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Dette de pays pauvres : moratoire jusqu’à fin 2020 (G20)

Dette de pays pauvres  : moratoire jusqu’à fin 2020 (G20)

 

Environ 80 pays pourraient profiter d’une suspension du remboursement des dettes jusqu’à la fin de l’année. Les ministres des Finances et les banquiers centraux des pays du G20 se sont en effet accordés mercredi sur un moratoire sur le service de la dette des pays les plus pauvres à compter du 1er mai et jusqu’à la fin de l’année afin de les aider à faire face aux conséquences de l’épidémie de coronavirus en cours.

« Nous nous sommes mis d’accord sur une approche coordonnée avec un échéancier commun fournissant les principales caractéristiques de cette initiative de suspension du service de la dette », écrivent-ils dans un communiqué here.pdf publié à l’issue de leur échange en visioconférence consacré à la pandémie qui a contaminé à ce jour plus de deux millions de personnes dans le monde.

Tous les créanciers publics bilatéraux participeront à cette initiative de suspension de la dette, précisent les ministres et banquiers centraux du G20, dont font partie entre autres la France, les Etats-Unis, la Chine et la Russie.

Ils appellent dans le même temps les créanciers privés à s’accorder sur une initiative sur des termes comparables, et demandent aux banques multilatérales de développement d’étudier les moyens de suspendre le service de la dette.

Ce moratoire durera jusqu’à fin 2020 mais la question d’une éventuelle prolongation sera examinée d’ici la fin de l’année, ajoutent les signataires du communiqué, aussitôt salué par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).

L’idée d’un moratoire sur la dette des pays les plus pauvres avait déjà reçu le soutien des pays du G7 mardi mais ces derniers avaient prévenu qu’ils attendaient l’aval de d’autres pays du G20, dont la Chine, principal pays créancier de l’Afrique, en accord avec le groupe de créanciers du Club de Paris.

Selon la France, quelque 76 pays – dont une quarantaine situés en Afrique subsaharienne – sont éligibles à ce moratoire qui pourrait concerner un total de 20 milliards de dollars en 2020.

Le gouvernement prévoit un déficit de 7,6% du PIB en 2020 mais qui sera plus proche de 15 à 20 %

Le gouvernement prévoit un déficit de 7,6% du PIB en 2020 mais qui sera plus proche de 15 à 20 %

 

Le gouvernement veut évidemment rassurer et montrer aux Français sans doute surtout à l’UE  qu’il maîtrise les grands équilibres….ou  presque. Ainsi sa prévision de baisse du PIB de seulement 6 % en 2020 apparaît complètement fantaisiste. On sait en effet que chaque mois de confinement génère une baisse de 3% du PIB annuel-. La baisse de l’activité ne sera donc pas de 7.6 % mais plutôt autour de 15 %.

Face à ce défi, le gouvernement va examiner mercredi en conseil des ministres un projet de loi de finances rectificative, qui comportera une prévision de déficit de 7,6% du PIB (contre 3,9% prévu en mars dernier), précise dans la même interview le ministre du Budget, Gérald Darmanin.

“Pour le seul périmètre de l’Etat, nous serons à plus de 170 milliards d’euros de déficit budgétaire alors que nous avions prévu 93 milliards en loi de finances initiale”, dit-il, ajoutant que Bercy table désormais sur une baisse de 37 milliards d’euros des recettes fiscales. On se demande bien comment le ministre du budget parvient à cette somme alors que chaque mois de confinement dans les conditions actuelles entraîne une baisse de fiscalité de près de 40 % soit déjà près de 80 milliards par mois !

Bac et brevet cadeau en 2020

Bac et brevet cadeau en 2020  

 

Il est clair maintenant que l’école ne reprendra pas au moins avant la rentrée. Cela y compris pour   les classes  du bac ou du brevet. C’est un peu la situation de 1968 qui se reproduit. À la suite des événements,  des dispositions particulières avec été prises pour tenir compte de la suspension des cours. Du coup, les résultats du bac qui en moyenne à l’époque se situaient autour de 67 % sont passés miraculeusement à 80 % en 68 pour retomber l’année suivante à des chiffres plus habituels. Un phénomène semblable pourrait se produire en 2020 en raison du Coronavirus mais pas seulement.

 

On connaît l’attachement des Français au diplôme et notamment au bac et le pouvoir est en grande difficulté politique. Englué dans ses réformes, il a profité de la pandémie pour les  suspendre et sans doute les annuler. Il se concentre uniquement sur le Coronavirus sujet plus consensuel en espérant que l’unité nationale sauvera du désastre électoral le part en marche en pleine décomposition. Un parti  complètement incapable d’exister lors des élections municipales  qui anticipent  sans doute les futures élections législatives. Même la candidature de Macron est en cause puisque Coronavirus ou pas sa politique économique et sociale est toujours condamnée par environ 70 % de la population.

 

Il n’y a que les sondages plus ou moins bidon des journaux propriétés des financiers qui parviennent à lui accorder autour de 40 % de confiance. Un petit cadeau aux familles à travers le bac sera le bienvenu pour aider à la remontée de Macron dans l’opinion. De toute façon cela n’aura pas une grande incidence sur le niveau puisque déjà le bac est accordé 90 % environ des candidats.

 

Tout sera donc validé par le contrôle continu, à 100 %. Pour cause de Covid-19 et surtout de confinement, il n’y aura pas d’écrits pour les épreuves du bac, ni pour le brevet. Tel est le schéma annoncé vendredi matin par le ministre de l’Education. « J’ai proposé ces aménagements au président de la République et au Premier ministre qui ont accepté cette formule », a déclaré Jean-Michel Blanquer. Une solution mixte (qui aurait associé contrôle continu et une ou deux épreuves écrites) est donc écartée.

Pour le bac en terminale (séries générales et technologiques), c’est la moyenne des notes obtenues pendant les trois trimestres de l’année qui sera prise en compte. Avec un bémol de taille : les notes obtenues pendant la période de confinement ne seront pas intégrées à cette moyenne, afin de ne pas léser les élèves qui subissent ce confinement dans des conditions différentes.

Les notes des épreuves anticipées, obtenues en classe de première, sont conservées. Un jury d’examen sera réuni par académie pour examiner individuellement la situation et le dossier de chaque élève. Ce jury s’assurera de « l’équité et de l’harmonisation des différentes notations entre les établissements », a précisé le ministre. « L’assiduité » des candidats sera également vérifiée.

