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2017 sondages 11 avril – deux duels : en tête Le Pen-Macron à 24% et Fillon –Mélenchon à 18%

2017 sondages 11 avril - deux duels : en tête Le Pen-Macron à 24% et Fillon –Mélenchon à 18%

Si l’on s’en  tient à la dizaine de sondages les plus récents Le Pen et Macron sont à 24% mais Macron écraserait Le Pen au second tour.  Jean-Luc Mélenchon consolide sa montée en puissance récente et oscille et attient 18% juste au dessus de Fillon.  Fillon  par les affaires judiciaires (dernière révélation Pénélope aurait eu un emploi fictif dans administration dès 1980 !). , cible celui qu’il considère comme son rival et dont l’électorat est jugé volatil à l’approche du premier tour du 23 avril. L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy est convaincu de pouvoir refaire son retard dans les ultimes moments de cette campagne inédite, comme il y est parvenu pour la primaire de la droite et du centre en novembre 2016. Il insiste sur l’inexpérience présumée d’Emmanuel Macron, son incapacité à former, selon lui, une future majorité cohérente, et la « supercherie » de son aspiration au renouvellement des pratiques politiques, lui « l’héritier » de François Hollande qu’il a surnommé « Emmanuel Hollande ». Il avait évoqué dimanche un échange privé avec le candidat d’En Marche ! Prouvant selon lui ses revirements sur la constitutionnalisation de la déchéance de nationalité. La réplique d’Emmanuel Macron, invité de Public Sénat et Sud Radio, a été cinglante : « François Fillon est un homme de peu de valeur, (…) Il a perdu tout repère : éthique, moral, de comportement. » Son président, Pierre Gattaz, a mis les électeurs français en garde contre l’éventualité d’un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui mèneraient selon lui à la « catastrophe absolue ».

2017 : des électeurs irresponsables

2017 : des électeurs irresponsables

La mise en cause du système politique est légitime, de même que la critique de ses responsables. Une crise dont les facteurs explicatifs sont conjoncturels mais aussi structurels. Au plan conjoncturel, la nature et l’ampleur de la crise économique interrogent  évidemment sur la capacité des candidats à engager des réformes à la hauteur des enjeux. Des candidats dont l’origine sociologique est mal préparée est mal préparée pour traiter de telles questions. Parmi ces candidats, la quasi-totalité n’a jamais été voir mis les pieds dans une entreprise. Il faut aussi prendre en compte des facteurs plus structurels liés aux modalités actuelles de la démocratie qui font émerger le plus souvent des apparatchiks, des bavards et des marchands d’illusions. En l’état actuel des sondages, une majorité des électeurs se dégage en faveur de candidats complètement irresponsables et farfelus. Cela en raison des critiques- souvent justifiées-  qu’ils émettent à l’égard – des gestions précédentes depuis une trentaine d’années mais tout autant en raison des promesses faites à toutes les catégories socioprofessionnelles. C’est en cela que les électeurs eux-mêmes portent aussi une responsabilité vie vis-à-vis des risques que font courir ces candidats incompétents et dangereux. On peut évidemment justifier la critique des gestions antérieures tellement les résultats sont déficients tant en matière de croissance d’emploi d’équilibre financier. Mais par désir de changement, vouloir s’en remettre à des programmes illusoires voire dangereux  relève de l’immaturité politique et économique. Une spécificité un peu trop française.

 

2017 : 20% des Français prêts à partir

 

 

2017 : 20% des Français prêts à partir

 

Selon l’enquête  Yougov pour Démépool  20 % des Français seraient prêts à partir en cas de résultats présidentiels ne leur convenant pas ; À la question: «personnellement, dans quelle mesure envisageriez-vous ou non de déménager hors de France si le résultat de l’élection présidentielle ne vous convenait pas», 8% des sondés répondent «envisager tout à fait de déménager», et 12% envisagent «plutôt» le départ. Parmi les plus déterminés: les classes d’âge 25-34 ans et 45-54 ans. Les moins enclins à l’exil sont les plus de 55 ans. Pour «rester neutre», Démépool n’a pas pris en compte les raisons qui pousseraient les Français à faire leurs bagages, qui doivent être cependant aussi variées que les onze candidats sur la ligne de départ de l’élection. A noter que  le nombre d’expatriés français a connu une hausse de 4.14% entre 2013 et 2015. Il atteint aujourd’hui autour de 2 millions de personnes. «En 2013, 80 % des départs à l’étranger de personnes nées en France surviennent entre 18 et 29 ans», précise l’Insee. Une étude réalisée par le Ministère des Affaires étrangères en 2013 révélait qu’un départ sur deux était motivé par de meilleures perspectives professionnelles à l’étranger.

