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Présidentielle 2017 : plus d’un Français sur deux indécis

Présidentielle 2017 : plus d’un Français sur deux  indécis

Jamais sans doute une campagne électorale n’aura atteint un tel niveau de nullité sur fond de scandales politiques ou financiers. Du coup,  plus d’un Français sur deux s’interroge sur son vote lors des présidentielles. Un sondage Odoxa, réalisé pour France 2, 13h15, le dimanche, révèle qu’un électeur sur deux se montre indécis devant le scrutin qui se profile. À deux mois du premier tour, seuls 46% des Français savent vers quel candidat ils se tourneront une fois dans l’isoloir.  Au contraire, 53% des électeurs sont indécis. Les soupçons d’emplois fictifs qui pèsent sur François Fillon et Marine Le Pen, les polémiques créées par Emmanuel Macron et la triple division de la gauche sont des indices qui peuvent expliquer cette situation. Dans le détail, un tiers des Français (33%) ne sont pas du tout décidés et un sur cinq (20%) hésitent encore entre deux candidats.

2017: Macron gagnerait à 61,5% (IFOP)

2017: Macron gagnerait à 61,5% (IFOP)

 

d’après le Figaro qui s’appuie sur une enquête Ifop, macro serait le mieux placé pour battre Marine Le Pen au deuxième tour François Fillon et Emmanuel Macron restent au coude-à-coude dans les intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle, avec de nouveau un léger avantage d’un demi-point pour l’ex-ministre de l’Economie dans une enquête Ifop-Fiducial pour Paris Match, iTELE et Sud-Radio. La présidente du Front national, Marine Le Pen, reste quant à elle largement en tête au premier tour mais battue dans tous les cas de figure au second, même si les écarts se réduisent.  Selon le sondage Ifop-Fiducial, qui prend en compte une éventuelle candidature du président du MoDem, François Bayrou, Marine Le Pen recueillerait 26% des suffrages au premier tour, Emmanuel Macron 19% et François Fillon 18,5%. Benoît Hamon est crédité de 14% des voix, Jean-Luc Mélenchon de 11,5% et François Bayrou de 5,5%. Au second tour, selon cette enquête réalisée auprès de 1 397 personnes entre le 16 et le 20 février, Emmanuel Macron battrait Marine Le Pen au second tour par 61,5% des voix contre 38,5%. L’ex-ministre de François Hollande reste en tête des pronostics de victoire (24%) devant la candidate d’extrême droite (19%). Le pronostic de victoire pour François Fillon, englué dans les soupçons d’emplois fictifs dont aurait bénéficié sa famille, s’est effondré, de 25% le 1er février à 15% le 20. Mais ce qui domine, c’est l’incertitude, avec 26% des sondés qui disent ne pas savoir qui sera élu.

 

 

C’est en France que les dividendes ont le plus grimpé en 2017

C’est en France que les dividendes ont le plus grimpé en 2017

D’après  une étude de la société de gestion Henderson Global Investors que révèle BFM,  Les dividendes mondiaux ont prsque stagné  (+)0,1% pour atteindre en 2016 1.154,5 milliards de dollars l’an dernier, contre 1.152,7 milliards en 2015″  Par contre, La France affiche la plus forte progression: +11,8% à 54,3 milliards de dollars. « Les banques françaises, dont la situation est de nouveau bonne, ont le plus contribué au résultat, augmentant leurs paiements de 53% par rapport à 2015, soit une hausse de 2,8 milliards de dollars ». Voilà déjà trois ans que la France est le champion d’Europe des dividendes. C’est le pays qui en verse le plus. Cette année encore, elle occupe la première place du podium,  En cause pas tellement la bonne santé économique du pays puisque la croissance a été limitée à 1,1 % ce qui ce répercute évidemment sur le niveau d’activité des entreprises.pas davantage les résultats financiers mais un arbitrage qui favorise les actionnaires. Mais trop de dividendes tuent les dividendes.  Les plus grosses entreprises cotées ont actuellement tendance à raisonner à trop court terme et à gaspiller leur argent pour faire plaisir à leurs actionnaires, au détriment de leur propre avenir. L’auteur de cette sortie n’est pas forcément celui qu’on pense : cette critique est signé Larry Fink, qui est accessoirement le directeur général de BlackRock, le plus gros fonds d’investissement au monde chargé de gérer plus de 4.000 milliards d’euros. Ou quand une star de la finance dénonce les excès du capitalisme financier, et ce n’est pas la première fois. Pour faire passer son message, le patron de BlackRock n’y est pas allé par quatre chemins : il a envoyé une lettre aux dirigeants des 500 plus grandes sociétés cotées des Etats-Unis, missive qui s’est évidemment rapidement retrouvée dans la presse. Larry Fink y invite les entreprises du S&P 500 à ne pas succomber aux pressions de plus en plus fortes des actionnaires activistes. « Il est essentiel (…) de comprendre que le devoir d’attention et de loyauté des dirigeants d’entreprise ne concerne pas tous les investisseurs ou les traders qui détiennent des actions de leur entreprise à un instant donné, mais l’entreprise et ses détenteurs à long terme », écrit Larry Fink, avant de prévenir : les entreprises qui raisonnent à long terme « peuvent compter sur notre soutien ». Pour les autres, la menace est claire : BlackRock pourrait se retirer de ces sociétés, quitte à malmener le cours boursier de leurs actions. . Lorsqu’une entreprise gagne de l’argent, elle a plusieurs possibilités : le réinvestir pour se moderniser ou développer de nouveaux projets, l’utiliser pour embaucher ou remercier ses salariés (augmentations, intéressement, participation) et enfin le rendre aux actionnaires sous forme de dividende ou de rachat d’action (afin de faire remonter le cours de l’action). La répartition entre ces trois postes a évidemment évolué au cours de l’histoire. Au cours des années 1950, les dividendes représentaient en moyenne 20% des bénéfices (au sens de l’excédent brut d’exploitation), avant d’osciller entre 10 et 15% au cours des années 1970 et 1980. Depuis les années 1990, cette proportion a sensiblement augmenté pour friser les 30% depuis 2009. Les actionnaires récupèrent donc une part croissante de la valeur ajoutée, et les chefs d’entreprises sont incités à jouer le jeu : ils sont de plus en plus souvent rémunérés en actions et ont donc intérêt à ce que le cours en bourse et le dividende soient élevés. Avec le risque que leur intérêt personnel soit aligné sur celui des actionnaires et non sur ceux de l’entreprise qu’il dirige. Un risque qui concerne notamment la France.  Cette année, la France se démarque encore des autres pays dans le monde, en raison de la progression des dividendes versés : +11,2 % (après ajustement des taux de change, des changements effectués au sein de l’indice et après des variations de dividendes exceptionnels). Conséquence, elle se hisse à la troisième place dans le monde en termes de hausse, derrière les Pays -Bas et la Corée du Sud. Dans le détail, toujours selon l’étude d’Henderson, quasiment neuf sociétés françaises sur dix ont augmenté leurs dividendes ou les ont maintenus. Les banques françaises, la Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole ont notamment continué de reconstruire leurs paiements de dividendes suite à la crise financière, avec des distributions en hausse de 50 à 70 %. La situation a été aussi bonne sur une vaste gamme de secteurs, des sociétés aussi variées que Renault, LVMH, et Safran ont toutes augmenté leurs dividendes. Ailleurs, les Pays-Bas devancent la France avec la croissance la plus rapide. Les dividendes versés ont bondi de 28,3 % pour atteindre 7,6 milliards de dollars. A l’échelle internationale, seule la Corée du Sud a réussi à surpasser cette générosité à l’égard des actionnaires (+33 %) Toutes les sociétés hollandaises de l’indice ont augmenté leurs dividendes, mais ING a été le principal contributeur à la croissance globale et a été de loin le plus gros payeur au cours de la période. La société a plus que triplé son dividende. De son côté, la compagnie d’assurance NN a augmenté son dividende total de quasiment 75 %. L’année 2016 a vu un essoufflement de la croissance des dividendes aux États-Unis, mais une accélération en Europe. Certaines régions asiatiques affichent une forte expansion, à l’opposé du Royaume-Uni », résume Alex Crooke, spécialiste des dividendes chez Henderson Global Investors dans un communiqué. Selon lui, « les perspectives de croissance économique apparaissent plus encourageantes en 2017″ puisque « la nouvelle administration en place à la Maison Blanche a promis d’augmenter les dépenses et de réduire l’imposition des sociétés, ce qui devrait avoir une incidence positive sur les bénéfices des sociétés américaines ».        Au Royaume-Uni en revanche, les dividendes ont reflué de 3,5% à 92,9 milliards de dollars, soit le « plus bas niveau depuis 2012″, même si le pays garde sa place de « deuxième plus gros payeur de dividende au monde » derrière les États-Unis. « Les gros groupes miniers et d’autres sociétés de premier plan ont sensiblement réduit leurs dividendes et la chute de la livre sterling, à la suite du Brexit, a amputé » le total de 7 milliards de dollars, poursuit le document.        En Asie, les dividendes de la Chine ont diminué pour la deuxième année consécutive pour finir à 28,4 milliards de dollars (-13,4%), tandis qu’au Japon la solidité du yen a assuré une forte progression de 24,4% à 65,1 milliards.         En revanche, la solidité du dollar pourrait assombrir l’année 2017, souligne l’étude qui table sur une hausse de 0,3% à 1.158 milliards de dollars. La vigueur du billet vert pourrait en effet « masquer la croissance des dividendes en devises locales », précise Alex Crooke. Aux États-Unis, « qui représentent 2/5 de la masse mondiale », les dividendes ont atteint 412,5 milliards de dollars soit une hausse de 4,1% « qui contraste avec les progressions à deux chiffres enregistrée en 2014 et 2015″, détaille le rapport. « La croissance anémique des bénéfices, l’accent mis sur le renforcement des bilans et la faiblesse du secteur de l’énergie expliquent » l’essoufflement.       

