Archive pour le Tag '2022'

Présidentielle 2022 : les mêmes et on recommence

Présidentielle 2022 : les mêmes et on recommence

La course à la candidature est engagée mais ce qui caractérise la France c’est qu’on risque de reprendre les mêmes. Ainsi il  y aura  forcément Macron mais aussi Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, De leurs côtés, François Hollande, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, s’agitent pour tenter d’occuper l’espace politique réduit qui leur reste. Il y a aussi Cambadélis, Hidalgo ou encore Jadot qui ne sont pas les perdreaux de l’année. Sans parler des quelques marginaux qui régulièrement font une apparition sur le petit écran au cours de la campagne électorale pour se rappeler régulièrement à l’opinion et disparaissent jusqu’à la prochaine échéance.

.Tout cela témoigne à l’évidence que la démocratie peine à renouveler le corps politique. On objectera juste titre qu’un candidat venu de nulle part, comme Macron , n’a pas forcément convaincu de la cohérence et de l’efficacité de ce type de candidature. Cette fois encore, on risque surtout de voter contre ceux qu’on ne souhaite pas davantage que pour un candidat.

Malheureusement ce candidat , forcément mal élu puisqu’il ne représentera que de l’ordre de 20 à 25 % des électeurs( sans compter les abstentionnistes les plus nombreux et de loin),  va se croire investi pour mettre en œuvre son programme. D’une certaine manière, c’est un peu le drame de la démocratie française depuis déjà un long moment. Mitterrand a débuté cette période historique de confusion. Sitôt élu il a mis en œuvre un programme socialiste remis en cause à peine deux ans après. Depuis, on navigue dans une espèce de théorie fumeuse de social libéralisme et surtout dans l’opportunisme politique.

On pourra légitimement reprocher ses incohérences et ses faiblesses au corps politique mais il faudrait aussi s’interroger sur les contradictions du citoyen lui-même. Ces leaders ne sont pas élus par hasard. Ils sont en quelque sorte le reflet de la population en tout cas d’une partie. C’est vrai en France comme cela a été vrai aux États-Unis. Trump a été élu parce qu’il ressemble à nombre des électeurs. En France,  on choisit souvent des leaders porteurs de lignes opportunistes qui promettent le changement mais se garde bien de le mettre en œuvre de manière significative. Finalement ce qui rassure un nombre suffisant d’électeurs qui votent pour les intéressés.

Sondage 2022 : 20% pourraient voter pour le général de Villiers

Sondage 2022 : 20% pourraient voter pour le général de Villiers

Selon une étude de l’institut IFOP pour le JDD 20% des Français seraient prêts à voter pour le général s’il briguait, finalement, la fonction suprême en 2022.

Quelque 41% des électeurs de François Fillon à la dernière présidentielle se disent ainsi «prêts» à voter pour lui, et 12% vont jusqu’à s’en dire «certains». Chez les électeurs de Marine Le Pen, 29% admettent être également tentés, contre 12% des électeurs d’Emmanuel Macron ou 15% de ceux de Jean-Luc Mélenchon.

Comme il est souvent le cas à droite, Pierre de Villiers séduit avant tout un électorat âgé – 35% des plus de 65 ans contre 16% des moins de 35 ans. Son originalité réside cependant dans sa capacité à parler aux Français quel que soit leur niveau de diplôme. Environ 6% des sondés se disent «certains» de voter pour lui, diplômés du supérieur, d’un baccalauréat ou sans diplôme.

L’étude souligne tout de même un obstacle à une éventuelle candidature : un déficit certain de notoriété. Malgré sa démission fracassante du poste de chef d’état-major des armées en 2017, suite à un différend avec Emmanuel Macron, 42% des Français assurent ne pas connaître le général Pierre de Villiers.

«Bien que le général de Villiers à l’heure actuelle n’ait pas évoqué son souhait de candidater à la magistrature suprême, une base électorale, certes étroite mais solide, semble émerger dans cette éventualité», note en conclusion Jérôme Fourquet, le directeur opinion et stratégie de l’IFOP.

Présidentielle 2022: une femme écolo pour départager le gauchiste Piolle et le radical-socialiste Jadot

Présidentielle 2022: une femme écolo pour départager le gauchiste Piolle et le radical-socialiste Jadot

 

Il est clair que le mouvement écolo qui a une légitimité en tant que mouvement de défense de l’environnement est plus contestable sur le plan politique. En effet, l’intérêt général ne saurait se réduire à la seule question environnementale même si elle est importante. Il convient aussi de prendre en compte tous les facteurs explicatifs de la crise historique que nous vivons notamment les aspects économiques, sociaux, technologiques mais aussi sociétaux. Autant de dimensions qu’enjambent  allègrement Europe écologie les Verts en raison des orientations gauchistes qui constituent leur véritable fondement philosophique et politique.

Du coup une femme, Sandrine Rousseau,( elle aussi marquée à gauche)  pourrait bien arbitrer le duel entre le très gauchiste Piolle et l’opportuniste Jadot sorte d’écolo radical-socialiste dont les positions se nourrissent surtout d’opportunisme et de sondages.

«Pour la première fois de notre histoire, nous pouvons gagner», martèle Julien Bayou. Voilà des mois que les Verts en sont convaincus. Après leur bon score aux européennes en 2019 et leur belle performance aux municipales de 2020, leur heure serait venue pour la présidentielle. Si EELV n’est pas hostile au rassemblement de la gauche, Julien Bayou prévient: «Nous ne voulons plus être sous-traités. S’il y a bien un parti qui s’est déjà retiré au profit des autres, c’est nous.» . Bref l’unité à gauche c’est pas pour demain desquamation

Présidentielle 2022 : Cambadélis aussi candidat socialiste, de pire en pire !

Présidentielle 2022 : Cambadélis aussi candidat socialiste, de pire en pire !

