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Croissance : pessimisme pour 2019 (Rexecode)

Croissance : pessimisme pour 2019 (Rexecode)  

 

L’institut Rexecode est très pessimiste pour la croissance en 2019. L’institut économique proche du patronat voit la croissance française ralentir à 1,3% en 2019 – après 1,6% cette année – un niveau bien inférieur à la prévision de 1,7% de l’exécutif. Rexecode se félicite des mesures déjà engagées mais estime qu’elle ne prévoit d’effet qu’à moyen terme. En gros,  ces mesures entraîneront une augmentation du PIB de 1 % mais seulement à horizon de cinq à sept ans. Pour parler clair,  l’effet à court terme sera presque nul sur la croissance et sur l’emploi. L’institut insiste donc sur la nécessité d’alléger encore la fiscalité sur l’appareil de production. Les économistes de l’institut plaident pour “un renforcement aussi rapide que possible du potentiel de croissance” de l’économie française, même s’ils notent que les réformes déjà mises en œuvre depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron devraient exercer des effets bénéfiques à moyen terme sur la croissance potentielle et l’emploi. Selon eux, les mesures engagées, ainsi que celles prévues dans les textes budgétaires pour 2019, stimuleront le produit intérieur brut (PIB) potentiel de la France de 0,9 à 1,3 point à un horizon de cinq à sept ans. “En termes d’emploi, l’impact serait un supplément de créations d’emplois de l’ordre de 250.000 à 300.000”, précisent-ils. “Au total, au stade actuel, le bilan prévisible de l’ensemble des mesures est positif pour le moyen terme, mais insuffisamment pour obtenir une trajectoire macroéconomique et budgétaire cohérente avec les objectifs affichés pour le quinquennat”, observent les économistes de Rexecode. Pour renforcer la compétitivité des entreprises françaises, ils plaident donc une nouvelle fois pour une baisse des impôts de production – ils estiment qu’une réduction de huit milliards d’euros de celle-ci pourrait être financée en renonçant à l’élargissement de l’exonération de la taxe d’habitation sur la résidence principale aux 20% des ménages les plus aisés. Ils proposent   un recul de l’âge effectif de départ à la retraite pour “limiter le poids des dépenses de retraite” et “soutenir le PIB potentiel”. A leurs yeux, les grandes lignes de la réforme présentées la semaine dernière par l’exécutif “constituent un progrès” mais ils déplorent que cette perspective soit “fort lointaine”, avec une entrée en vigueur très progressive et un coup d’envoi prévu en 2025.

Budget 2019 : déjà obsolète

Budget 2019 : déjà obsolète

 

Autant dire que l’équation budgétaire pour 2019 sera particulièrement complexe voire impossible à résoudre. En effet, il s’agit de courir après un impossible équilibre budgétaire en même temps de consentir d’importantes réductions fiscales aux entreprises et de donner l’impression aux ménages qu’on leur accorde une augmentation de pouvoir d’achat. Première observation les perspectives de réduction de déficit ne seront certainement pas atteintes. Il est même probable qu’on se rapproche des 3 %. En cause, d’une part des dépenses qui pourraient dériver en raison de la dégradation du climat économique et social aussi de rentées fiscales plus réduites que prévu ; cela en raison du tassement de la croissance. La première difficulté pour le gouvernement c’est d’afficher un équilibre entre les réductions fiscales accordées aux entreprises et celle accordée aux ménages. Le déséquilibre est pourtant flagrant puisque le CICE désormais pérennisé représente de l’ordre d’environ 20 milliards. À comparer aux 6 milliards très contestés destinés aux ménages. En fait, c’est loin de 6 milliards.il faudrait intégrer le fait que la certaines prestations comme les allocations logement, les allocations familiales ou encore les pensions ne seront pas revalorisées à hauteur de l’inflation.  On prévoit seulement 0,3 % pour les pensions alors que l’inflation est sur un rythme annuel de 2,3 %. La différence est évidemment considérable. La compensation par la suppression de la taxe d’habitation est relative dans la mesure il y aura augmentation de l’impôt foncier par les collectivités locales. Conclusion, en dépit des efforts de communication déployée par le gouvernement le budget 2019 aura du mal à être crédible auprès notamment des ménages et il sera difficilement soutenable.