2017 : le choix entre un réac corrompu et une démagogue raciste (aussi corrompue)

2017 : le choix entre un réac corrompu et une démagogue raciste  (aussi corrompue)

C’est en ces termes que résumaient certains journaux étrangers le climat politique en France à la veille des élections présidentielles. Deux  phénomène surprennent  particulièrement la presse étrangère ;  d’abord l’extrême tolérance des Français à l’égard des les affaires politico- financières. Une tolérance relativement ancienne avec des affaires qui ont concerné la IVe République puis  la cinquième. Les plus récentes concernant Chirac, Sarkozy et Fillon mais aussi la gauche avec en particulier l’affaire Cahuzac. Le sentiment général de la presse étrangère notamment dans les pays anglo-saxons c’est que ces affaires auraient dû entraîner la démission immédiate de tous les intéressés. Il faut dire qu’en France l’imagination est sans limite puisqu’on a inventé un objet juridique non identifié à savoir la cour de justice de la république composée essentiellement d’élus pour juger ministres et présidents de la république. Un peu comme si les voleurs de poules se jugeaient eux-mêmes. Au-delà des affaires, le second sujet d’étonnement concerne les deux principaux choix offerts aux électeurs : soit voter pour un hobereau réactionnaire, soit voter pour une marchande d’illusions qui conduira le pays à la faillite. Notons aussi que les deux champions de la rénovation politique, les deux candidats qui s’affiche comme anti systèmes sont en réalité des vrais professionnels de la politique qui ont bien vécu de cette politique et accessoirement de revenus sulfureux qui font l’objet dans les deux cas d’enquêtes judiciaires. D’une certaine façon,  la situation politique en France est à l’image de son économie : décadente. Il n’y a plus en France de choix de gauche puisque la gauche traditionnelle une nouvelle fois s’est noyée au contact de la gestion. La citadelle étant assiégée, les derniers partisans de la gauche se réfugient dans le confortable discours gauchiste qui n’a aucune chance de reconquérir le pouvoir et qui lui évite ainsi le pêché de gouvernance. De toute évidence, si Fillon ou Le Pen devaient être élu, la France s’orienterait vers une catastrophe politique, démocratique et sociale. Aucun des deux candidats ne disposerait en effet de la légitimité nécessaire pour effectuer les réformes qui s’imposent pourtant en France. Pour avoir mis les doigts dans le pot de confiture, c’est deux candidats aurait du mal à convaincre les Français de leur attachement à l’intérêt général.

 

Sondage 2017: Macron nettement devant Fillon

Sondage : Macron nettement devant Fillon

Fillon s’écroule et perd 6 points, il est à 18.5% loin derrière Le Pen à 26% et Macron à 23%.  Derrière, Benoît Hamon est à 14,5%, Suivent Jean-Luc Mélenchon à 12% puis Nicolas Dupont-Aignan à 3% et Yannick Jadot à 2%. Les trois autres candidats testés – Nathalie Arthaud, Philippe Poutou et Jacques Cheminade – ne dépassent pas les 1% d’intentions de vote. L’enquête s’appuie sur un échantillon de 11.020 personnes « certaines d’aller voter », ce qui réduit sa marge d’erreur à moins d’un point. L’écart entre Macron et Fillon est par ailleurs relativement conséquent par rapport à d’autres instituts. Les baromètres quotidiens de l’IFOP et d’Opinionway placent par exemple dans leur dernière vague les deux candidats à un point l’un de l’autre, avec un avantage pour l’ancien ministre de l’Economie. Mais l’IFOP teste également François Bayrou, au contraire d’Opinionway. Pour ce qui est d’Ipsos, une hypothèse avec François Bayrou est également publiée. Pas encore décidé sur une quatrième candidature à la présidentielle, le président du Modem recueillerait 6% d’intentions de vote et prendrait trois points à Emmanuel Macron (à 20%) contre un seul pour François Fillon (17,5%) et Marine Le Pen (25%). L’enquête précise d’ailleurs que 42% des électeurs potentiels du centriste se reporteraient vers le candidat du mouvement qui ne se dit « ni de droite, ni de gauche ». A noter que dans l’une ou l’autre des hypothèses, l’électorat de Marine Le Pen est celui qui exprime le moins de doute sur son choix : trois sur quatre se disent certains de voter pour la présidente du FN. La sûreté du choix de l’électorat de Fillon est également élevée (61%), tandis que celui d’Emmanuel Macron est presque deux fois moindre en proportion (33%). Autrement dit, les deux tiers des sondés tentés par ce candidat peuvent encore changer d’avis.

