Archive pour le Tag '2021 !'

Le budget 2021 déjà obsolète

Le budget 2021 déjà obsolète

Le projet de budget 2021 a été élaboré sans les orientations annoncées par le président de la république et découlant notamment du couvre-feu. Ces orientations seront complétées aujourd’hui par des mesures annoncées par le Premier ministre. Il y aura bien sûr l’aide aux entreprises, le  soutien de ceux qui vont perdre leur emploi aussi des aides aux ménages les plus défavorisés.

Un ensemble de dispositions qui vont se traduire par des milliards de dépenses supplémentaires. Il convient en effet de prendre en compte le secteur hôtellerie restauration mais aussi le secteur culturel, le secteur événementiel sans parler du secteur amont qui compte à peu près autant d’emplois. Du coup, le budget 2021 discuté à l’Assemblée nationale paraît un peu surréaliste.

C’est un «budget mort-né», il y a eu un «défaut d’anticipation»: à coups de suspensions de séance et de rappels au règlement, les députés d’opposition ont critiqué les annonces d’Emmanuel Macron mercredi soir, en plein examen du budget à l’Assemblée. Avec le couvre-feu, les «hypothèses» économiques du budget 2021 ne «sont plus tenables», a dénoncé la députée LR Véronique Louwagie. Le couvre-feu «va affecter économiquement les restaurants et les salles de spectacles», si «on en est là, c’est qu’il y a eu un défaut d’anticipation», a jugé la patronne du groupe socialiste Valérie Rabault.

Le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt, a admis que se posera «très certainement la question du financement des mesures annoncées ce soir et qui seront précisées demain» par le Premier ministre. Il a évoqué la possibilité d’amender le budget 2021 pendant la navette parlementaire. Concernant 2020, il a aussi cité la dernière loi de finances rectificative (PLFR4) en fin d’année.

Critères budgétaires européens: mise sous le coude encore en 2021

 

 

Critères budgétaires européens: mise sous le coude encore en 2021

 

 

Comment pouvait s’y attendre,  la commission européenne a décidé de mettre sous le coude les critères budgétaires des Etats au cours de l’année 2021. Et pour cause, le plan de soutien à l’économie décidé par l’Europe ne prendra réellement effet qu’au milieu de l’année 2021 et en attendant les Etats pour boucher les trous et soutenir la croissance n’ont d’autres solutions que d’accroître leur endettement y compris en Allemagne. Le commissaire européen aux Affaires économiques Paolo Gentiloni a donc déclaré

“La clause dérogatoire générale restera active en 2021, car les politiques budgétaires devront continuer à soutenir la reprise l’an prochain, à la fois au niveau de la zone euro et au niveau des Etats membres”, a déclaré Paolo Gentiloni, à l’issue d’une réunion de l’Eurogroupe.

Les pays membres de la zone euro doivent remettre d’ici au 15 octobre à la Commission européenne leurs prévisions budgétaires pour 2021.

“Agilité et flexibilité seront les maîtres-mots pour concevoir et mettre en oeuvre les politiques budgétaires pour et pendant l’année 2021”, a encore assuré l’ancien président du Conseil italien.

 

Comment pouvait s’y attendre,  la commission européenne a décidé de mettre sous le coude les critères budgétaires des Etats au cours de l’année 2021. Et pour cause, le plan de soutien à l’économie décidé par l’Europe ne prendra réellement effet qu’au milieu de l’année 2021 et en attendant les Etats pour boucher les trous et soutenir la croissance n’ont d’autres solutions que d’accroître leur endettement y compris en Allemagne. Le commissaire européen aux Affaires économiques Paolo Gentiloni a donc déclaré

“La clause dérogatoire générale restera active en 2021, car les politiques budgétaires devront continuer à soutenir la reprise l’an prochain, à la fois au niveau de la zone euro et au niveau des Etats membres”, a déclaré Paolo Gentiloni, à l’issue d’une réunion de l’Eurogroupe.

Les pays membres de la zone euro doivent remettre d’ici au 15 octobre à la Commission européenne leurs prévisions budgétaires pour 2021.

“Agilité et flexibilité seront les maîtres-mots pour concevoir et mettre en oeuvre les politiques budgétaires pour et pendant l’année 2021”, a encore assuré l’ancien président du Conseil italien.