Baisse de fiscalité 2019 : de l’affichage douteux

Baisse de fiscalité 2019 : de l’affichage douteux

La plus forte de baisse de fiscalité depuis Sarkozy en 2007, voilà l’emballage du dispositif fiscal prévu pour 2019. Il s’agit d’un emballage d’un dispositif très confus qui agglomère des dispositions déjà prises en 2018 et qui fait l’impasse sur de nombreuses réalités économiques et sociales. Une annonce sans doute pour satisfaire Bruxelles qui est inquiète  de la dérive budgétaire de la France mais aussi pour rassurer les électeurs encore assommés par la fonction fiscale en 2018.  Une baisse de fiscalité qui risque d’être très fictive. Une baisse importante provient de la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français, soit autour de 4 milliards. Malheureusement certaines collectivités locales ont déjà prévu un transfert de ressources sur l’impôt foncier car il est clair que cette suppression ne sera pas entièrement compensée aux collectivités locales. À noter que le gouvernement n’intègre pas la reprise de l’inflation qui mécaniquement fera augmenter certaines ressources fiscales comme la TVA par exemple. En outre, des prestations comme les pensions de retraite ou les aides sociales  ne seront pas réévaluées à hauteur de cette inflation. Pour les retraites, l’augmentation sera de seulement 0.3% en 2019 et 2020.  Ce qui constitue une perte de 2 % chaque année. Notons aussi que la hausse de la fiscalité énergétique cumulée avec la hausse du pétrole et les autres sources d’énergie va affecter pouvoir d’achat des ménages. L’évaluation du gouvernement est donc très contestable. Elle est déjà contestée pour partie par l’observatoire français des conjonctures économiques qui  abouti à une estimation de 3,5 milliards d’euros de gains de pouvoir d’achat pour les Français en 2019 attribuables aux mesures gouvernementales. L’OFCE inclut dans son évaluation l’évolution des prestations sociales qui devraient, est-il précisé dans l’étude, amputer le pouvoir d’achat des ménages de 2,5 milliards en raison principalement de la désindexation des pensions de retraite, des prestations familiales et des allocations logement. Mais une étude qui ne prend pas en compte la dérive de l’inflation probable. De toute manière,  la réalité de la politique fiscale sera vite vérifiée dans le niveau de consommation des ménages. Une consommation des ménages complètement atone depuis le matraquage fiscal de début 2018 et qui ne reprend pas de manière significative.

 

Fiscalité 2019 : une baisse fictive

Fiscalité 2019 : une baisse fictive

 

 

 

Sans doute pour afficher un revirement de sa politique économique, le gouvernement annonce une baisse de fiscalité de leur de milliards pour 2019. Une baisse de fiscalité qui risque d’être très fictive. Une baisse importante provient de la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français, soit autour de 4 milliards. Malheureusement certaines collectivités locales ont déjà prévu un transfert de ressources sur l’impôt foncier car il est clair que cette suppression ne sera pas entièrement compensée aux collectivités locales. À noter que le gouvernement n’intègre pas la reprise de l’inflation qui mécaniquement fera augmenter certaines ressources fiscales comme la TVA par exemple. En outre, des prestations comme les pensions de retraite ou sociales  ne seront pas réévaluées à hauteur de cette inflation. Pour les retraites, l’augmentation sera de seulement 0.3% en 2019 et 2020.  Ce qui constitue une perte de 2 % chaque année. Notons aussi que la hausse de la fiscalité énergétique cumulée avec la hausse du pétrole et les autres sources d’énergie va affecter pouvoir d’achat des ménages. L’évaluation du gouvernement est donc très contestable. Elle est déjà contestée pour partie par l’observatoire français des conjonctures économiques qui  abouti à une estimation de 3,5 milliards d’euros de gains de pouvoir d’achat pour les Français en 2019 attribuables aux mesures gouvernementales. L’OFCE inclut dans son évaluation l’évolution des prestations sociales qui devraient, est-il précisé dans l’étude, amputer le pouvoir d’achat des ménages de 2,5 milliards en raison principalement de la désindexation des pensions de retraite, des prestations familiales et des allocations logement. Mais une étude qui ne prend pas en compte la dérive de l’inflation probable. De toute manière,  la réalité de la politique fiscale sera vite vérifiée dans le niveau de consommation des ménages. Une consommation des ménages complètement atone depuis le matraquage fiscal de début 2018 et qui ne reprend pas de manière significative.

Déficit budget : La sous les 3% en 2019 ? Pas sûr

Déficit budget : La sous les 3% en 2019 ? Pas sûr

Pas sûr du tout que la France soit encore sous les 3 % de déficit par rapport aux pipes en 2019. Cette année déjà il y aura en effet un net  décalage entre les prévisions et la réalisation. Le déficit budgétaire était en effet annoncé à 2,3 % il devrait tourner de 2,6 à 2,8 du PIB. En cause , le reclassement de la dette de la SNCF comme administration publique mais surtout en raison du net tassement de la croissance. Une croissance qui était attendue à 2,3 % par les experts et qui en faites tournera autour de 1,5 %. La conséquence directe sera un affaiblissement des rentrées fiscales qui viendra creuser le déficit public. Le ministre des finances, Bruno Lemaire s’avance beaucoup en déclarant :“Nous tiendrons notre objectif d’être sous les 3% en 2019. Le rétablissement des comptes publics n’est pas négociable”, a dit Bruno Le Maire en marge d’une réunion avec ses homologues de l’Union européenne, à Vienne. Or la croissance en 2019 ne sera pas supérieure à celle de 2018 et par ailleurs il n’est pas prévu de réduction significative des dépenses de l’État dans le projet de budget de l’année prochaine. On a même enterré le rapport dit CAP 22 qui proposé de réformer de manière substantielle le rôle et le fonctionnement de l’État. La vérité, c’est que la France pourrait à nouveau flirter avec la barre symbolique d’un déficit à 3 % en 2019. Ces nouvelles perspectives ont valu à Paris une mise en garde du commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici. Il a souligné dans une interview publiée vendredi par L’Opinion l’”effet symbolique et politique indéniable” d’un éventuel retour au-dessus des 3%.