 

Elections 2017 : l’arnaque des candidats anti système

Elections 2017 : l’arnaque des candidats anti système

 

Face au discrédit qui touche les organisations politiques désormais il est de bon ton pour les candidats de se présenter avec des vertus anti systémiques. Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ? Du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement actuel soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentant des moins favorisés voir des opprimés. Cela évidemment  pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désigne des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations plus ou moins sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi parti de ces millionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  anti système sont bien les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats anti système entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et –ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Le dernier aspect de l’argumentation anti système touche au ridicule, à savoir, la dimension politique. En France en particulier,  tous les candidats sont des professionnels de la politique. En place depuis 20, 30 ans, davantage, ils vivent de la politique et ont transformé la fonction en métier et en rente. Les conditions démocratiques françaises imposent d’ailleurs l’appartenance à un appareil notamment quand il s’agit de l’élection présidentielle qui nécessite d’obtenir le soutien des élus pour valider une candidature. Tous appartiennent à des organisations, sont passés par des systèmes et son d’une certaine façon le fruit d’appareils. Il n’existe pas de candidat réellement indépendant, ils sont le résultat d’un système qui se reproduit. La dépendance est plus ou moins forte. Pour être élu il est nécessaire d’être soutenu par les parrains d’un système au moins pour se lancer « dans la  carrière ». Une fois passée les obstacles sociaux, économiques et politiques les candidats ne peuvent donc revendiquer l’étiquette « anti système ». Cet argument populiste et démagogique ne peut être entendu que par les mouches victimes complices  attirées par le miel des promesses sans lendemain. 

 

Sondage 2017 : Le Pen (25,5%) Macron (19,5%) et Fillon (18,5%)-Ifop

Sondage 2017 : Le Pen (25,5%) Macron (19,5%) et Fillon (18,5%)-Ifop

 

 

Marine Le Pen (25,5%, -0,5 point) devance Emmanuel Macron (19,5%, stable) et François Fillon (18,5%, +0,5) dans les intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle, selon le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match, iTELE et Sud Radio publié mardi. Arrivent ensuite le socialiste Benoît Hamon (14,5%, stable), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, 11,5%, stable) et François Bayrou (5%, -0,5) qui n’a pas dit s’il serait ou non candidat. Au second tour, Emmanuel Macron (En marche !) battrait Marine Le Pen (Front national) avec 62,5% (+0,5) contre 37,5%. Le sondage a été réalisé du 10 au 14 février auprès d’un échantillon de 1.402 personnes inscrites sur les listes électorales extrait d’un échantillon de 1.500 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

Présidentielles 2017 : Pour un audit préalable des revenus et patrimoine des candidats

Présidentielles 2017 : Pour un audit préalable des revenus et patrimoine des candidats

 

Maintenant que la boîte de pandore est ouverte chaque jour ou presque va apporter son lot d’informations sulfureuses sur les pratiques de certains candidats (Fillon bien sûr mais aussi Marine Le Pen) concernant notamment  leurs revenus et leur patrimoine. Jusqu’ici il a existé  une sorte de tolérance curieuse à l’égard des affaires politico- financières. L’affaire Fillon marque la fin de ce temps. Du coup, la porte des révélations va être largement ouverte à l’égard des petites combines du personnel politique. La campagne électorale va surtout traiter des malversations et privilèges des candidats. Bref,  la campagne court le risque de tomber dans le caniveau. Pour éviter cela, il serait sans doute urgent de procéder à un audit des fortunes et patrimoine de chaque candidat car on ne peut évidemment se fier à leurs propres déclarations. Sinon, les différentes révélations risquent de créer un vide institutionnel avec le retrait de candidats mis en examen.

 

Reporter les  présidentielles

 

À moins que la droite ne choisisse la catastrophe électorale tout laisse à penser que François Fillon sera condamné à renoncer à sa candidature. Le problème c’est quand ? On connaît l’entêtement de l’intéressé, il ne renoncera que s’il en est vraiment contraint par les sondages d’abord, par l’appareil politique des républicains ensuite. Mais cette affaire pourrait durer des semaines. Si le retrait de François Fillon devait intervenir après le 10 mars se poserait alors un redoutable problème institutionnel qui pourrait conduire à reporter la date des élections. Ce qu’envisagent des juristes sur BFM. Mais un problème encore plus redoutable pourrait être posé en cas d’élection en 2017 de François Fillon pour le cas où serait prouvé le caractère fictif du salaire octroyé à son épouse. Politiquement, il serait impossible d’attendre le jugement dans cinq ans de la sulfureuse cour de justice de la république (en très grande majorité composée de parlementaires qui se jugent eux-mêmes !).

 

  • Hypothèse n°1 : Fillon se retire entre le 10 mars et le 17 mars 2017

« L’article 7 de notre Constitution précise que si un candidat décède où est empêché sept jours avant la date de dépôt des candidatures [fixé au 17 mars prochain], le Conseil constitutionnel peut être saisi pour reporter la date de l’élection présidentielle », détaille Dominique Rousseau, professeur de droit Constitutionnel à l’université Paris 1. Mais qu’est ce que signifie un « empêchement » ? « La Constitution ne donne aucun exemple et il n’existe aucune jurisprudence, ce cas de figure ne s’est jamais produit sous la Ve République », poursuit l’universitaire. Ce sera donc au Conseil constitutionnel, présidé par Laurent Fabius et composé d’anciens Présidents de la République, de déterminer si une mise en examen ou l’implication dans un scandale financier peuvent être considérées comme un « empêchement ».

Tout le monde ne peut pas saisir le Conseil constitutionnel : « Les sages peuvent être saisis par le Président de la Républiquele Premier ministrele président de l’Assemblée nationalele président du Sénat ou 60 députés ou 60 sénateurs. » Une fois saisi, le Conseil constitutionnel pourrait décider de décaler la date du 1er tour de l’élection présidentielle 35 jours après ​la date initiale, à savoir le 23 avril : « Les 35 jours, c’est une indication pas une obligation. Le délai peut être plus court », ajoute Dominique Rousseau.

  • Hypothèse n°2 : Fillon se retire le 17 mars et le 1er tour

Autre cas de figure envisagé par la Constitution, « l’empêchement » d’un candidat avant le 1er tour de l’élection présidentielle : « Dans ce cas, les sages ne sont pas saisis, ils décident automatiquement de reporter la date de l’élection », détaille le professeur de droit constitutionnel. Mais la date du report peut être appréciée différemment en fonction du candidat visé par un retrait. Autrement dit, le retrait de Philippe Poutou (NPA) ne chamboulerait pas le calendrier électoral de la même façon qu’un retrait de François Fillon.