Les oraux de rattrapage (moyenne comprise entre 8 et 10 sur 20) se dérouleront « dans les conditions habituelles ». Pour les candidats n’ayant pas été reçus à la session de juin-juillet, ils pourront, sous réserve de l’accord du jury d’examen, participer à la session de septembre.

Pour les candidats des lycées professionnels (BEP, CAP, Bac pro), les mêmes modalités de contrôle continu sont prévues.

En classe de 1ère, pour les épreuves anticipées du bac, la même logique prévaut. Pour le français, la moyenne des notes obtenues pendant l’année comptera (sans prendre en compte celles obtenues pendant le confinement). En revanche, l’épreuve orale est maintenue. Elle se déroulera « fin juin-début juillet », a dit le ministre, qui n’en a pas précisé les modalités (très dépendantes évidemment de la date de fin du confinement).

Le nombre de textes de français qu’un candidat doit présenter est réduit : 15 pour la voie générale, 12 pour la voie technologique.

La deuxième série des épreuves communes de contrôle continu (E3C, en vigueur depuis la réforme du bac), qui devait se dérouler après les vacances de printemps, n’aura pas lieu. Pour ce contrôle continu, ce sont les résultats obtenus à la première série (déjà passée au deuxième trimestre 2020) et ceux de la troisième série (à venir en terminale) qui compteront à terme.

Les autres épreuves anticipées en première – enseignement de spécialité non poursuivi en terminale et enseignement scientifique du tronc commun – seront évaluées par le contrôle continu.

Pour la 3e, le brevet est également obtenu via le contrôle continu. La moyenne des notes des trois trimestres compte (sauf les notes obtenues pendant le confinement).

Des élections municipales en octobre 2020 ou en mars 2021 ?

Des élections municipales en octobre 2020 ou en mars 2021 ?

La possibilité d’élections organisées au mois de juin, comme l’avait évoqué Edouard Philippe à la mi-mars, semble maintenant  écartée. « Il n’y a rien d’acté sur les municipales. L’évidence, c’est qu’elles n’auront pas lieu en juin », a déclaré à France Télévisions Olivier Faure, premier secrétaire du PS, à l’issue de la réunion. « On ne sait pas ce que sera l’évolution de la crise sanitaire et il faut accepter que toutes nos décisions puissent être remises en cause. Donc, pour les municipales, [ce ne sera] pas juin, ce n’est pas jouable », a abondé Patrick Mignola, président du groupe MoDem à l’Assemblée.

Les dates d’octobre 2020 et de mars 2021 ont toutefois été avancées, sans convaincre tous les participants. « J’ai le sentiment que l’exécutif table sur octobre, avec toutes les réserves d’usage dans la période », a précisé Patrick Mignola. « En octobre, personne n’aura la tête aux municipales. On sera en train de redémarrer le pays et on aura besoin de municipalités stables, a toutefois estimé Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, après la réunion. Autant adosser ces élections aux départementales et aux régionales de 2021. Ce ne sera pas la première fois que des maires exercent 7 ans. »

«Municipales 2020: un scrutin infecté qu’il faut annuler

«Municipales 2020: un scrutin infecté  qu’il faut annuler

Il faut annuler le premier tour des élections municipales selon un collectif de juristes et d’avocats qui s’expriment dans une tribune de l’OPINION.

 

 

« L’annulation totale du premier tour des élections municipales serait, au nom de la démocratie représentative, la plus belle des réponses de notre société et la plus responsable face aux crises à venir. La démocratie ne peut réellement exister que si l’élection est entourée de toutes les garanties nécessaires. Reporter le second tour est une bonne chose. Mais ne nous satisfaisons pas d’une demi-mesure !

La raison du maintien du vote est politique

Une semaine avant le premier tour, la droite appelait le Président à prendre la mesure de l’enjeu du scrutin. « Emmanuel Macron ne pourra pas enjamber le résultat des municipales », tonnait Gérard Larcher dans les colonnes du Figaro. Le président du Sénat croyait alors rappeler l’évidence : les élections rythment la vie démocratique, impossible d’y échapper.

La semaine suivante, la totalité des Italiens sont renvoyés chez eux jusqu’à nouvel ordre. La France ferme tous les lieux publics non-indispensables à la vie du pays. Le coronavirus désintègre les certitudes. La veille du scrutin, six présidentes et présidents de région appellent au report des élections. Ce qui semblait immuable commence à s’effriter. Et pour achever le tout, quatre jours après l’élection, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, affirmait « n’avoir jamais été consulté pour le maintien du premier tour ».

Il n’y avait pas plus de consensus que dans un dîner de famille à Noël. Les propos de l’ancienne ministre des Solidarités et de la santé Agnès Buzyn renforcent cette métaphore : « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu. » Au-delà de la zizanie, le constitutionnaliste Dominique Rousseau nous éclaire. Selon lui, « la raison du maintien du premier tour des municipales est purement politique ».

« Le coronavirus supprime le principe d’égalité des conditions de vote, inscrit dans le code électoral »

S’asseoir sur la sincérité du vote, c’est s’asseoir sur la démocratie

Outre ce contexte de fléchettes politiques, devons-nous rappeler qu’il en va de sauver des vies, de protéger les plus fragiles ? Alors que l’heure était au confinement, comment avons-nous pu, dans notre démocratie, laisser se tenir ce scrutin qui doit rassembler le plus de citoyennes et de citoyens ? Comment pouvions-nous penser que ce scrutin se déroulerait dans les meilleures conditions, alors que nous « sommes en guerre » ?

L’abstention record en a été le juge. Nice : 71,4 %, Marseille : 67,45 %, Montpellier : 66,6 %. Et cela pose de nombreux problèmes pour la suite. Les notions d’égalité et de liberté forment avec le secret du vote, ce qu’on appelle en droit la sincérité du scrutin. Pour le Conseil Constitutionnel, ces principes sont « si importants qu’ils font l’objet, dans la plupart des démocraties respectueuses de l’Etat de droit d’une consécration constitutionnelle ».

Autrement dit, s’asseoir sur la sincérité du vote, c’est s’asseoir sur la constitution et donc avec elle, la démocratie. Premièrement, le coronavirus supprime le principe d’égalité des conditions de vote, inscrit dans le code électoral. En se rendant dans leurs bureaux de votes, les plus fragiles et vulnérables s’exposaient à un risque sanitaire accru comparé aux autres.