Pouvoir d’achat : rien en 2020 et sans doute en 2021

Pouvoir d’achat :  rien en 2020 et sans doute en 2021

 

Si l’on tient compte de l’inflation probable en 2020 envisagées à + 0,5 % , le pouvoir d’achat pourrait être à peu près nul encore s’agit-il d’un calcul sur des revenus théoriques car dans la pratique avec le chômage partiel il y aura  souvent une baisse plus importante d’au moins 5%. Pour l’année 2021, on attend une inflation de 0,7 % et on espère une augmentation du pouvoir d’achat de 1,5 %.  Rien n’est sûr dans ces deux domaines. Il y a d’abord la situation de l’emploi très dégradé qui va peser sur le pouvoir d’achat. Une conséquence d’une croissance qui devrait se redresser à plus 8 % mais encore inférieure au niveau de fin 2009.

 

Avec au moins 1 million de chômeurs en plus il ne faut guère espérer un environnement favorable à la hausse salariale. Au mieux en 2021, la création nette d’emplois atteindra 400 à 500 000 emplois à condition évidemment que la croissance enregistre une progression de 8 %. Reste à savoir aussi si l’inflation sera aussi sage que prévu. Pour l’instant ,rien n’indique une reprise de la hausse des prix, l’Europe  est plutôt sur une tendance déflationniste. On ne peut cependant écarter l’hypothèse d’une crise financière qui ferait flamber l’inflation car le décalage entre l’ampleur de la masse monétaire et la richesse réelle devra un jour se payer par une perte de valeur du pouvoir d’achat. Peut-être pas en 2021, peut-être en 2022 ou plus tard mais l’échéances est incontournable.

Emprunt France : 250 milliards en 2021 comme en 2020

Emprunt France : 250 milliards en 2021 comme en 2020

En gros la France empruntera à nouveau environ 300 milliards en 2021. Une somme qui correspond à peu près au 10 % de déficit du budget par rapport aux PIB.

Grâce à l’action de la banque centrale européenne, les taux sont à peu près nuls. La France emprunte donc sans frais supplémentaires. Reste qu’elle ne rembourse avec les nouveaux emprunts que les intérêts des dettes précédentes. L’Agence France Trésor envisage d’émettre 260 milliards d’euros d’obligations à moyen et long terme, un montant net des rachats et inchangé par rapport à 2020; il faudra cependant y ajouter des emprunts de court terme d’au moins une vingtaine de milliards.

La charge financière de la dette est prévue à 37,1 milliards d’euros l’an prochain, contre 36,2 milliards pour 2020. Une somme assez comparable mais qui évidemment est inquiétante puisqu’elle est en passe de devenir bientôt le premier budget de l’État alors qu’on ne rembourse que les intérêts financiers et que le capital n’est remboursé qu’avec d’autres emprunts.

Plan de relance : seulement 42 milliards d’ici fin 2021

Plan de relance : seulement 42 milliards d’ici fin 2021

 

 

Pour justifier sa politique économique et les moyens qui l’accompagnent, le gouvernement argue engager de environ  500 milliards notamment avec le dispositif de chômage partiel, les prêts garantis par l’État et les mesures de défiscalisation. Un chiffre qui paraît tout à fait excessif et d’ailleurs qui ne coïncide pas avec la loi rectificative du budget 2020 ni avec le projet de budget pour 2021. La crise du COVID-19 a provoqué un trou de plus de 100 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat, faisant grimper le déficit à 195 milliards cette année. On est loin des 500 milliards qui agglomèrent des choses très différentes.

Il est vrai que si on additionne les centaines de milliards affectés à tel ou tel secteur est promis pour les prochaines années on aboutit à des sommes considérables. Le problème c’est que les engagements ne seront pas réalisés en 2020 ni même en 2021 pour certains. Ainsi par exemple concernant le plan de relance de 100 milliards,10 % seulement seront engagés d’ici 2021.

Le ministre de l’économie indique que sur ce plan 42 milliards seront engagés d’ici 2021. Reste donc la plus grosse partie qui peut être d’ailleurs ne sera que partiellement utilisée. En effet il y a notamment des limites aux prêts consentis aux entreprises. Les premiers constituaient  un ballon d’oxygène sans doute indispensable mais renouveler ces  prêts constituent un danger car les entreprises ne peuvent se comporter comme l’État en remboursant des prêts avec d’autres prêts, bref en ne  remboursant pas le capital.

Le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) a jugé “prudente” la prévision d’activité pour 2020 et de “volontariste” l’ampleur du rebond anticipé pour l’année prochaine, en soulignant les incertitudes “exceptionnellement élevées” liées à la crise sanitaire. Il considère aussi que l’objectif de déficit public (6,7% du PIB l’an prochain après 10,2% cette année) est “atteignable”.