  • Hypothèse n°3 : Fillon accède au second tour mais se retire pendant l’entre-deux tour

Là encore, un cadre juridique est prévu dans la Constitution. Un retrait pendant l’entre-deux tour est certes peu plausible mais lourd de conséquences. « C’est simple, si un des deux candidats décède ou est empêché entre le 23 avril et le 7 mai, on recommence à zéro », lance Dominique Rousseau. Le résultat du 1er tour deviendrait caduc et la présidentielle serait automatiquement reportée. Les Sages pourraient décider de reporter de fait les élections législatives mais rien ne les y oblige : résultat, les élections législatives pourraient avoir lieu avant l’élection présidentielle. Un scénario politiquement explosif.

Hypothèse n°4 : Fillon est élu mais de nouvelles révélations mettent en cause la légitimité de son élection.

 

De ce fait le nouveau président de la république voit sa crédibilité complètement détruite tant au plan interne qu’au plan international. . Politiquement, il serait impossible d’attendre le jugement dans cinq ans de la sulfureuse cour de justice de la république (en très grande majorité composée de parlementaires qui se jugent eux-mêmes !).

 

2017 : La fumisterie des programmes

2017 : La fumisterie des programmes

La fumisterie que constituent les programmes n’empêche nullement les opposants à Macron de tirer à boulet rouge  sur l’intéressé qui n’a  pas produit de catalogue de promesses. La critique la plus dure vient du « rigoureux » Fillon :  »cas d’école de l’illusionnisme, cette nouvelle forme de populisme mondain qui a inventé la campagne présidentielle sans programme présidentiel ». La rigueur de Fillon est évidemment toute relative aussi bien concernant le détournement de fonds publics qu’en ce qui concerne sa gestion de premier ministre. Rappelons-nous, en 207Fillons avait déclaré qu’il était à la tête d’un État en faillite et qu’il entendait redresser la situation. Bilan de l’intéressé en 2012 : 600 000 chômeurs en plus (comme Hollande) et 600 milliards d’endettements supplémentaires. Ne parlons pas des promesses faites pour 2017 notamment de sa sulfureuse proposition de ne faire rembourser par la sécurité sociale que les maladies graves. Une proposition sans doute inspiré par le financement qu’il a reçu de l’assureur Axa. Autre proposition tout aussi hypothétique : la suppression de 500 000 fonctionnaires sans indiquer où et comment. Autre fumisterie celle de Benoît Hamon avec son fumeux revenu universel de 300 à 700 milliards par an dont on ne sait pas comment il serait financé. Dernier exemple les promesses de Marine Le Pen consistant à sortir de l’euro ou à engager 40 milliards de dépenses supplémentaires. Des dépenses supplémentaires financées par 60 milliards d’économies. Où,  comment ? On ne le saura jamais. Sans doute le programme le plus surréaliste qui s’il était appliqué conduirait le pays vers la catastrophe financière et l’appauvrissement généralisé. La seule sortie de l’euro coûterait immédiatement 20 % de pouvoir d’achat aux Français du fait du différentiel de taux de change. On se souvient de ce qu’il est advenu des promesses dans le passé de Sarkozy ou de François Hollande. Pour le bien de la démocratie il serait urgent d’interdire aux candidats d’élaborer des listes de promesses illusoires. Le premier objectif pour eux devrait être de définir les enjeux de la période actuelle, ensuite de donner une vision cohérente pour l’avenir du pays enfin de se limiter aux grandes réformes structurelles dont le pays a cruellement besoin pour mieux affronter les mutations en cours dans les domaines économique, sociale, environnementale, sanitaire et sociétale et cela évidemment resitué dans un environnement international. Pour satisfaire la demande paresseuse de certains journalistes de grands médias,  il suffira à Macron décrire programme à la place du mot projet. De toute façon,  les journalistes politiques n’entretiennent que des rapports approximatifs avec les réalités économiques et sociales. Ils sont bien incapables de vérifier la pertinence d’un bouclage financier. Un bouclage financier au demeurant parfaitement illusoire car tout repose sur la croissance. Pour preuve le dernier budget 2017 de François  Hollande a été très critiquée par la Cour des Comptes car il repose sur des perspectives peu crédibles notamment sur une croissance du libre de 1,5 % quand vraisemblablement la croissance sera proche de celle de 2016, à savoir un peu plus de 1,1 %.  Certes on peut et on doit agir sur le niveau des dépenses mais nombre de dépenses dépendent  précisément de la croissance et de l’emploi (par exemple UNEDIC, sécurité sociale, retraite etc.).  Cependant poussé par ses concurrents, Macron va récapituler ses propositions le 22 février et préciser ses orientations financières début mars. Pour satisfaire à la demande des illusionnistes, il suffira peut-être de remplacer le mot projet par le mot programme. Bref quand la sémantique politicienne donne raison à l’incompétence et à la paresse des experts politiques.

2017 : les affaires de Marine Le Pen

2017 : les affaires de Marine Le Pen

 

Curieusement les casseroles que traîne Marine Le Pen affecte peu son électorat raciste et ou primaire. La plupart veulent ignorer les innombrables affaires qui concernent le front national. Marine Le Pen qui se présente en candidate du peuple est en réalité une millionnaire qui a dissimulé son patrimoine. ?  Les Le Pen sont soupçonne d’avoir sous-évalué leur patrimoine détenu en commun, notamment leur propriété de Montretout à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Au total, cela représenterait plus d’un million d’euros pour Jean-Marie Le Pen et plusieurs centaines de milliers d’euros pour sa fille. Selon le JDD, le fisc leur réclame près de 3 millions d’euros. Si Jean-Marie Le Pen est la cible principale de Bercy dans cette enquête, la présidente du FN risque tout de même une peine allant jusqu’à trois ans de prison, 45 000 euros d’amende et de dix ans d’inéligibilité. Pour différentes élections, le Front National et accusé d’Escroquerie, recel d’abus de biens sociaux, faux et usage de faux. Le Front national est soupçonné d’avoir mis en place des pratiques frauduleuses pour financer ses campagnes électorales depuis 2011. Dans le viseur des enquêteurs : un système de vase clos entre le FN, Jeanne – le micro-parti de Marine Le Pen – et la société Riwal, dirigée par Frédéric Chatillon, un proche de la présidente frontiste. Riwal est soupçonnée d’avoir vendu des kits aux candidats investis par le FN, contenant des tracts et des affiches, à des coûts largement surfacturés. Ces kits, imposés à tous les candidats frontistes, leur étaient fournis via le micro-parti Jeanne, qui leur prêtait l’argent nécessaire à cet achat avec un taux d’intérêt de 6,5%. Comme le veut le code électoral, tous les frais de campagnes sont ensuite remboursés par l’Etat si le candidat obtient plus de 5% des voix. Les candidats remboursaient alors Jeanne, en incluant des intérêts. Le micro-parti de Marine Le Pen gagnait alors environ 1 000 euros par kit, selon Les EchosA cela, s’ajoutent les bénéfices de Riwal dûs à la surfacturation des kits au préjudice final de l’Etat. Pour parler clair, le FN a vendu ses investitures et réalisé des bénéfices sur les remboursements de l’Etat. Notons aussi que la justice soupçonne les Le Pen d’avoir détourné à leur profit une partie des fonds du micro parti du FN pour l’achat de biens immobiliers dont sont propriétaires Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen. Il y a également l’affaire des les emplois fictifs du Parlement européen, Parlement européen qui a mis en demeure Marine Le Pen de rembourser 330 000 €. D’autres affaires encore comme l’emprunt du FN à une banque russe et jamais remboursée! Certaines de ses affaires traînent depuis cinq ou six ans.

