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Croissance Chine : 6 % en 2021

Croissance Chine : 6 % en 2021

 

«Le  taux de croissance de la Chine a été fixé à plus de 6% pour cette année», a déclaré le Premier ministre Li Keqiang dans son rapport de travail 2021. «En fixant cet objectif, nous avons pris en compte la reprise de l’activité économique.»

Le PIB de la Chine a augmenté de 2,3% l’an dernier, la seule grande économie à connaître une croissance. ( À comparer par exemple la France avec une chute de 8 % en 2020 et trois à 4 % en 2021)

Mais l’objectif 2021 était nettement inférieur au consensus des analystes, qui prévoyaient que la croissance pourrait battre 8% cette année. Les actions chinoises ont chuté.

«Pékin ne veut pas fixer un objectif de croissance trop proche de 8,0% car il ne veut pas réduire l’objectif de croissance l’année prochaine.»

Aninda Mitra, analyste souveraine senior chez BNY Mellon Investment Management, a déclaré que l’objectif de croissance modeste permettra aux autorités de mettre l’accent sur la qualité de la croissance plutôt que sur sa quantité.

«Au lendemain de la pandémie, une barre basse devrait permettre à la plupart des provinces de franchir l’obstacle sans se surpasser financièrement», a déclaré Mitra.

En 2020, la Chine visera la création de plus de 11 millions de nouveaux emplois urbains, a déclaré Li dans son rapport remis à l’ouverture de la réunion du parlement de cette année.

C’est en hausse par rapport à un objectif de plus de 9 millions de nouveaux emplois urbains l’année dernière, et en ligne avec les dernières années.

Conformément à une économie en amélioration, le gouvernement vise un déficit budgétaire 2021 d’environ 3,2% du PIB, soit moins qu’un objectif supérieur à 3,6% l’an dernier.

Croissance : la reprise en 2021,2022 ou plus tard ! (Christine Lagarde )

Croissance : la reprise en 2021,2022 ou plus tard  !  (Christine Lagarde )

 

 

Une nouvelle fois Christine Lagarde ne se mouille pas  en indiquant que la reprise devrait intervenir en 2021, en 2022 en 2023. Bref, elle instille un léger vent d’optimisme face au pessimisme des acteurs économiques qui ne voient guère le bout du tunnel du virus et ses conséquences. On notera comme d’habitude que pas une aspérité ne dépasse d’un discours préparé par les experts de la BCE et que comme d’habitude elle  se contente de lire les notes de ses collaborateurs. (Interview dans le JDD)

 

Les mauvaises nouvelles s’accumulent en Europe. Comment maintenir les prévisions de conjoncture?
Les incertitudes, en effet, se multiplient. De mémoire d’économistes de la BCE, il n’y en a jamais eu autant. Nos projections sont publiées tous les trois mois. L’une des façons de conserver un certain optimisme en dépit des conditions actuelles consiste simplement à se souvenir des projections de la BCE rendues publiques en septembre 2020 et des multiples incertitudes qu’elles prenaient en compte. Quels en étaient alors les faits saillants? Les modalités de la conclusion du Brexit n’étaient pas connues. Les risques d’une sortie sans accord demeuraient intacts, tant pour l’Union européenne que pour le Royaume-Uni. Sur le front de la pandémie, aucun vaccin n’existait. Aucun pronostic n’était possible sur la date de leur éventuelle apparition. Les élections américaines, déterminantes pour l’ensemble du monde, n’avaient pas eu lieu. Aujourd’hui, ces incertitudes majeures ont toutes été dissipées. Notamment la plus cruciale d’entre elles, la mise à disposition de vaccins fiables, puisque plusieurs ont été validés depuis par les autorités de santé internationales compétentes. C’est une nouvelle donne. Et un facteur indéniable d’optimisme.

Est-ce suffisant pour espérer que 2021 soit une meilleure année?
Nous demeurons convaincus, à la BCE, que 2021 sera une année de reprise. La reprise économique a été retardée, mais non battue en brèche. Elle est évidemment attendue avec impatience. Nous anticipons une montée en puissance autour du milieu de l’année, même si des incertitudes persistent. Nous ne sommes pas à l’abri de risques encore inconnus. Soyons lucides : nous ne retrouverons pas les niveaux d’activité économique d’avant la pandémie avant mi-2022.

Quel niveau de croissance prévoyez-vous pour la zone euro cette année?
Aux alentours de 4%. Peut-être un peu en dessous. Cela représenterait déjà une hausse très significative par rapport à la chute du PIB de 6,8% enregistrée dans la zone euro en 2020. Tout dépendra de la politique de vaccination et du déroulement des campagnes. Ainsi que des mesures économiques prises par les gouvernements en réponse aux conditions sanitaires.

Le 21 juillet 2020, les chefs d’Etat et de gouvernement européens ont décidé un plan de relance de 750 milliards d’euros. Avez-vous des inquiétudes sur sa concrétisation?
Il ne fait aucun doute que la crise actuelle a renforcé l’Union européenne. La décision prise par les Etats membres d’emprunter pour la première fois en commun a constitué un moment de cohésion exceptionnel dans l’histoire de la construction européenne. Mais il faut à tout prix maintenir le rythme. La pandémie a un effet accélérateur sur tout : nous devons donc accélérer, nous aussi, en conséquence. On combat le feu par le feu. Il est préférable d’agir vite, quitte à revenir en arrière pour rectifier d’éventuelles erreurs le cas échéant. Ce plan doit être ratifié à temps pour que la Commission puisse emprunter comme prévu en juin, pour répartir ensuite les fonds entre les Etats membres de l’Union européenne. Pour ce faire, il est nécessaire que l’ensemble des plans de relance nationaux, comprenant des actions en faveur de la transition climatique et de la numérisation, soit présenté à la Commission très bientôt.