Deuxièmement, le principe de liberté du vote, fondé sur la libre expression éclairée de l’opinion du peuple, semble également fortement détérioré par la pandémie. C’est en tout cas qu’a révélé un sondage Ifop pour Charles.co du 6 mars dernier. A la question : « Est-ce que les risques de transmission du coronavirus peuvent vous inciter à ne pas vous rendre dans un bureau de vote pour voter aux prochaines élections municipales ? », 16 % des sondés ont répondu « oui, certainement », et 12 % « oui, probablement ». Dès lors, 28 % « des électeurs sont susceptibles de ne pas se rendre à leur bureau de vote par crainte des risques de contamination ».

Enfin, le principe de sincérité du scrutin impose également que les deux tours soient connectés. Emmanuel Macron a annoncé lundi 16 mars le report du second tour des élections municipales. Or, dissocier les deux tours est contraire à l’esprit de ce scrutin de proximité. Didier Maus, spécialiste des questions de droit constitutionnel, nous l’expliquait simplement : « L’élection municipale est indissociable, elle forme un tout. »

Mieux vaut prévenir que guérir

Ce que cette mascarade révèle, c’est l’impréparation de notre société à garantir les moyens de notre démocratie en cas de crise. L’adage commun n’aurait-il pas été plus précieux que des jeux politiciens : mieux vaut prévenir que guérir. Maintenir la sincérité du scrutin est essentiel pour ne pas nourrir la défiance démocratique et l’atmosphère d’illégitimité de nos représentants et représentantes. Cette sincérité se mesure de manière collective à travers le corps électoral. En effet, plus le corps de suffrages exprimés diminue, plus la représentativité des élus se réduit. Ainsi, la forte abstention affaiblit les fondements mêmes de notre démocratie représentative. Une crise qui se retrouve dans la profondeur du corps républicain, dans les abîmes de son fonctionnement.

Par Joakim Le Menestrel, étudiant à Paris Dauphine et Sciences Po Grenoble, Mourad Zouine, avocate au barreau de Lyon, Edouard Raffin, avocat au barreau de Lyon et enseignant à l’Université Lyon 3, Sarah Just, avocate au barreau de Lyon, Sofia Soula Michal, avocate au barreau de Lyon et Damien Brahimi, avocat au barreau de Grenoble. »

Municipales 2020 : un fiasco démocratique et sanitaire

Municipales 2020 : un fiasco démocratique et sanitaire

 

Avec un taux d’abstention de près de 56 %, le scrutin municipal se révèle comme un véritable fiasco démocratique. La plupart des maires élus n’auront donc pas la légitimité démocratique indiscutable. Le bilan politique pour le gouvernement est  assez catastrophique. Le parti du pouvoir la république en marche reçoit une claque retentissante et ne recueille souvent que quelques pour cent des voix dans la plupart des villes. Même le premier ministre est contraint au deuxième tour , il n’est pas même sûr qu’il sera réélu. D’une façon générale , on constate une poussée des écolos qui  pourraient t même emporter quelques villes importantes. Le rassemblement national de son côté maintient ses positions et même la renforce sa représentation en particulier avec la perspective de gagner à Perpignan. Globalement ,il s’agit d’un véritable fiasco démocratique d’autant que nombre de personnes des maisons de retraite m’ont été interdites de vote. La légitimité de ce vote pourrait être contestée au  Conseil constitutionnel. Sur le plan sanitaire, c’est une catastrophe car nombre de votants ont pu  être infectés lors de cette élection.

Encore appelé Front national en 2014, le Rassemblement national avait à l’époque conquis une dizaine de villes, essentiellement dans le sud-est de la France. Dimanche, le parti de Marine Le Pen peut se targuer d’avoir conservé la ville de Fréjus dans le Var (avec David Rachline), celle d’Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais (avec Steeve Briois) et celle de Beaucaire dans le Gard (avec Julien Sanchez).

Le député RN des Pyrénées-Orientales, Louis Aliot, est quant à lui arrivé en tête à Perpignan, une ville aujourd’hui gouvernée par le LR Jean-Marc Pujol. En revanche, le Rassemblement national a échoué à conquérir la mairie de Denain, dans le Nord, que le député et proche de Marine Le Pen Sébastien Chenu briguait.

Et si La République en marche était paradoxalement le parti qui a le plus perdu avec ce premier tour, alors que la formation politique n’était pas née lors des dernières municipales ? Dimanche soir, les candidats LREM n’apparaissaient pas en mesure d’enlever une grande ville. A Paris, ville sur laquelle le parti présidentiel misait beaucoup, l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn est arrivée en troisième position (18%), loin derrière la maire PS sortante Anne Hidalgo (30%) et derrière la candidate LR Rachida Dati (22%).

Dans d’autres grandes villes du pays, La République en marche avait davantage l’allure d’un faiseur de rois que d’un véritable favori. A Lyon, le candidat LREM Yann Cucherat est lui aussi arrivé en troisième position, alors que le sortant Gérard Collomb s’est porté candidat à l’élection de la métropole. Symbole des espoirs douchés du parti, le candidat marseillais Yvon Berland a terminé à la cinquième position, avec 7,6%.

Après son bon score aux européennes de l’année dernière (13,5%), Europe Ecologie-Les Verts confirme sa bonne santé électorale, avec plusieurs résultats positifs dimanche soir. A Grenoble, le seul maire EELV d’une grande ville, Eric Piolle, aborde le second tour en ballotage favorable, avec 44,6% des voix. Dans la ville de Lyon, avec 29%, Grégory Doucet a distancé ses rivaux LR Etienne Blanc et LREM Yann Cucherat.

Mais les écologistes ont aussi enregistré une forte poussée à Bordeaux, Strasbourg ou encore Besançon, où les candidats estampillés EELV sont en tête, créant parfois la surprise. A Rennes (25%), Lille (23,5%) Nantes (19%), ils s’affirment aussi comme davantage que des forces d’appoint pour les maires sortantes .

 

Croissance : les prévisions ridicules de la BCE pour 2020 et 2021

Croissance : les prévisions ridicules  de la BCE  pour 2020 et 2021

 

La Banque centrale européenne semble surtout se signaler par son immobilisme. On attendait beaucoup d’elle afin qu’elle manifeste comme d’autres banques centrales son intention de vraiment soutenir l’économie face au krach qui se prépare. La BCE n’a pas dit grand-chose elle a même fait semblant de rectifier ses perspectives économiques pour les diminuer de 0,3 % pour cette année.

