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Présidentielles 2017 : l’arnaque des « candidats du peuple » anti système

 

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 Face au discrédit qui touche les organisations politiques, désormais il est de bon ton pour les candidats de se présenter avec des vertus « anti systèmes ». Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ? du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement actuel soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentants des moins favorisés voir des opprimés. Evidemment pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désignent des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi partie de ces multimillionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique, on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  « anti système » sont  les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats « anti système » entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et/ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause, notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Le dernier aspect de l’argumentation anti système touche au ridicule, à savoir, la dimension politique. En France en particulier,  tous les candidats sont des professionnels de la politique. En place depuis 20, 30 ans, davantage, ils vivent de la politique et ont transformé la fonction en métier et en rente. Les conditions démocratiques françaises imposent d’ailleurs l’appartenance à un appareil notamment quand il s’agit de l’élection présidentielle qui nécessite d’obtenir le soutien des élus pour valider une candidature. Tous appartiennent à des organisations, sont passés par des systèmes et sont d’une certaine façon le fruit d’appareils. Il n’existe pas de candidat réellement indépendant, ils sont le résultat d’un système qui se reproduit. La dépendance est plus ou moins forte. Pour être élu,  il est nécessaire d’être soutenu par les parrains d’un système,  au moins pour se lancer « dans la  carrière ». Une fois passée les obstacles sociaux, économiques et politiques les candidats ne peuvent donc revendiquer l’étiquette « anti système ». Cet argument populiste et démagogique ne peut être entendu que par les mouches victimes complices  attirées par le miel des promesses sans lendemain. Les candidats anti système n’existe pas, autant l’admettre et se déterminer sur des critères moins ésotériques.

 

Sondage 2017 : Macron bientôt devant devant Le Pen, pourquoi ?

Sondage 2017 : Macron bientôt devant devant  Le Pen, pourquoi ?

 

 Pour la première fois, Emmanuel Macron, en forte hausse dans les intentions de vote pour la présidentielle, a dépassé Marine Le Pen dès le premier tour dans une enquête Harris Interactive publiée jeudi 9 mars. Avec un gain de six points en deux semaines, le fondateur d’En Marche! Réunit 26% des intentions de vote, contre 25% pour la présidente du Front national, qui reste stable, selon ce sondage réalisé pour France Télévisions.

Au second tour, l’ex-ministre de l’Economie l’emporterait largement sur la présidente du Front national, avec 65% des voix (+5%) contre 35% (-5%). dans le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio publié vendredi Marine Le Pen et Emmanuel Macron restent au coude-à-coude, à respectivement 26% et 25,5% des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle, devant François Fillon à 19,5%, dans le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio publié vendredi. La présidente du Front national est stable et l’ancien ministre de l’Economie gagne 0,5% par rapport à jeudi, comme le candidat de la droite. Viennent ensuite le candidat socialiste Benoît Hamon (13,5%, stable) et celui de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon (12%, stable). Au second tour de scrutin, Marine Le Pen serait largement battue par Emmanuel Macron, par 60,5% des voix contre 39,5%. La dynamqiue électorale de Macron devrait se confirmer dans les sondages en le faisant passer en tête. La première raison, c’est sans doute que les Français ont réellement envie d’un renouvellement du personnel politique. La seconde tient aux orientations et la troisième à la crédibilité. Deeux  sensibilités semblent  offrir une perspective nouvelle pour effectuer une mutation du système politique. Il y a d’un côté Marine Le Pen,  de l’autre Emmanuel Macron. Marine Le Pen  bénéficie surtout du fait qu’elle ne porte pas le poids du péché de gouvernance, elle n’a jamais assumé de responsabilité d’élue nationale hormis au Parlement européen où la plupart du temps elle était absente (comme ses assistants parlementaires) ;  du coup,  certains électeurs un peu perdus qui ont du mal à comprendre la complexité des mutations systémiques actuelles se retrouvent  dans les analyses et propositions simplistes voire caricaturales de Marine Le Pen. S’y ajoute pour certains un positionnement clairement raciste. Macron, lui, attire du fait de l’originalité de sa démarche puisqu’il ne dépend d’aucun parti préexistant et qu’il ne subit donc pas les contradictions inévitables des grands appareils politiques. En outre,  la posture de ni droite ni gauche séduit ceux qui ne croient plus au vieux clivage traditionnel. Clivage d’ailleurs très théorique puisqu’une fois au pouvoir gauche et  droite mènent  à peu près la même politique d’immobilisme. Marine Le Pen séduit une partie non négligeable de l’opinion mais en inquiète environ les deux tiers. Avec raison car son programme démagogique et nationaliste conduirait le pays vers la ruine non seulement de la France mais sans doute aussi de l’Europe. La sortie de l’euro par exemple ferait perdre immédiatement de l’ordre de 5 à 10 % de pouvoir d’achat aux Français et augmenterait la dette à peu près d’autant du fait d’une part du différentiel de taux de change et de l’augmentation des taux d’intérêt. Sur le plan économique, les propositions de Macron, sont autrement plus crédibles. Plus on s’approche des élections et plus les propositions se précisent  et sont soumises au débat et à l’expertise. Dans un débat sur l’économie les orientations de Marine Le Pen ne résisteront pas longtemps face aux arguments de Macron. Le discours anti immigré de Marine le Pen  apparaîtra un peu court pour expliquer et résoudre les problèmes structurels qui se posent au pays. Notons enfin que Marine Le Pen  n’est pas un perdreau de l’année, elle vit de l’héritage de son père et de la politique depuis une vingtaine d’années. Enfin elle est impliquée dans différentes affaires politiques ou financières qui vont  d’ailleurs justifier rapidement des mises en examen. Les   casseroles de Marine Le Pen, comme celle de Fillon, vont constituer un sérieux handicap même si le Front National disposera toujours d’un socle d’irréductibles prêts à tout gober. 