2017 : Mélenchon devant Fillon

2017 : Mélenchon devant Fillon,

D’après un sondage émanant de médias qui ne sont pas spécialement de gauche, Mélenchon serait maintenant devant Fillon. L’ancien Premier ministre ne joue donc plus dans la cour des grands mais est en train de batailler pour éviter la quatrième place. Selon un sondage Kantar Sofres One Point pour Le Figaro, LCI et RTL publié dimanche. Jean-Luc Mélenchon passe en effet  pour la première fois devant François Fillon dans les intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle qui placent toujours en tête Emmanuel Macron et Marine Le Pen, selon un sondage Kantar Sofres One Point pour Le Figaro, LCI et RTL publié dimanche. Le candidat de la France insoumise gagne six points et est désormais crédité de 18% des intentions de vote, devant le candidat de la droite et du centre dont le score reste stable (17%) par rapport à la mi-mars. Le fondateur du mouvement En Marche! et la candidate du Front national cèdent eux deux points, à 24%. Quant au candidat socialiste Benoît Hamon, il passe en dessous de la barre des 10%, à 9%. Pour le second tour, Marine Le Pen serait battue à la fois par Emmanuel Macron (39 contre 61), François Fillon (45 contre 55) et Jean-Luc Mélenchon (43 contre 57). Dans le cas d’un duel entre Emmanuel Macron et François Fillon, le candidat d’En Marche! l’emporterait face à l’ancien Premier ministre (66 contre 34).

L’enquête a été réalisée en ligne du 5 au 7 avril auprès d’un échantillon de 1.515 personnes inscrites sur les listes électorales représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

Sondage 2017 du 10 avril : Le Pen (24%) , Macron (23%), Fillon (18,5%) et Mélenchon (18%)

Sondage 2017 du 10 avril :  Le Pen (24%) , Macron (23%), Fillon (18,5%) et Mélenchon (18%)

 

Selon le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio, publié lundi, la candidate du Front national recule de 0,5 point, tout comme Emmanuel Macron (En Marche !), François Fillon (Les Républicains) étant stable et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) gagnant un point. Ce dernier a progressé de trois points en une semaine. Le candidat socialiste Benoît Hamon perd quant à lui 0,5 point, à 9%. Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) serait sixième, avec 4,0%, en baisse de 0,5 point. Dans l’hypothèse d’un second tour Macron-Le Pen, l’ancien ministre de l’Economie l’emporterait avec 58% des voix. Le sondage a été réalisé en ligne du 6 au 10 avril auprès de 2.616 personnes issues d’un échantillon de 2.800 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Présidentielles 2017 : Des évaluations économiques très approximatives

Présidentielles 2017 : Des  évaluations économiques très approximatives

 

 

L’évaluation financière des mesures économiques et sociales préconisées par les principaux candidats paresse parer relativement approximative précisément parce que les modalités de ces mesures sont elles-mêmes assez floues. Notamment concernant les réductions de dépenses annoncées la plupart du temps relativement sous-estimé. En outre la difficulté provient du fait qu’il est difficile d’évaluer les interactions de mesures forcément interactives dont beaucoup présentent des caractères systémiques. Exemple quand on prévoit des dépenses supplémentaires qui généreront une augmentation de la fiscalité qui viendra amputer le pouvoir d’achat des ménages voir la capacité d’investissement des entreprises. Autre exemple quand on prévoit d’augmenter des salaires qui viendra amputer la compétitivité dans la croissance et l’emploi .  l’Institut Montaigne   a notamment évalué les nouvelles dépenses et les économies présentées par les programmes. Il en ressort qu’il ne croit pas aux réductions de dépenses annoncées. Sur les 60 milliards prévus par Emmanuel Macron, il n’en retient que 35 crédibles. Marine Le Pen, elle, n’en a renseigné que 1,6 milliard. Et sur les 100 milliards de François Fillon, seuls 66 sont retenus par l’institut. Selon le sondage Elabe réalisé pour Les Échos et l’Institut Montaigne, c’est Emmanuel Macron qui inspire la plus confiance pour «assurer les conditions favorables à une économie dynamique et à la création d’emplois». Mais l’extension de l’assurance-chômage aux démissionnaires et aux indépendants doit par exemple entraîner des changements de comportements complexes à évaluer. L’Institut Montaigne en estime le coût à 4,8 milliards d’euros par an, COE-Rexecode à 3,8 milliards et l’équipe Macron à… 2,5 milliards. Autre exemple: le coût du remboursement à 100 % des lunettes, prothèses auditives et dentaires est délicat à mesurer, faute de connaître la part prise en charge par la Sécu et les complémentaires santé. La facture brute à terme va de 5 milliards par an selon l’iFrap, à 4 milliards pour COE-Rexecode. La mesure de non-remplacement de 500.000 fonctionnaires de François Fillon est, elle, retenue dans son intégralité par l’iFrap. L’Institut Montaigne estime, de son côté, que la moitié est réalisable. Du coup, ce dernier ne garde que 50% des économies prévues sur ce poste dans son chiffrage. Notons aussi la subjectivité de certains instituts proches de tel ou tel candidat.