Des projections complètement obsolètes dans la mesure où les conséquences probables de la crise actuelle amèneront la destruction de toutes croissance. En gros la zone euro va perdre les 1 % prévus en 2020 et tutoyer la stagnation voir la régression dans certains pays. Ce sera notamment le cas de la France mais sans doute aussi celui de l’Allemagne encore plus affectée par le choc en baisse des échanges internationaux. Dans la croissance a diminué de moitié.- La banque centrale européenne revoit donc a minima la correction de ses perspectives économiques.

La BCE s’attend maintenant à une croissance de l’économie de la zone de 0,8% cette année, contre 1,1% prévu antérieurement, et de 1,3% pour l’année prochaine, contre 1,4%. L’institut d’émission a confirmé sa prévision de croissance pour 2022, à +1,4%. Christine Lagarde, présidente de la BCE, a déclaré que les risques pesant sur ces perspectives étaient “clairement à la baisse” et que l’épidémie de coronavirus avait ajouté un élément négatif “significatif”.

“La croissance en zone euro devrait reprendre son essor à moyen terme”, a-t-elle ajouté lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion de politique monétaire au cours de laquelle la BCE a laissé ses taux directeurs inchangés. Les projections d’inflation sont restées inchangées à 1,1%, 1,4% et 1,6%.

Croissance : la BCE fait semblant d’abaisser ses prévisions pour 2020 et 2021

Croissance : la BCE fait semblant d’abaisser ses prévisions  pour 2020 et 2021

 

La Banque centrale européenne semble surtout se signaler par son immobilisme. On attendait beaucoup d’elle afin qu’elle manifeste comme d’autres banques centrales son intention de vraiment soutenir l’économie face au krach qui se prépare. La BCE n’a pas dit grand-chose elle a même fait semblant de rectifier ses perspectives économiques pour les diminuer de 0,3 % pour cette année.

Des projections complètement obsolètes dans la mesure où les conséquences probables de la crise actuelle amèneront la destruction de toutes croissance. En gros la zone euro va perdre les 1 % prévus en 2020 et tutoyer la stagnation voir la régression dans certains pays. Ce sera notamment le cas de la France mais sans doute aussi celui de l’Allemagne encore plus affectée par le choc en baisse des échanges internationaux. Dans la croissance a diminué de moitié.- La banque centrale européenne revoit donc a minima la correction de ses perspectives économiques.

La BCE s’attend maintenant à une croissance de l’économie de la zone de 0,8% cette année, contre 1,1% prévu antérieurement, et de 1,3% pour l’année prochaine, contre 1,4%. L’institut d’émission a confirmé sa prévision de croissance pour 2022, à +1,4%. Christine Lagarde, présidente de la BCE, a déclaré que les risques pesant sur ces perspectives étaient “clairement à la baisse” et que l’épidémie de coronavirus avait ajouté un élément négatif “significatif”.

“La croissance en zone euro devrait reprendre son essor à moyen terme”, a-t-elle ajouté lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion de politique monétaire au cours de laquelle la BCE a laissé ses taux directeurs inchangés. Les projections d’inflation sont restées inchangées à 1,1%, 1,4% et 1,6%.

Coronavirus et économie : aucune croissance en France en 2020

Coronavirus et économie :  aucune croissance en France en 2020

Ce n’est pas exactement ce que dit le ministre français de l’économie et des finances puisqu’il ne veut avancer aucun chiffre. En fait,  il rappelle qu’au départ il avait indiqué que la perte du virus pourrait atteindre 0,1 point de PIB  en 2020. Il explique maintenant que cette prévision supposait que l’épidémie soit mitée à la Chine. Le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire depuis que épidémie s’est installée en France ne veut pas annoncer de nouveaux chiffres. La vérité c’est que la France risque de stagner  voir même de tomber dans le rouge,  d’ailleurs commencent  à l’indiquer les tendances aussi bien de la consommation des ménages que du secteur manufacturier.

“Le seul chiffre que j’ai avancé, c’est 0,1 point de croissance en moins pour la France (en 2020, NDLR) tant que l’épidémie était limitée à la Chine”, a-t-il rappelé sur France 2.

“Maintenant que l’épidémie touche beaucoup plus de pays, notamment la France et d’autres pays européens, l’impact du coronavirus sur la croissance française sera beaucoup plus significatif (…) mais je ne veux pas avancer de chiffre précis”, a-t-il ajouté.

Bruno Le Maire a par ailleurs annoncé que les ministres des Finances du G7 se concerteraient par téléphone dans la semaine pour coordonner leur réponse aux effets de cette crise mondiale de santé publique.

L’objectif est que “cet impact dont nous savons qu’il sera important pour la croissance soit le moins durable possible”, a indiqué le ministre.

Le ministre de l’Economie et des Finances a par ailleurs répété que le gouvernement se tenait prêt à prendre toutes les mesures de soutien nécessaires pour aider les entreprises à faire face à la crise sanitaire.

“Nous débloquerons ce qu’il faudra”, a-t-il dit, rappelant que les pouvoirs publics avaient accepté des mesures de chômage partiel pour les entreprises, une décision qui a un coût pour les finances publiques.

Promettant une “solidarité totale” à tous les entrepreneurs, le ministre a ajouté que la Banque publique d’investissement (BPI) se porterait garante de tous les prêts de trésorerie dont les PME pourraient avoir besoin “pour passer ce moment difficile”.

Les pouvoirs publics, a-t-il ajouté, sont déterminés à “accompagner et soutenir” tous les secteurs touchés, à commencer par l’hôtellerie, la restauration, le transport aérien et l’événementiel qui sont, a-t-il dit, les plus perturbés par l’épidémie.

Le nombre de cas confirmés de coronavirus en France est désormais de 190 personnes. Il paraît évident que l’ampleur possible de l’épidémie provoquera des conséquences qui ne pourront jamais être atténuées par les mesures du gouvernement car tous les secteurs risquent d’être impactés. L’industrie manufacturière bien sûr du fait du ralentissement de la demande et de la désorganisation des chaînes de production et de distribution. Aussi l’agriculture dont les marchés sont déjà atteints enfin les services notamment qui mettent en contact des personnes.