Elections 2017 : « le choix entre un corrompu et une démagogue » (presse étrangère)

Elections 2017 : « le choix entre un corrompu et une démagogue » (presse étrangère)

 

 «Choisir entre un corrompu sans charisme et une démagogue charismatique», indique le journal espagnol « El Periódico », selon lequel François Fillon « sent le cadavre politique ». Emmanuel Macron intéresse. « Son programme combine valeurs de gauche et mesures libérales. Un intéressant cocktail pour qui joue le piano comme Sam dans « Casablanca » », relève « La Vanguardia ».  La presse étrangère est toujours aussi sévère vis-à-vis de François Fillon et de la classe politique française. Après la conférence de presse de l’ancien Premier ministre,  beaucoup ont cependant salué la prestation de François Fillon qui a réussi un extraordinaire numéro de claquettes pour écraser toute velléité de contestation dans son camp sans pour autant apporter la moindre preuve susceptible de le disculper. « Chapeau l’artiste » a dit un correspondant étranger. Mais pour la presse étrangère, une affaire Fillon serait impossible dans nombre de pays. «C’est à la fois très amusant et très intéressant, témoigne Nicole, journaliste à la chaîne allemande ARD. Une affaire d’une telle ampleur n’aurait pas été envisageable en Allemagne. Le candidat aurait dû se retirer immédiatement à la demande du parti.» Et la journaliste de citer le cas de l’ancien président, Christian Wulff, qui avait dû démissionner en 2012 pour un prêt de 500.000 euros contracté auprès de la femme d’un homme d’affaires. «En Allemagne, les salaires des hommes politiques sont plus modestes. Là, on parle de près d’un million d’euros quand même», renchérit un concurrent de Nicole, qui travaille pour la chaîne ZDF. En Grande-Bretagne, l’épisode est vu comme étant symptomatique de la classe politique française, régulièrement empêtrée dans des affaires de ce type. «Chez nous, il est interdit depuis quelques années d’employer sa famille en tant que parlementaire. Jusque-là, on n’avait pas traité cette affaire, mais là on attend de voir ce qu’il va dire parce qu’il était quand même le favori. C’est une catastrophe pour lui», témoigne la correspondante à Paris de la chaîne ITV News. La presse anglaise juge régulièrement que ce type de scandale est «totalement normal en France», jugeait The Independant . Pour le Daily Telegraph sept de conférence de Fillon et » un magnifique écran de fumée.”  Comme le quotidien britannique conservateur, nombreux sont les journaux étrangers à s’interroger aussi sur le fond de l’affaire. Ainsi, The Times estime que “sa posture combative a été perçue comme une tentative désespérée pour sauver sa candidature après deux semaines de scandale qui l’ont conduit de grand favori pour la présidentielle à la troisième place”. Le journal suisse Le Temps a, lui, admiré la stratégie mise en place par l’équipe de François Fillon : Le présidentiable du camp conservateur a fait d’une pierre trois coups, éliminant définitivement tous ceux qui auraient pu songer à se présenter à sa place, mettant les médias au pied du mur en répétant qu’il ne sera pas candidat s’il est mis en examen, et affirmant qu’il a ‘la certitude qu’aucune décision de justice ne viendra désormais perturber son parcours’. La posture est béton.” “Fillon se voit comme l’homme chassé, il ne montre aucun signe d’une prise de conscience”, estime de son côté le journal allemand Zeit Online. The New York Times a également remarqué que, “de manière répétée, M. Fillon a exprimé son mépris et sa colère contre les médias”.  Pour le quotidien espagnol La Vanguardia, l’exposé de François Fillon est la preuve qu’en France, “on peut expier ses péchés grâce à la confession, mais cela laisse des traces” The Daily Telegraph  conclut sur un sentiment partagé par de nombreux médias étrangers « Le problème (de Fillon) est qu’il décrit sa campagne comme une rupture avec le passé. Mais ce genre de scandale ne représente en rien cette intention. Au contraire, c’est juste une illustration supplémentaire de ce refrain bien connu : une règle pour l’élite, une autre pour le reste de la population. »” 

2017 : refuser l’escroquerie des programmes

2017 : refuser l’escroquerie des programmes

 

Politiques, journalistes et forcément électeurs un peu naïfs  tombent dans le piège du programme des candidats à élection présidentielle. D’abord comme si c’était le rôle d’un président de faire la liste des commissions et promesses électorales. On se souvient du programme du PS écrit par Chevènement avant 1981, puis des 110 propositions de Mitterrand ou plus près de nous du programme de Sarkozy ou celui  du Bourget de Hollande. Des programmes mis aux oubliettes le lendemain des élections. Pour 2017,  de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par la droite, les promesses ne manquent pas ; d’une certaine manière c’est un peu le catalogue de la Redoute. Il y en a pour toutes les catégories socioprofessionnelles auxquelles on promet de raser gratis. Évidemment, une fois au pouvoir, les dirigeants s’empressent de contredire leurs intentions initiales au prétexte qu’ils avaient sous-estimé la gravité de la situation du pays notamment sur le plan financier.  Une contradiction récurrente qui a largement nourri tous les populismes et qui a d’une certaine manière discrédité le système politique. L’urgence n’est sans doute pas de promettre tout à tout le monde avec des propositions tout aussi illusoires que  démagogiques comme  le  relèvement significatif de tous les revenus en même temps que la baisse d’impôts générale et le plein-emploi d’ici 2022. Autant de propositions irréalistes et mensongères. Certes, le progrès social est indispensable mais il n’est envisageable qu’avec des progrès économiques au moins équivalents  à moins de conduire le pays vers la faillite ; Le rôle d’un président c’est d’abord  éclairer les problématiques des grands enjeux économiques, sociaux et sociétaux. Ce travail d’analyse est un préalable pour ne pas tomber dans la démagogie.  De ce point de vue,  nombre de Français ne sont pas très matures pour comprendre la complexité de la crise systémique actuelle en particulier celle de la France qui accumule les retards en matière de mutations structurelles. Du coup, la paresse  et l’incompétence conduisent  nombre de candidats à adopter dans le simplisme pour mieux donner une légitimité à des propositions irresponsables et bâclées. Une récente étude d’Allianz a confirmé l’insuffisance de culture  économique et financière des Français. Des Français qui se situent au dernier rang en Europe pour leurs connaissances en matière de gestion financière y compris pour leurs finances personnelles. (Étude Allianz en Europe). Le déficit de compréhension des facteurs explicatifs de la crise française est immense. Pour le combler, il ne faut   pas être  prisonnier de l’idéologie d’un appareil et de la logique des partis. Une logique des partis qui, pour satisfaire les différents courants, consiste le plus souvent à promettre tout et le contraire. La responsabilité d’un chef d’État consiste à faire d’abord un travail d’explication pour permettre une adhésion plus consciente et plus active aux enjeux du moment. Ensuite, il lui appartient de définir des orientations qui se révéleront pertinente dans le temps. Bref une vision, un projet mais pas l’auberge Espagnole ou l’inventaire à la Prévert. Il sera toujours temps le moment venu -et ce sera alors nécessaire notamment lors des législatives- de traduire ces orientations en politiques sectorielles. Un candidat président  doit s’en tenir à cette philosophie et non tomber dans le piège de la posture des marchands d’illusions qui ont conduit la France dans l’état dans lequel elle est depuis plus de 30 ans. Pour résumer, priorité surtout à l’analyse, à la vision et au projet de société.