2017 -11 candidats pour the « Voice politique » : pas à la hauteur

2017 -11 candidats pour the « Voice politique » : pas à la hauteur

Globalement, les grands médias se sont félicités du dernier débat télévisé des candidats à l’élection présidentielle. Certains considérant même que ce débat avait été d’une bonne tenue. Il faut évidemment se faire une piètre idée de la politique pour porter un jugement aussi positif sur une confrontation qui relève davantage du cirque médiatique que de la démocratie. Cette émission a surtout été l’occasion de porter des critiques sur tout et n’importe quoi. Certes la contestation sur certains points était pertinente mais manquait cruellement de perspectives crédibles et claires notamment en matière économique et sociale. Ou alors on entrait directement dans des détails qui ne relèvent pas de la responsabilité d’un président quand il s’agit de promettre à tous et à chacun une augmentation de revenu. On aurait évidemment attendu qu’on pose d’abord la problématique générale du pays, qu’on développe une vision  pour la France, l’Europe et le monde et qu’on définisse une stratégie non démagogique. Pour preuve on a peu parlé du bouclage financier, des grands équilibres. Bien entendu un débat à 11 rendait impossible un haut niveau de confrontation. Les candidats étaient condamnés  à la caricature, aux éléments de langage convenus et à la simplification. D’une certaine manière on aurait pu dire qu’il s’agissait de l’expression de candidats ayant  uniquement vocation d’opposants. . La  politique actuelle est  forcément contestable au regard des   médiocres résultats mais les propositions très pauvres et simplistes. En cause la qualité des prétendants. Parmi les plus inconséquents voire les plus nuls il faut citer Jean Lassalle, certes sympathique mais qui parvenait difficilement à articuler une seule phrase. Jacques Cheminade est un peu apparu comme un extra terrestre et les arguties  juridiques de François d’Asselineau étaient peu près incompréhensibles. Philippe Nathalie Arthaud et surtout Philippe Poutou se sont assez bien sortis de cet exercice mais en se limitant à une posture de dénonciation. Benoît  Ha mon s’est montré relativement transparent et hors sol. Sur la forme, Jean-Luc Mélenchon, grâce à ses talents de tribun, a dominé les débats sans pour autant rendre très crédible ses orientations. Marine Le Pen s’est montrée bien peu à l’aise et d’une certaine façon, déstabilisée elle  a abandonné son rôle de première opposante aux candidats gauchistes. Dupont Aignan a loué la mouche du coche, le rôle du roquet mordant surtout Macron avec nombre de faux chiffres et des faits approximatifs. Fillon a joué la défense et Macron s’est montré trop timoré par peur sans doute d’être attaqué. Bref contrairement à ce que pense nombre de politologues professionnels le débat n’a pas été à la hauteur. Un bon spectacle télévisuel mais  une médiocre confrontation sur le fond. Pas du niveau d’une élection présidentielle. D’ailleurs dans le classement effectué auprès des téléspectateurs très peu des participants obtiennent la moyenne. 

Sondage 2017 du 7 avril : resserrement des quatre principaux candidats

Sondage 2017 : resserrement des quatre principaux candidats

 

Il apparaît de plus en plus clairement que Le Pen et Macron confirment leur position en tête et se situent dans un mouchoir  de poches. Plus loin, Mélenchon est proche de François Fillon. Quant à Benoît Hamon, il paraît définitivement largué  Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Point publié vendredi, Emmanuel Macron a perdu 2,5 points en une semaine, à 23,5%, et Marine Le Pen deux points, à 23%. Derrière, François Fillon s’accroche, à 18,5% (+1,5 point) mais est talonné par Jean-Luc Mélenchon (18%, +2 points), qui a semé son rival du PS, Benoît Hamon (9%). Emmanuel Macron est certes crédité d’une large victoire au second tour s’il affronte la candidate d’extrême-droite le 7 mai, avec 61% des voix (+2) contre 39% (-2). Mais encore faut-il qu’il franchisse le cap du premier tour. « Ces données soulignent (…) tout le paradoxe que vit actuellement Emmanuel Macron, aujourd’hui assuré de gagner au second tour mais plus sûr de pouvoir s’y qualifier », souligne le président d’Odoxa, Gaël Sliman. Selon l’enquête quotidienne Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio, Emmanuel Macron (23,5%) a ainsi perdu 2,5 points en une semaine et Marine Le Pen (24,5%) un point. A contrario, la dynamique de Jean-Luc Mélenchon se confirme avec deux points de mieux depuis le 31 mars, à 17%, tandis que François Fillon gagne 1,5 point, à 18,5%. Pour 71% des personnes interrogées par l’Ifop, c’est le candidat de La France insoumise qui fait la meilleure campagne, devant Emmanuel Macron (61%, +2) et Marine Le Pen (53%, -1). Harris Interactive donne encore l’ex-ministre de l’Economie en tête (24%) mais en recul d’un point, devant la candidate du FN (23%, -1) mais un François Fillon à 19% (+1), suivi à un seul point par Jean-Luc Mélenchon (+1). Le sondage quotidien d’Opinionway donne pour sa part Marine Le Pen en tête (25%), devant Emmanuel Macron (24%), François Fillon (20%) et Jean-Luc Mélenchon (16%), sans changement par rapport à la veille.