Comment la BCE va-t-elle continuer à agir?
Elle soutient les ménages, les entreprises et les économies des Etats membres depuis le tout début de la crise. Elle a agi très rapidement, avec un premier plan de 750 milliards d’euros annoncé dès le 18 mars 2020, suivi par deux augmentations de notre enveloppe d’achat de titres qui atteint aujourd’hui 1.850 milliards d’euros. Il fallait éviter une fragmentation des conditions de financement des Etats de la zone euro face à l’expansion du virus. Nous nous sommes engagés à rester actifs sur les marchés au moins jusqu’en mars 2022, pour soutenir et préserver les conditions financières en Europe. Notre outil privilégié est le PEPP [Pandemic Emergency Purchase Programme], qui diffère des autres programmes d’achat de la BCE pour deux raisons : son caractère d’urgence absolue et la possibilité qu’il confère de nous écarter des limites habituelles, dès lors qu’elles constitueraient un obstacle au soutien que nous devrions fournir aux économies de la zone euro. C’est un outil exceptionnel et temporaire. Comme je l’ai dit dès le mois de mars 2020, notre engagement vis-à-vis de l’euro est sans limites. Nous agirons aussi longtemps que la pandémie mettra la zone euro en situation de crise. Nous pensons que l’échéance de mars 2022 est un délai raisonnable et que l’enveloppe du PEPP est la bonne. Mais si le Conseil des gouverneurs estime d’ici là qu’il y a besoin de faire plus, plus longtemps, nous ferons plus. En revanche, si on n’a pas besoin de toute l’enveloppe, on ne l’utilisera pas. C’est le principe de la flexibilité.

Cette politique monétaire accommodante ne comporte-t-elle pas des risques?
Nous n’observons pas de phénomène inquiétant. Nous ne voyons pas de bulles immobilières à l’échelle de la zone euro mais des indicateurs de prix surévalués localement, dans des grandes villes, en France, en Allemagne au Luxembourg ou en Belgique. Cela étant dit, il est crucial de continuer à soutenir le crédit dans l’ensemble du système économique. Les banques apportent des actifs en collatéral à la BCE et se financent en retour à des taux très bas, de façon à financer ensuite les entreprises. La priorité consiste à donner à ces dernières l’accès aux financements dont elles ont besoin. Nous n’avons pas le choix : quand l’économie est ainsi mise sous cloche, le rôle de la BCE n’est pas d’effectuer un tri entre les entreprises. Il faut privilégier la croissance, la concurrence et l’innovation. La sélection s’opérera d’elle-même.

Comment faudra-t-il agir une fois la crise terminée?
Une fois la pandémie passée et la crise économique derrière nous, nous ferons face à une situation délicate. Il va falloir s’organiser. Et ne pas commettre les erreurs d’autrefois, comme serrer d’un coup tous les robinets des politiques budgétaires et de politique monétaire. Il faudra, à l’inverse, apporter aux économies un accompagnement souple et graduellement diminué, au fur et à mesure que la pandémie s’éloignera et que la reprise se manifestera. L’économie devra alors réapprendre à fonctionner sans les aides exceptionnelles rendues nécessaires par la crise. Je ne suis pas inquiète, car la capacité de rebond est forte. Nos économies sont résilientes. Il suffit de voir le formidable rebond de l’économie française au troisième trimestre de 2020, avec une croissance trimestrielle de 18,5%, pour s’en convaincre.

Les écarts entre Etats de la zone euro compliquent-ils l’élaboration d’une politique monétaire commune?
La crise de la Covid-19 a surtout accentué les différences antérieures. Dans ce contexte, le plan de relance européen, Next Generation EU, n’en est que plus fondamental, notamment par le volet des subventions qui seront accordées à chaque Etat en fonction justement des spécificités des situations nationales. L’Italie recevra par exemple environ 200 milliards d’euros sous forme de prêts et de subventions. C’est pourquoi il est crucial de ne pas gâcher cette solution exceptionnelle et de la déployer dès que possible.

Les inquiétudes au sujet des niveaux très élevés d’endettement des Etats sont-elles fondées?
Il est indéniable que notre politique monétaire serait plus efficace si la convergence entre les politiques économiques des Etats membres était plus grande. Tous les pays de la zone euro émergeront de cette crise avec des niveaux de dette élevés. Il ne fait aucun doute qu’ils parviendront à la rembourser. Les dettes se gèrent dans le temps long. Les investissements réalisés dans des secteurs déterminants pour l’avenir engendreront une croissance plus forte. La reprise sera créatrice d’emplois, et donc fédératrice. Nous allons vers une autre économie, plus numérique, plus verte, plus engagée face au changement climatique et pour le maintien de la biodiversité. Elle sera aussi portée par de nouvelles valeurs, que les jeunes expriment déjà par leurs exigences en matière de carrière et d’emploi, qui obéiront à des paramètres différents. La santé, notamment, fait partie de leurs références.

Une pétition signée par cent économistes réclame l’effacement des dettes publiques détenues par la BCE. Que leur répondez-vous?
L’annulation de cette dette est inenvisageable. Ce serait une violation du traité européen qui interdit strictement le financement monétaire des Etats. Cette règle constitue l’un des piliers fondamentaux de l’euro. Le traité européen a été accepté et ratifié librement et volontairement par les Etats membres de l’Union européenne. Si l’énergie dépensée à réclamer une annulation de la dette par la BCE était consacrée à un débat sur l’utilisation de cette dette, ce serait beaucoup plus utile! A quoi sera affectée la dépense publique? Sur quels secteurs d’avenir investir? Voilà le sujet essentiel aujourd’hui.

Votre prédécesseur, Mario Draghi a été chargé de former un gouvernement en Italie. Que vous inspire cette nomination?
C’est une chance pour l’Italie, et une chance pour l’Europe, que Mario Draghi ait accepté de relever ce défi : sortir son pays de la crise économique, et sociale, alors que l’Italie est le pays de la zone euro le plus touché par la pandémie. J’ai toute confiance en Mario Draghi pour accomplir cette tâche. Il a toutes les qualités requises, la compétence, le courage, et l’humilité pour réussir dans sa nouvelle mission : relancer l’économie italienne, avec le soutien de l’Europe.

Janet Yellen, l’ancienne présidente de la Banque centrale américaine, la Fed, devient secrétaire du Trésor. Est-ce une bonne nouvelle?
Une femme pour la première fois à ce poste est une excellente nouvelle! Janet Yellen présente un profil idéal compte tenu des circonstances, puisque c’est une économiste spécialiste du marché du travail. Or l’emploi sera déterminant pour le redémarrage de l’économie. C’est une femme chaleureuse et agréable. Humble dans son excellence. Sa nomination fluidifiera les relations économiques transatlantiques. Nous allons retrouver une logique de coopération dans des domaines clés, comme les échanges internationaux et les enjeux climatiques.

Vous défendez un « verdissement » de la politique monétaire. Est-ce du ressort d’une banque centrale?
Absolument. Dans la lutte contre le changement climatique, chacun doit prendre sa part. La BCE est dans le cadre de son mandat de stabilité des prix, car le changement climatique comporte des risques en la matière, en exerçant une influence sur la croissance, le niveau des prix et l’économie en général. La base juridique est légitime. L’opinion publique est en faveur de la prise en compte de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.