Après l’hypothèse de la candidature de François Hollande, c’est maintenant celle de Cambadélis le toujours fringuant gauchiste de 70 ans ambitionne la magistrature suprême. Il représenterait évidemment ce candidat d’union de la gauche écolo compris. Pas vraiment un problème pour cet ancien socialiste qui a navigué dans les différents courants pour finir dans la social-démocratie molle, une pseudo social-démocratie du parti socialiste qui a toujours ignoré le monde du travail et ses représentants, Pas un n’a jamais figuré dans les organes de direction du parti socialiste (une particularité française en Europe !). Un facteur explicatif de la quasi extinction d’un parti auquel Cambadélis a largement participé.

Alors qu’il avait promis 500 000 adhérents, lorsqu’il était secrétaire du parti socialiste il a fini avec 40 000 et a été contraint même de liquider le siège social. Ni son bilan, ni son âge ni son idéologie ne semblent refroidir l’ardeur de Cambadélis qui sait faire le grand écart entre le trotskisme, la pseudo social démocratie et le libéralisme de Hollande.

Bref Cambadélis représente l’archétype de ces dirigeants du parti socialiste à l’idéologie molle . Cambadélis n’a même pas été capable de se faire élire comme député en 2017. Ce fils de la bourgeoisie, gauchiste de salon, ancien  partisan de la révolution, puis de l’évolution enfin de l’immobilisme n’a pas d’états d’âme.

De toute manière comme chez la plupart des trotskisme, il est convaincu d’avoir raison et que  la dialectique doit l’emporter sur toute réalité, toute sincérité et  toute pertinence . Le dernier représentant officiel du parti socialiste Hamon n’avait remporté que 6 % des voix lors de la dernière élection présidentielle. Jean-Christophe Cambadélis, lui, pourrait faire encore moins ou la décomposition d’un pseudo parti socialiste avant la mort définitive comme le parti communiste.

2022: Après Macron, Le Pen , Mélenchon, le retour aussi de Sarkozy, Hollande….. et pourquoi pas Giscard !

2022: Après Macron, Le Pen , Mélenchon, le retour aussi de Sarkozy, Hollande….. et pourquoi pas Giscard  !

Il ne s’agit sans doute pas de glorifier la jeunesse comme facteur essentiel de crédibilité et de pertinence politique mais force est de constater que la classe politique française est toujours composée de vieilles barbes qu’on retrouve régulièrement lors des grandes rencontres électorales.

 

Ainsi il est probable 2022 on aura encore Macron, Marine Le Pen , Mélenchon mais peut-être aussi Hollande qui se réveille comme futur sauveur de la gauche socialiste, Sarkozy peut-être quand il sera débarrassé de ses casseroles juridiques et pourquoi pas pendant qu’on y est Giscard d’Estaing ?

 

Encore une fois le propos n’est pas de militer pour un personnage ou un courant politique sorti  de nulle part type Macron ou gilets jaunes mais simplement de constater qu’il y a les pires difficultés à renouveler le tissu politique. Pas étonnant en France en particulier, la fonction d’élu a été appropriée par certaines couches sociologiques, la plupart qui sorte des inutiles instituts de politique, qui s’approprient  le pouvoir dans toutes les organisations de la droite comme de la gauche.

 

La politique est devenue un métier qu’on commence à la sortie des les études universitaires et qu’on continue bien au-delà de la normale de la retraite le plus souvent par une confortable fauteuil  au Sénat avec les avantages matériels y afférant.

 

Cette fois encore en France risque d’être particulièrement ambiguë aux élections présidentielles. Une fois encore la question ne sera pas de voter pour quelqu’un mais contre l’autre, celui qu’on ne veut pas. Du coup, l’élu va croire qu’il est mandaté pour appliquer les orientations qu’il a proposées alors qu’il est vainqueur uniquement sur un refus des propositions adverses.

 

L’exemple typique est évidemment celui de Macon élu avec nombre de voix socialistes et qui pratique une politique opportuniste au service d’un libéralisme mal maîtrisé. Rarement dans la vie politique un président de la république aura été aussi impopulaire. Le résultat d’un bais démocratique qui nourrit une ambiguïté fondamentale quant à la légitimité des orientations.

Vaccin Covid-19 : une distribution en janvier 2021….. ou 2022 (agence européenne du médicament)

  • Vaccin Covid-19 : une distribution en janvier 2021….. ou 2022  (agence européenne du médicament)

     

    En ces temps de crise, les institutions de santé, d’ailleurs comme les experts, instrumentalisent la situation pour se rappeler à l’opinion avec des déclarations souvent assez fantaisistes et ou contradictoires dans les médias. Cela a déjà été le cas pour l’organisation mondiale de la santé OMS)  très contestée pour son alignement un peu trop docile vis-à-vis des autorités chinoises. C’est maintenant le cas de l’agence européenne des médicaments qui promet une distribution du vaccin début janvier.

    Une agence européenne évidemment composée essentiellement de bureaucrates et d’experts de la santé qui n’ont pas pratiqué depuis des années et des années. On sait en effet que s’il y a en plus du vaccin Pfizer , d’autres candidats, une dizaine actuellement en phase trois

     

    Le traitement ne sera pas disponible avant des mois d’abord pour en vérifier l’efficacité, sa durabilité et ses contre-indications. Les promesses de l’agence européenne du médicament sont sans doute destinées  à revaloriser une institution qui évidemment fait doublon avec de nombreuses autres

    «Si les données sont solides, nous pourrons donner le feu vert au premier vaccin d’ici la fin de l’année et commencer la distribution à partir de janvier», déclare Guido Rasi, directeur de l’EMA, dans un entretien publié samedi dans le journal italien Il Sole 24 Ore. Une sorte de déclaration type Trump qui ne parlait qui ne paraît ni réaliste ni pertinente.

    Cet organisme a pour mission d’autoriser et contrôler les médicaments dans l’UE. Le feu vert final, donné par la Commission européenne, permet à des laboratoires de commercialiser leur médicament dans toute l’UE.

