchon dans le camp de ceux qui menacent la République. Ce faisant, il renvoie dos à dos l’extrême droite et une partie de la gauche, rompt avec la logique du front républicain qui prévalait depuis 2002, suscite le malaise au sein même de ses troupes, pour un résultat aléatoire. A gauche, la dynamique repose sur la fierté d’avoir retrouvé le chemin de l’union, si bien que, à ce stade, les sorties de route de son porte-drapeau comptent relativement peu, de même que l’incohérence programmatique de la coalition qu’il a fait naître.

 

Se trouvent ainsi réunies les conditions d’une fin de campagne à côté des vrais sujets : plus l’environnement international s’obscurcit, plus les effets du réchauffement climatique deviennent tangibles, plus la France se rétrécit dans des querelles qui n’ont pas lieu d’être. Le camp de la Nupes y prend toute sa part. Depuis dimanche, son propos n’est pas de tenter de crédibiliser un coûteux projet de rupture qui promet la retraite à 60 ans ou le smic à 1 500 euros net, mais de révéler de prétendues hausses d’impôts cachées du projet Macron. La ficelle a beau être grosse, elle est complaisamment relayée, achevant de donner à cette campagne le caractère qu’elle ne devrait pas avoir : celui de ne pas être sérieuse, en des temps d’une extrême gravité.

Economie, politique, société: les plus lus (18 juin 2022- 6h20)