Le ministre de l’Economie a souligné l’importance du soutien apporté par la Banque centrale européenne (BCE) via sa politique monétaire de taux ultra-bas et d’achats de titres massifs sur les marchés, qui permettent de maintenir le coût de l’emprunt à un niveau très faible. Le problème c’est que cette politique monétaire commence à être très critiquée par les orthodoxes qui considèrent l’orientation de la banque centrale européenne trop accommodante. Notons que la banque centrale américaine n’a pas ses états d’âme et qu’elle soutiendra autant il sera nécessaire l’économie.

“Si nous pouvons engager ce plan de relance et si nous pouvons considérer la dette comme un investissement, c’est aussi parce que nous avons une politique monétaire de la BCE qui le permet et qui nous protège”, a dit le ministre de l’économie qui mélange un peu le fonctionnement et les investissements.

2022 : l’écolo bobo Éric Piolle , candidat déclaré début 2021

2022 : l’écolo bobo Éric Piolle , candidat déclaré début 2021

 

La bagarre pour l’investiture chez les verts est clairement engagée entre d’une part Yannick Jadot, écolo modéré et Éric Piolle , écolo bobo gauchisant. De toute façon , Yannick Jadot a déjà perdu la première manche puisque lors de leur dernière réunion nationale les verts ont refusé sa proposition de vote pour sa candidature aux présidentielles. Ils ont renvoyé l’échéance après les départementales et les régionales de mars.

Interrogé par BFMTV/RMC ce mardi matin, le maire EELV de Grenoble a donc indiqué qu’il décidera d’une éventuelle candidature à la présidentielle «au printemps prochain», soit «après les régionales». L’écologiste laisse donc un peu de suspense supplémentaire bien qu’il assure déjà que «sa détermination est totale pour construire un espace de victoire en 2022»«Je m’y engage», a-t-il insisté, annonçant qu’il travaillait actuellement pour monter «un collectif».

En attendant, Éric Piolle assure qu’il y aura «évidemment un candidat qui portera l’écologie politique» à la prochaine présidentielle. «L’arc humaniste d’aujourd’hui, l’écologie qui doit transformer la société, a besoin d’un candidat à la présidentielle», a-t-il martelé.

Il est évident que l’hypothèse d’une union de la gauche tombe à terre avec cette décision des verts de continuer en solo leur progression électorale. D’un autre côté, Mélenchon se présentera aussi. Autant dire que la gauche sera une nouvelle fois relativement éclatée.

Croissance : une chute 10% en 2020, puis un rebond de 8% en 2021

Croissance : une chute 10% en 2020, puis un rebond de 8% en 2021

Comme de nombreux instituts Bercy à son tour utilise la méthode Coué pour rassurer sur l’ampleur de la crise économique. On a vu récemment que nombre d’institutions comme l’INSEE ou la Banque de France afficher les gros titres de nouvelles prévisions qui en réalité n’évoluent que dans l’épaisseur du trait. Ce que vient de faire encore Bercy qui révise la chute du PIB  à 10 % au lieu de 11 %. Un écart de 1 % complètement imprévisible et qui ne repose sur aucun élément pertinent si l’on se fie notamment au carnet de commandes de l’industrie manufacturière et au grand attentisme de la consommation des ménages.

 

Le gouvernement, affiche un optimisme de façade sur l’ampleur de la crise, s’attend à une chute de 10% du PIB cette année, contre 11% auparavant, avant un rebond de 8% en 2021, tiré notamment par le plan de relance, a indiqué aujourd’hui le ministère de l’Economie.

Le déficit public devrait, lui, se creuser un peu moins que prévu à 10,2% du PIB cette année (contre 11,4% anticipé jusqu’ici), avant de se réduire à 6,7% l’an prochain sous l’effet du retour de la croissance, a précisé Bercy en amont de la présentation du projet de budget pour 2021.

 

 

Activité partielle : prolongée jusqu’en 2021

Activité partielle : prolongée jusqu’en 2021

C’est sans doute la mesure la plus efficace qui vient d’être annoncée pour faire face à la crise. Curieusement une annonce faite dans une certaine discrétion. La ministre du Travail Elisabeth Borne a en effet annoncé jeudi que le dispositif d’activité partielle longue durée était prolongé jusqu’à l’été 2021 avec une indemnisation maintenue à 84 % du salaire net pour les salariés empêchés de travailler à cause de la Covid-19.

 

Il est clair que l’arrêt brutal de cette disposition 2020 aurait provoqué son tsunami sur le plan des faillites et du chômage. À noter que le dispositif peut couvrir une période de six mois à deux ans, ce qui ira bien au-delà de 2021.  Certes on objectera que ce dispositif constitue une sorte d’aubaine pour des entreprises zombies mais globalement la mesure permet d’amortir le choc économique terrible de la baisse de 10 points du PIB en 2020. Une baisse évidemment moyenne avec énormément de dispersion autour. Certaines activités dans le tourisme ou l’événementiel , plus généralement dans les services pouvant elle diminuer de 90 à 100 %.