 

BCE : la politique accommodante jusqu’à fin 2017 au moins

BCE : la politique  accommodante jusqu’à fin 2017 au moins

 

 

En dépit des critiques allemandes la BCE poursuivra sa politique accommodante le temps nécessaire, c’est-à-dire jusqu’à fin 2017 voire au-delà certes. Certes l’inflation s’inscrit dans une tendance à la hausse puisqu’on prévoit 1,7 % en 2017, 1,6 % en 20181,7% en 2019. Or on sait que l’objectif de la BCE est d’atteindre une inflation de 2 %. Le risque inflationniste ne menaçant pas la banque centrale a décidé de maintenir ses taux au niveau actuel pour soutenir la croissance. Ceci étant les taux réels risquent  cependant d’augmenter du fait du relèvement de la banque centrale américaine. La Banque centrale européenne (BCE) a toutefois t laissé jeudi sa politique monétaire inchangée mais la tonalité un peu moins accommodante de son président au cours de sa traditionnelle conférence de presse s’est traduite par une appréciation de l’euro et une remontée des rendements obligataires qui a bénéficié aux valeurs financières. Mario Draghi a souligné que la mention stipulant que le conseil des gouverneurs utiliserait tous les moyens à sa disposition en cas de besoin pour atteindre ses objectifs, qui figurait jusqu’à présent dans sa déclaration introductive, avait été supprimée. « Cela a été supprimé (…) pour indiquer fondamentalement qu’il n’y a plus un sentiment d’urgence à prendre de nouvelles mesures (…) comme cela avait été motivé par les risques de déflation. Cela a été l’évaluation du conseil des gouverneurs », a déclaré Mario Draghi lors de sa conférence de presse. « Je dirais que les risques de déflation ont largement disparu. Les anticipations d’inflation sur les marchés financiers ont sensiblement augmenté », a-t-il ajouté. L’euro s’est apprécié après ces propos, repassant momentanément au-dessus de 1,06 dollar, tandis que le rendement des emprunts d’Etat allemands à 10 ans a pris 5 points de base à 0,43%. Les Bourses européennes ont effacé leurs pertes à la faveur de la hausse des valeurs financières. En Allemagne, l’institut d’études économiques IFOP et la fédération bancaire allemande BdB ont appelé ce jeudi la BCE à cesser de stimuler l’économie à coup de mesures monétaires, arguant du fait que l’inflation de la zone euro a atteint le mois dernier son objectif d’une hausse proche de 2% l’an. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, avait aussi plaidé pour un « début de sortie en temps opportun » de la politique monétaire ultra-accommodante. La BCE a toutefois laissé ses taux directeurs inchangés et a confirmé la prolongation de son programme d’achats d’actifs jusqu’à la fin de l’année bien qu’à un rythme ralenti de 60 milliards d’euros par mois à compter d’avril contre 80 milliards actuellement, comme annoncé en décembre. Mario Draghi a fait état d’un relèvement des prévisions d’inflation de la BCE pour cette année et l’année prochaine tout en prévenant que cela ne modifiait pas le contexte d’ensemble.

2017 : Macron accumule les soutiens, Fillon les lâchages

2017 : Macron accumule les soutiens, Fillon les lâchages

Évidemment rien n’est encore joué à une cinquantaine de jours du premier tour des élections présidentielles mais les positions semblent se stabiliser avec Macron et le Pen nettement en  ou tête tandis que Fillon se situe à sept ou huit points  derrière. Le socle de Marine Le peine= semble solide (autour de 25 % pour le premier tour) mais le plafond de verre autour de 35 % au second tour paraît infranchissable comme le démontre un sondage qui souligne que près des deux tiers des Français ont peur de l’arrivée du Front National. Fillon lui est toujours englué dans les affaires et son score ne dépasse pas 20 % (entre 17 et 20 pour cent selon les enquêtes). Pour lui,  le scénario est encore loin d’être écrit, rien ne dit qu’il ne sera pas contraint de renoncer. Dans la coulisse certains chez les Républicains jouent toujours la carte du plan B avec Baroin. La nouvelle affaire du prêt consenti par un ami milliardaire à Fillon (50 000 €), prêts non déclaré qui ressemble fortement à un don ne va pas arranger son dossier judiciaire. Macron de son côté considéré comme l’homme seul il y a quelques semaines ne cesse d’accumuler les soutiens qui vont de la droite à la gauche en passant par le centre (Alain Madelin à Robert Hue en passant par Delanoë). Maintenant on ne reproche plus à Macron d’être seul mais au contraire d’être trop entouré par des soutiens disparates. Ce n’est pas ni à gauche ni à droite mais à gauche et à droite. Ce que voulait précisément Macon pour dépasser les vieux clivages obsolètes. A 46 jours du premier tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a donc continué mercredi d’engranger les ralliements mais est plus que jamais la cible numéro un de ses adversaires, tandis qu’une nouvelle campagne commence pour François Fillon. La candidate du Front national, Marine Le Pen, talonnée par le candidat d’ »En Marche ! » et présentée comme un repoussoir par ses adversaires, fait pour sa part toujours la course en tête dans les intentions de vote pour le premier tour. « On entre dans une nouvelle étape de la campagne, pas seulement parce que celle de François Fillon se stabilise mais aussi parce qu’on va arriver à un mois du premier tour », estime François Miquet-Marty, directeur de l’institut Viavoice. « Les électeurs commencent à se projeter sur la capacité des uns et des autres à exercer la fonction présidentielle et à gouverner, moins sur l’opinion que l’on a des uns et des autres », a ajouté cet analyste. Toujours sous la menace d’une possible mise en examen dans l’affaire des emplois fictifs présumés dont aurait profité sa famille, mais débarrassé de l’hypothèque d’un éventuel « plan B » pour le remplacer après le renoncement d’Alain Juppé, François Fillon a préservé son socle d’environ 20% d’intentions de vote. Un étiage « extrêmement bas » reconnaît cependant son nouveau porte-parole, le député LR Damien Abad, pour qui le risque est que l’électorat de droite ne croie plus à la victoire. « Il n’y a rien de pire parce qu’alors on a des stratégies de fuite en avant », explique-t-il. « Donc, pour nous, l’enjeu des prochains jours est de montrer que la victoire est possible. » François Fillon s’est attelé au défi de refaire l’unité de son camp, une unité qui sera à nouveau mis à mal mise à mal par sa convocation par des juges le 15 mars.