Pas d’ accord UE-Grande-Bretagne d’ici fin 2020 (Macron)

Pas d’ accord UE-Grande-Bretagne d’ici fin 2020

 

 

Comme l’avait déjà indiqué le ministre des affaires étrangères, jean -Yves le Drian, les discussions fiscales entre l’union européenne et la Grande-Bretagne seront particulièrement difficiles. L’enjeu est en effet de taille. De toute évidence la Grande-Bretagne vise à se constituer en sorte de porte d’entrée privilégiée des produits étrangers vers l’union européenne grâce au dumping fiscal. La proximité de la Grande Bretagne avec les grands ports européens d’une nord constitue évidemment un atout. Mais pour l’union européenne il y a deux raisons majeures pour s’opposer à cette perspective. La première concerne évidemment les distorsions de concurrence de certains produits étrangers d’un point de vue économique, et environnemental. La seconde raison est plus stratégique. Il n’est pas question d’accorder à la Royaume-Uni ( l’Irlande reste évidemment un membre de l’union économique) un statut attractif qui serait susceptible d’intéresser d’éventuels autres membres de l’union économique manifestant des velléités d’indépendance vis-à-vis de l’UE. De ce point de vue, la France en particulier- et notamment Le président de la République Emmanuel Macron- veut régler des comptes avec un Royaume-Uni qui n’a cessé de torpiller de nombreuses de propositions d’intégration à l’intérieur de l’union économique. Le président de la république a  donc exprimé samedi des doutes quant à la capacité de l’Union européenne et du Royaume-Uni de parvenir à un accord commercial dans le cadre du Brexit d’ici la fin de l’année, les tractations sur la pêche s’annonçant très difficiles.

“Ça va se durcir car ils seront très durs… Boris Johnson a une carte en main, c’est la pêche. Et avec ça, ils vont essayer d’obtenir l’accès au marché”, a dit Emmanuel Macron à des représentants de la filière française de la pêche au 57e Salon international de l’agriculture à Paris. “Il n’est pas sûr qu’on aura un accord global d’ici la fin de l’année”, a-t-il ajouté.

Le dossier de la pêche est pour la France l’un des multiples enjeux sensibles des négociations à venir entre l’Union européenne et le Royaume-Uni après la sortie de celui-ci de l’UE. Le président de la République a fait savoir jeudi que la France réclamera des compensations si ses pêcheurs sont privés de l’accès à certaines eaux à cause du Brexit.

La pêche a été l’objet des toutes premières frictions “post-Brexit” entre Paris et Londres début février après que les bateaux de pêche français étant privés de l’accès aux eaux de l’île anglo-normande de Guernesey. Le Royaume-Uni a accordé à la France une autorisation de pêche dans cette zone valable jusqu’à la fin de l’année.

Début 2020: une explosion des violences et des délinquances

Début  2020: une explosion des violences et des délinquances

Après une  année 2019 déjà catastrophique, les chiffres des violences explosent début 2020. Les règlements de comptes, homicides et tentatives ont littéralement explosé en un mois (+18,7 %), avec 380 affaires en janvier, contre 320 le même mois de l’année précédente. Les coups et blessures volontaires, qui trahissent le climat de tension dans la société, ont atteint le rythme moyen de 140 agressions par jour (+21 %). Sans parler des prises d’otages (+36,8 %), des séquestrations (+13,7 %), des menaces et chantages (+9,6 %).Même les vols à main armée, qui ont beaucoup baissé ces dernières années, repartent à la hausse en janvier (+5,9 %), alors que les vols avec arme blanche croissent dangereusement

 

De nombreux facteurs explicatifs peuvent évidemment expliquer la montée des violences urbaines. Il y a nécessairement interaction entre des aspects économiques, sociaux, sociétaux et culturels. Ces violences se déroulent souvent dans des quartiers relativement défavorisés caractérisés par un très fort taux de chômage, la désertion de nombre de services publics et le développement du trafic de drogue comme mode de régulation économique et sociale.

On ne saurait cependant attribuer l’ampleur et la nature des violences au seul fait du misérabilisme de ces quartiers. En effet, d’autres violences se déroulent ailleurs dans la plupart des villes et même des villages. Des dégradations de biens publics ou privés de la part d’enfants ou de sauvageons comme disait Chevènement. L’environnement économique et social peut permettre de comprendre la montée d’une partie de cette délinquance. Pour autant , une partie non négligeable de la responsabilité incombe à la société tout entière. D’abord peut-être aux parents dont certains ont adopté la pédagogie de l’enfant roi. L’enfant gâté, pourri, autorisé à s’affranchir de toute règle de vie collective y compris familiale. Dans certains cas,  on comprendra que dans certaines familles monoparentales, le parent -souvent la mère qui travaille– ait  des difficultés à encadrer sa progéniture.

Mais le phénomène affecte un très grand nombre d’autres familles de tous les milieux, de toutes les zones géographiques. Cette perte d’autorité se nourrit d’un individualisme mortifère pour  les relations collectives. Un seul exemple,  combien d’adultes disent encore bonjour en pénétrant dans une boulangerie ou chez le médecin ? Il est loin le temps où en zone rurale un enfant se devait de saluer chaque adulte rencontré. L’urbanisation à outrance, l’amollissement de l’éducation, le laisser-aller général autorisent désormais enfants et adolescents à toutes les dérives. La société, c’est-à-dire l’État, l’école, la justice ou encore la police sont aussi responsables.

La délinquance est finalement largement tolérée; les auteurs ne sont soumis qu’à des peines symboliques et la prévention, comme la sanction sont anecdotiques. On devrait évidemment sanctuariser l’autorité des représentants locaux de la république. Une seule question : pourquoi est-il possible d’obtenir le respect et l’attention d’un instituteur dans une classe de 70 élèves en Côte d’Ivoire quand en France les enseignants sont débordés avec 25 .  la réponse est assez simple on a conservé en Côte d’Ivoire les règles et les valeurs qui existaient  en France dans les années 50 . Et on ne trouvera pas Côte d’Ivoire, des parents pour venir protester contre les notations de leurs enfants voire les punitions dont ils sont l’objet.

Encore une fois, les dérives ne concernent pas seulement les quartiers sensibles même si la elles prennent des formes très spectaculaires et même parfois criminelles. Les actes de délinquance se généralisent  dans toutes les situations géographiques. Si des facteurs socio-économiques sont à prendre en compte, la dimension culturelle et civilationnel doit aussi être intégrée. Les civilisations ne meurent pas seulement en raison des mutations de l’environnement mais aussi de la déliquescence des valeurs font société.