 

Le déficit 2017 bidonné par le gouvernement (Cour des comptes)

Le déficit 2017 bidonné par le gouvernement (Cour des comptes)

 

C’est en substance ce que dit la Cour des Comptes mais en des termes plus diplomatiques. Pour parler clair,  le gouvernement a fait de la gonflette concernant les recettes publiques espérées et à sous-estimé certaines dépenses. Du coup, la perspective de ramener le déficit en dessous de 3 % du PIB paraît complètement illusoire. Par ailleurs ce déficit va encore ajouter à la dette considérable de la France (qui représente déjà environ 33 000 € par Français !). Contrairement à ce qui est parfois affirmé la France n’est jamais parvenu à réduire ses dépenses : +2,3 % par an entre 2000 et 2009 et +0,9 % par an entre 2010 et 2016. Ce qui explique la dérive de l’endettement  Une dette qui par ailleurs va croître avec l’augmentation des taux d’intérêt. La Cour des comptes émet donc de sérieux doutes sur la capacité de la France à atteindre son objectif d’un déficit public ramené à 2,7% du PIB fin 2017 et souligne son retard dans le rétablissement des finances publiques, qui imposera au prochain exécutif des efforts « d’une ampleur inédite » sur les dépenses. La prévision pour 2017, qui correspond à un recul du déficit de 0,6 point de PIB par rapport à 2016 « sera très difficile à atteindre, du fait à la fois d’un risque de surestimation des recettes et d’une sous-estimation probable de certaines dépenses », note la Cour dans son rapport annuel publié mercredi. Au-delà de ce constat, « la situation de nos finances publiques demeure fragile, vulnérable, malgré les progrès constatés », a souligné mercredi le premier président de la Cour des comptes Didier Migaud lors d’une conférence de presse. « Les efforts pour maîtriser les dépenses devront être poursuivis et intensifiés si notre pays veut préserver sa capacité à faire des choix souverains et à rester crédible dans le concert européen », a-t-il ajouté. Plusieurs candidats à la présidentielle d’avril-mai ont l’intention de s’affranchir de l’engagement de ramener le déficit sous la limite européenne de 3% du PIB fin 2017, alors que la France s’est déjà vu accorder trois reports par ses partenaires européens. Pour 2017, la Cour fait état d’une prévision de recettes « optimiste », car fondée sur une prévision de croissance économique jugée « un peu élevée » par le Haut conseil des finances publiques. Pour cette année, le gouvernement table toujours sur une croissance de 1,5% du PIB, au-delà des prévisions des institutions internationales (de 1,3% à 1,4%) et des attentes des économistes interrogés par Reuters (1,1%).La Cour relève un risque « très significatif » de dépassements sur l’indemnisation du chômage – alors que la reprise des négociations sur la nouvelle convention Unedic est en suspens – et des risques « significatifs » de dépassement des dépenses d’assurance maladie. S’ajoutent à ces aléas identifiés la persistance des « sous-budgétisations récurrentes » de certains postes comme les opérations militaires extérieures ou encore le risque « significatif » qu’une dépense de 1,5 milliard d’euros inscrite au motif de la recapitalisation d’Areva soit prise en compte dans le déficit public, parce qu’elle concerne « une entreprise publique qui a enregistré des pertes au cours des cinq derniers exercices». Au-delà de 2017, la Cour estime qu’une accentuation de l’effort de maîtrise des dépenses publiques devra atteindre « une ampleur inédite », d’autant plus que la prévisible remontée progressive des taux d’intérêt va peser sur les dépenses. Leur évolution à la baisse a contribué à hauteur de 40% à la réduction du déficit public intervenue depuis 2011, a souligné Didier Migaud. Cet effort, d’autant plus nécessaire que la France a moins freiné sa dépense que la plupart de ses partenaires européens, est « indispensable pour (…) renforcer sa crédibilité financière auprès de ses partenaires de la zone euro ». Sans compter que « le niveau particulièrement élevé des dépenses publiques en France est loin de conduire à des résultats à la hauteur des moyens engagés, comme l’illustrent les politiques du logement, de la formation professionnelle ou de la santé », souligne la Cour.

Présidentielle 2017 : Marine Le Pen sort chiffrage de coin de table

Présidentielle 2017 : Marine Le Pen sort chiffrage de coin de table

 

Beaucoup attendaient avec impatience le chiffrage financier du programme de Marine Le Pen. Un chiffrage tout à fait approximatif qui relève d’un calcul de coin de table fait  dans un bistrot. Pour schématiser la candidate du Front National propose le retour de la retraite à 60 ans, la diminution des impôts, une augmentation des salaires de 200 €, l’augmentation des retraites, des effectifs publics supplémentaires, l’abandon de l’euro et nombre d’autres promesses généralement non quantifiées. Le tout aboutissant on ne sait par quel miracle à une dépense supplémentaire de 40 milliards quand il faudrait en compter au moins 100 mais compensées par des économies dont on ne sait pas comment elle serait réalisées d’un montant encore plus hypothétique de 60 milliards. Et comme Benoît Hamon pour son revenu universel,  on sollicitera l’avis du peuple avec des référendums. Une manière de couvrir d’un voile pudique supposé démocratique l’incohérence économique totale. De toute évidence le front onds national est fâché depuis longtemps avec l’économie et avec les chiffres. La vérité c’est que ce pseudo programme conduirait à la catastrophe financière d’abord tout simplement par ce qu’une monnaie nationale entraînerait immédiatement un différentiel de change avec les principales monnaies notamment l’euro. Soit une perte de l’ordre 20 % qui ce répercuterait sur le pouvoir d’achat, sans parler de l’augmentation considérable de l’endettement car la France devrait alors emprunter à des taux exorbitants à la fois pour rembourser sa dette et pour financer fonctionnement et investissement. Un programme plus près de celui du syndicat gauchiste « sud » (solidaires) que de celui d’un parti de gouvernement avec en plus l’enflure sémantique pour combler le vide sidéral des moyens nécessaires pour atteindre les objectifs. La présidente du FN s’en tient à des slogans une France « libre », « sûre », « prospère », « juste », « fière », « puissante » et « durable ». Face à la question centrale des mutations structurelles en cours le FN propose  une structure : « un secrétariat d’État dédié aux mutations économiques ». De quoi sourire si la question n’était pas aussi dramatique.