2017 : la peur du FN pour 2/3 des Français

2017 : la peur du FN pour 2/3 des Français

 

Un sondage qui confirme l’État du paysage politique actuel avec deux tiers des Français inquiets mais aussi un bon tiers qui ne manifeste pas de peur, soit environ 35 %, c’est-à-dire le score que prévoient les sondages pour Marine Le Pen au second tour. Cette enquête montre que le Front national peut compter sur un socle d’électeurs relativement solide mais que sa réserve de voix et très faible. Pour le second tour des présidentielles,  le FN ne pourra espérer davantage que 35 à 40 % des voix. Près de deux tiers des Français (64%) se déclarent inquiets à l’idée de voir Marine Le Pen accéder au second tour de la présidentielle d’avril-mai, selon un sondage BVA pour L’Obs publié mercredi. Jusqu’à présent, l’ensemble des sondages place la présidente du Front national (FN) en tête du premier tour de scrutin, prévu le 23 avril, avec environ un quart des intentions de vote. La perspective de voir le parti d’extrême droite se qualifier pour le duel final, comme le 21 avril 2002, inquiète « tout à fait » 44% des personnes interrogées et « plutôt » 20% d’entre elles, selon l’étude de BVA. En revanche, 35% des sondés disent ne pas craindre la perspective d’un deuxième tour avec Marine Le Pen. Plus de trois quarts des Français (77%) qualifient par ailleurs le FN de formation d’extrême droite. Mais une majorité (55%) estime qu’il faut désormais le considérer comme un « parti comme les autres ». Ces résultats vont dans le même sens que ceux d’un sondage Kantar Sofres-One point, publié mardi, qui mesurait la défiance persistante à laquelle est confrontée Marine Le Pen, pourtant soucieuse de « dédiaboliser » le FN.L’enquête de BVA a été réalisée les 2 et 3 mars 2017 auprès d’un échantillon de 1.174 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Baroin face à Fillon en 2017 ?

Baroin face à Fillon en 2017 ?

 

Pas ensemble mais concurrents, c’est  ce que propose Le député Les Républicains (LR) Georges Fenech qui le premier avait considéré que la candidature de Fillon ne pouvait conduire qu’à une impasse et qu’il  convenait d’y substituer la candidature de Juppé. Avec le renoncement de Juppé, Georges Fenech réitère ses critiques vis-à-vis de Fillon et propose que François Baroin devienne le candidat de la droite et du centre même si Fillon maintient sa candidature. Il se pourrait bien que Georges Fenech ait  encore raison sur le comité politique des républicains qui une nouvelle fois s’est couché devant Fillon. En réalité ce sont sans doute les sondages qui dans les jours et semaines à venir risquent de mettre un terme à l’aventure Fillon. Si les sondages devaient montrer que Fillon aujourd’hui qui n’est plus crédité que de 17 à 19 % continue de s’éroder alors  le retrait de Fillon pourrait être inévitable. On imagine mal une candidature de François Baroin coexistant avec celle de Fillon, personne sans doute ne prendra l’initiative d’une telle division. Mais Georges Fenech prépare sans doute le terrain pour le renoncement de Fillon dont le score risque d’entraîner une défaite catastrophique aux législatives. Georges Fenech appelé lundi sa famille politique à se rassembler autour de François Baroin afin que ce dernier puisse constituer une candidature crédible à l’élection présidentielle à droite, y compris en cas de maintien dans la course de François Fillon, menacé de mise en examen. « Face à la présence de trois candidats de gauche (Macron, Hamon, Mélenchon), il est légitime que les Républicains et le centre offrent une alternative crédible et porteuse d’espérance dès le premier tour de l’élection présidentielle, y compris en cas de maintien obstiné de François Fillon », écrit-il. « J’émets en conséquence le vœu que François Baroin, homme humaniste et d’expérience, représentant d’une nouvelle génération, parvienne dès aujourd’hui à provoquer un large rassemblement de tous ceux qui aspirent au redressement de la France dans l’esprit de nos valeurs qui fondent notre grande démocratie », ajoute-t-il. François Fillon, convoqué le 15 mars prochain en vue d’une éventuelle mise en examen dans l’affaire des emplois fictifs présumés dont aurait bénéficié sa famille, a réitéré dimanche soir son refus de renoncer à la présidentielle, malgré son isolement et les pressions de son camp. Le maire de Bordeaux, dont le nom était cité avec insistance ces dernières semaines comme possible recours, a déclaré lundi « une bonne fois pour toutes » qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle. « Face au retrait définitif d’Alain Juppé », « face à la prise d’otage de l’élection présidentielle par François Fillon » « dont l’élimination dès le 1er tour apparaît inéluctable », Georges Fenech appelle sa « famille politique à reprendre son destin en main et à en revenir à l’esprit de nos institutions de la 5ème République. » « Il nous incombe sans délai de présenter directement à l’élection présidentielle un candidat de renouvellement en capacité de porter le projet d’alternance attendu par les français », ajoute-t-il.

2017 : Juppé dit définitivement non aux Républicains aux abois

2017 : Juppé dit définitivement non aux Républicains aux abois

Dans une allocution pleine de dignité et  de cohérence aussi Juppé a dit définit vivement non à un éventuel remplacement de Fillon. Juppé qui en même temps en a profité pour régler ses comptes avec d’une part la radicalité de Fillon d’autre part avec les divisions et manœuvres politiciennes au sein de son propre parti. Il  s’est étonné de l’enthousiasme qu’il suscitait aujourd’hui chez des responsables qui hier avaient démoli sa candidature la tonalité de l’allocution était grave et le fond plein d’amertume. D’une certaine manière,  Juppé fait le constat de l’état catastrophique de la candidature de Fillon et en renvoie la responsabilité aux responsables du parti qui n’ont cessé d’organiser la division. Juppé a bien entendu souhaité la victoire pour son camp mais à bien évité d’apporter son soutien à Fillon. Après cette déclaration sans ambiguïté,  la panique et le désarroi vont sans doute s’amplifier au sein des Républicains ou aucun leader ne se dégage pour un éventuel remplacement de Fillon. Il est probable que les initiatives des oligarques de tous poils vont partir dans tous les sens car plus personne ne dispose de l’autorité morale pour imposer une cohérence et une sérénité dans un parti  aux abois.  De ce point de vue la réunion ce soir du bureau politique des républicains devrait s’achever dans la confusion la plus totale entre le soutien mou à Fillon et la porte ouverte à son remplacement.