Notons cependant que le nombre de salariés qui bénéficient du chômage partiel a considérablement diminué depuis le pic de la crise de mars. Il y avait plus de 7 millions de chômeurs partiels en mars, leur nombre en juillet était de 2 ,4 millions.

Croissance Allemagne : révision en baisse en 2021

Croissance Allemagne : révision en baisse en 2021

 

 

L’Allemagne- comme d’autres pays- ne cesse de bricoler ses prévisions économiques pour l’année en cours et 2021. Des modifications souvent de l’épaisseur du trait pour justifier soit un certain optimisme soit au contraire des mesures d’austérité ( comme au Royaume-Uni).

Ces modifications paraissent globalement très fragiles car elles dépendent surtout de l’environnement international surtout pour l’Allemagne grand pays exportateur. Le gouvernement d’Angela Merkel s’attend donc à ce que les conséquences de la pandémie de coronavirus sur l’économie allemande soient un peu moins sévères que prévu cette année ( -6 % au lieu de -6,3 % en 2020 pour la croissance) mais s’apprête à revoir à la baisse sa prévision de reprise pour 2021, a-t-on appris lundi auprès de deux sources.

Le ministre de l’Economie, Peter Altmaier, présentera mardi les prévisions de croissance révisées du produit intérieur brut (PIB) allemand, qui a subi au premier semestre sa plus forte contraction en temps de paix.

En avril dernier, au plus fort de l’épidémie de Covid-19, Berlin a dit s’attendre à un rebond de 5,2% du PIB en 2021 après un plongeon de 6,3% en 2020.

“La reprise l’an prochain sera quelque peu moins forte que prévu initialement”, a déclaré un responsable informé de cette nouvelle évaluation.

Aucun commentaire n’a pu être obtenu auprès du ministère de l’Economie.

Une source proche de la coalition au pouvoir a déclaré vendredi à Reuters que le gouvernement devrait ramener sa prévision de contraction du PIB pour 2020 à moins de 6%. La France de son  côté par exemple s’est félicitée d’une baisse de l’activité réduite à 10 % au lieu de 11 % pour 2020  , un recours à la méthode Coué pour encourager le redressement !

600 000 emplois supprimés au premier semestre et autant à attendre début 2021

600 000 emplois supprimés au premier semestre et autant à attendre début 2021

 

 

Alors que le système de chômage partiel agit comme une sorte de bouclier contre les licenciements, malgré tout, nombre d’entreprises ajuste leurs effectifs. Ainsi depuis le début de l’année 600 000 emplois ont été supprimés. On sait que le système de chômage partiel doit prendre fin presque partout à la fin de l’année. Conclusion, le processus d’allègement des effectifs va s’amplifier début 2021.

Un phénomène incontournable quand on sait qu’il va manquer en 2021 5 % de croissance par rapport à 2019. Cette baisse de 5 % du PIB se traduit mécaniquement par une hausse supplémentaire du chômage de l’ordre d’un million . D’où évidemment l’inquiétude particulière des ménages qui sont essentiellement sensibles à cet indicateur qui va peser sur le pouvoir d’achat et qui amène ceux qui le peuvent à privilégier l’épargne plutôt que la consommation.

 La seule question qui se pose est de savoir si le pouvoir actuel est en capacité de réinstaller la confiance pour faciliter la consommation premier soutien de la croissance puisque les investissements et les exportations sont eux nettement à la traîne.

Chauffage en terrasse: report à 2021

Chauffage en terrasse: report à 2021

 

Le mécontentement est nettement monté dans les cafés et restaurants après la décision du gouvernement de supprimer le chauffage en terrasse. Du coup,  la ministre de l’écologie, Barbara Pompili a décidé de retarder d’un an cette mesure. Une mesure au demeurant très anecdotique par rapport à l’enjeu du climat et plus généralement de l’environnement. Une mesure anecdotique car elle concerne essentiellement des certains établissements des grandes villes très denses et n’a qu’un impact très marginal sur la consommation d’énergie. Il est vrai cependant que le chauffage de terrasse n’est pas très cohérent sur le plan énergétique.

Il est probable d’ailleurs qu’on va substituer à ces terrasses souples des terrasses en plastique dur démontable mais isolé. Comme première mesure de la fameuse convention nationale, la décision du gouvernement paraît assez désuète au regard des enjeux.