Élections Européennes: plateforme « progressiste » commune pour 2019 (Macron)

Élections Européennes: plateforme « progressiste » commune pour 2019 (Macron)

 

 

Face à la montée des nationalismes, Macron avait d’abord imaginé une liste européenne commune, c’est-à-dire composée de candidats issus des différents pays de l’union européenne. Une idée qui n’a pas eu grand succès même en France tellement les aspects politiciens prennent le pas sur les orientations stratégiques. À l’avenir,  le Parlement sera donc toujours constitué de l’addition de candidats élus nationalement par pays. Du coup,  macro tente de ralentir la vague nationaliste en proposant une plate-forme progressiste, c’est-à-dire nettement trop européenne qui pourrait dépasser éventuellement les clivages politiques traditionnels. Un peu ce qu’a réussi Macron lors des élections présidentielles françaises. Pas sûr cependant que Macon réussisse cet entreprise car les différentes formations politiques qui présentent des candidats ne peuvent ignorer les grands points de clivages relatifs à l’Europe et qui concernent  notamment l’immigration d’une part et le fonctionnement bureaucratique de l’Europe d’autre part. On sait que Macron a fait des propositions pour réformer en particulier la zone euro mais même l’Allemagne ne l’a pas soutenu pour mettre en place un budget commun, un ministre du budget commun, un plan de relance des investissements et un vrai fonds monétaire européen. La vérité c’est que le couple franco allemand ne fonctionne plus vraiment mais que parallèlement Macron a réussi les choix de se faire de solides inimitiés notamment dans les ex pays de l’Est mais aussi en Autriche et en Italie où les nationalismes ne cessent de progresser.

Croissance Etats –Unis : vers un ralentissement en 2019-2020 ?

Croissance Etats –Unis : vers un ralentissement en 2019-2020 ?

 

 

L’économie américaine connaît actuellement une croissance insolente : plus de 4 % en rythme annualisé au second trimestre. Cependant,  cette croissance pourrait connaître une fin de cycle et se tasser un peu lors des deux prochaines années d’après  Vincent Mortier, directeur adjoint des investissements chez Amundi, témoin et annonciatrice de ce ralentissement, la courbe des taux pourrait s’inverser (les taux courts ce rapprochant puis devenant plus élevé que les taux longs). Cela d’autant plus que la banque fédérale américaine a décidé de ces désengagés progressivement de son influence artificielle sur les taux. “Le cycle économique aux Etats-Unis a été prolongé par la réforme fiscale du président Donald Trump mais il montre des signes de fatigue”, a-t-il dit lors d’un entretien à Reuters. “On ne prévoit pas de cassure mais une baisse graduelle en 2019-2020. Une récession n’est pas notre scénario central”, a ajouté le gérant. Il prévoit une croissance du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis de 2% en 2020, “avec plus de risques de révision à la baisse qu’à la hausse”.L’affaiblissement de la croissance sera notamment influencé par l’augmentation des droits de douane et par le niveau  de l’inflation Selon Vincent Mortier, la courbe des taux aux Etats-Unis, qui mesure le différentiel entre les taux courts et les taux longs, pourrait s’inverser dans quelques mois. Une telle inversion est généralement le signe d’un ralentissement de l’économie aux Etats-Unis, voire d’une récession. Les emprunts d’Etat américains à dix ans font toujours office d’actifs refuges pour les investisseurs face aux risques de marché, ce qui explique pourquoi le rendement peine à franchir durablement les 3%.Mais leur niveau actuel reflète aussi “une vraie remise en question du potentiel à long terme de la croissance américaine”, estime Vincent Mortier.“Si on prévoit une croissance de 2% en 2020 et une inflation de 2%, un taux américain à dix ans à 3% n’est pas stupide”.

Budget 2019 : baisse des pensions, des PLL et des allocs

Budget 2019 : baisse des pensions, des PLL et des allocs

Le gouvernement a ressorti la vieille martingale qui consiste à ponctionner le pouvoir d’achat pour boucher les trous d’un État qu’il est incapable de moderniser. En 2018 on avait utilisé l’arme de la fiscalité pour assommer le pouvoir d’achat et tuer la consommation, en 2019, on va directement diminuer certains revenus notamment les pensions, l’APL et  les allocations amicales. Pour ses prestations,  l’augmentation sera limitée à 0, 3 % par an en 2019 comme en  2020. Dans le même temps,  l’inflation aura progressé d’au moins 2 % chaque année. Autant dire qu’il y aura une nette diminution du pouvoir d’achat en francs constants. Pourtant Edouard Philippe assure le contraire dans le JDD : « Aucune prestation sociale ne sera réduite ». Ce qui évidemment est faux si l’on tient compte de l’inflation, c’est-à-dire du pouvoir d’achat réel. Autre mensonge quand Édouard Philippe affirme «  « Nous assumons une politique de transformation et de maîtrise des dépenses qui privilégie, je le redis, la rémunération de l’activité et qui rompt avec l’augmentation indifférenciée des allocations. C’est par le retour à l’activité et une meilleure rémunération du travail que notre pays sera plus prospère. » Une espèce de charabia qui mélange tout et qui oublie qu’il y a longtemps que l’augmentation différenciée des allocations a été mise en œuvre ce que par exemple pendant des années on a bloqué les pensions. Ces différentes mesures illustrent l’échec du gouvernement dans deux domaines d’abord celui de la modernisation de l’État puisque moins de 5000 postes seront supprimées en 2019 environ 1500 en 2018 c’est-à-dire bien loin des 50 000 annoncés par Macron sur les cinq ans de son mandat pour boucher les trous d’autant plus que la croissance n’est pas au rendez-vous. En 2018 et les années suivantes des ressources fiscales manqueront à l’appel en raison de la faiblesse de la croissance. Une faiblesse très significative de l’échec de la politique économique de Macon et qui se traduira mécaniquement par le maintien du très haut niveau de chômage en France. À noter qu’à défaut d’idées vraiment nouvelles le gouvernement reprend des propositions de Sarkozy concernant la défiscalisation des heures supplémentaires. Une mesure pas forcément pertinente quand la croissance est faible. En conclusion du bricolage qui ressemble à de la vieille politique