Sondage 2017 : Fillon bientôt derrière Hamon ?

Sondage 2017 : Fillon bientôt derrière Hamon ?

 

Sur la tendance,  Fillon pourrait passer derrière Hamon selon un sondage Kantar Sofres-OnePoint. François Fillon a en effet perdu 3 points  en une semaine et se retrouve à 17 % soit un point seulement de plus que Benoît Hamon et loin derrière Marine Le Pen et Emmanuelle Macron.  A 17%, le candidat actuellement investi par le parti les Républicains n’a qu’un point d’avance sur le socialiste Benoît Hamon (16%, +2). Dans l’hypothèse d’un maintien de François Fillon, la présidente du Front national (FN) et l’ex-ministre de l’Economie feraient largement la course en tête, avec respectivement 26% (-1 point) et 25% (stable) des intentions de vote. Alain Juppé parviendrait quant à lui à se qualifier pour le second tour s’il devait remplacer le vainqueur de la primaire de novembre 2016, selon cette même étude réalisée pour LCI et Le Figaro. Dans ce cas de figure, le maire de Bordeaux recueillerait 24,5% des voix, Marine Le Pen 27% et Emmanuel Macron serait éliminé avec 20%. Ce sondage a été réalisé du 2 au 4 mars auprès d’un échantillon de 1.027 personnes inscrites sur les listes électorales.

Croissance Chine : tassement en 2017

 

 

 

La croissance de la Chine se tassera encore en 2017 avec un objectif autour de 6,5 %.  La Chine a abaissé son objectif de croissance cette année par rapport à 2016, signe de la priorité donnée à l’encadrement des risques sur le soutien à l’activité. Le tassement pointé en début d’année se confirme donc. Le cabinet Caixin-Markit, qui calcule de façon indépendante son propre indice a établi son indice  PMI à 48,0 pour février, le plus bas depuis cinq mois, selon un communiqué publié mardi. « La lecture des indices de toutes les catégories importantes comme la production, les nouvelles commandes et l’emploi montre que la situation a empiré «  a déclaré dans un communiqué He Fan, économiste du groupe Caixin. Il a appelé les décideurs politiques à adopter des « mesures de relance modérées » et à apporter un soutien renforcé à l’économie afin « d’éviter qu’elle ne dévisse ». Un indice gouvernemental publié mardi 1er mars confirme l’essoufflement persistant de la deuxième économie mondiale. L’indice officiel des directeurs d’achat (PMI), calculé par le Bureau national des statistiques (BNS), s’est établi pour février à 49,0 (contre 49,4 en janvier). Il s’agit du plus bas niveau enregistré par le PMI depuis novembre 2011, où il était également de 49,0.  La Chine, moteur important de l’économie mondiale, a enregistré l’an passé une performance de 6,9%, au plus bas depuis un quart de siècle. Pékin, qui visait en 2015 une croissance « d’environ 7% », tente de rééquilibrer l’économie chinoise vers la consommation intérieure, l’innovation et les services, en diminuant la dépendance à l’égard des exportations et des investissements, mais la transition s’avère difficile, et le ralentissement de la croissance inquiète les investisseurs.  Le record des nouveaux prêts bancaires et une augmentation de la dépense publique, ont alimenté les craintes des responsables chinois quant à un surendettement et une surchauffe du marché immobilier. La Chine vise une croissance de sa masse monétaire M2 autour de 12% cette année, un objectif inférieur à celui de 2016, autour de 13%. L’objectif de déficit budgétaire est maintenu à 3% du produit intérieur brut (PIB) pour 2017, inchangé par rapport à l’an dernier. Sur l’ensemble de l’année 2016, le produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale a augmenté de 6,7%, au milieu à peu près de l’objectif du gouvernement qui était compris entre 6,5% et 7%. La croissance de 2016 est la plus faible depuis 26 ans. La Chine va continuer à appliquer une politique budgétaire proactive et une politique monétaire prudente, a déclaré dimanche le Premier ministre, ajoutant que le gouvernement mettrait en oeuvre des réformes axées sur l’offre et prendrait des mesures pour garantir la sécurité du secteur financier. « En général, la position de politique de la Chine s’est tournée vers le ‘contrôle des risques’ et le ‘dégonflement des bulles’. Cela veut dire que la politique monétaire va graduellement se resserrer », estime Zhou Hao, économiste spécialiste des marchés émergents pour Commerzbank AG à Singapour.

2017 : Moyenne des sondages

2017 : Moyenne des sondages

 La  moyenne des sondages récents donne Le Pen en tête avec 27 %, Macron à 25,5 %, Fillon à 19 %, Hamon à 13 % et Mélenchon à 11 %. Au second tour Marine Le Pen serait nettement battu n’obtenant qu’autour de 40 %.  Des sondages toujours à prendre avec des pincettes évidemment compte tenu de la marge d’erreur située entre 2 et 3 %, aussi compte tenu de l’abstention possible qui se situe aujourd’hui autour de 35 % pour 20 % en 2012. Notons aussi de sérieux renversements de tendance depuis un mois avec évidemment la chute de Fillon, la montée régulière d’Emmanuel Macron. De son côté, le candidat du parti socialiste ne parvient pas réellement à faire démarrer sa campagne et reste figé autour de 13 %. Mélenchon, lui, se tasse sérieusement avec maintenant seulement 11 %. Ces sondages sont cependant relativement provisoires en raison des motifs déjà évoqués mais aussi des possibles mises en examen d’une part de Fillon, d’autre part de Marine Le Pen.  Le renoncement éventuel de Fillon pourrait par ailleurs provoquer des  rebondissements tellement inédits qu’on peut s’attendre encore à des surprises pour des motifs juridiques voire par manque de soutien des maires (notons qu’il faut 500 signatures). 