Bref, comme d’habitude, quand on a écouté Christine Lagarde on a un peu de mal à déceler qu’il est exactement l’intérêt est la nature du message Avec des propos aussi lisses, l’intéressée est assurée de rester une bonne vingtaine d’années dans son poste. (NDLR).

Croissance France : très mauvais départ en 2021

Croissance France : très mauvais départ en 2021

 

Alors que la France espérait  une certaine dynamique avec une perspective d’augmentation du PIB  de 6 % en 2020, les premières tendances indiquent plutôt un recul pour le début de l’année 2021. Certaines institutions internationales ne prévoient d’ailleurs plus que quatre à 5 % de croissance de l’activité en France. Une révision en baisse notamment justifiée  par le recul de l’indice flash composite publié par le cabinet Markit ce vendredi 22 janvier a reculé à 47 en janvier contre 49,5 en décembre.

L’activité du secteur privé est en recul lorsque cet indicateur se situe en deçà de 50 et marque une expansion au dessus de ce seuil. Le durcissement des mesures de confinement depuis quelques semaines avec la généralisation du couvre feu à l’ensemble des départements, la multiplication des variants et les problèmes à répétition sur la chaîne de logistique des vaccins ont douché les espoirs d’une reprise rapide. L’arrivée du vaccin avait laissé entrevoir une sortie de crise mais la persistance du virus et les hospitalisations toujours élevées obligent l’exécutif à renforcer ces mesures pour endiguer la propagation de cette maladie virulente. Au plan européen on craint d’ailleurs un renoncement aux perspectives du redressement économique en 2021.

Marchés financiers : le yo-yo de 2021 commence

Marchés financiers : le yo-yo de 2021 commence

 

Comme c’était prévu, l’année 2021 commence tôt son phénomène de yo-yo. À peine envolés, les cours replongent en raison des craintes découlant de l’aggravation de la pandémie et de ses conséquences économiques. Un phénomène qu’on va retrouver tout au long de l’année où vont alterner espérances de reprise encouragée par les plans de soutien massifs et craintes de nouvelles immobilisations de l’activité du fait de mesures restrictives voire de confinement total. En ce début d’année, les perspectives de reprise de l’activité économique sont marquées d’un certain pessimisme.

Les indices PMI “flash” pour le mois en cours témoignent d’une contraction plus importante de l’activité en zone euro et en France tandis qu’en Allemagne, l’indice composite a reculé à son plus bas niveau depuis sept mois.

Les Bourses européennes ont fini en baisse vendredi. À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,56%. Le Footsie britannique a cédé 0,3% et le Dax allemand a perdu 0,24%. /Photo prise le 4 novembre 2020/REUTERS/Kai Pfaffenbach

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,56% à 5.559,57 points, un plus bas depuis le 6 janvier. Le Footsie britannique a cédé 0,3% et le Dax allemand a perdu 0,24%.

L’indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,44%, le FTSEurofirst 300 de 0,61% et le Stoxx 600 de 0,57%.

Les places européennes étaient déjà dans le rouge avant ces statistiques, rattrapées par les inquiétudes quant à la reprise économique face à la multiplication des mesures restrictives.

La Commission européenne a proposé jeudi aux chefs d’Etat et de gouvernement d’identifier les plus importants foyers épidémiques où les voyages seront déconseillés, la France va rendre obligatoires les tests PCR pour les voyageurs entrant sur son territoire et Joe Biden a promulgué un décret imposant une quarantaine aux passagers des vols internationaux à leur arrivée aux Etats-Unis.

Dans ce contexte, le rebond de l’économie pour cette année s’annonce moins important que prévu et il faudra attendre 2022 pour retrouver le niveau d’avant-crise, montre une enquête publiée par la Banque centrale européenne (BCE).

Pandémie : pas de retour à la normale en 2021 ( Macron)

Pandémie : pas de retour à la normale en 2021 ( Macron)

Il est clair que l’avertissement adressé par Macron aux étudiants quant à la durée de la pandémie et ses conséquences s’adresse aussi à l’ensemble de la population. En s’adressant aux étudiants, Macron sonde ainsi l’opinion sur les perspectives du maintien d’une crise sanitaire grave durant toute l’année 2021.

Un discours évidemment qui tranche avec l’optimisme béat du gouvernement avant les vacances d’été. À cette époque, les pouvoirs publique considéraient  que la crise était presque terminée. C’est évidemment sans compter sur la propagation mondiale du virus fortement accélérée par les différents variants. Notons que c’est aussi au cours de l’été qu’ont été commandés les vaccins qui manquent aujourd’hui cruellement en raison du sous dimensionnement dramatique des commandes.

 

“On reste dans une période d’incertitude”, a souligné le président de la République lors d’un dialogue avec des étudiants à l’université Paris-Saclay. “On aura un deuxième semestre avec le virus et quand même beaucoup de contraintes.”

“Mais pour moi l’objectif collectif c’est qu’on puisse envisager la rentrée de l’année prochaine dans un pays où quand même normalement on aura réussi en Europe à freiner les choses.”

Le chef de l’Etat a annoncé plusieurs mesures pour améliorer le quotidien et réduire la précarité des jeunes dans les universités, dont la possibilité, d’ici la fin du mois, pour tous les étudiants non boursiers et internationaux d’accéder à deux repas par jour à un euro dans les restaurants universitaires.

Emmanuel Macron a également proposé la possibilité pour les étudiants de réaliser l’équivalent d’un jour par semaine en présentiel et l’instauration d’un parcours de soin pour les étudiants qui en expriment le besoin.

Les grands défis technologiques en 2021

Les grands défis technologiques en 2021

 

 

Après une année de croissance prodigieuse, 2021 pourrait s’annoncer plus délicate pour le secteur technologique d’après un article du Wall Street Journal

En 2020, la pandémie a permis aux géants de la tech comme Amazon et Microsoft d’atteindre de nouveaux sommets. Le recours au shopping en ligne et au travail à distance a accéléré à une vitesse qui aurait été inconcevable en l’absence du coronavirus.

Mais les Big Tech pourraient à présent connaître des temps plus difficiles. Fin 2020, les autorités américaines, chinoises et européennes ont lancé séparément des enquêtes pour déterminer si la taille de ces géants n’était pas devenue problématique. Aux Etats-Unis, ces investigations devraient continuer sous la présidence de Joe Biden, laquelle semble également encline à maintenir les restrictions aux exportations chinoises qui modifient le profil des chaînes d’approvisionnement mondiales.