Le prix du timbre : plus 10 % en 2019

Le prix du timbre : plus 10 %  en 2019

 

L’affaire pourrait paraître anecdotique mais cette augmentation de service qui s’ajoute à celle d’autres services ampute de plus en plus le pouvoir d’achat des ménages qui a diminué de 0,6 %. Une amputation qui a affaibli la consommation des ménages et réduit de manière substantielle la croissance. Officiellement l’augmentation des prix ne dépasse pas 2 % pour l’année 1018. Le problème c’est que la structure de consommation des ménages ne cesse de se déformer. Les dépenses ajustables se réduisent de plus en plus tandis que les dépenses contraintes s’envolent (services, assurances, carburant, gaz, chauffage etc.). les tarifs du courrier vont en effet augmenter de 4,7% en moyenne en 2019, a annoncé La Poste, dans un communiqué transmis au Figaro ce vendredi. Dans le détail, le prix des timbres ordinaires (le vert) va s’accroître de huit centimes (+10%), pour se porter à 88 centimes. Ceux qui préfèrent envoyer leur courrier en lettre prioritaire (le timbre rouge) vont devoir débourser 1,05 euro l’an prochain, contre 95 centimes cette année. Le tarif du sticker de suivi restera, lui, inchangé à 40 centimes.

 

L’augmentation pour les colis se révèle plus modérée. Les tarifs pour les envois domestiques des particuliers augmenteront de 1,4%, identiques à 2018. «Pour les entreprises, les tarifs du courrier industriel de gestion évolueront de 2,5% et ceux du marketing direct de 1,5% afin d’encourager l’utilisation du Média courrier», complète l’entreprise. «Le tarif grand public du Colissimo France métropolitaine de moins de 250g restera au même prix qu’en 2018, soit à 4,95€.» La Poste se veut rassurante sur l’impact sur le pouvoir d’achat des ménages. «Le budget des ménages en produits postaux représente environ 0,1 % de leur budget total, soit une dépense de l’ordre de 44€ par an en moyenne», explique-t-elle. «L’impact de la hausse sera donc limité à moins de 3€ par an et par ménage». La poste oublie évidemment  évidemment que cette  progression des prix affecte  la quasi-totalité des services. Or les dépenses dans l’ajustable représentent près de trois quarts des dépenses des ménages.

 

Guerre commerciale: des risques sérieux pour 2019

Guerre commerciale ; des risques sérieux pour 2019

La guerre commerciale entamée par le président Américains ne commencera à produire des effets significatifs que vers la fin de l’année et surtout à partir de 2019. Les organismes de prévision vont donc continuer de réviser à la baisse leurs projections. Une baisse déjà constatée avant même la décision d’augmenter les droits de douane mais  qui sera accentué. Parallèlement à ce tassement de la croissance en 2018, se produira une remontée de l’inflation en particulier du pétrole qui viendra amputer le pouvoir d’achat des ménages donc la consommation et l’activité. On comprend donc le raidissement de l’Europe vis-à-vis des intentions américaines non seulement de taxer l’acier et l’aluminium mais d’autres produits comme l’automobile. Du coup lors des du G20 des finances l’union européenne s’est clairement opposée au États-Unis refusant même d’envisager le moindre accord commercial tant que les droits de douane supplémentaire n’auront pas été supprimés. – Le secrétaire américain au Trésor a bien  tenté samedi de mettre l’Europe et le Japon de son côté dans le bras de fer commercial avec la Chine, en leur proposant des accords de libre échange, mais s’est heurté à la ferme résistance de la France, lors d’une réunion des ministres des Finances du G20 à Buenos Aires. “Si l’Europe croit au libre échange, nous sommes prêts à signer un accord en ce sens”, a déclaré Steven Mnuchin, ajoutant qu’un tel accord nécessiterait non seulement l’élimination des droits de douane, mais des barrières non tarifaires et des subventions. “Il faut régler les trois problèmes”, a-t-il insisté.

“Nous refusons de négocier avec un pistolet sur la tempe”, lui a indirectement répondu le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, excluant d’entamer des négociations commerciales avec les Etats-Unis sans une levée des droits de douane sur l’acier et d’aluminium importés de l’Union européenne, du Canada et du Mexique. Cette mesure imposée en juin par Donald Trump lui a valu une riposte commerciale des “28”. Le président américain envisage désormais de taxer les automobiles, ce qui frapperait durement les Etats membres de l’UE et le Japon. Washington a également décidé de taxer 34 milliards d’importations chinoises et Donald Trump s’est dit prêt à porter le total à 500 milliards.

G7: Poutine à la place de Trump en 2019 ?

G7: Poutine à la place de Trump en 2019 ?