Débat télé 2017 : Mélenchon, le plus convaincant et Macron, le plus présidentiel

Débat télé 2017 : Mélenchon, le plus convaincant et Macron, le plus présidentiel

Selon un sondage Elabe pour BFMTV*, Jean-Luc Mélenchon a été jugé le candidat à la présidentielle le plus convaincant lors du premier débat télévisé à onze, organisé mardi 4 avril, avec 25%, devant Emmanuel Macron (21%), puis François Fillon (15%) et Marine Le Pen (11%). Arrivent ensuite Benoît Hamon (9%), Nicolas Dupont-Aignan (6%) et Philippe Poutou (5%). Le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste s’est fait remarquer en se lançant dans des tirades contre Marine Le Pen et François Fillon sur les affaires judiciaires. « Nous, on n’a pas d’immunité ouvrière », a-t-il signifié à la présidente du Front national. Nathalie Arthaud (3%), François Asselineau (3%), Jean Lassalle (1%) et Jacques Cheminade (0%) ferment la marche. Si Jean-Luc Mélenchon a été jugé le plus convaincant, c’est Emmanuel Macron (27%) qui, aux yeux des sondés, a le plus les qualités nécessaires pour être président de la République. Il devance Jean-Luc Mélenchon (21%), François Fillon (20%). Marine Le Pen (13%) et Benoît Hamon (10%) sont distancés.  En revanche, c’est à nouveau le candidat de la France insoumise qui arrive en tête, lorsque l’on demande aux sondés : « Qui comprend le mieux les gens comme vous ? » 26% répondent en effet Jean-Luc Mélenchon, loin devant Marine Le Pen (14%), Emmanuel Macron (12%), Philippe Poutou (12%) et François Fillon (10%).

 

Sondage 2017 : l’honnêteté en tête

Sondage 2017 : l’honnêteté en tête

Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France, publié ce matin  65% des Français estiment que 75% des politiques sont corrompus et que l’honnêteté et la probité, sont les qualités les plus importantes pour un président de la République  « Les Français citent largement en tête des qualités requises pour être président l’honnêteté et la probité (65%), en particulier quand ils se situent à gauche de l’échiquier politique (86% de ceux qui ont l’intention de voter au 1er tour pour Benoît Hamon et 83% de ceux qui pensent voter pour Jean-Luc Mélenchon évoquent cette qualité), bien moins par l’électorat de François Fillon (19%), qui cite en tête la détermination (69% contre 34% de l’ensemble des Français) », détaille Ipsos. Toujours dans ce sondage, 47% des Français considèrent que le thème de la transparence et de la moralisation de la vie politique doit occuper une place prioritaire dans la campagne (60% pour l’électorat de Jean-Luc Mélenchon ; 56% pour celui de Benoît Hamon), 44% une place importante et seulement 9% une place secondaire (21% des personnes ayant l’intention d’aller voter pour François Fillon). D’autre part, un peu plus d’un Français sur deux déclare faire majoritairement confiance à la justice pour garantir la transparence et la moralisation de la vie politique (57%), ainsi qu’à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (51%), mais seulement 33% jugent l’action de cette dernière efficace en ce qui concerne le contrôle du patrimoine des responsables publics, et 27% concernant la prévention des conflits d’intérêt (27%). Enfin, les Français considèrent majoritairement que la plupart des hommes et femmes politiques sont corrompus (74%) et agissent principalement pour leurs intérêts personnels (85%).

 

* Sondage réalisé les 30 et 31 mars par internet auprès d’un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

 

L’Europe responsable : « un bel enfumage » (Nathalie Artaud)

 L’Europe responsable : « un bel enfumage » (Artaud)

 

 

Dans un débat assez confus et  obscur quelques éclairs de lucidité parfois davantage sur le constat cependant que sur le programme. Au milieu d’un concert de critiques des eurosceptiques Nathalie Arthaud de lutte ouvrière a considéré que l’argumentation facile des nombreux eurosceptiques présents lors du débat visait uniquement à masquer les responsabilités spécifiques du patronat français. Un argument qui est loin d’être complètement faux dans la mesure où effectivement la rémunération des actionnaires (la plus forte en Europe)  est souvent en France sans commune mesure avec celle des salariés quand elle n’impose pas des licenciements. Nathalie Arthaud a donc  pris le contre-pied de la plupart de ses adversaires mardi 4 avril sur BFM-TV et CNews, en prenant la défense de l’Europe. Alors qu’elle milite pour l’ouverture des frontières et la liberté des travailleurs, elle a critiqué les nombreux candidats eurosceptiques présents sur le plateau : « l’Europe, c’est vraiment une diversion ». « Dans les entreprises, c’est l’Europe qui pousse le grand patronat à augmenter les cadences ? », a lancé la candidate de Lutte ouvrière avant de multiplier les questions rhétoriques. « On nous enfume avec l’Union européenne, le véritable pouvoir du côté du patronat », a-t-elle ajouté par la suite.    »Quand on est mal payé, que ce soit en euro ou en francs, on est mal payé », s’est-elle emportée lorsque plusieurs candidats débâtaient de la sortie de l’Union européenne et du franc. Pour la candidate de l’Union européenne, il convient de combattre la logique du patronat sur l’économie.

Sondage 2017 (4 avril) : Macron et Le Pen à égalité

Sondage 2017 (4 avril) : Macron et Le Pen à égalité

Macon et Le Pen toujours dans un mouchoir de poche puisque leur score n’évolue plus que de l’ordre de  0,5 % selon les jours Emmanuel Macron et Marine Le Pen, tous deux crédités de 25% des intentions de votes, sont donnés en tête du premier tour de l’élection présidentielle, selon le sondage quotidien d’Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio publié mardi. L’ex-ministre de l’Economie perd un point par rapport à lundi, et la présidente du Front national en cède un demi. Derrière eux, François Fillon gagne un demi-point, à 17,5% des intentions de vote. A gauche, Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) enregistre la même progression, à 15,5%, son plus haut score depuis le début de l’enquête il y a plus de deux mois. Son concurrent socialiste, Benoît Hamon, est quant à lui crédité de 10,0% (stable). Dans l’hypothèse d’un second tour Macron-Le Pen, l’ancien ministre l’emporterait avec 60,5%, contre 39,5% à la candidate du FN.