Si les Big Tech risquent ainsi d’être confrontées à des difficultés inédites depuis des années, 2021 pourrait également apporter son lot d’opportunités. Le monde pourrait enfin entrer dans l’ère de la voiture électrique. Le président élu Joe Biden s’est engagé à faire de la cybersécurité une priorité. Et Washington instaurera des incitations financières en vue d’aider les entreprises américaines à garder une longueur d’avance sur leurs concurrentes chinoises.

Voici les principaux enjeux de 2021 pour le secteur technologique.

La réglementation

La plus grande source d’inquiétude en la matière pour les Big Tech reste la menace de poursuites pour pratiques anticoncurrentielles. Mais les démocrates, forts de leur pouvoir nouvellement acquis sur le Congrès, souhaiteront sans doute aussi un durcissement législatif.

Pour Google et Facebook, la menace est déjà bien réelle. Le département de la Justice, la Commission fédérale du commerce (FTC) ainsi que les procureurs généraux de certains Etats ont lancé coup sur coup à leur encontre cinq actions en justice en fin d’année dernière.

Pour ces entreprises, toute la question sera de savoir si l’administration Biden décidera d’élargir les procédures fédérales, de simplement les poursuivre, ou de chercher un accord. Google comme Facebook semblent désireuses d’en finir avec ces affaires. Chacune des deux entreprises nie toute mauvaise conduite.

Mais l’accumulation de poursuites du même ordre entamées par des plaignants privés complique encore la situation.

Pour Amazon et Apple, le risque est de voir des enquêtes préliminaires ouvertes par les autorités réglementaires fédérales conduire à de nouvelles poursuites.

Au-delà des actions d’ordre judiciaire, les entreprises technologiques peuvent craindre une offensive du Congrès en faveur d’un durcissement des lois antitrust existantes. Dans l’interprétation qu’en donne la jurisprudence, les règles actuelles ciblent avant tout l’impact des pratiques des entreprises sur les prix à la consommation. Leur mise en œuvre peut être épineuse dans le cas de moteurs de recherche ou réseaux sociaux essentiellement gratuits.

Après la fin tumultueuse de la présidence Trump, les démocrates pourraient vouloir faire usage de leur nouveau pouvoir au Congrès pour pousser des entreprises comme Facebook ou Twitter à réprimer davantage la désinformation et les discours haineux. Certains d’entre eux se sont exprimés en ce sens après l’attaque du Capitole, même si aucun n’a pour l’instant avancé de proposition claire.

De nouvelles règles en termes de confidentialité des données et un renforcement des normes en matière de responsabilité pourraient aussi être envisagées.

— par John D. McKinnon

Les Big Tech poursuivront-elles leur croissance ?

La dépendance vis-à-vis des géants de la tech a fortement augmenté en 2020, ménages et entreprises privilégiant les achats en ligne, et recourant en masse aux services informatiques et de cloud, ainsi qu’aux appareils mobiles et aux services de diffusion de vidéos en ligne. De plus petites entreprises, particulièrement bien placées pour tirer parti de la pandémie, ont également connu une croissance fulgurante, la palme revenant au spécialiste des services de vidéoconférence Zoom Video Communications.

Ces différents services faisant désormais partie du quotidien des consommateurs, le secteur devrait continuer d’avoir le vent en poupe cette année, selon les analystes. Des segments comme le commerce électronique, qui, selon certaines estimations, ont enregistré une croissance de près de 50 % en 2020, continueront de profiter de l’évolution des modes de consommation entraînée par la pandémie. Et même lorsque la vaccination permettra de nouveau l’accès aux bureaux et aux espaces publics, l’adoption du télétravail par le monde de l’entreprise devrait entretenir la demande pour les plateformes qui ont permis aux travailleurs et usagers de rester connectés.

« Nous savions déjà que les technologies jouaient un rôle important dans nos vies, mais nous ne voulions pas en prendre réellement la mesure, observe Gene Munster, directeur associé de la société de recherche et d’investissement Loup Ventures. Avec la pandémie, nous les avons totalement adoptées. »

Les Big Tech n’en seront pas moins confrontées à la loi des grands nombres en 2021. Les bénéfices records qu’elles ont enregistrés l’an dernier font planner la menace d’un ralentissement, en particulier pour les entreprises qui, sous l’effet de la pandémie, ont réalisé en quelques mois une croissance de plusieurs années. Cette décélération attendue de certains segments conduit les analystes à penser que les grands noms de la tech miseront davantage encore sur la diffusion de vidéos en ligne, et d’autres services appelés à connaître un bel avenir.

« Il faudra alimenter le moteur de la croissance », souligne M. Munster en référence à Amazon, Apple et d’autres groupes qui sont entrés ces dernières années sur de nouveaux marchés comme celui du streaming.

— par Sebastian Herrera

Les véhicules électriques

2021 sera une année charnière sur le marché des voitures électriques.

Tesla, dont la valeur en Bourse est aujourd’hui la plus élevée de tous les constructeurs automobiles, entend ouvrir deux nouvelles usines d’assemblage, l’une aux Etats-Unis et l’autre en Allemagne, et entrer sur le marché juteux des pick-up avec son Cybertruck entièrement électrique fin 2021 ou début 2022. Des constructeurs classiques comme Volkswagen, General Motors et Hyundai Motor comptent eux aussi lancer de nouveaux modèles électriques destinés au grand public.

« L’offensive est lancée », note Scott Keogh, le patron de Volkswagen aux Etats-Unis, où l’entreprise doit lancer en mars son crossover électrique ID.4.

D’autres lancements très attendus, de la part de start-up comme Rivian Automotive ou Lucid Motors, viendront étoffer encore l’offre de voitures électriques cette année.

Selon les patrons de l’automobile, cette diversité accrue et l’arrivée de nouveaux concurrents contribueront à doper les ventes de ces véhicules aux Etats-Unis, comme elles l’ont fait en Chine et en Europe. Les ventes de voitures électriques ont augmenté de 9,8 % en Chine l’an dernier, et ont bondi de 89 % en Europe entre janvier et novembre 2020, selon des statistiques de l’industrie automobile.

Aux Etats-Unis en revanche, où les analystes estiment que les quatre cinquièmes des véhicules électriques vendus en 2020 étaient de marque Tesla, les ventes de voitures électriques ont chuté d’environ 11 % l’an dernier, selon les données de LMC Automotive.