 

Croissance zone euro : un tassement de fin d’année qui hypothèque 2020

Croissance zone euro : un tassement de fin d’année qui hypothèque  2020

 

Un très net tassement de la croissance a été enregistré dans l’Union économique au dernier trimestre. La France en particulier a vu son PIB  reculer de 0,1 %, cela en raison surtout des grèves relatives à la réforme des retraites.  La croissance de l’activité économique de l’union se montre donc particulièrement faiblarde. Elle s’inscrit évidemment dans le ralentissement de la dynamique économique mondiale en Chine bien sûr et bien avant le développement du virus. Aussi au Japon dont la croissance comme celle de la France tombe dans le rouge. Parallèlement, les consommations des ménages ne sont pas assez  dynamiques pour compenser la baisse des échanges internationaux. Par ailleurs, les investissements se tassent aussi. Au total, pour l’union économique, il ne faut sans doute pas s’attendre à une croissance supérieure à 1 % en 2020. Sans parler des risques géopolitiques, financiers voire sanitaires.

Ce  rythme ralenti porte la croissance annuelle de 2019 à 1,2% en zone euro et à 1,4% dans l’Union. Là encore, le ralentissement de l’activité se voit nettement, par rapport aux 2,4% de croissance de 2017 et 1,8% de 2018. Néanmoins, l’estimation annuelle d’Eurostat pour 2019 reste légèrement plus optimiste que celle de la Commission : dans ses dernières prévisions, l’institution déclarait s’attendre à une croissance établie à 1,1% dans l’Union.

Evolution du taux de croissance du PIB en 2019 dans l’Union et la zone euro Eurostat, Le Figaro

Dans le détail, les États membres devraient être marqués diversement par le ralentissement de l’activité. Ainsi, la France a communiqué de mauvais chiffres ce trimestre, avec un recul du PIB de 0,1%, bien en deçà des prévisions des économistes. Ce recul est notamment dû à la décélération des dépenses de consommation des ménages, moteur de la croissance en 2019 et 2020. Néanmoins, le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, a estimé que «les fondamentaux» de l’Hexagone restaient «solides». Il a ainsi préféré qualifier ce recul de «ralentissement passager». L’Italie devrait également voir sa croissance plafonner à 0,2% seulement en 2019. À l’inverse, certains pays, comme l’Autriche, l’Espagne ou la Lituanie ont d’ores et déjà présenté des chiffres encourageants pour ce trimestre.

2020, année de l’économie circulaire ?

2020, année de l’économie circulaire ?

Le parlement a définitivement adopté la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire ; un texte cependant relativement réducteur du  concept de l’économie circulaire. On y traite en effet surtout des questions de recyclage et de tri des déchets mais finalement peu de la question fondamentale de l’obsolescence de nombreux produits et du gaspillage considérable d’énergie, de matière de transport et de logistique. Pour changer vraiment et s’orienter réellement vers une économie circulaire il faudra autre chose que cette loi minimale, convaincre les acteurs économiques y compris les consommateurs.

Selon un rapport de l’Obsoco, à peine plus d’un Français sur 10 la pratique. . Il y a vraiment des progrès à faire pour lutter contre l’obsolescence programmée et recourir davantage à l’économie circulaire. Selon un rapport de l’Obsoco (Observatoire société et consommation). En cause, le fait que nombre de produit ne sont pas mutualisés, surtout qu’ils ne sont pas réparables ou qu’il n’existe pas de métiers de réparateurs. Les pratiques plus économes en ressources (location, économie de l’usage, réparation…) restent donc confidentielles. Hormis pour l’achat d’occasion, la mode de l’économie collaborative a semble-t-il fait long feu.

Alors que les sondés se disent de plus en plus détachés du concept de propriété en général, pour les vêtements, les smartphones, l’électroménager, la hi-fi, le matériel informatique… la donne est différente et les Français rechignent en majorité à partager. Conséquence: la location reste confidentielle, seulement 16% des Français ayant loué un objet sur l’année écoulée, en très grande majorité des voitures.

Les consommateurs français restent aussi peu bricoleurs, et peu enclins à réparer un objet en panne. La plus grande proportion à réparer se trouve pour les ordinateurs (49% des Français ont tenté), et les vélos (53%). Pour un meuble, le petit électroménager ou du matériel audio vidéo, moins d’un sur trois a essayé. Principalement car ils craignent un coût prohibitif.

Enfin, les Français se disent encore en majorité mal informés sur la présence de matériaux recyclés ou recyclables dans les produits qu’ils achètent, et un tiers sur la façon de bien trier leurs déchets. «Tout cela malgré les multiples campagnes de communication, explique Séverine Lebre-Badre chez Citeo. On le voit donc dans le tri, la pédagogie, c’est la répétition. En revanche, pour le côté recyclable des produits qu’ils achètent, les consommateurs ne veulent pas devenir des experts, mais demandent des informations faciles et fiables leur permettant de se décider très vite quand ils font leurs courses. Sur ce point le maître mot, c’est la clarté».

Au final, seuls 12% des sondés se révèlent être les meilleurs élèves de l’économie circulaire, adoptant dans leur quotidien la plus grande palette de gestes économes en ressources. Pour les moins rigoureux, des pistes d’incitations existent. «On peut insister sur les bénéfices environnementaux de ces pratiques de l’économie circulaire, surtout pour la location, avance Philippe Moati. Pour ceux qui restent peu sensibles à ces arguments, insistons sur des bénéfices plus consuméristes: rentabilité et côté «bonne affaire» de l’achat d’occasion, carotte financière pour ceux qui se montrent les plus vertueux….». Mais il y a à progresser pour encourager des modes de production et de consommation plus vertueux. A commencer par une régulation moins laxiste concernant l’obsolescence programmée.

 

Le concept, fondé sur la nécessité de limiter la consommation des ressources naturelles, a été défini dès 2015 par la loi de transition énergétique, qui avait déjà reconnu l’économie circulaire comme un objectif national. Depuis, ce pilier du développement durable peine toutefois à se frayer une place dans l’opinion publique, à côté de la prise de conscience de la crise climatique et bien au-delà de l’urgence du tri et du recyclage à laquelle il est souvent réduit.