    L’EMA, qui table sur «6 ou 7» vaccins différents à disposition en 2021, a reçu vendredi «les premières données cliniques de Pfizer pour son vaccin», précise Guido Rasi. «Nous avons reçu d’AstraZeneca les données précliniques, celles des essais sur les animaux qui sont déjà en cours d’évaluation et enfin nous avons eu plusieurs discussions avec Moderna», énumère-t-il. En mettant un vaccin sur le marché en janvier, ses premiers effets sur la propagation du virus «seront visibles dans cinq à six mois, essentiellement l’été prochain», explique-t-il. «Il est évident qu’il ne sera pas possible de vacciner tout le monde, mais nous commencerons par les catégories les plus exposées, comme les personnes âgées et les travailleurs de la santé, ce qui commencera à bloquer les ponts de transmission», note le responsable.

Un retour douteux de la croissance au niveau d’avant crise en 2022 ( Lemaire)

Un retour douteux de la croissance au niveau d’avant crise en 2022 ( Lemaire)

 

Même les propos du ministre de l’économie font douter de la reprise en 2022 de la croissance quand il déclare «Il faudra attendre au moins 2022 pour revenir à un niveau d’activité comparable à 2019», a-t-il expliqué. Mais le défi reste immense: «la crise sera longue, dure (…) C’est une prévision très volontariste. Il faut en avoir conscience», a admis le ministre.

Pourtant les chiffres sont têtus; en effet, pour l’année 2020 la France fera partie des pays modernes les plus touchés par la baisse d’activité. La régression du produit intérieur brut va atteindre au moins 11 %. L’année prochaine, les institutions financières internationales prévoient seulement une croissance de 5 %. Il faudrait donc un taux de croissance assez exceptionnelle en 2022 pour revenir au niveau de 2019. Cela d’autant plus que si la crise sanitaire a affecté évidemment très fortement la conjoncture économique, déjà en  2019 s’amorçait une baisse tendancielle de la croissance en fin de cette année. En outre ,il faut aussi prendre en compte le fait que lorsque la crise sanitaire sera enfin maîtrisée peut-être précisément début 2022 commenceront les mises en œuvre de politiques budgétaires destinées à assainir les comptes financiers qui dérivent complètement actuellement. Ainsi par exemple la dette est-elle passée de 100 % du PIB  à 120 % en quelques mois. Les déficits sont énormes pour le budget comme pour les comptes sociaux, sans parler de ceux des entreprises notamment des secteurs très fragilisés. Il y au ra sans doute une reprise à partir de 2022 mais elle sera très progressive car il faudra absorber le choc thérapeutique de l’enflure de l’endettement.

Le remboursement de cette dette passera par «la croissance, la responsabilité et les reforme», selon le ministre. «Nous ferons de la croissance avec le plan de relance qui fonctionne déjà bien. Il faudra sans doute compléter encore des mesures de soutien. Nous mettons de l’argent pour investir. Il faut enfin des réformes de structure, la première étant celle des retraites. On n’a rien abandonné. C’est clairement le premier chantier», prévient-il. La vérité c’est que le gouvernement est certainement dans le brouillard quant à l’avenir économique et financier cela d’autant plus que la crise de l’endettement concerne une grande partie du monde et qu’il faudra bien un jour ou l’autre payait le prix de la prodigalité de la machine à billets.

Présidentielle 2022: Mélenchon pour une primaire avec lui seulement

Présidentielle 2022: Mélenchon pour une primaire avec lui seulement

 

En gros c’est ce que reprochent les forces de gauche à Mélenchon à savoir d’organiser une sorte de primaire bidon mais avec lui seulement comme candidat pour rassembler les sympathisants de gauche. Évidemment cela ne convient pas aux écologistes qui entendent bien faire la même démarche que Mélenchon à  savoir présenter un candidat qui réunirait toute la gauche. La démarche de Mélenchon est aussi critiquée par d’autres notamment les socialistes.

De toute manière, l’opinion semble assez loin des préoccupations électorales de Mélenchon dont l’ego pourrait bien tuer encore la gauche pour cette élection de 2022. Un ego surdimensionné bien sûr avec en plus des propos un peu surréaliste quand il suggère qu’il est la lumière que le pays attend au bout du tunnel !

«Quand tout va mal, et que cela semble nuit noire pour beaucoup de monde qui ne trouvent pas leur compte dans cette société, il faut allumer une lumière pour qu’on se dise: il y a un bout au tunnel, on peut faire autrement», a déclaré Jean-Luc Mélenchon. D’où son choix de soumettre sa candidature au vote de 150.000 citoyens. Un vote en ligne simple, complètement bidon d’une part parce qu’il sera facile d’obtenir 150 000 soutiens( sur les 2 millions followers de Mélenchon) et en plus des soutiens complètement anonymes et qui suffira de donner son pseudo de messagerie.

Présidentielle 2022: Mélenchon candidat…dans l’indifférence

Présidentielle 2022: Mélenchon candidat…dans l’indifférence

 

 

Sans doute une erreur de timing Mélenchon qui vient d’annoncer plus exactement de proposer sa candidature aux élections présidentielles de 2022. Une annonce qui a même été ignorée par nombre de médias tellement elle semble un peu décalée par rapport aux préoccupations actuelles.

 

Notons également que même dans les organisations politiques les réactions sont trop nombreux car cette annonce  ne change rien à la donne. On sait depuis longtemps que les écologistes à gauche ont l’intention de présenter leurs propres candidats. Ils veulent eux aussi exactement comme Mélenchon rassembler mais sur leur nom. Cela avec une difficulté supplémentaire puisque les écolos se déchirent comme d’habitude. Entre Jadot et le maire de Grenoble, c’est la guerre.

 

Du coup, le duel pourrait être arbitré par une candidate lui peu connue du grand public. Un atout sans doute pour éviter les déchirements mais un désavantage en termes de notoriété. De ce côté, Mélenchon lui aussi se veut le grand rassembleur. Pourtant personne n’empêchera la multitude des candidatures à gauche. Notons qu’elles seront aussi nombreuses à droite.