Sondage 2017 : Juppé meilleur que Fillon

 

Sondage 2017 : Juppé meilleur que Fillon

 

Si Alain Juppé devait remplacer l’actuel candidat de la droite, le maire de Bordeaux prendrait la première place avec 26,5% de suffrages, devant Emmanuel Macron (25%). Dans ce cas de figure, Marine Le Pen serait éliminée dès le premier tour, avec 24%. Les trois candidats testés sont tous dans la marge d’erreur statistique de trois points.  La droite ferait un meilleur score au premier tour de l’élection présidentielle avec Alain Juppé pour candidat à la place de François Fillon, selon ce  sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour « 13h15 le dimanche » de France 2, publié vendredi 3 mars)

Hausse du chômage en 2017 (UNEDIC)

Hausse du chômage en 2017 (UNEDIC)

Fin sans doute de l’hypothétique inversion du chômage pour l’Unedic qui prévoit une hausse de 50 000 à 80 000 inscrits en plus en 2017. Dans ses prévisions financières publiées ce mardi 28 février, l’Unédic revoit le chômage repartir à la hausse cette année, après une légère décrue en 2016. « Le chômage au sens, qui se montait à 9,7 % fin 2016, continuerait à baisser au 1er semestre 2017 mais remonterait légèrement dans la deuxième partie de l’année, avec une stabilisation autour de 9,8 % fin 2017″, indique ainsi l’organisme gérant l’assurance-chômage. Le nombre de chômeurs en catégorie A (sans aucune activité) augmenterait de 47.000 en 2017 puis 38.000 en 2018, après une baisse de 107.000 en 2016.  L’Unédic, qui dit s’être basé sur des prévisions de croissance de 1,3% en 2017 et 1,4% en 2018, estime que le déficit de l’assurance-chômage atteindrait 3,6 milliards d’euros cette année puis 3,9 milliards d’euros en 2018.  La dette cumulée représenterait alors 37,5 milliards d’euros. . En fait, le miracle de l’inversion aura été de courte durée juste le temps du deuxième semestre 2016, c’est-à-dire la période pendant laquelle François Hollande s’interrogeait sur son éventuelle candidature. Du fait de son renoncement, on revient peut-être aux méthodes statistiques classiques qui font apparaître malheureusement une croissance du nombre de chômeurs. Comment pourrait-il en être autrement avec une tendance de croissance de leurs 1,2 à 1,3 % en 2017 après 1,1 % en 2016 ? Après un mois de décembre décevant, le nombre d’inscrits en catégorie A – sans aucune activité- a de nouveau légèrement augmenté en janvier. Fin janvier 2017, en France métropolitaine, il s’établit à 3 724 000. Même si la progression de janvier apparaît symbolique + 1500 inscrits, ces deux mois consécutifs de hausse viennent contredire la tendance à la baisse officiellement observée depuis le deuxième semestre 2016. Le bilan de François Hollande et de son gouvernement est tragique à savoir autour de 600 000 chômeurs en plus depuis 2012. Avec Sarkozy et Fillon on avait déjà compté environ 700 000 chômeurs en plus. Pour l’Unedic la situation va continuer de se dégrader en 2017 avec environ 80 000 nouveaux inscrits. La situation continuerait ensuite doucement de se dégrader, le nombre de chômeurs indemnisés augmentant de 13.000 en 2018, puis de 17.000 en 2019. Ces prévisions restent bien sûr très fragiles. Elles dépendent notamment de l’issue du scrutin présidentielle de mai et des politiques de l’emploi qui seront ensuite déployées. L’Union européenne table de son côté pour l’instant sur une modeste croissance française à 1,4% pour 2017, une projection déjà un peu optimiste. Dans la mesure où l’environnement économique sera très perturbé par la situation la les incertitudes politiques

Sondage 2017 : Le Pen s’effrite

Sondage 2017 : Le  Pen s’effrite

 

Le Pen 25.5%, Macron 24, Fillon 20.5, Hamon 14, Mélenchon 11.5. C’est le résultat d’un sondage de mardi. ( Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud-Radio). Marine Le Pen perd 0,5 point mardi dans le  sondage quotidien sur la présidentielle . Avec 25,5% d’intentions de vote, le score de la présidente du FN s’effrite. Marine Le Pen pâtit sûrement de l’accumulation d’affaires judiciaires mettant en cause plusieurs de ses proches. Son discours de Nantes, dimanche, dans lequel elle a pris à partie les magistrats et plus globalement les fonctionnaires, a pu aussi créer un trouble. Mais sa baisse demeure incomparable avec la chute qui avait affecté François Fillon. Son socle demeure très solide -74% de ceux qui souhaitent voter pour elle se disent sûrs de leur choix- mais il diminue. Au début du mois, ils étaient 82% à affirmer qu’ils ne changeraient pas d’avis. Emmanuel Macron perd également 0,5 point, à 24 % d’intentions de vote. Mais la part de sondés pronostiquant sa victoire continue de grimper, retrouvant à 27% son meilleur niveau. En outre, de plus en plus de personnes interrogées qui déclarent voter pour lui se disent sûres de leur choix. En un jour, il a ainsi gagné 4 points, passant de 44% à 48%. Il est donc porté par une dynamique, même si sa progression en termes d’intentions de vote ralentit. François Fillon gagne quant à lui 0,5 point à 20,5 % d’intentions de vote. Il a retrouvé et conforté son socle (71% de ses électeurs potentiels se déclarent sûrs de leur choix, un score en hausse de 2 points par rapport à notre enquête de lundi). Benoît Hamon prend 0,5 point à 14%. Il a donc gagné en tout un point seulement depuis le retrait de l’écolo Yannick Jadot. Preuve que le mécano politique, les alliances, ne créent pas forcément de dynamique électorale. Si Emmanuel Macron a réussi à convertir le ralliement de François Bayrou en dynamique, c’est bien parce qu’il y avait au moins une complémentarité dans les ancrages, les parcours, les images, les statures… Déjà considéré comme le plus écolo des socialistes, dans un paysage où EELV avait perdu depuis longtemps le monopole de la question de l’écologie politique, Benoît Hamon n’a presque rien gagné de cette alliance. Le candidat socialiste et Jean-Luc Mélenchon (qui reste stable à 11,5% d’intentions de vote) enregistrent des pronostics de victoire très bas -8% pour Hamon, 3% pour Mélenchon-, preuve que, y compris dans leur propre camp, peu d’électeurs croient en leur victoire… Les scores des autres candidats ne sont pas bouleversés. Nathalie Arthaud est toujours créditée de 1% d’intentions de vote et Philippe Poutou de 0,5%. Jacques Cheminade perd 0,5 point (à 0 % d’intentions de vote).