Finalement il se pourrait que Poutine remplace Trump au  G7 en 2019. Certes Trump officiellement dispose d’un siège mais ses positions contradictoires et provocatrices rendent cette présence relativement virtuelle t surtout inutile. De son côté,  Poutine souhaiterait bien réintégrer la communauté internationale. Ce retour de Poutine est souhaité par Trump mais aussi par Macon pour des raisons différentes. Chacun souhaite rééquilibrer le rapport de force au sein de l’institution. Le retour de Poutine et cependant soumis à condition par Macron qui veut des progrès sur l’Ukraine ce dont Trump se moque à peu près totalement

 

Budget 2019 : toujours la maîtrise des dépenses

Budget 2019 : toujours la maîtrise des dépenses

 

C’est l’objectif du Premier ministre qui a envoyé lundi une lettre de cadrage à tous ses ministres, qui posent les bases de la discussion budgétaire des mois à venir. Une intention louable évidemment si l’on veut stopper l’hémorragie de l’endettement et la poursuite des déficits budgétaires. Mais une intention qui risque de se confronter à la réalité économique et sociale. En effet il est fort probable que 2018 se caractérise par un très fort taux de croissance, taux de croissance pourrait même être proche de 3 %. Ce qui donnera quelques marges de manœuvre au budget. Cette croissance devrait aussi se traduire par une montée de l’inflation qui viendra amputer le pouvoir d’achat s’il n’y a pas rattrapage. Le décalage entre des résultats d’entreprises très satisfaisants du fait de l’embellie économique et des mesures pour restaurer les marges risquent de s’accroître avec le pouvoir d’achat des salariés. Certes mécaniquement on pourra s’attendre à une amélioration un peu sensible de l’emploi et donc une réduction du chômage. Mais la revendication concernant le pouvoir d’achat risque de devenir très brûlante. Face à l’amélioration économique,  Macron devra rééquilibrer son image s’il ne veut pas apparaître seulement comme le président des riches. Le gouvernement devra donc lâcher quelques réajustements sociaux dont certains viendront bousculer la lettre de cadrage du  budget. L’orthodoxie financière dont veut faire preuve le Premier ministre risque d’être bousculée par la très forte attente des Français après plus de 2 ans de mandat de la majorité actuelle. Pour l’instant, l’orientation du Premier ministre ne varie pas,  les plafonds de crédits pour 2019 qui avaient été annoncés en septembre dernier dans le cadre de la trajectoire pluriannuelle restent valables. « Ce sont des plafonds, les crédits pourront donc être inférieurs au final », insiste une source gouvernementale.…

Elections Européennes 2019 : Retour aux listes nationales pour éviter un nouveau coup de pied au cul

Elections Européennes 2019 : Retour aux listes nationales pour éviter un nouveau coup de pied au cul

 

Retour aux listes nationales pour éviter un nouveau coup de pied au cul du parti au pouvoir. Un coup de pied au cul  qui se traduit en général par une abstention massive et surtout un vote d’opposition. Considéré comme sans enjeu politique majeur, les élections européennes servent ainsi de défouloir, témoin les résultats de 2014.  14% pour le PS, 25% pour le FN, 20% pour l’UMP, 14% pour le PS, 10% pour les verts et le Modem, 6% pour le front de gauche, de résultats encore plus catastrophiques qu’attendus pour Hollande et le PS ; En cause évidemment un rejet de cette Europe technocratique et ultra libérale, paralysée devant la crise et qui s’est montrée incapable de relancer l’économie. Une Europe qui au contraire à travers l’austérité n’a fait qu’aggraver le chômage. C’était un coup de pied au cul sans précédent pour Hollande qui ne s’en remettra pas. .Du coup Macron rétablit les listes nationales. .Des responsables du parti d‘opposition Les Républicains ont dénoncé ce choix, qui vise selon eux à masquer la faible implantation locale du parti du président de la République, La République en marche (LREM). Selon le Premier ministre, “ce modèle, largement majoritaire dans l‘Union européenne, permettra de renforcer l‘intelligibilité du scrutin et la lisibilité des enjeux de l’élection du Parlement européen. Il a fait l’objet d’un large consensus auprès des formations politiques consultées ”Edouard Philippe précise qu‘un projet de loi en ce sens, déposé début 2018, comprendra également une disposition ouvrant la voie à la mise en place, à titre complémentaire, de listes transnationales, “dans l‘hypothèse où les textes européens seraient modifiés en ce sens». Après sa rencontre avec Edouard Philippe, le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer, a déploré la volonté “regrettable” de l‘exécutif de revenir à des listes nationales. “Nous dénonçons les motivations évidentes de cette manipulation électorale : il s’agit d’abord et avant tout de favoriser les candidats d’Emmanuel Macron avec la constitution d’une liste fourre-tout abritant des candidats LREM dépourvus d’attache territoriale et des partis sous tutelle d’En Marche”, a-t-il ensuite expliqué dans un communiqué.