 

Il n’y a aujourd’hui que l’extrême droite qui est à peu près assurée d’éviter l’éclatement des candidatures. Pour Mélenchon la plupart des instituts de sondage lui donne autour de 15 % mais à condition d’être le seul candidat de gauche;  Soit assez loin des 20 % obtenus en 2017. Mélenchon avait failli obtenir la qualification pour le second tour. En 2022, il pourrait se retrouver en quatrième position avec un score autour de 10 % à peine.

 

Présidentielle 2022: Mélenchon lance sa campagne au pire moment

Présidentielle 2022: Mélenchon lance sa campagne au pire moment

Normalement c’est au cours d’une rencontre parlementaire prévue ce week-end que Mélenchon devrait annoncer sa candidature pour 2022. Une candidature lancée sans doute au pire moment. La première raison, c’est que les Français pensent à tout sauf à l’échéance présidentielle de 2022 en tout cas dans la période présente. En effet, les préoccupations premières -et de loin -concernent la crise sanitaire, la crise économique et la crise islamique.

D’une certaine façon, c’est d’ailleurs un peu indécent de déclarer une candidature quand en fait la priorité devrait être de présenter des programmes ou perspectives d’action sur chacun des champs prioritaires évoqués. En outre, sur la question de l’islamisme, en dépit de quelques pas en arrière très récemment, les insoumis sont loin d’être au clair sur la question. Certains comme Autain Clémentine entretiennent des liens plus que douteux avec certaine organisation qui lutteraient contre l’islamophobie , une lutte  qui en fait est au service de l’islamisme radical. Et que dire de ce mot d’humour plus que douteux-en tout cas scandaleux– de Clémentine Autain critiquant l’islamophobie au moment de l’assassinat de Samuel Patty :

« Qu’est-ce que ce pays qui a perdu la tête ? » Clémentine Autain qui fait   mine d’oublier que c’est Samuel Paty qui avait perdu la sienne

Il est vrai que Mélenchon a pris quelques distances et a même déclaré que la communauté tchétchène pouvait poser des problèmes, ce qui lui a été beaucoup reproché. Cette déclaration de candidature de Mélenchon paraît un peu hors sujet et hors du temps. En outre, elle fait de toute recherche d’union avec les autres forces de gauche condamnées à se rallier à Mélenchon ou à ne pas se présenter. Ce qui évidemment vont refuser les écolos et autres. Pour la gauche la candidature de Mélenchon signifie l’éclatement de la représentation et un échec assuré, peut-être même une humiliation pour Mélenchon lui-même qui avait réalisé un très bon score en 2017. Bref la perspective d’une sortie par la petite porte.

2022 : l’hypothèse du général de Villiers

2022 : l’hypothèse du général de Villiers

L’hypothèse du général de Villiers n’est pas totalement à exclure. « Plus ils se contentent de slogans militaires et de postures appelant à une politique d’ordre, plus ils s’imposent comme des figures de recours pour les Français », analyse l’historien Eric Deroo, (interview dans l’Opinion)

 

 

 

Alors que le général de Villiers publie un nouveau livre et s’exprime dans Valeurs Actuelles sur « la guerre» pour « terrasser le terrorisme », la chaîne Histoire va diffuser, ce mois-ci, le film documentaire réalisé par Eric Deroo La République et ses généraux, dans laquelle historiens et officiers, dont le chef d’état-major des armées, s’expriment. Première diffusion vendredi 6 novembre, à 20h50.

« Mon général, on marche sur la tête ! Y a-t-il un pilote dans l’avion ? Voilà ce que j’entends chaque jour, de plus en plus fort. » Avec ces mots, parus cette semaine dans l’hebdomadaire de droite Valeurs Actuellesle général Pierre de Villiers entend délivrer un message politique, à l’occasion de la parution de son troisième livre en trois ans, L’équilibre est un courage (Fayard). Pour comprendre le phénomène des généraux en politique, nous avons interrogé Eric Deroo, historien et documentariste, à l’occasion de la sortie, vendredi, sur la chaîne Histoire de son nouveau film, La République et ses généraux.

Pensez-vous que le général Pierre de Villiers pourrait avoir un avenir politique ?

En principe non, mais la situation est telle qu’on peut imaginer qu’une flambée du populisme en France le verrait être propulsé au pouvoir dans une élection. Ce n’est pas la personnalité de Pierre de Villiers qui compte, mais le fait qu’il soit général. Si ce n’était pas lui, ce pourrait être un autre. La parole des hommes politiques est aujourd’hui tellement démonétisée que celle des représentants de la Grande Muette apparaît, paradoxalement, plus sérieuse et plus fiable.

Quel discours portent ces généraux ?

Plus ils se contentent de slogans militaires du style « il faut être fidèle, courageux, etc. », de postures appelant à une politique d’ordre, plus ils s’imposent comme des figures de recours pour les Français. Quand les généraux restent dans les généralités, sans entrer dans le concret du débat politique, ils apparaissent loin de querelles partisanes. C’est le paradoxe que je montre dans mon film, avec l’historien Nicolas Roussellier qui rappelle le fait suivant : moins les généraux parlent, plus ils sont populaires.

Vous remontez à la Révolution française pour expliquer ce phénomène très français…

Oui, parce que jusqu’à la Révolution, le Roi concentrait les pouvoirs politiques, religieux et militaires. Ensuite, chaque homme politique s’est mis à chercher un sabre, parce que le pouvoir politique devait être assis sur la force. Cela a abouti, dix ans après 1789, à la prise du pouvoir par le général Bonaparte. Il était propulsé par Sieyes, mais le militaire s’est libéré du civil et l’a emporté sur lui. Bonaparte a été une sorte de César, qui apportait avec lui le résultat concret de ses victoires militaires. Après la Révolution et l’Empire, on a vu tous les souverains (Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe, Napoléon III) porter l’uniforme pour bénéficier de l’aura militaire. On le voit encore dans les monarchies contemporaines en Europe.

Si l’on déroule l’histoire de France, on est frappé par le nombre de généraux en politique, même si l’Armée en tant que telle n’a jamais pris le pouvoir.