Il en est de même pour l’hypothèse d’un référendum visant à l’inscription de l’objectif environnemental dans la constitution. En effet cet objectif est déjà contenu dans la constitution sous forme de charte. Solliciter les Français pour savoir s’ils sont favorable à l’amélioration de l’environnement relève d’une manœuvre particulièrement politicienne. Là aussi le pouvoir pourrait bien reculer car le maniement d’un référendum est toujours un exercice politique très dangereux.

Pour les terrasses, on va décaler la mesure gadget d’un an . Pas forcément pour refroidir des terrasses mais le climat de mécontentement des établissements concernés déjà durement touchés par une très longue période de fermeture. “J’entends évidemment les difficultés des cafetiers et restaurateurs et c’est pourquoi cette mesure ne s’appliquera pas cet hiver mais l’année prochaine”, déclare-t-elle dans une interview publiée ce week-end dans le quotidien régional le Courrier Picard.

“Nous allons mener des concertations et les accompagner dans cette transition”, a-t-elle ajouté sans plus de précisions.

Cette mesure figurait parmi les premières décisions prises par le gouvernement à la suite de la Convention citoyenne sur le Climat, en raison de ses effets négatifs sur la consommation d’énergie.

PrimeRénov accessible à tous en 2021.

PrimeRénov accessible à tous en 2021.

 

 

Aujourd’hui, Ma PrimeRénov, dispositif d’aide aux travaux et à l’achat d’équipements performants, ne s’adresse qu’aux ménages modestes. Le CITE, en passe de disparaître, est, lui, accessible aux foyers gagnant davantage mais, pour les ménages les plus aisés (9e et 10e déciles), limite les aides à la seule isolation des murs.

Différences majeures de MaPrimeRénov’ avec le Cite : l’aide prend la forme d’une prime et non d’un crédit d’impôts de 30% ; elle est versée sitôt le chantier achevé (et non au cours de l’année suivante, comme auparavant) ; et elle s’adapte aux revenus des bénéficiaires et aux équipements ­installés. Notez que si MaPrimeRénov’ concerne déjà les ménages aux revenus modestes et très modestes, c’est le Cite qui continue de s’appliquer en 2020 pour les autres, avec un crédit d’impôts non plus de 30% du coût des travaux, mais forfaitaire et propre à chaque équipement. De plus, son accès est limité au strict minimum pour les contribuables les plus aisés. A partir de 2021, MaPrimeRénov’ sera généralisée, sauf pour les hauts revenus, qui n’auront donc plus droit à rien. A noter  : la prime est versée par l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et c’est le site Maprimerenov.gouv.fr qui délivre toutes les informations utiles à son obtention.

Renouvelables électriques : 5,7 milliards d’euros en 2021

Renouvelables électriques :  5,7 milliards d’euros en 2021

D’après la commission de régulation, le saupoudrage public destiné aux renouvelables sera un peu plus important en 2021 , il  devrait s’établir à 5,7 milliards d’euros au titre de 2021 contre 4,7 milliards attendus en 2020, selon des prévisions du régulateur publiées vendredi.( à comparer aux 9 milliards-sur plusieurs années- que met l’Allemagne sur l’hydrogène).

Le montant prévisionnel des charges de service public de l’énergie – qui financent également le biogaz et les installations des zones non interconnectées au réseau métropolitain notamment – est estimé au total à 9,1 milliards d’euros au titre de l’année prochaine, a précisé la Commission de régulation de l’énergie dans une délibération.

Cette hausse de 12% par rapport au montant constaté au titre de 2019 s’explique en particulier par le développement continu du parc de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables en métropole (+17% attendus), principalement solaires et éoliennes, et par celui des installations d’injection de biométhane.

Le financement du soutien aux énergies renouvelables en France est intégré au budget de l’État par l’intermédiaire d’un compte d’affectation spéciale “transition énergétique”, principalement financé depuis début 2017 par une partie des recettes des taxes intérieures de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et le charbon (TICC).

Castex : réformes retraite et chômage… renvoyées en 2021… ou plus tard !

Castex : réformes retraite et chômage… renvoyées en 2021… ou  plus tard !

 

 

Il est clair que le programme gouvernemental annoncé par Jean Castex est complètement démentiel. Pour résumer il faudrait qu’il fasse en moins de deux ans, un an et demi (au plus avec la campagne électorale), ce qui exigerait 5 ou 10 ans. L’inventaire à la Prévert du  programme annoncé par le Premier ministre comprend notamment:

 le séparatisme, la relance, l’ industrialisation, les territoires, la retraite , le chômage. Sans parler évidemment d’autres sujets comme la formation, les technologies et la recherche ou encore la réforme du système sanitaire.