 

PSA : une usine d’assemblage au Kenya à partir de juin 2017

PSA : une usine d’assemblage  au Kenya à partir de juin 2017

 

PSA assemblera des véhicules de la marque Peugeot au Kenya à partir de juin 2017 au rythme annuel de plus de 1.000 véhicules, afin de couvrir les besoins du marché kényan, a annoncé samedi l’entreprise. PSA a signé samedi matin un contrat en ce sens avec Urysia, importateur et distributeur de la marque Peugeot au Kenya depuis 2010, précise le groupe français, selon lequel la production commencera avec la Peugeot 508, suivie par la Peugeot 3008. Selon un porte-parole du groupe, les voitures seront dans un premier temps assemblées en kit à partir d’éléments importés, avec pour objectif d’aller vers davantage d’intégration locale. Un millier de voitures par an représentent un volume limité. Mais après le Nigeria, l’Ethiopie, la Tunisie et le Maroc, PSA poursuit sa stratégie d’internationalisation sur les nouveaux marchés émergents d’Afrique pour réduire son exposition à une Chine devenue plus difficile. Le groupe français a également signé récemment un accord pour revenir en Inde. « Cette implantation au Kenya s’inscrit dans la stratégie à long terme du groupe visant à accroître ses ventes en Afrique et au Moyen-Orient avec l’ambition d’y vendre un million de véhicules en 2025″, explique Jean-Christophe Quémard, directeur pour la région Moyen-Orient-Afrique cité dans le communiqué.

2017 : Pour un audit préalable des revenus et patrimoine des candidats

 2017 : Pour un audit préalable des revenus et patrimoine des candidats

 

Maintenant que la boîte de pandore est ouverte chaque jour ou presque va apporter son lot d’informations sulfureuses sur les pratiques de certains candidats concernant notamment  leurs revenus et leur patrimoine. Jusqu’ici il a existé  une sorte de tolérance curieuse à l’égard des affaires politico- financières. L’affaire Fillon marque la fin de ce temps. Du coup, la porte des révélations va être largement ouverte à l’égard des petites combines du personnel politique. La campagne électorale va surtout traiter des malversations et privilèges des candidats. Bref la campagne court le risque de tomber dans le caniveau. Pour éviter cela, il serait sans doute urgent de procéder à un audit des fortunes et patrimoine de chaque candidat car on ne peut évidemment se fier à leurs propres déclarations. Sinon les différentes révélations risquent de créer un vide institutionnel.

 

Reporter les  présidentielles

 

À moins que la droite ne choisisse la catastrophe électorale tout laisse à penser que François Fillon sera condamné à renoncer à sa candidature. Le problème c’est quand ? On connaît l’entêtement de l’intéressé, il ne renoncera que s’il en est vraiment contraint par les sondages d’abord, par l’appareil politique des républicains ensuite. Mais cette affaire pourrait durer des semaines. Si le retrait de François Fillon devait intervenir après le 10 mars se poserait alors un redoutable problème institutionnel qui pourrait conduire à reporter la date des élections. Ce qu’envisagent des juristes sur BFM. Mais un problème encore plus redoutable pourrait être posé en cas d’élection en 2017 de François Fillon pour le cas où serait prouvé le caractère fictif du salaire octroyé à son épouse. Politiquement, il serait impossible d’attendre le jugement dans cinq ans de la sulfureuse cour de justice de la république (en très grande majorité composée de parlementaires qui se jugent eux-mêmes !).

 

  • Hypothèse n°1 : Fillon se retire entre le 10 mars et le 17 mars 2017

« L’article 7 de notre Constitution précise que si un candidat décède où est empêché sept jours avant la date de dépôt des candidatures [fixé au 17 mars prochain], le Conseil constitutionnel peut être saisi pour reporter la date de l’élection présidentielle », détaille Dominique Rousseau, professeur de droit Constitutionnel à l’université Paris 1. Mais qu’est ce que signifie un « empêchement » ? « La Constitution ne donne aucun exemple et il n’existe aucune jurisprudence, ce cas de figure ne s’est jamais produit sous la Ve République », poursuit l’universitaire. Ce sera donc au Conseil constitutionnel, présidé par Laurent Fabius et composé d’anciens Présidents de la République, de déterminer si une mise en examen ou l’implication dans un scandale financier peuvent être considérées comme un « empêchement ».

Tout le monde ne peut pas saisir le Conseil constitutionnel : « Les sages peuvent être saisis par le Président de la Républiquele Premier ministrele président de l’Assemblée nationalele président du Sénat ou 60 députés ou 60 sénateurs. » Une fois saisi, le Conseil constitutionnel pourrait décider de décaler la date du 1er tour de l’élection présidentielle 35 jours après ​la date initiale, à savoir le 23 avril : « Les 35 jours, c’est une indication pas une obligation. Le délai peut être plus court », ajoute Dominique Rousseau.

  • Hypothèse n°2 : Fillon se retire le 17 mars et le 1er tour

Autre cas de figure envisagé par la Constitution, « l’empêchement » d’un candidat avant le 1er tour de l’élection présidentielle : « Dans ce cas, les sages ne sont pas saisis, ils décident automatiquement de reporter la date de l’élection », détaille le professeur de droit constitutionnel. Mais la date du report peut être appréciée différemment en fonction du candidat visé par un retrait. Autrement dit, le retrait de Philippe Poutou (NPA) ne chamboulerait pas le calendrier électoral de la même façon qu’un retrait de François Fillon.

  • Hypothèse n°3 : Fillon accède au second tour mais se retire pendant l’entre-deux tour

Là encore, un cadre juridique est prévu dans la Constitution. Un retrait pendant l’entre-deux tour est certes peu plausible mais lourd de conséquences. « C’est simple, si un des deux candidats décède ou est empêché entre le 23 avril et le 7 mai, on recommence à zéro », lance Dominique Rousseau. Le résultat du 1er tour deviendrait caduc et la présidentielle serait automatiquement reportée. Les Sages pourraient décider de reporter de fait les élections législatives mais rien ne les y oblige : résultat, les élections législatives pourraient avoir lieu avant l’élection présidentielle. Un scénario politiquement explosif.

Hypothèse n°4 : Fillon est élu mais de nouvelles révélations mettent en cause la légitimité de son élection. De ce fait le nouveau président de la république voit sa crédibilité complètement détruite tant au plan interne qu’au plan international. . Politiquement, il serait impossible d’attendre le jugement dans cinq ans de la sulfureuse cour de justice de la république (en très grande majorité composée de parlementaires qui se jugent eux-mêmes !). 