En effet, après Bonaparte, on verra le général Cavaignac en 1848, puis le Maréchal de Mac Mahon devenir le premier président de la IIIe République, après Thiers, alors qu’il était monarchiste. La IIIe République (1870-1940) a été en permanence tétanisée par le césarisme. Les Républicains avaient vu à deux reprises, en 1799 puis en 1851, la République confisquée par le général Bonaparte puis par son neveu, qui s’étaient fait légitimer ensuite par des plébiscites. D’où la méfiance traditionnelle des Républicains pour le pouvoir personnel et les plébiscites – on parle aujourd’hui de référendum. Surtout, les Républicains ont tenu l’Armée, c’est-à-dire les généraux, à distance. Cela a permis à ces derniers de s’autonomiser par rapport au pouvoir civil et il a fallu atteindre la Première guerre mondiale pour que le gouvernement reprenne le contrôle, alors qu’en 1914, Joffre voulait les pleins pouvoirs.

Que pensez-vous du général Boulanger, qui fut tenté par le pouvoir dans les années 1880 ?

Politiquement, il ne faisait pas le poids, mais surtout la République a été suffisamment forte pour se donner les moyens de le marginaliser.

« C’est tout le paradoxe des Français de ce temps : ils sont pacifistes, mais admirent les généraux, qui sont vus comme de purs représentants de l’idéal patriotique »

Plus tard, on assiste au spectaculaire affrontement entre deux officiers, Philippe Pétain et Charles de Gaulle. Qu’en pensez-vous ?

Ce sont deux figures « en miroir ». Les deux hommes se connaissaient très bien et beaucoup de Français ont cru, à tort, à la légende du glaive De Gaulle et du bouclier Pétain. Sur ce dernier, il faut bien comprendre que les Maréchaux sortent déifiés de la Grande Guerre. Pétain, mais aussi Foch, mort en 1929, par exemple. On avait précédemment connu cela avec Lyautey ou Gallieni. Ils sont des personnages extrêmement populaires. C’est tout le paradoxe des Français de ce temps : ils sont pacifistes, mais admirent les généraux, qui sont vus comme de purs représentants de l’idéal patriotique. Et plus ceux-ci se taisent, plus on les aime. Pétain passe pour être républicain et c’est la République qui viendra le chercher dès avant juin 1940, d’abord comme ministre en 1934, puis comme ambassadeur auprès de Franco.

Et De Gaulle ?

Il faut rappeler que la République – dans sa quatrième version – a mis l’homme du 18 juin à la porte dès 1946. On lui rendait les honneurs… en lui demandant de rester chez lui. Sa tentative de retour, via le RPF, a été un échec politique. Toute la IVe République est d’ailleurs parcourue d’affaires politiques impliquant des généraux, en Indochine par exemple avec le général Revers. Leclerc, Juin, Koenig, De Lattre sont alors des grandes figures symboliques.

Le génie de De Gaulle, lorsqu’il revient au pouvoir en 1958, est qu’il parvient à incarner à la fois la Toge et le Glaive. Il fut plus un immense politique qu’un grand militaire, mais il réussit à être sa propre épée. On le voit durant la guerre d’Algérie à la manière dont il a réglé le putsch des généraux de 1961. Il a renvoyé les militaires dans leurs foyers en les ridiculisant. Souvenez-vous de ces mots contre le « quarteron de généraux en retraite » et leur « pronunciamiento ». Peu ou prou, il les fait ainsi passer pour des putschistes mexicains. C’est digne de dialogues de Michel Audiard.

Depuis De Gaulle, disparu il y a un demi-siècle, la figure du général en politique n’a-t-elle pas disparu ?

Oui, mais en partie seulement. On se souvient que Valéry Giscard d’Estaing était allé chercher le général Bigeard en 1975, pour en faire un secrétaire d’Etat à la défense, puis le président de la commission de la défense à l’Assemblée. Bigeard était une figure populaire, celle du petit gars parti de rien… Puis en 2019, Emmanuel Macron a confié le chantier de Notre-Dame au général Georgelin. Et l’on a bien sûr aujourd’hui le général de Villiers avec le succès de ses livres et qui a été acclamé par certains Gilets Jaunes.

2022: 80 % des Français envisagent le vote anti système (OpinionWay)

2022: 80 % des Français envisagent le vote anti système  (OpinionWay)

 

Selon l’’institut OpinionWay et Fondapol, en partenariat avec Le Figaro.  huit électeurs inscrits sur dix (79%, + 2 points en un an) affirment envisager l’abstention, le vote blanc ou le vote antisystème – Le Pen, Mélenchon, Dupont-Aignan ou un candidat de la gauche révolutionnaire. Déjà très forte lors du premier tour de la présidentielle de 2017 (60,9% des inscrits), cette «protestation électorale» traduit une «déconsolidation démocratique», analyse Dominique Reynié, politologue  dans le Figaro

Professeur à Sciences Po, Dominique Reynié est directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) explique les résultats.

À dix-huit mois de la présidentielle, votre enquête laisse apparaître une France plus que jamais tentée par l’abstention, le vote blanc ou le vote antisystème. Un avertissement pour Emmanuel Macron?

Dominique REYNIÉ. - Pour nous tous. La disponibilité protestataire déclarée concerne 79% de nos concitoyens. La société française poursuit sa mue politique: déconsolidation démocratique, protestation et droitisation. La déconsolidation démocratique est déjà manifeste: l’abstention historique lors des municipales du 28 juin dernier en est un signe puissant. C’est une erreur de n’y voir qu’un effet de la crise sanitaire, alors que 59% seulement de nos concitoyens disent leur préférence pour la démocratie représentative, contre 64% en janvier. Le soutien est plus faible encore parmi ceux qui risquent de subir davantage les conséquences de la crise: les artisans, commerçants

 

Chaudière au fioul : la fin dès 2022

Chaudière au fioul : la fin dès 2022

Les écolos bobos de la convention du climat ont réussi à faire prendre en compte une de leurs propositions avec la suppression des chaudières à fuel des 2022, en tout cas leur renouvellement. A priori, on peut se réjouir de voir privilégier des types de chaudières écologiquement plus performantes. Le problème, c’est que ce type de chauffage peut être remplacé ou même aidé  financièrement par des chauffages à gaz ou à bois.