Le manque de stations de recharge constitue un obstacle important. Selon les données du gouvernement, les États-Unis comptent actuellement 96 000 stations publiques de recharge, une fraction du nombre nécessaire pour soutenir une forte croissance du marché, indiquent les analystes.

2021 pourrait cependant voir un progrès sur ce front. Durant sa campagne, Joe Biden s’était engagé à mettre en place 500 000 nouvelles stations publiques de recharge d’ici à 2030.

— par Ben Foldy

La cybersécurité

Le piratage massif d’agences fédérales mis au jour le mois dernier a révélé les lacunes des systèmes de défense américains dans le domaine de la cybersécurité. Après cette intrusion, que des responsables ont accusé la Russie d’avoir organisé, Joe Biden a affirmé que la cybersécurité serait une priorité à chaque échelon gouvernemental.

Pour Diane Rinaldo, qui a été administratrice entre 2018 et 2019 de la National Telecommunications and Information Administration, l’une des agences piratées, le Congrès pourrait commencer par prendre une mesure simple : allouer des fonds. Si, de par son nom, l’agence qu’elle administrait semblait devoir être à la pointe des technologies, ses employés devaient composer avec une infrastructure informatique hors d’âge, baptisée « Sneakernet », qui les obligeait par exemple à procéder à des interventions manuelles sur chaque ordinateur pour assurer la sauvegarde des e-mails, raconte Mme Rinaldo.

Selon elle, Sneakernet résume à lui seul le degré d’obsolescence des infrastructures informatiques de Washington. « C’est pourtant simple : il faut investir de l’argent. Les systèmes doivent être mis à niveau », souligne Mme Rinaldo, une républicaine.

Au-delà des services gouvernementaux, le principal enjeu de cybersécurité en 2021 est le même qu’en 2020, à savoir les confiscations de données personnelles par des logiciels malveillants (« ransomware »), indique Eric Chien, directeur technique de Symantec, la division de cybersécurité de Broadcom. La situation n’a pas changé dans ce domaine et les organisations doivent continuer de mettre en pratique les règles de base de cybersécurité pour empêcher ce type d’attaques.

La singularité de 2021 tient à la manière dont les organisations s’adapteront à la généralisation du télétravail. Avant la pandémie, il était faisable pour une entreprise de demander à quelques employés de se connecter à distance à ses systèmes au moyen de réseaux privés virtuels. Il est moins facile de procéder de la sorte avec l’ensemble du personnel.

« Que se passe-t-il si quelqu’un oublie qu’il est sur le réseau de son entreprise et se met à regarder Netflix, s’interroge M. Chien. Cela représente énormément de données. » Selon lui, les organisations peuvent mettre en place des systèmes de sécurité plus simples, laissant par exemple les employés se connecter s’ils sont sur le bon fuseau horaire et ne déclenchent pas d’avertissement de sécurité ou de logiciel malveillant.

— par Stu Woo

Le nationalisme technologique

En 2020, le gouvernement américain a pris des mesures pour empêcher d’agir certains grands noms chinois des technologies, en particulier le géant des télécoms Huawei et des fabricants de microprocesseurs. Cette année, il tentera de faire en sorte que les entreprises américaines et de pays alliés qui ont bénéficié de cette initiative ne gaspillent pas leur avance.

Selon des conseillers démocrates et des analystes de la Chine, il ne faut pas s’attendre à ce que l’administration Biden revienne sur les mesures qui ont été prises contre les entreprises technologiques chinoises.

« Il n’est pas question de faire machine arrière, affirme James Mulvenon, qui dirige une équipe d’analystes de la Chine au sein du groupe de défense SOS International. L’administration Biden entend maintenir certaines mesures utiles des politiques de Trump, et atténuer celles qui semblent avoir été prises à chaud dans un but punitif. »

Le nouveau gouvernement pourrait ainsi maintenir les restrictions aux exportations des géants chinois des télécoms et des microprocesseurs, tout en laissant aux tribunaux le soin de déterminer la légalité de l’interdiction de TikTok et WeChat décidée par l’administration Trump.

Le maintien du statu quo permettrait de laisser le temps aux responsables compétents de décider comment stimuler le secteur technologique américain. Le Congrès a récemment adopté une loi de sécurité nationale prévoyant l’octroi de subventions et d’incitations financières aux fabricants de microprocesseurs, des aides qui, selon les parlementaires, pourraient atteindre jusqu’à 3 milliards de dollars par projet. Les conseillers de Joe Biden ont indiqué qu’ils comptaient poursuivre les efforts de l’administration Trump pour inciter les entreprises américaines à développer des technologies d’équipement 5G à source ouverte susceptibles de concurrencer Huawei. Le président élu lui-même a fait des mesures d’encouragement à la fabrication de véhicules électriques américains (secteur dont la chaîne logistique est aujourd’hui dominée par la Chine) un pilier de son programme.

« La priorité des Etats-Unis est d’augmenter leur propre production de microprocesseurs afin d’être moins dépendants d’usines potentiellement instables en Asie, observe Dan Wang, analyste en technologies de Gavekal Dragonomics basé à Pékin. De son côté, la Chine doit rebâtir d’importants segments de la chaîne logistique des équipements et logiciels pour semiconducteurs. »

Traduit à partir de la version originale en anglais

JO 2021 : les Japonais n’en veulent plus

JO 2021 : les Japonais n’en veulent plus

 

 

 

Alors que les autorités japonaises n’ont cessé de militer pour que se maintiennent les JO d’été en 2021, l’opinion japonaise, elle, bascule très nettement en faveur de l’annulation de l’épreuve.

 

Les organisateurs insistent sur les protocoles sanitaires et laissent entendre qu’ils pourraient limiter drastiquement les places pour les spectateurs étrangers, mais la campagne de vaccination au Japon ne débutera au mieux pas avant fin février. Comme le souligne le sexagénaire Taro, la voix de la population compte peu : « C’est une décision difficile qui ne nous appartient pas, c’est au Comité olympique de se prononcer, mais je pense qu’il faut annuler. Je travaille dans le secteur médical, et on ne sait pas du tout quand on viendra à bout de ce virus. »

Au Japon, selon les plus récents sondages, 80% des citoyens sont désormais réfractaires à la tenue des J.O cet été. Le Premier ministre martèle, lui, que les préparatifs se poursuivent comme prévu.