 

 

Reprise économique mondiale: toujours molle en 2020 ( FMI)

 

Une fois de plus, le FMI a revu légèrement à la baisse (-0,1 pour 2020 et -0,2 pour 2021) ses prévisions par rapport à octobre. La faute en incombe en particulier à certains grands émergents «qui affichent des résultats insuffisants et se trouvent en difficulté». C’est le cas du Brésil, du Mexique, de la Russie, de l’Inde  et de la Turquie. L’évolution tendancielle de la croissance en zone euro s’inscrit dangereusement à la baisse. Ainsi au  dernier trimestre 2019, le PIB  devrait enregistrer une augmentation de seulement 0,1 %. ( 0.2% pour la France).  De quoi remettre en cause les modestes prévisions de 1,2 % qui étaient prévus pour l’année 2020. Notons d’ailleurs que les prévisions de 2019, avec une augmentation du PIB de 1,6 %, ont été contredites pour aboutir autour de 1,1 % sur l’ensemble de l’année. Les prévisions de croissance pour 2020 affichent 1.2% en zone euro comme pour la France. Le gouvernement français attend une croissance du PIB de 1,3% cette année et l’an prochain. De son côté, le FMI  prévoit désormais une hausse de 1,2% seulement du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de la région cette année, contre 1,3% prévu en avril, après 1,9% en 2018. Le PIB de la zone euro devrait croître de 1,4% en 2020 et en 2021, précise un FMI un peu optimiste, qui attendait auparavant 1,5% de croissance pour chacune des deux prochaines années. Mais pour le FMI, le PIB français devrait quant à lui progresser de 1,2% en 2019, une prévision réduite de 0,1 point de pourcentage par rapport à celle d’avril. Et le FMI n’attend qu’une légère accélération à 1,3% pour 2020 comme pour 2021.

Ce ralentissement est principalement dû à une croissance anémique en Allemagne, première économie de la région, et à la stagnation de l’Italie, explique-t-il. Il table désormais sur une croissance de 0,5% seulement en Allemagne cette année, contre 0,8% prévu en avril, après 1,5% l’an dernier, avant un rebond à 1,2% en 2020 et 1,4% en 2021. Pour contrer ce ralentissement, le Fonds réaffirme son appel en faveur d’une «réponse budgétaire synchronisée» des gouvernements de la zone euro. Comme il ne faut pas désespérer les acteurs économiques, c’est prévisions paresse un peu optimiste si l’on tient compte notamment d’une part de la baisse tendancielle de l’activité enregistrée en fin d’année, par ailleurs de la baisse du moral des patrons.

Au plan international c’est surtout la Chine qui accuse un sérieux coup de en matière de croissance. La croissance du PIB dans la puissance asiatique devrait passer de 6,2% en 2019 à 5,7% en 2020 et 5,5% en 2020. « De nombreux facteurs conjoncturels viennent aggraver des facteurs structurels » .

Parmi les émergents, la situation devrait être encore plus critique en Argentine, avec une récession de 3% de son PIB  cette année (-0,3 point par rapport aux dernières prévisions), avant de s’améliorer quelque peu en 2020, avec un recul de 1,7% (+0,1 point), avant un retour à la croissance en 2021, à +0,7%.

D’une manière générale,, l’OCDE s’inquiète des tergiversations des gouvernements face à la réponse à apporter aux défis actuels, du changement climatique à la numérisation de leurs économies en passant par le nouvel ordre mondial qui a émergé après la chute du communisme dont notamment le président américain a détricoté la régulation..

« Ce serait une erreur politique de considérer ces changements comme des facteurs temporaires qui peuvent être résolus avec une politique monétaire ou fiscale », écrit Laurence Boone, chef économiste de l’OCDE dans le rapport. « En l’absence d’orientations politiques claires » sur ces défis, « l’incertitude persistera » et les perspectives de croissance en seront affectées. Or  de ce point de vue aucune politique claire et significative  n’apparaît en matière de croissance verte (au concept très minimal même pour l’OCDE), rien d’important n’est engagé pour concurrencer  la Chine sur le plan des nouvelles technologies et l’ancienne régulation des échanges part en morceaux avec le développement d’accords particuliers et du protectionnisme.

 

 

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Label environnemental 2020 : bas carbone mais énergie aussi (Philippe Pelletier)

Label environnemental 2020 : bas carbone mais énergie aussi (Philippe Pelletier)

Philippe Pelletier, président du Plan bâtiment durable,  , milite dans la Tribune  pour un label d’Etat intégrant le bâtiment à énergie positive et une meilleure prise prise en compte du bien-être des occupants.

 

Intreveiw

 

- La réglementation environnementale 2020, qui s’appliquera dans le neuf à partir du 1er janvier 2021, vise à « diminuer l’impact carbone des bâtiments » et à « poursuivre l’amélioration de leur performance énergétique ». Le gouvernement vient de lancer le début de simulations pour « déterminer les critères et seuils principaux« , mais déjà des professionnels se disent « déçus« … Comment l’expliquez-vous ?

PHILIPPE PELLETIER -  Assurément, les règles de construction qui seront déployées ces toutes prochaines années constitueront une  étape importante vers la neutralité carbone et la sobriété énergétique à l’horizon 2050. Il n’est donc pas surprenant qu’une certaine fébrilité gagne les experts et les professionnels parties prenantes de la concertation en cours, soucieux que les outils préparés pour organiser la réglementation environnementale permettent à chaque acteur de trouver sa juste place dans le respect de nos objectifs. Et le communiqué ministériel du 14 janvier, qui vient heureusement poser les bases de la poursuite des discussions en cours, ne semble pas avoir fait immédiatement baisser la fièvre…

Le processus a pourtant été largement initié par votre réseau composé d’acteurs privés et publics, placé sous la double tutelle du ministère de la Cohésion des territoires et du ministère de la Transition écologique et solidaire…

Effectivement, le Plan bâtiment durable a, dès l’entrée en vigueur de la réglementation thermique (RT) 2012, lancé une vaste réflexion, dite RBR 2020-2050, pour imaginer la réglementation d’après. Autour de l’affirmation selon laquelle la prochaine réglementation serait environnementale et pas seulement thermique, nous avons posé trois piliers et proposé une méthode : bas-carbone, énergie positive, bien-être des occupants, voilà les colonnes du temple ; expérimentation préalable et large concertation, voilà la méthode.

Et c’est bien ce que nous avons ensemble mis en place, autour de l’expérimentation E+C- [référentiel pour les bâtiments à énergie positive et réduction carbone, Ndlr] et de la concertation menée sous l’égide du Conseil supérieur de la construction et de l’Efficacité énergétique. Ce processus a permis de dégager deux étapes successives que je crois essentielles : commençons par penser carbone avant de penser énergie ; puis limitons le risque résiduel de gaspillage des énergies décarbonées.