Réforme des retraites : en 2018, 2019, 2022 ou à la St Glinglin

Réforme des retraites : en 2018, 2019, 2022 ou à la St Glinglin

Officiellement le gouvernement reste sur la position de Macron évoquée lors de sa campagne électorale. Emmanuel Macron s‘est engagé pendant sa campagne à unifier les régimes de retraite sans toucher à l’âge légal de départ, fixé à 62 ans, ni aux règles pour ceux qui sont à cinq ans du départ. Ceci étant, le gouvernement est en train de prendre la mesure de la complexité du dossier et de ses enjeux politiques. Du coup, il semble décidé à prolonger la concertation en 2017 bien sûr mais aussi en 2018 voire au-delà. Jean-Paul Delevoye le Haut-commissaire à la réforme des retraites, poursuivait ses rencontres avec les partenaires sociaux sur ce dossier épineux du quinquennat d’Emmanuel Macron, mais sans indiquer les pistes qui pourraient être retenues par le gouvernement. Par ailleurs la ministre de la santé a récemment déclaré qu’il fallait prendre son temps sur cette affaire complexe. Il semble bien que le gouvernement recule un peu par rapport à ses intentions initiales rappelées encore dernièrement par Christophe ‘l’objectif était “de mettre en place un système universel de retraites par répartition et que ce système garantisse l’égalité de tous devant le risque vieillesse”. Cela suppose “évidemment d‘harmoniser les nombreux régimes existants”, indiquait celui qui était encore porte-parole du gouvernement.  Mais La réforme des retraites constitue sans doute la véritable bombe sociale pour Macron, c’est pourquoi la ministre du travail vient d’annoncer un décalage dans le calendrier de cette réforme. Elle devrait être discutée en 2018 voire prolongée en 2019. Son application ne pourra pas entrer en vigueur avant 2020 2021 voir même après 2022. Il est clair que  les réactions de certaines catégories très risquent d’être très vives car cette réforme est particulièrement complexe et délicate. En outre,  le comité d’orientation des retraites est très approximatif quant au  scénario  pour l’équilibre financier. Sous Hollande,  il avait prédit l’équilibre du régime général vers 2020 mais depuis l’élection de Macron, o il a changé deux fois de scénario, une fois pour prédire le nouvel équilibre en 2040 et il y a quelques jours en 2036. La vérité c’est que le comité d’orientation des retraites est sous influence politique et que par ailleurs il est bien incapable d’élaborer des hypothèses sérieuses. En effet l’équilibre financier des régimes de retraite (aussi bien générale que complémentaire)  dépendra avant tout de la situation de la croissance, donc du nombre d’emplois c’est-à-dire du rapport entre actifs et retraités. La réforme que propose Macon fondée sur la pension dite à points ne  donnera de toute façon des effets que dans 10 ou 20 ans. D’où la prudence sans doute du gouvernement pour décaler le calendrier d’une réforme qui risque d’être explosive. L‘Elysée espère lancer dès 2018 cette réforme potentiellement explosive, à propos de laquelle l‘exécutif reste pour l‘instant évasif. “Je ne veux pas me faire enfermer dans des calendriers. C‘est une réforme structurelle, c‘est une réforme en profondeur, qui nécessite la confiance des Français, qui nécessite aussi beaucoup de temps de concertation”, a dit Agnès Buzyn sur LCI. “Si nous commençons à dire c‘est à telle date ou à telle date, nous nous mettons dans l‘obligation de réussir et nous mettons la pression sur les partenaires, sur les Français”, a-t-elle jugé. Interrogée sur la possibilité d‘attendre 2019, la ministre de la Santé a répondu : “Pourquoi pas mais il n‘y a pas aujourd‘hui de calendrier fixé.”

 

L’impôt à la source : le piège à cons confirmé pour 2019

L’impôt à la source : le piège à cons confirmé pour  2019

Ce sera pour 2019 a déclaré le ministre du budget. Cela, afin  de donner plus de temps aux entreprises pour se préparer, et de permettre au gouvernement de mieux expliquer la réforme aux contribuables. . Principal argument,  cela étale dans le temps le poids des prélèvements, second argument cela évite d’être imposé sur des revenus de référence passés alors que les revenus présents peuvent avoir diminué. Des arguments pertinents. Mais cette retenue à la source présente aussi de nombreux inconvénients. Cela n’aurait d’intérêt que dans le cadre d’une  grande réforme fiscale (en intégrant notamment la CSG ce qui élargirait l’assiette.). Le danger aussi  c’est que le patron tienne compte du revenu fiscal pour adapter le niveau des salaires entre salariés. Le danger c’est qu’on en profit pour augmenter discrètement l’impôt en le rendant plus indolore. Le danger c’est que cette réforme ne constitue en fait qu’un gadget et se limite à un prélèvement mensuel sans réforme fiscale. Une  réforme inutile puisque près de 70% des imposables sont déjà mensualisés. Bref une   une  reforme molle.  Selon la définition de l’Insee, le prélèvement à la source correspond à «un mode de recouvrement de l’impôt consistant à faire prélever son montant par un tiers payeur, le plus souvent l’employeur ou le banquier, au moment du versement au contribuable des revenus sur lesquels porte l’impôt». Ainsi, plus aucun impôt ne serait prélevé une fois le salaire net touché. Qu’est-ce que cela change concrètement pour le particulier? Entre la dématérialisation, la feuille pré-remplie et la mensualisation, l’administration fiscale a déjà facilité la tâche au contribuable. Selon le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), les démarches pour le calcul de l’impôt dépendent de la complexité de l’impôt et non pas de son mode de paiement.  Les entreprises, notamment les plus petites, craignent une usine à gaz. Sophie Garcia, la nouvelle présidente du Medef Occitanie, s’insurge : « Nous avons une grosse inquiétude ! Tous les entrepreneurs de TPE et de PME disent que ça va être très compliqué. Cette réforme part d’une bonne intention mais ce n’est pas notre métier (de collecter les impôts, ndlr). On croule déjà sous les contraintes administratives. D’un point de vue financier, on va devoir engendrer des coûts pour le faire. Et d’un point de vue humain, le salarié s’il ne comprend pas son taux ira demander des explications au chef d’entreprise ou au DRH. Et si on est incapable d’expliquer le taux choisi, cela va créer des frustrations. C’est un sac de nœuds ! ». Et à la patronne du Medef d’ajouter : « En France, on a un système d’imposition très complexe par rapport à d’autres pays. Le report, c’est reculer pour mieux sauter. Elle va servir à limiter les dysfonctionnements, c’est tout ».