Air France : encore une perte de 2 milliards en 2021

Air France : encore une perte de 2 milliards en 2021

Comme beaucoup d’autres compagnies aériennes, Air France est particulièrement touchée compte tenu de sa dimension et de l’ampleur de ses charges fixes. Ainsi en 2020, il faudra compter sur un déficit de l’ordre de 3,6 milliards d’euros et en 2021 un déficits d’environ 2 milliards. Le problème du secteur ce qui n’aura trouvera pas son niveau de 2019 avant plusieurs années.

En 2021, Joe Biden pour une politique internationale apaisée

En 2021, Joe Biden pour une politique internationale apaisée

Après la fureur et la folie médiatique de Trump, le nouveau président américain Joe Biden promet une politique américaine apaisée tant à l’intérieur qu’au plan mondial. Certes il ne faut pas croire que les États-Unis vont abandonner la défense de leurs intérêts. Sur le fond il n’y aura peut-être pas d’immenses changements.

Par contre dans la forme,  les relations avec les autres pays redeviendront plus traditionnelles. Biden va tenter de renouer des relations normalisées avec la plupart des grands pays. Il s’efforcera chaque fois que possible de privilégier la négociation et le compromis. Reste cependant des questions complexes à résoudre notamment les relations économiques avec la Chine de plus en plus envahissante partout.

De ce point de vue l’Amérique n’a guère apprécié que l’Europe se précipite vers un accord sur les investissements entre la Chine et l’union européenne. Un accord surtout poussé par l’Allemagne qui veut gagner des parts de marché en Asie mais qui risque d’en perdre aux États-Unis. Parmi les questions difficiles à régler,  il y a aussi les relations avec l’Iran. L’Iran qui a manifesté des signes positifs vis-à-vis de l’élection de Joe Biden et espère un compromis compte tenu de la situation économique dramatique dans laquelle elle se situe.

Loi anti-gaspillage : un indice de réparabilité en vigueur en 2021

Loi anti-gaspillage : un indice de réparabilité en vigueur en 2021

 

 

Sous forme de note sur dix, cet indice applicable dès 2021 est compris entre 0 et 10. Plus la notation se rapproche de 10, plus le produit est identifié comme réparable donc durable. En magasin ou en ligne, l’évaluation sera affichée à proximité du prix afin d’être visible. Un code couleur viendra renforcer cette note : du rouge (la note la plus basse indiquant que le produit est bon à jeter s’il tombe en panne) au vert (la note la plus haute pour les appareils faciles et peu coûteux à faire réparer) en passant par l’orange (note intermédiaire pour une réparation possible mais onéreuse).

Aujourd’hui 60 % au moins des les appareils électriques ou électroniques sont jetés du fait que la réparation coûterait plus cher qu’un produit neuf. En outre,  il existe très peu d’artisans qui entretiennent et réparent. Notons enfin qu’il est particulièrement difficile de s’approvisionner en pièces détachées. Cela d’autant plus que nombre d’appareils sont fabriqués dans des pays très lointains.

Au-delà des les appareils électriques ou électroniques il serait cependant utile d’étendre le champ d’application de la loi à tous les produits. En moyenne par exemple pour une automobile la durée de vie est estimée à huit ans. Il y a bien sûr beaucoup d’écart autour de la moyenne en fonction du kilométrage effectué. Ceci étant,  les mêmes véhicules ont une durée de vie d’au moins 20 ans en Afrique où se pratiquent par exemple le réalésage. Ainsi une voiture bien entretenue en Afrique à moteur à essence peut effectuer jusqu’à 500 000 km et 1 million de kilomètres pour un diesel. En France en particulier, les coûts d’entretien contraignent à se séparer de véhicules qui pourraient durer au moins 15 ans. On pourrait évidemment multiplier les exemples.

En instaurant l’indice de réparabilité à partir de ce vendredi 1er janvier, par le biais de la loi anti-gaspillage adoptée en 2020, le gouvernement entend atteindre les 60% de produits électriques et électroniques réparés en 2025.

Une Allemagne plus verte en 2021 ?

Une Allemagne plus verte en 2021 ?

En Allemagne comme ailleurs,  on compte surtout sur la hausse du prix de la tonne de CO2 pour rendre l’économie plus verte. En Allemagne dès vendredi 1er janvier, le prix de la tonne de CO2 va coûter 25 euros, avant de passer à 30 euros en 2022, puis d’augmenter jusqu’à 55 euros en 2025.

Les entreprises recourant aux combustibles fossiles – essence, diesel, fuel et chauffage au gaz – vont acheter des droits d’émission sous forme de certificats à prix fixe. Sur les quatre années à venir, le gouvernement table sur 56,2 milliards d’euros de recettes, a indiqué un porte-parole du ministère allemand de l’Environnement à l’AFP.

Le problème c’est que la régulation seule par les prix du carbone n’est pas suffisante notamment du fait qu’on peut délocaliser certaines productions dans des pays laxistes. En outre,  le prix du carbone n’est pas assez dissuasif surtout avec les exceptions prévues pour certaines industries allemandes

La conséquence sera aussi d’augmenter les prix du chauffage et de l’essence en Allemagne.

 

2021 : une année de transition au plan économique

2021 : une année de transition au plan économique

 

2021 se présente comme une année de transition et non l’année de rétablissement total de la croissance perdue. Il faudra attendre au moins la fin de 2022 pour cela. En fait,  on va commencer à rattraper les pertes d’activité dues à la crise sanitaire en 2021. En Europe le redémarrage risque d’être plus lent qu’ailleurs. En Chine, la croissance est nettement repartie à la hausse. Devraient suivre les États-Unis qui auront soutenu leur économie avec un appui financier à hauteur de 15 % du PIB. En Europe on est plus près de 5 % excepté pour l’Allemagne à 9 % du PIB.

Pour retrouver le niveau de fin 2019, il faudra quatre trimestres aux États-Unis, contre neuf en zone euro, évalue le groupe Rothschild. Attention, prévient Christopher Dembik, «la reprise sera très hétérogène en zone euro car le chômage reste important. La zone sud va rester durablement sinistrée». Le fonds européen de 750 milliards d’euros représente un levier conséquent, dont l’Italie et l’Espagne sont les premiers bénéficiaires. «Mais les principaux montants n’arriveront pas avant 2023 et 2024», précise l’économiste.

 

Ce qui risque de plomber l’atmosphère notamment le moral des acteurs économiques, c’est l’annonce du grand bon des faillites notamment au cours du second semestre 2021. Un grand bon qui mécaniquement va provoquer une forte hausse du chômage. Par exemple en France après environ la destruction de 800 000 emplois en 2020, il faudra en ajouter au moins 1 million en 2021. Les consommateurs, les ménages et les investisseurs risquent dans ces conditions de se montrer encore prudents en 2021.