Il est vraisemblable que ce gouvernement ne traitera pas convenablement même le 10e de ce programme est contentera sur nombre de sujets de saupoudrage avec des mesurettes .

Sans doute déjà un peu conscient du caractère gargantuesque du menu, le Premier ministre vient en tout cas de repousser à 2021 la réforme des retraites et les mesures d’application de l’assurance chômage. Comme c’est plus raisonnable, la priorité sera donc donnée à la relance. De quoi donner déjà du travail un honnête homme pour plusieurs années. En effet il y a bien sûr à traiter le cataclysme du Coronavirus sur l’activité économique et l’amortissement de cette crise exigera plusieurs années.

Mais on ne saurait oublier que la fin 2019 s’inscrivait déjà dans une tendance baissière et que i surtout d’énormes problèmes structurels concernant la France avec par exemple la dérive de certains indicateurs rendant compte des grands équilibres. Un seul exemple le déficit récurrent de la balance commerciale qui traduit en fait le différentiel de compétitivité par rapport aux autres pays.

La prise en compte du thème de la relance intègre évidemment aussi la gestion de l’envolée du chômage qui va concerner entre 1 million et 1 million et demi de personnes en plus. De ce point de vue, les réformes reportées 1er janvier l’ASSEDIC ne changeront pas la donne même si elle permet de protéger pour l’instant l’indemnisation des chômeurs.

La relance économique aura des incidences donc sur deux nombreux autres champs. Un dossier particulièrement compliqué et qui ne pourra être traité en quelques semaines ou même quelques mois. D’où l’interrogation concernant le report notamment de la réforme des retraites. Le climat économique et social sera-t-il plus favorable début 2021 pour traiter cette question ? Et ne risque-t-on pas de substituer à cette grande réforme une réformette juste pour faire plaisir à Macron dans le cadre de la prochaine campagne électorale.

 

En tout cas . Jean Castex a annoncé vendredi qu’il reporterait les négociations sur la réforme des retraites et l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance chômage à janvier 2021 pour donner la priorité à la relance et à l’emploi, répondant ainsi aux demandes des syndicats et du patronat.

Le Premier ministre, qui veut faire du dialogue social un marqueur de son passage à Matignon, recevait l’ensemble des partenaires sociaux afin d’élaborer une méthode et un calendrier de discussions sur les prochains chantiers sociaux du quinquennat.

“Il était important dans les circonstances tout à fait exceptionnelles que traverse notre pays (…) de montrer au peuple français que le dialogue existe”, a-t-il dit. “La priorité des priorités, désormais, c’est la lutte contre la crise.”

Il a proposé de décaler les discussions sur la réforme des retraites au début de l’année prochaine, en distinguant bien la question de la mise en place du régime universel des sujets de financement, alors que le déficit des régimes devrait atteindre 29,4 milliards d’euros à la fin 2020.

 

Force est de constater que les partenaires sociaux satisfaits de ce report de calendrier pour des questions de réalisme mais sans doute aussi pour ne pas avoir dans la période à afficher leurs divergences sur ces sujets.

 

 

 

 

 

Vaccin Coronavirus : peu probable en 2021

Vaccin Coronavirus : peu probable en 2021

La plupart des experts médicaux et des praticiens sont persuadés qu’on ne trouvera pas un vaccin aussi vite que promis. Il y a d’un côté les annonces retentissantes des responsable marketing des industries pharmaceutiques à la recherche préalable de milliards de dollars, de l’autre des chercheurs qui tâtonnent sérieusement compte tenu de la complexité de ce Coronavirus. Certes la connaissance a un peu avancé mais il y a encore de nombreux trous dans la raquette concernant par exemple sa nature, son mode de propagation ( par exemple jusqu’à une dizaine de mètres via des micros gouttelettes, les conditions et l’ampleur des anticorps chez les asymptomatiques). Bref encore un énorme travail d’identification à faire avant d’envisager un traitement et a fortiori un vaccin. Un vaccin ne peut en effet être mis en service qu’après une très longue étude épidémiologique pour s’assurer de l’efficacité et identifier les dangers et les contre-indications. La probabilité d’avoir en 2021 un vaccin «efficace» à 100% contre le coronavirus est peu élevée, a donc estimé dimanche l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, invitant les Français à «revenir à des habitudes plus sérieuses» face au risque épidémique. «Un vaccin, c’est plusieurs années de développement, il y a bien sûr un effort sans précédent pour développer ce vaccin mais je serais très surpris si on avait en 2021 un vaccin qui soit efficace», a affirmé sur BFMTV ce membre du Conseil scientifique chargé d’éclairer le gouvernement français face à la crise sanitaire.