Prélèvement à la source : repoussé à 2019

Prélèvement à la source : repoussé  à 2019

 

Il y aura d’abord une expérimentation du prélèvement à la source puis une évaluation avant une mise en œuvre éventuelle seulement début 2019 a annoncé le Premier ministre, Edouard Philippe, dans une interview publiée mardi soir sur le site du Parisien. « C’est plutôt une bonne réforme. On la mettra en œuvre, mais on va décaler la mise en œuvre au 1er janvier 2019″, a-t-il, dit interrogé par des lecteurs du quotidien. Le Premier ministre a précisé qu’entre les mois de juillet et septembre, le dispositif serait testé dans plusieurs entreprises volontaires. Ces tests feront l’objet d’un « audit, pour vérifier que ce dispositif fonctionne totalement ». Le ministère de l’Action et des Comptes publics précise que cet audit « sera conduit par une équipe de l’Inspection générale des finances et d’un cabinet indépendant ». « Les dispositifs relatifs à l’année de transition seront reportés d’un an et les modalités d’imposition pour 2018 resteront inchangées par rapport à celles en vigueur en 2017″, ajoute-t-il dans un communiqué. Avec le prélèvement à la source, l’impôt est collecté l’année du versement du revenu et non l’année suivante, comme c’est le cas actuellement. Cette mesure a été votée dans le cadre de la loi de Finances 2017 et suscite de fortes réticences de la part du patronat.

Report du brexit par le gouvernement britannique en 2019

  • Report du brexit par le gouvernement britannique en 2019

 

 

Comme attendu, le gouvernement britannique n’est pas pressé  de sortir de l’union européenne ; en cause évidemment,  le résultat surprise du brexit  et l’impréparation totale des dirigeants pour négocier un nouvel accord commercial avec l’union européenne. Le report en 2009 est envisagé pour tenir compte des élections qui se tiendront en France et en Allemagne en 2017. En clair on pourrait attendre ces élections pour négocier réellement. Cela d’autant plus qu’on a complètement sous-estimé la complexité des discussions. Selon le Sunday Times, des ministres ont prévenu en privé des responsables de la City de Londres que l’ouverture des négociations pourrait n’intervenir que fin 2017, ce qui reporterait la sortie du Royaume Uni de l’Union européenne d’un an. Le départ effectif de la Grande-Bretagne de l’Union européenne pourrait être reporté à fin 2019 en raison des difficultés que rencontre l’administration britannique et des élections en France et en Allemagne, selon le Sunday Times. Le gouvernement de la première ministre Theresa May a indiqué qu’il comptait invoquer l’article 50 du Traité de Lisbonne au début de 2017. Le recours à cet article ouvre une période de négociations de deux ans au terme de laquelle le pays concerné quitte l’Union. Ce qui pour un déclenchement début 2017 signifierait un départ effectif début 2019. Mais selon le Sunday Times, des ministres britanniques ont prévenu en privé de hauts responsables du secteur financier de la City de Londres que le recours à l’article 50 pourrait n’avoir lieu que vers la fin de 2017, ce qui reporterait le Brexit à fin 2019. «Des ministres pensent à présent que le déclenchement pourrait être repoussé à l’automne 2017», a déclaré au journal une source de la City disant avoir parlé de la question avec deux ministres. «Ils n’ont pas l’infrastructure pour les gens qu’ils doivent engager» en vue des négociations, selon cette source. «Ils disent qu’ils ne savent même pas quelles sont les bonnes questions à poser lorsqu’ils commenceront finalement à négocier avec l’Europe». Theresa May, elle-même, en déplacement à Paris à la fin du mois de juillet, avait exprimé son intention de ne pas se précipiter, afin de prendre le temps de clarifier les objectifs de Londres. Elle avait même évoqué une période de «six mois» à mettre à profit. Un rapport parlementaire a accusé le gouvernement sortant de David Cameron de «grossière négligence» pour avoir refusé de se préparer à l’éventualité du Brexit. À la suite du référendum du 23 juin lors duquel les Britanniques se sont prononcés majoritairement pour la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, Theresa May, qui a succédé à David Cameron, a créé un ministère chargé de superviser les discussions sur le Brexit. Mais le ministre, David Davis, n’aurait engagé jusqu’à présent que la moitié environ du personnel dont il va avoir besoin. Un autre ministère, celui du Commerce international, dirigé par Liam Fox, est lui aussi confronté à la nécessité de recruter rapidement de nombreux experts, car il ne dispose actuellement que d’une poignée de négociateurs expérimentés. Par ailleurs, un membre non identifié du cabinet britannique a déclaré au Sunday Times que les calendriers électoraux de la France et de l’Allemagne posaient «certaines difficultés». Les deux tours de l’élection présidentielle française se tiennent le 23 avril et le 7 mai 2017, et des élections fédérales auront lieu en Allemagne à l’automne 2017.