 

Le gouvernement français a dû d’ailleurs revoir à la baisse sa prévision de croissance pour 2021 à +6%. Une performance atteignable « s’il n’y a pas de troisième confinement et si on a une reprise économique relativement régulière à partir du premier trimestre », prévient Patrick Artus, économiste en chef de Natixis. Sinon, « tout sera différent: ça voudra dire qu’il faudra attendre 2024 pour retrouver le niveau de PIB d’avant la crise, le chômage va monter beaucoup plus haut, les faillites d’entreprises aussi », ajoute-t-il.

2021, année mortelle pour Suez et Veolia

2021, année mortelle pour Suez et Veolia

 

 

L’année 2021 pourrait bien être une année de déconstruction aussi bien pour Suez que pour Veolia.

 

À l’origine de l’affaire,  la mauvaise gestion d’Engie qui s’est débarrassée des actions de Suez. Du coup un contentieux est intervenu de façon tapageuse dans les médias pour faciliter l’absorption de Suez par Veolia. Une véritable opération d’auto destruction pour les deux sociétés atteintes dans leur image de marque mais susceptibles en cas de fusion d’être concurrencées  par des sociétés étrangères voire par des régies.

 

En attendant,  les deux sociétés dépensent des sommes folles sur le plan juridique et certains clients sont déstabilisés dans la mesure où en plus en cas de regroupement l’activité eau pourrait être cédée à un fonds spéculatif sans expérience de l’activité.

 

Le dépeçage des deux sociétés pourrait être prononcé par les autorités européennes. On imagine la situation expectative dans laquelle se trouve certains clients en France comme à l’étranger !

« Vers un écroulement du revenu de certains ménages en 2021 »

« Vers un écroulement du revenu de certains ménages en 2021 »

L’économiste François Perret alerte, dans une tribune au « Monde », sur la nécessité de prolonger et de consolider les mesures de maintien des revenus des ménages et d’ouvrir le débat autour du revenu universel.

Tribune.

 

Bien que contenu par les mesures d’urgence adoptées par le gouvernement, le choc sur le revenu des Français causé par la crise actuelle est déjà rude.

Certes, la dynamique salariale au second semestre laisse davantage penser à une pause qu’à un effondrement : dans le secteur privé, les salaires ont continué d’augmenter de + 0,2 % au troisième trimestre 2020 et de + 1,4 % sur un an selon les dernières données, livrées par la Dares, la direction de la recherche du ministère du travail.

Par ailleurs, les salariés au smic ayant préservé leur emploi ont aussi préservé leur niveau de vie, avec un taux de remplacement de 100 % de leur salaire dans le cadre du dispositif de chômage partiel.

 

Mais le risque d’écroulement du revenu des ménages les plus fragiles comme de ceux de la classe moyenne est particulièrement élevé pour l’an prochain. 

L’arbitrage des employeurs entre salaires et emplois, dans cette période de baisse d’activité – plus encore dans les services que dans l’industrie – se fait déjà au détriment des premiers. Et cela commence à grincer dans les entreprises.

Montée des inégalités

Chez Valeo, Lisi, STMicroelectronics ou encore Derichebourg, tous soumis à d’importantes réductions de commandes, les démarches entamées par la direction pour conclure avec les syndicats un accord de performance collective (APC) ont suscité une forte inquiétude et des résistances. Une partie des représentants des salariés refusent de signer un texte qui aboutirait à geler les salaires, même en contrepartie de garanties de préservation de l’emploi, comme chez Aéroports de Paris il y a quelques semaines.

Un peu partout, le climat social au sein des entreprises se dégrade. Une étude conduite mi-novembre par l’institut de sondage Viavoice (« Le baromètre des décideurs », 5 octobre 2020) montre clairement que tant les décideurs que l’échantillon « grand public » interrogés sont certes prêts à quelques menus efforts pour préserver l’emploi (flexibilité du temps de travail par exemple), mais certainement pas à des coupes salariales, que seuls 14 % des répondants se déclarent disposés à consentir.

 

Une réticence qui montre bien que, structurellement, moins d’un salarié sur deux (46 % précisément) considère déjà son niveau de rémunération comme « équitable », selon une étude récente de Cegos (« Climat social 2020 », Baromètre Cegos 2020, novembre 2020). Derrière cette perception, une réalité implacable : la montée des inégalités de revenus au cours des dernières années. 

 

2021 : prolonger l’aide d’urgence économique pour éviter la catastrophe

2021 : prolonger l’aide d’urgence économique pour éviter la catastrophe

 

 

Selon, l’OFCE il faut s’attendre à une catastrophe économique si le soutien à l’économie n’est pas maintenu tout au long de l’année 2021.

Pour l’OFCE le plan de soutien français est insuffisant notamment celui destiné au renforcement des fonds propres des entreprises. Le plan de relance est inférieur à celui d’autres pays

Selon les calculs, les plans de relance et d’urgence représentent 3,9% du Produit intérieur brut (PIB) du pays, versus 5,6% pour l’Italie, 5,8% pour l’Allemagne, 6,5% pour l’Espagne, 8,4% pour le Royaume-Uni et 10,6% pour les États-Unis.

Moins soutenues par la puissance publique, les entreprises françaises auraient alors subi au premier trimestre une baisse de leurs revenus largement supérieure à celle de leurs voisines. Selon l’OFCE, le choc s’élève à 51 milliards pour les groupes hexagonaux, quand il est limité à 3 milliards de livres au Royaume-Uni, 19 milliards d’euros en Espagne, 32 milliards en Italie et 43 milliards en Allemagne.

Si le soutien devait s’arrêter en 2021 l’OFCE prévoit une augmentation de 80 % des faillites portant sur environ 180 000 d’entre elles.

 

Croissance 2021 : baisse des prévisions (La BCE)

Croissance 2021 : baisse des prévisions (La BCE)

 

 

Initialement la BCE avait prévu un rebond de l’économie de 5 % en 2021. Or en raison de la reprise très nette de la pandémie et de la récession attendue en Europe pour le quatrième trimestre la  croissance en 2021 est prévue à seulement 3,9 %. Une prévision sans doute encore un peu optimiste car les dégâts de la crise vont surtout se faire sentir après le printemps 2021 quand aura cessé le plan de soutien aux entreprises dont certaines sont sous perfusion financière et au bord de la faillite.