 

2017 : l’escroquerie des programmes

2017 : l’escroquerie des programmes

 

Politiques, journalistes et forcément électeurs un peu naïfs  tombent dans le piège du programme des candidats à élection présidentielle. D’abord comme si c’était le rôle d’un président de faire la liste des commissions et promesses électorales. On se souvient du programme du PS écrit par Chevènement avant 1981, puis des 110 propositions de Mitterrand ou plus près de nous du programme de Sarkozy ou celui  du Bourget de Hollande. Des programmes mis aux oubliettes le lendemain des élections. Pour 2017,  De l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par la droite, les promesses ne manquent pas ; d’une certaine manière c’est un peu le catalogue de la Redoute. Il y en a pour toutes les catégories socioprofessionnelles auxquelles on promet de raser gratis. Évidemment, une fois au pouvoir, les dirigeants s’empressent de contredire leurs intentions initiales au prétexte qu’ils avaient sous-estimé la gravité de la situation du pays notamment sur le plan financier.  Une contradiction récurrente qui a largement nourri tous les populismes et qui a d’une certaine manière discrédité le système politique. L’urgence n’est sans doute pas de promettre tout à tout le monde avec des propositions tout aussi illusoires que  démagogiques comme  le  relèvement significatif de tous les revenus en même temps que la baisse d’impôts générale et le plein-emploi d’ici 2022. Autant de propositions irréalistes et mensongères. Certes, le progrès social est indispensable mais il n’est envisageable qu’avec des progrès économiques au moins équivalents  à moins de conduire le pays vers la faillite le rôle d’un président c’est d’abord  éclairer les problématiques des grands enjeux économiques, sociaux et sociétaux. Ce travail d’analyse est un préalable pour ne pas tomber dans la démagogie.  De ce point de vue,  nombre de Français ne sont pas très matures pour comprendre la complexité de la crise systémique actuelle en particulier celle de la France qui accumule les retards en matière de mutations structurelles. Du coup, la paresse  et l’incompétence conduisent  nombre de candidats à adopter dans le simplisme pour mieux donner une légitimité à des propositions irresponsables et bâclées. Une récente étude d’Allianz a confirmé l’insuffisance de culture  économique et financière des Français. Des Français qui se situent au dernier rang en Europe pour leurs connaissances en matière de gestion financière y compris pour leurs finances personnelles. (Étude Allianz en Europe). Le déficit de compréhension des facteurs explicatifs de la crise française est immense. Il peut être comblé par quelqu’un comme Macron qui n’est pas prisonnier de l’idéologie d’un appareil et de la logique des partis. Une logique des partis qui, pour satisfaire les différents courants, consiste le plus souvent à promettre tout et le contraire. La responsabilité d’un chef d’État consiste à faire d’abord un travail d’explication pour permettre une adhésion plus consciente et plus active aux enjeux du moment. Ensuite, il lui appartient de définir des orientations qui se révéleront pertinente dans le temps. Bref une vision, un projet mais pas l’auberge Espagne ou l’inventaire à la Prévert. Il sera toujours temps le moment venu -et ce sera alors nécessaire notamment lors des législatives- de traduire ces orientations en politiques sectorielles. Un candidat président  doit s’en tenir à cette philosophie et non tomber dans le piège de la posture des marchands d’illusions qui ont conduit la France dans l’état dans lequel elle est depuis plus de 30 ans. Pour résumer, priorité surtout à l’analyse, à la vision et au projet de société.

 

Sondage 2017 : nouvelle baisse de Fillon éliminé au premier tour

Sondage 2017 : nouvelle baisse de Fillon éliminé au premier tour

 

Un  sondage montre  la nette dégradation de Fillon et surtout confirme qu’il serait éliminé dés le premier tour. L’enquête IFOP-Fiducial pour Paris Match, Sudradio et iTELE réalisée après les révélations du Canard enchaîné, Marine Le Pen (Front national) et Emmanuel Macron (En marche !) vireraient en tête, avec respectivement 25% et 20,5% des voix. L’institut mesure pour ces deux candidats une progression d’un demi-point par rapport à un sondage similaire publié jeudi ainsi qu’un nouveau recul de 1,5 point pour François Fillon, qui ne cesse de perdre du terrain depuis le début de la controverse sur de présumés emplois fictifs de son épouse.  Crédité de 16,5%, le socialiste Benoît Hamon figure en quatrième position, devant Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), à 10%, et une kyrielle de candidats à moins de 5% -François Bayrou, Nicolas Dupont-Aignan, Yannick Jadot, Philippe Poutou, Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade. Dans la seule hypothèse testée en vue du second tour, Emmanuel Macron l’emporterait avec 63% des suffrages, contre 37% à Marine Le Pen.

2017 : le juppeiste Thierry Benoît, demande à Fillon de renoncer

 

2017 : le juppeiste Thierry Benoît, demande à Fillon de renoncer

Les fissures à l’intérieur du camp des républicains ne cessent de se développer. Certes officiellement l’appareil soutient encore Fillon mais de plus en plus de parlementaires doutent de la crédibilité de l’ancien Premier ministre. Pour parler clair, il envisage sérieusement un plan B.  Hier c’était le sarkozyste Georges Fenech qui considérait que les primaires de la droite et du centre étaient devenues caduques. Aujourd’hui, c’est le juppéiste Thierry Benoît  député UDI d’Ille-et-Vilaine qui revendique la place de candidat pour le maire de Bordeaux. La guerre de succession est engager et chaque camp avance ses pions.  « Lorsqu’on parle d’une échéance présidentielle, les enjeux sont trop importants pour avoir une campagne qui soit parasitée par une affaire qui prend chaque jour un petit peu plus de consistance, un petit peu plus d’épaisseur », a insisté Thierry Benoit. Lors de primaire, Thierry Benoît était l’un des soutiens d’Alain Juppé. Il demande donc à François Fillon de renoncer à se présenter à la présidentielle au profit du maire de Bordeaux. « À partir du moment où le vainqueur est empêché, c’est à celui arrivé second de se présenter, c’est-à-dire Alain Juppé », estime-t-il. Selon lui, vu qu’il y a « deux finalistes, à partir du moment où le premier est empêché, il faut porter le regard vers l’autre finaliste de la primaire c’est-à-dire M. Juppé ».

Présidentielle 2017 : on cherche un homme honnête ! (Pôle emploi)

Présidentielle 2017 : on cherche un homme honnête ! (Pôle emploi)

 

La sphère politique classique cherche désespérément un homme honnête ( comme Diogène), un peu compétent, pour occuper le poste de président de la république à partir de 2017. Ce pourrait être une petite annonce de Pôle emploi tellement nombre de candidats actuels sont complètement inadaptés pour le poste de  la magistrature suprême. À l’extrême gauche on trouvera sans doute quelques candidats honnêtes encore que certains vivent de la politique depuis une trentaine d’années. À l’extrême droite, les Le Pen sont complètement englués dans les affaires y compris de détournement de fonds publics (affaire des micros partis notamment). Dans la droite classique, le sulfureux succède au sulfureux. Après Chirac, Sarkozy c’est maintenant Fillon. Ce qui caractérise la classe politique française c’est la malhonnêteté mais aussi l’incompétence : témoin, la gestion catastrophique du pays depuis plus de 30 ans. On objectera qu’on ne peut mettre tous les politiques dans le même sac. Sans doute faudrait-t-il distinguer ceux qui ont été impliqués officiellement dans des affaires douteuses de ceux qui n’ont pas encore été pris (par exemple ceux  qui se font construire ou aménager de luxueuses résidences en échange de marchés publics). Il faudrait aussi distinguer les responsables qui n’ont pas mis les doigts dans le pot de confiture. Ils existent sans doute mais la plupart sont des professionnels de la politique et se caractérisent  par une incompétence notoire. Le ridicule dans le domaine étant Benoît Hamon qui  pronostique la fin du travail, le revenu universel et la taxation des robots. Le rêve évidemment pour des électeurs au profil d’ados attardé En cause, évidemment le fait que la démocratie est complètement phagocytée par les partis politiques qui font surtout émerger des apparatchiks dans la connaissance des réalités socio-économiques est assez approximatives.

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