Le sondage a été réalisé en ligne du 31 mars au 4 avril auprès de 2.254 personnes inscrites sur les listes électorales,  issues d’un échantillon représentatif de 2.400 Français âgés de 18 ans et plus.

2017 télé : Poutou sort de l’écran

2017 télé : Poutou sort de l’écran

Pas facile de se distinguer dans un débat globalement très confus. Pourtant Poutou a réussi à sortir de l’écran (comme Nathalie Arthaud d’ailleurs mais d’une autre manière). Une sortie d’entrée en refusant de participer à la photo de famille au côté des dix autres candidats, l’ouvrier étiquetté NPA s’est ensuite illustré en attaquant frontalement François Fillon et Marine Le Pen sur le terrain des affaires. «François Fillon, plus on fouille plus on sent la corruption, la triche, ce sont des bonhommes qui nous expliquent qu’il faut la rigueur, l’austérité alors qu’ils piquent dans les caisses», a-t-il d’abord asséné.  La présidente du Front national n’a pas été épargnée non plus. «Ensuite il y a aussi Mme Le Pen qui pique dans les caisses publiques. Pour quelqu’un d’anti-européen, ça ne la gêne pas de piquer dans les caisses de l’Europe. (…) Le FN se dit antisystème mais se protège grâce aux lois du système avec son immunité parlementaire et refuse d’aller aux convocations policières, donc peinard! Nous, quand on est convoqué par la police, nous n’avons pas d’immunité ouvrière, on y va», a-t-il ironisé, sous les applaudissements du public. Plus tard, alors que Philippe Poutou en remettait une couche et estimait que François Fillon feignait de se «préoccuper de la dette mais y (pensait) moins quand il se (servait) dans les caisses publiques ou quand il (payait) sa famille», le candidat du NPA s’est attiré les foudres de celui des Républicains.

Sondage 2017 du 4 avril 2017 : Macron 26%, Le Pen 25.5, Fillon 17

Sondage 2017 du 4 avril 2017 : Macron 26%, Le Pen 25.5, Fillon 17

 

 

La cristallisation des positions se confirme. Macron et Le Pen se tiennent dans un mouchoir de poche et Fillon est très loin en troisième position Emmanuel Macron reste en tête des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle, malgré une légère progression de Marine Le Pen, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio publié lundi. Avec 26% (stable), l’ancien ministre devance légèrement la députée européenne (25,5% ; +0,5 point). Les candidats d’En Marche ! et du Front National continuent de dominer l’enquête quotidienne de l’institut. Parmi les Français qui disent vouloir voter pour Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle, de plus en plus sont sûrs de leur choix. En un mois, leur pourcentage est passé de 47% à 64 %, gagnant 17 points. Derrière ce duo de tête, François Fillon perd 0,5 point, à 17% d’intentions de vote. C’est son score le plus bas depuis le 1er février dernier, date de début de cette enquête. Le candidat Les Républicains ne devance plus Jean-Luc Mélenchon que de deux points. Après avoir gagné près de 5 points depuis le milieu du mois de mars, le candidat de la France insoumise est stable (15%). Toujours à gauche, le socialiste Benoît Hamon stagne à 10%. Dans l’hypothèse d’un second tour Macron-Le Pen, l’ancien ministre l’emporterait avec 60%, un résultat stable, contre 40%. Le sondage a été réalisé en ligne du 30 mars au 3 avril auprès d’un échantillon de 2.232 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 2.400 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. À noter toutefois sondage BVA qui est le seul a enregistré une remontée de Fillon. Sondage paru le premier de ce mois en forme sans doute de poisson d’avril. En effet Vraiment curieux ce sondage BVA – Salesforce   qui fait remonter Fillon à 19%. Sans doute un poisson d’avril !  D’autant que d’autres sondages disent l’inverse. Pas étonnant,  la méthodologie de BVA paraît particulièrement sulfureuse. « A l’heure où le web facilite les modes d’expression et de revendication citoyenne, il nous semblait essentiel de réinventer notre manière de capter l’opinion » déclare Adélaïde Zulfikarpasic, Directrice de BVA Opinion. « Alors qu’un sondage mesure l’opinion à un instant donné, POP 2017 permet de saisir les opinions dans leur dimension mouvante, depuis leur naissance jusqu’à leur cristallisation dans le vote ». Bref du bricolage statistique qui redresse le résultat des sondages avec des impressions, de témoins politiques et de sentiments du Net. De toute manière tous les bricolages sont autorisés puisque la marge d’erreur est de l’ordre de 3%. 