Sondage 2017 : Macron nettement devant Fillon

Sondage 2017 : Macron nettement  devant Fillon

 

Un bond spectaculaire de Macron qui talonne maintenant Le Pen et distance nettement Fillon. François Fillon serait éliminé dès le premier tour de l’élection présidentielle, devancé par Marine Le Pen (27%) et Emmanuel Macron (25%) qui gagne quatre points depuis l’annonce de son alliance avec François Bayrou cette semaine, selon un sondage Kantar Sofres Onepoint pour Le Figaro-LCI-RTL publié dimanche. Le candidat de Les Républicains, dont la campagne est fragilisée par les soupçons d’emplois fictifs pesant sur sa famille, cède deux points par rapport au mois de janvier, avec 20% des intentions de vote. La candidate du Front national Marine Le Pen, dont le parti est également visé par plusieurs enquêtes judiciaires, continue elle de faire la course en tête, gagnant deux points (27%). L’ex-ministre de l’Economie Emmanuel Macron gagne lui quatre points. Le candidat socialiste Benoît Hamon perd un point, à 14%, et devance toujours le candidat de « La France insoumise » Jean-Luc Mélenchon, stable à 10%. Au second tour, Emmanuel Macron tout comme François Fillon l’emporteraient face à Marine Le Pen (58% contre 42% pour le premier et 55% contre 45% pour le second). Le sondage a été réalisé les 23 et 24 février en ligne auprès d’un échantillon de 1.005 personnes inscrites sur les listes électorales représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Sondage 2017 : Macron progresse déjà suite à l’alliance avec Bayrou

Sondage 2017 : Macron progresse déjà suite à l’alliance avec Bayrou 

Au lendemain de ce rapprochement, un baromètre réalisé par l’institut de sondages Ifop pour Paris Match donne la présidente du Front national en tête du premier tour avec 26,5% des voix.  Elle est suivie, 4 points derrière, par Emmanuel Macron (22,5%). Un score en hausse de 3,5 points par rapport à la dernière enquête, menée avant qu’il noue son alliance avec François Bayrou. François Fillon, qui dispute la deuxième place au leader d’ »En Marche ! », arrive troisième, avec 20,5% des intentions de vote. Le candidat des Républicains gagne, lui aussi, des points (+1,5).  Le trio est suivi de loin par les deux principaux candidats de la gauche. Benoît Hamon rassemble 13,5% des intentions de vote et se place devant Jean-Luc Mélenchon, crédité de 11% des voix. Lorsqu’il était considéré comme potentiel candidat, François Bayrou était crédité d’un score oscillant entre 5 et 6%.

Présidentielle 2017 : plus d’un Français sur deux indécis

Présidentielle 2017 : plus d’un Français sur deux  indécis

Jamais sans doute une campagne électorale n’aura atteint un tel niveau de nullité sur fond de scandales politiques ou financiers. Du coup,  plus d’un Français sur deux s’interroge sur son vote lors des présidentielles. Un sondage Odoxa, réalisé pour France 2, 13h15, le dimanche, révèle qu’un électeur sur deux se montre indécis devant le scrutin qui se profile. À deux mois du premier tour, seuls 46% des Français savent vers quel candidat ils se tourneront une fois dans l’isoloir.  Au contraire, 53% des électeurs sont indécis. Les soupçons d’emplois fictifs qui pèsent sur François Fillon et Marine Le Pen, les polémiques créées par Emmanuel Macron et la triple division de la gauche sont des indices qui peuvent expliquer cette situation. Dans le détail, un tiers des Français (33%) ne sont pas du tout décidés et un sur cinq (20%) hésitent encore entre deux candidats.

2017: Macron gagnerait à 61,5% (IFOP)

2017: Macron gagnerait à 61,5% (IFOP)

 

d’après le Figaro qui s’appuie sur une enquête Ifop, macro serait le mieux placé pour battre Marine Le Pen au deuxième tour François Fillon et Emmanuel Macron restent au coude-à-coude dans les intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle, avec de nouveau un léger avantage d’un demi-point pour l’ex-ministre de l’Economie dans une enquête Ifop-Fiducial pour Paris Match, iTELE et Sud-Radio. La présidente du Front national, Marine Le Pen, reste quant à elle largement en tête au premier tour mais battue dans tous les cas de figure au second, même si les écarts se réduisent.  Selon le sondage Ifop-Fiducial, qui prend en compte une éventuelle candidature du président du MoDem, François Bayrou, Marine Le Pen recueillerait 26% des suffrages au premier tour, Emmanuel Macron 19% et François Fillon 18,5%. Benoît Hamon est crédité de 14% des voix, Jean-Luc Mélenchon de 11,5% et François Bayrou de 5,5%. Au second tour, selon cette enquête réalisée auprès de 1 397 personnes entre le 16 et le 20 février, Emmanuel Macron battrait Marine Le Pen au second tour par 61,5% des voix contre 38,5%. L’ex-ministre de François Hollande reste en tête des pronostics de victoire (24%) devant la candidate d’extrême droite (19%). Le pronostic de victoire pour François Fillon, englué dans les soupçons d’emplois fictifs dont aurait bénéficié sa famille, s’est effondré, de 25% le 1er février à 15% le 20. Mais ce qui domine, c’est l’incertitude, avec 26% des sondés qui disent ne pas savoir qui sera élu.