 

Or rien ne dit que dans les mois ou les années à venir, les mêmes écolos bobos ne pourraient pas décréter que ces modes de chauffage sont aussi néfastes pour l’environnement. Même les chauffages électriques pourraient être mis en cause dans la mesure où les sources de fabrication de l’électricité sont aussi discutées.

Notons que ces écolos bobos urbains oublient que les chauffages collectives des villes sont seulement alimentées par environ 30 % d’énergie renouvelable et que le reste d’une manière ou d’une autre est polluant  (on a fixé seulement un objectif de 50 % d’énergies renouvelables pour 2020 ).

Une  nouvelle installation peut atteindre 20 000 à 30 000 € et ne peut être amorti que sur une longue période de 30 à 40 ans au moins. Une politique dans ce domaine ne peut donc se soumettre état d’âmes d’écolos bobos le plus souvent urbains

Changer une chaudière à énergie fossile peu performante pour un équipement à énergie renouvelable présente plusieurs avantages indique les publicités des marchands chaudières. Cette démarche contribue tout d’abord à l’amélioration de la qualité de l’air ambiant et à la lutte contre le changement climatique. Une chaudière au fioul rejette en effet 7 à 10 fois plus de dioxyde de carbone (CO2) qu’un mode de chauffage ayant recours aux énergies renouvelables ! Hélas l’ADEME d’ajouter un message sur la nécessité de changer de chaudière qui permettrait, de réaliser une économie de 900 à 1 200 € par an en moyenne sur la facture de chauffage d’un ménage. Notons qu’en moyenne pour chauffer un logement, la facture actuelle de fuel et de l’ordre de 1500 € , on voit mal comment pourrait économiser de 900 à 1200 €.

Le changement de chaudière à terme est sans doute nécessaire pour  des préoccupations environnementales surtout mais encore faudrait-il être au clair sur l’évolution des normes futures des différentes énergies. Normes fluctuantes en fonction de l’environnement politique !

2022: un candidat communiste pour enterrer définitivement le parti

2022: un  candidat communiste pour enterrer définitivement le parti

 

Certains responsables communistes dont  le sénateur Bocquet s’agitent pour envisager une candidature du parti en 2022. Le problème c’est que ce pourrait être la mort définitive du parti puisque les sondages n’accordent que de 1 à 2 % au candidat potentiel que serait Fabien Roussel. Il pourrait faire encore moins que les scores déjà complètement anecdotiques des partis d’extrême-gauche NPA et LO.

De toute manière globalement la gauche a assez peu de chances de ce qualifier pour le second tour, même si elle parvenait à se choisir un candidat unique. Le mieux placé est Jean-Luc Mélenchon avec 10 à 15 % des suffrages. Pour les Verts, en revanche, c’est une douche froide alors qu’ils ont réalisé d’excellents scores aux élections municipales. Yannick Jadot obtient 6 à 8 % des voix. S’il était le candidat unique de la gauche, il ferait un score de 13 %.

Au sein du PS, la maire de Paris Anne Hidalgo séduirait 9 % des électeurs (13 % si elle était la candidate de toute la gauche), François Hollande 7 %, Ségolène Royal 5 % et Olivier Faure 4 à 5 %.

Selon les onze scénarios testés par le sondage, le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan obtiendrait 6 à 8 % ; le député Jean Lassale 2 % à 4 % ; Phlippe Poutou (NPA) 1,5 % à 3,5 % ; Nathalie Artaud (LO) 1 % à 2 % ; le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel 1 % à 2 % ; le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde 0,5 % à 2 %.

Il faut évidemment relativiser ce sondage du JDD de début octobre à 18 mois des élections. Les scores peuvent encore changer pour certaines personnalités, on n’est pas non plus à l’abri d’un candidat surprise mais cela ne changera pas le score anecdotique du parti communiste.

Politique-Sondage Présidentielles 2022 : Macron 24 % et Marine Le Pen 26 %, les autres très loin sauf Bertrand

Politique-Sondage Présidentielles 2022 : Macron 24 % et Marine Le Pen 26 %, les autres très loin sauf Bertrand

 

On risque de refaire le match de 2017 lors des prochaines élections avec les qualifications de Macron et de Marine le Pen. Le seul trouble-fête serait en l’état Xavier Bertrand . La gauche elle serait automatiquement éliminée du premier tour en raison de ses divisions. Selon le sondage de l’IFOP Macron serait crédité de 23 à 26% des suffrages. Il conserve un socle solide chez les personnes âgées et les catégories supérieures. Selon l’identité du candidat de droite testé, Macron attire à lui un quart à un tiers de l’électorat de François Fillon de 2017, signe que « la martingale de son quinquennat, son déport à droite, fonctionne bien », souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP.

 

Créditée de 24 à 27% des voix, la présidente du Rassemblement national ferait dans tous les cas un meilleur score qu’en 2017 (21,3%). Elle garde une assise solide chez les jeunes, les commerçants et dans les catégories populaires, et 80 à 90% de son électorat de 2017 lui reste fidèle. Au coude-à-coude avec ­Macron, « elle peut émerger en tête au premier tour de la présidentielle », souligne Dabi.

 

Derrière ce duel émerge un troisième homme : Xavier Bertrand. Le président de la Région ­Hauts-de-France, qui s’est récemment multiplié afin que nul n’ignore son ambition présidentielle, est crédité selon les hypothèses de 15,5% à 19% des suffrages. Pour la première fois, il creuse l’écart avec ses rivaux de droite. Alors qu’il faisait en juin jeu égal avec François Baroin dans une étude de l’IFOP, avec 12% des voix, il le devance désormais de deux points, à 16%. S’il n’a pas officiellement renoncé, le maire (LR) de Troyes pâtit peut-être des doutes sur sa volonté de se lancer dans la course.