 

2017 : Marine Le Pen dans le système du fric

2017 : Marine Le Pen dans le système du fric

 Les Le Pen sont sans doute mal placés pour critiquer  les autres candidats dits du système, eux qui vivent bourgeoisement grâce à un héritage et des profits de la politique. Ils sont empêtrés dans de nombreuses affaires (avec les impôts,  avec le Parlement européen et avec la justice française). Cependant les  Le Pen (père et fille) ont décidé de déposer plainte. Une plainte déposée pour dénonciation calomnieuse, visant personnellement Jean-Louis Nadal, le président de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Jean-Marie Le Pen s’estime « harcelé » par la Haute autorité dans le but « de ruiner les ambitions présidentielles » de sa fille Marine. L’affaire remonte à février 2016, quand, en épluchant les comptes bancaires de Jean-Marie le Pen, la HATVP a tiqué sur une somme de 600.000 euros, en provenance de Cotelec, le micro parti de financement de l’ancien président frontiste. Le patrimoine immobilier des Le Pen continue d’intéresser la justice. Des investigations judiciaires sont en cours sur les conditions d’achat par Jean-Marie et Marine Le Pen d’une villa en 2012, peu après un virement d’un micro-parti satellite du FN sur un compte du cofondateur du parti, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.  Comme l’a révélé Le Point, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avait signalé ces opérations au parquet national financier (PNF), soupçonnant des faits possibles d’abus de confiance et de recel, précisent les sources judiciaire et proche du dossier.  Le PNF a joint ce signalement à l’enquête déjà ouverte sur de possibles sous-évaluations ou omissions dans les déclarations de patrimoine de Jean-Marie et Marine Le Pen au Parlement européen, sur des soupçons de fraude fiscale concernant l’ancien président du FN, a précisé la source judiciaire. Le signalement portait sur la valeur de quatre biens immobiliers déclarés pour le père et sa fille, dont deux en commun, mais aussi sur l’acquisition de l’une des résidences, une villa à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) dans laquelle Jean-Marie Le Pen réside avec son épouse Jany. Cette résidence, vendue à la fin des années 1980 par Jany Le Pen, a été rachetée fin 2012 pour un montant d’environ 700.000 euros par Jean-Marie Le Pen et deux de ses filles, Marine et Yann Le Pen, explique une source proche du dossier.  Dans ses investigations, la HATVP a été intriguée par un virement de 600.000 euros de Cotelec, le micro-parti de Jean-Marie Le Pen, sur son compte personnel, raconte la même source. « Dans un délai d’un mois sont intervenus le protocole d’accord pour la vente, le virement puis l’achat de la maison », indique encore cette source. Jean-Marie Le Pen évoque lui un emprunt de 700.000 euros à Cotelec, qui « n’avait rien à voir avec l’achat de la propriété » de Rueil-Malmaison en 2012.  A l’instar de Jeanne pour Marine Le Pen, Cotelec a longtemps été l’instrument permettant à Jean-Marie Le Pen de financer ses campagnes. Si l’argent d’un parti est utilisé à d’autres fins qu’un but politique, cela peut constituer le délit d’abus de confiance. Notons que Cotelec permettait de surfacturer (17 000 euros pour les tracts emballés dans un pseudo kit de campagne de chaque candidat !) aux fins de les faire rembourser par l‘Etat.

 

2017 : service national des propositions contradictoires

2017 : service national des propositions contradictoires

Pour résumer il y a les pour et les contre. Emmanuel Macron, Marine Le Pen est favorable à la remise en place d’un service militaire obligatoire pour les jeunes de 18 à 21 ans d’une durée minimum de trois mois », Pas d’indemnisation prévue dans ce cas-là. Jean-Luc Mélenchon, lui, promet de mettre en place ce qu’il appelle un service national, là aussi obligatoire, mais soit sous forme militaire, soit sous forme civique un service d’une durée de 0 à 12 mois.  Fillon et Hamon sont contre.  Par démagogie en 1997, Chirac  avait supprimé le service militaire.  C’est essentiellement grâce à sa promesse de suppression de ce service militaire et de la fin de la fracture sociale qu’il s’était fait élire en 95. On sait ce qu’il est advenu de la fracture sociale ! Emmanuel Macron a annoncé le retour de ce service mais limité à un mois. Une durée qui paraît cependant un peu courte pour une préparation militaire mais qui constitue cependant une rupture avec la stratégie de professionnalisation totale de la défense. Une stratégie de professionnalisation qui reposait surtout sur la sophistication des armes et des matériels en vue de conflits relativement conventionnels. Or force est de constater que le risque numéro un et devenu le terrorisme aussi bien en France que sur les autres théâtres d’opérations. Pour preuve des milliers de militaires professionnels sont affectés à la surveillance des lieux publics. »C’est là un projet de société majeur, un véritable projet républicain, qui doit permettre à notre démocratie d’être plus unie et d’accroître la résilience de notre société », a ajouté l’ancien banquier de 39 ans, donné favori dans les sondages. Le projet coûterait entre 2 et 3 milliards d’euros par an en régime de croisière. Instauré par la loi Jourdan de 1798, la conscription en France a été officiellement supprimée par le président Jacques Chirac en 1997 qui estimait qu’elle ne répondait « plus aux exigences d’une armée moderne dans un grand pays moderne ». En 2015, un service militaire volontaire a été instauré après les attentats de Charlie Hebdo. Selon un sondage réalisé fin novembre, le rétablissement du service militaire obligatoire est souhaité par 74 % des Français. La mesure figure également dans le programme de Marine Le Pen (Front national), qui préconise un retour progressif d’un service militaire de trois mois minimum et de Jean-Luc Mélenchon pour  qui un service national de 9 à 12 mois.