 

 

C’est en France que les dividendes ont le plus grimpé en 2017

C’est en France que les dividendes ont le plus grimpé en 2017

D’après  une étude de la société de gestion Henderson Global Investors que révèle BFM,  Les dividendes mondiaux ont prsque stagné  (+)0,1% pour atteindre en 2016 1.154,5 milliards de dollars l’an dernier, contre 1.152,7 milliards en 2015″  Par contre, La France affiche la plus forte progression: +11,8% à 54,3 milliards de dollars. « Les banques françaises, dont la situation est de nouveau bonne, ont le plus contribué au résultat, augmentant leurs paiements de 53% par rapport à 2015, soit une hausse de 2,8 milliards de dollars ». Voilà déjà trois ans que la France est le champion d’Europe des dividendes. C’est le pays qui en verse le plus. Cette année encore, elle occupe la première place du podium,  En cause pas tellement la bonne santé économique du pays puisque la croissance a été limitée à 1,1 % ce qui ce répercute évidemment sur le niveau d’activité des entreprises.pas davantage les résultats financiers mais un arbitrage qui favorise les actionnaires. Mais trop de dividendes tuent les dividendes.  Les plus grosses entreprises cotées ont actuellement tendance à raisonner à trop court terme et à gaspiller leur argent pour faire plaisir à leurs actionnaires, au détriment de leur propre avenir. L’auteur de cette sortie n’est pas forcément celui qu’on pense : cette critique est signé Larry Fink, qui est accessoirement le directeur général de BlackRock, le plus gros fonds d’investissement au monde chargé de gérer plus de 4.000 milliards d’euros. Ou quand une star de la finance dénonce les excès du capitalisme financier, et ce n’est pas la première fois. Pour faire passer son message, le patron de BlackRock n’y est pas allé par quatre chemins : il a envoyé une lettre aux dirigeants des 500 plus grandes sociétés cotées des Etats-Unis, missive qui s’est évidemment rapidement retrouvée dans la presse. Larry Fink y invite les entreprises du S&P 500 à ne pas succomber aux pressions de plus en plus fortes des actionnaires activistes. « Il est essentiel (…) de comprendre que le devoir d’attention et de loyauté des dirigeants d’entreprise ne concerne pas tous les investisseurs ou les traders qui détiennent des actions de leur entreprise à un instant donné, mais l’entreprise et ses détenteurs à long terme », écrit Larry Fink, avant de prévenir : les entreprises qui raisonnent à long terme « peuvent compter sur notre soutien ». Pour les autres, la menace est claire : BlackRock pourrait se retirer de ces sociétés, quitte à malmener le cours boursier de leurs actions. . Lorsqu’une entreprise gagne de l’argent, elle a plusieurs possibilités : le réinvestir pour se moderniser ou développer de nouveaux projets, l’utiliser pour embaucher ou remercier ses salariés (augmentations, intéressement, participation) et enfin le rendre aux actionnaires sous forme de dividende ou de rachat d’action (afin de faire remonter le cours de l’action). La répartition entre ces trois postes a évidemment évolué au cours de l’histoire. Au cours des années 1950, les dividendes représentaient en moyenne 20% des bénéfices (au sens de l’excédent brut d’exploitation), avant d’osciller entre 10 et 15% au cours des années 1970 et 1980. Depuis les années 1990, cette proportion a sensiblement augmenté pour friser les 30% depuis 2009. Les actionnaires récupèrent donc une part croissante de la valeur ajoutée, et les chefs d’entreprises sont incités à jouer le jeu : ils sont de plus en plus souvent rémunérés en actions et ont donc intérêt à ce que le cours en bourse et le dividende soient élevés. Avec le risque que leur intérêt personnel soit aligné sur celui des actionnaires et non sur ceux de l’entreprise qu’il dirige. Un risque qui concerne notamment la France.  Cette année, la France se démarque encore des autres pays dans le monde, en raison de la progression des dividendes versés : +11,2 % (après ajustement des taux de change, des changements effectués au sein de l’indice et après des variations de dividendes exceptionnels). Conséquence, elle se hisse à la troisième place dans le monde en termes de hausse, derrière les Pays -Bas et la Corée du Sud. Dans le détail, toujours selon l’étude d’Henderson, quasiment neuf sociétés françaises sur dix ont augmenté leurs dividendes ou les ont maintenus. Les banques françaises, la Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole ont notamment continué de reconstruire leurs paiements de dividendes suite à la crise financière, avec des distributions en hausse de 50 à 70 %. La situation a été aussi bonne sur une vaste gamme de secteurs, des sociétés aussi variées que Renault, LVMH, et Safran ont toutes augmenté leurs dividendes. Ailleurs, les Pays-Bas devancent la France avec la croissance la plus rapide. Les dividendes versés ont bondi de 28,3 % pour atteindre 7,6 milliards de dollars. A l’échelle internationale, seule la Corée du Sud a réussi à surpasser cette générosité à l’égard des actionnaires (+33 %) Toutes les sociétés hollandaises de l’indice ont augmenté leurs dividendes, mais ING a été le principal contributeur à la croissance globale et a été de loin le plus gros payeur au cours de la période. La société a plus que triplé son dividende. De son côté, la compagnie d’assurance NN a augmenté son dividende total de quasiment 75 %. L’année 2016 a vu un essoufflement de la croissance des dividendes aux États-Unis, mais une accélération en Europe. Certaines régions asiatiques affichent une forte expansion, à l’opposé du Royaume-Uni », résume Alex Crooke, spécialiste des dividendes chez Henderson Global Investors dans un communiqué. Selon lui, « les perspectives de croissance économique apparaissent plus encourageantes en 2017″ puisque « la nouvelle administration en place à la Maison Blanche a promis d’augmenter les dépenses et de réduire l’imposition des sociétés, ce qui devrait avoir une incidence positive sur les bénéfices des sociétés américaines ».        Au Royaume-Uni en revanche, les dividendes ont reflué de 3,5% à 92,9 milliards de dollars, soit le « plus bas niveau depuis 2012″, même si le pays garde sa place de « deuxième plus gros payeur de dividende au monde » derrière les États-Unis. « Les gros groupes miniers et d’autres sociétés de premier plan ont sensiblement réduit leurs dividendes et la chute de la livre sterling, à la suite du Brexit, a amputé » le total de 7 milliards de dollars, poursuit le document.        En Asie, les dividendes de la Chine ont diminué pour la deuxième année consécutive pour finir à 28,4 milliards de dollars (-13,4%), tandis qu’au Japon la solidité du yen a assuré une forte progression de 24,4% à 65,1 milliards.         En revanche, la solidité du dollar pourrait assombrir l’année 2017, souligne l’étude qui table sur une hausse de 0,3% à 1.158 milliards de dollars. La vigueur du billet vert pourrait en effet « masquer la croissance des dividendes en devises locales », précise Alex Crooke. Aux États-Unis, « qui représentent 2/5 de la masse mondiale », les dividendes ont atteint 412,5 milliards de dollars soit une hausse de 4,1% « qui contraste avec les progressions à deux chiffres enregistrée en 2014 et 2015″, détaille le rapport. « La croissance anémique des bénéfices, l’accent mis sur le renforcement des bilans et la faiblesse du secteur de l’énergie expliquent » l’essoufflement.       