Bertrand surclasse largement les autres champions potentiels de la droite : Valérie Pécresse (11%), Bruno Retailleau (8%) comme Rachida Dati (8%). S’il n’apparaît pas pour l’heure en mesure de décrocher un ticket pour le second tour, « il est susceptible d’être le chamboule-tout de ce jeu électoral », selon Dabi. Nul doute que l’Élysée va le surveiller de près, alors que Xavier Bertrand a justement rendez-vous jeudi à Calais avec l’ex-président Nicolas Sarkozy, pour une remise de décoration à la maire Natacha Bouchart.

La gauche quant à elle serait éliminée en discussion dès le premier tour. Si le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon réalise les meilleurs scores, avec 10 à 15% des voix selon les cas, il est loin de son résultat de 2017 (19,58%).

L’eurodéputé EELV Yannick Jadot est crédité 6 à 8% des voix – 13% s’il est le candidat unique de la gauche, derrière Mélenchon..

Les socialistes ne détiennent pas non plus la solution. Il n’y a pas pour l’heure de miracle Anne Hidalgo : avec 9% des voix, la maire de Paris ferait mieux que François Hollande (7%) ou Ségolène Royal (5%), mais ne franchirait pas la barre des 10%. Encore loin, très loin d’un ticket d’une qualification pour la finale.

 

* Sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio, réalisé du 28 septembre au 1er octobre 

Sondage Présidentielles 2022 : Macron 24 % et Marine Le Pen 26 %, les autres très loin sauf Bertrand

Sondage Présidentielles 2022 : Macron 24 % et Marine Le Pen 26 %, les autres très loin sauf Bertrand

 

On risque de refaire le match de 2017 lors des prochaines élections avec les qualifications de Macron et de Marine le Pen. Le seul trouble-fête serait en l’état Xavier Bertrand . La gauche elle serait automatiquement éliminée du premier tour en raison de ses divisions. Selon le sondage de l’IFOP Macron serait crédité de 23 à 26% des suffrages. Il conserve un socle solide chez les personnes âgées et les catégories supérieures. Selon l’identité du candidat de droite testé, Macron attire à lui un quart à un tiers de l’électorat de François Fillon de 2017, signe que « la martingale de son quinquennat, son déport à droite, fonctionne bien », souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP.

 

Créditée de 24 à 27% des voix, la présidente du Rassemblement national ferait dans tous les cas un meilleur score qu’en 2017 (21,3%). Elle garde une assise solide chez les jeunes, les commerçants et dans les catégories populaires, et 80 à 90% de son électorat de 2017 lui reste fidèle. Au coude-à-coude avec ­Macron, « elle peut émerger en tête au premier tour de la présidentielle », souligne Dabi.

 

Derrière ce duel émerge un troisième homme : Xavier Bertrand. Le président de la Région ­Hauts-de-France, qui s’est récemment multiplié afin que nul n’ignore son ambition présidentielle, est crédité selon les hypothèses de 15,5% à 19% des suffrages. Pour la première fois, il creuse l’écart avec ses rivaux de droite. Alors qu’il faisait en juin jeu égal avec François Baroin dans une étude de l’IFOP, avec 12% des voix, il le devance désormais de deux points, à 16%. S’il n’a pas officiellement renoncé, le maire (LR) de Troyes pâtit peut-être des doutes sur sa volonté de se lancer dans la course.

Bertrand surclasse largement les autres champions potentiels de la droite : Valérie Pécresse (11%), Bruno Retailleau (8%) comme Rachida Dati (8%). S’il n’apparaît pas pour l’heure en mesure de décrocher un ticket pour le second tour, « il est susceptible d’être le chamboule-tout de ce jeu électoral », selon Dabi. Nul doute que l’Élysée va le surveiller de près, alors que Xavier Bertrand a justement rendez-vous jeudi à Calais avec l’ex-président Nicolas Sarkozy, pour une remise de décoration à la maire Natacha Bouchart.

La gauche quant à elle serait éliminée en discussion dès le premier tour. Si le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon réalise les meilleurs scores, avec 10 à 15% des voix selon les cas, il est loin de son résultat de 2017 (19,58%).

L’eurodéputé EELV Yannick Jadot est crédité 6 à 8% des voix – 13% s’il est le candidat unique de la gauche, derrière Mélenchon..

Les socialistes ne détiennent pas non plus la solution. Il n’y a pas pour l’heure de miracle Anne Hidalgo : avec 9% des voix, la maire de Paris ferait mieux que François Hollande (7%) ou Ségolène Royal (5%), mais ne franchirait pas la barre des 10%. Encore loin, très loin d’un ticket d’une qualification pour la finale.

 

* Sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio, réalisé du 28 septembre au 1er octobre 

RACHIDA DATI CANDIDATE EN 2022″!

RACHIDA DATI CANDIDATE EN 2022″!

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que Rachida Dati ne manque pas de culot pour annoncer sa candidature aux présidentielles dans la presse britannique. Rachida Dati dans l’ascension doit beaucoup à des relations mondaines n’a pas été capable d’emporter le scrutin de la ville de Paris mais se projette comme candidate pour les présidentielles de 2022. Pourtant l’opinion n’accorde pas beaucoup de chance à Rachida Dati au profil très contesté. Rien que chez les républicains il n’y a déjà pas moins de quatre à cinq candidatures possibles. Pour l’ensemble du champ politique,  on peut compter aujourd’hui sur une vingtaine de candidats dont beaucoup sont d’ailleurs marginaux voire fantaisistes. Voir par exemple la candidature de Bigard l’humoriste de très mauvais goût qui s’est pris les pieds dans le tapis complexe de la politique et vient d’ailleurs de renoncer.

Parmi la vingtaine de candidats en 2022, on retrouve une bonne dizaine qui se sont déjà présentés en 2017. Preuve que la sociologie politique a du mal à se renouveler. On parle par exemple de Macron bien sûr et de Le Pen mais aussi de Ségolène, de François Hollande, de Dupont Aignan et de l’inoxydable Mélenchon sans parler de Sarkozy le plus populaire et de loin chez les républicains. Ce qui est particulièrement surprenant chez  Rachida Dati d’abord c’est qu’on ne connaît rien du tout de ses intentions, de sa vision et de son  programme et qu’elle transforme sa défaite aux municipales de Paris en victoire.