Sondage 2017 : Macron en tête, Mélenchon juste derrière Fillon

Sondage 2017 : Macron en tête, Mélenchon juste derrière Fillon,  

Deux sondages, coup sur coup, indique la consolidation de Macron en tête (26%) suivi de Le Pen à (entre 25 et 25.5), de Fillon entre 17 et 17.5 enfin de Mélenchon de 14.5 à 16% ; Hamon, lui, s’écroule (entre 8 et 10%. Premier sondage : Emmanuel Macron et Marine Le Pen restent en tête des intentions de vote en vue du premier tour de la présidentielle alors que Jean-Luc Mélenchon talonne pour la première fois François Fillon pour la troisième place, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Point diffusé vendredi. Le candidat d’En Marche ! occupe la première position (26%), un score quasi stable depuis le 19 mars, devant la présidente du Front national (25%), en léger recul d’un point. Le candidat Les Républicains François Fillon accuse une baisse de deux points et tombe à 17% des intentions de vote. Mais le phénomène nouveau de ce sondage est la progression du candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui bondit de 5,5 points avec 16% des intentions de vote. S’il parvient à une telle poussée, c’est parce que le candidat socialiste Benoît Hamon est en chute libre à 8% (-4,5%), souligne l’institut de sondage. Au second tour, Emmanuel Macron l’emporterait toujours très largement avec 59% contre 41%, mais il baisse sensiblement depuis dix jours, son avance étant réduite de 5 points. Ce sondage a été effectué les 29 et 30 mars auprès d’un échantillon de 1.019 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Second sondage : Macron à  26,%, reste en tête des intentions de vote devant Marine Le Pen (25,5%) en vue du premier tour de l’élection présidentielle, selon un sondage IFOP-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio publié jeudi. L’ex-ministre de l’Economie et la présidente du Front national sont stables. Derrière eux, François Fillon reste à 17,5%, un plancher qu’il a atteint à plusieurs reprises depuis le début de ses ennuis judiciaires et des révélations dans la presse sur son train de vie. A gauche, Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) progresse de 0,5 point, avec 14,5% des intentions de vote, tandis que son concurrent socialiste Benoît Hamon est crédité de 10,0% (stable). Dans l’hypothèse d’un second tour Macron-Le Pen, l’ancien ministre l’emporterait avec 60%, un résultat stable, contre 40%. Le sondage a été réalisé en ligne du 27 au 30 mars auprès d’un échantillon de 2.215 personnes inscrites sur les listes électorales.

2017 : France 2 veut maintenir son débat pour le fric de la pub

2017 : France 2 veut maintenir son débat pour le fric de la  pub

Un débat à 11 candidats  le 4 avril sur BFM et CNews, un autre le 21 avril  sur France 2. Pourquoi d’un coup une telle frénésie de démocratie ? Tout simplement pour engranger d’é normes recettes de pub. En effet, l’audience de la dernière confrontation sur TF1 (11 millions de téléspectateurs) a fait bien des jaloux aussi sur les chaînes privées comme sur les chaînes publiques. Avec une telle participation,  le prix des pages publicitaires s’envole et les chaînes peuvent récupérer sur une seule émission ce qu’elles perçoivent habituellement sur un mois. La motivation démocratique devient donc secondaire. Ici ou là sur d’autres télés et d’autres médias, chacun a organisé sa petite confrontation. Mais sur France 2 c’est le grand cirque assuré. L’audience sera forcément importante car il y aura du spectacle, des coups de gueule, des interpellations, de pseudos colères, des injures aussi. Bref un cocktail susceptible d’attirer un grand nom de téléspectateurs. Un spectacle plus proche du cirque que de la confrontation démocratique. Pour un peu on aurait confié l’animation de l’émission à Michel Drucker ou Patrick Sébastien ! Le premier débat à cinq avait déjà été d’une grande confusion en raison sans doute de la personnalité de candidats plus attachés à débiter leurs pages de pub électorale qu’à éclairer les grands aux enjeux mais surtout en raison de la forme même de la discussion qui contraint chacun à tenter d’exprimer en une minute maxi un thème complexe. D’où la simplification voir la caricature. Exemple quand on a demandé aux candidats de s’exprimer en quelques secondes sur le pouvoir d’achat. Du coup,  chacun y est allé de sa promesse d’augmentation. Il y en avait pour tout le monde : les salariés, les retraités, les indépendants, les chômeurs et les handicapés. Tout cela évidemment sans lien avec l’environnement économique et financier. Pour le dernier débat du 21 avril, le contenu risque d’être encore plus caricatural. Il est déjà difficile d’organiser un débat à 2 d’une bonne tenue. À 5, c’était déjà  un exercice presque impossible et à 11 on va tomber dans le comique pathétique. Peu importe d’ailleurs pour les chaînes ; elles pourront toujours se prévaloir d’une audience exceptionnelle qui va redorer leur blason et surtout encaisser des recettes de pub record. Par contre,  il y aura bien du spectacle car certains petits candidats dont on se demande ce qu’ils font dans une élection présidentielle vont vouloir se singulariser en voulant faire entendre très fort leurs voix. Bref une émission plus proche de the Voice que d’un débat politique. De ce point de vue Macron, Fillon et Mélenchon ont fortement critiqué l’organisation de cette confrontation prévue sur France 2 le 21 avril après celle sur BFM et CNews. Il se pourrait même que les trois intéressés n’y participent pas. Ils auraient raison. On aura déjà un aperçu de cette mascarade démocratique le 4 avril  comment  candidats marginaux comme Cheminade et autres ne pouvant prétendre qu’à recueillir 1 % des voix vont débiter leurs  élucubrations (il fallait entendre Lassalle hier sur France Info : en dessous du niveau de bistrot, même s’il est plutôt sympa !). Des candidats qui veulent devenir présidents de la république mais déjà bien incapables de se faire élire député ou même maire d’une ville d’une certaine importance.