Il convient d’en faire la majeure de nos réflexions et projets. Et on ne peut en ce sens qu’approuver la démarche gouvernementale construite sur la Stratégie nationale bas-carbone à l’horizon 2050. Nous avons décidé ensemble d’inscrire le poids-carbone du bâtiment dans  l’analyse du cycle de vie de celui-ci, ce qui conduit à distinguer, d’une part, un indicateur-carbone en construction (et déconstruction) qui doit permettre à tous les acteurs de la construction d’apprendre, avec le temps nécessaire de l’apprentissage, à construire bas-carbone, d’autre-part un indicateur-carbone en exploitation qui permettra de faire progressivement reculer la part des énergies fossiles très carbonées et d’inciter à l’usage prioritaires des énergies moins carbonées.

A cet égard, au moins deux sujets sont débattus : au stade de la construction, la comparaison entre le bois et les autres matériaux ; au stade de l’exploitation, le contenu carbone de l’électricité qui varie sensiblement au cours de l’année.

Trois pistes se sont ainsi ouvertes à la décision publique d’agir sur les indicateurs-carbone : les progrès à accomplir sur les émissions de gaz à effet de serre par les matériaux ; le niveau d’exigence carbone sur l’énergie utilisée en exploitation, qui conduit à engager un chemin de réduction de la part de marché du gaz naturel, conforme à la stratégie nationale bas-carbone ; et la priorité donnée à la chaleur renouvelable. Cette dernière piste est avec raison affirmée par les ministres ; quant au contenu carbone du chauffage électrique ramené à 79g/kWh, il faudra suivre de près les conséquences de ce choix dans le temps et veiller collectivement à ce que ce standard ne permette pas un retour à des appareillages électriques non performants d’hier.

Mais il ne suffit pas à la filière professionnelle de commenter la décision publique : un trop grand nombre de fiches des données environnementales et sanitaires (FDES) manquent à l’appel, conduisant à mesurer par défaut le poids carbone de nombreux produits et équipements : cette situation doit être redressée sans délai, et il faut saluer la volonté de l’alliance HQE-GBC [association qui promeut la haute qualité environnementale dans les projets d’aménagement, Ndlr] d’y apporter son soutien actif.

En conséquence, personne ne peut s’étonner que la réglementation  accroisse la part des énergies décarbonées, au premier chef de l’électricité, et développe la chaleur renouvelable dans les bâtiments qui continueront à utiliser le gaz. Étrangement, les aspects énergétiques de la future réglementation environnementale absorbent l’essentiel des discussions, comme si nous n’avions pas encore assimilé que désormais le sujet majeur est le carbone qui devrait être l’objet central de nos débats.

Pourtant, le gouvernement érige en « enjeu majeur » la « diminution significative » des émissions de carbone…

Une fois tous les indicateurs-carbone calés et pas avant, il nous faudra mettre en place les moyens d’éviter le gaspillage de l’énergie livrée au bâtiment, tant pour l’électricité que pour le bois et les réseaux de chaleur :

-      du côté de l’électricité, l’enjeu est triple : limiter toutes les consommations, utiliser les pompes à chaleur pour la fourniture de chaleur plutôt que l’effet joule, et produire progressivement sur place de l’énergie renouvelable ;

-      du côté du bois et des réseaux de chaleur, l’objectif sera de réduire leur gaspillage en limitant les besoins de chaleur pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire.

En tous cas, il est nécessaire que la réglementation environnementale ne dégrade pas sans raison les exigences du référentiel E+C-, voire n’opère un recul par rapport à la RT 2012, ce qui conduit à rappeler trois objectifs :

-      la nécessité de conforter la prise en compte de tous les usages du bâtiment, et ce compris l’électroménager, l’audiovisuel et l’informatique qui représentent plus de la moitié des consommations d’énergie des bâtiments neufs ;

-      la transition vers le développement des pompes à chaleur que la RT2012 a largement entamé et qu’il faut continuer ;

-      la juste valorisation de la production d’énergie renouvelable, quitte à la mutualiser entre bâtiments, ce qui appelle au maintien du bilan BEPOS [bâtiment à énergie positive, Ndlr].

Et puisque l’indicateur est en énergie primaire, s’est posée la question de réviser le facteur d’énergie primaire de l’électricité, que le gouvernement a décidé de porter à 2,3. Sans entrer dans les débats techniques actuels, je m’autorise une réflexion : il faudra évaluer sérieusement les conséquences liés à l’hypothèse retenue d’évolution du facteur actuel, à savoir l’utilisation d’un facteur prospectif basé sur la programmation pluriannuelle de l’énergie, qui pourrait susciter par analogie une demande de caler des facteurs carbone pour les matériaux de construction sur les visées prospectives de la stratégie nationale bas-carbone…

Que redoutez-vous précisément ?

La nouvelle évaluation ne doit susciter aucun effet d’aubaine, qui viendrait notamment, à travers les diagnostics de performance énergétique, faire artificiellement disparaître des logements aujourd’hui classés énergivores.

Il appartient à l’État, dans la nouvelle phase de concertation et de simulation qui s’ouvre, d’apaiser les crispations qui se révèlent, en rassemblant les filières autour des indicateurs-carbone et recherchant l’équilibre des énergies autour du développement des énergies renouvelables. Restera à prendre en compte, dans la réglementation environnementale ou en marge de celle-ci, la recherche du bien-être des occupants, au-delà du confort d’été, justement rappelé par le gouvernement, et à travers spécialement l’amélioration de la qualité de l’air intérieur.

N’est-ce pas aussi le moment d’envisager, à côté d’une réglementation environnementale qui, prévue pour entrer en vigueur dès l’an prochain, devra nécessairement comporter une courbe d’apprentissage et d’exigence croissante, de mettre en place simultanément  un label d’État, inspiré du référentiel  E+C- et intégrant la prise en compte du bien-être des occupants, qui permettrait aux acteurs les plus volontaires de développer des programmes exigeants, spécialement vers la production de bâtiments à énergie positive, constituant autant de voies de progrès vers l’horizon 2050 ?

C’est une proposition qui, si elle est retenue, sera de nature à permettre à chaque opérateur d’aller à son rythme, en offrant, comme sous l’empire de la réglementation thermique de 2005, le choix d’un label plus ambitieux que la réglementation.

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