« Quand vous faites de la politique et que vous gagnez des batailles électorales qui vous montrent que vos idées progressent, que vous défendez vos valeurs ainsi qu’une cohésion et une communauté de destins, fatalement vient le moment où vous vous dites, particulièrement en voyant l’état du pays, que peut-être je pourrais me lancer dans ce combat « , a poursuivi Rachida Dati au sujet de la prochaine présidentielle.

« J’ai une envie, j’ai une vision », avait-elle déjà déclaré au Parisien en juillet, s’en remettant alors au choix de sa famille politique. Famille politique au sein de laquelle elle pourrait avoir de la concurrence. Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand ne se cache pas de nourrir des ambitions présidentielles, et le maire de Troyes François Baroin doit clarifier ses intentions « à l’automne ».

2022 : l’écolo bobo Éric Piolle , candidat déclaré début 2021

2022 : l’écolo bobo Éric Piolle , candidat déclaré début 2021

 

La bagarre pour l’investiture chez les verts est clairement engagée entre d’une part Yannick Jadot, écolo modéré et Éric Piolle , écolo bobo gauchisant. De toute façon , Yannick Jadot a déjà perdu la première manche puisque lors de leur dernière réunion nationale les verts ont refusé sa proposition de vote pour sa candidature aux présidentielles. Ils ont renvoyé l’échéance après les départementales et les régionales de mars.

Interrogé par BFMTV/RMC ce mardi matin, le maire EELV de Grenoble a donc indiqué qu’il décidera d’une éventuelle candidature à la présidentielle «au printemps prochain», soit «après les régionales». L’écologiste laisse donc un peu de suspense supplémentaire bien qu’il assure déjà que «sa détermination est totale pour construire un espace de victoire en 2022»«Je m’y engage», a-t-il insisté, annonçant qu’il travaillait actuellement pour monter «un collectif».

En attendant, Éric Piolle assure qu’il y aura «évidemment un candidat qui portera l’écologie politique» à la prochaine présidentielle. «L’arc humaniste d’aujourd’hui, l’écologie qui doit transformer la société, a besoin d’un candidat à la présidentielle», a-t-il martelé.

Il est évident que l’hypothèse d’une union de la gauche tombe à terre avec cette décision des verts de continuer en solo leur progression électorale. D’un autre côté, Mélenchon se présentera aussi. Autant dire que la gauche sera une nouvelle fois relativement éclatée.

Jadot, l’écolo candidat en 2022, défend le tour de France !

Jadot, l’écolo candidat en 2022,  défend le tour de France !

 

Yannick Jadot qui vient de subir un revers politique lors de la dernière réunion nationale des verts prend exactement le parti inverse de la ligne majoritaire d’EELV concernant en particulier le tour de France et l’insécurité. Le différend politique entre la direction d’Europe écologie les Verts et Yannick Jadot porte sur la désignation du candidat. Ce dernies souhaitait un vote avant la fin de l’année des militants sur sa personne. mais  direction d’Europe écologie les Verts a décidé d’attendre les élections départementales et régionales de mars. Du coup Yannick Jadot s’est désolidarisé des positions abracadabrantes des verts plusieurs sujets. Nombre de maires  nouvellement élus notamment celui de Lyon ou encore celui de Nantes avait considéré le tour de France comme trop polluants, trop coûteux et trop machiste. Très récemment, Jacques Boutault. ‘élu EELV de Paris a considéré sur CNews que la Grande Boucle était un spectacle de «types hyperdopés» destiné à des gens «qui restent dans leur canapé».  «Je ne supporte pas cette façon d’insulter les Français, d’insulter les classes populaires. Il y a là un mépris de classe qui est absolument insupportable», a-t-il fustigé Jadot  sur France Info.

Ce qui s’affrontent en réalité au sein d’Europe écologie les Verts,  c’est non seulement la perspective du choix du candidat mais aussi des questions idéologiques clairement libérales, tolérantes et social-démocrate tandis que la direction d’EELV et nombre de maires nouvellement élus se situent  sur une ligne gauchiste, moralisatrice et sectaire.

«Moi qui adore le Tour de France, j’étais sur place quand j’étais gamin, j’y allais, j’emmenais mes enfants et je le regarde régulièrement sur mon canapé, un peu avachi, je ne supporte pas ce mépris», a poursuivi Yannick Jadot. Et d’envoyer un signal à ses camarades écologistes dans la perspective de 2022 : «Ce n’est pas en insultant (les Français) qu’on les rassemble, ce n’est pas en les méprisant qu’on les mobilise».

 

2022: nouvelle guerre des Le Pen

2022: nouvelle guerre des Le Pen

 

On a connu la guerre entre Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine pour la maîtrise du front national et de ses orientations. Cette guerre pourrait bien réapparaître mais cette fois entre Marine et sa nièce Marion Maréchal qui pratiquement déclare que Marine n’aura aucune chance d’emporter les élections présidentielles en 2022. Elle complète son propos en indiquant que la victoire ne serait possible que dans le cadre d’une coalition à droite.

 

Une analyse qui n’est d’ailleurs pas sans fondement car Marine Le Pen est limitée dans ses espérances par une sorte de plafond de verre. On objectera cependant que le rejet dont est victime Marine le Pen  pourrait aussi cette fois affecter aussi Macron qui n’est guère apprécié par la majorité des Français.

 

« Je ne vais pas faire semblant de ne pas voir ce que tout le monde voit. Je veux dire, ça paraît évident aujourd’hui qu’on ne peut pas gagner seuls », a estimé l’ancienne députée du Vaucluse ce mardi sur BFMTV-RMC.

Il semble bien que Marion Maréchal Le Pen se prépare mais pour l’échéance de 2027. En effet elle a aussi déclaré qu’elle ne s’engagerait pour personne en 2022

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