«On aura probablement un vaccin qui marchera de manière partielle», a-t-il ajouté, martelant que «la fin de l’épidémie» est encore «très loin». En conséquence, «il faut qu’on apprenne à vivre avec ce virus, on ne peut pas se permettre un reconfinement … donc prenons les choses au sérieux», a-t-il souligné. «Cet été, respectons déjà la distance physique ! Le rassemblement de population, c’est l’ennemi numéro 1»,

 

Croissance: le gouvernement gonfle sa croissance pour 2021

Croissance: le gouvernement gonfle sa croissance pour 2021

 

La manœuvre est classique comme il est vraisemblable que la dépression sera encore plus forte que prévue (entre 8 et 10 % selon les instituts pour la France) Bercy gonfle ses prévisions pour l’année suivante. En gros, elle veut persuader que la croissance de 2021 viendra compenser la baisse de 2020. Ce que pour l’instant contredisent  peu près tous les instituts internationaux. De quoi justifier les très forts déséquilibres financiers pour l’année 2020 et malheureusement à suivre.

 

Bercy précise  que « le PIB en 2021 demeurerait inférieur d’environ 4% à son niveau de 2019 ». Le déficit, qui devrait s’effondrer de -3% en 2019 à -11,4% fin 2020, devrait, lui, connaître un reflux de -5,5% estimé pour fin 2021. La dette, enfin, devrait atteindre les 117,5% du PIB, contre 121% cette année. Cependant, Bercy n’a pas pris en compte dans ses projections les effets du plan de relance à venir. Les mesures en faveur de l’emploi des jeunes, ainsi que les éventuelles aides fiscales pour les entreprises pourraient ainsi faire évoluer.

Sanofi : un vaccin au premier semestre 2021 ?

  Sanofi : un vaccin au premier semestre 2021 ?

Tandis que certains  industriels américains, britanniques mais aussi chinois annoncent chaque semaine la sortie imminente d’un vaccin chez Sanofi il semble qu’on soit beaucoup plus prudent sur les perspectives d’un calendrier réaliste. L’objectif est en effet de parvenir à la sortie d’un vaccin pour le premier semestre 2021. En soi déjà une performance en regard des méthodologies habituelles. « Nous sommes un peu plus lents mais nous sommes plus susceptibles de réussir », a confirmé Paul Hudson, le directeur général de Sanofi.

« Notre probabilité d’obtenir une efficacité du vaccin de plus de 70% est probablement supérieure à celle de qui que ce soit d’autre » a assuré Paul Hudson lors d’un point presse en amont d’une journée pour les investisseurs du groupe ce mardi 23 juin.

Sanofi n’est pas le seul à prétendre à trouver rapidement un vaccin. D’autres laboratoires ont déjà débuté les essais cliniques, dont la biotech américaine Moderna, qui compte entrer dans la phase III en juillet. De même, le géant britannique AstraZeneca et l’université d’Oxford ont indiqué de leur côté attendre des résultats cet automne sur l’efficacité du vaccin qu’ils développent conjointement.

Face à cela, Sanofi reste tout de même confiant puisque le laboratoire considère être « le seul vaccin dans la course qui offre une plateforme prouvée, qui fonctionne à grande échelle ».

Plus précisément, Sanofi travaille au développement de deux vaccins contre le Covid-19. Le premier est développé avec GSK, le géant britannique de l’industrie pharmaceutique. Il utilise la technologie dite de l’ADN recombinant, utilisée pour un vaccin antigrippal. C’est ce vaccin, dont la capacité de production pourrait atteindre un milliard de doses par an, qui devrait être disponible au premier semestre de 2021.

Le second vaccin est élaboré avec l’Américain Translate Bio, une biotech cotée au Nasdaq qui développe des médicaments à base d’ARN messager. Sanofi a d’ailleurs annoncé ce mardi renforcer sa collaboration avec Translate Bio pour la prévention des maladies infectieuses. L’essai clinique doit débuter d’ici la fin de l’année pour une potentielle approbation au second semestre 2021. Le laboratoire français affirme pouvoir produire entre 90 et 360 millions de doses de ce vaccin chaque année.

Au total, l’OMS comptabilisait en mai plus de 100 projets de vaccins contre le Covid-19 en lice dans le monde. L’OMS classe la centaine de projets en cours dans huit catégories différentes, qui correspondent à des types de vaccins éprouvés ou au contraire expérimentaux.