 

«Nous avions tous prévu qu’il y aurait une deuxième vague mais sa profondeur et sa durée ainsi que les mesures de confinement associées n’ont pas été anticipées au niveau constaté», a commenté la présidente de la BCE à l’issue d’une réunion du conseil des gouverneurs.

 

Lors de cette réunion, la dernière de l’année, la BCE a donc décidé de renforcer son arsenal de mesures de soutien à l’économie. Principale annonce: le programme de rachats de dette privée et publique (PEPP) lancé en urgence en mars est prolongé de neuf mois jusqu’en mars 2022, et son volume a été porté à 1.850 milliards d’euros, en hausse de 500 milliards. La BCE estime ainsi être «en capacité de maintenir des conditions favorables de financement de l’économie» pour accompagner la reprise, a expliqué Christine Lagarde. Pour compenser le pessimisme sur 2021 par compte la BCE relève sa prévision de croissance à 4,2 % contre 3,2. Une prévision évidemment complètement aléatoire et qui aura sans doute l’occasion d’être modifié de nombreuses fois compte tenu de l’ampleur et de la complexité de la crise

Croissance mondiale 2021 : une reprise de 4 % ?

Croissance mondiale 2021 : une reprise de 4 %  ?

 

 

Face aux dégâts terribles de la crise sanitaire l’OCDE comme d’autres institutions tentent de désormais d’insuffler un vent d’optimisme en annonçant des projections plutôt positives pour l’activité économique l’année prochaine. Globalement l’activité mondiale aura enregistré une baisse de l’art de 4 % en 2020 avec des disparités selon les régions. L’Europe pourrait enregistrer par exemple une baisse de 7 % et la France de l’ordre de 10 %. Pour l’année 2021, l’OCDE prévoit un scénario avec une reprise de l’ordre de 4 % qui annulerait donc la baisse connue cette année.

Les experts mettent en avant la grande hétérogénéité entre les pays. La Chine, d’où est partie la pandémie fin 2019 et qui a réussi à la maîtriser plus rapidement, sera l’une des rares économies à échapper à la récession (+ 1,8 % prévue cette année). En Europe, la Grande-Bretagne et l’Espagne vont enregistrer les plus fortes baisses, suivies de la France et l’Italie. Le PIB français va chuter de 9,1 % – contre 5,5 % en Allemagne – avant de rebondir de 6 % l’an prochain. « La France, l’Italie et l’Espagne ont été touchées plus tôt que l’Allemagne », note l’OCDE. Les confinements y ont été plus stricts quand la construction par exemple fonctionnait toujours en Allemagne. D’autres facteurs ont joué : l’efficacité des politiques de santé publique et le poids plus important, en particulier en Europe du Sud, des secteurs durement touchés comme le tourisme. Les économies ouvertes, dépendantes des échanges et des investissements étrangers, sont également plus vulnérables, explicite l’OCDE. Citant les États-Unis, « pays le plus autosuffisant au monde », qui va connaître une baisse du PIB de 3,7 %, deux fois moins forte qu’en zone euro.

 

Complémentaires santé: hausse des cotisations en 2021

Complémentaires santé: hausse des cotisations en 2021

  • Une augmentation comprise entre 1,5 % et 2,5 % pourraient intervenir en moyenne en 2021 d’après la Mutualité française. Certains tarifs pourraient aller même jusqu’à 5 %. Les assurances peuvent justifier une certaines augmentation avec le meilleur remboursement des lunettes notamment, aussi le prélèvement exceptionnel fait par le gouvernement sur les mutuelles. Ceci étant,  on pourrait s’interroger sur le niveau des hausses en regard de l’inflation qui est pratiquement nulle.

Reflux du chômage en 2021, (Élisabeth Borne)

Reflux du chômage en 2021,  (Élisabeth Borne)

Élisabeth Borne emploie la méthode Coué pour tracer des perspectives positives concernant l’emploi “J’espère que sur 2021 le chômage va pouvoir décroître, évidemment”, a-t-elle déclaré sur France Inter.

C’est plutôt l’inverse qui devrait se produire après les annonces régulières de plans de licenciement assez massifs dans nombre de secteurs économiques et d’une façon générale après le processus engagé un peu partout de réduction des effectifs pour s’adapter au niveau de la demande.

On voit mal comment le chômage pourrait s’améliorer au dernier trimestre alors que la croissance sera dans le rouge et qu’au total sur l’année 2020 le produit intérieur brut aura perdu 10 %. Même chose concernant les perspectives de 2021 qui seront largement affectés si par les résultats économiques, financiers et sociaux très détériorés de fin 2020. Notons aussi la très nette baisse du moral des chefs d’entreprise en cette fin d’année. Ce qui n’empêche pas Élisabeth Borne d’être optimiste

“Notre économie a des fondamentaux solides et (…) peut rebondir, et évidemment sur 2021 elle va rebondir, on a tous ces dispositifs exceptionnels pour amener les jeunes dans l’emploi (…) et vers des formations.”

Mais Elisabetjh Borne a néanmoins lancé un appel à la responsabilité aux sociétés qui ont décidé d’importantes suppressions d’emplois, comme Danone et Total.

“Ça n’est vraiment pas le moment d’envoyer des salariés sur un marché du travail où on moins de chances de retrouver rapidement un emploi qu’en temps normal”, a-t-elle dit. Un jugement moral qu’on peut comprendre mais qui n’obéit pas à  la logique économique.

Sécu : un déficit de près de 36 milliards en 2021

Sécu : un déficit de près de 36 milliards en 2021

Lundi, à l’occasion du retour du texte à l’Assemblée nationale, en deuxième lecture, le ministre délégué aux Comptes publics, Olivier Dussopt, a de nouveau modifié les prévisions financières. Une rectification à près de 8 milliards. Le gouvernement prévoit désormais que le déficit du régime général et du fonds de solidarité vieillesse s’élèvera à 35,7 milliards d’euros en 2021, soit 7,8 milliards de plus que la prévision précédente. « Nous ne modifierons pas l’Ondam 2020 », a précisé le ministre, qui a déjà actualisé cet objectif de dépenses d’assurance-maladie à deux reprises en première lecture, devant chaque chambre du Parlement et révisé les recettes de 2020 au Sénat. Accélération des revalorisations « Ségur » , mesures supplémentaires pour inciter les soignants à sacrifier leurs vacances de la Toussaint, dégâts économiques du reconfinement : le déficit pour 2020 est maintenant attendu à 49 milliards d’euros , soit 4,6 milliards de plus que prévu en septembre.

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