2017 : le choix entre un réac corrompu et une démagogue raciste (aussi corrompue)

2017 : le choix entre un réac corrompu et une démagogue raciste  (aussi corrompue)

C’est en ces termes que résumaient certains journaux étrangers le climat politique en France à la veille des élections présidentielles. Deux  phénomène surprennent  particulièrement la presse étrangère ;  d’abord l’extrême tolérance des Français à l’égard des les affaires politico- financières. Une tolérance relativement ancienne avec des affaires qui ont concerné la IVe République puis  la cinquième. Les plus récentes concernant Chirac, Sarkozy et Fillon mais aussi la gauche avec en particulier l’affaire Cahuzac. Le sentiment général de la presse étrangère notamment dans les pays anglo-saxons c’est que ces affaires auraient dû entraîner la démission immédiate de tous les intéressés. Il faut dire qu’en France l’imagination est sans limite puisqu’on a inventé un objet juridique non identifié à savoir la cour de justice de la république composée essentiellement d’élus pour juger ministres et présidents de la république. Un peu comme si les voleurs de poules se jugeaient eux-mêmes. Au-delà des affaires, le second sujet d’étonnement concerne les deux principaux choix offerts aux électeurs : soit voter pour un hobereau réactionnaire, soit voter pour une marchande d’illusions qui conduira le pays à la faillite. Notons aussi que les deux champions de la rénovation politique, les deux candidats qui s’affiche comme anti systèmes sont en réalité des vrais professionnels de la politique qui ont bien vécu de cette politique et accessoirement de revenus sulfureux qui font l’objet dans les deux cas d’enquêtes judiciaires. D’une certaine façon,  la situation politique en France est à l’image de son économie : décadente. Il n’y a plus en France de choix de gauche puisque la gauche traditionnelle une nouvelle fois s’est noyée au contact de la gestion. La citadelle étant assiégée, les derniers partisans de la gauche se réfugient dans le confortable discours gauchiste qui n’a aucune chance de reconquérir le pouvoir et qui lui évite ainsi le pêché de gouvernance. De toute évidence, si Fillon ou Le Pen devaient être élu, la France s’orienterait vers une catastrophe politique, démocratique et sociale. Aucun des deux candidats ne disposerait en effet de la légitimité nécessaire pour effectuer les réformes qui s’imposent pourtant en France. Pour avoir mis les doigts dans le pot de confiture, c’est deux candidats aurait du mal à convaincre les Français de leur attachement à l’intérêt général.

 

Sondage 2017: Macron nettement devant Fillon

Sondage : Macron nettement devant Fillon

Fillon s’écroule et perd 6 points, il est à 18.5% loin derrière Le Pen à 26% et Macron à 23%.  Derrière, Benoît Hamon est à 14,5%, Suivent Jean-Luc Mélenchon à 12% puis Nicolas Dupont-Aignan à 3% et Yannick Jadot à 2%. Les trois autres candidats testés – Nathalie Arthaud, Philippe Poutou et Jacques Cheminade – ne dépassent pas les 1% d’intentions de vote. L’enquête s’appuie sur un échantillon de 11.020 personnes « certaines d’aller voter », ce qui réduit sa marge d’erreur à moins d’un point. L’écart entre Macron et Fillon est par ailleurs relativement conséquent par rapport à d’autres instituts. Les baromètres quotidiens de l’IFOP et d’Opinionway placent par exemple dans leur dernière vague les deux candidats à un point l’un de l’autre, avec un avantage pour l’ancien ministre de l’Economie. Mais l’IFOP teste également François Bayrou, au contraire d’Opinionway. Pour ce qui est d’Ipsos, une hypothèse avec François Bayrou est également publiée. Pas encore décidé sur une quatrième candidature à la présidentielle, le président du Modem recueillerait 6% d’intentions de vote et prendrait trois points à Emmanuel Macron (à 20%) contre un seul pour François Fillon (17,5%) et Marine Le Pen (25%). L’enquête précise d’ailleurs que 42% des électeurs potentiels du centriste se reporteraient vers le candidat du mouvement qui ne se dit « ni de droite, ni de gauche ». A noter que dans l’une ou l’autre des hypothèses, l’électorat de Marine Le Pen est celui qui exprime le moins de doute sur son choix : trois sur quatre se disent certains de voter pour la présidente du FN. La sûreté du choix de l’électorat de Fillon est également élevée (61%), tandis que celui d’Emmanuel Macron est presque deux fois moindre en proportion (33%). Autrement dit, les deux tiers des sondés tentés par ce candidat peuvent encore changer d’avis.

 

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