 

Après le brexit, sortie effective du Royaume-Uni en 2019 ?

Après le brexit, sortie effective du Royaume-Uni en 2019 ?

On se  doutait  bien que la sortie de la Grande-Bretagne ne serait pas immédiate après le brexit. Il y a d’ailleurs d’abord un préalable car le processus ne peut commencer avant d’activer l’article 50 du traité européen. Or les responsables britanniques ne demanderont pas ce déclenchement avant début 2017. Ensuite il faudra négocier les conditions très complexes des nouvelles relations commerciales entre l’union européenne et la grande Bretagne. Une opération juridique très compliquée qui pourrait même demander quatre à cinq ans après Pascal Lamy l’ancien directeur de l’organisation mondiale du commerce. En outre le ministre britannique du Commerce international a aussi conditionné la sortie de l’union économique à d’autres accords de libre-échange notamment avec l’Australie et le Canada. La Grande-Bretagne pourrait même négocier un traité avec les États-Unis. Du coup on s’interroge pour savoir si la Grande-Bretagne ne cherche pas à profiter le plus longtemps possible de son statut de membre de l’union économique pour y voir plus clair d’autant que des élections politiques auront lieu dans plusieurs pays d’Europe prochainement notamment en France et en Allemagne. C’est aussi la démonstration que les pros brexit  n’avaient prévu aucun plan B en cas de vote favorable. Le ministre britannique du Commerce international a indiqué dimanche qu’il tablait seulement  sur le 1er janvier 2019 comme date de sortie effective de l’Union européenne pour le Royaume-Uni qui dit avoir entamé des discussions avec l’Australie et le Canada. Ce calendrier impliquerait que le gouvernement britannique active d’ici la fin de l’année l’article 50 du Traité de Lisbonne, qui permet de notifier formellement la volonté du pays de quitter l’UE et ouvre sur une période de négociations de deux ans. Le 1er janvier 2019 « est la date sur laquelle je travaille et elle pourrait être avancée si nécessaire », a déclaré au Sunday Times le ministre Liam Fox, un eurosceptique historique dont la mission spécifique est de développer les liens avec les pays hors de l’Union européenne. M. Fox indique, à cet égard, avoir déjà entamé des discussions informelles avec plusieurs pays, dont le Canada, en vue de nouer des accords de libre échange, même si le Royaume-Uni ne peut signer aucun accord avant d’avoir quitté l’UE. Le ministre, qui doit se rendre aux États-Unis la semaine prochaine, a dit « se pencher sur une douzaine d’accords de libre-échange en dehors de l’UE pour être prêts lorsque nous quitterons » l’union. Reste à savoir quand ?

 

Budget : équilibre reporté en 2019 !

Budget : équilibre reporté en 2019 !

 

C’était prévu en 2017 mais l’objectif est évidemment intenable compte tenu de la croissance atone, de la faible inflation (qui réduit auusi les rentrées fiscales) et de l’ampleur des dépenses sociales. Du coup Hollande renvoie en 2019 l’équilibre budgétaire. Une perspective toutefois encore théorique car tout dépendra de la réalité du niveau d’activité et  de la réduction réelle des dépenses ; En clair Hollande abandonne son objectif central de rétablissement des équilibres financiers et en laisse la responsabilité à son successeur ; On peut en effet penser que 2016 année préélectorale (à fortiori 2017) ne seront pas propices aux reformes structurelles. L’austérité n’aura donc servi à rien sinon qu’à créer un climat de défiance néfaste à la croissance donc auusi à l’emploi.  D’après le gouvernement, la croissance, attendue à seulement 0,4% cette année, devrait accélérer à 1% en 2015, 1,7% en 2016, 1,9% en 2017 puis 2% lors des deux années suivantes. L’inflation, dont la faiblesse suscite des inquiétudes dans toute la zone euro, devrait elle passer graduellement de 0,5% en 2014 à 1,8% en 2019, en passant par 0,9% en 2015 (hors tabac). En outre, le gouvernement a confirmé mercredi qu’il procèderait à une augmentation de 2 centimes par litre de la taxe sur le diesel, dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2015.

Effectifs Armée : 34.000 hommes en moins d’ici à 2019

Effectifs Armée : 34.000 hommes en moins  d’ici à 2019

Présentée vendredi prochain au dernier conseil des ministres avant les vacances, la loi de programmation militaire pour 2014-2019 va réduire le nombre de soldats mais renforcer leurs moyens matériels.  Sujet brûlant s’il en est au sein du gouvernement et entre le gouvernement et l’opposition, la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 sera présentée lors du prochain conseil des ministres, vendredi. Au menu, un budget de la Défense maintenu pour les trois prochaines années mais de douloureux équilibres à trouver. L’armée française des années 2020 comptera davantage de matériel mais moins d’hommes : moins 34.000 par rapport à aujourd’hui.

 

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