 

Hausse des impôts locaux en 2021

Hausse des impôts locaux en 2021

 

 

D’une certaine manière,  c’est incontournable et cela se produira de manière mécanique . en effet, on sait bien que la suppression de la taxe d’habitation n’a pas été totalement compensée et loin s’en faut par le gouvernement. Par ailleurs les collectivités locales ont eu à faire face à des responsabilités nouvelles. Pour l’année fiscale à venir en 2021, il n’y a donc pas de secret à taux de dépenses égal il faudra augmenter les ressources locales.

Les taux qui seront décidés pour l’année fiscale 2021 devront être définis avant le 3 juillet d’après Bercy. Un délai finalement très court qu’on impute au Corona virus mais qui mettra dans l’obligation nombre de collectivités locales de réaliser l’ajustement en cause par la rose de la fiscalité locale. Le moyen février 2017 employés sera évidemment la hausse de la taxe haussière progressivement en raison de pseudos progrès liés à la modernisation de l’habitat va absorber progressivement mais discrètement l’ancienne d’habitation. On va prétexter que les logements disposent de l’eau, de l’électricité, de WC intérieurs, de douches etc. Reste que ce report des votes intervient alors que la crise a déjà lourdement affecté les finances des collectivités locales. Et s’il ne constitue pas un réel handicap pour le fonctionnement des communes, il peut toutefois affecter leurs investissements.

La France demande aussi la suspension du Pacte de stabilité en 2021

La France demande aussi la suspension du Pacte de stabilité en 2021

 

Il est clair que le pacte de stabilité remise en cause en 2020 en raison de la crise sanitaire ne sera pas davantage respecté en 2021. En cause le fait que la croissance perdue en 2020 sera loin d’être rattrapée en 2021. Du coup une situation qui va entraîner une perte significative de rentrées fiscales alors que dans le même temps il faudra financer de manière massive le coup de la situation sanitaire, le soutien aux entreprises en grande difficulté et le pouvoir d’achat de certains ménages.

Dans le meilleur des cas la vraie reprise n’interviendra pas avant 2022 d’après les autorités américaines pourtant d’habitude optimistes. Dans le pire des cas, il faudra plusieurs années pour retrouver le niveau de développement économique de 2019. “Nous souhaitons que les règles du pacte de stabilité, suspendues pour 2020, le soient également pour 2021”, déclare le maire le ministre de l’économie dans cette interview mise en ligne jeudi soir sur le site internet du journal le

“La gestion du calendrier est vitale”, ajoute-t-il. “Rien ne serait pire que de relancer la machine économique tout en appuyant sur le frein des dépenses publiques. C’est une erreur qui a été commise en 2009 et que nous ne commettrons pas à nouveau.”Le pacte de croissance vise à coordonner les politiques budgétaires des Etats membres de la zone euro et d’éviter l’apparition de déficits budgétaires excessifs.

Les ministres européens des Finances l’ont suspendu sur proposition de la Commission européenne le 23 mars dernier afin de faire face aux conséquences économiques de la pandémie et de prendre “toutes les mesures nécessaires afin de soutenir nos systèmes de santé et de protection civile et de protéger nos économies”.

Croissance : Pas de reprise globale en 2021, ( FMI)

Croissance : Pas de reprise globale en 2021, ( FMI)

 

 

Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international, vient de refroidir sérieusement l’enthousiasme des partisans d’une reprise économique rapide. En effet nombre d’experts et de responsables politiques ont annoncé qu’après la dépression de 2020 suivrait une reprise qui compenserait en 2021. La directrice du fonds monétaire international est beaucoup plus prudente et réaliste. Certes il y aura  sans doute reprise mais elle ne pourra être que progressive. Cela d’autant plus qu’on ne pourra éviter une vague de défaillances suivie d’une autre vague  de licenciement qui vont lourdement peser sur la demande globale dont celle des ménages. Au-delà des aspects quantitatifs, il y a aussi des dimensions qualitatives relatives par exemple à l’évolution de la nature et de la structure de la demande qui pourrait prendre en compte de nouveaux paramètres notamment environnementaux. Ajoutons à cela les perturbations liées aux conflits relatifs au commerce international.

 

La reprise de l’économie mondiale après le choc causé par l’épidémie de Covid-19 sera beaucoup plus longue que prévu, s’inquiète Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Le Fonds s’apprête à revoir à la baisse pour 2020 sa prévision d’une contraction de 3% du PIB mondial. Pour 2021, il est également pessimiste: la reprise sera partielle, elle ne devrait pas atteindre les +5,8% prévus jusqu’ici, a expliqué la patronne du Fonds, qui publiera ses nouvelles prévisions en juin.

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