2017- sondage du 30 mars : Macron 26%, Le Pen 25.5, Fillon 17.5


2017- sondage du 30 mars : Macron 26%, Le Pen 25.5, Fillon 17.5

 

Macron à  26,%, reste en tête des intentions de vote devant Marine Le Pen (25,5%) en vue du premier tour de l’élection présidentielle, selon un sondage IFOP-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio publié jeudi. L’ex-ministre de l’Economie et la présidente du Front national sont stables. Derrière eux, François Fillon reste à 17,5%, un plancher qu’il a atteint à plusieurs reprises depuis le début de ses ennuis judiciaires et des révélations dans la presse sur son train de vie. A gauche, Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) progresse de 0,5 point, avec 14,5% des intentions de vote, tandis que son concurrent socialiste Benoît Hamon est crédité de 10,0% (stable). Dans l’hypothèse d’un second tour Macron-Le Pen, l’ancien ministre l’emporterait avec 60%, un résultat stable, contre 40%. Le sondage a été réalisé en ligne du 27 au 30 mars auprès d’un échantillon de 2.215 personnes inscrites sur les listes électorales.

2017 : des débats télé surtout pour le fric de la pub

2017 : des débats télé surtout pour le fric de la  pub

Un débat à 11 candidats  le 4 avril sur BFM et CNews, un autre le 21 avril  sur France 2. Pourquoi d’un coup une telle frénésie de démocratie ? Tout simplement pour engranger d’é normes recettes de pub. En effet, l’audience de la dernière confrontation sur TF1 (11 millions de téléspectateurs) a fait bien des jaloux aussi sur les chaînes privées comme sur les chaînes publiques. Avec une telle participation,  le prix des pages publicitaires s’envole et les chaînes peuvent récupérer sur une seule émission ce qu’elles perçoivent habituellement sur un mois. La motivation démocratique devient donc secondaire. Ici ou là sur d’autres télés et d’autres médias, chacun a organisé sa petite confrontation. Mais sur France 2 c’est le grand cirque assuré. L’audience sera forcément importante car il y aura du spectacle, des coups de gueule, des interpellations, de pseudos colères, des injures aussi. Bref un cocktail susceptible d’attirer un grand nom de téléspectateurs. Un spectacle plus proche du cirque que de la confrontation démocratique. Pour un peu on aurait confié l’animation de l’émission à Michel Drucker ou Patrick Sébastien ! Le premier débat à cinq avait déjà été d’une grande confusion en raison sans doute de la personnalité de candidats plus attachés à débiter leurs pages de pub électorale qu’à éclairer les grands aux enjeux mais surtout en raison de la forme même de la discussion qui contraint chacun à tenter d’exprimer en une minute maxi un thème complexe. D’où la simplification voir la caricature. Exemple quand on a demandé aux candidats de s’exprimer en quelques secondes sur le pouvoir d’achat. Du coup,  chacun y est allé de sa promesse d’augmentation. Il y en avait pour tout le monde : les salariés, les retraités, les indépendants, les chômeurs et les handicapés. Tout cela évidemment sans lien avec l’environnement économique et financier. Pour le dernier débat du 21 avril, le contenu risque d’être encore plus caricatural. Il est déjà difficile d’organiser un débat à 2 d’une bonne tenue. À 5, c’était déjà  un exercice presque impossible et à 11 on va tomber dans le comique pathétique. Peu importe d’ailleurs pour les chaînes ; elles pourront toujours se prévaloir d’une audience exceptionnelle qui va redorer leur blason et surtout encaisser des recettes de pub record. Par contre,  il y aura bien du spectacle car certains petits candidats dont on se demande ce qu’ils font dans une élection présidentielle vont vouloir se singulariser en voulant faire entendre très fort leurs voix. Bref une émission plus proche de the Voice que d’un débat politique. De ce point de vue Macron, Fillon et Mélenchon ont fortement critiqué l’organisation de cette confrontation prévue sur France 2 le 21 avril après celle sur BFM et CNews. Il se pourrait même que les trois intéressés n’y participent pas. Ils auraient raison. On aura déjà un aperçu de cette mascarade démocratique le 4 avril  comment  candidats marginaux comme Cheminade et autres ne pouvant prétendre qu’à recueillir 1 % des voix vont débiter leur élucubrations. Des candidats qui veulent devenir présidents de la république mais déjà bien incapables de se faire élire député ou même maire d’une ville d’une certaine importance.

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